Mazet André
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André Mazet
| Naissance |
Grenoble |
|---|---|
| Décès |
(à 27 ans)
Barcelone |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Université de Paris
|
| Activités |
Médecin, chirurgien
|
André Mazet (1793-1821) est un médecin français. Il a observé l’épidémie de fièvre jaune en Espagne.
Biographie
André Mazet est né le à Grenoble.
Après avoir suivi des études de médecine à l’école pratique des hôpitaux de Paris, il part en mission officielle, en 1819, à Cadix, pour observer l’épidémie de fièvre jaune qui y sévissait.
À son retour, il est nommé médecin-adjoint au bureau de charité de la rue Mazarine.
À l’automne 1821, il est de nouveau envoyé à Barcelone où l’épidémie a repris. Il est contaminé par le virus dès son arrivée. Il meurt le de la même année. Il est inhumé à Barcelone.
Hommages
- Les Chambres déclarent André Mazet « martyr de l’humanité », en 1821.
- Sur sa pierre tombale est inscrit : « Le docteur Mazet vint au secours de la Catalogne, où régnait la fièvre jaune, et mourut, à Barcelone, le ».
- À Paris, en 1867, la rue de la Contrescarpe-Saint-André, est nommée rue Mazet.
- À Grenoble, la rue du Docteur Mazet lui est dédiée.
- Médaille de l’aide française durant la peste jaune de Barcelone de 1821].
Maygrier Jacques-Pierre
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Jacques-Pierre Maygrier
| Naissance |
Angoulême |
|---|---|
| Décès |
(à 62 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, obstétricien
|
Jacques-Pierre Maygrier est un médecin français né le à Angoulême et mort le à Paris].
Élève d'Antoine Dubois, Maygrier exerça à l'Hôpital Cochin et à l'Hôtel-Dieu. Il est considéré comme un des meilleurs accoucheurs du XIXe siècle.
Extrait du Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne
« Maygrier commença ses études médicales à Brest en 1787. Il fut successivement élève entretenu de la marine, sous-aide, puis chirurgien de seconde classe, et enfin chirurgien-major sur les vaisseaux de l'État. En 1797, il abandonna le service de la marine, et vint reprendre à Paris le cours de ses études. Il fut élève interne à l'hôpital Cochin de 1800 à 1803, et ensuite à l'Hôtel-Dieu. Maygrier commença dès lors à se livrer à l'enseignement; il fit des cours d'anatomie et de physiologie qu'il interrompit en 1814 quand les amphithéâtres particuliers furent supprimés, et des cours d'accouchements qu'il a continués jusque dans les dernières années de sa vie, et qui furent toujours très-suivis. Dans ces cours, comme dans ses ouvrages d'obstétrique, il s'est efforcé de simplifier l'étude des positions du fœtus et des manœuvres de l'accouchemen artificiel. Maygrier est mort en 1835. »
— Jean-Eugène Dezeimeris, Charles Prosper Ollivier, Jacques Raige-Delorme, Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, 1837
Œuvres
- Nouvelle méthode pour manœuvrer les accouchemens, Paris, Ed. Méquignon, 1804
- Dissertation sur la délivrance, Paris, Ed. Méquignon, 1804].
- Manuel de l'anatomiste, ou Traité sur la manière de préparer toutes les parties de l'anatomie, suivie d'une description complète de ces mêmes parties, Paris, Éd. J.-S. Merlin, 1811
- Nouveaux élémens de la science et de l'art des accouchemens, Paris, Béchet, 1822, ouvrage illustré de 80 planches gravées en taille-douce par Forestier et François-Louis Couché fils (1782-1849), d'après Antoine Chazal
- Nouvelles démonstrations d'accouchements sur Google Livres, avec planches, 2e éd., refondue et augmentée par Halmagrand, docteur-médecin, professeur d'accouchements[3], Béchet, 1840
Morel-Lavallée Victor-Auguste-François
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Victor-Auguste-François Morel-Lavallée
| Naissance |
Bion |
|---|---|
| Décès |
(à 53 ans)
8e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, chirurgien
|
Victor-Auguste-François Morel-Lavallée, né le à Bion et mort le à Paris 8e, est un chirurgien français.
Biographie
Il est nommé médecin en 1842, puis chirurgien des hôpitaux en 1851.
Il a laissé de nombreuses publications chirurgicales, particulièrement dans le domaine traumatologique.
Son nom a été donné à une pathologie consistant en un épanchement séreux consécutif à un décollement cutané (épanchement de Morel-Lavallée)[].
Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise].
Bibliographie
- Sur les luxations de la clavicule, thèse de doctorat, Paris, 1842.
- Essai sur les luxations de la clavicule, présenté à l'Académie royale de médecine le . Annales de la chirurgie française et étrangère, Paris, 1843 (extension de sa thèse de doctorat). J.-B. Baillière.
- Des rétractions accidentelles des membres. Concours de thèse pour l'agrégation de chirurgie, 1844.
- Vésicatoire dans la vessie. Impr. de Cosson, 1844. 16 pages.
- Buffon, histoire de ses idées et de ses travaux par P. Flourens. Critique par le Docteur Morel-Lavallée. Impr. de Cosson, 1844. 8 pages.
- L’ostéite et ses suites. 1847.
- « Sur la cystite cantharidienne » Comptes rendus de l’Académie des sciences 1844: 46 (Prix de l'institut réédité dans les Archives générales de médecine, Paris, 1856).
- « Hernies du poumon » Bulletin de la Société de chirurgie de Paris 1847, 1: 75-81.
- Traumatismes fermés aux membres inférieurs. Thèse, Paris, 1848.
- Les luxations compliquées. Concours de thèse pour la chaire de chirurgie clinique. 1851 ?
- Des corps étrangers articulaires. Thèse pour l'agrégation, 1853.
- Épanchements traumatiques de sérosité. Archives générales de médecine, Paris, 1853.
- Remarques pratiques sur une série d'amauroses guéries par un moyen très simple. Impr. de Hennuyer 1854.
- « Fracture du maxillaire inférieur avec déplacement opiniâtre, appareil en gutta-percha, guérison rapide » Bulletin de la Société de chirurgie, 1855.
- Sur la valeur relative des méthodes de traitement des rétrécissements de l’urèthre. Thèse pour l'agrégation, 1857.
- De la Luxation de l'épaule en haut, rapport à la Société de chirurgie. Impr. de H. Plon, 1858.
- Moyen nouveau et très simple de prévenir la raideur et l'ankylose dans les fractures, bandage articulé, note lue à l'Académie de médecine. J.-B. Baillière et fils, 1860.
- Coxalgie sur le fœtus. Archives générales de médecine, Paris, 1861.
- Décollements traumatiques de la peau et des couches sous-jacentes. 2e mémoire. Asselin, 1863.
- Discours prononcé à la séance solennelle de la Société de chirurgie, le . Impr. de H. Plon, 1863.
- L'emphysème traumatique, son mécanisme, son pronostic et son traitement. Lu à l'Académie de médecine le . 119 pages.
- « Rupture du péricarde ; bruit de roue hydraulique; bruit de Moulin » Gazette médicale de Paris 1864, 18: 695-696.
Martin Georges
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Georges Martin (homme politique)
Georges Martin, né le à Paris et mort le dans la même ville], est un homme politique, médecin et franc-maçon français.
Très engagé dans la promotion des valeurs républicaines et laïques, il est l'un des grands acteurs des progrès sociétaux de la fin du XIXe siècle en France, tels l'émancipation des femmes, l’assistance aux enfants et la réouverture des bureaux de bienfaisance de Paris. Il joue également un rôle notoire dans l'histoire de la maçonnerie française en tant que membre fondateur, en 1880, de la Grande Loge symbolique écossaise et, avec Maria Deraismes, le précurseur du Droit humain international, première obédience mixte.
