Pautrier Lucien-Marie
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Lucien-Marie Pautrier
| Naissance | Aubagne |
|---|---|
| Décès | Strasbourg |
| Nationalité | Française |
| Profession | Médecin et dermatologue |
|---|---|
| Employeur | Université de Lausanne |
| Distinctions | Grand officier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie nationale de médecine et Académie royale de médecine de Belgique |
Lucien-Marie Pautrier, né le à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et mort à à Strasbourg, est un médecin et dermatologue français, fondateur de l'école de dermatologie de Strasbourg.
Biographie
Lucien Marie Pautrier est le fil de Denis Émile Joachim Pautrier et de Antoinette Béatrix Françoise Marthe Mouriés].
Il commence ses études médicales à Marseille avant de rapidement rejoindre Paris. Très tôt, il s'intéresse à la dermatologie et soutient sa thèse en 1903 intitulée Les tuberculoses cutanées atypiques. Il devient l'assistant d'Émile Leredde (1866-1926) puis le collaborateur de Louis Brocq à l'Hôpital Saint-Louis.
Il est incorporé, en 1898 au sein du 12e régiment d'artillerie et participe à la campagne d'Algérie. Il est libéré après la campagne. Il est affecté à la réserve en 1900].
Pendant la Première Guerre mondiale, à la mobilisation générale du , il est affecté à l'hôpital de Châlons-en-Champagne, puis en 1915 à celui de Bourges où il crée le centre de lutte antivénérienne.
Après la Grande Guerre, en 1919, il est appelé à Strasbourg par Georges Weiss. Il fonde la « Ligue antivénérienne d'Alsace et de Lorraine » et fait construire un nouveau bâtiment inauguré en 1930 : le « dermato-palace ».
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il suit les Hospices civils de Strasbourg évacués à la cité sanitaire de Clairvivre. Au retour des Hospices en Alsace, il reste à Clairvivre au sein de l'hôpital des réfugiés de la Dordogne où il continue de diriger le service de dermatologie[.
De 1942 à 1945, il occupe la chaire de dermatologie de l'Université de Lausanne. De retour à Strasbourg, il fonde un laboratoire de chirurgie expérimentale : le « Laboratoire Poincaré ».
Il est élu membre correspondant non-résidant de l'Académie nationale de médecine ()[] et nommé Grand Officier de la Légion d'honneur () Il est le membre fondateur de la « Société des amis de la musique » et du Festival de musique de Strasbourg en 1932.
Le , à Paris, il épouse en premières noces, la femme peintre symboliste Jeanne Jacquemin, née Boyer, et en secondes noces Marie Villedieu].
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Paulin-Méry
César Auguste Paulin Méry, dit Paulin-Méry, né le à Villiers-sur-Tholon et mort le à Paris, est un médecin, journaliste et homme politique français.
D'abord d'orientation radical socialiste, il adhère au boulangisme puis au nationalisme proche de Henri Rochefort et des blanquistes du Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR).
Biographie
Études et formation
Élevé durant son enfance dans une famille d’artisans aisés[1] composée de sa mère et de son père César Méry qui exerce comme tonnelier, il fait sa scolarité dans le collège de Auxerre] puis entame des études en école de médecine à Joigny qu’il finit à Paris. Une fois reçu docteur en 1885, il se spécialise dans l’utilisation des rayons X et dans la science radiologique. Ayant ouvert un cabinet médical dans un appartement au 13 rue de Turbigo et un dispensaire gratuit pour les pauvres au 176 boulevard de la Gard, il commence à collaborer dans diverses feuilles politiques comme La France Révisionniste et fonde deux journaux : Paris Libre puis Le Réveil du XIIe arrondissement[].
Cherchant une organisation politique dans laquelle évoluer, il se rapproche du Parti radical-socialiste et rentre à la commission exécutive la Ligue pour la défense de la République (anti-boulangiste) en 1887[. Ayant côtoyé certaines blanquistes, il les suit dans leur évolution et rejoint finalement le mouvement boulangiste en 1888. Cette même année, il adhère à la Ligue des patriotes et fonde une section de l'organisation dans le XIIIe arrondissement dont il devient le président.
Fin de carrière et décès
À partir de 1902, Paulin Méry n'est plus réélu. Il échoue en effet trois fois d'affilée face à son concurrent Ferdinand Buisson : en 1902, avec 7.747 voix contre 8.468 pour son adversaire à la suite d'une rude campagne, en 1906, avec 7.764 voix contre 8.887 malgré le soutien de l'Action libérale populaire (ALP) et de la Ligue patriotique des Françaises, et en 1910, avec 7.378 voix contre 8.204. Sa carrière politique se termine avec une dernière tentative en 1912 quand il fait campagne pour Charles Lalou mais échoue].
Malgré tout, il conserve toujours sa popularité chez les habitants qui peuvent profiter de l'établissement qu'il a ouvert au 19 rue Guénégaud (6ème arrondissement).
En 1913, alors qu'il traite un de ses malades, il est victime d’une douloureuse brûlure à la main gauche sur son majeur occasionnée par les rayons X malgré des gants en plomb sensés le protéger. Il souhaite malgré tout continuer à prodiguer des soins à ses patients mais la douleur s’intensifiant de jours en jours le contraint à se faire opérer dans sa propre clinique. À la suite de l’opération, il succombe d'une congestion pulmonaire le à l’âge de 53 ans laissant derrière lui sa femme et sa fille de neuf ans. Avant sa mort, il aura fait en sorte qu’une partie de son testament (5 000 francs) aille au fleurissement de la tombe du général Boulanger.
Patel Jean
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Jean Patel
| Président Académie nationale de chirurgie |
|
|---|---|
| Secrétaire général Académie nationale de chirurgie |
|
| - |
| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
Suresnes |
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Chirurgien
|
| Enfants |
Jean-Claude Patel
Alain Patel |
| Membre de | |
|---|---|
| Conflit |
Seconde Guerre mondiale
|
| Distinctions |
Croix de guerre 1939-1945
Officier de la Légion d'honneur |
Jean Patel est un médecin et chirurgien français né le à Nantes et mort le à Suresnes].
Biographie
Jean Edmond Ernest Patel est le fils de Marie Joseph Antoine Gabriel Alphonse Patel, inspecteur de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), et petite-fils du général Jean Constant Edmond Renouard. Gendre du Dr Ernest de Massary, il est le père des chirurgiens Jean-Claude et Alain Patel.
Membre de l'Académie nationale de médecine], il est secrétaire général (1959-1964) puis président (1965) de l'Académie nationale de chirurgie.
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Parinaud Henri
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Henri Parinaud
| Naissance | Bellac |
|---|---|
| Décès | (à 60 ans) 8e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Ophtalmologiste, neurologue et médecin |
|---|---|
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Société française de neurologie |
Henri Parinaud, né le à Bellac (Haute-Vienne) et mort le à Paris, est un ophtalmologue et neurologue français. Il est considéré comme le fondateur de l'ophtalmologie française].
