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Ludovic-Napoléon Lepic

 

Ludovic-Napoléon Lepic

Nadar_-_Ludovic_Lepic

Ludovic-Napoléon Lepic photographié par Nadar.

Naissance
17 décembre 1839
Paris
Décès
27 octobre 1889 (à 49 ans)
Paris
Nationalité
Français
Activités
Peintre de la Marine, archéologue, graveur, peintre
Maîtres
Gustave Wappers, Charles Verlat, Charles Gleyre (à partir de 1863), Alexandre Cabanel (à partir de 1864)
Élève
Francis Tattegrain
Lieu de travail
France
Mouvement
Impressionnisme
Père
Napoléon Lepic
Conjoint
Joséphine Scévole de Barral (d) (à partir de 1866)
Enfants
Eylau Lepic
Jeanine Lepic
Marcelle Lepic
Parentèle
Louis Lepic

Ludovic-Napoléon Lepic, 3e comte Lepic, né le 17 décembre 1839 à Paris où il est mort le 27 octobre 1889, est un peintre et graveur français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvre
  • 3 Publications
  • 4 Notes et références
  • 5 Liens externes

Biographie

Ludovic-Napoléon Lepic est le petit-fils et unique descendant de Louis Lepic, nommé général, baron et commandeur de la Légion d’honneur par Napoléon Ier après qu'il se fut distingué à la bataille d’Eylau. Son père, Louis-Joseph-Napoléon Lepic, aide de camp de Napoléon III, le destine également à la carrière militaire. Mais l'intérêt de Ludovic-Napoléon Lepic pour l'art le conduit à accepter qu'il reçoive des leçons particulières par Gustave Wappers, peintre du roi de Belgique, puis les cours du peintre belge animalier, Charles Verlat, à Paris.

En 1861, Lepic ouvre un atelier au Louvre et accède à une première reconnaissance pour ses gravures animalières, d'inspiration plutôt mièvre1. Désireux de se perfectionner en peinture, il entre à l’atelier de Charles Gleyre en 1863, puis rejoint celui d'Alexandre Cabanel l'année suivante. En 1865, il épouse Joséphine Scévole de Barral dont la famille possède un château près de Chambéry. Ils auront trois filles, Eylau, Jeanine et Marcelle. Il s'intéresse alors à l'archéologie et devient membre de la Société d’anthropologie de Paris en 1869. En 1872, il fonde le premier musée d'Aix-les-Bains et publie un ouvrage illustré de ses gravures sur Les armes et les outils préhistoriques reconstitués.

Parallèlement, Ludovic-Napoléon Lepic approfondit sa pratique de graveur et de peintre. Ami intime d'Edgar Degas depuis la fin des années 1850, il participe à la fondation, en 1860, du Cercle de l’union aArtistique (Les Mirlitons). Bien qu'il figure, aux côtés de Degas, Berthe Morisot, Claude Monet, Auguste Renoir, Paul Cézanne et Camille Pissaro, parmi les fondateurs de l'association qui monte la Première exposition des peintres impressionnistes de 1874, ses œuvres restent assez classiques, et les impressionnistes, qui ne l'apprécient guère, finissent par le rejeter. Il revendique toutefois l'invention d'une technique de gravure impressionniste qu'il nomme « L’eau-forte mobile », procédé proche du monotype, qui consiste à varier l'encrage de la plaque de cuivre afin que chaque épreuve soit une œuvre unique2 ; procédé en fait déjà pratiqué par des artistes comme Degas, Félix Bracquemond, Camille Pissarro, ou l'imprimeur Auguste Delâtre3.

Il est élu le 16 janvier 1873 correspondant à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie4,5.

En 1876, il découvre la Côte picarde où il rencontre notamment Francis Tattegrain qu'il initie à la peinture. Il se consacre alors essentiellement à la réalisation de marines et s'installe à Berck pour de longs séjours à partir de 18776. À partir de 1879, il accède à une certaine renommée avec la présentation de 35 œuvres à la galerie la Vie moderne. Deux ans plus tard, il en présente une centaine et, en 1883, le musée des arts décoratifs lui consacre une exposition au Palais de l’Industrie où il présente 150 pièces. En septembre 1882, il est nommé peintre de la Marine7.

Comme Degas, Ludovic-Napoléon Lepic est grand amateur de musique et de danse. Au milieu des années 1880, il crée des costumes pour plusieurs opéras où se produit notamment sa maîtresse, Marie Sanlaville. Il meurt brusquement dans ses bras le 27 octobre 1889.

 

Œuvre

Publications

  • Comment je devins graveur à l'eau-forte, avec un essai historique par Raoul de Saint-Arroman, Paris, Veuve Cadart, 1876.

Notes et références

  1. Didier Rykner, « Ludovic Napoléon Lepic (1839-1889), le Patron », La Tribune de l'Art, 21 octobre 2013. [archive]
  2. L'eau-forte mobile, sur le site d'Andrésy [archive].
  3. Monique Moulène, Les eaux-fortes mobiles du comte Lepic, sur le blog de la Bibliothèque nationale de France, 25 septembre 2013. [archive]
  4. « État des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 » [archive], sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie.
  5. « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie » [archive], sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques - cths.fr.
  6. Les peintres berckois, sur le site du Centre de recherches archéologiques et de diffusion culturelle (CRADC) de Berck-sur-Mer [archive].
  7. Les peintres officiels de la Marine nommés depuis 1830 [archive].

Liens externes