Régis Emmanuel
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Emmanuel Régis
| Naissance |
Auterive |
|---|---|
| Décès |
(à 63 ans)
Bordeaux |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Faculté de médecine de Toulouse
|
| Activités |
Neurologue, médecin, professeur d'université, psychiatre
|
| A travaillé pour |
Université de Bordeaux (-
|
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Emmanuel Régis, né le à Auterive (Haute-Garonne) et mort à Bordeaux (Gironde) le , est un neuropsychiatre français, professeur à la faculté de médecine de Bordeaux, où il est le premier titulaire de la chaire de clinique des maladies mentales. Il a été un des fondateurs français de la psychiatrie légale et militaire, et son Précis de psychiatrie a eu une diffusion internationale.
Biographie
Emmanuel Jean Baptiste Joseph Régis, dit Emmanuel Régis, est né le à Auterive (Haute-Garonne) et mort à Bordeaux (Gironde) le ]. Il est le fils de Louis Régis, docteur en médecine, et de Marie Joséphine Gabrielle Apollonie Fornier de Lachaux[. Son frère aîné est colonel d'artillerie et écrivain militaire, et son frère cadet est normalien et mathématicien[. Il se marie à Pamiers (Ariège) avec Raymonde Henriette Marie Fournié (1856-1940).
Formation médicale
Emmanuel Régis prépare son baccalauréat à Paris dans un établissement religieux des frères de la rue Saint-Antoine où avait également été formé son oncle le chanoine Régis]. Il effectue ses études de médecine à la faculté de Toulouse, où il est lauréat de l'École de Médecine[. Il poursuit son formation médicale à Paris avec le statut d'externe des hôpitaux[]. Il est orienté vers la psychiatrie par un cousin, le Dr Linas, ancien interne à l'asile de Charenton et inspecteur des asiles de la Seine[. Régis devient interne des Asiles de la Seine initialement à l'asile de Ville-Évrard, puis à partir de 1879 dans la clinique de pathologie mentale et des maladie de l'encéphale du Pr Benjamin Ball (1833-1893) à l'asile Sainte Anne (Paris). Il est ensuite chef de clinique de 1881 à 1882 dans ce même service]. Benjamin Ball, titulaire de la première chaire française des maladies mentales, est lui même l'élève de Ernest-Charles Lasègue (1816-1883) et de Jacques Joseph Moreau de Tours (1804-1884), connu pour son traité "Du hashish et de l'aliénation mentale". Ball a une influence importante sur Emmanuel Régis, notamment concernant son approche médicale de la psychiatrie, fondée sur l'importance des facteurs biologiques et héréditaires dans l'étiopathogénique des maladies psychiatriques.
Pendant son internat, Emmanuel Régis est Lauréat de la Société médico-psychologique et obtient le prix Esquirol (1879) et le prix des Annales médico-psychologiques (1880) pour une étude publiée en 1878 sur « La dynamique ou l'exaltation fonctionnelle au début de la paralysie générale progressive ». Il soutient en 1880 sa thèse de médecine sur La folie à deux ou folie simultanée], dont le titre fait écho au terme diagnostique de délire à deux employé pour la première fois par le psychiatre français Jules Falret en 1877. Cette thèse sera récompensée par le prix Baillarger.
Carrière hospitalière et universitaire
Après son internat, Emmanuel Régis est pressenti en 1881 sur le poste de médecin-chef de l'asile de femmes à Bailleul (Nord), mais il est récusé à cause d'une lettre de diffamation anonyme envoyée au sénateur. Cette lettre de dix pages conteste sa légitimité en l'accusant d'incompétence médicale (il aurait échoué à diagnostiquer un kyste hydatique du foie lors d'un examen facultaire), et en affirmant que ses promotions successives auraient été obtenues grâce à des appuis familiaux. Cet épisode était avant tout lié à des motivations idéologiques. L'auteur de la lettre anonyme écrit que Régis n'est pas républicain, et dénonce les liens de sa famille avec le parti clérical, au sein duquel son père aurait été très actif, en soutenant la tentative de coup d'État du 16 mai 1877 par Mac Mahon. Les contemporains de Régis imputent sa récusation aux relations conflictuelles entre le Pr Benjamin Ball dont Régis est l'élève, et Valentin Magnan, également aliéniste à l'hôpital Sainte-Anne]. La rivalité entre les médecins aliénistes des hôpitaux psychiatriques et les médecins neuropsychiatres des hôpitaux généraux pourrait aussi être en cause. Un épisode similaire opposera à Bordeaux pour le concours de l'agrégation l'élève de Régis, le neuropsychiatre Jean Abadie, au psychiatre asilaire Charles Perrens].
Emmanuel Régis accepte en 1882 un poste dans à la maison de santé de Castel d'Andorte située au Bouscat dans la proche banlieue de Bordeaux]. Cet établissement psychiatrique privé a été créé en 1845 par le Dr Desmaisons (1813-1900), élève de Jean-Étienne Esquirol. Un élève de Régis, le Dr Jean-Gaston Lalanne, succède au Dr Desmaisons en 1894 en tant que médecin-directeur de l'établissement.
Récamier Joseph Claude Anthelme Marie
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Joseph Claude Anthelme Marie Récamier
| Naissance |
6e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans)
15e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Joseph Claude Anthelme Marie Récamier
|
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Médecin
Explorateur |
| Famille |
Joseph Récamier
Juliette Récamier |
| Père |
Étienne Récamier
|
| Conjoint |
Geneviève Jeanne Marie Dubois
|
| Enfant |
Jacques Récamier
|
| Parti politique |
Action française
|
|---|---|
| Distinction |
Prix d'Académie ()
|
Joseph Claude Anthelme Marie Récamier, né le dans le 6e arrondissement de Paris et mort le dans le 15e arrondissement de Paris[], est un chirurgien, explorateur et militant de l'Action française.
Famille
Son grand-père est Joseph Claude Anthelme Récamier, chirurgien et médecin de Charles X et cousin de Juliette Récamier]. Il est le fils d'Étienne Récamier, avocat et publiciste.
Le , il épouse Geneviève Jeanne Marie Dubois, née à Versailles le , dont le père était président du Conseil administration des forges et aciéries de Montataire].
Carrière médicale
En 1884, il est reçu comme interne des Hôpitaux de Paris, puis passe aide d'anatomie en 1886 et devient docteur en médecine en 1889 après avoir présenté sa thèse sur les Rapports du rein[].
En 1888, il cofonde l'hôpital Saint-Michel de Paris et en devient le directeur[].
Il devient le « médecin des princes »] en se mettant d'abord au service du comte de Paris et de la famille royale.
Le , il est nommé membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
Explorateur et militant royaliste
Lorsque le comte de Paris décède en 1894, Philippe d'Orléans le prend comme médecin de son bord dans ses croisières et comme compagnon de route dans ses voyages]. Il le suit dans ses différentes expéditions en Europe, Syrie, Palestine, au Groenland en 1905, à la mer de Kara en 1907, à la Terre François-Joseph en 1909, aux Indes, le Turkestan en 1912 et l'Afrique. Le récit de ses voyages est narré dans L'Âme de l'Exilé dans lequel il explique comment le prétendant au trône de France tente de « triompher de la nostalgie d'une inactivité qui lui est imposée » en vertu de la loi d'exil[. Joseph Récamier contribue aussi comme naturaliste à remplir une galerie du Muséum d'histoire naturelle.
Lors des élections législatives de 1924, il se présente sur la liste de « Réconciliation et d'Action nationales » de l'Action française et l'Union nationale révisionniste dans le département de la Seine]. Joseph Récamier est demeuré un intermédiaire privilégié entre la famille royale et l'Action française.
Obsèques
Il décède le à l'hôpital Saint-Michel. De nombreuses personnalités de l'Action française, du corps médical et militaire lui rendent hommage pour ses services rendus]. Ses obsèques sont célébrées en l'église Saint-Sulpice le .
Récamier Joseph
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Joseph Récamier
| Naissance |
Cressin-Rochefort |
|---|---|
| Décès |
(à 77 ans)
Ancien 11e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Gynécologue, chirurgien, professeur, médecin
|
| Famille |
Juliette Récamier
Joseph Récamier |
| Enfants |
Étienne Récamier
Maximilien Récamier |
| A travaillé pour |
Collège de France (-
|
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur
|
Joseph, Claude, Anthelme Récamier (1774-1852) est un chirurgien français, professeur au Collège de France, créateur de la gynécologie médicale et chirurgicale moderne.
Biographie
Joseph Récamier naquit, le , à Cressin-Rochefort dans le Bugey, région du sud-est du département de l’Ain, où son père était notaire royal[] ; son cousin, Jean Anthelme Brillat-Savarin, auteur de l'ouvrage Physiologie du goût, fut son parrain. La famille Récamier faisait partie de la bourgeoisie et plusieurs de ses membres furent magistrats, notaires, médecins dont Anthelme Récamier (1745-1791), chirurgien à Belley, tout comme son père et son grand-père. Par ailleurs, Jacques-Rose Récamier (1751-1830)[] qui épousa en 1793 Jeanne Françoise Julie Adélaïde Bernard dite Juliette, la très célèbre Juliette Récamier (1777-1849), descend de la même lignée. À l'âge de 8 ans, Joseph Récamier fut confié à son oncle Jean-Claude Récamier, curé de Villebois qui lui enseigna le latin et lui donna une éducation rigoureuse en rapport avec ses origines familiales. Il termina ses humanités au collège de Belley, où il fut le condisciple d'Anthelme Richerand avant d’entrer en 1791 dans un cabinet de procureur, où il devait s’initier au Droit, dans la perspective de prendre la succession de son père. Il n’y resta que peu de temps et avec l’accord paternel, il s’orienta vers la médecine : il entra à l’hôpital de Belley dans le service de son cousin et homonyme, le docteur Anthelme Récamier, qui dirigeait le service de chirurgie ; il s’initia rapidement aux données de l’anatomie et il se fit remarquer pour son application. Il reçut également les enseignements des docteurs Gonet et Tenant.
