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Pierre Jacques Chasles

 

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Pierre Jacques Chasles
Fonctions
Député d'Eure-et-Loir
1792 – 1795
Gouvernement Première République
Législature Convention nationale
Biographie
Nom de naissance Pierre Jacques Michel Chasles
Date de naissance 10 juin 1753
Lieu de naissance Chartres
Date de décès 21 juin 1826 (à 73 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Ecclésiastique, journaliste, débitant de tabac

Pierre Jacques Michel Chasles, né à Chartres le 10 juin 1753 et mort à Paris le 21 juin 1826, est un ecclésiastique et homme politique français, député « Montagnard » de la Convention.

Sommaire

  • 1 Sous l'Ancien Régime
  • 2 Sous la Révolution
  • 3 Sous le Directoire
  • 4 Sous le Consulat et le Premier Empire
  • 5 Famille
  • 6 Sources
  • 7 Voir aussi
    • 7.1 Articles connexes

Sous l'Ancien Régime

Fils d'un maître menuisier de Chartres, il rentre dans les ordres et devient le secrétaire particulier de l'archevêque de Tours qui le nomme chanoine à Chartres. Il est l'un des adversaires les plus véhéments du parti philosophique.

Sous la Révolution

Lorsque la Révolution éclate, il en adopte les principes avec chaleur, rédige le Correspondant d'Eure-et-Loir, journal royaliste patriotique, devient principal du collège et maire de Nogent-le-Rotrou en 1790. La même année, il prête serment à la Constitution civile du clergé. Il pose sa candidature à l'évêché de Chartres mais n'est pas élu. En 1792, il est élu député à la Convention par le département d'Eure-et-Loir où il siège parmi les Montagnards actifs, membre du club des Jacobins, où ses adversaires ne cessent de lui rappeler son ancienne appartenance au clergé. Un jour, excédé, il s'écrie aux Jacobins : « On m'a reproché d'être prêtre ; je m'applaudis d'avoir été prêtre parce que, en vivant avec eux, c'est-à-dire avec tout ce qu'il y a de plus corrompu dans l'univers, j'ai appris à les mépriser et à combattre les scélérats qu'on nomme prêtres ».

Il s'oppose au fait d'accorder des défenseurs au roi. Lors du procès de Louis XVI en janvier 1793, il vote la mort du roi sans appel ni sursis. Représentant en mission dans les départements de Seine-et-Oise et d'Eure-et-Loir afin d'accélérer la levée des 300 000 hommes (décret du 24 février 1793), il porte des accusations contre les généraux de l'armée de l'Ouest, leur reprochant de vivre dans un « faste oriental ». Il est l'un des députés les plus acharnés contre les Girondins. En août 1793, il est envoyé en mission à l'armée du Nord. Il assiste à la bataille d'Hondschoote — du 6 au 8 septembre 1793 — où il est blessé à la tête et aux jambes, ce qui lui vaut le titre de général de brigade, grade qu'il refuse, préférant rester aux invalides. Représentant en mission zélé, il en devient suspect aux yeux de ses collègues de la Convention qui ne l'apprécient guère : ils n'oublient pas qu'il fut en 1790 le rédacteur du Correspondant d'Eure-et-Loir. L'un des représentants en mission, Ernest Dominique François Joseph Duquesnoy écrit au Comité de salut public : « Cet ex-chanoine est plus propre à faire la contre-révolution que la révolution. Faites-le rappeler bien vite ! » Pierre Jacques Chasles est donc rapidement rappelé à Paris. Il tente de retarder son départ.

Accusé d'avoir pris la fuite lorsque Cambrai était menacé, il se présente à la Convention le 16 ventôse an II —  le 6 mars 1794 — s'aidant de béquilles pour présenter son rapport sur sa mission. On lui accorde la permission de lire son texte assis et couvert. Satisfaits, les députés de la Convention cessent de l'ennuyer. Jusqu'à la chute de Maximilien de Robespierre, Pierre Jacques Chasles se fait discret. Suspect après le 9 thermidor an II —  le 27 juillet 1794 — et s'imaginant que le moment est opportun, il se lance dans le journalisme car la presse condamnée au silence par Maximilien de Robespierre peut désormais faire entendre sa voix pour défendre la liberté. Toutefois, la réaction thermidorienne lui apporte quelques désillusions : il est compromis lors de l'insurrection du 12 germinal an III —  le 1er avril 1795, dénoncé le jour même, et incarcéré sur la proposition d'un autre député thermidorien François-Louis Bourdon. Enfermé au fort de Ham, il en sort par l'amnistie du 4 brumaire an IV —  le 26 octobre 1795 — et il est admis aux Invalides en compensation de ses blessures.

Sous le Directoire

Chasles est compromis dans la conjuration babouviste, mais il est remis en liberté.

Sous le Consulat et le Premier Empire

Sous le Consulat, lors de la création des droits réunis, il obtient un bureau de tabac. C'est de cette façon qu'il met un terme à sa carrière de révolutionnaire. Il meurt une vingtaine d’années plus tard.

Famille

Pierre Jacques Chasles est le père de l’homme de lettres Philarète Chasles, né en 1798, et aussi l'oncle du mathématicien Michel Chasles et du frère de ce dernier, Adelphe Chasles, député-maire de Chartres. Par son fils Philarète, il est le grand-père du philologue Émile Chasles.

Sources

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Pierre-Jacques-Michel Chasles » (voir la liste des auteurs).
  • « Pierre Jacques Michel Chasles » [archive], sur Sycomore [archive], base de données des députés de l'Assemblée nationale
  • Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1987, 1998 [détail de l’édition]
  • Histoire de la Révolution française de Jules Michelet

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des députés d'Eure-et-Loir
  • Michel Chasles