Biographie
Éducation et études
Georges Martin, est né le ] à Paris au 101 rue Mouffetard d'un père pharmacien, Marie Hippolyte Joseph Martin, originaire de Sologne et d'Anne Françoise Caroline Faffe. Son père le fera instruire chez les jésuites de la rue Lhomond[.
Lauréat d'un baccalauréat littéraire en 1861 puis d'un baccalauréat scientifique en 1863, il entreprend des études de médecine à la faculté de Paris. Il interrompt celles-ci trois ans plus tard afin de s'engager dans les troupes de Garibaldi. Georges Martin reprendra ses études à Montpellier, qu'il achève avec succès en 1870 - par l'obtention du titre de docteur en médecine].
L'engagement politique
Georges Martin s'engage très vite pour les idées et activités républicaines et prend part aux dernières luttes de l'opposition républicaine contre l'Empire. En 1866, il part à la conquête de la Vénétie avec les troupes de Giuseppe Garibaldi ; au quartier Latin, il est au nombre des dirigeants de l'action démocratique. En , au lendemain de Sedan, lorsque l'armée de Châlons, commandée par le maréchal de Mac Mahon, y fut encerclée et vaincue, il se met au service de la République et reçoit une affectation d'aide major à l'ambulance du fort d'Issy. Après la capitulation, il se retire dans sa propriété familiale de Lafarge, en Sologne]. S'il est déjà médecin à Sceaux, ce n'est qu'après , lors de la fin de la Commune de Paris, qu'il installe son cabinet de médecin, rue Mouffetard à Paris. Le dévouement et le désintéressement qu'il montre dans l'exercice de son métier le rendent aussitôt populaire.
En 1874, il est élu au Conseil municipal de Paris comme conseiller du quartier de la Gare, et sera réélu à trois reprises, en 1878, 1881 et 1884]. Il rend les plus grands services au conseil dans les questions d'assistance publique (assistance aux enfants, aux infirmes, aux personnes âgées)]. Il se déclare partisan de l'autonomie communale et participe à la fondation du groupe qui porta ce nom[].
En 1876, il propose au conseil municipal le vote d'une loi sur les accidents de travail. Élu au Conseil de surveillance de l'Assistance publique, il prépare la réorganisation des bureaux de bienfaisance de Paris, et souligne la nécessité de laïciser les services hospitaliers].
Sa femme, Marie-Georges Martin, meurt peu après la déclaration de guerre en 1914. Ce double événement frappe l'homme politique français dont la santé se détériore. Il meurt le dans sa demeure du cinq rue Jules-Breton] qu'il avait fait édifier pour le Droit humain]. Il est enterré à La Ferté-Saint-Aubin.
Marié-Davy Hippolyte
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Hippolyte Marié-Davy
| Naissance |
Clamecy |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans)
Dornecy |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
École normale supérieure
Faculté des sciences de Montpellier Faculté de médecine de Montpellier |
| Activités |
Chimiste, physicien, médecin, météorologue
|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
|
|---|
Edme Hippolyte Marié-Davy est un scientifique et inventeur français né à Clamecy dans la Nièvre le et mort à Dornecy le . Il apporta de nombreuses contributions en météorologie, en électricité et est l'auteur de plusieurs inventions.
Jeunesse et éducation
Hippolyte fait ses études à Clamecy puis à Moulins. Brillant élève, à la suite d'un concours, il obtient en 1838 une bourse et rentre au collège rollin.
En 1840, titulaire de deux baccalauréats en sciences et en lettres, il est reçu premier à l'École Polytechnique et à l'École Normale Supérieure. Il choisit l'École normale supérieure et en sort major de promotion en 1844, titulaire de l'agrégation de sciences physiques et mathématiques.
Travaux et inventions
Le , Edme Hippolyte Marié épouse Julie-Marie-Joséphine Davy de La Chevry et ajoute à son nom celui de Davy.
En 1845, il est nommé, avec dispense d’âge (il a 25 ans), professeur à la faculté des Sciences de Montpellier. Il y obtient son doctorat en médecine et est nommé professeur à la faculté de Médecine de Montpellier. Il mène à l'université de Montpellier, des travaux en électricité, en optique et en météorologie.
En 1851, à la suite du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, il quitte Montpellier pour enseigner au lycée Bonaparte à Paris. Il y mène des recherches sur l'électricité et invente, en 1854, les piles au bisulfate de mercure qui porte son nom la pile Marié-Davy[]. Ce type de pile fut utilisé sur la plupart des lignes télégraphiques en France.
La même année, Marié-Davy inventa un type de moteur électrique[]. Un prototype de ce moteur fut construit. Il développait 1 ch[].
En 1854, il inventa également le premier périscope sous la forme d'un tube vertical muni à chaque extrémité de deux miroirs à 45°].
Sur la base de ces travaux, il proposa le concept d'un sous-marin dont l'hélice serait mue par un moteur électrique alimenté par une pile électrique[].
En 1858, il invente un appareil de tissage, qui sera utilisé industriellement dans le nord.
En 1862, il est nommé à l'observatoire de Paris et devient, en 1863, chef du service météorologique international. Il découvre les dépressions, qu'il nomme "bourrasques", et réalise les première cartes des isobares.
En 1873, il est nommé directeur de l’Observatoire de Montsouris où il poursuit ses travaux en météorologie jusqu'à sa retraite en 1888[].
Ouvrages
- Hippolyte Marié-Davy, Recherches théoriques et expérimentales sur l'électricité considérée au point de vue mécanique, Paris, V. Masson, , 262 p. (disponible [archive] sur Internet Archive).
- Hippolyte Marié-Davy, Les Mouvements de l'atmosphère et des mers considérés au point de vue de la prévision du temps, Paris, V. Masson, , 566 p. (disponible [archive] sur Internet Archive).
- Hippolyte Marié-Davy, Météorologie et Physique Agricoles, Paris, Librarie Agricole de la Maison Rustique, , 371 p..
- Hippolyte Marié-Davy, Les mouvements de l'atmosphère et les variations du temps, Paris, G. Masson, , 592 p. (disponible [archive] sur Internet Archive).
Marchand Nestor Léon
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Nestor Léon Marchand
| Maire de Thiais | |
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Tours |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans)
Thiais |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Botaniste, lichénologue, mycologue
|
| Conflit |
Guerre franco-allemande de 1870
|
|---|---|
| Abréviation en botanique |
Marchand
|
Nestor Léon Marchand (1833-1911) est un docteur en pharmacie et botaniste français.
Biographie
Né à Tours le , il fait ses études à l'École de médecine et de pharmacie de cette ville. Son père Jean Marchand était peintre en verrières. Il devient docteur en médecine en 1861, pharmacien de 1re classe en 1864 et docteur ès sciences naturelles en 1869. Il enseigne à Paris à l'École supérieure de pharmacie en qualité de titulaire d'une chaire de botanique cryptogamique.
Il doit sa renommée à son statut de conférencier, de professeur, et d'écrivain scientifique sur la botanique.
Il participe à la guerre de 1870 en qualité de chirurgien-major au 101e de ligne mais il est blessé le à Moulin-de-Pierre].
Il devient maire de Thiais (Val-de-Marne) de à ].
Il quitte ses fonctions d'enseignement en 1898 à cause de problèmes de santé. Il meurt le à Thiais.
