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Max Leenhardt

 

 
Max Leenhardt

Max_Leenhardt

Biographie
Naissance
2 avril 1853


Montpellier

Décès
15 mai 1941

(à 88 ans)
Clapiers

Sépulture
Cimetière protestant de Montpellier
Nom de naissance
Michel Maximilien Leenhardt
Nationalité
Français
Formation
École supérieure des beaux-arts de Montpellier Méditerranée Métropole
Beaux-Arts de Paris
Activité
Peintre
Autres informations
Maître
Alexandre Cabanel
Grab Max Leenhardt.jpg
Vue de la sépulture.

Michel Maximilien Leenhardt dit Max Leenhardt, né à Montpellier le 2 avril 1853 et mort le 15 mai 1941 à Clapiers, est un peintre français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Galerie
  • 3 Œuvres dans les collections publiques
  • 4 Ouvrages illustrés par Max Leenhardt
  • 5 Expositions
  • 6 Hommages
  • 7 Références
  • 8 Voir aussi
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Filmographie
    • 8.3 Liens externes

Biographie

Max Leenhardt, né le 2 avril 1853 à Montpellier (Hérault) dans la maison familiale sise rue Saint-Guilhem à Montpellier (Hérault) et mort dans la propriété familiale le 15 mai 1941 à Clapiers (Hérault). Il est le deuxième d'une famille de huit enfants dont le père Abel Leenhardt est gestionnaire de la banque Castelnau-Leenhardt1.

Durant son enfance montpelliéraine, il rencontre régulièrement son cousin éloigné Frédéric Bazille, de dix ans son aîné2, avec lequel il parcourt les propriétés familiales où y dessiner3.

Il entre en 1872 à l'école des beaux-arts de Montpellier, dans l'atelier d'Ernest Michel4.<! et d'Auguste Baussan. En 1872, un an après la mort de son père, il effectue un voyage en Autriche où il exécute des dessins et se lie d'amitié avec Preindelsberger. En 1874, il se rend à Paris pour préparer le concours d'admission à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Cabanel. Il est admis officiellement aux Beaux-Arts le 20 mars 18775. À Paris, il retrouve son cousin Eugène Burnand à l'Hôtel de Nice, une sorte de pension de famille située au 3 rue des Beaux-arts6. Il se lie d'amitié avec une bande de peintres suisses (Charles Giron, Charles de Beaumont, Ernest Biéler, Léo-Paul Robert, Théophile Bischoff.7, Jules Girardet, Léon Girardet, Alfred Van Muyden, Henry de Rodt, et Ferdinand Holder et d'artistes académiques dont Paul-Albert Bartholomé.

Suite à un hiver rigoureux, Max Leenhardt prend une chambre-atelier dans l'arrière cour de l'Hôtel de Nice8 plus facile à chauffer, où il accueille ses nouveaux amis.

Chaque été à la fin des enseignements, il regagne les terres montpelliéraines9. Ce rythme restera inchangé jusqu'en 1893 (où il s'installe définitivement sur Montpellier après le décès de son épouse Marie Castan.

En 1877, l’étudiant commence à exposer au Salon de la Société artistique de l’Hérault10 proposant un Autoportrait (actuellement conservé dans une collection privée. Et dès 1879, il propose des œuvres au Salon des artistes français, et ceci jusqu'à quasiment la fin de sa vie11.

En 1877, il voyage en Normandie avec le peintre Evert van Muyden et visite le mont Saint Michel, ainsi que Dinan en Bretagne.

En 1880-1881, il voyage en Europe, puis séjourne quelques mois à Constantinople12; À son retour il passe par Le Caire, Le Pirée avant de débarquer à Marseille et de regagner Montpellier. Lors de son séjour à Constantinople, où il se lie d'amitié avec le peintre ottoman Osman Hamdi Bey.

Il épouse en 1890 Marie Castan, fille d'Alfred Castan, professeur à la faculté de médecine de Montpellier1,13. De leur union naissent deux fils : Jean (1891-1967) et Georges (1893-1962)9.

Il participe activement à des commandes officielles de décors de bâtiments publics (mairies, théâtres, gare…) dont notamment le buffet de la gare de Lyon à Paris dans le cadre de l'exposition universelle de 1900.

Durant les années 1900-1922, il brosse une série de portraits des professeurs de l'université de Montpellier en médecine, pharmacie et droit14.

Une facette de son œuvre est d'inspiration religieuse protestante9, avec des sujets tels que Prêche au Désert (Mialet, Musée du Désert) ou Prisonnières huguenotes à la Tour de Constance ; elle a fait l'objet d'une exposition en 2011 à Alès15.

Max Leenhardt meurt le 15 mai 1941 à Clapiers16. Il est inhumé au cimetière protestant de Montpellier17.

