Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Jean Raspail


Jean Raspail

220px-Jean_Raspail_2014

Jean Raspail lors de la réception de Patrice Franceschi comme «  Écrivain de Marine », en 2014.
Naissance 5 juillet 1925 (92 ans)
Chemillé-sur-Dême
Activité principale
Écrivain, journaliste, explorateur
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Prix Jean-Walter (1970)
Grand prix du roman de l'Académie française (1981)
Prix Chateaubriand (1986)
Prix du Livre Inter (1987)
Prix Prince-Pierre-de-Monaco (1996)
Prix Maison de la Presse (1996)
Grand prix de littérature de l'Académie française (2003)
Prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot (2006)
Prix Combourg (2008)
Prix Wartburg de Littérature (2009)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Roman, Récit de voyage

Œuvres principales

  • Le Camp des saints (roman, 1973)
  • Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie (roman, 1981)
  • Qui se souvient des hommes... (roman, 1986)
  • Sire (roman, 1990)
  • Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée (roman, 1993)
  • En canot sur les chemins d'eau du roi (récit de voyage, 2005)

Compléments

  • Consul général de Patagonie

Jean Raspail, né le 5 juillet 1925 à Chemillé-sur-Dême (Indre-et-Loire), est un écrivain et explorateur français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Prix
  • 4 Dans la culture populaire
  • 5 Notes et références
  • 6 Voir aussi
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Liens externes

Biographie

Fils d'Octave Raspail, président des Grands moulins de Corbeil et directeur général des mines de la Sarre, et de Marguerite Chaix, Jean Raspail fait ses études au collège Saint-Jean-de-Passy, à Paris, où il est élève de Marcel Jouhandeau, puis à l'Institution Sainte-Marie, à Antony, pour enfin aller à l'École des Roches à Verneuil-sur-Avre1 (Prairie-Colline 1936-1940).

Il se met tardivement à l'écriture, bien que la vocation l'ait taraudé dès le lycée, mais la lecture de son premier roman de jeunesse, jugé négativement par un académicien ami de son père, le bloquera pendant des années.

Pendant ses vingt premières années de carrière, il court le monde à la découverte de populations menacées par la confrontation avec la modernité. Marqué par le scoutisme qu'il a connu jeune, son premier voyage, en 1949, l'emmène en canoë de Québec à La Nouvelle-Orléans2, sur les traces du père Marquette. Il rallie ensuite la Terre de Feu à l'Alaska en automobile (du 25 septembre 1951 au 8 mai 1952) puis dirige une expédition française sur les traces des Incas en 1954.

En 1970, l'Académie française lui remet le prix Jean-Walter pour l'ensemble de son œuvre.

En 1973, il s'autorise enfin à revenir au roman et écrit son œuvre phare, Le Camp des saints, dans lequel l'écrivain décrit la submersion de la France par l'échouage sur la Côte d'Azur d'une flotte de bateaux en ruine venue d'Inde, chargée de réfugiés. En février 2011, ce roman est réédité avec une nouvelle préface, intitulée « Big Other »3. Roman controversé : certains médias y voient un livre de « référence » pour une partie de l'extrême droite française, laquelle considérerait l'ouvrage comme « visionnaire »4,5.

Après Le Camp des saints, Jean Raspail écrira un grand nombre de romans couronnés de succès, parmi lesquels Septentrion, Sire ou L'Anneau du pêcheur

Un certain nombre d'ouvrages évoquent également la Patagonie, à travers la revendication du royaume de Patagonie et d'Araucanie par Orélie-Antoine de Tounens, avoué de Périgueux, dans la seconde moitié du XIXe, tout autant que dans l'évocation de l'histoire et du destin de ces régions du bout du monde, notamment dans Qui se souvient des hommes.... En 1981, il se proclame consul général de Patagonie, ultime représentant du royaume d'Orélie-Antoine Ier6. Il se déclare par ailleurs royaliste7.

Son catholicisme traditionnel sert d'inspiration pour beaucoup de ses œuvres utopiques, dans lesquelles les idéologies du communisme et du libéralisme sont vouées à l'échec, et une monarchie catholique est rétablie. Dans le roman Sire, un roi français est couronné à Reims en février 1999, Philippe Pharamond de Bourbon, âgé de 18 ans, descendant direct des derniers rois de France.