Publications
- Botanique cryptogamique pharmaco-médicale: Programme raisonné d'un cours professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris; 1880; Doin Éditeur
- Révision du groupe des anacardiacées; 1869; Paris; J.-B. Baillère & fils; lire en ligne
- Recherches organographiques et organogéniques sur le coffea arabica; 1864; Paris; Imprimerie de E. Martinet; lire en ligne
- Des tiges des phanérogames. Des points d'organisation communs aux types des monocotylédones et des dicotylédones; 1865; Paris; J.-B. Baillère & fils;
- Recherches sur l'organisation des burséracées; 1868; Paris; J.-B. Baillère & fils;
- De la reproduction des animaux infusoires (étude médico-zoologique); 1869; Paris; F. Savy; lire en ligne [archive]
- Énumération méthodique et raisonnée des familles et des genres de la classe des mycophytes (champignons et lichens); 1896; Paris; Société d'Éditions Scientifiques; lire en ligne [archive]
- Histoire de l'ancien groupe des térébinthacées; 1869; Paris
- Du croton tiglium, Recherches botaniques et thérapeutiques; 1861; Paris
Marcé Louis Victor
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Louis Victor Marcé
| Naissance |
Ancien 6e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 36 ans)
16e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
École de médecine de Nantes
|
| Activités |
Psychiatre, médecin
|
| A travaillé pour |
Faculté de médecine de Paris
|
|---|---|
| Maître |
Camille Bouchet
|
| Directeur de thèse |
Alfred Velpeau
|
Louis Victor Marcé est un médecin aliéniste français né le à Paris et mort dans la même ville le .
Biographie
Enfance
Louis-Victor Marcé né à Paris en 1828 d'un père, René Marcé, travaillant dans l'Administration des Domaines à Nantes et de Jeanne Marie Motter. Après avoir démissionné, il était monté à Paris où il vécut de petits métiers et publia deux volumes de poésie. Il mourut subitement en 1834, laissant sa femme et son fils de 6 ans dans une situation précaire. Louis-Victor fut envoyé en Bretagne, près d'un cousin, et le jeune enfant fut élevé par son oncle, le docteur Germain Auguste Marcé (1805-1859), médecin à l'Hôtel-Dieu, professeur à l'École de médecine de Nantes et sans enfant. Élève très doué, le jeune Victor fut, au Collège Royal (futur lycée de Nantes), le brillant condisciple de Jules Verne, dont il restera l'ami. Il y obtint le premier prix de dissertation latine[].
Sa mère décédera à Paris alors qu'il avait 20 ans.
Études
Après être devenu Bachelier ès Lettres en 1846 à Rennes, Bachelier ès Sciences l'année d'après et conseillé par son oncle, il fait ses études médicales pendant quatre années à l'École de médecine et à la Faculté de Nantes. Un de ses professeurs, Camille Bouchet, lui-même ancien élève de Jean-Étienne Esquirol, l'influença pour sa carrière. Victor Marcé s'installe à Paris pour concourir à l'internat : il est reçu troisième de sa promotion, le ou en 1851. Sa première année d'internat s'effectue chez Sandras, auteur d'un traité des maladies nerveuses. En 1853, il reçoit la médaille d'argent. Il continue son internat chez Velpeau, qui préside sa thèse sur un sujet de chirurgie et l'incite à se tourner vers la chirurgie mais il hésite. Il est docteur en médecine le [1].
Vie personnelle
Le , il épouse Anna Pelouze avec qui il aura quatre enfants : Marguerite (décédée à l'âge de 9 mois), René-Eugène, Maurice-Auguste et Victor-Louis[1].
Carrière
En 1855, il donne des leçons à Eugène Philippe Pelouze, fils du célèbre chimiste Théophile-Jules Pelouze. Ayant ses entrées dans le salon de l'Hôtel de la Monnaie, quai de Conti, il fait la connaissance d'Anna, une des filles de Pelouze. Pour l'épouser, il présente sa candidature comme médecin-adjoint de la Maison de Santé Esquirol, à Ivry-sur-Seine. Il reprend les études d'Esquirol sur la folie puerpérale, et publie une monographie. Le , il lit à l'Académie de médecine un mémoire sur l'état mental des "choréiques". En 1860, il se présente à l'agrégation : il est reçu premier. La même année, il est nommé médecin des aliénés de la Seine, puis médecin à Bicêtre. Il donne des cours à l'École pratique de la Faculté de médecine de Paris, lesquels attirent un grand nombre d'auditeurs. En 1862, parait son Traité des maladies mentales. Il dénonce l'abus des formes de contention, camisoles et entraves. Il étudie également les caractères de l'écriture chez les aliénés dont il traitera dans une communication le . Puis il travaille sur l'action toxique de l'essence d'absinthe. Surmené, il se sent très fatigué. En avril ou , après la naissance de son deuxième fils, il part se reposer en Touraine chez sa belle-sœur Marguerite Pelouze (née Marguerite Wilson et sœur de Daniel Wilson[]) qui vient d'acquérir le château de Chenonceau.
Fin de vie
Il rentre à Paris, au début de l'été, mal rétabli, et reprend trop tôt sa vie laborieuse. Il décède le après un plausible suicide, bien qu'aucune autopsie n'a été réalisé et aucune cause de décès n'a été publiquement donnée]. Il est enterré au cimetière de Saint-Gobain (Aisne), dans la même tombe que sa fille[].
Hommage et postérité
- Le personnage de Dolly Branican dans Mistress Branican de Jules Verne, semble être inspiré par un cas décrit par Marcé dans son Traité de la folie des femmes enceintes, des nouvelles accouchées et des nourrices (1858)[].
- Une Société Marcé internationale a été créée en 1980 en Angleterre. Un psychiatre anglais d'origine indienne, Channi Kumar, lui a donné son nom en hommage au Dr Louis Victor Marcé. Cette société possède une branche francophone, créée en 1998.
Écrits
- 1854 : Les kystes spermatiques (thèse de doctorat)
- 1858 : Traité de la folie des femmes enceintes, des nouvelles accouchées et des nourrices et considérations médico-légales qui se rattachent à ce sujet, publication la plus connue de Marcé, rééditée en 2002[.
- 1860 : Altérations de la sensibilité (thèse)
- 1862 : Traité des maladies mentales
Bibliographie
- J-P. Luauté et Th. Lempérière, La vie et l'œuvre pionnière de Louis-Victor Marcé, Editions Glyphe, 2012, 264 p.
Malherbe Albert
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Albert Malherbe
| Directeur École de médecine de Nantes |
|
|---|---|
| à partir de | |
| Adjoint au maire Nantes |
|
| à partir de |
| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 69 ans)
Nantes |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, chirurgien, professeur d'université
|
| Père |
Jean-Baptiste-Léonce Malherbe (d)
|
| Enfant |
Suzanne Malherbe
|
| Membre de |
Académie nationale de chirurgie
Académie nationale de médecine Société anatomique de Paris |
|---|---|
| Maître |
Félix Guyon
|
|
|
Albert Malherbe est un médecin et chirurgien français né le à Nantes et mort le à Nantes.
Biographie
Albert Hippolyte Malherbe est le fils du Dr Jean-Baptiste-Léonce Malherbe, médecin en chef des Hôpitaux civils de Nantes, président de la Société académique de Nantes, et d'Armande Joséphine Rogier.
Interne des hôpitaux de Paris et élève du professeur Félix Guyon, il obtient le prix Duval pour sa thèse De la Fièvre dans les maladies des voies urinaires, recherches sur ses rapports avec les affections du rein, publiée en 1872.
Chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Nantes (1875) puis chirurgien en chef des Hôpitaux de Nantes (1901), il est professeur et directeur de l'École de médecine de Nantes à partir de 1895.
Conseiller municipal de Nantes, il est adjoint au maire en 1881 et 1892.
Le , il est élu membre correspondant national de l'Académie nationale de médecine pour la division de pathologie chirurgicale.
