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George Desvallières

 

George Desvallières

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George Desvallières enfant, par Élie Delaunay, coll. part.
Fonctions
Président
Salon d'automne
 
Président
Société de Saint-Jean pour le développement de l'art chrétien
 
Président
Institut de France
 
Biographie
Naissance
14 mars 1861
Paris, France
Décès
5 octobre 1950 (à 89 ans)
Paris, France
Nom dans la langue maternelle
Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre-Desvallières
Nom de naissance
Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre-Desvallières
Pseudonyme
George Desvallières
Nationalité
Drapeau de la France Française
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Académie Julian
Activité
peintre
Famille
Famille Lefebvre des Vallières 
Fratrie
Maurice Desvallières
Enfant
Richard Georges Desvallières
Autres informations
Membre de
Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique (1930)
Académie des beaux-arts (1930)
Mouvement
Ateliers d'art sacré
Maîtres
Tony Robert-Fleury, Jules Valadon, Jules-Élie Delaunay
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur‎
Œuvres principales
Hercule au jardin des Hespérides, L'Ascension du Poilu, Le Christ à la colonne

George Desvallières, pseudonyme d'Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre-Desvallières1, né le 14 mars 1861 à Paris, et mort dans la même ville le 5 octobre 1950, est un peintre français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
  • 3 Élèves
  • 4 Expositions
  • 5 Notes et références
  • 6 Annexes
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Articles connexes
    • 6.3 Liens externes

Biographie

George Desvallières est le fils de Louis Émile Lefebvre-Desvallières, administrateur en chef des Messageries maritimes, et de Marie Legouvé, fille et petite-fille des académiciens Ernest Legouvé et Gabriel-Marie Legouvé. Il est le beau-père du peintre et sculpteur Gérard Ambroselli. Ami d'Ernest Legouvé, le peintre Élie Delaunay est chargé de l’éducation artistique de son petit-fils George. Ensemble, ils visitent le Tessin en 1884. Plus tard, Delaunay le présente à Gustave Moreau. Ce dernier et Delaunay seront les témoins du mariage de George Desvallières et Marguerite Lefebvre en 18902. Élevé dans le sentiment religieux, il étudie à l'Académie Julian à Paris, et dans les ateliers de Tony Robert-Fleury et de Jules Valadon à l'École des beaux-arts de Paris. Il expose des portraits et reçoit des récompenses, mais sa relation privilégiée avec Gustave Moreau l'oriente vers une inspiration mythologique et religieuse.

Il approfondit sa connaissance des Anciens lors d'un voyage en Italie en 1890, et pratique alors un art qui annonce les œuvres de la maturité : noirceur des sujets, violence de la couleur, conception dramatique de la religion. Il expose divers sujets symbolistes : Narcisse en 1901, Orphée en 1902, La Marche à l'Idéal en 1903 et compte parmi les fondateurs du Salon d'automne. Dans la décennie 1900, il se rapproche, sans en faire partie, d'un groupe de jeunes peintres (Lucien Simon, André Dauchez, Charles Cottet, Émile-René Ménard et René-Xavier Prinet), surnommé « La Bande noire » par les critiques d'art car ils rejettent les couleurs claires des impressionnistes. La plupart de ces artistes enseignent à l'Académie de la Palette à Paris.

En 1908, il participe, conjointement avec Maurice Denis et Albert Besnard, à la décoration de l'hôtel particulier de Jacques Rouché, au début de la rue de Prony, près du parc Monceau3.

En 1919, il est le fondateur, avec Maurice Denis, des Ateliers d'art sacré qui ont pour but de rénover l'art religieux, ateliers ambitionnant de fonctionner sur le modèle des corporations du Moyen Âge et promettant de restaurer l'art chrétien. Desvallières s'était consacré aux sujets religieux après la perte d'un fils sur le front, en 1915. Lui-même avait fait la guerre et commandé un bataillon dans les Vosges. Il était commandeur de la Légion d'honneur.

En juillet 1929, il succède à Georges Rouault, qui vient de démissionner du poste de conservateur du musée Gustave Moreau. En janvier 1930, il est élu membre de la section peinture de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique et, en mai, l'Institut de France le choisit pour remplacer son ami René Ménard. L'Association Fra Angelico d'entraide aux artistes le nomme président du comité de direction en 1933. En mars 1934, il signe le manifeste de Jacques Maritain Pour le bien commun, qui prône un christianisme social. L'année suivante, il participe à la fondation de la revue L'Art sacré et à son comité de rédaction. Après la mort de Frantz Jourdain, survenue au cours de l'été 1935, il est élu président du Salon d'automne en 1936. En décembre 1938, il prend position en faveur des nouveaux vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il devient président de l'Institut en janvier 1940, président de la Société de Saint-Jean en 1943 et président d'honneur du Salon d'automne en 1947.

