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Antoine Bonnier d'Alco

 


Ange Elisabeth Louis Antoine Bonnier d'Alco

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Fonctions
Député de l'Hérault
6 septembre 1791 – 20 septembre 1792
(1 an et 14 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député de l'Hérault
4 septembre 1792 – 26 octobre 1795
(3 ans, 1 mois et 22 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député au Conseil des anciens
13 avril 1798 – 28 avril 1799
(1 an et 15 jours)
Gouvernement Conseil des anciens
Biographie
Date de naissance 29 septembre 1750
Lieu de naissance Montpellier (Hérault)
Date de décès 28 avril 1799 (à 48 ans)
Lieu de décès Rastadt (Bade)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Modérés
Profession Diplomate
députés de l'Hérault

Ange Elisabeth Louis Antoine Bonnier d'Alco, né le 29 septembre 1750 à Montpellier et mort assassiné le 28 avril 1799 à Rastadt, était un homme politique et un diplomate français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Président de la Cour des aides de Montpellier
    • 1.2 Carrière politique
      • 1.2.1 Président du district de Montpellier
      • 1.2.2 Député à la Législative
      • 1.2.3 A la Convention nationale
    • 1.3 Carrière diplomatique
      • 1.3.1 Chef du Bureau diplomatique
      • 1.3.2 Le congrès de Rastadt
      • 1.3.3 Assassinat
  • 2 Œuvres
  • 3 Sources
  • 4 Liens externes

Biographie

Président de la Cour des aides de Montpellier

Né au sein d'une famille appartenant à la noblesse de robe, Bonnier d'Alco est le fils d'un président à la Cour des aides de Montpellier. Il suit les traces de son père et prend sa succession en 1770, à vingt ans, avec dispense d'âge.

Remarqué par son brillant travail, il acquiert une certaine notoriété et se lie avec les futurs révolutionnaires Cambacérès et Cambon. En 1788 il rédige les remontrances au roi contre les réformes proposées par Lamoignon de Malesherbes.

Carrière politique

Président du district de Montpellier

Partisan des idées nouvelles, Bonnier est élu le 24 janvier 1790 au Conseil général de la commune de Montpellier. Puis il prend la présidence de l'administration de l'important district de Montpellier.

Député à la Législative

Le 6 septembre 1791 député de l'Hérault à la Législative, avec 251 voix sur 453 votants. Il y siège sans faire de bruit avec la gauche dans le sillage de son ami Cambon. On l'a parfois considéré un peu abusivement comme un Brissotin.

A la Convention nationale

Le 4 septembre 1792 il est réélu à la Convention avec 400 voix sur 487. Il refuse de prendre nettement parti et s'installe sur les bancs de la Plaine avec Cambacérès. Au procès de Louis XVI il vote contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. En 1793 il est envoyé en mission dans le Gard, l'Aude et l'Hérault avec Voulland afin d'accélérer la levée en masse. Avec son compagnon il parvient à réprimer des troubles contre-révolutionnaires survenus à Beaucaire.

Revenu à Paris, il entre au Comité de législation et s'y lie avec Merlin de Douai. Il ne fait guère parler de lui jusqu'à la fin de la session, même s'il défend Cambon contre Robespierre le 9 thermidor.

Carrière diplomatique

Chef du Bureau diplomatique

En 1795, Bonnier d'Alco quitte son mandat législatif et entre grâce à l'appui du directeur Rewbell au Bureau diplomatique du Directoire. En février 1796 il devient le chef de cet organisme et communique souvent directement avec Rewbell, en court-circuitant allègrement le ministre des Affaires étrangères Delacroix. Dans sa correspondance Bonnier d'Alco fournit la plupart du temps au directeur des éléments à insérer dans la presse.

En septembre 1797 il fait partie avec Treilhard de la délégation chargée d'entamer des négociations à Lille avec le diplomate anglais Lord Malmesbury.

Le congrès de Rastadt

Le 17 octobre 1797 Bonnier est envoyé au congrès de Rastadt en compagnie de Treilhard, Claude Roberjot et bientôt Jean Debry. Leur objectif est de parvenir à un accord avec les princes allemands tout en contrecarrant les ambitions autrichiennes. Pendant toute la durée du congrès Bonnier sert d'informateur direct à Rewbell. En mai 1798, Treilhard ayant été élu au Directoire, il prend la présidence de la délégation française. En parallèle il est réélu député au Conseil des Anciens par l'Hérault, élection que le Conseil des Cinq-Cents tente d'invalider du fait de son statut de ministre plénipotentiaire.

Assassinat

Assassinat des Plénipotentiaires Français à Rastadt (28 avril 1799). Typogravure originale de Boussod et Valadon d'après C. Monet, 1893.

En 1799 le congrès tourne à l'échec avec l'entrée de l'Autriche dans la Deuxième coalition. Sommés de quitter le congrès, les ambassadeurs français partent de Rastadt dans la nuit du 28 avril. Ils sont alors assaillis par des hussards autrichiens qui cherchent probablement à s'emparer de leurs documents. Bonnier d'Alco et Roberjot sont tués, tandis que Debry est grièvement blessé.

Bonnier d'Alco est inhumé à Rastadt. Sa mort et celle de Roberjot scandalisent les députés français qui leur votent toute une série d'honneurs posthumes. Son éloge est prononcée devant le Conseil des Anciens par Curée.

Œuvres

  • Recherches historiques et politiques sur Malte (1798)

Sources

  • « Antoine Bonnier d'Alco », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Albert Soboul, Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 2005

Liens externes