Publications
- De la Fièvre dans les maladies des voies urinaires, recherches sur ses rapports avec les affections du rein, 1872
- Recherches sur l'épithéliome calcifié des glandes sébacées : contribution à l'étude des tumeurs ossiformes de la peau. Paris : Octave Doin, 1882
- Recherches sur le Sarcome. Paris : Masson, 1904
Malgaigne Joseph-François
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Joseph-François Malgaigne
| Naissance | Charmes |
|---|---|
| Décès | Saint-Gratien |
| Nationalité | Française |
| Profession | Médecin, historien, homme politique et chirurgien |
|---|---|
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur et chevalier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie nationale de médecine |
Joseph François Malgaigne, né le à Charmes (Vosges) et mort le à Saint-Gratien (Val-d'Oise), est un médecin, chirurgien, anatomiste et historien de la médecine français. Il est le plus connu des médecins français venus assister l'armée polonaise pendant l'insurrection de 1830-1831.
Biographie
Origines familiales et formation
Joseph-François Malgaigne est issu d'une famille de médecins : son grand-père était chirurgien et son père officier de santé durant les guerres napoléoniennes.
À 15 ans, il part à Nancy étudier pour devenir lui aussi officier de santé. Il est reçu à ce grade à 19 ans ; il assure aussi la direction d'un journal : Le Spectateur de la Lorraine. En 1826, il vient à Paris pour continuer ses études à la faculté de médecine de Paris. Il suit les cours de Guillaume Dupuytren.
Il entre à l'hôpital du Val de Grâce en 1829. Il obtient son doctorat en médecine en 1831, puis est reçu à l'agrégation en 1835[].
L'insurrection polonaise de 1830-1831
En , pendant l'insurrection du royaume de Pologne contre le tsar Nicolas Ier, il se porte volontaire en réponse à un appel du Comité La Fayette en faveur des Polonais.
Il est placé à la tête d'un des deux groupes organisés par le comité. Avec un contrat d'engagement établi par la légation polonaise de Paris (général Kniaziewicz), il part en , accompagné d'un chirurgien, d'un officier de santé, de deux pharmaciens et de sept étudiants en médecine.
Le groupe est présent à Varsovie au sein de la 4ème Division d'infanterie lors de la prise de la ville par l'armée russe (6 et ).
Malgaigne est fait chevalier de l'ordre militaire Virtuti Militari par le gouvernement national insurgé, réfugié à Plock, le [], peu de temps avant que les forces polonaises se réfugient en Prusse (fin septembre-début octobre).
Carrière
En 1835, il devient chirurgien des hôpitaux de Paris, où il aura comme collègue de travail Auguste Nélaton. Il donne également des cours d’anatomie et de chirurgie et tient des conférences sur les hernies et les bandages.
En 1841, il lance le Journal de chirurgie qui deviendra la Revue médico-chirurgicale. En 1844, il met au point une méthode pour l'opération du bec de lièvre. En 1845, il est nommé chirurgien de l'hôpital Saint-Louis.
Il est brièvement député de la Seine de à [].
En 1850, il obtint la chaire d'opérations et appareils, puis de clinique chirurgicale et de pathologie externe à la Faculté de médecine de Paris.
Dans les années 1850, il publie nombre d'observations sur la cautérisation de l'oreille, notamment dans le traitement de la sciatique (Acupuncture auriculaire : études princeps et développement historique). À la même époque, il approfondit l'étude de la fracture osseuse de l'avant-bras entreprise avant lui par le chirurgien italien Giovanni Battista Monteggia et qu'il nommera fracture de Monteggia.
Il est choisi comme président pour l'année 1865 de l'Académie de médecine, où il avait été élu le dans la section de médecine opératoire].
Il meurt le à Saint-Gratien (Val-d'Oise), des suites d'une attaque survenue une semaine plus tôt lors d'une séance de l'Académie de médecine qu'il présidait.
Contributions scientifiques
On lui doit la description de la « ligne de Malgaigne » : une hernie de l'aine est dite hernie inguinale si son collet est situé au-dessus de la ligne de Malgaigne (projection cutanée de l'arcade crurale tendue entre l'épine du pubis et l'épine iliaque antérosupérieure). La hernie crurale, fréquente chez la femme, a en revanche un collet situé au-dessous de la ligne de Malgaigne.
Spécialiste de la chirurgie orthopédique du genou, de l'épaule et de la hanche, il a mis au point plusieurs appareils pour traiter les fractures.
Malassez Louis-Charles
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Louis-Charles Malassez
| Président Société de biologie |
|
|---|---|
| Naissance |
Nevers |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Université de Paris
|
| Activités |
Médecin, anatomiste
|
| Conjoint |
Jeanne Malassez
|
| Enfant |
Henriette Malassez
|
| A travaillé pour |
Collège de France
|
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
| Distinction |
Prix scientifique Montyon (Hématimètre) ()
|
Louis-Charles Malassez, né le à Nevers et mort le à Paris, est un médecin et un scientifique français né à Nevers. Il est connu pour ses travaux au laboratoire d'histologie du Collège de France.
Biographie
Il étudia la médecine à Paris, il fut interne en 1867. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il servit comme ambulancier, puis revint à Paris où il travailla avec des médecins célèbres dont Claude Bernard, Jean-Martin Charcot ou Pierre Carle Édouard Potain. En 1875 il obtint une chaire d'anatomie au Collège de France, et en 1894 il fut admis à l'Académie nationale de médecine.
Il fut entre autres l'un des professeurs de Justin Marie Jolly.
Il est enterré dans la section 8 du cimetière du Père-Lachaise, à Paris.
Travaux
Malassez est crédité de l'invention de l'hémocytomètre, un outil utilisé pour mesurer quantitativement le nombre de cellules sanguines. Dans le monde de l'odontologie, il a décrit les cellules de la gaine épithéliale de Hertwig dans le ligament alvéolo-dentaire. Ces cellules sont connues aujourd'hui sous le nom de restes épithéliaux de Malassez. Il a également travaillé sur une étude clinique des ulcérations anales, l'examen histologique d'un kyste de l'ovaire, un projet de réforme de l'enseignement médical, la richesse du sang en globules rouges chez les cancéreux et tuberculeux.
Par ailleurs, il a identifié la levure responsable d'une maladie de peau (une mycose cutanée présente surtout chez les jeunes, appelée Pityrosporum folliculitis). Il a aussi travaillé sur les bactéries du genre Yersinia (dont fait partie l'espèce Yersinia pestis, responsable de la peste) : Malassez a montré que l'inoculation d'une espèce proche, Yersinia pseudotuberculosis (qui est beaucoup moins virulente et apparemment s'attaque essentiellement au tube digestif, provoquant des adénites mésentériques) pouvait entraîner une immunité contre Yersinia pestis (vaccination permettant une résistance contre le peste).
Un genre de champignons fut nommé en son honneur : Malassezia. Les espèces dans le genre incluent : Malassezia furfur, Malassezia ovalis, Malassezia pachydermatis, Malassezia sympodialis and Malassezia orbiculare. Malassezia furfur est une espèce lipophile qui cause des dermatites sur la peau humaine, en particulier la Pityrosporum folliculitis. Malassezzia pachydermatis est une espèce associée à l'otite externe chez le chien.
Éponymie
- Lymphadénite mésentérique de Malassez et Vignal : « Inflammation aiguë des ganglions mésentériques, accompagnée ou non d’une inflammation aiguë de l’iléon terminal, chez des sujets jeunes, dans un tableau clinique évoquant une appendicite. »]
- Malasseziose
- Bacille de Malassez et Vignal ou Yersinia pseudotuberculosis
- Malassezia furfur
- Malassezia pachydermatis
Bibliographie
- De la numération des globules rouges du sang. I. Des méthodes de numération. II. De la richesse du sang en globules rouges dans les différentes parties de l'arbre circulatoire,Paris, 1873, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Sur l’existence d’amas épithéliaux autour de la racine des dents chez l’homme adulte et a l’état normal (débris épithéliaux paradentaires), Paris, 1885.
- « Sur les rôles des débris épithéliaux paradentaires », in Archives de physiologie normale et pathologique, Paris, p. 309–340, 1885.