En 1793, Récamier fut réquisitionné comme chirurgien auxiliaire de troisième classe dans le Service de Santé de l'armée des Alpes et envoyé en mission à Lyon pour prendre en charge les blessés du soulèvement de Lyon contre la Convention nationale ; à l’issue de ces événements, il fut envoyé à l’hôpital de Bourg-en-Bresse et c’est là qu’il rencontra Marie François Xavier Bichat avec qui il se lia d’amitié et les deux étudiants étudièrent l’anatomie ensemble pendant quelques mois. À la suite d'une nouvelle réquisition, il demanda à être affecté dans l’Armée de Mer et envoyé à Toulon.
Il embarqua aussitôt sur la corvette Labrune puis sur un vaisseau de quatre-vingt canons le Ça-Ira (anciennement La Couronne) : nommé aide-major, il fut désigné pour occuper le poste de second chirurgien puis premier-aide major. En , la flotte française fut impliquée dans la bataille de Gênes : après un combat héroïque, le Ça-Ira fut capturé par les Anglais et son équipage interné en Corse, à Saint-Florent[]. Récamier y soigna non seulement ses compagnons d’infortune mais aussi la population de l’île, qui lui fit des propositions pour qu’il s’y installe définitivement. Finalement, il fut échangé contre un chirurgien–major britannique et il put regagner Toulon en .
Cette période fut, pour Joseph Récamier, particulièrement éprouvante et, dans les lettres qu’il écrivit à son père, il se plaindra plusieurs fois d’avoir faim et d’être dans le dénuement le plus complet ; malgré ces privations, il poursuivit avec détermination l’approfondissement de ses connaissances et il participa au concours pour une place d’élève à l’Hôtel-Dieu de Lyon, en : il avait pu se libérer des contraintes militaires, grâce à l’intervention de Dominique Larrey.
Son mérite était déjà si bien reconnu qu'il fut presque aussitôt désigné comme médecin suppléant de l’Hôtel-Dieu de Paris, puis, le , il remplaça Joseph Bourdier[] avant de devenir, le , médecin chef, fonction qu'il assurera pendant quarante années.
Chargé d’un service important, il défendit l’école anatomo-pathologique de Théophile Laennec contre la doctrine physiologique de François Broussais. Il se fit surtout remarquer par des décisions thérapeutiques hardies qui surprirent ses contemporains, telle sa méthode de réfrigération dans les fièvres ou l’usage de préparation d’antimoine dans le traitement des pneumonies ; de même, son enseignement désarçonna ses collègues tout autant que ses élèves : « ses leçons étaient une suite d’improvisations sur toutes sortes de sujets : à plusieurs reprises, on a essayé de rédiger les leçons de Récamier, de leur donner quelque chose de fixe et de durable, c’était tenter l’impossible ; ses admirateurs les plus dévoués, ses interprètes les plus fidèles, n’ont rien pu reproduire de ses brillantes allocutions » écrivait Fr. Dubois dans l’éloge de Récamier à l’Académie de médecine.
La chaire du Collège de France qu’occupait Laënnec étant devenue vacante à la suite de son décès en , Récamier posa sa candidature : postulaient également à ce poste François Magendie présenté par l’Institut de France et Etienne Pariset] soutenu par la Cour de France, Récamier était défendu par l’Académie et la Faculté de Médecine. Une violente campagne fut menée dans la presse à propos de ces candidatures : on reprocha à Récamier de ne briguer ce poste que pour les avantages financiers qui y étaient attaché et la Cour s’en mêla, d’autant que Joseph Récamier avait refusé le poste de médecin de Louis XVIII et décliné le titre de baron. Récamier fut nommé mais les polémiques continuèrent dans la presse et l’agitation gagna les milieux universitaires de sorte que ses premiers cours furent troublés par des manifestations de désapprobation : même si ces désordres furent de courte durée, Récamier en fut profondément affecté.
Il avait épousé, en 1803, Marguerite Jeanne de Poillevé de la Guérinais, veuve d’un conseiller juge du Présidial de Rennes ; son épouse étant décédée en 1819, il se remaria, le , à Claire Pauline Boistard qui avait une très mauvaise santé. La liberté que lui donna sa révocation de 1830, lui permit alors de se retirer en Suisse, dans les environs de Fribourg, où il avait acquis une propriété, pour tenter d’améliorer la santé de son épouse qui était gravement atteinte : elle décéda peu après (le ) et Récamier revint à Paris, où il reprit ses activités (fondation avec Cayol de la "Revue Médicale", guérisons inespérées au moment de l'épidémie de choléra de 1832) et se consacra à sa clientèle. Marié en troisièmes noces (le ) à Jeanne-Adélaïde Titon, veuve du comte Alexandre Roger de Villers, il en eut deux enfants : Etienne Louis Marie] né en 1834 et Maximilien, né en 1835 qui deviendra Général de Brigade. En 1837, il reprit, sous la forme de cours libres, ses leçons cliniques à l’Hôtel-Dieu qu'il n'abandonna qu'en 1846, atteint par la limite d'âge de 72 ans. Il conserva néanmoins toute son activité professionnelle, donnant la préférence aux personnes pauvres. Il fut promu officier de la Légion d'honneur en 1850.
Il décéda subitement le à son domicile parisien de la rue du Regard, no 1: il avait 78 ans ; ses obsèques eurent lieu le en l’église Saint-Sulpice et il fut inhumé au cimetière du Sud (Cimetière du Montparnasse) ; l’éloge funèbre, au nom de la Faculté de Médecine, fut prononcé par Armand Trousseau, par Camille Gibert[ au nom de l’Académie de Médecine et par Paul Caffe au nom de la Société Médicale d’Emulation, dont Récamier avait été secrétaire.
Onimus Ernest
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Ernest Onimus
| Naissance |
Bantzenheim |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans)
Cap-d'Ail |
| Pseudonyme |
Sunimo
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Lycée Henri-Poincaré de Nancy
Faculté de médecine de Nancy (d) Faculté de médecine de Paris |
| Activité |
Médecin
|
| Parti politique |
Blanquisme
|
|---|---|
| Idéologie |
Blanquisme
|
| Distinctions |
Prix scientifique Montyon ()
Chevalier de la Légion d'honneur |
|
Nervous Control of Animal Movements
|
Nicolas Joseph Ernest Onimus (aussi connu comme le Dr Onimus), né le à Bantzenheim] et mort le à Cap-d'Ail[], est un médecin français. Ses recherches sur les possibilités de l'électrothérapie ont été couronnées du prix Montyon (1875).
Biographie
Issu d'une famille de grands propriétaires fonciers, il étudia la médecine à la faculté de médecine Nancy et poursuivit ses études à la faculté de médecine de Paris jusqu'en 1866. Il s'intéressait particulièrement à la physiologie et au galvanisme. Franc-maçon et initié de la loge « l’Avenir », il rejoignit les rangs des blanquistes. Sous le Second Empire, il compte au nombre des rédacteurs du journal Candide[].
Durant le siège de Paris par les prussiens, il faisait partie de la Commission centrale d’hygiène et de salubrité. Il ne fut vraisemblablement pas inquiété à la chute de la Commune de Paris, puisqu’en 1872 son cabinet se situait rue de Lille.
En 1908, il fait don d'un de ses terrains pour la construction de l'église Notre-Dame-du-Cap-Fleuri à Cap-d'Ail où il prend sa retraite.
Bibliographie
- De la théorie de la chaleur dynamique dans les sciences biologiques: notions d'anatomie et de physiologie générale, 1866 [archive]
- De la Vibration nerveuse et de l'action réflexe dans les phénomènes intellectuels, Impr. de Cerf, 1868
- Traité d'électricité médicale, recherches physiologiques et cliniques (avec Ch.Legros), G. Baillière, 1872
- De l'État mental de la population de Paris pendant les deux sièges, 1872
- Des Applications chirurgicales de l'électricité, 1874 [archive]
- Rapport sur les instruments de précision et de l'art médical, 1875 [archive]
- Du Langage considéré comme phénomène automatique, et d'un centre nerveux phono-moteur, G. Bailliêre, 1875.
- La Psychologie dans les drames de Shakespeare, Impr. de Claye, 1876.
- Le Dr Charles-James Campbell, Impr. de F. Malteste, 1879.
- Étude physiologique et pathologique sur l'électrisation et la contractilité de la matrice, Impr. de A. Davy – 1883
Oudin Paul
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Paul Oudin
| Naissance |
Épinal |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans)
16e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, radiologue
|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
|
|---|
Paul Oudin (Épinal, – Paris, ]) est un médecin français.
Il est connu pour l'invention de la bobine Oudin. C'est un pionnier de l'utilisation des courants de hautes fréquences en médecine].
Travaux scientifiques
Paul Oudin est externe des hôpitaux en 1876 et docteur en médecine en 1880. Peu après, il collabore avec Arsène d'Arsonval tout en travaillant en étroite liaison avec Toussaint Barthélémy.
À partir de 1889, il étudie les effets de l'ozone, dont il pressent l'action contre la tuberculose et la coqueluche. Il développe un ozoneur. Il dépose de nombreux brevets d'inventions en partenariat avec Henri-Othon Kratz[].
À partir de 1892, il s'intéresse aux phénomènes de résonance dans les circuits de haute fréquence. Il développe des résonateurs et étudie leur effet thérapeutique (névralgies, dermatologie, inflammations chroniques). Ses travaux mènent à l'invention du récepteur à galène (voir ci-dessous).
