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Nicolas-René Berryer


Nicolas-René Berryer

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Fonctions
Garde des sceaux de France
15 octobre 1761 - 15 août 1762
Secrétaire d'État de la Marine
31 octobre 1758 - 13 octobre 1761
Lieutenant général de police
1747-1757
Claude Henri Feydeau de Marville
Henri Léonard Jean-Baptiste Bertin
Intendant de la généralité de Poitiers
1743-1748
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
4 mars 1703
Paris
Décès
15 août 1762
Versailles
Nationalité
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Activités
Juriste, homme politique, avocat
Famille
Famille Berryer
Conjoint
Catherine Madeleine Jorts de Fribois (1738)
Enfant
Marie-Élisabeth Berryer 

Nicolas-René Berryer, comte de La Ferrière, est un magistrat et homme politique français né à Paris le 4 mars 1703 et mort à Versailles le 15 août 1762.

Lieutenant général de police (1747-1757) puis secrétaire d'État de la Marine (1758-1761), il fut garde des sceaux de France (1761-1762) sous le règne de Louis XV.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Notes et références
  • 3 Voir aussi
    • 3.1 Sources et bibliographie
    • 3.2 Articles connexes
    • 3.3 Liens externes

Biographie

Nicolas-René Berryer est le fils de Nicolas Berryer, procureur général du Grand Conseil, et d'Élisabeth Nicole Ursule d'Arnollet de Lochefontaine. D'abord avocat général aux requêtes de l'hôtel, il devient en 1728 avocat général des brevets, puis, en 1731, conseiller à la cinquième chambre des enquêtes du Parlement de Paris.

En 1738, il épouse une riche héritière, fille de fermier général, Catherine-Madeleine Jorts de Fribois. Belle, aimable et spirituell, elle contribua à l’avancement de son mari aux plus hauts emplois par la faveur dont elle jouissait à la cour. En 1739, celui-ci devient maître des requêtes puis président du Grand Conseil avant d'être nommé intendant du Poitou (1743-1747).

Ami de Madame de Pompadour à laquelle il devait son élévation et à qui, pour lui plaire, il lui cachait les plaintes dont elle était l'objet, en même temps qu’il livrait à sa curiosité tous les secrets de son poste, celle-ci le fait nommer lieutenant général de police lorsqu'elle devient la maîtresse en titre de Louis XV. Il occupe cette fonction de mai 1747 à octobre 1757. Chargé de protéger les relations entre le roi et sa favorite, il crée un « cabinet noir », afin de surveiller la correspondance confiée à la poste. On attribue à ce service la disgrâce de nombreux ennemis de la marquise de Pompadour, notamment le comte de Maurepas et le comte d'Argenson. Pour autant, il se révèle incapable d'identifier les auteurs des libelles haineux répandus contre la favorite.

Selon Hervé Clérel de Tocqueville, Berryer était un homme dur, hautain, grossier, avec beaucoup d'ignorance et encore plus de présomption et d'entêtement. Sa brutalité lui vaut la haine du peuple de Paris qui l’appelait « le vilain M. Beurrier », et voulait le massacrer. Un jour que le Premier président l'avait convoqué au Parlement, il déclara qu'il ne pourrait traverser Paris, car la populace avait juré de le tuer et de lui manger le cœur.

Le 1er novembre 1758, toujours grâce à la protection de Madame de Pompadour, et avec l'appui de Choiseul et du maréchal de Belle-Isle, il est nommé secrétaire d'État de la Marine. Peu soucieux de seconder les projets de débarquement en Angleterre du secrétaire d'État de la Guerre, il s'attache surtout à réformer son administration. Avec sa brutalité coutumière, il s'efforce de réprimer les abus qu'il croit discerner dans l'administration du Canada. Il travaille à un projet de Cour d'enquête, qui aurait été compétente pour statuer sur les réclamations contre son département pour raison de fraudes et de majoration de prix, ainsi pour punir les concussionnaires, impliqués dans les malversations et autres irrégularités survenues au Canada.

Le 13 octobre 1761, Louis XV le remplace par Choiseul et, pour ne pas le renvoyer, le nomme garde des sceaux de France, fonction qu'il occupe jusqu'au 15 septembre 1762.

Sa fille unique, Marie-Élisabeth, épouse le 4 septembre 1758 Chrétien François de Lamoignon de Basville, qui devient garde des Sceaux en 1787, prend parti pour la première Révolution Française, arme une compagnie de gardes nationaux mais sera pourtant guillotiné en 1793. Après son veuvage, Marie Elisabeth, mère du comte Molé, ministre sous Louis Philippe, fonde une congrégation religieuse, la Charité Saint Louis, qui existe encore de nos jours (voir Elisabeth Dufourcq. Les Aventurières de Dieu. Perrin Tempus 2011)

Notes et références

  • Peter Allan, Alan Dainard, David Smith et Jean Orsoni, Correspondance générale d'Helvétius, t. 4, University of Toronto Press, 1998, 406 p. (ISBN 978-0-80204-285-9, ISSN 0082-5336), p. 296
  1. Henry Buisson, La police : son histoire, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1958, 446 p. (lire en ligne [archive]), p. 61.

Voir aussi

Sources et bibliographie

  • Robert Shackleton, « Deux policiers au XVIIIe siècle : Berryer et d’Hémery », Thèmes et figures du siècle des Lumières : mélanges offerts à Roland Mortier, Raymond Trousson (dir.), Genève, Droz, 1980, p. 251-258.
  • Jean-Philippe Zanco, Dictionnaire des Ministres de la Marine (1689-1958) [archive], S.P.M. Kronos, Paris 2011.

Articles connexes

  • Histoire de la marine française
  • Lieutenant général de police
  • Liste des Secrétaires d'État à la Marine (France)
  • Liste des ministres français de la Marine et colonies
  • Liste des ministres français de la Justice
  • Route de la Révolte

Liens externes