Galerie

Œuvres dans les collections publiques

France
  • Mialet, Musée du Désert :
    • Le Prêche au Désert ;
    • Fuite des protestants à la révocation de l'édit de Nantes en 1685.
  • Montpellier :
    • Faculté de médecine14 :
      • Déjeuner sur l'herbe d'étudiants devant la cathédrale de Maguelonne, vers 188418 ;
      • Portrait d'Alfred Castan, 1890 ;
      • Portrait de Joseph Marie Eugène Grasset, 1920 ;
      • Portrait de Paul Louis André Kiener ;
      • Portrait de Georges Rauzier ;
      • Portrait d'Eugène Derrien ;
      • Portrait d'Albert Mairet ;
      • Portrait d'Étienne Leenhardt ;
      • Portrait de Joseph Vires.
    • Musée Fabre :
      • Vue de Montpellier depuis Castries, vers 1920 ;
      • Le Grand Olivier.
      • Prisonnières huguenotes à la tour de Constance, Aigues-Mortes, 1892.
      • Dans les vignes (esquisse)
      • Grappillage (esquisse)
      • Effet de soleil sur les gerbes
      • Aube en garrigue
      • Étude pour "Le prêche au désert"
      • Portrait de Madame Jourdain
      • La source
      • Le berger
      • Champs d'avoine
      • Paysage à Clapiers
      • Le Grappillage en Languedoc
      • Elle a donné sa vie
      • Portrait de Georges d'Albenas
    • Université Montpellier-II, Institut de botanique : Portrait de Charles Flahaut.
  • Paris, gare de Lyon, restaurant Le Train bleu, salle dorée : La Meije, 1900.
Roumanie
  • Bucarest, musée national d'Art de Roumanie : Les Martyrs de la Réforme, fragment d'un dessin à la plume.

Ouvrages illustrés par Max Leenhardt

  • Collectif, Présences, Paris, Librairie Plon, 1945.

Expositions

  • Michel Maximilien Leenhardt et Jean Aristide Rudel, galerie Hambursin-Boisante à Montpellier, du 19 septembre au 20 octobre 2007.
  • Max Leenhardt, octobre 2011, château d'Assas et musée du Vigan, commissariat de Numa Hambursin.
  • Les Camisards, entre fuite et clandestinité, musée du Colombier à Alès, du 8 mars au 28 mai 2012.
  • Le XIXe siècle, un âge d'or de la peinture montpelliéraine, juin 2017, Espace Dominique Bagouet, Montpellier, commissariat de Numa Hambursin
  • Max Leenhardt (1853-1941), Patriarche et vagabond19, été 2020, Espace Culturel L. Durell, Sommières, commissariat de Numa Hambursin

Hommages

  • Une place de Montpellier porte son nom, ainsi qu'un escalier Leenhardt au musée Fabre

Références

  • Lionel Dumond, « La descendance de Louis-Michel Castelnau : formation et reproduction d’une élite montpelliéraine au XIXe siècle », Annales du Midi, vol. 120, no 63,‎ 2008, p. 379-398 (lire en ligne [archive], consulté le 10 juillet 2020).
  1. Hambursin, Numa., Max Leenhardt (1853-1941) : patriarche et vagabond (ISBN 978-2-35698-190-5 et 2-35698-190-X, OCLC 1190722648, lire en ligne [archive])

Voir aussi

Bibliographie

  • Collectif, Le Train Bleu, Paris, éditions Presse Lois Unis Service, 1990, 114 p. (ISBN 978-2-9085-5701-5)
  • Louis Dulieu, La Médecine à Montpellier, tome 4 : De la première à la 3e République, 2e partie, Avignon, LPU, 1990 (ISBN 978-2-9500-2410-7).
  • Philippe Kaenel, Eugène Burnand : la peinture d'après nature, 1850-1921, Yens sur Morges, Éditions Cabedita, 2006, 302 p. (ISBN 978-2-8829-5469-5).
  • Numa Hambursin :
    • Max Leenhardt, Une collection d’œuvres, catalogue de l'exposition au Château d'Assas, Le Vigan, octobre 2011.
    • Max Leenhardt, Artcurial, Toulouse, décembre 2015.
    • Max Leenhardt (1953-1941), Patriarche et Vagabond, 2020 (ISBN 978-2-35698-190-5)
  • Isabelle Laborie :
    • « Vendanges et peinture languedocienne. Max Leenhardt, illustrateur du renouveau de la viticulture », 2019, [présentation en ligne [archive]], [lire en ligne [archive]].
    • Max Leenhardt (1853-1941) : vie et œuvres, DEA d'histoire de l'art, université Paul Valéry-Montpellier III, 1995.
    • « Schiste et réalisme pictural. Max Leenhardt : le peintre de la vérité », 2013, [lire en ligne [archive]].
    • « Sur les pas d'Alexandre Cabanel. Max Leenhardt : Le meurtre au village (1881) », 2016, [lire en ligne [archive]].
    • L’œuvre, reflet d'un milieu : Michel-Maximilien Leenhardt, dit Leenhardt (1853-1941), Thèse de doctorat, Université Toulouse-Jean-Jaurès, 2019 [lire en ligne [archive]].

Filmographie

  • Béatrice Malige-Dufrenne, Faire la guerre à la guerre (notice BnF no FRBNF44262222).

Liens externes