Un signe de la notoriété internationale de Paul Oudin : en , celui-ci est avec Arsène d'Arsonval, Toussaint Barthélémy et Henri Poincaré parmi les premiers destinataires français de la célèbre photo de Wilhelm Röntgen montrant une radiographie de la main de sa femme]. Il fait rapidement connaître les rayons X en France, dont il étudie les applications thérapeutiques. C'est grâce à Oudin et à Barthélémy que leur ami Antoine Béclère découvre le principe de la radioscopie dans l'été 1896. Immédiatement, Oudin et Béclère découvrent l'intérêt de cette nouvelle technique pour dépister la tuberculose. Béclère dédicacera à Oudin et Barthélémy son ouvrage de 1899, Les Rayons de Rœntgen et le diagnostic de la tuberculose.
À partir de 1904, il s'intéresse aux effets thérapeutiques du radium.
Récepteur à galène Oudin
Le récepteur Oudin inventé par Paul Oudin est un récepteur radio extrêmement simple, facile à construire, utilisable (sans pile électrique) par le grand public, d’une très haute fidélité sonore et d’une étonnante musicalité (comparé au récepteur moderne superhétérodyne), toute la puissance du circuit d'accord inductance-condensateur arrive a l'écouteur, d’une utilisation très simple, aussi peu coûteux que possible, destiné à la réception de la radiodiffusion des grandes ondes et des petites ondes, la réception nocturne des grands postes européens est possible (portée jusqu’à 1000 km si l'on dispose d'une antenne radioélectrique soutenue par un cerf-volant ou par un ballon à gaz).
Afin de permettre l'accord dans une plage de 30 kHz à 40 MHz (10000 mètres à 8 mètres). Une bobine de 100m (environ 1 kg) de fil émaillé 6/10 est enroulée sur un tube de 10 cm de diamètre et de 60 cm de long environ. Ces mesures n'ont rien d'absolu et peuvent varier dans certaines limites sans modification du résultat, elles sont fournies comme base sur des appareils en fonctionnement.
Raynaud Maurice
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Maurice Raynaud (médecin)
| Naissance |
Ancien 1er arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 46 ans)
Meudon |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
| Nationalité |
française
|
| Domicile |
France
|
| Formation |
Faculté de médecine de Paris (docteur en médecine) ()
|
| Activités |
Médecin, maître de conférences
|
| Parentèle |
Maxime Vernois (oncle maternel)
|
| A travaillé pour |
Hôtel-Dieu de Paris
Hôpital Lariboisière Hôpital Saint-Antoine Hôpital Sainte-Périne AP-HP Hôpital de la Charité |
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
| Conflit |
Guerre franco-allemande de 1870
|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur ()
|
|
Maladie de Raynaud, syndrome de Raynaud
|
Maurice Raynaud, né le à Paris 1er et mort le à Meudon, est un médecin français.
Il a décrit le premier, en 1862, la maladie qui porte son nom, la maladie de Raynaud], une maladie rare qui contracte les vaisseaux sanguins aux extrémités.
Biographie
Maurice Raynaud est le fils de Félicité-Marie Vernois, sœur du chirurgien Maxime Vernois et de Jacques-Auguste Raynaud, professeur au lycée Fontanes[], où il obtient de nombreux prix et accessit].
Il obtient son doctorat de médecine à la faculté de médecine de Paris en 1862, avec sa thèse De l'asphyxie locale et de la gangrène symétrique des extrémités, maladie qui portera son nom. Il devient la même année docteur ès Lettres avec son livre La médecine au temps de Molière, et son fameux article « Asclépiade de Bithynie, docteur et philosophe ».
Il est successivement médecin du bureau central (1865), remplaçant du cours de clinique médicale à l'Hôtel-Dieu, chargé de cours sur les maladies mentales et nerveuses (1866) et professeur suppléant de pathologie interne (1866). Il est médecin des hôpitaux à Sainte-Périne (1868), Saint-Antoine (1872), Lariboisière (1872) et La Charité (1880). Lors du conflit de 1870, on lui a confié le service des ambulances de la Société de Secours et un cours sur les maladies de l'armée.
Il devient agrégé en 1866 avec sa thèse Des hyperhémies non phlegmasiques et De la révulsion. Il est dès lors professeur de pathologie médicale. Il se présente trois fois à la chaire d'Histoire de la Médecine et de Chirurgie, sans l'obtenir. Il reçoit la médaille d'or du choléra en 1866 pour son travail pendant cette épidémie, est promu officier de la Légion d'honneur en 1871 et est élu à l'Académie de médecine en 1879. Il était également membre de la Société d'Anatomie et de la Société Médicale des Hôpitaux.
Mort prématurément des suites d'une maladie cardiaque dont il souffrait depuis plusieurs années[], il repose au cimetière du Père-Lachaise[].
Travaux
- Les Médecins au temps de Molière : mœurs, institutions, doctrines, 1862.
- De l'asphyxie locale et de la gangrène symétrique des extrémités, 1862.
- Des hyperémies non phlegmasiques, 1863.
- Albinie, albinisme, albinos, caractères généraux, 1864.
- De la révulsion, 1866.
Raymond Paul
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Paul Raymond (médecin et préhistorien)
| Naissance |
Calais |
|---|---|
| Décès |
(à 85 ans)
16e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Paul Hippolyte Raymond
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Spéléologue, médecin
|
Paul Raymond, né en 1859 à Calais et mort à Paris en 1944], est un médecin et un préhistorien français. Il fut l'un des fondateurs de la Société préhistorique française en 1904. Il fonda également la Revue préhistorique. Annales de Palethnologie en 1906.
La ville de Pont-Saint-Esprit lui a rendu hommage en lui consacrant un musée — le musée Paul-Raymond — installé dans l'ancien Hôtel de Ville construit en 1832-1833.
Bibliographie
- Guillaume Boccaccio, « Sur les traces de Paul Raymond, médecin parisien et préhistorien gardois », Bulletin de la Société d'Études des Sciences naturelles de Nîmes et du Gard, no 65, , p. 114-125 (ISSN 0755-1924).
- Guillaume Boccacio, « Le docteur Paul Raymond (1859-1944), initiateur de la « Société préhistorique de France » », dans XXVIe congrès préhistorique de France – Avignon, 21-25 septembre 2004, congrès du centenaire de la Société Préhistorique : Un siècle de construction du discours scientifique en Préhistoire, vol. 1 : « Des idées d’hier… », Société préhistorique française, (lire en ligne [archive] [PDF]), p. 129-138.
Rastoul Paul Philémon
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Paul Philémon Rastoul
| Naissance |
Thézan-lès-Béziers |
|---|---|
| Décès |
(à 39 ans)
Nouvelle-Calédonie |
| Nom de naissance |
Barthelemi Paul Émile Philémon Rastoul
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Faculté de médecine de Montpellier (docteur en médecine) (jusqu'au )
|
| Activités |
Médecin, communard
|
| Membre de |
Conseil de la Commune
|
|---|---|
| Arme |
Garde nationale
|
| Conflit |
Siège de Paris
|
| Lieu de détention |
Bagne de Nouvelle-Calédonie (à partir de )
|
Barthelemi Paul Émile Philémon Rastoul, né à Thézan-lès-Béziers (Hérault) le [ et mort en Nouvelle-Calédonie en 1875, est un médecin, membre de la Commune de Paris.
Biographie
Fils d'agriculteur, il est reçu docteur en médecine de l'université de Montpellier après avoir soutenu une thèse intitulée Fragments d'hygiène prophylactique (Fonctions génératrices, fonctions de mouvement) le ].
Établi comme médecin à Paris, il sert dans le 9e bataillon de la garde nationale pendant le siège de Paris par les Allemands ( - ).
Il préside le Club des Montagnards et organise à ses frais une ambulance. Le , il est élu au Conseil de la Commune par le 10e arrondissement ; il siège à la commission des services publics et est nommé le inspecteur général des Ambulances. Il vote contre la création du Comité de Salut public préférant un dictateur.
Arrêté après la Semaine sanglante, il est condamné à la déportation simple en Nouvelle-Calédonie, en . Exerçant comme médecin à Nouméa, il est autorisé à y faire venir sa famille. Sa compagne Juliette Lopez, née Lebeau, débarque en Nouvelle-Calédonie le , ayant voyagé sur le Fénelon, navire affrêté par le gouvernement pour les familles des déportés, voyageant à leurs frais. Mais, après l'évasion d'Henri Rochefort en , il est interné à l'Ile des Pins, et Juliette, expulsée, s'installe en Australie. En 1875, il se noie avec 19 autres déportés lors d'une tentative d'évasion.
Juliette Rastoul travaille à Sydney comme professeur de français, avant d'épouser en 1880 le peintre Lucien Henry, lui aussi un communard exilé. Ensemble, ils deviendront des piliers de la vie culturelle de Sydney des années 1880 et 1890].
Rampont Germain
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Germain Rampont
| Sénateur inamovible | |
|---|---|
| - |
|
| Député de l'Yonne | |
| - |
|
| Député de l'Yonne | |
| - |
| Naissance |
Chablis |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Homme politique, médecin
|
Germain-François-Sébastien Rampont-Léchin (, Chablis - , Paris) est un homme politique français.
Biographie
Étudiant en médecine lors la révolution de juillet 1830, il prit part aux journées de juillet 1830, puis, reçu docteur médecin en 1834, s'établit à Leugny. Chef de l'opposition libérale sous Louis-Philippe, il fut élu, le , représentant de l'Yonne à l'Assemblée constituante, en remplacement de Cormenin qui avait opté pour la Seine. Il fit partie du comité de l'agriculture.
Non réélu à la Législative, il ne se rallia pas à l'Empire, s'occupa d'agriculture, devint conseiller général de son canton en 1861, échoua comme candidat d'opposition dans la 1re circonscription de l'Yonne, le , et ne fut pas plus heureux, le , à l'élection partielle nécessitée par le remplacement de d'Ornano décédé. Il fut élu député de cette même circonscription, le , prit place à gauche, signa la demande d'interpellation des 116, et vota contre le plébiscite et contre la guerre.