En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »8, initiée par le collectif Non à la guerre9.

Il postule à l'Académie française en 2000 et recueille le plus de voix10, sans toutefois obtenir la majorité requise pour être élu au siège vacant de Jean Guitton.

Le 17 juin 2004, il publie une tribune dans Le Figaro intitulée « La patrie trahie par la République »11, dans laquelle il critique la politique d'immigration menée par la France. Il est alors, avec le journal, attaqué en justice par la LICRA12 pour « provocation à la haine raciale », mais est finalement relaxé par une décision de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris en date du 28 octobre.

Il a appartenu au comité d'honneur du Cercle national Jeanne-d'Arc, affilié au Front national13. est membre de l'association Les Écrivains de Marine, fondée par Jean-François Deniau14.

Œuvres

  • Terre de Feu - Alaska (1952) - récit d'aventures
  • Terres et Peuples Incas (1955)
  • Le Vent des pins (1958)
  • Terres saintes et profanes (1960)
  • Les Veuves de Santiago (1962). Nouvelle édition illustrée par Yann Méot, 260 p., Via Romana, Versailles, 2010 (ISBN 978-2-916727-79-0)
  • Hong-Kong, Chine en sursis (1963)
  • Secouons le cocotier (Robert Laffont, 1966) - récits de voyage. Nouvelle édition, Via Romana, Versailles, 2012 (ISBN 979-10-90029-36-1)
  • Secouons le cocotier : 2, Punch Caraïbe (1970) - récits de voyage
  • Bienvenue honorables visiteurs (le Vent des pins) (1970) - roman
  • Le Tam-Tam de Jonathan (1971) - nouvelles
  • L'Armada de la dernière chance (1972)
  • Le Camp des saints (Robert Laffont, 1973) - roman. Nouvelle édition précédée de « Big Other », 2011 (ISBN 978-2221123966)
  • La Hache des steppes (1974). Nouvelle édition Via Romana, 2016 (ISBN 978-2372710305) - récits de voyage
  • Journal Peau-Rouge (1975) - récits de voyage
  • Nuage Blanc et les Peaux-rouges d'aujourd'hui (1975) - signé Aliette et Jean Raspail
  • Le Jeu du roi (1976) - roman
  • Boulevard Raspail (1977) - chroniques
  • Les Peaux-rouges aujourd'hui (1978)
  • Septentrion (1979) - roman
  • Bleu caraïbe et citrons verts : mes derniers voyages aux Antilles - récits de voyage. (1980).Nouvelle édition, Via Romana, Versailles, 2014 (ISBN 979-10-90029-75-0)
  • Les Antilles, d'île en île (1980)
  • Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie (1981) - roman. Grand prix du roman de l'Académie française
  • Les Hussards : histoires exemplaires (1982)
  • Les Yeux d'Irène (1984) - roman
  • Le Président (1985) - roman
  • Qui se souvient des hommes... (1986) - roman. Prix Chateaubriand (1986), prix Charles Oulmont 1987 et prix du Livre Inter (1987)15
  • L'Île bleue (1988) - roman
  • Pêcheur de lunes (1990)
  • Sire (1990) - roman. Grand prix du roman de la Ville de Paris (1992) et Prix Alfred de Vigny (1992)
  • Vive Venise (1992) - signé Aliette et Jean Raspail
  • Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée (1993) - roman (communément appelé Sept cavaliers…)
  • L'Anneau du pêcheur (1995) - roman. Prix Prince-Pierre-de-Monaco (1996) et prix Maison de la Presse (1996)
  • Hurrah Zara ! (1998) - roman. Grand prix littéraire de la Ville d’Antibes Jacques-Audiberti (1999)
  • Le Roi au-delà de la mer (2000) - roman
  • Adiós, Tierra del Fuego (2001)
  • Le Son des tambours sur la neige et autres nouvelles d'ailleurs (2002)
  • Les Royaumes de Borée (2003) - roman, dont il a également scénarisé l'adaptation en bande dessinée (Le Royaume de Borée, 2011-2014)
  • En canot sur les chemins d'eau du Roi : une aventure en Amérique (2005), éditions Albin Michel - récit de voyage, Prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot (2006) et Grand prix des explorations et voyages de découverte (2007) de la Société de géographie.
  • Avec Alain Sanders, Armand de La Rouërie, l'« autre héros » des Deux Nations, Atelier Fol'Fer, 2013.
  • Là-bas, au loin, si loin (réédition de cinq nouvelles suivies de la nouvelle inédite et inachevée La Miséricorde), Bouquins, avril 2015 (ISBN 2-221-15747-8)
  • Terres Saintes et profanes, Paris, Via Romana, 2017.