- Travaux de M. L. Malassez (laboratoire d'histologie du Collège de France) 1867-1893, Paris, Masson, 1894, Texte intégral [archive].
En collaboration :
- avec Jules Péan : Étude clinique sur les ulcérations anales, Delahaye (Paris), 1871.
- avec Jean-Jacques Reclus: Sur les lésions histologiques de la syphilis testiculaire, Paris, 1881.
Maissiat Jacques
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Jacques Maissiat
| Député de la Deuxième République française Assemblée nationale législative Ain |
|
|---|---|
| - |
|
| Membre de l'Assemblée constituante de 1848 Ain |
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| - |
|
| Conservateur adjoint (d) Musée Orfila |
|
| - |
| Naissance |
Nantua |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans)
Nantua |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Homme politique, médecin
|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
|
|---|
Jacques Henri Marie Maissiat est un homme politique français né le à Nantua (Ain) et mort le à Nantua.
.
Biographie
Jacques Maissiat commença ses études médicales à Lyon, les continua à Montpellier et les acheva à Paris, où il fut reçu docteur en février 1838 et agrégé l'année suivante.Il est conservateur adjoint des collections de la faculté de médecine, puis titulaire en 1852. Il est député de l'Ain de 1848 à 1851, siégeant à droite.
Sources
- « Jacques Maissiat », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Maisonneuve Jacques
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Jacques Maisonneuve
| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 87 ans)
Manoir de la Roche-Hervé |
| Nom dans la langue maternelle |
Jacques-Gilles Thomas Maisonneuve
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
École de médecine de Nantes (d)
Faculté de médecine de Paris |
| Activités |
Médecin, chirurgien
|
| Enfant |
Similien Maisonneuve
|
| A travaillé pour |
Hôpital Cochin
Hôpital de la Salpêtrière Hôtel-Dieu de Paris |
|---|---|
| Propriétaire de |
Manoir de la Roche-Hervé
|
| Membre de |
Académie nationale de chirurgie
Académie impériale de Russie Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique Société anatomique de Paris Académie royale de médecine de Belgique |
| Maîtres |
Guillaume Dupuytren, Joseph Récamier
|
| Influencé par |
Pierre Flourens
|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Jacques-Gilles Maisonneuve né le à Nantes et mort le dans son château de La Roche-Hervé à Missillac], est un médecin et chirurgien français.
Biographie
Ses études classiques terminées, Maisonneuve a commencé, dès l’âge de 16 ans, à suivre les cours de l’hôpital de Nantes, où il est resté quatre années pendant lesquelles il a remporté tous les prix et obtenu tous les grades que décernait cette école de médecine secondaire. En , il est monté compléter ses études à Paris et s’est d’abord attaché à Guillaume Dupuytren, dont il a été l’élève assidu, puis à Joseph Récamier, dont il a été, plus tard l’ami, et le continuateur[]. Interne en 1830, il a obtenu, en 1833, le prix de l’internat et de l’école pratique. Reçu docteur, en 1835, il est devenu prosecteur à Clamart, la même année, et a ouvert un cours de médecine opératoire[.
Après avoir passé brillamment le concours pour devenir chirurgien des hôpitaux, il a immédiatement été nommé en cette qualité. Depuis lors, il a successivement été chirurgien à Cochin, à la Pitié et, en dernier lieu, à l’Hôtel-Dieu]. Dans cette nouvelle position, relativement éminente, il a fondé l’un des enseignements les plus remarquables de médecine opératoire qu’on ait vus depuis Jacques Lisfranc.
Il a laissé le souvenir d’un chirurgien audacieux, servi par une sûreté de main étonnante]. Il a appliqué avec succès, dans des opérations mémorables, les vues physiologiques de Flourens sur la reproduction de l’os par le périoste]. Passant pour le chirurgien le plus habile de son temps, son audace était extrême et il a tenté des opérations devant lesquelles tous ses confrères reculaient. C’est lui qui, le premier, a fait la resection du col du fémur]. Vers 1852, un jeune ingénieur ayant eu une jambe broyée par accident, les sommités de l’art opinaient pour l’amputation, lorsque Maisonneuve, s’inspirant des vues physiologiques de Pierre Flourens, alors toutes nouvelles, a eu l’idée de tenter la reproduction de l’os par le périoste. Il a enlevé les fragments du tibia brisé, conservé soigneusement le périoste et l’os s’est reformé entièrement. Le chirurgien, justement fier de ce succès, a fait part à l’Académie du résultat de l’opération et, lui montrant la jambe guérie du jeune ingénieur, a ajouté, par manière de plaisanterie : « Je vous présente un homme qui a un troisième tibia[]. »
Il a été le premier médecin à expliquer le rôle de la rotation externe dans les fractures de la cheville. La fracture de Maisonneuve, qui lui doit son nom, est une fracture spécifique du péroné. Il a laissé de très nombreux mémoires et ouvrages sur des questions très importantes de médecine opératoire. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du . Il était, en outre, membre fondateur et honoraire de la Société de chirurgie, membre titulaire de la Société anatomique, membre honoraire de la société médico-pratique, membre honoraire de l’Académie royale de Belgique, membre honoraire de la société physico-médicale de Moscou et la société de médecine de Kiev, membre correspondant de l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg, membre correspondant de la Société académique de Nantes, de la société de médecine de Rouen et de la société médico-chirurgicale de Bruxelles...
Vivant dans la retraite depuis 1879[], il était tombé dans un oubli relatif à l’époque de sa mort, au point que certains dictionnaires biographiques avaient dénaturé son prénom de « Jacques-Gilles » en un fantaisiste « Jules-Germain » immotivé[.
Magendie François
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François Magendie
| Président de l'Académie des sciences | |
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Bordeaux |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans)
Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Tombe de Magendie
|
| Nationalité |
française
|
| Domicile |
France
|
| Formation |
Faculté de médecine de Paris
|
| Activités |
Physiologiste, médecin, professeur, neurologue
|
| A travaillé pour |
Collège de France (-
Hôtel-Dieu de Paris (à partir de ) Hôpital de la Salpêtrière (- |
|---|---|
| Membre de |
Académie des sciences ()
Académie des sciences de Turin () Académie nationale de médecine Académie royale des sciences de Suède Société philomathique de Paris |
| Maître |
Alexis Boyer
|
François Magendie, né à Bordeaux le et mort à Sannois (Seine-et-Oise) le , est un médecin et un physiologiste français. Il exerce la médecine à l'hôtel-Dieu de Paris et à l'hôpital de la Salpêtrière avant d'occuper la première chaire de physiologie expérimentale du Collège de France. Il est considéré comme un des pionniers de la physiologie expérimentale moderne.
Biographie
Jeunesse
Il est le fils d'Antoine Magendie (chirurgien à Bordeaux) et de Nicole de Perey de Launay. Son père est adepte des thèses de Jean-Jacques Rousseau, ce qui lui vaudra de n'apprendre à lire qu'à l'âge de dix ans, mais aussi l'énergie, la franchise, l'indépendance de jugement, et le mépris des conventions qui marqueront son style personnel et ses travaux scientifiques[]. Il perd sa mère à neuf ans.
Il commence sa scolarité à Bordeaux – interrompue par la Révolution – avant que sa famille ne s'établisse à Paris. Là, il suit son père, qui l'oblige à faire médecine, dans les hôpitaux et les amphithéâtres de la Faculté de Médecine de Paris. À l'âge de 16 ans, il est initié à l'anatomie et à la dissection par Alexis de Boyer, chirurgien à l'hôtel-Dieu de Paris[].
En 1801, il entre à l'École de Médecine de Paris. Très tôt, il est reçu interne des hôpitaux lors de son premier concours (17 floréal de l'an XI, c'est-à-dire le ). C'est l'un des premiers médecins à être entièrement formé par le nouveau système d'enseignement médical, mettant l'accent sur l'expérience clinique hospitalière et les exercices pratiques à tous les niveaux[].
