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Bataille d'Ernée

 

Bataille d'Ernée

Ernée_(53)_Chapelle_Notre-Dame_de_Charné_Chevet_et_flanc_nord

Chapelle de Charné
Informations générales
Date 2 novembre 1793
Lieu Ernée
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
étendard royal du roi Louis XIV Chouans
Commandants
• Simon-Pierre Brière Henri de La Rochejaquelein
Jean-Nicolas Stofflet
Forces en présence
3 000 hommes
4 canons
30 000 hommes
Pertes
400 morts
3 canons perdus
inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 48° 17′ 51″ nord, 0° 55′ 53″ ouest

La bataille d'Ernée se déroula le 2 novembre 1793 (12 brumaire an II), lors de la guerre de Vendée.

La bataille

Au début du mois de novembre, les Vendéens, qui avaient pris Laval, se mirent en marche en direction de Fougères. Entre les deux villes, 1 400 soldats républicains dont ceux du 8e bataillon du Calvados, étaient en poste à Ernée, mais face à la progression vendéenne ils se décidèrent à se replier sur Fougères abandonnant la petite ville. Mais cette retraite indigna l'Adjudant-général Brière, commandant de la place de Fougères, qui donna l'ordre de réoccuper la ville avant l'arrivée des Vendéens. Le 2 novembre, les Chasseurs du 19e régiment d'infanterie légère et le 6e bataillon de la Côte-d'Or accompagnés de 4 canons de campagne transportés par les canonniers du Contrat social se portèrent sur Ernée. Toute cette troupe était, selon le rapport d'un soldat républicain, forte au total de 3 000 hommes.

Quelques heures après leur départ, les Républicains arrivèrent en vue d'Ernée, mais ils constatèrent que l'avant-garde vendéenne avait déjà pris la ville. Aussi les Républicains passèrent à l'attaque. Les Vendéens abandonnérent la place et se replièrent sur la Chapelle de Charné. Les Bleus les poursuivirent, mais il s'agissait d'un piège, aux Chaffaux, à l'est d'Ernée, ils furent enveloppés et attaqués sur leurs flancs. Les Républicains parvinrent d'abord à résister pendant quelques heures mais totalement dépassés par le nombre ils finirent par céder à la panique et à prendre la fuite. De son côté l'adjudant-général Brière informé qu'on livrait combat à Ernée se porta avec des renforts sur la ville, mais il arriva trop tard et ne put que protéger la retraite des Républicains sur Fougères.

Selon le rapport républicain, 400 soldats républicains furent tués lors de l'affrontement, essentiellement des Chasseurs du 19 régiment qui, placés à la pointe de l'attaque avaient subi l'essentiel de pertes.

Sources

  • Étienne Aubrée, Le général de Lescure, librairie académique Perrin, 1936, p. 149-158.
  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p. 293.