Aperçu biographique
En 1869, Henri Parinaud commençe des études de médecine à Limoges. La guerre franco-prussienne de 1870 interrompit ses études. Il travailla sur le front des combats dans les services ambulanciers de la Croix-Rouge française sous la direction de Léon Clément Le Fort. Après la guerre, il reprend ses études médicales à Paris et devint l'assistant de Noël Guéneau de Mussy, puis de Odilon Lannelongue.
Il présenta sa thèse de doctorat sur "le nerf optique et la méningite chez l'enfant". Jean-Martin Charcot fut très intéressé par ce travail et engagea Parinaud comme collaborateur à l'Hôpital de la Salpêtrière.
Henri Parinaud travailla deux années comme chef de clinique sous la direction de Xavier Galezowski. À sa mort, son ami Joseph Babinski devint le tuteur de ses trois fillettes].
Sous le pseudonyme de Pierre Erick, il publie des pièces musicales.
Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1900[3].
Éponymie
Le syndrome de Parinaud
Le syndrome de Parinaud fut décrit par Henri Parinaud en 1889. Ce syndrome se manifeste par une paralysie verticale du regard parfois associée à une paralysie de la convergence avec immobilité de la pupille et une paralysie du nerf oculomoteur (lésion des tubercules quadrijumeaux ou de la région sous-thalamique, tumeur, encéphalique, pseudo paralysie bulbaire)].
En 1889, Henri Parinaud décrivait trois patients ayant développés une conjonctivite unilatérale associée à des adénopathies adjacentes préauriculaires qui évoluaient et régressaient spontanément en quelques semaines ou quelques mois.
Les principales causes du syndrome de Parinaud peuvent être une tumeur au cerveau au niveau de la glande pinéale, la sclérose en plaques, ou encore à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Ces manifestations cliniques peuvent être associées avec une hydrocéphalie, une hémorragie crânienne ou une malformation artéro-veineuse cérébrale.
Le syndrome oculo-glandulaire
Le syndrome oculo-glandulaire ou conjonctivite de Parinaud peut s’observer dans la maladie des griffes du chat. Ce syndrome est une bartonellose oculaire, c’est-à-dire une infection de l’œil consécutive à la contamination conjonctivale indirecte par la bactérie Bartonella henselae et non à la griffure du chat]. La maladie des griffes du chat a été décrite dans de nombreux pays. Sa prévalence varierait avec la densité des populations de chats, l'exposition humaine aux chats, et à l'importance du degré d'infestation de ces mêmes chats par des puces[].
La première description d’une bartonellose oculaire a été donnée par Henri Parinaud en 1889. Bartonella henselae est l’agent de la bartonellose oculaire de la maladie des griffes du chat et, chez le sujet immunodéprimé, de l’angiomatose bacillaire et de la péliose hépatique.
L'échelle Parinaud
Henri Parinaud élabore une échelle de distance (dite « Échelle Parinaud ») pour l'analyse de la vision. L'acuité visuelle se calcule en dixièmes. L'acuité visuelle de près est déterminée par des tests vus à 33 cm (distance de lecture : test optométrique) conçus par Henri Parinaud].
Œuvres et publications
- Étude sur la névrite optique dans la méningite aiguë de l'enfance, [thèse de médecine de la Faculté de médecine de Paris], impr. A. Parent (Paris), 1877.
- De la polyopie monoculaire dans l'hystérie, J.S. Van Doosselaere (Gand), 1878.
- De la névrite optique dans les affections cérébrales, J.S. Van Doosselaere, 1879.
- « L’héméralopie et les fonctions du pourpre visuel », in: Comptes rendus hebdomadaires des séances et mémoires de la Société de biologie, 1881, vol. 93, p. 286-287.
- « De l'héméralopie dans les affections du foie et de la nature de la cécité nocturne », in: Arch. Gén. Méd, 1881, vol. 1, p. 403-414.
- « Du siège cérébral des images accidentelles ou consécutives », in: Gazette des Hôpitaux, 1882, vol. 55, p. 459.
- La Kératite interstitielle et la syphilis héréditaire, Asselin (Paris), 1883.
- « Paralysie des mouvements associés des yeux », in: Arch Neurol, 1883, vol. 5, no 14, p. 145-72.
- « Troubles oculaires de la sclérose en plaques », in: J Santé, 1884, vol. 3, p. 3-5.
- Dermoépithéliome de l'œil tumeur non décrite, Impr. Davy (Paris), 1884.
- « Paralysie de la convergence », in: Bull Mem Soc Franc Ophthal, 1886, vol. 4, p. 23-33.
- Rapport sur le traitement du strabisme, [Congrès de 1893 de la Société française d'ophtalmologie], G. Steinheil (Paris), 1893, lire en ligne [archive] sur Gallica.
- « La sensibilité de l'œil aux couleurs spectrales : fonctions des éléments rétiniens et du pourpre visuel », in: Ann. d'oculistique, T. XCII, Oct, 1894.
- « Nouveau procédé opération du ptosis », in: Ann Oculist, 1897, vol. 118, p. 13.
- La vision : étude physiologique, Doin (Paris) , 1898, Texte intégral [archive].
- « Conjonctivite infectieuse transmise par les animaux », in: Ann Ocul, 1889, vol. 101, p. 252-253.
- Le strabisme et son traitement, Doin (Paris), 1899.
- Stéréoscopie et projection visuelle, Doin (Paris), 1904.
Lobstein Jean
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Jean Lobstein
| Naissance | Gießen |
|---|---|
| Décès | Strasbourg |
| Sépulture | Cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg |
| Nationalité | Landgraviat de Hesse-Darmstadt et française |
| Père | Johann Michael Lobstein |
| Enfants | Friedrich Eduard Lobstein |
| Formation | Université de Strasbourg |
|---|---|
| Profession | Anatomiste, pathologiste, professeur d'université, chirurgien et médecin |
| Employeur | Université de Strasbourg |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie Léopoldine et Académie de Stanislas |
Jean Georges Chrétien Frédéric Martin Lobstein dit Jean Frédéric Lobstein (le jeune) est un chirurgien et pathologiste français (né allemand), né le à Giessen et mort le à Strasbourg. Son nom (en allemand : Johann Georg Chrétien Friedrich Martin Lobstein) est associé au syndrome de Lobstein ou maladie des os de verre (ou encore ostéopsathyrosis de Lobstein).
Biographie
Jean Frédéric Lobstein était le neveu de l'anatomiste, chirurgien et Recteur de l'université Johann Friedrich Lobstein ](1736-1784) et le fils de Frédéric Lobstein, originaire de Lampertheim, pasteur et professeur d'université. La famille Lobstein s'installe dans la région de Strasbourg (Alsace) en 1790. À la mort de son père, Jean Frédéric Lobstein âgé de 17 ans, doit subvenir aux besoins de sa mère veuve et de ses quatre plus jeunes frères.