Nommé, le , directeur général des postes, il créa le service des aérostats et des pigeons-voyageurs dans Paris assiégé, et tenta de communiquer avec la province en immergeant un câble dans la Seine. Élu, le , représentant de l'Yonne à l'Assemblée nationale, il prit de nouveau place à gauche. Après avoir conclu des conventions postales avec l'Allemagne (1871), avec la Russie () et avec les États-Unis (décembre suivant), il fut révoqué de ses fonctions de directeur après la chute de Thiers, le .
Élu, le , sénateur inamovible par l'Assemblée nationale, il siégea à la gauche modérée, vota contre la dissolution de la Chambre demandée par le ministère de Broglie, le , soutint la politique scolaire et coloniale des ministères républicains, se prononça pour l'expulsion des princes, et mourut en 1888, à 79 ans.
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Gustave-Augustin Quesneville
| Naissance |
10e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 79 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
| Nationalité |
|
| Activité |
Chimiste-manufacturier, médecin, pharmacien, éditeur.
|
Gustave-Augustin Quesneville, né le à Paris 10e et mort[] le à Paris 6e, est un chimiste, pharmacien et médecin français, fabricant de produits chimiques et pharmaceutiques, connu principalement pour avoir créé et dirigé un journal scientifique réputé : le « Moniteur scientifique du Docteur Quesneville ».
Biographie
Fils de Jean Baptiste Quesneville, lui-même chimiste et propriétaire à Paris à partir de 1822 d’une manufacture de produits chimiques et pharmaceutiques, Gustave-Augustin Quesneville fait ses études à Versailles, à l’institution Chauvel, où il remporte les premiers prix au grand concours].
En 1824, âgé de 14 ans, il est placé en école auprès de Nicolas-Louis Vauquelin, chimiste de renom et maître en pharmacie, ami de son père et ancien propriétaire de la manufacture acquise par celui-ci en 1822[3].
Après la mort de Nicolas-Louis Vauquelin en 1829, Gustave-Augustin Quesneville devient durant un an préparateur des cours du célèbre chimiste Michel-Eugène Chevreul. Il est aussi appelé par M. de Barrande, précepteur du duc de Bordeaux, à préparer les cours de chimie destinés audit jeune duc].
Poursuivant ses études, il devient Maître en pharmacie de l’école de Paris, ainsi que Bachelier en droit (par intérêt pour la médecine légale), puis, en 1834, médecin en soutenant devant la Faculté de médecine de Paris une thèse sur l'apoplexie sanguine ou l'hémorragie cérébrale].
En 1840, il prend la succession de son père à la tête de la manufacture de produits chimiques et pharmaceutiques et lance la même année la Revue scientifique et industrielle, dans laquelle il se propose de faire connaître chaque mois, avec ses observations s’il y a lieu, tout ce qui se fait ou se publie d'intéressant, en France comme à l'étranger, sur la physique, la chimie, la pharmacie et l'industrie, la chirurgie et la médecine[].
Sous forme de livre-journal, cette publication connaîtra plusieurs séries et changements de nom durant les quelque cinquante ans de sa diffusion, Gustave-Augustin Quesneville n'y mettant un terme, pour raison de santé, qu’un seul mois avant sa mort à bientôt 80 ans.
Reconnu par ses contemporains pour être un esprit libre et sincère, il accueille dans sa revue les idées novatrices et, volontiers critique, il n’hésite pas à y défendre les scientifiques victimes selon lui d’injustice face aux puissants du monde des sciences].
Politiquement républicain, il était sur le plan scientifique partisan de la chimie moderne, notamment de la théorie atomique qui était pourtant à l’époque fortement critiquée].
Ses funérailles au cimetière du Père Lachaise], le , ont été suivies par une foule considérable des milieux de la chimie, du monde médical, de la pharmacie, de l’enseignement, entre autres. La presse française et étrangère s’en est fait l’écho, comme par exemple : Le Temps, La Justice, Le Progrès médical, La Nature, le Chemical News, le Chemiker-Zeitung, le Chemist and Druggist.
Travaux
Si le Moniteur scientifique, par la notoriété et la longévité de cette revue, lui a offert la postérité], Gustave-Augustin Quesneville est aussi un chimiste manufacturier émérite, reconnu très tôt comme tel par ses contemporains, notamment pour les nombreux produits dont il a doté la thérapeutique de l’époque.
Dès 1838, une publication intitulée biographie des hommes du jour vante ses mérites pour être « parvenu à imiter, à dépasser même la nature, en composant avec le citrate double de fer et soude une poudre propre à faire une eau gazeuse martiale qui, comme les eaux minérales naturelles, présente le fer à l’état de la plus parfaite dissolution », ou encore pour avoir enrichi la thérapeutique en propageant l’emploi du principe actif des eaux minérales sulfureuses, désigné par lui sous le nom d’extrait de Barèges, pour lutter contre les maladies de pea].
Si le Moniteur scientifique ne couvrait pas toujours ses frais, sa pharmacie par contre (située 12 rue de Buci à Paris) lui assurait de substantiels revenus, grâce notamment à sa crème de sous-nitrate de bismuth, qu’il vendait en grande quantité aux pharmaciens de province, et à son vinaigre phéniqué, très demandé].
Enfin, par l'intermédiaire de sa revue le plus souvent, ou séparément, Gustave-Augustin Quesneville a publié au cours de sa vie différents mémoires remarqués, avec toujours le souci de promouvoir la science et plus particulièrement la chimie, de l'expliquer et la mettre à portée du plus grand nombre. L’introduction au premier numéro de sa Revue scientifique et industrielle traduit clairement cet engagement : « La science est tout, c’est la connaissance de ce qui est ; tout est en elle, rien n’est en dehors d’elle. Elle appartient à tous ; c’est donc un devoir de la propager, et ce serait un crime de s’y opposer ».
Pravaz Charles Gabriel
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Charles Gabriel Pravaz
| Naissance |
Le Pont-de-Beauvoisin |
|---|---|
| Décès |
(à 62 ans)
Sainte-Foy-lès-Lyon |
| Sépulture |
Cimetière de Sainte-Foy-lès-Lyon (d)
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, chirurgien orthopédiste
|
| Membre de |
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (-
Académie nationale de médecine |
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
|
Charles Gabriel Pravaz, né le au Pont-de-Beauvoisin (Isère) et mort le à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône)], est un chirurgien orthopédiste français, inventeur de la seringue et non pas de l'aiguille creuse (qui a été inventée par Alexander Wood)].
Biographie
Le père de Charles Gabriel Pravaz est médecin à Pont-de-Beauvoisin]. Son instruction initiale est assurée, en même temps que celle de son frère, de 1801 à 1805, par deux oncles, l'un, ancien moine bénédictin, et l'autre ex-Jésuite. Les deux frères entrent ensuite au petit séminaire de Chambéry. En 1809 Charles se rend à Grenoble afin d'étudier les mathématiques. Puis, élève de l'École polytechnique Charles-Gabriel quitte cette école en 1815, à la suite du décès de sa mère de tuberculose, pour se consacrer à la médecine. Il est reçu docteur en 1824, après une thèse consacrée à des Recherches pour servir à l'histoire de la phtisie laryngée. En 1825, il est nommé médecin de l'asile royal de la Providence, hospice des vieillards de Paris. La même année il épouse Mlle Gambès, dont l'aïeule maternelle dirige, à Paris, une des premières institutions de demoiselles. Il observe des déviations vertébrales chez des jeunes filles en institution, ce qui décide sans doute de son orientation vers l'orthopédie médicale. Il publie en 1827 une Méthode nouvelle pour le traitement des déviations de la colonne vertébrale. Parallèlement, il transforme l'institution en clinique orthopédique renommée. En 1829, il fonde avec Jules Guérin l'Institut orthopédique du château de la Muette à Passy]. Il ouvre en même temps une succursale à Lyon, au pied de la colline Sainte Foy. Après sa séparation avec Guerin, en 1835, il s'installe à Lyon pour prendre la direction de l'Institut orthopédique et pneumatique Bellevue, qui devient la première clinique orthopédique de France].
Désirant injecter dans un anévrysme du perchlorure de fer coagulant, il conçoit et fait fabriquer en 1841 par les Établissements Charrière une seringue en argent de 3 cm de longueur et 5 mm de diamètre. Le piston avance en se vissant, permettant ainsi le contrôle de la quantité de substance injectée. Canules et trocart étaient en or ou platine. C. G. Pravaz n’expérimente que peu ou pas, sa seringue chez l'homme. Ce faisant, il initie tout de même la sclérothérapie des varices.
C’est le chirurgien Jules Béhier qui la dénomme « appareil ou seringue de Pravaz » et en popularise l’utilisation en Europe. L'ancêtre de cette seringue est l'instrument mis au point par le chirurgien français Dominique Anel (1679-1730) au début du XVIIIe siècle, sur le modèle des seringues à lavement (de l'italien Marco Gatenaria, puis de Reinier de Graaf). Cet instrument, beaucoup plus petit, est un tube en argent à piston coulissant, dont le corps se termine par un embout sur lequel peut être vissées différentes canules, sondes ou aiguilles.
Membre de sociétés
Il est fait membre correspondant de l'Académie nationale de médecine en 1836. L'année suivante, il est élu membre de la Société nationale de médecine et des sciences médicales de Lyon]. Il est élu membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon en 1841]. Il devient membre correspondant de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, en ].
Poggiale Antoine Baudoin
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| Naissance |
Valle-di-Mezzana |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans)
Bellevue |
| Nationalité |
française
|
| Activité |
pharmacien militaire, médecin, chimiste
|
Antoine Baudoin Poggiale, né le à Valle-di-Mezzana, en Corse, et mort le à Meudon-Bellevue, est un pharmacien, médecin et chimiste français, pionnier de la biochimie.
