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Eugène-Casimir Villatte

Eugène-Casimir Villatte

Général_Eugène_Casimir_Villatte


Naissance 14 avril 1770
Longwy
Décès 14 mai 1834 (à 64 ans)
Nancy (Meurthe)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1790 – 1834
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Eylau
Balmaseda
Madrid
Uclès
Talavera
Vitoria
Distinctions Comte de l'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 2e colonne.

Eugène-Casimir Villatte, comte d'Oultremont1, né le 14 avril 1770 à Longwy (actuel département de Meurthe-et-Moselle) et mort le 14 mai 1834 à Nancy (Meurthe), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Général de l'Empire
    • 1.2 Au service du roi
  • 2 Distinctions
  • 3 Notes et références
  • 4 Bibliographie

Biographie

Sous-lieutenant du régiment de Bourbonnais au début de la Révolution française, il en fait les premières campagnes et devient aide de camp de Bernadotte2. Il est colonel, puis général de brigade le 29 août 18032.

Général de l'Empire

Il prend part aux campagnes de 1805 à 1807, est promu général de division après la bataille d'Eylau et défait la division du général Rembow à Spanden, dans le cadre de la bataille de Guttstadt3. Il combat ensuite à Friedland et est envoyé l'année suivante en Espagne, où il contribue à la défaite de Blake et à la prise de Bilbao4. Le 5 novembre 1808, sa détermination sauve sa division et l'issue de la bataille de Balmaseda, malgré la perte d'environ 500 hommes et un canon5, et il participe peu après à la bataille d'Espinosa où son intervention est décisive6. Lors du siège de Madrid il enlève, à la tête de sa division, le château royal du Retiro6. Le 13 janvier 1809, à la bataille d'Uclès, il met en fuite l'aile gauche espagnole retranchée sur les hauteurs d'Uclès7. Il reçoit pour cette action les félicitations du maréchal Victor :

« Votre conduite est celle d'un grand général : il vous fallait d'aussi bons soldats que ceux que vous commandez, pour pouvoir agir ainsi. Votre confiance en eux a été couronnée du plus grand succès. Recevez mes félicitations, et dites à votre division que je vais la citer à Sa Majesté comme le modèle des troupes de son armée d'Espagne8. »

Le général Villatte se distingue ensuite aux combats de Cuenca, de Talavera de la Reina et de Chiclana, et pendant les campagnes de 1812 et de 1813 est chargé du commandement de la réserve. Attaqué à Salamanque le 26 mai 1813 par un corps de cavalerie, il opère sa retraite en bon ordre et assiste un mois plus tard à la bataille de Vitoria. Le 27 février 1814 il combat à Orthez. Il passe ensuite à l'armée du Midi9, puis à celle du Prince Eugène, en Italie, et le 1er mars 1814, il s'empare de Guastalla.

Au service du roi

Il se rallie aux Bourbons à la Restauration, et devient successivement inspecteur général d'infanterie et commandant de différentes divisions militaires. Lors du procès du maréchal Ney, Villatte vote avec le général Claparède « contre » l'incompétence du conseil de guerre du maréchal Jourdan10.

Distinctions

  • Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 2e colonne (l’Arc indique VILLATTE).
  • Grand-croix de la Légion d'honneur11
  • Chevalier de la Couronne de fer11
  • Grand-croix de l'ordre militaire de Charles-Frédéric11
  • Commandeur grand-croix de l'ordre de l'Épée11
  • Commandeur de Saint-Louis

Notes et références

  • À ne pas confondre avec l'illustre famille comtale belge d'Oultremont
  1. Thiébaud et Tissot-Robbe 2011, p. 539

Bibliographie

  • Jean-Marie Thiébaud et Gérard Tissot-Robbe (préf. Jean Tulard), Les Corps Francs de 1814 et 1815, la double agonie de l'Empire : les combattants de l'impossible, L'Harmattan, 2011, 714 p. (ISBN 978-2-296-46370-7, lire en ligne [archive]).
  • Charles Clauteaux, Essai sur l'histoire de Longwy, Verronnais, 1829, 207 p.
  • Claude Laronde, Soult et Wellington dans les Pyrénées (1813-1814) : La retraite des sans-souliers, Princi Negue, 2004, 210 p. (ISBN 978-2-84618-150-1).
  • Frédéric Hulot, Les Grands maréchaux de Napoléon, Paris, Pygmalion, 2013, 1706 p. (ISBN 978-2-7564-1081-4), « Le Maréchal Jourdan ».
  • (en) Francis Loraine Petre, Napoleon's Campaign in Poland 1806-1807, Londres, Lionel Leventhal Ltd., 1976 (1re éd. 1907)
  • (en) Digby Smith, The Napoleonic Wars Data Book, Londres, Greenhill, 1998, 582 p. (ISBN 1-85367-276-9).
  • (en) David Gates, The Spanish Ulcer : A History Of Peninsular War, Pimlico, 1986 (réimpr. 2002), 570 p. (ISBN 0-7126-9730-6, lire en ligne [archive]).
  • « Cote LH/2717/13 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture