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Bataille de Saint-Colombin (1794)


Bataille de Saint-Colombin
Informations générales
Date 10 février 1794
Lieu Saint-Colombin
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Florent Duquesnoy François-Athanase Charette de La Contrie
Charles Sapinaud de La Rairie
Forces en présence
4 000 hommes ~ 1 000 à 4 000 hommes
Pertes
? morts
100 blessés
inconnues

Guerre de Vendée

La bataille de Saint-Colombin ou bataille de Pont-James a lieu lors de la guerre de Vendée. Le 10 février 1794, deux armées républicaine et vendéennes se rencontrent près de Saint-Colombin, les Républicains remportent la victoire.

Sommaire

  • 1 Prélude
  • 2 La bataille
  • 3 Les pertes
  • 4 Bibliographie
  • 5 Références

Prélude

Après s'être emparés de Legé, les Vendéens commandés par Charette et Sapinaud gagnent Saint-Philbert-de-Grand-Lieu avec l'intention d'attaquer Machecoul pour le lendemain. Cependant au matin, le 10 février, ils sont informés que les Républicains ravagent le bourg de La Limouzinière et ses environs1.

Les Vendéens se portent à la rencontre de la colonne républicaine, celle-ci est commandée par le général Florent Duquesnoy2. Dans son rapport, le général Duquesnoy estime à 4 000 le nombre des combattants vendéens2.

La bataille

Le combat s'engage à 2 heures après-midi, à un quart de lieues du Pont-des-Noyers, près de la grande route de Nantes2, non loin de Saint-Colombin1. Il commence par un accrochage entre les tirailleurs républicains et l'avant-garde vendéenne2, les deux camps se fusillent mais sont séparés par une rivière1, Duquesnoy se porte sur les lieux du combat avec sept bataillons qu'il met en bataille2.

Cependant les Vendéens attaquent trop précipitamment, sans attendre que l'armée ait entièrement traversé la rivière, ils donnent la charge. Selon Lucas de La Championnière, ils enfoncent à trois reprises les lignes républicaines, et à trois reprises ils sont repoussés par une contre-attaque1. Dans son rapport Duquenoy reconnait que « d'abord les brigands ont résisté et même avancé2. » Mais après une heure de combat2, un détachement républicain prend à revers et met en fuite les Vendéens1.

Dans leur retraite, les Vendéens traversent La Limouzinière où selon Lucas de La Championnière, ils découvrent les corps des habitants massacrés par les Républicains, dont une centaine de femmes et d'enfants tués dans le bourg, d'autres habitants se joignent à leur fuite1.

La tombée de la nuit arrête la poursuite des Républicains, Duquesnoy fait rallier sa troupe et la fait camper sur la grande route, non loin du champ de bataille2.

Dans la soirée, les Vendéens gagnent le bourg de La Grolle, en Rocheservière où ils passent la nuit, le lendemain ils gagnent Saligny mais Charette, Sapinaud et leur officiers respectifs, en mésentente, se séparent1.

Les pertes

Les pertes du combat ne sont pas connues, dans son rapport Duquesnoy estime que 800 Vendéens « ont mordu la poussière2. » Cependant cette estimation est probablement exagérée.

Le 2e bataillon de Paris perd 4 hommes tués, 3 disparus et 1 blessé3.

Cependant Duquesnoy ne profita pas de sa victoire car, sur ordre du général en chef Turreau, il fut envoyé à Nantes afin de partir combattre contre les Chouans.

Bibliographie

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009), p. 392.
  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. III, p. 180-181. texte en ligne sur google livres [archive]
  • Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen 1793-1796, Les Éditions du Bocage, 1994, p. 77-78.
  • Charles-Louis Chassin et Léon Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution. Historique militaire et états de services des huit premiers bataillons de Paris, levés en 1791 et 1792, L. Cerf (Paris), 1899-1906, p. 236. lire en ligne sur gallica [archive]
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.131.
  • Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, Perrin, collection Vérités et Légendes, 1993, 327 p.

Références

  1. a b c d e f g et h Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen, p. 77-78.
  2. a b c d e f g h i et j Jean Julien Michel Savary, Guerre des Vendéens et des chouans, par un officier supérieur de l'armée de Vendée (1824-1827), t. III, p. 180-181.
  3. Charles-Louis Chassin et Léon Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution. Historique militaire et états de services des huit premiers bataillons de Paris, p. 236
  4. Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 191-192.