Biographie
Il a publié un Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes (1858), un des premiers textes sur les techniques d'analyse volumétrique. Il a examiné le sucre dans le corps humain, la composition du sang, du lait, des aliments et a examiné le potentiel de l'acétaldéhyde comme anesthésique.
Poggiale est né près d'Ajaccio, d'un père médecin. Formé à Marseille, il devient étudiant en pharmacie à Strasbourg en 1828 et s'engage dans l'armée comme aide-pharmacien. Après le service militaire, il s'installe au CHU de Lille à partir de 1831 puis travaille à Paris, au Gros Caillou, et à l'Hôpital du Val-de-Grâce. Pendant son séjour à Paris, il s'inscrit à la Faculté de médecine et obtient un doctorat en médecine en 1833 avec des études sur les fièvres intermittentes. Il entame alors au Val-de-Grâce un cursus de chimie analytique qui lui vaut d'être nommé premier titulaire de la chaire de chimie et toxicologie de l'école de médecine et de pharmacie militaire. Il a servi comme pharmacien en chef à Metz pendant la Guerre franco-allemande de 1870, et a pris sa retraite en 1872].
Les contributions de Poggiale à la chimie portaient initialement sur des applications analytiques. Il examine les calculs formés par les glandes salivaires puis s'intéresse à la composition des eaux minérales de Viterbe et d'Orezza. Il a également procédé à des examens chimiques de l'eau de la Seine. Il a également examiné la composition de la nourriture humaine. Poggiale a pu démontrer qu'un extrait de sarsepareille, appelé parigline, et une autre substance, la smilacine, rapportée par Giacomo Folchi[], étaient essentiellement les mêmes. En 1848, il examina les effets de l'inhalation de vapeurs d'aldéhyde. Il a effectué des tests sur des chiens montrant que l'anesthésie pouvait être induite et inversée.
Il a été fait Commandeur de la Légion d'honneur en 1865.
Publications
- Essai sur les irritations intermittentes du tube digestif, considérées comme causes ordinaires des fièvres intermittentes simples, Paris, Didot Jeune, 1833.
- Mémoire sur la solubilité des sels dans l'eau, Lille, Vanackere, 1843.
- Deuxième mémoire sur la solubilité des sels dans l'eau, Paris, Hauguelin, 1844.
- Procès intenté par le Cercle médical de Lille contre Messieurs Constenoble et Labélonye, réfutation de Monsieur Bonchardat, sur le rapport des experts, Lille, Vanackere, 1844.
- Mémoire sur les eaux minérales de Viterbe [archive], Paris, Noblet, 1852.
- Recherches sur les eaux des casernes des forts et des postes-casernes des fortifications de Paris, Paris, Henri et Charles Noblet, 1853.
- Analyse de l'eau minérale acidulée ferrugineuse d'Orezza [archive], Paris, Noblet, 1854.
- Du pain de munition distribué aux troupes des puissances européennes et de la composition chimique du son, Paris, Noblet, 1854].
- De l'origine du sucre dans l'économie animale [archive], Paris, Noblet, 1855.
- Recherches sur la composition chimique et les équivalents nutritifs des aliments de l'homme, premier mémoire, travail lu à l'Académie impériale de médecine, 1856.
- Recherches sur la composition de l'eau de la Seine à diverses époques de l'année, Paris, Henri et Charles Noblet, 1856.
- Dosage du sucre de lait par la méthode des volumes ou à l'aide du saccharimètre de Jean-Baptiste Soleil et détermination de la richesse du lait, Paris, Thunot, 1856.
- Eau minérale ferrugineuse acidulée d'Orezza (Corse), Paris, Guiraudet et Jouaust, 1856.
- Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes : comprenant l'analyse des gaz et des métaux, la chlorométrie, la sulfhydrométrie, l'acidimétrie, l'alcalimétrie, la saccharimétrie [archive], Paris, Baillière, 1858.
- De l'action des médicaments et des applications des sciences physiques à la médecine, discours prononcés à l'Académie de médecine, les 8 et et le , Paris, Baillière, 1860.
- Rapport sur les eaux minérales artificielles et sur les produits qui en dérivent, par la Commission d'étude composée de Gaspard Adolphe Chatin, Antoine Baudoin Poggiale et Jules Lefort, Paris, Thunot, 1862.
- De la pulvérisation des eaux minérales et médicamenteuses, rapport fait à l'Académie impériale de médecine, Paris, Baillière, 1862.
- Rapport sur l'eau minérale ferrugineuse, acidule, gazeuse, carbonique d'Orezza (Corse), rapport à l'Académie impériale de médecine, Paris, Administration centrale, 1865.
- Rapport sur un mémoire de Monsieur Falières de Libourne intitulé : "Monographie chimique et pharmaceutique du bromure de potassium", Paris, 1871.
- Discussion sur les rapports à établir entre la médecine et la pharmacie dans l'armée, en réponse aux questions posées par le ministre de la Guerre, discours prononcé à l'Académie de médecine, Paris, Masson, 1873.
- Discours prononcés aux funérailles d'Henri Buignet, par Alfred Riche, Paul-Jean Coulier] et Antoine Baudoin Poggiale, Paris, Arnous de Rivière, 1876.
- Exposé des titres d'Antoine Baudouin Poggiale, Paris, BIU Santé, 2012.
- Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes : comprenant l'analyse des gaz et des métaux, la chlorométrie, la sulfhydrométrie, l'acidimétrie, l'alcalimétrie, la saccharimétrie, Villeneuve d'Ascq, Université Lille-I, 2016.
Postérité
Le laboratoire de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce portait le nom de Poggiale].
Bourdet Claude
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Claude Bourdet
| Directeur général Radiodiffusion française |
|---|
| Naissance |
17e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 86 ans)
16e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
École polytechnique fédérale de Zurich
|
| Activités |
Écrivain, résistant, journaliste, homme politique
|
| Père |
Édouard Bourdet
|
| Mère |
Catherine Pozzi
|
| Conjoint |
Ida Adamoff
|
| A travaillé pour |
Le Nouvel Obs
|
|---|---|
| Parti politique |
Parti socialiste unifié
|
| Conflit |
Seconde Guerre mondiale
|
| Lieux de détention |
Buchenwald, centre pénitentiaire de Fresnes, Sachsenhausen, camp de Royallieu
|
| Distinctions |
Liste détaillée
|
Claude Bourdet, né le à Paris et mort le à Paris, est un résistant (alias Lorrain, dans la Résistance), déporté, compagnon de la Libération, écrivain, journaliste, chef d'entreprise et militant politique français de l'Union de la gauche socialiste (UGS) puis du Parti socialiste unifié (PSU) et du Mouvement pour le désarmement, la paix et la liberté. En 1949, il a fondé L'Observateur avec Gilles Martinet.
Biographie
Famille et jeunesse
Il est le fils d'Édouard Bourdet, administrateur de la Comédie-Française et auteur dramatique, et de l'écrivaine Catherine Pozzi.
Claude Bourdet fait des études en Suisse[]. Il sort de l’École polytechnique fédérale de Zurich avec un diplôme d’ingénieur en physique technique en 1933. Il fait son service militaire, pendant lequel il est sous-lieutenant dans un régiment d’artillerie de montagne. Dès 1936, il est chargé de mission au ministère de l’Économie dans le gouvernement du Front populaire. C'est à cette époque qu'il se marie avec la joueuse de tennis Ida Adamoff, ils ont trois enfants.
Résistance et déportation
Claude Bourdet est mobilisé en 1939 comme lieutenant à l'état-major de l'artillerie divisionnaire de la 57e division d'infanterie (57e DI) et connaît les heures difficiles de la bataille de France. Démobilisé en , il devient entrepreneur dans l'industrie, et entre dans la Résistance dès l'automne 1940. Il est rapidement très actif dans les mouvements de Résistance. Il participe avec Henri Frenay à la fondation de Combat, dont il est membre du comité directeur puis représentant en 1943 lors du départ de Frenay à Londres puis à Alger. Il se charge à partir de 1942 de la création et du développement du service de noyautage des administrations publiques dont il est le responsable national. Il a pour adjointe Éveline Garnier, la nièce de Jacques Maritain, et pour secrétaire Andrée Jacob. Claude Bourdet représente Combat au Conseil national de la Résistance.
Il est arrêté par la Gestapo le , dans l'appartement de Jacqueline Gruner où il avait rendez-vous avec le général de Bénouville]. Il est emprisonné à Fresnes, puis au camp de Royallieu à Compiègne (où il fait la connaissance de Maurice Bourdet) et de là déporté dans plusieurs camps de concentration : Neuengamme, Sachsenhausen (où il croise Pierre Le Rolland et René Lhopital) et Buchenwald.
Mort
Claude Bourdet meurt le âgé de 86 ans. Après la cérémonie religieuse, les honneurs militaires lui sont rendus dans la grande cour des Invalides.
Pozzi Samuel
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Samuel Pozzi
| Conseiller général Dordogne Canton d'Issigeac |
|
|---|---|
| - |
|
| Sénateur de la Troisième République Dordogne |
|
| - |
|
| Conseiller général Dordogne Canton d'Issigeac |
|
| - |
| Naissance |
Bergerac |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans)
8e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Jean-Samuel Pozzy
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Faculté de médecine de Paris
|
| Activités |
Homme politique, médecin, anthropologue, poète, numismate, traducteur, chirurgien, collectionneur d'œuvres d'art, gynécologue, écrivain
|
| Fratrie |
Adrien Pozzi
|
| Enfants |
Catherine Pozzi
Jean Pozzi |
| Distinction |
|---|
Jean-Samuel Pozzi est un médecin, chirurgien et anthropologue français né à Bergerac (Dordogne) le et mort à Paris le . Membre de l'Académie de médecine et professeur à la Faculté, il est l'un des pionniers de la gynécologie moderne, acteur de l'émergence des spécialités chirurgicales à partir d'une chirurgie générale.