À l'université de Strasbourg, il est d'abord étudiant en philosophie pendant deux ans, puis entre à la faculté de médecine en 1793. Le , il devient chirurgien de 3e classe dans les ambulances de l'Armée du Rhin. Après trois années consacrées à l'exercice de la chirurgie des armées, Lobstein retourne à Strasbourg où il est nommé prosecteur à l'école de santé. Il soutient sa thèse de doctorat en médecine le : Dissertation sur la nutrition du fœtus[.
Le , Lobstein est nommé adjoint de Johann Kratz, professeur des accouchements à l'hôpital civil. Puis le , il devient accoucheur en chef de l'hôpital civil et directeur de l'école des sages-femmes[].
En 1813, Lobstein fonde un Musée d'anatomie pathologique. Cette initiative, accueillie avec enthousiasme, attire de nombreux visiteurs académiques. En 1814, il sollicite sans succès la place de Professeur de Médecine judiciaire. C'est en 1819, appuyé par le baron Georges Jean Léopold Nicolas Frédéric Dagobert Cuvier, dit Georges Cuvier, qu'il obtient le professorat d'Anatomie Pathologique, la toute première chaire indépendante de cette discipline jamais créée.
En 1870, pendant la guerre franco-allemande, Strasbourg et l'Alsace-Moselle furent annexées à l'Empire allemand. La Faculté de Médecine de Strasbourg devient alors le Kaiser-Wilhelm-Spital. Un nouvel Institut de Pathologie fut établi, dirigé par le pathologiste allemand Friedrich Daniel von Recklinghausen ; les spécimens du Musée anatomique de Lobstein sont alors déplacés ou dispersés.
Lobstein fut aussi historien, archéologue et numismate. Il mourut en 1835 d'une infection urinaire. Il est inhumé au cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg.
Œuvres et publications
- Recherches et observations anatomico-physiologiques sur la position des testicules dans le bas-ventre du fœtus et leur descente dans le scrotum, Strasbourg, Eck, 1801. Texte intégral [archive].
- Rapport sur les travaux exécutés à l'amphithéâtre d'anatomie de l'Ecole de Médecine à Strasbourg, Strasbourg, Levrault, 1804.Texte intégral [archive].
- Observations d'accouchemens, s.d., [Avec] Remarques de Mr. J.-Frédéric Lobstein ... sur la Critique de ses Observations d'accouchemens, insérées dans le Journal de Médecine, rédigé par M. Leroux, mois de .Texte intégral [archive].
- Recherches et observations sur le phosphore, Strasbourg, Levrault, 1815.Texte intégral [archive].
- Compte rendu a la Faculté de Médecine de Strasbourg sur l'état actuel de son Muséum anatomique, Strasbourg, Levrault, 1820.Texte intégral [archive]
- Compte rendu à la Faculté de Médecine de Strasbourg sur les travaux anatomiques exécutés à l'amphithéâtre de cette Faculté, pendant les années 1821, 1822 et 1823. Suivi d'un premier supplément au catalogue de son Muséum anatomique, Strasbourg, Levrault, 1824.Texte intégral [archive]
- Traité d'anatomie pathologique, tome second, Paris, Levrault, 1833.Texte intégral [archive]
- Essai d'une nouvelle théorie des maladies, fondée sur l'anomalie de l'innervation, Strasbourg, Levrault, 1835.Texte intégral [archive]
Parent du Châtelet Alexandre
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Alexandre Parent du Châtelet
| Vice-président Conseil d'Hygiène publique et de Salubrité |
|---|
| Naissance |
Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 45 ans)
Hôtel d'Hesselin |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Parent du Châtele
|
| Nationalité |
française
|
| Domicile |
Hôtel d'Hesselin
|
| Formation |
Faculté de médecine de Paris
|
| Activités |
Médecin, hygiéniste
|
| Père |
Alexandre Jean-Baptiste Louis Parent du Châtelet
|
| Mère |
Marie Hélène du Barle
|
| Fratrie |
Anne Marie Caroline Parent du Châtelet
Martial Parent du Châtelet |
| Conjoint |
Anne Antoinette Le Chanteur
|
| Enfants |
Michel Théophile Parent du Châtelet
Marie Hélène Thérasie Parent du Châtelet Charles Paul Parent du Châtelet Emmanuel Parent du Châtelet Charles Louis Parent du Châtelet |
| Propriétaire de |
Hôtel d'Hesselin
|
|---|---|
| Membre de |
Société phrénologique de Paris
|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Prix scientifique Montyon () Décoration du Lys |
Alexandre Jean-Baptiste Parent du Châtelet (Parent-Duchâtelet) est un médecin hygiéniste français né le à Paris et mort le à Paris, en l'hôtel d'Hesselin.
Biographie
Issu d'une famille de la noblesse de robe qui comptait plusieurs générations de membres de la Chambre des comptes de Paris, Alexandre Jean-Baptiste Parent du Châtelet est le fils d'Alexandre Jean-Baptiste Louis Parent, seigneur du Châtelet et de La Denisière, conseiller du Roi et correcteur ordinaire en sa Chambre des comptes, et de Marie Hélène du Barle, et le frère de Martial Parent du Châtelet, membre de la Société de Port-Royal.
Il suivit ses études à l'École de médecine de Paris à partir de 1806, où il obtenu son doctorat en 1814. Il fut du nombre des agrégés après la réorganisation de la faculté, mais n'enseigna jamais.
Engagé dans la garde nationale de Paris en 1814, il est décoré de l'ordre du Lys et de la Légion d'honneur en 1816.
Tout d'abord destiné à la médecine de ville, il s'en détourne rapidement et fait la connaissance du docteur Jean-Noël Hallé, qui le pousse à se consacrer à l'hygiène au début des années 1820. Il devient vice‑président du Conseil de salubrité.
Il se fait connaître d'abord en 1824 par la publication d'un ouvrage consacré aux égouts de Paris, Essai sur les cloaques ou égouts de la ville de Paris. Cet ouvrage fait grand bruit notamment à cause des expérimentations concrètes que Parent du Châtelet fait dans les lieux de décharge des déchets parisiens. Il tente notamment de définir à quel point les émanations de ces décharges à ciel ouvert peuvent être nocives pour la santé.
Alexandre Parent du Châtelet, liant son activité d'hygiéniste à un souci d'ordre social et de santé mentale, était également membre de la Société phrénologique de Paris[].
Il est mort d'une pneumonie à Paris, en son hôtel d'Hesselin, le .