Il mène alors de front des études d'anatomie et des études littéraires, abordant notamment le latin. L'attrait pour les phénomènes naturels l'oriente rapidement vers la physiologie. Il proclame vouloir jeter les nouvelles bases de cette science naissante et encore mal définie. Dès ses premières publications, il s'oppose au vitalisme défendu par Bichat[].
Carrière scientifique
Dès 1807, il occupe le poste d'aide d'anatomie. En 1808, à l'âge de vingt-cinq ans, il soutient une thèse de doctorat en médecine, abordant deux sujets distincts : la fracture des côtes et les usages du voile du palais. Après son internat, il occupe une place de prosecteur à l'École de médecine de Paris, dont il démissionne en 1813, à la suite de frictions personnelles avec Chaussier (professeur d'anatomie) et Dupuytren (professeur de Chirurgie)].
Auditeur assidu de l'Académie des sciences, il gagne l'estime de Cuvier et de Pinel, et le patronage actif de Laplace[]. Dans cette période troublée, il est exempté du service militaire par décret impérial du .
Il ouvre un cabinet de médecin praticien, en organisant un cours privé de physiologie qui connait un grand succès. En 1816-1817, il publie ce cours sous le titre Précis élémentaire de Physiologie qui connaitra 5 éditions françaises et plusieurs traductions en Anglais, Allemand, et autres langues[1].
En 1818, il est nommé au Bureau Central des Hospices Parisiens, mais on ne lui assigne aucun poste jusqu'en 1826, où il donne des cours de clinique à l'Hôtel-Dieu, pour y être directeur du quartier des femmes en 1830. Il est aussi médecin à la Salpêtrière de 1826 à 1830[1].
Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1821 mais il est récusé pour la chaire de physiologie à la faculté de médecine de Paris en 1823.
Il est le fondateur du Journal de physiologie expérimentale et pathologique, qui paraît à partir de 1821. Le premier du genre en Europe. Le journal sert de tribune pour défendre sa conception de la physiologie comme science. La publication s'arrête en 1831, Magendie ayant trouvé une autre tribune : cette année-là, il est nommé professeur à la chaire de médecine (transformée pour l'occasion en chaire de physiologie expérimentale) du Collège de France (1831-1855). Les leçons magistrales sont composées de ses recherches en cours. Claude Bernard y sera son préparateur à partir de 1841.
Son activité tourne alors sur trois centres : l'Hôtel-Dieu (études cliniques et expériences pharmacologiques), le Collège de France (leçons et présentation de ses recherches), l'Académie des Sciences (où il représente la physiologie dans diverses commissions de travail)].
Il meurt en 1855, à l'âge de soixante-douze ans, probablement d'une cardiopathie ischémique. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (8e division)[], à Paris
Lobstein Jean
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Jean Lobstein
| Naissance | Gießen |
|---|---|
| Décès | Strasbourg |
| Sépulture | Cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg |
| Nationalité | Landgraviat de Hesse-Darmstadt et française |
| Père | Johann Michael Lobstein |
| Enfants | Friedrich Eduard Lobstein |
| Formation | Université de Strasbourg |
|---|---|
| Profession | Anatomiste, pathologiste, professeur d'université, chirurgien et médecin |
| Employeur | Université de Strasbourg |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie Léopoldine et Académie de Stanislas |
Jean Georges Chrétien Frédéric Martin Lobstein dit Jean Frédéric Lobstein (le jeune) est un chirurgien et pathologiste français (né allemand), né le à Giessen et mort le à Strasbourg. Son nom (en allemand : Johann Georg Chrétien Friedrich Martin Lobstein) est associé au syndrome de Lobstein ou maladie des os de verre (ou encore ostéopsathyrosis de Lobstein).
Biographie
Jean Frédéric Lobstein était le neveu de l'anatomiste, chirurgien et Recteur de l'université Johann Friedrich Lobstein ](1736-1784) et le fils de Frédéric Lobstein, originaire de Lampertheim, pasteur et professeur d'université. La famille Lobstein s'installe dans la région de Strasbourg (Alsace) en 1790. À la mort de son père, Jean Frédéric Lobstein âgé de 17 ans, doit subvenir aux besoins de sa mère veuve et de ses quatre plus jeunes frères.
À l'université de Strasbourg, il est d'abord étudiant en philosophie pendant deux ans, puis entre à la faculté de médecine en 1793. Le , il devient chirurgien de 3e classe dans les ambulances de l'Armée du Rhin. Après trois années consacrées à l'exercice de la chirurgie des armées, Lobstein retourne à Strasbourg où il est nommé prosecteur à l'école de santé. Il soutient sa thèse de doctorat en médecine le : Dissertation sur la nutrition du fœtus[.
Le , Lobstein est nommé adjoint de Johann Kratz, professeur des accouchements à l'hôpital civil. Puis le , il devient accoucheur en chef de l'hôpital civil et directeur de l'école des sages-femmes[].
En 1813, Lobstein fonde un Musée d'anatomie pathologique. Cette initiative, accueillie avec enthousiasme, attire de nombreux visiteurs académiques. En 1814, il sollicite sans succès la place de Professeur de Médecine judiciaire. C'est en 1819, appuyé par le baron Georges Jean Léopold Nicolas Frédéric Dagobert Cuvier, dit Georges Cuvier, qu'il obtient le professorat d'Anatomie Pathologique, la toute première chaire indépendante de cette discipline jamais créée.
En 1870, pendant la guerre franco-allemande, Strasbourg et l'Alsace-Moselle furent annexées à l'Empire allemand. La Faculté de Médecine de Strasbourg devient alors le Kaiser-Wilhelm-Spital. Un nouvel Institut de Pathologie fut établi, dirigé par le pathologiste allemand Friedrich Daniel von Recklinghausen ; les spécimens du Musée anatomique de Lobstein sont alors déplacés ou dispersés.
Lobstein fut aussi historien, archéologue et numismate. Il mourut en 1835 d'une infection urinaire. Il est inhumé au cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg.
Œuvres et publications
- Recherches et observations anatomico-physiologiques sur la position des testicules dans le bas-ventre du fœtus et leur descente dans le scrotum, Strasbourg, Eck, 1801. Texte intégral [archive].
- Rapport sur les travaux exécutés à l'amphithéâtre d'anatomie de l'Ecole de Médecine à Strasbourg, Strasbourg, Levrault, 1804.Texte intégral [archive].
- Observations d'accouchemens, s.d., [Avec] Remarques de Mr. J.-Frédéric Lobstein ... sur la Critique de ses Observations d'accouchemens, insérées dans le Journal de Médecine, rédigé par M. Leroux, mois de .Texte intégral [archive].
- Recherches et observations sur le phosphore, Strasbourg, Levrault, 1815.Texte intégral [archive].
- Compte rendu a la Faculté de Médecine de Strasbourg sur l'état actuel de son Muséum anatomique, Strasbourg, Levrault, 1820.Texte intégral [archive]
- Compte rendu à la Faculté de Médecine de Strasbourg sur les travaux anatomiques exécutés à l'amphithéâtre de cette Faculté, pendant les années 1821, 1822 et 1823. Suivi d'un premier supplément au catalogue de son Muséum anatomique, Strasbourg, Levrault, 1824.Texte intégral [archive]
- Traité d'anatomie pathologique, tome second, Paris, Levrault, 1833.Texte intégral [archive]
- Essai d'une nouvelle théorie des maladies, fondée sur l'anomalie de l'innervation, Strasbourg, Levrault, 1835.Texte intégral [archive]
Livon Charles-Marie
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Charles-Marie Livon
| Maire de Marseille | |
|---|---|
| - |
|
| Directeur de l'Académie de Marseille | |
| Directeur École de médecine et de pharmacie de Marseille |
|
| - |
|
| Naissance |
Marseille |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans)
Marseille |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Lycée Thiers
|
| Activités |
Médecin, homme politique
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Charles-Marie Livon, né le à Marseille et mort dans la même ville le , est un médecin et homme politique français. Organisateur hors pair, cumulant de nombreuses fonctions, il est connu pour la création du premier Institut Pasteur hors de Paris et pour son influence sur la politique hospitalo-universitaire de Marseille.