Son nom reste attaché à un instrument gynécologique : la pince de Pozzi.
Par son ascension sociale, sa vie mondaine et privée turbulente, son goût pour les arts et les femmes, et sa fin tragique, il fait figure d'un héros de roman, au destin hors du commun].
Biographie
Origine et formation
Samuel Pozzi est issu d'une famille d'origine suisse-italienne[. Son père est Benjamin Pozzy, pasteur protestant à Bergerac, professeur et écrivain journaliste qui participe en 1849 à la fondation de l'Union des Églises évangéliques libres de France[]. Sa mère est Marthe Escot de Meslon[].
Samuel Pozzi entre au lycée de Pau en 1858, puis il est au lycée de Bordeaux en 1860 où son père venait d'être nommé. Il est bachelier en 1864].
Il commence ses études de médecine à Paris. Externe des hôpitaux de Paris en 1866, interne en 1868, c'est un étudiant brillant, l'un des élèves préférés de Paul Broca (1824-1880). En 1871, il est préparateur d'anatomie alors qu'il n'était encore qu'étudiant].
Engagé volontaire lors de la guerre de 1870, il découvre sa vocation chirurgicale dans la traumatologie de guerre. Il obtient son doctorat en 1873 avec une thèse sur les fistules de l'espace pelvi-rectal supérieur (où il change son nom de Pozzy en Pozzi) puis l'agrégation de chirurgie en 1875 à l'âge de 29 ans avec une thèse sur le traitement des tumeurs fibreuses de l'utérus[].
Carrière hospitalo-universitaire
En 1875, il est conservateur-adjoint du musée Orfila et remplaçant occasionnel de Paul Broca durant ses vacances[].
En 1877, il est chirurgien des hôpitaux, nommé à l'hôpital de Lourcine-Pascal (rebaptisé plus tard, à son initiative, hôpital Broca) en 1883. Il est aussi chirurgien en chef des asiles d'aliénés de la Seine de 1878 à 1898].
De 1880 à 1900, il est chargé de cours de pathologie externe, de clinique, et de gynécologie à la faculté et divers hôpitaux[].
En 1901, il est nommé professeur titulaire d'une nouvelle chaire, celle de clinique gynécologique. Il est remplacé à sa mort par Jean-Louis Faure (1868-1944)[.
Famille
À l'âge de 10 ans, il perd sa mère qui meurt de tuberculose, puis sa sœur qui meurt de typhoïde].
Cette circonstance de jeunesse a puissamment aidé sa carrière, car son père épousa une anglaise, de sorte que Samuel Pozzi était parfaitement bilingue très tôt et à une époque où c'était très rare.
Une fin tragique
Il fut assassiné le , par un de ses patients frappé de démence qui lui cribla l'abdomen de plusieurs balles de pistolet, avant de se suicider. Ce patient, opéré d’une varicocèle, était mécontent de l’opération qui l'aurait rendu impuissant et Pozzi refusait de le réopérer.
Pozzi Adrien
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Adrien Pozzi
James Adrien Pozzi, né le à Pau et mort le à La Rochelle, est un médecin et homme politique français.
Biographie
Fils du pasteur Benjamin Pozzy, il fait ses études aux lycées de Bordeaux et de Pau. Il a commencé sa médecine à Bordeaux, externe des hôpitaux de la ville puis à la Faculté de médecine de Paris, il passe par La Charité et en 1887 à La Pitié ; Il est docteur en médecine en 1888, lauréat de la faculté de médecin et prix des thèses. Il était moniteur en anatomie à l'Ecole pratique de la faculté et membre de la mission pour l'étude de la Suette militaire dans le Poitou lors de l'épidémie de 1887. Et il s’installe à Reims en 1888 après un brillant concours de professeur suppléant des Chaires de chirurgie et d'accouchement où il a pour concurrent le docteur Eugène Doyen. Professeur titulaire de pathologie externe et de médecine opératoire à l’École de médecine de Reims dès 1889, puis médecin des crèches de la Société protectrice de l'enfance en 1890 et dans ce cadre met en place des cours d'éducation maternelle.
Adrien Pozzi épouse Marie Jeanne Barbey (1864-1901), puis à La Rochelle en 1902 Élisa Barthe. Il habite le 11, rue Piper, de 1900 à 1905, puis le 1, rue Thiers en 1911. Il se retire en Dordogne, et enfin à La Rochelle où il termine ses jours.
En politique
Il est entré au conseiller municipal en 1896, premier adjoint au maire en 1900, il est élu maire de Reims en et le reste jusqu’en 1908. Député de la Marne de 1906 à 1910, il est directeur de l’École de médecine du au . Il quitte Reims en 1924, et remplace pendant un certain temps, dans ses services, son frère aîné, Samuel Pozzi, le célèbre chirurgien des Hôpitaux de Paris, considéré comme le père de la gynécologie en France.
En 1907, alors qu'il est maire de Reims, il accepte l'important legs d'Henry Vasnier, permettant de faire entrer l’entièreté de cette collection d’œuvres d'art - parmi lesquelles des œuvres de Camille Corot, de Claude Monet, d'Alfred Sisley ou d'Émile Gallé - dans celle du Musée des Beaux-Arts de Reims. C'est cette décision qui est à l'origine de l'installation du musée dans l'ancienne abbaye de Saint-Denis, au sein duquel il se trouve toujours.
- « Adrien Pozzi », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
- Dictionnaire biographique comprenant la liste et les biographies des notabilités dans les lettres...du département de la Marne avec photographies..., Paris, Henri Jouve éditeur imprimeur, 1893.
Bibliographie
- La chirurgie en France au XVIIIe et au XIXe siècle : les institutions, la méthode, les idées, par le docteur Adrien Pozzi [archive]
- Hôpital de Lourcine-Pascal service de gynécologie. Le traitement du cancer de l'utérus (en dehors de la grossesse), Paris : G. Steinheil, 1888.
- Fractures des cartilages costaux et luxation de l'appendice xiphoïde, Paris : E. Lecrosnier et Babé, 1888.
- Conseil municipal de Reims : Rapport sur le projet de distribution de l'énergie électrique pour l'éclairage, le chauffage, la force motrice et les autres applications non monopolisées par l'Etat, Reims : [s.n.], 1899.
Pouqueville François
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François Pouqueville
| Consul de France à Patras | |
|---|---|
| - |
|
| Consul de France à Ioannina | |
| - |
| Naissance |
Le Merlerault |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Montparnasse
|
| Nationalité |
|
| Formation |
Université de Caen-Normandie
|
| Activités |
Explorateur, historien, écrivain, médecin, diplomate, archéologue, historien de l’art, anthropologue, érudit
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| Fratrie |
Hughes Pouqueville
|
| Membre de |
Académie des inscriptions et belles-lettres (-
Académie royale néerlandaise des arts et des sciences |
|---|---|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur
Ordre du Sauveur |
François Charles Hugues Laurent Pouqueville, né au Merlerault le et mort le à Paris, est un médecin, diplomate, voyageur et écrivain philhellène français, membre de l'institut de France] et membre de la Commission des sciences et des arts qui accompagne l’expédition d’Égypte de Bonaparte. Capturé par des pirates, il est emprisonné à Constantinople, puis, nommé Consul Général de France auprès d'Ali Pacha de Janina par Napoléon Ier, il voyage abondamment pendant quinze ans dans la Grèce et les Balkans sous domination turque, et, par ses actions diplomatiques et par ses ouvrages, il contribue activement à la rébellion grecque et à la libération de la Grèce.
Jeunesse : religion et révolution
François Pouqueville fait ses études au collège de Caen] avant d’entrer au séminaire de Lisieux où il accède au sous-diaconat puis devient diacre. Il est ordonné prêtre à l'âge de 21 ans. L'année suivante, en 1792, il est vicaire dans sa commune natale, desservant constitutionnel de Montmarcé (incluse dans Le Merlerault en 1822). Connu pour ses convictions de jeune prêtre aristocrate et royaliste, il échappe cependant aux massacres des épurations sous la terreur en étant caché et protégé par ses ouailles.
C'est à cette époque que se révèle en lui un talent de chroniqueur épistolaire. Attaché à son jeune frère Hugues et à leur sœur Adèle, il leur écrit, sa vie durant, d'innombrables lettres, qui sont un véritable trésor d'informations sur tous les aspects de la vie d'un grand voyageur, explorateur et diplomate, sous le Directoire, l'Empire et la Restauration ; elles démontrent son esprit observateur, préfigurant le soin qu'il apporte aux détails descriptifs dans ses ouvrages historiques.
Au cours de cette période d'exaltation, comme beaucoup de jeunes aristocrates de l'époque, il soutient l'essor du mouvement démocratique et, lorsque le (an 2 de la République) l'Assemblée primaire du Merlerault adopte l'acte constitutionnel, il en est le secrétaire.
Élu adjoint au maire (1793) et finalement conquis par les préceptes de la Révolution, il renonce à ses fonctions sacerdotales après la suppression de l'Église constitutionnelle pour devenir instituteur (1794) et adjoint municipal (1795) au Merlerault. Il demeure profondément croyant toute sa vie durant.
Cependant, sa renonciation, son franc-parler républicain et ses vives critiques de la Papauté font alors de lui la cible cette fois-ci de la réaction royaliste qui est très féroce dans l'ouest de la France et en Normandie, et il est de nouveau contraint à se cacher - probablement à Caen] - jusqu'à la défaite à Quiberon des troupes royalistes et des émigrés ralliés par les bandes de chouans de Charette, écrasés par celles de la République commandées par Hoche, comme Bonaparte, le « Capitaine Canon », l'avait fait lors de la prise de Toulon et le 13 vendémiaire à Paris.