Il avait épousé Euphrasie Le Chanteur, fille de Jean-Michel, conseiller au parlement de Paris, puis à la cour royale de Paris, propriétaire de l'hôtel d'Hesselin, et petite-fille de Pierre-Augustin Robert de Saint-Vincent. Ils eurent Thérèse, épouse de Gustave Bernault, magistrat puis prêtre (fils d'Antoine et d'Adrienne Pasquet de Salaignac) ; Emmanuel, conseiller référendaire à la Cour des comptes, marié à Marie-Stéphanie Delahaye puis à Marie-Pauline Harlé d'Ophove (fille de Charles, pair de France)] ; Gabriel, marié à Marie Le Cornier de Cideville, héritière du château de Nagel (fille de Jean-Baptiste Julien, contrôleur principal des finances et propriétaire du château de Montois, et de Marie Anne-Victoire Marc, et nièce d'Amédée Marc), d'où notamment une fille mariée à Charles-Alexandre Geoffroy de Grandmaison.
De la prostitution dans la ville de Paris
Alexandre Parent du Châtelet est cependant plus connu encore pour un ouvrage monumental paru de façon posthume en 1836, intitulé De la Prostitution dans la ville de Paris, considérée sous le rapport de l’hygiène publique, de la morale et de l’administration.
Cette somme, issue de près de huit années d'enquête, est considérée comme un ouvrage majeur non seulement sur l'histoire de la prostitution, mais également comme une des premières enquêtes de sociologie empirique[]. Parent a travaillé à partir de documents issus des archives de la police, mais aussi d'interrogatoires de terrain et de mesures statistiques. Son ouvrage est une référence de l'histoire de la prostitution et de la criminalité parisienne.
Cet ouvrage servit également de source d'inspiration à de nombreux auteurs de la deuxième moitié du XIXe siècle, et notamment à Eugène Sue pour Les Mystères de Paris (1842 - 1843)[].
Le livre d'Alexandre Parent du Châtelet est une des sources du livre d'Alain Corbin, Les Filles de noce, paru en 1978, qui étudie la prostitution au XIXe siècle en France[]. Alain Corbin a aussi publié en une édition présentée et annotée de l'ouvrage d'Alexandre Parent du Châtelet.
Papus
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Papus
| Naissance |
La Corogne |
|---|---|
| Décès |
(à 51 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Papus
|
| Nom de naissance |
Gérard Anaclet Vincent Encausse
|
| Pseudonyme |
Papus
|
| Nationalités |
espagnole
française |
| Activités |
Médecin, martiniste, occultiste, philosophe, écrivain
|
| Membre de |
Ordres martinistes ()
Franc-maçonnerie () Ordre kabbalistique de la Rose-Croix (en) |
|---|---|
| Conflit |
Première Guerre mondiale (-
|
| Influencé par |
Apollonios de Tyane, Martinès de Pasqually, Éliphas Lévi
|
|
Tarot de Papus, Le Tarot Divinataire, Clef absolue des sciences occultes
|
Gérard Anaclet Vincent Encausse, dit Papus, né le à La Corogne et mort le à Paris, est un médecin et occultiste français, cofondateur de l'Ordre Martiniste avec Augustin Chaboseau.
Il a été une des figures pittoresques et hautes en couleur de la Belle Époque. Il s'est défendu d’être un thaumaturge ou un inspiré et s'est présenté comme un savant, un expérimentateur.
Biographie
Né le à La Corogne en Espagne, d’un père français, le chimiste Louis Encausse], et d’une mère espagnole, Gérard Encausse passe sa jeunesse à Paris, où il est reçu docteur en médecine en juillet 1894. Avant même de terminer ses études, dès 1886 environ, il se donne pour tâche de lutter contre le scientisme de l’époque en diffusant une doctrine synthétisant divers aspects de l’ésotérisme occidental d'alors, représenté par le chimiste Louis Lucas, le mathématicien Wronski, l'alchimiste Cyliani, le pythagoricien Lacuria, le magnétiseur Hector Durville, Antoine Fabre d'Olivet, Alexandre Saint-Yves d'Alveydre. Encausse se fait appeler Papus d’après le nom d’un esprit du Nuctaméron, attribué à Apollonius de Tyane. La pensée de Louis-Claude de Saint-Martin a laissé sur lui une trace profonde à partir de 1889 environ, peu après sa rupture (1890) avec la Société Théosophique de Mme Blavatsky.
L'Ordre martiniste
Papus fonde avec Augustin Chaboseau en 1891 l’Ordre martiniste, qui doit son nom au souvenir de Louis-Claude de Saint-Martin et à celui de J. Martinès de Pasqually. Paul Adam, Maurice Barrès et son ami d'enfance Stanislas de Guaita, Victor-Émile Michelet, Joséphin Péladan, Camille Flammarion, Emma Calvé, Albert de Rochas d'Aiglun sont parmi les premiers martinistes. L'ordre créera des groupes dans de nombreux pays, notamment en Russie, dans l'Empire ottoman, aux États-Unis, dans l'empire d'Autriche-Hongrie[]. Dans L’Initiation, que Papus fonde en 1888, et qui sera la revue officielle de l'Ordre, on relève les noms de Stanislas de Guaita, Peladan, Charles Barlet, Matgioi, Marc Haven, Paul Sédir, Albert de Rochas d'Aiglun, Lucien Chamuel, Fernand Rozier. Mais, pendant longtemps, les noms de Martines de Pasqually, Saint-Martin, ou Willermoz y sont beaucoup moins cités que ceux de Fabre d’Olivet et d’Éliphas Lévi.
Ordres divers
Papus est reçu, tout au long de sa vie, dans de nombreuses organisations initiatiques], à la Société théosophique de Helena Blavatsky en 1887, l’ordre kabbalistique de la Rose-Croix de Peladan et de Guaita en 1888, à l'Église gnostique de France de Jules Doinel en 1892, à l'Hermetic Order of the Golden Dawn en 1895[], à la franc-maçonnerie de rite Swedenborgien en 1901, dont il sera le Grand maître], au Rite de Memphis-Misraïm en 1908, à l'Ordo Templi Orientis. Il entre à plusieurs reprises en conflit avec les tenants des loges maçonniques dites « régulières », et, le , il organise à Paris une conférence internationale maçonnique à laquelle participent des représentants d'obédiences maçonniques « de frange ».
D'autre part, Papus constitue, en , un groupe organisant des recherches, des cours et des conférences sur les divers aspects de l'ésotérisme occidental, le Groupe Indépendant d'Études Ésotériques (GIEE) qui devient le cercle extérieur de l'Ordre Martiniste, et prend le nom de Faculté Libre des Sciences Hermétiques en . Les cours sont nombreux (une douzaine par mois environ), les sujets étudiés traitent de la Kabbale, de l'Alchimie, du tarot divinatoire, en passant par l'histoire de la philosophie hermétique. Papus, Sédir, Victor-Émile Michelet, Fernand Rozier et A. Chaboseau, entre autres, en sont les enseignants. La section Alchimie, dirigée par François Jollivet-Castelot, est à l'origine de la Société Alchimique de France.
