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Xavier Paoli

 

Xavier Paoli

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Xavier Paoli en 1911
Nom de naissance François Xavier Paoli
Naissance 14 septembre 1833.
La Porta (France)
Décès 6 juillet 1923 (à 89 ans)
Courbevoie (France)
Nationalité Français
Pays de résidence France
Profession
Commissaire spécial de la police des chemins de fer à la gare de Lyon de Paris
Activité principale
Gardien des chefs d'État sur le sol français
Signature de Xavier Paoli

Xavier Paoli né le 14 septembre 1833 à La Porta en Corse et décédé le 6 juillet 1923 à Courbevoie est un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur et un mémorialiste français.

Sommaire

  • 1 Un policier très politique
  • 2 La protection des souverains
  • 3 Entourage
  • 4 Œuvres
  • 5 Références
  • 6 Bibliographie

Un policier très politique

François Xavier Paoli nait le 14 septembre 1833 à La Porta d'Ampugnani en Corse1 , son père est négociant en huile d'olive. Ce descendant du général Pascal Paoli est apparenté par sa mère au maréchal Horace Sébastiani, originaire du même village2. Grace au docteur Henri Conneau, un fervent bonapartiste il entre en 1865 comme commissaire spécial dans la police des chemins de fer. Plus tard Paoli occultera ces protections.

Son rôle ne se résume pas à la lutte et au renseignement contre les ennemis du Second Empire des légitimistes aux républicains. Il est aussi et surtout chargé de missions liées aux questions italiennes. Parfaitement bilingue Paoli est ainsi en poste de 1869 à 1886 dans divers points de la frontière avec l'Italie notamment dans les gares de Modane et Menton.Il réussit dans ses fonctions et son traitement va passer annuellement de 1 800 à 6 000 francs. Ce rôle d'agent de surveillance internationale lui permet de ne pas souffrir dans sa carrière de l'effondrement du régime impérial et en 1886 il occupe le poste prestigieux de commissaire spécial de la gare de Lyon à Paris avec une rémunération de 10 000 francs par an.

La protection des souverains

À compter de sa nomination à Paris il exerce officiellement la fonction de commissaire délégué auprès des souverains en visite en France afin d'assurer leur sécurité. Il conserve ce poste délicat jusqu'à sa retraite de fonctionnaire en 1909, à l'âge peu banal de 74 ans3 !

Durant cette période il est chargé de la protection directe des souverains étrangers lors des voyages officiels et aussi lors des visites plus officieuses.En cette période de bougeotte dynastique mais aussi d'attentats anarchistes la tâche est difficile, Paoli y réussit parfaitement.

L'homme est petit, toujours élégamment vêtu et se fond dans l'entourage diplomatique ou amical de la haute personnalité en voyage officiel mais aussi en visite privée. À une époque où Paris et la Côte d'Azur sont la villégiature de l'Europe couronnée sa présence démontre que la toute jeune République française sait recevoir les monarques comme la reine Victoria, Édouard VII, le roi d'Italie ou Alphonse XIII d'Espagne. Ceux-ci apprécient et distinguent le policier discret et efficace qui les protège. Aussi Xavier Paoli passe pour l'homme le plus décoré de France.

Comble de gloire lors du jubilé de Victoria il est l'invité personnel de la reine et est logé au palais de Buckingham4 .

Entourage

Xavier Paoli fut à titre privé proche de personnalités politiques comme Gustave Cuneo d'Ornano mais il eut des liens étroits avec Angelo Mariani, l'inventeur du vin à la coca. Le commissaire sut aplanir les difficultés administratives que rencontrait le riche homme d'affaires et lui procurer d'illustres parrainages pour son Album Mariani. Il est vrai que les deux corses étaient parents5.

Xavier Paoli meurt le 6 juillet 19236 après avoir perdu son petit-fils, tué à l'ennemi en 1917, et son fils Jacques, secrétaire général de la préfecture de Police, mort en 1920.

Œuvres

Xavier Paoli après son départ en retraite donna un livre de mémoires, Leurs Majestés, paru chez Ollendorff en 19127. Cet ouvrage qui dévoile anecdotes et petits secrets de la finissante Europe monarchique connut au moins dix-neuf rééditions et reste encore réimprimé périodiquement8. Il a également été traduit en anglais.

Curieusement l'ouvrage spécial que Paoli prépara sur la reine Victoria4 ne parut jamais malgré la popularité de l'auteur et du sujet.

Références

  1. WorldCat, « Affichage de toutes les éditions pour Leurs Majestés » [archive], sur www.worldcat.org, Online public access catalog (consulté le 12 mai 2020), p. 1-2.

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Angelo Mariani (préf. Jules Claretie, grav. A. Brauer, D. Quesnel, H. Sorensen et A. Prunaire), Figures contemporaines, tirées de l'album Mariani : Soixante-dix-huit biographies, notices, autographes et portraits, vol. 4, Paris, Henri Floury, 1889, 242 vues p., 14 vol. ; 28 cm (lire en ligne [archive]), « Xavier Paoli », vues 193-195. 
  • Marcel France, « Notes d’actualité : Le protecteur des souverains », Le Passe-temps et le parterre réunis : littérature, beaux-arts, musique, biographies, nouvelles, Lyon, s.n. « 37e année », no 11,‎ 14 mars 1909, p. 4 col. 1 – 5 col. 1 (ISSN 2133-6245, e-ISSN 2461-9574, lire en ligne [archive], consulté le 12 mai 2020). .
  • Mariani 1889, vue n. .
  • France 1909, p. 4 col. 2.
  • France 1909, p. 4 col. 3.
  • Georges Régnal, « Angelo Mariani », La Nouvelle Revue, Paris, s.n., 4e série, vol. 13 « trente-quinzième année »,‎ mai-juin 1914, p. 222 (lire en ligne [archive], consulté le 16 mai 2020).
  • « Dossier de Légion d'Honneur, feuillet 3 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture.
  • Xavier Paoli (préf. René Lara), Leurs Majestés, Paris, Paul Ollendorff, 1912, 5e éd., XVII-350 p., in-16 (lire en ligne [archive]).