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Marquise de Combray

 

Marquise_de_Combray

Geneviève de Brunelle, marquise de Combraydame de Tournebut, née à Rouen le 12 juin 1742 et morte au château de Tournebut (Aubevoye) le 23 octobre 1823 est une contre-révolutionnaire et opposante au Premier Empire. Elle serait le modèle du personnage de « Madame de La Chanterie » dans L'Envers de l'histoire contemporaine d'Honoré de Balzac.

Biographie

Fille d'un président en la Cour des comptes Mr de Brunelle, aides et finances de Normandie, et de Madelaine Hubert de Tournebut, fille d'un conseiller à la Grande-chambre du Parlement de Normandie et remariée à Ledain d'Esteville.

Elle épouse Jean-Louis-Armand-Emmanuel Hélie de Combray de Donnay. Elle en eut quatre enfants : Alexandre, chevalier de Bonnœuil, officier au royal-dragons, puis à l'armée des Princes ; Timoléon, diplomate ; Louise-Geneviève, épouse de Jacques-Philippe-Henri d'Houel de La Pommeraye ; Caroline, épouse du chevalier Louis Acquet de Férolles de Hauteporte, capitaine au régiment de Brie.

Elle s'inscrit en août 1791 sur la liste des otages de Louis XVI avec ses deux filles.

Madame de Combray prit une part importantes aux mouvements de chouannerie normande, dont elle fut une des chefs avec D'Aché. Elle logea un grand nombre de royalistes dans son château de Tournebut et y fomenta des complots royalistes sous l'Empire.

Elle est condamnée à vingt deux ans de réclusion par arrêt de la cour de justice criminelle de la Seine-Inférieure du 30 décembre 1808. Elle les passa au bagne et au pilori. Exposée en public, elle fut entourée des dames de haute qualité de Rouen qui montèrent une garde d'honneur autour de l'échafaud. Sa condamnation fut annulée en août 1814, sous la Première Restauration.

Le 18 août 1814, la seigneurie de Combray fut érigée en marquisat en sa faveur. Elle eut l'honneur d'être présentée au roi Louis XVIII et à la famille royale le 5 septembre 1814. Elle est morte à 81 ans et 9 mois. Elle est enterrée à Aubevoye dans l'Eure;

Est gravé sur sa tombe : « Mise au couvent par un forcené sanguinaire vouée à Dieu, Dieu Lui-même la sauva. Son amour pour Henri Spirtis (Racine) la fit presque périr ensuite sous un atroce tyran; contre tant de mots la religion est protection surtout après le miracle d'une restauration inespérée. Au delà, cependant, elle a oublié les injustices, non pas inoffensives ».

Références

  • Pierre Larousse, Grand dictionnaire historique du xixe siècle, 1866-1877
  • G. Lenotre, La Chouannerie normande au temps de l'Empire, Tournebut : 1804-1809 (préface de Victorien Sardou de l'Académie française, Perrin, 1895)
  • Ernest Daudet, Le Temps
  • Mercure de France : série moderne, 1901
  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 4e année, 1823, Paris : Ponthieu, 1824, p.74-75 [1]