Biographie
Charles-Marie Livon né le , 79 rue de Lodi, à Marseille, est le fils de Jean Désiré Livon, fabricant de cierges et bougies, et de Claire Françoise, d'origine italienne, née Pesetti, sans profession mais pianiste éminente[].
Il commence ses études de médecine en 1867 à l'École secondaire de médecine de Marseille alors située à l'Hôtel Dieu, mais doit les interrompre pour s'engager dans l'armée afin de faire la guerre de 1870 comme médecin sous-aide major. Libéré en 1872, il passe sa thèse de médecine en 1873 à Paris, intitulée Du traitement des polypes pharyngiens[].
Il retourne à Marseille où il ouvre un cabinet médical au 17 rue Peirier (devenue rue Aldebert) dont il gardera l'activité malgré les nombreuses charges qu'il va occuper. En 1875, il est suppléant d'anatomie et de physiologie à l'École de médecine déplacée à l'Hôtel Daviel[].
Le à Marseille, il épouse Émilie Lambert ; le professeur de médecine Augustin Fabre et le premier président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence Émile Rigaud sont témoins de son mariage[]. Devenu veuf en 1896, il se remarie à Marseille le avec Mme veuve Lise Roustan[].
En 1884, il est nommé professeur de physiologie à l'école de médecine dont il sera le directeur pendant seize ans. En 1886 il est élu à l'Académie de Marseille.
En 1893, il organise le transfert de l'école de médecine dans les locaux du palais du Pharo. Le , il est nommé directeur du premier centre provincial de vaccination antirabique situé dans le sous-sol du palais du Pharo].
En 1896, le maire de Marseille Siméon Flaissières voit sa majorité divisée par un conflit entre socialistes et leur aile gauche radicale. Pour calmer les esprits, le maire démissionne en demandant à Charles Livon d'exercer la fonction de maire provisoire, ce qu'il fit du au . La réputation de droiture de Charles Livon était telle que Flaissières était certain de pouvoir reprendre sa fonction[].
En 1912, il est nommé à la Commission administrative des hôpitaux dont il devient rapidement le président. Livon dispose alors de tous les leviers pour la gestion de santé sur Marseille et son département. Visionnaire, Il ouvre de nombreux projets et chantiers qui ne seront réalisés que des décennies plus tard. Il joue un rôle capital d'organisateur lors de la guerre de 1914-1918 en mettant une partie des hôpitaux civils à la disposition de l'armée[].
Début , il est pris d'une fièvre qu'il pense bénigne, mais son état s'aggrave rapidement, probablement à cause d'une infection nosocomiale contractée à l'Hôtel-Dieu où il meurt le . Une importante cérémonie honorifique a lieu le lors du départ de sa dépouille pour le cimetière de Saint-Cyr-sur-Mer où il est inhumé[].
Liétard Gustave
| Naissance |
Domrémy-la-Pucelle |
|---|---|
| Décès |
(à 70 ans)
Plombières-les-Bains |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, orientaliste
|
Gustave-Alexandre Liétard (1833-1904) est un docteur en médecine de la Faculté de Strasbourg, médecin-inspecteur des eaux de Plombières, écrivain ethnologue et philologue français.
Biographie
Né à Domrémy-La-Pucelle dans les Vosges le , Gustave Liétard accomplit son éducation technique à la Faculté de Strasbourg, où il fut successivement préparateur du cours de botanique en 1856-1857 et interne des hôpitaux de la ville en 1857-1858. Le , il soutient sa thèse intitulée Histoire de la médecine chez les Indous[].
En 1859, il se marie avec la sœur de Léopold Turck, commissaire du gouvernement du département des Vosges pendant le Gouvernement provisoire de 1848[].
Distingué pour ses nombreux articles sur l'anthropologie, la démographie, la linguistique, la géographie médicale et l'hydrologie, il est reçu Chevalier de la Légion d'honneur en 1879.
En 1882, il est nommé médecin-inspecteur des eaux de Plombières au service hydrothérapique. Ses recherches sur la médecine ayurvédique lui valent d'être considéré comme le véritable initiateur en France de cette culture[].
En 1893, il devient correspondant de l'Académie de médecine pour la division d'anatomie et de physiologie.
M. Liétard fut médecin chef des services civils et militaires de la ville de Plombières, et président de l'association des médecins des Vosges. Il fut maire de Plombières et conseiller général des Vosges après avoir été membre de la Société d'émulation des Vosges en 1862[].
Il succombe des suites subitement aggravées d'une affection chronique à Plombières-les-bains (Vosges) le ].
Œuvre
En 1860, il publie ses Études cliniques sur les eaux de Plombières qui furent le prélude de nombreux autres travaux scientifiques ou de vulgarisation sur les eaux de Plombières, qui contribuèrent à attirer les malades dans cette ville d'eaux des Vosges].
Correspondant dès 1863 de la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, il écrivit cinq Lettres historiques sur la médecine chez les Indous.
En 1867, il publie dans cette même gazette, La physiologie et la cosmologie dans le Rig-Véda.
Il a contribué à la discussion sur les migrations aryennes après ses études sur Les peuples Aryens et les Sémites (1872-1883). Ses travaux sur les peuples aryens et la philologie comparée des langues aryennes et des patois lui valurent le privilège d'être choisi président de la Société de linguistique de Paris[].
M. Liétard devint ethnographe. Il étudia la géographie médicale de l'Inde, de l'Arabie, de l'Arménie, des provinces caucasiques, de Ceylan, de Rhodes, de Chypre, de la Sardaigne. La plupart des articles du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales de Dechambre concernant cette matière ont été écrits par lui.
Léveillé Joseph-Henri
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Joseph-Henri Léveillé
| Naissance |
Crux-la-Ville |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans)
Paris, Ve arrondissement |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Université de Paris
|
| Activités |
Botaniste, mycologue, médecin
|
| Abréviation en botanique |
Lév.
|
|---|
Jean], dit Joseph-Henri Léveillé est un médecin et mycologue français, né le à Crux-la-Ville et mort le ] à Paris (5e arrondissement).
Biographie
Léveillé a étudié la médecine et la mycologie à l'Université de Paris, dont il est diplômé en 1824.
Il a été le premier, dans un article de 1837 intitulé Sur le hymenium des champignons, à proposer une description complète des basides et des cystides des champignons et à établir le rôle des basides dans la production des spores. Il a aussi montré l'importance des basides pour la taxinomie et proposé la distinction entre ascomycètes et basidiomycètes.
Découverte des basides et cystides
En 1837, médecin à Paris, il a l'idée de génie, comme Hedwig, de pratiquer systématiquement des coupes dans les lamelles des Agaricinées. Il est le premier à découvrir, décrire et nommer les basides et les cystides.. De nombreux mycologues avant lui comme Micheli, Gleditsch, Bulliard, Nees von Esenbeck, Link, Persoon, Fries, Montagne, Ascherson, Corda, etc. avaient vu ces organes, mais sans en comprendre la signification. En 1837, il publie ses Recherches sur l'hymenium des champignons.
Il renouvelle souvent ses expériences devant Persoon (qui vit à Paris) étonné que des organes aussi constants et évidents aient pu échapper aux micrographes. Brongniart et Guillemin confirment ces découvertes au nom de l'Académie des sciences, et Léveillé emprunte à Guillemin le vocable baside (du grec = support) pour désigner les cellules spéciales qui portent les spores; et il nomma cystide (du grec = vessie), ces autres cellules spéciales ne portant pas de spores, et donc très distincte des thèques.
