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Pierre Quantin

 
Image illustrative de l'article Pierre Quantin

Naissance 19 juin 1759
Fervaques (Calvados)
Décès 7 février 1824 (à 64 ans)
Coutances (Manche)
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme artillerie
Grade Général de division
Années de service 1772 – 1811
Conflits Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Chouannerie
Expédition de Saint-Domingue
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 7e colonne.

Pierre Quantin, né le 19 juin 1759 à Fervaques près de Lisieux (Calvados) et mort le 7 février 1824 à Coutances (Manche), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il servait depuis 1772, dans l’artillerie de marine, qu’il abandonna pour celle de terre. Il fut nommé, en 1792, capitaine des canonniers du 3e bataillon de volontaires du Calvados. Beaucoup d’instruction dans son arme qui, à cette époque, rendait la France supérieure à toutes les autres nations, un grand dévouement à la République, une activité de tous les instants, le firent rapidement acquérir les grades supérieurs.

En 1795, il avait déjà obtenu celui de général de division. Il fut employé sous les ordres du général Gabriel Marie Joseph d'Hédouville, chef d’état-major général de l’armée des côtes de Brest ; sous les ordres du général Lazare Hoche, dans les guerres de la Vendée.

Ses principes furent ceux de ces deux illustres généraux : éviter autant que possible de répandre le sang français, employer sans cesse la persuasion pour ramener des esprits égarés, et ne sévir avec rigueur que comme nécessité absolue et pour intimider par des exemples de sévérité.

Le général Quantin quitta la Vendée en 1797 pour aller prendre le commandement de la 9e division à Nîmes ; un an après, il passa dans la 8e et se rendit à Aix, qui en était le chef-lieu.

La majorité des citoyens s’abstenaient de se présenter aux élections primaires : chez les uns, c’était le dégoût d’assister à ces assemblées, où s’élevaient toujours de vives discussions qui dégénéraient en actes de violence, où fort souvent les suffrages étaient disputés à coups de poings ; chez les autres, c’était indifférence, ou conviction de l’inutilité de ces élections que le pouvoir exécutif cassait à volonté.

Le général Quantin adressa à ce sujet, au nom du Directoire, une proclamation par laquelle il engageait les habitants de la province à se rendre exactement à ces assemblées et à y concourir de leur vote. Les choses qui y furent faites ne plurent cependant point au Directoire qui annula, cette année encore, les opérations électorales, malgré les plus scrupuleuses observations des décisions réglementaires.

En l’an X, le général Quantin fut appelé à faire partie de l’expédition de Saint-Domingue, commandée par le général Charles Victoire Emmanuel Leclerc. Il revint en France en l’an XI, après la mort du général en chef.

En l’an XII, il obtint la croix de la Légion d'honneur et fut nommé commandeur le 25 prairial an XII (14 juin 1804). L’Empereur lui confia le commandement de Belle-Île-en-Mer, qu’il conserva plusieurs années, et où il fit exécuter des travaux qui ont rendu ce port à peu près inexpugnable. Une disgrâce, dont les causes n’ont jamais été bien éclaircies, lui fit retirer ce commandement ; il demanda et obtint sa retraite en 1811.

Les papiers personnels du général Pierre Quantin sont conservés aux Archives nationales sous la cote 209AP 1.

Notes et références

  1.  Archives nationales [archive]

Source

« Pierre Quantin », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]