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Louis-Marie de Belleyme

 

Louis-Marie de Belleyme

Louis_Marie_de_Belleyme_(1787-1862)

Fonctions
Préfet de police de Paris
17 janvier 1828 – 13 août 1829
Prédécesseur Guy Delavau
Successeur Claude Mangin
Député de la Dordogne
4 juillet 1829 – 16 mai 1830
Élection 4 juillet 1829
Législature IVe
Prédécesseur Jean d'Abzac
4 novembre 1837 – 24 février 1848
Élection 4 novembre 1837
Réélection 2 mars 1839
9 juillet 1842
1er août 1846
Législature IVeVeVIe
Député de la Seine
28 septembre 1831 – 25 mai 1834
Élection 28 septembre 1831
Législature IIe
Prédécesseur Casimir Perier
Biographie
Date de naissance 16 janvier 1787
Lieu de naissance Paris
Date de décès 25 février 1862
Lieu de décès Paris

Louis-Marie de Belleyme est un juriste et homme politique français né à Paris le 16 janvier 1787 et mort dans la même ville le 25 février 1862. Il fut l'avant-dernier préfet de police de Charles X.

Sommaire

  • 1Biographie
    • 1.1Jeunesse
    • 1.2Débuts sous la Restauration
    • 1.3Ralliement à la monarchie de Juillet
    • 1.4Fin de carrière
  • 2Famille
  • 3Décorations et honneurs
  • 4Sources
  • 5Notes et références
  • 6Liens externes

Biographie

Jeunesse

Louis Marie Maurice de Belleyme voit le jour à Paris le 16 janvier 1787. Issu d'une famille du Périgord, il est le fils de Pierre de Belleyme, un officier du génie, chef de la division topographique aux archives et collaborateur de Cassini.

Élève au collège des Quatre-Nation, puis de l'académie de législation, il est reçu avocat à Paris le 17 juillet 1807. Il s'avère être un improvisateur habile et d'un talent oratoire certain. Plein de tact et de maîtrise, il excelle dans son art. Il débute dans la magistrature sous la Restauration, comme substitut du procureur du roi à Corbeil le 28 novembre 1814.

Débuts sous la Restauration

Après avoir fait ses preuves, il devient successivement conseiller auditeur à la Cour royale de Paris, en 1815, procureur du roi à Pontoise, en 1816, à Versailles, en 1819, juge d'instruction et vice-président du tribunal de la Seine, en 1824, ainsi que procureur du roi au même tribunal, en 1826.

Louis-Marie de Belleyme est décoré de la Légion d'honneur, le 1er août 1821. Il est candidat aux élections du 17 novembre 1827, dans l'arrondissement de Périgueux, il est battu.

En novembre 1827, il fait preuve d'indépendance et de fermeté en prenant des sanctions à l'encontre des gendarmes qui avaient fait preuve de violences excessives lors de la fusillade de la rue Saint-Denis. Cette prise de position attire l'attention du nouveau cabinet Martignac. Ce dernier le nomme, le 17 janvier 1828, préfet de police.

Médaille célébrant Louis-Marie de Belleyme, « député de la Seine, fondateur de la maison de refuge ».

Dès sa prise de fonctions, il abolit l'espionnage politique et donne un uniforme aux agents de la police secrète. Il aménage et réglemente les services de la voirie, des étalages, de la police des spectacles, des voitures de place et des approvisionnements. Il organise le corps des sergents de ville et fait établir les omnibus. Il travaille à l'extinction de la mendicité en créant notamment des maisons de refuge.

Portrait de Louis-Marie de Belleyme, par Charles Jalabert (1857).

Il est élu député et entre à la Chambre le 4 juillet 1829, par le collège du département de la Dordogne. Malgré les regrets du roi Charles X, il donne sa démission de son poste de préfet de Police. Il est nommé président du tribunal civil de la Seine le 13 août 1829, ce qu'il reste pendant 28 ans, jusqu'à sa première retraite à 70 ans en 1857. À la Chambre, il siégea au centre droit, et ne signa pas l'adresse des 221. Après la dissolution de la Chambre, il n'est pas réélu.