Ce vaste mouvement hermétique, dont Papus est l’une des âmes agissantes, nourrit la littérature et les arts de l'époque, Péladan, Catulle Mendès, Paul Adam, Villiers de l’Isle-Adam, donnent quelques textes aux premiers numéros de L'Initiation. August Strindberg, lors de son séjour à Paris, participe aussi mais davantage pour partager ses expériences d'alchimie. Les ouvrages de Papus marquent également les jeunes peintres dit nabis.
Papus meurt le , à Paris des suites de son service de médecin-major des armées sur le front de l'Est pendant l'automne et l'hiver 1914. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, à la (93e division)].
Ozanam Charles
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Charles Ozanam
| Conservateur de bibliothèque Académie nationale de médecine |
|
|---|---|
| - |
| Naissance |
Lyon |
|---|---|
| Décès |
(à 65 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Faculté de médecine de Paris (docteur en médecine) (jusqu'en )
|
| Activité |
Médecin
|
| Père |
Jean-Antoine-François Ozanam
|
| Mère |
Marie Nantas
|
| Fratrie |
Charles-Alphonse Ozanam
Frédéric Ozanam |
| Membre de |
Société de médecine de Marseille
|
|---|---|
| Distinctions |
Commandeur de l'ordre de Pie IX ()
Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand Croix de Mentana |
Charles Ozanam, né le à Lyon et mort le à Paris, est un médecin et militant catholique français.
Biographie
Jeunesse et formation
D'une famille originaire de la Bresse, Charles Ozanam, né à Lyon le , est le dernier des quatorze enfants du docteur Jean-Antoine-François Ozanam (1773-1837), alors médecin à l'Hôtel-Dieu de Lyon, et de Marie Nantas (1781-1839), fille d'un marchand de soie.
Initié aux sciences très tôt par son père qui l'emmenait parfois avec lui à l'Hôtel-Dieu, il commence ses études aux Minimes, puis il entre en 1839 au collège royal de Lyon. Il devient bachelier ès lettres en et prépare, l’année d’après (1842-1843), à la fois son baccalauréat ès sciences et l’examen de fin de 1re année de médecine[. Parmi ses professeurs de cette première année à Lyon, il y a les docteurs Amédée Bonnet et Antoine Bouchacourt.
Orphelin de père à l'âge de 12 ans et de mère à l'âge de 15 ans, il vit à partir de 1839 le plus souvent seul, installé par son frère aîné et tuteur, Alphonse, alors prêtre de la Communauté des Missionnaires du diocèse de Lyon, dans un petit appartement avec Marie Cruiziat, leur vieille domestique. Surveillé et conseillé par ses deux frères aînés, Alphonse et Frédéric, il opte pour la carrière médicale, suivant ainsi l'exemple de son père et renonçant à la carrière dans la Marine qu'il avait un temps envisagée et qui correspondait à sa passion pour les expéditions lointaines.
Carrière parisienne
Inscrit à partir de à la faculté de médecine de Paris, il est reçu à l'internat en 1847. Lors des journées de juin 1848, il est de ceux qui soignent les blessés à l'Hôtel-Dieu et reçoit, pour son zèle et dévouement dans ces circonstances, une médaille d'honneur du Ministère de l'Intérieur. Récompensé également par la « médaille d'or de l'internat » qui lui vaut le titre de « lauréat des hôpitaux », il soutient en très brillamment sa thèse de doctorat : De la forme grave de l'ictère essentiel, première étude et description de cette maladie jusqu'alors inconnue en France.
Nommé bibliothécaire de l'Académie de médecine en 1850, il doit renoncer à ce poste en 1855. Interne et disciple du docteur Jean-Paul Tessier de l'hôpital Sainte-Marguerite (annexe de l'Hôtel-Dieu), il fait partie des rares médecins qui ne rejettent pas alors l'homéopathie comme médication thérapeutique. Cela est cependant considéré comme une hérésie : la « Société anatomique », exclut à l'unanimité, de ses membres correspondants, les docteurs Tessier, Cabalda, Frédault, Jousset, « comme auteurs de publications homéopathiques »[]. Charles Ozanam et son ami Alphonse Milcent, oubliés dans la liste, réclament crânement le même honneur[. L'Académie de médecine somme Charles Ozanam, qui ne veut pas choisir son camp entre médecine académique et homéopathie, de démissionner.
En même temps que médecin au diagnostic très sûr, Charles Ozanam est aussi un chirurgien à la dextérité peu commune, ce qui lui vaut d'être nommé chirurgien de l'hôpital Saint-Jacques.
Il reste fondamentalement un homme de science et un chercheur, très intéressé par la thérapeutique mais pas seulement. Ses nombreux travaux, le plus souvent publiés sous forme d'articles donnés à l'Art Médical et à la Revue homéopathique française, témoignent de la grande diversité de ses connaissances mais également d'un esprit ouvert et précurseur. On peut citer, parmi beaucoup d'autres, ses recherches sur l'emploi du brome, son intérêt pour l'anesthésie ou pour les initiatives concernant la prise en charge des malades mentaux et surtout, son œuvre majeure, sa longue étude sur La circulation et le pouls publiée en 1884 et couronnée par l'Académie des Sciences. A l'occasion de ce long travail, étant lui-même membre de la Société française de photographie, il réalise dès 1867, avec l’aide d’Édouard Baldus, des épreuves photographiques reproduisant les battements du cœur et du pouls, déjà persuadé des services que pouvait rendre à la physiologie cette méthode d'observation.
Militant catholique
Profondément chrétien, Charles Ozanam n'hésite pas à le montrer par ses engagements. Dès sa première année de médecine à Lyon, il s'inscrit à la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, œuvre dont son frère Frédéric est l'un des principaux fondateurs.
En 1852, il est tellement marqué par la visite qu'il fait dans les Landes à une communauté de Bernardines composée uniquement de femmes « repenties » embrassant la vie cénobitique qu'il publiera quelques années plus tard sa brochure Le pays des Landes, une Thébaïde en France.
Marié en avec Anne Lise d'Aquin, descendante de Louis-Henri d'Aquin, nièce de Paul E. Poincy (en) et belle-sœur d'Eugène Veuillot, il sera père de onze enfants. Il donne une éducation chrétienne à ses enfants et le fait à la fois par l'exemple et par son enseignement.
Son engagement religieux prend un aspect tout particulier quand, en 1867, il participe, en France, au recrutement des Zouaves pour la défense des États pontificaux, comme médecin du Conseil de révision chargé de l'examen sanitaire des volontaires. Ne trouvant cependant pas cet engagement suffisant, il abandonne son importante clientèle mais aussi sa femme et les six enfants qu'ils avaient alors, pour accompagner ces soldats jusque sur les champs de bataille, où il organise les ambulances de l'armée pontificale. En remerciement, le , il se voit décerner par le pape Pie IX la médaille Fidei et Virtuti et il est nommé, en , commandeur de l'ordre de Pie IX.
