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Ferdinand de Bertier de Sauvigny

 

Ferdinand de Bertier de Sauvigny

ferdinand

Portrait de Ferdinand de Bertier de Sauvigny.

Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
13 mai 1782
Paris
Décès
5 septembre 1864 (à 82 ans)
Château de Versailles
Lieu de travail
Paris
Activité
Homme politique

Anne Ferdinand Louis, comte de Bertier de Sauvigny est un homme politique français, né à Paris le 13 mai 1782 et mort à Versailles le 5 septembre 1864.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Références
    • 2.1 Source
    • 2.2 Notes et références

Biographie

Fils de Louis Bénigne François Berthier de Sauvigny, intendant de Paris massacré le 22 juillet 1789 en compagnie de son beau-père, Foullon de Doué, Ferdinand de Bertier de Sauvigny émigra en 1791 et servit dans l'armée de Condé. Il fonda en 1810, avec son frère et son beau-frère, les Chevaliers de la Foi, société secrète qui œuvra au retour des Bourbons sur le trône de France.

Sous la Restauration, il fut colonel des chevau-légers de la garde et attaché à l'état-major du duc d'Angoulême lors de l'expédition d'Espagne en 1823.

Le 22 août 1815, il avait été élu député par le collège de département de Seine-et-Oise1 et prit place à l'extrême droite. Il accepta momentanément, le 13 novembre 1815, la fonction de préfet du Calvados qu'il occupa jusqu'au 17 octobre 1816, et de préfet de l'Isère, du 17 octobre 1816 au 27 août 1817. Il se représenta aux élections du 6 mars 1824 et fut élu par le collège de département de la Seine2. Dans la session de 1824-1825, il exposa le programme des « nécessités à satisfaire » : « abolir les lois impies de la Révolution et punir le sacrilège ; rendre aux liens du mariage toute leur sainteté en donnant le premier pas à la cérémonie religieuse ; consoler le roi de la spoliation de ses compagnons d'infortune ; revoir nos Codes et les mettre en harmonie avec nos sentiments religieux et nos institutions monarchiques ; diminuer les rouages de l'administration ; réduire le nombre des tribunaux et des cours royales pour les rapprocher des anciens parlements. »3 Il combattit la subvention de 400.000 francs accordée au Conservatoire et aux théâtres, « institutions peu conformes aux convenances et à la morale »4, demanda la réduction du nombre des préfectures, l'augmentation du budget des cultes, et se montrant un des plus ardents partisans de l'indemnité d'un milliard accordée aux émigrés.

En 1830, il se rapprocha de la duchesse de Berry et devint un de ses conseillers ; avec le duc de Blacas, il participa à l'élaboration d'un programme politique dans l'optique d'une restauration de la branche aînée, l'édit de réforme du royaume. La réforme prévoyait l’élection par les contribuables de conseils municipaux, qui éliraient des conseils cantonaux. Chaque canton enverrait dans les conseils généraux chargés d’administrer les départements. Ces derniers seraient rassemblés en 18 provinces, dont les assemblées (états provinciaux) siègeraient 30 jours par an. A l’échelon national, l’édit prévoyait deux chambres : une chambre des pairs héréditaires et une Chambre des députés nommés par les provinces5,6. Dans ce programme, tout contribuable est électeur, tout électeur est éligible ; selon Bertier : « Les idées les plus larges, les plus libérales, les plus favorables au peuple et en même temps les plus conformes à la gloire et à la grandeur de la France en faisaient la base7. » Sa tombe se trouve au cimetière Saint-Louis de Versailles.

Il épousa en premières noces Thaïs Le Fèvre d'Ormesson, fille de Henri Le Fèvre d'Ormesson.

Références

  • Ferdinand de Bertier, Souvenirs inédits d'un conspirateur, Tallandier, In-Texte, 1990

Source

  • « Ferdinand de Bertier de Sauvigny », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]

Notes et références

  1. 84 voix sur 168 votants et 251 inscrits
  2. 1.160 voix sur 2.300 votants
  3. cité par le Dictionnaire des parlementaires français
  4. ibidem
  5. Ferdinand de Bertier de Sauvigny, Souvenirs d’un ultra-royaliste, p. 461.
  6. Hugues de Changy, Le soulèvement de la duchesse de Berry, 1830-1832. Les royalistes dans la tourmente, Paris, Duc-Albatros, 1986, p. 107.