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Ernest Feydeau

 

Ernest Feydeau

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Photographie de Feydeau issue de la collection Sirot.
Biographie
Naissance
16 mars 1821
Paris
Décès
29 octobre 1873(à 52 ans)
Paris
Sépulture
Cimetière de Montmartre
Nationalité
Français
Activités
Écrivain, patron de presse, courtier en bourse, archéologue
Conjoint
Leocadia Zelewska 
Enfant
Georges Feydeau
Parentèle
Alain Feydeau (petit-fils)
Autres informations
Genres artistiques
Roman, archéologie, poésie, mémoires (en)
Portrait de Madame Feydeau par Charles Émile Auguste Durant.

Ernest-Aimé Feydeau, né le 16 mars 1821 à Paris où il est mort le 29 octobre 1873, est un archéologue, écrivain, courtier en bourse et directeur de journaux français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Publications
  • 3 Éditions récentes
  • 4 Notes et références
  • 5 Liens externes

Biographie

Ernest Feydeau est le fils de Thome Feydeau, ancien officier des armées napoléoniennes, qui eut également un autre fils : Alfred-Louis Feydeau (1823-1891). Marié en premières noces, le 8 juin 1847, à Agnès-Octavie Blanqui (décédée le 18 octobre 1859 à Paris, à 32 ans), fille d'Auguste Blanqui, il se remarie le 30 janvier 1861 à Paris avec une juive polonaise considérée comme une femme galante selon la « bonne société » : Léocadie Boguslawa Zelewska (fille de Boguslaw Zelewski et de Louise Rytterband), nièce du vicomte de Calonne chez qui le futur couple s'est rencontré. De ce mariage, naissent deux enfants : Georges (1862-1921) et Valentine, née en novembre 1866, comme l'indique la correspondance de Flaubert avec Ernest Feydeau.

Il s’occupa d’abord de bourse, mais il mordit bientôt à la poésie, avec les Nationales et à l’histoire archéologique par son Histoire générale des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens mais, alléché par le succès de Madame Bovary de son ami Flaubert, il se jeta dans le roman de mœurs légères et se fit une grande notoriété comme romancier, en poussant les situations et les descriptions scabreuses aussi loin que le comportaient les mœurs de son époque1. Il est notamment passé à la postérité grâce à son roman Fanny publié en 1858 : roman sur l’adultère parisienne, comme Bovary l’était de la normande, et la jalousie qui eut un succès de scandale et fut reconnu comme un triomphe du style réaliste annonciateur du naturalisme.

En 1865, Feydeau fonde un journal, L'Époque, dont il est le rédacteur en chef et le propriétaire jusqu'en 1866.

Feydeau écrivit aussi Mémoires d'un coulissier, ouvrage de souvenirs paru en 1873, dont s'est inspiré Émile Zola pour L'Argent2 et qui fut pour lui une importante source d'informations sur la Bourse.

Il comptait parmi ses amis Gustave Flaubert et Théophile Gautier, et aussi les frères Goncourt qui le citent à plusieurs reprises, et le visitent alors qu'il est paralysé à la suite d'une attaque. Il est le père de Diane-Valentine (future amie de Colette), du dramaturge Georges Feydeau, et l'arrière-grand-père d’Alain Feydeau.

Toutefois, le Paris de la médisance3 dit qu'il n'aurait le titre de père qu'en mari complaisant. Il aurait laissé sa très belle femme Léocadie Bogaslawa Zelewska fréquenter le duc de Morny. Cependant, une autre paternité est attribuée à Louis-Napoléon Bonaparte, d'après les aveux qu'aurait faits Georges Feydeau en 1919, selon une histoire que sa mère lui aurait révélée.

Ernest meurt désargenté le 29 octobre 1873 d'une rupture d'anévrisme, il est inhumé au cimetière de Montmartre. Sa veuve convole en secondes noces avec Henry Fouquier. La rue Feydeau n'est pas liée à sa famille.

Publications

  • Les Nationales, Paris, Ledoyen, 1844, 282 p. (ISBN 978-2-01354-810-6, lire en ligne [archive]).
  • Histoire des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens (planches exécutées par Alfred Feydeau et Nicolas-Auguste Leisnier), Paris, Gide et J. Baudry, août 1856, 1re éd., 494 p. (lire en ligne [archive]).
  • Fanny, Paris, Amyot, 1858.
  • Les quatre saisons, Paris, Didier et compagnie, 1858.
  • Alger, Paris, Michel Lévy Frères, 1862.
  • Monsieur de Saint-Bertrand, Paris, Michel Lévy Frères, Paris, 1863.
  • Le Secret du bonheur, Paris, Michel Lévy Frères, 1864. t. 1 [archive] disponible sur Gallica ; t. 2 [archive] disponible sur Gallica.
  • La Comtesse de Chalis, Paris, Michel Lévy Frères, 1868.
  • Théophile Gautier. Souvenirs intimes, Paris, E. Plon et Cie, 1874.
  • Souna. Mœurs arabes, Paris, Calmann Lévy, 1876.
  • Mémoires d'une demoiselle de bonne famille, Bruxelles, Société des bibliophiles, chez Henry Kistemaeckers, 1877.

Éditions récentes

  • Théophile Gautier, souvenirs intimes, Ides et Calendes, 2000.
  • Fanny, éd. Éléonore Roy Reverzy, Honoré Champion, 2001.
  • Alger, Bouchène, 2003.
  • Souvenirs d'une cocodette, écrits par elle-même, éd. Jérôme Solal, Mille et une nuits, 2007.

Notes et références

  1. Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers, Paris, Hachette, 1876, 2096 p. (lire en ligne [archive]), p. 785.
  2. Jean Bouvier, Rothschild : histoire d'un capitalisme familial, Bruxelles, Éditions Complexe, 1992, 343 p. (ISBN 978-2-87027-459-0, lire en ligne [archive]), p. 152.
  3. Agnès de Noblet, Un univers d'artistes : autour de Théophile et de Judith Gautier, Paris, L'Harmattan, 2003, 548 p. (lire en ligne [archive]), p. 130.

Liens externes

  • Notices d'autorité