En 1880, lors des décrets d’expulsion des congrégations, il s'oppose à l'expulsion du couvent des Capucins, action qui lui vaut d'être sérieusement blessé au visage].
Pris d'un malaise subit, alors qu'il s'apprête à sortir pour aller voir ses malades, il meurt brutalement, à soixante-cinq ans, le .
Onimus Ernest
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Ernest Onimus
| Naissance |
Bantzenheim |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans)
Cap-d'Ail |
| Pseudonyme |
Sunimo
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Lycée Henri-Poincaré de Nancy
Faculté de médecine de Nancy Faculté de médecine de Paris |
| Activité |
Médecin
|
| Parti politique |
Blanquisme
|
|---|---|
| Idéologie |
Blanquisme
|
| Distinctions |
Prix scientifique Montyon ()
Chevalier de la Légion d'honneur |
|
Nervous Control of Animal Movements
|
Nicolas Joseph Ernest Onimus (aussi connu comme le Dr Onimus), né le à Bantzenheim] et mort le à Cap-d'Ail[], est un médecin français. Ses recherches sur les possibilités de l'électrothérapie ont été couronnées du prix Montyon (1875).
Biographie
Issu d'une famille de grands propriétaires fonciers, il étudia la médecine à la faculté de médecine Nancy et poursuivit ses études à la faculté de médecine de Paris jusqu'en 1866. Il s'intéressait particulièrement à la physiologie et au galvanisme. Franc-maçon et initié de la loge « l’Avenir », il rejoignit les rangs des blanquistes. Sous le Second Empire, il compte au nombre des rédacteurs du journal Candide[].
Durant le siège de Paris par les prussiens, il faisait partie de la Commission centrale d’hygiène et de salubrité. Il ne fut vraisemblablement pas inquiété à la chute de la Commune de Paris, puisqu’en 1872 son cabinet se situait rue de Lille.
En 1908, il fait don d'un de ses terrains pour la construction de l'église Notre-Dame-du-Cap-Fleuri à Cap-d'Ail où il prend sa retraite.
Bibliographie
- De la théorie de la chaleur dynamique dans les sciences biologiques: notions d'anatomie et de physiologie générale, 1866 [archive]
- De la Vibration nerveuse et de l'action réflexe dans les phénomènes intellectuels, Impr. de Cerf, 1868
- Traité d'électricité médicale, recherches physiologiques et cliniques (avec Ch.Legros), G. Baillière, 1872
- De l'État mental de la population de Paris pendant les deux sièges, 1872
- Des Applications chirurgicales de l'électricité, 1874 [archive]
- Rapport sur les instruments de précision et de l'art médical, 1875 [archive]
- Du Langage considéré comme phénomène automatique, et d'un centre nerveux phono-moteur, G. Bailliêre, 1875.
- La Psychologie dans les drames de Shakespeare, Impr. de Claye, 1876.
- Le Dr Charles-James Campbell, Impr. de F. Malteste, 1879.
- Étude physiologique et pathologique sur l'électrisation et la contractilité de la matrice, Impr. de A. Davy – 1883
Ollivier Charles-Prosper
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Charles-Prosper Ollivier
| Naissance |
Angers |
|---|---|
| Décès |
(à 48 ans)
Ancien 4e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Lycée David d'Angers
Faculté de médecine d'Angers (d) Faculté de médecine de Paris |
| Activités |
Neurologue, historien de la médecine, pathologiste, médecin
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Société de médecine de Marseille |
|---|---|
| Conflit |
Guerres napoléoniennes
|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
|
Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne (1828)
|
Charles-Prosper Ollivier, dit Ollivier d'Angers, né à Angers le et mort à Paris le , est un médecin pathologiste et clinicien français principalement connu pour ses recherches sur la moelle épinière. Il est membre de l'Académie de médecine (1835).
Biographie
Charles Ollivier obtient son doctorat en médecine à Paris en 1823, sous la direction de Pierre-Augustin Béclard. Au cours de l'année suivante il publie Traité des maladies de la moelle épinière, une étude pionnière en matière d'anatomie, de physiologie et de pathologie de la moelle épinière. L'édition enrichie des livres parait en 1827 et une troisième édition en 1837]. Dans ces ouvrages, il décrit ce qui est probablement le premier cas d'une maladie maintenant connue sous le nom de sclérose en plaques]. On lui attribue aussi l'invention du terme syringomyélie[]
Il a participé à la rédaction de la deuxième édition du Dictionnaire de médecine d'Adelon (30 volumes) et a été corédacteur, avec Jean-Eugène Dezeimeris et Jacques Raige-Delorme, du Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne. Il a également contribué à la réédition du Traité sur les maladies des enfants nouveau-nés et à la mamelle de Charles-Michel Billard. En outre, il a publié de nombreux articles dans les domaines de la toxicologie et de la médecine légale]
En 1835, il devient membre de l'Académie nationale de médecine[ et est nommé chevalier de la Légion d'honneur la même année[].
Oddo Constantin
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Constantin Oddo
Professeur de pathologie interne et pathologie générale à l'École de médecine de Marseille, membre correspondant à l'Académie de Médecine ; par Nadar, Édition Deschiens, s.d.
| Naissance |
Marseille |
|---|---|
| Décès |
(à 66 ans)
Marseille |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, instituteur
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Académie de Marseille () Société française de neurologie Société médicale des hôpitaux de Paris |
|---|---|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de l'instruction publique |
Paul Marie Constantin Oddo, né le et mort le à Marseille, est un médecin français, professeur à l'École de médecine de Marseille, membre correspondant de l'Académie nationale de médecine.
Aperçu biographique
Fils d'un courtier de commerce et petit-fils d'Auguste Laforêt, il fait toute sa carrière à l'Hôtel-Dieu de Marseille, reçu interne en 1881[]. Il est l'élève d'Augustin Fabre (1836-1884), d'Auguste Villard (1832-1901)] et du chirurgien François-Simon Sirus-Pirondi (1811-1908)] dont il recueille les leçons de chirurgie pratique en 1880. Pendant l'épidémie de choléra frappant Marseille en 1884[] alors interne d'Alphonse Trastour[], il s'enferme plusieurs mois avec les malades dans l'hôpital créé dans le Parc du Pharo.
Au début de sa carrière, il s'illustre dans la lutte anti-tuberculeuse et s'intéresse particulièrement au développement des connaissances en neurologie: il assiste à la fondation de la Société française de neurologie à Paris en 1899. Il publie un important traité de médecine d'urgence en 1910 (qui connaîtra plusieurs traduction en langues étrangères, de multiples éditions, et poursuivies jusqu'en 1950 par son fils Jean Oddo médecin (1890-1970).
