Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Daniel Savary

 

André Daniel Savary

Savary-antoine_maurin

Biographie
Naissance
1743


Croix-Chapeau

Décès
22 novembre 1808


Deux-Sèvres

Autres informations
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur‎

Daniel Savary, né à Salles le 1er février 1743 et mort à Mauzé-sur-le-Mignon le 22 novembre 1808 1,2, est un contre-amiral de la Marine française.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Distinctions et hommages
  • 3 Références
  • 4 Voir aussi

Biographie

Orphelin à 4 ans, il est élevé par un oncle. À 18 ans, il s’embarque de lui-même sur un vaisseau de commerce pendant 18 mois à Saint-Domingue. De retour en France, il obtient du service sur la flotte royale de 1761 à 1764. La paix étant revenue en 1763, il entre au service de la Compagnie des Indes qui l’emmènera, de 1765 à 1780, d’Amérique en Chine, en passant par les Indes. La France étant à nouveau en guerre, il embarque dans l'escadre de Suffren, qui appareille en 1781 pour combattre les Anglais dans l'océan Indien. Il est blessé à la bataille de Sadras en février 1782, mais n'en poursuit pas moins la campagne, recevant les éloges de Suffren pour sa conduite à la bataille de Trinquemalay1.

Il devient lieutenant en 1791. Après des commandements à Toulon et à Rochefort, il est nommé lieutenant de vaisseau le 1er mai 1786, capitaine de vaisseau en 1793, puis chef de division en 1798. En 1793, commandant la frégate la Capricieuse, il concourt de façon remarquée à la défense de Nantes, Saint-Nazaire et Paimbœuf contre les insurgés vendéens : « L’équipage de la frégate La Capricieuse, et principalement le capitaine Savarry (sic) qui la commande, ont rendu le plus grand service ; leurs fréquentes sorties ont partout intimidé l’ennemi et ont beaucoup contribué à purger cette côte. »3 La Convention décréta qu'il avait bien mérité de la patrie4.

Le 6 août 1798, il dirige une petite escadre formée des frégates Franchise, Médée et Concorde qui réussit à quitter Rochefort et à déjouer la surveillance britannique pour arriver le 22 août 1798, avec environ 1 000 soldats français commandés par le général Humbert dans le nord-ouest de l'Irlande, à Kilcummin dans le comté de Mayo où débuta l'Expédition d'Irlande (1798).

En 1802 il commande le vaisseau Le Héros, qui ramène Toussaint Louverture à Brest5. C'est à lui que le "Premier des Noirs" déclara, en montant à son bord, « En me renversant, on n'a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l'arbre de la liberté des noirs ; il repoussera parce que les racines en sont profondes. »6 Il fut fait contre-amiral le 23 juillet 18024.

Il avait épousé Françoise Busseau4. Il eut quatre fils, dont André Daniel (1791-1860), chef de bataillon du génie7,8,9. Le second, Joseph, fut lieutenant de vaisseau ; c'est à lui, alors aspirant, que René Caillié dut de pouvoir s'embarquer en 1816 pour le Sénégal10,11. Le troisième mourut en 1822, alors qu'il venait d'être reçu docteur en médecine4 et le quatrième, Gustave, fut magistrat, juge d'instruction à Rochefort1,9.

Distinctions et hommages

  • 1789 : chevalier de Saint-Louis12
  • 1804 : commandeur de la Légion d'honneur13
  • Une île située au nord ouest de Vancouver (49°56 N / 124°48 O) porte son nom.
  • La rue où il a habité les dernières années de sa vie, à Mauzé-sur-le-Mignon, est dénommée rue du Contre-amiral Savary depuis 1862 9.

Références

  1. a, b et c Jean François Gabriel Hennequin, Biographie maritime : ou, Notices historiques sur la vie et les campagnes des marins célèbres français et étrangers, t. 2, Regnault, 1836 (lire en ligne [archive]), p. 417-430
  2. Dates de naissance et de décès décalées d'un jour par Rabbe, Vieilh de Boisjolin et Sainte-Preuve, Biographie universelle et portative des contemporains, ou Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours,..., t. 5, 1836 (lire en ligne [archive]), p. 725-726
  3. « Séance du lundi 8 avril 1793, l'an deuxième de la République française », Bulletin de la Convention nationale,‎ 1793
  4. a, b, c et d Hilaire-Alexandre Briquet, Histoire de la ville de Niort depuis son origine jusqu'au règne de Louis-Philippe 1er, t. 2, Niort, Robin, 1832 (lire en ligne [archive]), p. 223-228
  5. Christophe Paulin de la Poix Fréminville, Mémoires du chevalier de Fréminville (1787-1848), La Découvrance, 2006, 233 p. (lire en ligne [archive]), p. 62
  6. Mémoires du général Toussaint-Louverture, écrits par lui-même, Paris, Pagnerre, 1853 (lire en ligne [archive]), p. 83
  7. « Cote LH/2471/15 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  8. Notices historiques sur les sociétés des lettres, sciences et arts de La Rochelle, La Rochelle, 1873 (lire en ligne [archive]), « Société des sciences naturelles », p. 96-98
  9. a, b et c L. Meschinet de Richemond, Les marins rochelais : notes biographiques, Niort & La Rochelle, Clouzot & Foucher, 1906 (lire en ligne [archive]), p. 153-164
  10. « Du côté de Mauzé-sur-le-Mignon » [archive], sur niduab.com (consulté le 4 juin 2014)
  11. Roger Frison-Roche, L'esclave de Dieu, Flammarion, 548 p. (lire en ligne [archive])
  12. Alexandre Mazas et Théodore Anne, Histoire de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830, vol. 2, Firmin-Didot, 1860 (lire en ligne [archive]), chap. VIII (« Promotions de 1789 »), p. 450
  13. Décret du 14 juin 1804, cf. « Cote LH/2793/85 » [archive], sur Léonore (consulté le 29 mai 2014)

Voir aussi