François Pouqueville réapparaît alors au Merlerault et, bientôt, le docteur Nicolas Cochain, le médecin local, et qui fut l'un de ses condisciples au collège de Caen, prend Pouqueville comme élève chirurgien puis le recommande à un de ses amis, le professeur Antoine Dubois[] de la Faculté de médecine de Paris, futur accoucheur de l'impératrice Marie-Louise pour la naissance du roi de Rome, 1811.
Pouqueville quitte alors Le Merlerault pour Paris (1797), à 27 ans.
Il fait avec Dubois des progrès rapides et, lorsque Bonaparte monte l’expédition d’Égypte, Pouqueville est désigné pour en faire partie. Il figure en qualité d'officier de santé chirurgien de l'armée d'Orient et membre de la Commission des sciences et des arts sur la liste des participants établie par Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, ministre d'État[.
Porté par des rêves de gloire et de fortune, François Pouqueville s'embarque à Toulon sur la flotte française qui cingle en mai 1798 vers l'orient, avec Bonaparte à sa tête. Il assiste à la prise victorieuse de l'île de Malte[].
Pendant la traversée, et malgré le mal de mer qui afflige tout le monde, c'est lui qui apprend et fait répéter aux marins et soldats français les couplets de la Marseillaise.
Prisonnier du sultan
Égypte : Bonaparte, Nelson et pirates
En Égypte, après la première bataille d’Aboukir en 1798, Kléber le charge de négocier l’échange des prisonniers avec Nelson. C'est l'occasion pour François Pouqueville de rencontrer quelques grandes figures de l'amirauté britannique. Il apprécie tout de suite le commodore Sidney Smith qui s'exprime fort bien en français et fait montre de courtoisie, de noblesse et d'humanité. À l'inverse, sa rencontre avec Nelson le répugne, tant l'amiral anglais fait preuve de cruauté et de bassesse dans ses relations avec les officiers français. Dès cet instant, Pouqueville ne mentionne plus Nelson que sous l'épithète de « cyclope sanguinaire ». Par contre, il montre toujours un grand respect pour Sidney Smith, même si plus tard le frère aîné de celui-ci se conduit abjectement envers les Français prisonniers à Constantinople.
Potain Pierre Carle Édouard
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Pierre Carle Édouard Potain
| Naissance | Ancien 3e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès | 7e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière du Montparnasse |
| Nationalité | Française |
| Formation | Faculté de médecine de Paris |
|---|---|
| Profession | Cardiologue, médecin interniste, professeur d'université et médecin |
| Employeur | Hôpital Necker-Enfants malades, hôpital Saint-Antoine et université de Paris |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur et officier d'Académie |
| Membre de | Académie des sciences, Académie nationale de médecine et Académie royale de médecine de Belgique |
Pierre Carle Édouard Potain[], né le dans l'ancien 3e arrondissement de Paris[], et mort le dans le 7e arrondissement de Paris, est un cardiologue français, connu pour ses travaux sur la mesure de la pression artérielle.
Biographie
Son père Pierre Jean était vérificateur de l'administration des postes], et son arrière-grand-père, l'architecte Nicolas Marie Potain.
Il est externe en 1846 et interne, lauréat de la faculté, en 1849-1852.
En 1853, Pierre Carle Édouard Potain a obtenu son doctorat de la Faculté de médecine de Paris. Il a travaillé ensuite comme assistant de Jules Baillarger (1809-1890) à l'asile d'aliénés d'Ivry. En 1858, il est chef de clinique à la Charité dans le service de Jean-Baptiste Bouillaud (1796-1881) qui eut une influence majeure dans sa carrière.
En 1861, il est nommé Médecin des Hôpitaux de Paris, notamment à l'hôpital Saint-Antoine et l'hôpital Necker. En 1875, il est professeur titulaire de pathologie médicale, puis de clinique médicale. De 1882 à 1900, il est à l'hôpital de la Charité.
Durant la guerre de 1870, il est fusilier dans la garde nationale. Il est commandeur de la Légion d'honneur en 1895.
Travaux
Ses travaux portent essentiellement sur les maladies cardio-vasculaires et différentes mesures et examens dans le domaine de la cardiologie. En 1889, il améliore et simplifie, avec l'aide de Marey, le tensiomètre, dispositif servant à mesurer la pression artérielle, inventé en 1876 par Samuel Siegfried Karl von Basch (1837-1905). L'appareil de von Basch utilisait la force compressive d'un réservoir de caoutchouc rempli d'eau, relié à un manomètre à mercure. Potain remplace l'eau par de l'air[.
Avec Jean-Baptiste Bouillaud, il étudie aussi les manifestations veineuses (veine jugulaire) de l'arrêt cardiaque, les bruits du cœur dans l'insuffisance cardiaque (bruit de galop), les souffles extra-cardiaques. Il développe les analyses auscultatoires et les enregistrements graphiques.
Éponymie
Le nom de Potain est associé à plusieurs termes médicaux éponymes[]. Ils ne sont quasiment plus utilisés depuis le milieu du XXe siècle. Ce sont des notions médicales historiques.
- Le signe de Potain désigne : 1) à la percussion, une extension de la zone de matité (bruits mats) de la crosse aortique, du manubrium jusqu'au cartilage costal de la troisième côte droite, indiquant une dilatation de l'aorte. 2) un mouvement de reptation, visible ou palpable, au niveau de l'aire précordiale lors de péricardite, ou de dilatation cardiaque importante.
- Aspirateur de Potain : appareil à aspiration comportant une canule reliée à un flacon dans lequel on réalise une dépression à l'aide d'une pompe, utilisée pour évacuer l'épanchement de certaines pleurésies ;
- Maladie de Potain : 1) œdème pulmonaire (congestion pulmonaire de Potain). 2) pneumonie aigüe avec pleurésie liquidienne (pleuro-pneumonie de Potain). 3) une forme de polymyosite (dermatomyosite de Potain).
- Matité en brioche de Potain : détection d'un épanchement du péricarde par la percussion du tiers supérieur du bord gauche du cœur.
- Solution de Potain : le diluant utilisé dans une procédure de comptage des globules rouges, comportant aussi la pipette-mélangeur de Potain.
- Syndrome de Potain : ensemble de troubles dus à la dilatation de l'estomac (dyspepsie, dilatation du ventricule droit du cœur, et augmentation des bruits respiratoires à l'auscultation).
Distinctions
Officier d'académie
Commandeur de la Légion d'honneur (1895)
Hommage
- Rue du Docteur-Potain (Paris)
Bibliographie
- Des lésions des ganglions lymphatiques viscéraux. Paris, Remquet, 1860.
- De la Succession des mouvements du cœur, réfutation des opinions de M. Beau, leçon faite à l'Hôtel-Dieu. Paris: impr. de H. Plon, 1863. [archive]
- Note sur les dédoublements normaux des bruits du cœur, présentée à la Société médicale des hôpitaux, dans la séance du , par le Dr Potain, . Paris: impr. de F. Malteste, 1866.
- Des mouvements et des bruits qui se passent dans les veines jugulaires. Bull. Soc. Méd. Hôp. Paris (Mémoires), 1867, 2 sér., 4, 3-27.
- Du Rythme cardiaque appelé bruit de galop, de son mécanisme et de sa valeur séméiologique, note présentée à la Société médicale des hôpitaux de Paris Paris: A. Delahaye, 1876. dans : Bull. Soc. Méd. Hôp. Paris (Mémoires), (1875), 1876, 12, 137-66.
- Des Fluxions pleuro-pulmonaires réflexes d'origine utéro-ovarienne. Paris: impr. de Chaix, 1884.
- Du sphygmomanomètre et de la mesure de la pression artérielle chez l'homme à l'état normale et pathologique. Arch. Physiol. Nom. Path., 5 sér., 1, 556-69.
- Dernière leçon de M. le professeur Potain. Paris: impr. de J. Gainche, 1900.
- La Pression artérielle de l'homme à l'état normal et pathologique Paris: Masson, 1902 [archive]
Portal Antoine
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Antoine Portal
| Naissance | Gaillac |
|---|---|
| Décès | Ancien 11e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Formation | Faculté de médecine de Toulouse et Faculté de médecine de Montpellier |
|---|---|
| Profession | Médecin, anatomiste, professeur et chirurgien |
| Employeur | Collège de France |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur, officier de la Légion d'honneur et commandeur de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie des sciences, Académie nationale de médecine et Académie des sciences de Turin |
Antoine Portal, né à Gaillac le et mort à Paris le , est un médecin, anatomiste, biologiste et historien de la médecine français, dont les relations étroites avec Louis XVIII — il était premier médecin du roi — permirent la création de l'Académie de médecine. C'était le grand-père d'Émilie de Vialar, grâce à l'héritage duquel elle put démarrer sa congrégation hospitalière.
Biographie
Descendant d'une famille d'apothicaires de Cahuzac-sur-Vere, aîné d’une fratrie de douze enfants, il étudie la médecine à Albi et à Toulouse. En 1765, il obtient son titre de docteur à Montpellier, où il commence à enseigner l’anatomie[].
En 1766, il s'installe à Paris. Grâce à la recommandation du cardinal de Bernis (1715-1794) auprès des médecins du roi Jean-Baptiste Sénac (1693-1770) et Joseph Lieutaud (1703-1780), il est nommé précepteur d'anatomie auprès du Dauphin en 1767.
En 1769, il entre à l'Académie des sciences et il succède à Antoine Ferrein (1693-1769) à la chaire d'anatomie au Collège royal. Il publie une Histoire de l'anatomie et de la chirurgie, contenant l'origine et les progrès de ces sciences.
