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Caroline Magdeleine Louise Geneviève HELYE de COMBRAY 

Caroline de Combray

Madame_Caroline_Acquet_de_Ferolles

Portrait de Caroline.

Naissance 21 juillet 1773
Décès 6 octobre 1809

Caroline de Combray, née à Falaise le 21 juillet 1773 et exécutée à Rouen le 6 octobre 1809, est une contre-révolutionnaire française.

Biographie

Caroline-Madeleine-Louise-Geneviève 1 Hélie de Combray est la fille de la marquise de Combray. Elle née dans l'hôtel particulier de sa famille à Falaise.

Elle est élevée au couvent des Nouvelles Catholiques de Caen et a Boieldieu comme professeur de musique.

Le 3 janvier 1796, à Rouen, elle épouse un officier, le chevalier Louis Acquet de Férolles de Hauteporte, capitaine au régiment de Brie et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, qui servit dans les Armées des princes et commanda en leur nom en Vendée. Ils eurent trois filles, mariées respectivement à Alexandre-Marie Leschevin de Prévoisin, à Adrien-François-Roger Sanson de Bricville et à Onésippe-René-Michel de Tinguy.

Fervent royaliste comme le reste de sa famille, elle prend part de manière active au mouvement contre-révolutionnaire ayant lieu en Normandie, appartenant à un important cercle de la chouannerie composé notamment de Hingant de Saint-Maur, Le Bienvenu du Busc, le chevalier de Godet, le chevalier Guérin de Bruslart, Bureau de Placène et Charles de Margadel. Déguisée en hussard et à la tête d'une bande de gens armées, elle dirige notamment plusieurs attaques contre le courrier de la recette afin de financer les combats chouans.

Elle organise avec son amant, le chef chouan Armand-Victor Le Chevalier, qui sera le promoteur de l'opération, une attaque dans le bois de Quesnay de la voiture convoyant les fonds des receveurs d'Alençon et d'Argentan eut lieu le soir du dimanche 7 juin 1807, sur la route de Falaise à Caen, afin de financer le combat final des chouans. Le butin, de 60000 francs, est caché à Donnay.

L’affaire fait grand bruit et les arrestations dans les milieux royalistes se multiplièrent. Armand-Victor Le Chevalier est arrêté à Caen et est enfermé à Paris en la prison du Temple, dont il réussi à s'évader le 14 décembre, avant de se constituer prisonnier le 9 janvier suivant, après que l'ordre ai été donné d'arrêter sa fille et sa belle-sœur. Passé devant une commission militaire une heure plus tard, il est fusillé l'après-midi même à la barrière de Grenelle. Arrêtée, ayant repéré les lieux de l'embuscade et caché et nourri les chouans ayant pris part à l'opération, Caroline est condamnée à la peine capitale par arrêt de la cour de justice criminelle de la Seine-Inférieure du 30 décembre 1808, au même titre que dix autres des condamnés dans cette affaires, dont son amant Armand-Victor Le Chevalier. Enceinte, cela contraint à surseoir à son exécution et elle est alors retenue à la Conciergerie de Rouen. Deux de ses filles, accompagnées à cette occasion, sont envoyées solliciter de Napoléon Ier la grâce de leur mère, en vain. Caroline Aquet de Férolles est guillotinée en octobre 1809, place du Vieux-Marché à Rouen.

Le chef chouan, le comte Robert-François d'Aché, est réputé avoir été amoureux d'elle, contribuant ainsi à la rendre la rivalle de la marquise de Vaubadon, qui finira par trahir d'Aché.

Elle sera l'objet d'un poème de Frédéric Plessis.

Notes et références

  1.  parfois donnée sous le prénom de « Rosalie » ou « Charlotte »

Bibliographie

  • G. Lenotre, "La Chouannerie normande au temps de l'Empire, Tournebut : 1804-1809" (préface de Victorien Sardou de l'Académie française, Perrin, 1895)
  • Jules Barbey d'Aurevilly, "Correspondance générale: Tome II : 1845-1850"
  • G. Lenotre, "The House of the Combray" (préface de Victorien Sardou de l'Académie française, Perrin)
  • Jean-Paul Bertaud, "Les royalistes et Napoléon" (Flammarion)
  • Robert Sinsoilliez, "Les espions du roi" (2006)
  • "Historia", volume 6, 1911
  • Michel Eude, "Notes sur l'émigration normande pendant la Révolution française" (1964)