Il s'attaque à divers programmes décoratifs publics ou privés et à des œuvres liées à la Grande guerre : vitraux de l'Ossuaire de Douaumont, église de Pawtucket aux États-Unis, etc.4 Illustrateur de La Princesse lointaine d'Edmond Rostand et de Rolla d'Alfred de Musset, il bénéficiera jusqu'en 1950 des commandes de l'État5.

En 1890, George Desvallières épouse Marguerite Lefebvre (1870-1955), élève de César Franck. Ils auront six enfants : Sabine6 (née en 1891), filleule de Gustave Moreau, Richard (1893-1962)7, Daniel (1897-1915), mort pour la France8, Marie-Madeleine (1908), Monique9 (1911) et France (1915).

Certaines de ses œuvres sont conservées à Paris au musée d'Orsay.

Œuvres dans les collections publiques

  • Arras, cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast : La Nativité et La Résurrection du Christ ;
  • Dijon, musée des beaux-arts de Dijon :
    • Saint Sébastien, 1912, huile sur toile, 65 x 37 cm ;
    • Le Bon Larron, 1909, huile sur toile, 105 x 72 cm ;
  • Paris, musée d'Orsay ;
  • Paris, Petit Palais : En soirée, Madame Pascal Blanchard, (épouse du peintre Pascal Blanchard), 1903, huile sur papier marouflé sur toile ;
  • Pont-du-Gard, chapelle du château de Saint-Privat : frise, peinture murale ;
  • Verneuil-sur-Avre, église Notre-Dame : Le Drapeau du Sacré-Cœur, 1918-1919, huile sur toile ;

Élèves

  • Maurice Rocher (1918-1995)

Expositions

  • Une première rétrospective des travaux de Georges Desvallières est organisée à Paris au Petit Palais du 15 mars au 17 juillet 2016.

Notes et références

  1. AD 75 en ligne, Paris 2, V4E 111, vue 5/21, acte 481.
  2. Le Renouveau de l'art sacré [archive], in Le Monde de la Bible
  3. L'Atelier, bulletin, no 5, Association Le Temps d'Albert Besnard, décembre 2009, (ISSN 1956-2462).
  4. Jean-David Jumeau-Lafond, Les Peintres de l'âme, le Symbolisme idéaliste en France.
  5. Il répondait à l'enquête de Charles Morice en 1905 : « La nature n'a jamais été qu'un moyen de réaliser une pensée ; j'entends par pensée un mouvement de l'âme. »
  6. Religieuse, en 1927 elle prend l'habit des Clarisses de Mazamet sous le nom de « sœur Marie de la Grâce ».
  7. Seine-port.fr [archive]
  8. Voir sa fiche sur Mémoire des Hommes : soldat au 6e bataillon de chasseurs alpins. Né le 12 mai 1897 - Paris (75) - 2e arrondissement et mort le 19 mars 1915 - Le Reichackerkopf (Haut-Rhin).
  9. Elle épouse le peintre Pierre Isorni (1910-1998), frère aîné de l'avocat Jacques Isorni (1911-1995), défenseur à son procès du maréchal Pétain.

Annexes

Bibliographie

  • Pierre Ladoué, Georges Desvallières, peintre et apôtre, Foyer Notre-Dame, Coll. « Convertis du XXe siècle », 12, Bruxelles, 1952.
  • Catherine Ambroselli, sous la direction de, George Desvallières et le Salon d’Automne, Paris : Somogy Editions d'art, 2003.
  • Catherine Ambroselli de Bayser, George Desvallières et Jacques Rouché, in L'Atelier, bulletin, no 5, Association Le Temps d'Albert Besnard, décembre 2009, (ISSN 1956-2462).
  • Catherine Ambroselli de Bayser, George Desvallières et la Grande Guerre, Paris : Somogy éditions d'art, mars 2013.
  • Catherine Ambroselli de Bayser et Priscilla Hornus, George Desvallières, Correspondance 1914-1918, Une famille d'artistes pendant la guerre, Paris : Somogy éditions d'art, novembre 2013.
  • Catherine Ambroselli de Bayser, avec la collaboration de Thomas Lequeu et Priscilla Hornus, George Desvallières, Catalogue raisonné de l'œuvre complet, Paris : Somogy éditions d'art, décembre 2015.

 

Articles connexes

  • Chapelle Saint-Yves (Paris)

Liens externes

  • Notices d'autorité