Au début des années 1920, il fonde une école privée d'infirmières "visiteuses de la tuberculose" (grâce aux subventions de l'Institut Rockefeller) dans laquelle Simone Sedan siégera au conseil d'administration[].
Il est le grand-père du général Paul Oddo.
Œuvres et publications
- Étude clinique sur la période de réaction du choléra], [Thèse de médecine no 198, Paris], A. Delahaye et E. Lecrosnier (Paris), 1886.
- « Le diagnostic différentiel de la maladie des tics et de la chorée de Sydenham », in: La Presse médicale, 1899, 78, p. 189-91, Texte intégral [archive].
- Maladies de la moëlle et du bulbe (non systématisées) : poliomyélites, sclérose en plaques, syringomyélie, Octave Doin (Paris), 1908.
- Prophylaxie antituberculeuse, fonctionnement et résultats de l’œuvre antituberculeuse de Marseille, impr. de C. Hérissey et fils (Évreux), 1907, in-8°, 6 p., lire en ligne [archive] sur Gallica.
- La Médecine d'urgence, Octave Doin (Paris), 1910.
- « Alcoolisme et accidents du travail », in: Paris médical, 1912, no 05, p. 287-89, Texte intégral [archive].
- « Les névroses et les accidents du travail », in: Paris médical, 1912, no 07, p. 624-30, Texte intégral [archive].
- En collaboration
- avec François-Simon Sirus-Pirondi: Étude étiologique sur l'ulcère des pays chauds, impr. de Barlatier-Feissat (Marseille), 1887, in-8°, 19 p., lire en ligne [archive] sur Gallica.
- avec Léon Imbert: Tuberculose et traumatisme, Masson (Paris), 1912, in-8°, paginé 469-489, lire en ligne [archive] sur Gallica.
- avec Léon Imbert et P. Chavernac: Accidents du travail, guide pour l'évaluation des incapacités, [Préface de M. René Viviani], Masson (Paris), 1913, lire en ligne [archive] sur Gallica.
Leuret François
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François Leuret (médecin)
| Naissance |
Nancy |
|---|---|
| Décès |
(à 53 ans)
Nancy |
| Sépulture |
Cimetière de Préville
|
| Nom de naissance |
François Leuret
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Psychiatre, chirurgien, rédacteur en chef, anatomiste, médecin
|
| A travaillé pour |
Hôpital Bicêtre
Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph |
|---|---|
| Membre de |
Académie de Stanislas
|
| Maître |
Jean-Étienne Esquirol
|
| Personnes liées |
Jean Louis Lassaigne, Louis Pierre Gratiolet
|
François Leuret, né le à Nancy et mort dans la même ville le est un anatomiste et psychiatre français.
Résumé biographique
Il soutient sa thèse à Paris en 1826, intitulée Essai sur l'altération du sang. Durant ses études médicales, il est l'élève de Jean-Étienne Esquirol (1772-1840). En 1836, il est nommé médecin-chef de l'hôpital de Bicêtre. Il eut parmi ses étudiants les plus connus Paul Broca (1824-1880), Louis Pierre Gratiolet (1815-1865) et Louis Delasiauve (1894-1893). Leuret fut aussi le rédacteur en chef de la revue influente Annales d’hygiène publique et de médecine légale.
Leuret doit sa renommée à ses travaux en collaboration avec Pierre Gratiolet sur l'anatomie comparée du cerveau. Ces deux chercheurs ont établi une cartographie topographique complète des sillons et scissures du cortex cérébral. C'est Leuret qui donna son nom à la scissure de Rolando en l'honneur de l'anatomiste italien Luigi Rolando (1773-1831) pour désigner le sillon central du cerveau.
Leuret fut une personnalité importante de la psychiatrie française à ses débuts. Il souligna l'importance d'une approche humaine et rationnelle dans le traitement des malades mentaux et pensait que les fous criminels étaient des individus malades incapables de contrôler leur comportement. Selon lui les causes de la maladie mentale étaient inconnues et il était donc erroné de définir la maladie mentale de la même manière que la maladie somatique. Il définissait le délire comme une idée fixe possédant une cohésion interne, à laquelle il convenait d'appliquer un traitement moral : le patient se voyait soumis à des douches glacées s'il refusait de renoncer à son délire]. C’est dans son œuvre la plus connue, Du traitement moral de la folie qu’il expose ses théories dont les aspects autoritaires et emprunts d’une certaine violence sont vivement contestés par certains de ses collègues.
Les théories psychiatriques de Leuret le mirent en situation conflictuelle vis-à-vis d'autres médecins français, notamment ceux qui pensaient que la source de la maladie mentale pouvait être localisée en des régions anatomiques spécifiques du cerveau. Leuret était en effet un opposant aux théories spéculatives de la phrénologie.
En 1825, il co-édite avec le chimiste français, Jean Louis Lassaigne, Recherches physiques et chimiques pour servir à l’histoire de la digestion.
Œuvres
- Fragments psychologiques sur la folie, Paris, Fortin, Masson et Cie, (lire en ligne [archive]).
- Du traitement moral de la folie, Paris, Baillière, (lire en ligne [archive]) et lire en ligne [archive] sur Gallica.
- Du traitement des idées ou conceptions délirantes, Paris, Éverat, (lire en ligne [archive] sur Gallica).
- En collaboration
- avec Jean Louis Lassaigne : Recherches physiologiques et chimiques pour servir à l'histoire de la digestion, Paris, éditions Madame Huzard imprimeur-éditeur, 1825.
- avec Louis Pierre Gratiolet : Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l’intelligence, Baillière (Paris). 1839.
- tome premier sur Google Livres
Origet Jean
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Jean Origet
| Naissance |
Limoges |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans)
Tours |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Compagnie de Jésus
Faculté de médecine de Montpellier (docteur en médecine) |
| Activité |
Médecin
|
| Membre de |
Société royale de médecine
|
|---|
Jean Origet, né le à Limoges et mort le à Tours, est un médecin tourangeau connu pour être membre de la Société royale de médecine de Paris et créateur de la société médicale d'Indre-et-Loire.
Biographie
Jean Origet est né le à Limoges et mort le à Tours. Élève chez les Jésuites, il choisit d'effectuer des études de médecine et se rend en 1770 à Montpellier, où il est reçu docteur le ].
Il participe à la réfection de l'Hôtel-Dieu de Tours dont il est médecin à partir de 1794[].
En 1796 il est nommé médecin au dépôt de mendicité et médecin des épidémies[].
En 1801 il devient vice-président de la société médicale d'Indre-et-Loire[].
Il est agrégé au Collège royal de médecine de Tours].
Il mène une vie « toute de dignité et de bienfaisance » selon l'hommage qui est rendu par le Professeur Le Double lors de la célébration du centenaire de la société médicale d'Indre-et-Loire].
En 2021, les Archives départementales d'Indre-et-Loire reçoivent en don 18 livres de médecine du XVIIIe siècle ayant appartenu à Jean Origet. Ce fonds traite d'anatomie, de pharmacopée et de chirurgie.