Prix

  • Prix Jean-Walter 1970
  • Grand prix du roman de l'Académie française 1981
  • Prix Chateaubriand 1986
  • Prix du Livre Inter 1987
  • Prix Charles Oulmont 1987
  • Grand prix du roman de la Ville de Paris 1992
  • Prix Alfred de Vigny 1992
  • Prix Renaissance des lettres 199316.
  • Prix Maison de la Presse 199517.
  • Prix Prince-Pierre-de-Monaco 199617.
  • Grand prix littéraire Jacques-Audiberti 1999
  • Prix des Intellectuels indépendants 2002
  • Grand prix de littérature de l'Académie française 2003
  • Prix Daudet 2004.
  • Prix Jules-Verne de l'Académie de Bretagne 200418.
  • Prix littéraire Salon Nautique - Le Point 200619.
  • Prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot 200619.
  • Grand prix des explorations et voyages de découverte 2007
  • Prix Combourg 2008
  • Prix Wartburg de Littérature 2009

Dans la culture populaire

Son œuvre a été plusieurs fois portée à l'écran, adaptations qui n'ont pas soulevé l'enthousiasme de l'auteur. Les adaptations en bandes dessinées de ses romans Sept cavaliers… et Les Royaumes de Borée par Jacques Terpant, sont par contre, tout à fait revendiquées par l'écrivain20.

En 2014, le dessinateur Philippe Francq emprunte ses traits pour le personnage de Mr Banks, qui apparaît dans Chassé-croisé, le dix-neuvième album de la série Largo Winch21.

Notes et références

  1. Parcours de Jean Raspail [archive] sur son site officiel (consulté le 30 octobre 2010).
  2. Thomas Goisque, « Disparition - Michel Menu, fondateur des Goums », Le Figaro, samedi 7 / dimanche 8 mars 2015, page 14.
  3. « Ouvrir les yeux sur les mensonges » [archive], entretien avec Bruno de Cessole dans Valeurs actuelles du 10 février 2011.
  4. Saïd Mahrane, « Jean Raspail : "Que les migrants se débrouillent" » [archive], sur Le Point (consulté le 12 février 2016)
  5. « Le "Camp des Saints" : le succès inattendu d'un livre raciste de 1973 » [archive], sur @rrêt sur images (consulté le 12 février 2016)
  6. Jean Raspail, Moi, Consul Général de Patagonie, Le Figaro, 6 novembre 1981
  7. Vidéo sur YouTube. [archive]
  8. « Liste des personnalités signataires de l'Appel » [archive], sur nonguerre.chez.com.
  9. Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir » [archive], sur liberation.fr, 22 avril 1999.
  10. Communiqué [archive] sur le site de l'Académie française (consulté le 30 octobre 2010).
  11. Jean Raspail, « La patrie trahie par la République », Le Figaro, no 18619,‎ 17 juin 2004 (lire en ligne [archive])
  12. La LICRA attaque Jean Raspail [archive]
  13. Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1992, 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 118.
  14. Les Écrivains de Marine [archive] sur defense.gouv.fr.
  15. « Prix du livre Inter : Le palmarès depuis 1975 » [archive] (consulté le 21 janvier 2011)
  16. « Prix Renaissance (lettres) » [archive], sur cerclerenaissance.info.
  17. a et b http://www.albin-michel.fr/ouvrages/lanneau-du-pecheur-9782226075901 [archive]
  18. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-royaumes-de-boree-9782226136978 [archive]
  19. a et b http://www.albin-michel.fr/ouvrages/en-canot-sur-les-chemins-deau-du-roi-9782226168245 [archive]
  20. Page consacrée à la bande dessinée [archive] sur le site de Jean Raspail (consultée le 30 octobre 2010).
  21. Jean Raspail s'est infiltré dans Largo Winch [archive]

Voir aussi

Bibliographie

  • Madeleine Roussel, Jean Raspail, miroir d'une œuvre, éditions Sainte Madeleine, 2010 (ISBN 9782906972605)

Liens externes