Ralliement à la monarchie de Juillet

Après les Trois Glorieuses, on le retrouve chef de bataillon dans la 7e légion de la Garde nationale de Paris. Il se présente aux élections du 5 juillet 1831, mais échou. Mais le 28 septembre suivant, il est élu dans la Seine en remplacement de Casimir Perier. Il échoua de nouveau en 1834 et 1837, mais il est élu le même jour en Dordogne, il sera réélu jusqu'en 1848, sans interruption.

Fin de carrièr

À sa première retraite en 1857, le gouvernement impérial le nomme le 29 décembre 1856 conseiller à la Cour de Cassation. À 75 ans, il est admis pour la deuxième fois à la retraite le 19 janvier 1862, un mois avant sa mort.

Louis-Marie de Belleyme meurt à Paris, la ville qui l'avait vu naître, le 25 février 1862, à l'âge de 75 ans. Il est enterré au Père-Lachaise.

On lui doit des notes et plusieurs ouvrages de jurisprudence, notamment, des Ordonnances sur requêtes et sur référés selon la jurisprudence du tribunal en première instance du département de la Seine, un recueil de formules, suivies d'observations pratiques.

Famille

Louis-Marie de Belleyme épousa en 1813 Amélie Guyot de Villeneuve (1797-1861), d'une ancienne famille parisienne qui avait donné plusieurs échevins à la capitale, tante de Gustave Guyot de Villeneuve, fille de François Guyot de Villeneuve (1766-1848), propriétaire du domaine des Prés et de l'hôtel d'Hallwyll, et de Charlotte Goblet (1775-1851). Ils eurent deux fils :

  • Pierre Louis Charles (1814-1871), qui épousa Augustine Marie Adèle Bessirard de La Touche (1822-1899) ;
  • Charles Adolphe (1818-1864), qui épousa en 1845 Jeanne Eugénie Borderes (1826-1846).

Décorations et honneurs

Commandeur de l'ordre royal de la Légion d'honneur. Sous-officier de l'ordre de l'Aigle rouge.
  • Légion d'honneur :
    • Chevalier (1822) ;
    • Officier (1828) ;
    • Commandeur (1837) ;
  • Sous-officier de l'ordre de l'Aigle rouge (1830).

Dès 1865, plusieurs rues du 3e arrondissement de Paris ont été regroupées pour former la rue Debelleyme.

Source

  • « Louis-Marie de Belleyme », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

Notes et références

  1. ↑ Les amis & passionnés du père Lachaise [archive].
  2. ↑ Société française d'histoire de la police [archive].
  3. ↑ Il échoua par 60 voix contre 145 données à l'élu, Jean-Joseph de Verneilh, et 72 au comte de Beaumont.
  4. ↑ Il est élu par 116 voix sur 160 votants et 293 inscrits, contre 31 voix à Thomas-Robert Bugeaud, en remplacement de Jean d'Abzac.
  5. ↑ Il échoue par 40 voix contre 98 données à l'élu, Alexandre de Garraube.
  6. ↑ Il échoue par 189 voix contre 405 données à l'élu, Alexandre de Laborde, et 146 à Louis Bérard.
  7. ↑ Il échoue cette fois par 402 voix coutre 501 à l'élu, M. Moreau.
  8. ↑ Il est élu par le sixième corps électoral de la Dordogne avec 159 voix sur 292 votants et 394 inscrits.
  9. ↑ Le même collège le réélit successivement :
    • le 2 mars 1839, par 195 voix sur 347 votants, contre 130 pour Jean Antoine Ducluzeau, candidat de l'opposition ;
    • le 9 juin 1842 par 197 voix sur 372 votants et 457 inscrits, contre 103 à Jean Antoine Ducluzeau ;
    • et enfin le 1er août 1846 par 251 voix sur 426 votants et 509 inscrits, toujours contre Jean Antoine Ducluzeau, 131 voix, et aussi M. Duburguet.
  10. ↑ Geneanet.org [archive].

Liens externes