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Lesson Pierre Adolphe
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Pierre Adolphe Lesson
| Naissance |
Rochefort |
|---|---|
| Décès |
(à 82 ans)
Rochefort |
| Nationalité |
française
|
| Domicile |
France
|
| Formation |
École de médecine navale de Rochefort
Faculté de médecine de Montpellier (docteur en médecine) |
| Activités |
Botaniste, collectionneur scientifique, explorateur, médecin de bord, ethnologue
|
| Fratrie |
René Primevère Lesson
|
| Parentèle |
Marie Clémence Lesson (belle-sœur)
|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
|
|---|---|
| Abréviation en botanique |
A.Lesson
|
Pierre Adolphe Lesson, né à Rochefort le [ où il est mort le , est un chirurgien de marine et botaniste français ayant pris part à plusieurs voyages d'exploration scientifique dans le Pacifique.
Biographie
Frère cadet de René Primevère Lesson, il entre à l’École de médecine navale de Rochefort en 1821. Nommé chirurgien de 3e classe, il s'embarque en 1824 sur la Durance pour un premier voyage à destination de Terre-Neuve.
De 1826 à 1828, recommandé par Jean René Constant Quoy, il participe en tant que pharmacien et botaniste au voyage de l'Astrolabe de Jules Dumont d'Urville dont le chirurgien en chef est Joseph Paul Gaimard. Il visite notamment la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande, les Fidji, les Tonga.
Après son retour, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et publie en 1832 le tome consacré à la botanique du Voyage autour du monde à bord de l'Astrolabe accompagné de deux atlas décrivant les plus de 6 000 variétés de plantes qu'il a ramenées et inventoriées en collaboration avec Achille Richard. Il obtient également son doctorat de médecine à la faculté de Montpellier[] avec une thèse sur la dysenterie qui a frappé l'équipage et dont il a été lui-même victime.
De 1834 à 1837 il navigue à bord du Hussard sous le commandement de M. de Cambray, passant par Terre-Neuve, les Antilles et le Mexique.
En 1839 il s'embarque à nouveau sur le brick Pylade commandé par le capitaine de corvette Louis Félix Bernard à destination du Rio de la Plata où il participe pendant près de huit mois au blocus de Buenos Aires par la flotte française. Il passe ensuite le cap Horn et fait escale à Valparaiso avant de gagner les îles de Mangareva où il rencontre à Aukena les pères Honoré Laval et Cyprien Liausu ainsi que le roi Maputeva, puis les Marquises où sont signés au nom de la France des traités de paix avec les tribus locales. Les étapes suivantes ont lieu aux îles Sandwich où il rencontre le roi Kamehameha III et à Tahiti où il fait la connaissance de Jacques-Antoine Moerenhout et George Pritchard et rend visite à la reine Pomare IV. Le Pylade retourne à Valparaiso fin puis multiplie les escales sur les côtes d'Amérique du Sud (Cobija, Iquique, Callao, San Carlos sur l'île de Chiloé, Valdivia, Talcahuano) et centrale (Realego au Nicaragua, San Carlos au Salvador, Acapulco) avant de repasser le cap Horn fin 1841 pour regagner la France via Rio de Janeiro.
En 1843, Lesson est nommé médecin-chef des Marquises, qui ont été annexées par la France l'année précédente. Il embarque alors sur la frégate Uranie en compagnie du capitaine de vaisseau Armand Joseph Bruat, nommé commissaire des Îles du Pacifique. Ils font escale à Gorée, Rio et Valparaiso, avant d'atteindre Nuku Hiva puis Papeete où Bruat doit relever l'amiral Dupetit-Thouars. Lesson met en place l'infrastructure de santé sur les îles et passe six ans à organiser les soins, aussi bien pour les malades de la typhoïde que pour les soldats blessés dans les combats avec les maoris. En 1849, un nouveau gouverneur est nommé, Louis Adolphe Bonard, mais Lesson, malade et épuisé, est rapatrié en France où il obtient un congé d'invalidité avant d'être mis à la retraite en 1854.
Il se retire alors dans la maison familiale de Rochefort (aujourd'hui rue Lesson) où il rédige une somme en quatre tomes sur les Polynésiens. Il meurt en 1888, léguant sa collection d'objets ethnographiques à la Société de géographie de Rochefort : elle est actuellement conservée au musée Hèbre de Saint-Clément.
Publications
- A. Lesson et A. Richard, Voyage de découvertes de l'Astrolabe, exécuté par ordre du Roi pendant les années 1826-1827-1828-1829 sous le commandement de M. J. Dumont d'Urville. Botanique, Paris, J. Tastu, (lire en ligne [archive])
- Voyage aux îles de Mangareva, Rochefort, éditions Mercier et Devois,
- Notes sur l'identité de la calenture et du delirium tremens, Rochefort, Triaud et Guy,
- « Vanikoro et ses habitants », Revue d'Anthropologie, t. 5, , p. 252-272 (lire en ligne [archive])
- Les Polynésiens, leur origine, leurs migrations, leur langage, Paris, Ernest Leroux,
- « Légendes géographiques des îles Marquises », Bulletin de la Société de Géographie de Rochefort, t. 5, , p. 3-29
- Légendes des îles Hawaii tirées de Fornander et commentées avec une réponse à M. de Quatrefages, Niort, Clouzot,
Lélut Louis Francisque
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Louis Francisque Lélut
| Député du Corps législatif Deuxième législature du Corps législatif (d) Haute-Saône |
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| Député du Corps législatif Première législature du Corps législatif (d) Haute-Saône |
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| Député de la Deuxième République française Assemblée nationale législative Haute-Saône |
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| Membre de l'Assemblée constituante de 1848 Haute-Saône |
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| Naissance |
Gy |
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| Décès |
(à 72 ans)
Gy |
| Nationalité |
française
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| Activités |
Homme politique, médecin, écrivain
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| Membre de |
Académie des sciences morales et politiques
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|---|
Louis François Francisque Lélut (–), médecin français et philosophe, né et mort à Gy dans la Haute-Saône[.
Biographie
Il est connu pour ses ouvrages Du démon de Socrate, spécimen d'une application de la Science psychologique à celle de l'Histoire[ et L'Amulette de Pascal pour servir à l'histoire des hallucinations[].
Membre de l'Académie des sciences morales et politiques, section de philosophie (fauteuil 2, 1844), ses recherches portaient sur les maladies mentales et la phrénologie.
On considère que sa Physiologie de la pensée, recherche critique des rapports du corps à l'esprit, datant de 1861, est son œuvre majeure.
Il est député de la Haute-Saône à l'Assemblée constituante de 1848 où il siège au centre. Il reste député à l'Assemblée législative de 1849 à 1851, durant la Deuxième République, siégeant à droite, et sous le Second Empire, aux deux premières législatures du Corps législatif (1852-1863), au sein de la majorité dynastique.
Publications
- Qu’est-ce que la phrénologie ?, vol. in-8°. Paris, 1836.
- Inductions sur la valeur des altérations de l’encéphale dans le délire aigu et dans la folie, br. In-8° de 120 p.
- Le démon de Socrate ; vol. in-8°. Paris, 1836 et 1856.
- De l’organe phrénologique de la destruction chez les animaux ; br. In-8°. Paris, 1838.
- Rejet de l’organologie phrénologique de Gall et de ses successeurs ; vol. in-8°. Paris, 1843.
- L’amulette de Pascal, pour servir à l’histoire des hallucinations ; vol. in-8°. Paris, 1846.
- Physiologie de la pensée ; recherche critique des rapports du corps et de l’esprit. Paris, 1862, 2 vol. in-12. [Vol.I] [Vol.II]