En 1776, Buffon (1707-1788) le fait nommer professeur d'anatomie au Jardin du roi. Il soigne les principaux personnages de la cour, et fait une série de consultations au cardinal de Rohan pendant son internement à la Bastille (à partir du )]. Il obtient la chaire nouvellement créée d'anatomie humaine au Muséum national d'histoire naturelle en 1793. Il soigne son ami Cambacérès et le pape Pie VII dans son exil à Savone. En 1803, il fait paraître son fameux Cours d'anatomie médicale en cinq volumes. Louis XVIII le fait nommer premier médecin du roi, fonction qu'il occupe également sous Charles X. Cette charge le place à la tête d'un service médical de plus de vingt médecins de Paris, le fait entrer dans les conseils d'administration de nombreuses œuvres de charité, d'hôpitaux et hospices civils, etc]
Il contribue largement à la création, en 1820, de l'Académie de médecine, dont il est nommé président d'honneur. Cette académie avait pour objectif de rassembler l'élite des médecins et des chirurgiens français.
Il réussit à survivre à tous les régimes politiques, en y récoltant les honneurs. Auteur fécond, il ne réalise pourtant aucune découverte majeure.
Le baron Portal meurt le des suites de la maladie de l'homme de pierre, à l'âge de 90 ans. Il est inhumé au cimetière du Calvaire (Saint-Pierre de Montmartre).
Écrits d'Antoine Portal
En 1827, il publie un article sur les signes avant-coureurs de l'épilepsie :
« Quelquefois une idée de même nature précède l'accès ; d'autres fois cette idée qui se répète souvent est différente, mais plus ou moins triste ; un mal de tête gravatif les devance souvent, en même temps ou dans les intervalles desquels il survient un affaiblissement notable dans les organes de la vue, de l'odorat, de l'ouïe, du goût, ainsi qu'une grande débilitation dans les mouvemens et la sensibilité des parties qui constituent le tronc et les extrémités, tandis que c'est plus fréquent, il y a au contraire une exaltation dans leur sensibilité et leur mouvement. Il y a des crampes dans les muscles de diverses parties du corps ; des pieds et des jambes surtout, et plus souvent encore des vertiges qui sont plus ou moins durables et violens. Ils sont accompagnés de bruits que les malades éprouvent dans les oreilles; d'un vice de l'odorat tel que ce qui paraissait au malade avoir une très bonne odeur lui semble très fétide ; c'est ce qui a été plusieurs fois observé; tandis que quelques autres épileptiques ont éprouvé un tel changement dans l'odorat, dans le goût, et dans l'ouïe, que ce sensations leur devenaient plus exquises que dans l'état naturel.
Il y a des tremblements des membres, des baillemens, des rots, des nausées, avec un sentiment de rétraction dans la région épigastrique.
Cependant très souvent l'épilepsie survient d'une manière si prompte et sans être annoncée par aucun symptôme antécédent, que les malades tombent subitement à terre. C'est sans doute de cette chute que lui est venu le nom de mal caduc qu'elle porte, dénomination qui, pour la même raison, a été donné à l'apoplexie, qu'on a aussi appelée morbus attonitus. »
Principales publications
- Précis de chirurgie pratique, contenant l'histoire des maladies chirurgicales, et la manière la plus en usage de les traiter, 2 volumes, 1768
- Histoire de l'anatomie et de la chirurgie, contenant l'origine et les progrès de ces sciences, 7 volumes, P. Fr. Didot le jeune (Paris), 1770-1773
- Tome 1, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 2, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 3, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 4, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 5, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 6, 1773, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Observations sur les effets des vapeurs méphitiques sur le corps de l'homme et sur les moyens de rappeler à la vie ceux qui en ont été suffoqués, 1775
- Observations sur la nature et sur le traitement de la rage, suivies d'un précis historique et critique des divers remèdes qui ont été employés jusqu'ici contre cette maladie, 1779
- Observations sur la nature et sur le traitement du rachitisme, ou des courbures de la colonne vertébrale, et de celles des extrémités supérieures et inférieures, 1797
- Mémoires sur la nature et le traitement de plusieurs maladies, par Antoine Portal, avec le précis des expériences sur les animaux vivans, d'un cours de physiologie pathologique, 1800-1825
- Cours d'anatomie médicale, ou Élémens de l'anatomie de l'homme, avec des remarques physiologiques et pathologiques, et les résultats de l'observation sur le siège et la nature des maladies, d'après l'ouverture des corps (5 volumes, 1803-1804)
- Traitement des asphyxiés, 1805.
- Observations sur la nature et le traitement de la phthisie pulmonaire, 1809,
- volume 1, lire en ligne [archive] sur Gallica,
- volume 2, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Observations sur la nature et le traitement de l'apoplexie, et sur les moyens de la prévenir, 1811, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Observations sur la nature et le traitement des maladies du foie, Caille et Ravier, 1813
- Notice sur la maladie et la mort de Madame la baronne de Staël , impr. de Fain (Paris), 1820-1830, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Observations sur la nature et le traitement de l'hydropisie, 2 volumes, 1824
- Observations sur la nature et le traitement de l'épilepsie, 1827, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Mémoire sur quelques maladies du foie, qu’on attribue à d’autres organes; et sur les maladies dont on fixe ordinairement le siège dans le foie, quoiqu'il n’y soit pas, Collect acad mém, etc. Partie franç, 16, 457-465, 1787.
Il a aussi préparé une édition augmentée du Traité de la structure du cœur, de son action et de ses maladies de Jean-Baptiste Sénac (Paris, 1774).
de Vialar Émilie
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Émilie de Vialar
Émilie de Vialar (Gaillac, - Marseille, ) est une religieuse française, fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph-de-l'Apparition et reconnue sainte par l'Église catholique.
Vie et œuvre
Anne-Marguerite-Adélaïde-Émilie de Vialar est née le à Gaillac, dans le diocèse d'Albi, fille du baron Jacques-Augustin de Vialar et de son épouse Antoinette née Portal. Aînée de leurs trois enfants, elle est leur seule fille. Le baron de Vialar est un homme des Lumières qui est membre du conseil communal de Gaillac au début de la Révolution.
À l'âge de sept ans, elle part pour Paris afin de parfaire son éducation chez les Bernardines de la très aristocratique abbaye-aux-Bois, rue de la Chaise, mais sa mère meurt alors qu'elle n'a que quinze ans, et elle revient à Gaillac. Jusqu'à l'âge de 35 ans, elle vit en famille, dans la dévotion et le souci des pauvres. Elle ne souhaite pas se marier, et préfère se consacrer à la vie religieuse, ce que son père n'admet pas.
C'est après avoir reçu un important héritage après la mort de son grand-père, le baron Portal, académicien et médecin du roi, qu'Émilie accompagnée de trois compagnes peut acheter une maison pour héberger la congrégation qu'elles veulent fonder. Le jour de Noël 1832, la congrégation de Saint-Joseph de l'Apparition[] est née, avec comme objectif le soin des pauvres et des malades.
En 1835, Émilie et quelques sœurs arrivent en Algérie pour s'occuper des malades lors d'une épidémie de choléra, et y commencent leur tâche d'évangélisation créant une ambulance militaire à l'appel de l'administration. La congrégation, qui ne sera reconnue civilement qu'en 1855, ne reçoit aucun subside et repose donc entièrement sur la fortune de la fondatrice]. La nouvelle colonie est choisie également par son frère Augustin de Vialar qui y devient l'un des principaux investisseurs, consacrant comme sa sœur la fortune héritée de son grand-père. Ensuite elle crée un pensionnat payant de jeunes filles pour financer une école gratuite qui obtient rapidement du succès. En 1840, elle tente d'obtenir l'approbation pontificale pour sa congrégation, mais une fondation qu'elle effectue à Constantine déclenche l'hostilité de Mgr Dupuch, premier évêque d'Alger, qui voulait mettre la congrégation sous son autorité]. De plus les opinions libérales pour l'époque de Madame de Vialar n'ont pas l'heur de plaire à cet évêque gallican. Elle n'obtient donc pas l'approbation diocésaine et elle est chassée d'Algérie en 1842 d'une façon fort discourtoise. Cette reconnaissance n'aura lieu que le , plusieurs années après la mort d'Émilie de Vialar.
Les années suivantes, Émilie de Vialar fonde quatorze nouvelles maisons en Tunisie (encore sous l'emprise de l'Empire ottoman), à Chypre et à Malte, à Chio, à Beyrouth et à Jaffa ; voyageant beaucoup, envoyant au Levant de nombreuses religieuses missionnaires, la plus significative étant la fondation de leur maison de Jérusalem en 1848. Elles s'installent également dans les colonies anglaises, grâce à un recrutement de nouvelles sœurs irlandaises et sont en Birmanie en 1847, en Australie en 1855. Toutefois, en 1851, l'argent vient à manquer, et elle doit rentrer à Marseille où, avec l'aide de Mgr de Mazenod, elle reconstruit sa congrégation.
Durant les années précédant sa mort, quarante nouvelles maisons sont fondées en Europe, en Afrique et en Asie.
Ses sœurs sont aujourd'hui présentes sur les cinq continents. Une clinique porte son nom à Lyon (3e), une école à Tunis, une paroisse à Marseille.
Émilie de Vialar meurt à Marseille le .
Béatification, canonisation, fête
- Le , le pape Pie XI la déclare vénérable
- Elle est béatifiée le par le pape Pie XII
- Et est canonisée le par le pape Pie XII
- Sa fête a été fixée au 24 août, mais elle est célébrée le 17 juin dans sa congrégation.
Écrits
- Relation des Grâces, écrite à la demande de son confesseur en 1842
- Esprit et Règles de la Congrégation - 1841
- Nombreuses lettres
Citations
- Sa devise : « Révéler l’immense amour de Dieu pour l’humanité et collaborer à la Mission pour laquelle Jésus est venu sur terre. »
- À ses sœurs : « Allez et avec ce que vous avez et recevrez, faites tout le bien que vous pouvez.»
Sources
- Osservatore Romano
- Documentation Catholique: 1951 col.833-840
- Émilie de Vialar, fondatrice des Sœurs de Saint Joseph de l’Apparition, Librairie Arthème Fayard, Collection Chevaliers de Dieu, Paris, 1953