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Pierre-Louis Ginguené

 

Pierre-Louis Ginguené

Pierre-Louis_Ginguené

Pierre-Louis Ginguené.
(D’après un portrait de Henri-Pierre Danloux)

Fonctions
Député
 
Ambassadeur
 
Biographie
Naissance
25 avril 1748
Rennes
Décès
16 novembre 1816 (à 68 ans)
Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Nom dans la langue maternelle
Pierre-Louis Ginguené
Lieu de travail
Paris
Activités
Homme politique, journaliste, diplomate, poète, historien, dramaturge, critique littéraire, littérateur
Tombe de Pierre-Louis Ginguené au cimetière du Père-Lachaise.

Pierre-Louis Ginguené, (dit aussi Pierre-Louis Ginguene de Callac) né à Rennes le 25 avril 1748 et mort à Paris le 16 novembre 1816, est un journaliste, écrivain, professeur et poète français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Notes et références
  • 4 Bibliographie
  • 5 Voir aussi
  • 6 Liens externes

Biographie

Pierre Louis Ginguené est né à Rennes, le 25 avril 1748, de Pierre François Ginguené et d'Anne Marie Magon de la Giclais. Sa famille est d'origine noble, mais sans fortune. Kerviler la rattache aux Ginguené de Breuil Savin. Pierre Louis est parent de Chateaubriand par les Bedée (G. Collas, La Vieillesse de Mme de Chateaubriand, Paris, 1961, t. I, p. 59). Son frère, Gaspard François, né en 1749, époux de Jeanne de Villaine, fera carrière dans l'administration impériale [Almanach impérial, 1805 : il y figure, comme directeur des Domaines à Laon). Pierre Louis épouse, avant la Révolution, Marie Anne de Callac, fille de Jean de Callac et de Claire Le Beschu de Champsavin (Guillois, Le Salon, p. 111). Daunou dit que G. l'a «choisie dans sa propre famille» ; selon Guillois (La Marquise de Condorcet, p. 151), c'était une amie de Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet. En 1805, G. et sa femme adoptent un jeune orphelin anglais, James Parry.

Il fit ses études au collège Saint-Thomas de sa ville natale où il eut pour condisciple Évariste Parny. Il commença par publier quelques poésies légères dans l'Almanach des Muses. En 1778, il publia la Satire des Satires, et, l’année suivante, un conte, La Confession de Zulmé, écrit plusieurs années auparavant et que plusieurs auteurs, qui en avaient pris copie, s’étaient attribués. Cette œuvre fut remarquée et donna quelque renommée à son auteur. Elle lui valut notamment un emploi dans les bureaux de Jacques Necker.

En 1789, partisan modéré des idées de la Révolution, il collabora à la Feuille villageoise, au Moniteur universel puis à la Décade philosophique. En août 1791, il rédigea une pétition dans le but de transférer les cendres de Jean-Jacques Rousseau au Panthéon1. Emprisonné sous la Terreur du 3 mai au 10 août 1794, il fut sauvé par la Chute de Robespierre le 9 thermidor (27 juillet 1794). Il participa activement à l'organisation de la cérémonie d'entrée au Panthéon de Jean-Jacques Rousseau le 11 octobre 1794.

Sous le Directoire, il fut nommé directeur de l’Instruction publique au ministère de l’Intérieur (novembre 1795 - mars 1798). Il fut membre de l’Institut dans la classe des Sciences morales et politiques (section d’Analyse des sensations et des idées) et dans la classe d’Histoire et de Littérature ancienne (Académie des inscriptions et belles-lettres). Il fut enfin ambassadeur de la République française à Turin, où il ne resta que peu de temps. Revenu en France, il fut membre du Tribunat, mais ses articles dans La Décade philosophique, opposée au régime, l'en firent éliminer en 1802.

Après cet intermède administratif et politique, il retourna à la littérature : « Il a fini ses jours, indique Chateaubriand dans les Mémoires d'Outre-tombe, en littérateur distingué comme critique, et, ce qu’il y a de mieux, écrivain indépendant dans La Décade philosophique. La nature l’avait mis à la place d’où la société l’avait mal à propos tiré. » Il devint professeur de littérature italienne, collabora à la Revue philosophique, littéraire et politique et signa des articles de critique musicale.

Homme foncièrement honnête et bon, on le surnommait « le bon Ginguené ». Il fut membre actif de la loge maçonnique les Neuf Sœurs.

Œuvres

  • Pomponin, ou le tuteur mystifié, opéra bouffon en 2 actes, représenté au château de Fontainebleau en 1777
  • La Satire des satires, 1778
  • Épître au poète Le Brun pour l’engager à publier le recueil de ses poésies, avril 1785
  • Éloge de Louis XII, Père du peuple, discours qui a concouru pour le prix de l’Académie française en 1788
  • Ode sur les États généraux, 1789
  • De l’Autorité de Rabelais dans la révolution présente et dans la constitution civile du clergé, ou institutions royales, politiques et ecclésiastiques, tirées de "Gargantua" et de "Pantagruel", 1791
  • Lettres sur les Confessions de J.-J. Rousseau, 1791
  • Tableaux de la Révolution française, ou Collection de quarante-huit gravures, représentant les événements principaux qui ont eu lieu en France depuis la transformation des États généraux en Assemblée nationale, le 20 juin 1789, en collaboration avec l’abbé Claude Fauchet, Chamfort et Pagès, 1791-1804
  • De M. Necker, et de son livre intitulé : "De la révolution française", 1796
  • Notice sur la vie et les ouvrages de Nicolas Piccinni, 1800
  • Coup d’œil rapide sur le ″Génie du christianisme″, ou Quelques pages sur les cinq volumes in-8° publiés sous ce titre par François-Auguste Chateaubriand, 1802
  • Lettres de P.-L. Ginguené, ... à un académicien de l’Académie impériale de Turin [l’abbé Valperga de Caluso] sur un passage de la vie de Vittorio Alfieri, 1809
  • Fables nouvelles, 1810
  • Histoire littéraire d’Italie, 1811
  • Notice sur la vie et les ouvrages de M.-J. de Chénier, 1811
  • Les Noces de Thétis et de Pélée, poème de Catulle, traduit en vers français, 1812

Notes et références

  1. Raymond Trousson, Jean-Jacques Rousseau, Tallandier, 2003, p. 753

Bibliographie

  • Paolo Grossi, Pierre-Louis Ginguené, historien de la littérature italienne, Bern, Lang, 2006 (ISBN 9783039111503)
  • Édouard Guitton, Ginguené : idéologue et médiateur, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1995 (ISBN 2868471579)
  • Paul Hazard, Journal de Ginguené, 1807-1808, avec une étude, Paris, Hachette, 1910
  • (it) Cristina Trinchero, Pierre-Louis Ginguené (1748-1816) e l’identità nazionale italiana nel contesto culturale europeo, Roma, Bulzoni, 2004 (ISBN 9788883199950)
  • Sergio Zoppi, P.-L. Ginguené journaliste et critique littéraire, Torino, G. Giappichelli, 1968

Voir aussi

Liens externes