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Charles Marie Auguste Joseph de BEAUMONT d'AUTICHAMP

Titres: Marquis d'Autichamp Soldat vendéen

  • Baptisé le 8 août 1770 - Angers, 49, , ,
  • Décédé le 6 octobre 1859 - Lhoumois, 79, , , Château de Rochefaton , à l’âge de peut-être 89 ans
  • Lieutenant-Général des armées du roi (1814), Général en chef des armées vendéennes en anjou

425px-Charles_d'Autichamp[1]

Biographie : A 17 ans, il est capitaine au Royal-Dragon et à 21, adjudant-major de la garde du Roi. Le 10 août 1792, il est présent au côté du Roi lors de la prise des Tuileries. En 1793, quand la guerre éclate, Autichamp devient un des principaux officiers de l'armée de Bonchamps, son cousin. On le voit dans toutes les batailles. Lors de l'attaque de Nantes, c'est lui qui évacue Cathelineau, blessé sur Saint Florent le Vieil. Le 19 juillet, après que d'Elbée soit élu généralissime, le conseil de guerre redistribue les attributions de chacun. Bonchamps est logiquement nommé général de la division angevine et Autichamp devient son adjoint. Il en occupait déjà la fonction, le voilà muni du titre ... Trois mois plus tard, lors de la défaite de Cholet, Bonchamps est mortellement blessé. Autichamp, son fidèle second est à ses côtés. C'est lui qui aurait recueilli son ultime requête : gracier les 5000 républicains qui viennent d'être fait prisonniers. Ce sera chose faite.
Après la défaite de Cholet, il organise, avec le Prince de Talmont, le passage de la Loire. Il est ensuite de toutes les batailles, jusqu'au 12 décembre où il est fait prisonnier pendant la bataille du Mans. Son cousin, Saint-Gervais qui est officier républicain le découvre et, pour lui sauver la vie l'habille en hussard. Et voilà Autichamp en nouvelle recrue républicaine. Pendant un an il combat avec l'armée du Nord avant de rejoindre les insurgés . En 1795 il rejoint l'armée de Stofflet. A la mort de celui-ci, il devient le général en chef de l'armée d'Anjou. Il n'occupe que peu de temps cette fonction avant de se soumettre.
En 1799, il reprend les armes et négocie la paix avec Hédouville. Lieutenant-général en 1814. En 1815, il se bat à nouveau pour la Vendée, cette fois au côté de La Rochejaquelein, le frère d'Henri. Campagne d'Espagne en 1823, gouverneur du Louvre. Refuse de prêter serment à Louis-Philippe, impliqué dans la tentative de la duchesse de Berry en Vendée avec ses deux fils en 1832, exilé de 1832 à 1838. Il est condamné à mort par contumace. En 1838, il tente de rentrer en France et est arrêté. Jugé, il est acquitté.
Charles-Joseph de Beaumont d'Autichamp, marquis d'Autichamp, après son grand-oncle ainsi qualifié, il fût créé comte, titre attaché à sa pairie par ordonnance du 17 août 1817 (sans majorat).
Chevalier du Saint Esprit.
Sources:
- personne: CB du Coudert (web + "Honoré d'Estienne d'Orves", E. de Montety, Perrin), Paul L. de Boisgelin (Titres A.... D. de La Barre de Raillicourt) T.Bouchaud ("Un groupe d'hommes considèrable, les pairs de France et la chambre des pairs héréditaires de la Restauration 1814-1830 par E.de Waresquiel - 2006
- enterrement: Joël Chirol (archives perso) 28/08/05
- famille: CB du Coudert (web),A Brabant ( base pierfit) 31/12/04

Sous la Révolution
Capitaine au régiment de Condé en 1789. Le comte d'Autichamp émigre puis revient en France et se fait admettre dans la Garde constitutionnelle du Roi. Quoique cette dernière ait été licenciée, le 5 juin 1792, il continue son service et échappe de justesse au massacre le 10 août 1792. Réfugié en Anjou chez son cousin et beau-frère, Charles Melchior Artus de Bonchamps, il devient un des chefs de l'insurrection vendéenne, participe au siège de Nantes en juin 1793, remporte la bataille de Chantonnay, le 5 septembre repousse Louis Marie Turreau aux Ponts-de-Cé, le 12 septembre. Après les dfaites de Cholet et de Beaupréau, il s'empare du passage de la Loire à Varades et permet aux Vendéens de franchir la Loire et de prendre Ancenis. Après la mort du marquis de Bonchamps, il commande une des colonnes qui tentent en vain de prendre Granville, le 14 octobre. Capturé à la bataille du Mans, il parvient à s'enfuir grâce à l'aide de hussards de la division républicaine de Tilly qui lui donnèrent un uniforme de hussard. Libéré après la pacification de Saint-Florent, il reprend les armes avec Nicolas Stofflet. Ce dernier fusillé, il devient le chef des débris de l'armée royaliste de l'Anjou et du haut Poitou et, conscient de la faiblesse et de la désorganisation de ses troupes, négocie avec Lazare Hoche en mai 1796. La paix revenu, il vit quelque temps à Paris puis il doit se cacher, car tombant sous le coup de la loi des otages. Quoique favorable à la paix lors des discussions de La Jonchère, il reprend la guerre en 1799, échoue devant Cholet et est battu aux Aubiers.
Sous le Premier Empire
Le comte d'Autichamp fait sa soumission le 18 janvier 1800 et vit dans la retraite jusqu'à la chute de l'Empire.
Durant les Cent-Jours, Les Vendéens se soulève pendant la Terreur blanche. Le comte d'Autichamp lève une petite armée de Vendéens et nomme Prégent Brillet de Villemorge chef d'état-major. Il prend Cholet sans combat, mais est vaincu à Rocheservire, les 19 et 20 juin 1815.[1]
Sous la Restauration
Fait pair de France et inspecteur général de l'infanterie par Louis XVIII, il prend sa retraite à l'avènement de Louis-Philippe Ier et favorise l'aventure de Caroline des Deux-Siciles, duchesse de Berry en 1832, ce qui l' oblige à s'exiler durant sept ans.
Homme courageux mais pondéré, le comte d'Autichamp fut un des rares survivants de la Guerre de Vendée.