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Bataille de Palluau

 

Bataille de Palluau

Palluau_-_Eglise_et_plan_d'eau

Vue de Palluau en 2011.
Informations générales
Date 15 mai 1793
Lieu Palluau
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Henri de Boulard François-Athanase Charette
Jean-Baptiste Joly
• Vrignault
Jean Savin
Forces en présence
1 000 hommes1 7 000 à 8 000 hommes1
2 canons2
Pertes
2 morts3
22 blessés3
100 à 150 morts ou blessés4,1
9 prisonniers3

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 48′ 21″ nord, 1° 37′ 06″ ouest

La bataille de Palluau a lieu le 15 mai 1793 lors de la guerre de Vendée. Les forces vendéennes attaquent le bourg de Palluau occupés par les républicains, mais ces derniers repoussent les assaillants.

Sommaire

  • 1 Prélude et forces présence
  • 2 La bataille
  • 3 Les pertes
  • 4 Bibliographie
  • 5 Références

Prélude et forces présence

Après sa victoire au combat de Saint-Colombin le 7 mai, Charette s'empare de Legé le 9 mai. Les Vendéens ne rencontrent aucune résistance, après avoir pris Legé le 5 mai le général républicain Henri François Maurille de Boulard s'est retiré sur Palluau. Charette se lance à sa poursuite et le rejoint dans cette ville le 15 mai1.

En quelques jours, les forces de Charette ont fortement augmenté, elles sont également renforcées par les petites armées de Joly, Vrignault et Savin. À Palluau, les forces vendéennes sont fortes de 7 000 à 8 000 hommes, tandis que les républicains ne sont qu'un millier1. Selon l'historien Émile Gabory, Charette ne dispose que d'un canon1, pour Lucas de La Championnière en revanche, il dispose de deux pièces2.

Savary fait quant à lui mention de 10 000 à 12 000 Vendéens, dont 80 cavaliers, avec une pièce de 4 et un pierrier, aux dires selon lui, d'un insurgé fait prisonnier5.

La bataille

Les Vendéens attaquent sur plusieurs côtés. Charette et Vrignault se déploient au nord avec le gros des troupes, Savin se porte à l'ouest sur la route de Challans et Joly au sud-est, sur la route du Poiré-sur-Vie afin de couper la retraite des républicains. Au nord, peu avant le début des combats, un officier vendéen s'avance face aux lignes adverses et, imitant le geste de la bataille de Fontenoy, il salue et engage les républicains à tirer les premiers. Ces derniers rendent le salut et répondent : « tirez vous-mêmes »1,2.

Vers onze heures, le combat s'engage. Les Vendéens ouvrent le feu avec leurs canons mais ceux-ci ne font aucun dégât et provoquent les rires et les sarcasmes des républicains. Ces derniers répliquent plus efficacement, et une partie des Vendéens courent se réfugier dans les maisons. Charette doit ramener lui-même ses hommes à coups de plat du sabre. Un boulet frappe alors le sol à ses pieds et le recouvre de terre. Les Vendéens repartent au combat, menés par les combattants du Loroux, qui se distinguent ce jour-là par leur bravoure1,2,5.

Au nord les Vendéens gagnent du terrain tandis qu'au sud, Joly à la tête de 900 hommes, coupe le pont de la Chapelle-Palluau, mais il repoussé après trois heures de combats. Savin arrive à son tour sur le champ de bataille mais ses hommes ouvrent par erreur le feu sur les cavaliers de Charette. Ces derniers se replient sur leurs lignes et jettent la confusion parmi les hommes à pied. Toujours sous le feu de l'artillerie, les Vendéens commencent à prendre la fuite. Charette ordonne alors de retirer ses deux canons, ce qui achève de démoraliser ses hommes. Il parvient à rallier ses forces aux moulins de la Chambodière, puis il ramène son armée à Legé. La bataille s'achève à sept heures du soir, les cavaliers républicains poursuivent faiblement les fuyards jusqu'à la Chambodière, avant de regagner Palluau1,2,5.

Les pertes

La moitié des hommes de Charette désertent dans la nuit qui suit la bataille2. Selon Le Bouvier-Desmortiers, les Vendéens ont perdu 100 hommes, tués ou blessés4. Pour Émile Gabory, leurs pertes sont de 150 morts ou prisonniers1. Les pertes républicaines sont quant à elles de deux tués et 22 blessés3.

Cependant le général Boulard ne peut profiter de sa victoire car sur la route des Sables une grande partie du bataillon des chasseurs du Midi abandonne le poste de La Mothe-Achard, le rendant vulnérable à une attaque des forces de Joly. Félicité par l'administration des Sables pour sa victoire mais avertit du danger de sa position, Boulard abandonne Palluau le 17 mai et fait retraite sur La Mothe-Achard5,1.

Bibliographie

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009). , p. 168-169.
  • Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen 1793-1796, Les Éditions du Bocage, 1994. , p. 20-23.
  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. I, 1824. , p. 190-191. texte en ligne sur google livres [archive].
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome III, édition Paul Dupont, 1893-1895, p. 360-362.
  • Urbain-René-Thomas Le Bouvier-Desmortiers, Réfutation des calomnies publiées contre le général Charette, t. I, 1809. , p. 111-113. texte en ligne sur google livre [archive].

Références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, p. 168-169.
  2. a, b, c, d, e, f et g Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen, p. 20-23.
  3. a, b, c et d Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), t. III, p. 360-362.
  4. a et b Le Bouvier-Desmortiers, Réfutation des calomnies publiées contre le général Charette, p. 111-113.
  5. a, b, c et d Jean Julien Michel Savary, Guerre des Vendéens et des chouans, par un officier supérieur de l'armée de Vendée (1824-1827), t. I, p. 190-191.