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Bataille des Clouzeaux

 

Bataille des Clouzeaux

Mort_d'Haxo

Informations générales
Date 21 mars 1794
Lieu Les Clouzeaux
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Nicolas Haxo François-Athanase de Charette
Jean-Baptiste Joly
Louis Guérin
Forces en présence
~ 2 000 hommes 700 à 800 hommes1
Pertes
~ 20 morts
57 blessés2
inconnues

Guerre de Vendée

La bataille des Clouzeaux se déroula lors de la guerre de Vendée. Poursuivis depuis des semaines par les Républicains, les Vendéens sont rattrapés le 21 mars 1794, l'attaque est cependant repoussée et le général Haxo est tué.

Sommaire

  • 1 La bataille
  • 2 Les pertes
  • 3 Bibliographie
    • 3.1 Références

La bataille

Repoussé une première fois à La Roche-sur-Yon au début du mois, Charette ne renonce pas à s'emparer de la ville. Mais sa troupe est poursuivie depuis plusieurs semaines par la colonne du général Haxo, ce dernier écrit : « Charette périra de ma main ou je tomberai sous ses coups3. » Et s'adressant au Comité de salut public : « Dans six semaines, j'aurai la tête de ce Brigand, ou il aura la mienne4. »

Le 21 mars Haxo, à la tête de 300 cavaliers5, attaque Charette aux Clouzeaux. Mais le général vendéen a disposé ses troupes, renforcé par les troupes de Joly6, il commande alors 700 à 800 hommes1. Son armée est divisée en quatre groupes, il commande lui-même la droite, Joly la gauche, Guérin le centre et Bodereau la réserve5.

Les dragons républicains chargent les premiers l'avant-garde vendéenne commandée par Joly. Ils sont sur le point de la faire plier lorsque la cavalerie vendéenne les prend de flanc. Les dragons prennent aussitôt la fuite et jettent la confusion dans les rangs des deux bataillons2 d'hommes à pied et c'est bientôt la déroute générale. Haxo, dont le cheval a refusé de sauter un obstacle doit mettre pied à terre et se retrouve seul face aux cavaliers vendéens6.

Turreau, dans son rapport adressé au ministre de la guerre, écrit que Haxo, touché par deux coups de feu, son cheval à terre, se « brûle la cervelle2. » En réalité, Haxo est probablement tué au combat. Il refuse de se rendre6 et adossé à un arbre il tue ou blesse au corps à corps trois assaillants, puis est mis en joue par Arnaud, ancien chef divisionnaire de l'armée du Centre. Haxo se serait alors exclamé : « Est-il possible que je périsse de la main d'un lâche ? Viens ici que je te coupe les oreilles » mais il est aussitôt abattu5.

Les pertes

Selon le rapport de Turreau, les pertes républicaines sont d'une vingtaine d'hommes tués et de 57 blessés2. Les Vendéens évacuent rapidement les lieux, tandis que les deux bataillons de l'aile gauche reprennent le champ de bataille, ce qui permet à Turreau de faire passer la défaite de ses troupes pour une victoire5,2.

Charette, dont Haxo avait épargné la demeure de l'incendie, déclara regretter la mort du général républicain : « Pourquoi ne l'a-t-on pas pris vivant ; pourquoi avoir tué un si brave homme ? Je l'aurais renvoyé à nos ennemis pour leur donner un grand exemple à suivre5. »

L'issue de la bataille est également marqué par une dispute opposant Charette et Joly, chacun réclamant le cheval du vaincu, qui revient finalement à Charette. Cette querelle conduit à la séparation des deux armées5.

Bibliographie

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009), p. 393-394.
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), t. IV, édition Paul Dupont, 1893-1895, p. 379.
  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. III, p. 307-308. texte en ligne sur google livres [archive]
  • Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen 1793-1796, Les Éditions du Bocage, 1994, p.82-84.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, Economica, 2008, p. 195.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica, 1994, p. 132.

Références

  1. a b et c Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen, p. 82-84.
  2. a b c d e et f Jean Julien Michel Savary, Guerre des Vendéens et des chouans, par un officier supérieur de l'armée de Vendée (1824-1827), t. III, p. 307-308.
  3. Yves Gras, La Guerre de Vendée, p. 132.
  4. Pitre-Chevalier, Histoire des guerres de la Vendée, p. 530.
  5. a b c d e et f Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, p. 393-394.
  6. a b et c Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, p. 82-84.