Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

Jacques Bruneau de La Mérousière

 

Jacques Bruneau de la Mérousière
Surnom Monsieur Jacques
Naissance  
Décès 11 décembre 1794 (à 26 ans)
Juvardeil
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Flag of Royalist France.svg Chouan
Conflits Chouannerie
Guerre de Vendée
Faits d'armes Virée de Galerne

Jacques Bruneau, sieur de la Mérousière en Brissarthe, dit Monsieur Jacques (° 1768 - † 11 décembre 1794), fut un chef chouan de la rive gauche de la Mayenne.

Jacques Bruneau, originaire de la terre noble de la Mérousière en Brissarthe où il était né en 1768, servait avant la Révolution française dans un régiment de cavalerie en garnison à Dunkerque. Admis dans la garde constitutionnelle du roi Louis XVI, il alla bientôt rejoindre Henri de La Rochejaquelein et vint dans le Maine après la défaite de Savenay. Sa réserve, sa discrétion, la distinction de ses manières, l'autorité de sa parole, sa valeur, créèrent autour de lui une légende mystérieuse. On lui supposa une naissance illustre, et son crédit s'en augmenta. Il en profita sans s'en prévaloir. Ancien soldat, doué de vues plus larges que les simples paysans qui l'entouraient, son but fut d'organiser la Chouannerie en lui donnant un chef, en le devenant au besoin.

Au mois de juillet 1794, il alla visiter les rassemblements de Turpin de Crissé, de Dieuzie, de Terves ; se trouva le 26 juillet au combat de Gené, où les Angevins attaquèrent un convoi de Segré ; et resta dans le canton de Joseph-Juste Coquereau qui s'était trouvé à cette action, pour se guérir d'une blessure. Mais quand, à peine rétabli, il voulut s'associer au terrible Chouan, il reconnut vite l'impossibilité d'une action commune, et, après lui avoir porté secours à l'attaque de Cherré, il vint au Bignon s'aboucher avec les frères Corbin[1], du village de la Massonnerie, et entra grâce à eux en relation avec les Chouans du pays, et surtout avec Jambe d'Argent, qu'il reçut avec toutes les marques d'une profonde estime au château de Champfleury. Il s'ouvrit à lui de son projet de donner à tous les royalistes du Maine un chef qui pût les diriger pour les actions communes. Un chef qui, loin de réunir autour de lui les capitaines des différents cantons, irait les visiter et étudier sur place les besoins, les occasions, les dangers locaux, et qui ne prendrait aucune décision sans l'avis des hommes les plus considérés.

Monsieur Jacques se mit aussitôt à parcourir les paroisses de Villiers, de Bouère, d'Auvers-le-Hamon, Bouessay, Ruillé, Azé, Fromentières, et, s'appuyant particulièrement sur la compagnie de Fromentières, s'établit au château des Courants à Longuefuye. C'est là que Nicolas-Philipert Le Chandelier de Pierreville vint le trouver après l'échec d'Entrammes pour le prier de prendre le commandement effectif. Il ordonna un rassemblement des chefs à la Jupelière de Maisoncelles, le 28 octobre 1794. Surpris par les Bleus, il y fit preuve de valeur et d'habileté, puis, dans une nouvelle réunion à Bazougers, exposa son plan : entraver l'approvisionnement des villes, décider quelques prêtres à les suivre comme aumôniers, brûler les églises qui servaient de retranchement aux républicains.

Le lendemain, un rassemblement nombreux avait lieu au Camp-Vert[2]; Joseph-Juste Coquereau  s'y trouva. On résolut d'attaquer Montsûrs. L'attaque eut lieu le 2 décembre 1794, à la tombée de la nuit. Les postes avancés furent emportés en un clin d'œil, mais les Chouans échouèrent devant les retranchements du château et les murs de la chapelle des trois-Maries, où les troupes républicaines s'étaient retirées. Ce fut un nouvel argument que fit valoir monsieur Jacques pour engager les Chouans à ne plus épargner les églises qui servaient de casernes. Le soir même, sa troupe était rentrée à Bazougers; il la licencia pour jusqu'au printemps, et se dirigea vers l'Anjou. C'est peut-être à cette époque qu'il remporta un avantage sur le cantonnement des Agets.

Les bruits de pacification commençant à circuler, les Chouans du Bas-Maine lui dépêchèrent des messagers pour le prier de venir se mettre à leur tête ou de leur donner ses instructions. Ils ne rapportèrent que la nouvelle de sa mort. Il avait été frappé d'une balle à l'attaque de Daumeray, le 11 décembre 1794, au moment où il tentait d'incendier l'église, et était mort 3 semaines après à Juvardeil[3]. il avait 26 ans.

Voir aussi

Jean Cottereau

Notes et références

Sources et bibliographie

    Dernière modification de cette page le 23 décembre 2012 à 18:58.