Moure Émile
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Émile Moure
| Naissance |
Bordeaux |
|---|---|
| Décès |
(à 86 ans)
Cannes |
| Nom de naissance |
Jean Gabriel Moure
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, médecin écrivain, oto-rhino-laryngologiste
|
| Distinctions |
Liste détaillée
|
|---|
Jean Gabriel Moure dit Émile Moure est un médecin français né le à Bordeaux et mort le à Cannes (Alpes-Maritimes). Il est à l'origine de l'oto-rhino-laryngologie (ORL)[].
Carrière
Émile Moure fait plusieurs séjours hors de France (Allemagne, Autriche, Russie et Grande-Bretagne). Il est l'un des premiers ORL à exercer son activité dans les trois branches de la nouvelle discipline[. En 1880, il décide d'implanter en Gironde son établissement d'enseignement libre d'ORL (l'actuelle clinique Saint-Augustin), le premier dans l'Hexagone[]. Il fonde aussi à Bordeaux en 1880 la Revue mensuelle de Laryngologie, d'Otologie et de Rhinologie.
Peu de spécialistes ont à l'époque la double compétence oto-laryngologique, la plupart étant des otologistes. Émile Moure est l'un des premiers ORL de l’époque, comme Baratoux à Paris, à revendiquer des compétences dans les deux branches de la nouvelle spécialité.
Devant l’absence de reconnaissance officielle de l’ORL, la formation des futurs spécialistes est laissée aux initiatives privées, comme la Société française d'otologie et de laryngologie créée le , à l’initiative d'Émile Moure[]. La société changea de nom en 1892 pour devenir Société française d’otologie, de laryngologie et de rhinologie, faisant officiellement état du troisième pilier de l’ORL.
Le premier enseignement officiel de l'ORL en France fut créé à Bordeaux sous la forme d'une « charge de cours » d'ORL, en 1891. Puis Émile Moure devint titulaire de la première chaire d'ORL créée en France, en 1913. Il publia plusieurs traités intéressant les différents domaines de l’ORL[].
Famille
Son fils Paul Moure est chirurgien des hôpitaux de Paris et reconnu pour ses travaux sur les greffes vasculaires. Son gendre Georges Portmann est connu dans le domaine de l'oto-rhino-laryngologie.
Son petit-fils Michel Portmann est connu comme un spécialistes de l'oto-rhino-laryngologie[. Il a été professeur de médecine à l'université de Bordeaux et chercheur, spécialiste aussi en oto-rhino-laryngologie et pionnier de la micro-chirurgie de l'oreille (l'électrocochléographie)]. Il sera enseignant - agrégé en 1955, titulaire de la chaire créée par son aïeul en 1978, professeur honoraire de l'université Bordeaux-II - et de chercheur spécialisé dans le traitement des troubles de la communication. Il est à l'origine du Laboratoire d'audiologie expérimentale (Inserm) de Bordeaux[]. Sa femme Claudine Portmann ( - ) fut une figure de l’audiologie.
Napias Henry Claude Robert
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Henry Claude Robert Napias
| Directeur de l'Administration générale de l'Assistance publique à Paris | |
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Sézanne |
|---|---|
| Décès |
(à 59 ans)
1er arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, hygiéniste
|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur
|
|---|
Henry Claude Robert Napias est un médecin français né à Sézanne le et mort à Paris 1er le [].
Il fut médecin de marine en début de carrière et se fixait à Paris après la Guerre de 1870, fondateur en 1877 de la Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle. Il fut inspecteur du travail, inspecteur général des services administratifs pour les établissements hospitaliers, membre de l'Académie de médecine, directeur de l'Assistance Publique à Paris. Il est décédé à l'âge de cinquante-neuf ans.
Décorations
Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1893].
Publications
- Le Mal qu'on a dit des médecins ; conférence faite à la loge maçonnique ″Le Progrès″, Paris, 1880. [archive]
- Les Hôpitaux d'isolement en Europe, Paris, 1888.
- L'Assistance publique dans le département de Sambre-et-Loire, Paris, 1890. [archive]
- De l'Organisation des crèches, Rouen, 1897.
- Administration générale de l'Assistance publique à Paris. L'Assistance publique en 1900, Paris, 1900.
Divers
- Il est cité[] à deux reprises par Alphonse Allais dans le conte Feu (Le Parapluie de l'Escouade), (édition consultée: La Barbe et autres contes, Ed. 10/18, Paris 1963, pp. 101-102).
Nicolas Joseph
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Joseph Nicolas
| Naissance |
1er arrondissement de Lyon |
|---|---|
| Décès |
(à 92 ans)
Cannes |
| Nom de naissance |
Guillaume Joseph Marie Nicolas
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, dermatologue, vénérologue
|
Le professeur Joseph Nicolas, né le à Lyon et mort le à Cannes], est un dermatologue et vénéréologue français, co-découvreur du lymphogranulome vénérien (maladie de Nicolas et Favre)].
Biographie
Après l'obtention de sa thèse en médecine à Lyon en 1895, Joseph Nicholas devient en 1904 médecin des hôpitaux de Lyon puis professeur de clinique des maladies cutanées et syphilitiques à partir de 1906[].
Hommages
- Il y a une rue du Professeur-Joseph-Nicolas dans le 8e arrondissement de Lyon].
- Une pierre commémorative est présente au sein de l'hôpital Édouard Herriot au pavillon dermatologie R.
Netter Arnold
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Arnold Netter
| Président Alliance israélite universelle |
|
|---|---|
| Président (intérim) Alliance israélite universelle |
|
| - |
|
| Naissance |
Strasbourg |
|---|---|
| Décès |
(à 80 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, biologiste, bactériologiste
|
| Enfant |
Léon Netter
|
| Parentèle |
Charles Netter (oncle)
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
|---|---|
| Distinction |
Grand officier de la Légion d'honneur
|
Juste Arnold Netter, né à Strasbourg le et mort à Paris le , est un médecin, hygiéniste, pédiatre, bactériologue et biologiste français ; médaille d'or de l'AP-HP en 1882, professeur à la faculté de médecine, il est connu pour ses travaux sur la méningite cérébro-spinale, la poliomyélite, la pneumococcie, l'encéphalite et le zona. Il est parmi les premiers de ceux qui appliquent la bactériologie à la médecine clinique.
Biographie
Neveu de Charles Netter et fils du docteur en médecine Léon Netter. Marié à Esther Jeanne Lang, fille du manufacturier Benoït Baruch Lang (Les Fils d'Emanuel Lang), il est le père du médecin Henri Netter (1895-1946), de l'avocat Léon Netter (1897-1987), et de Marthe Netter (1892-1940) épouse de l'éditeur René Lisbonne.
Il embrasse à son tour la vocation médicale. Externe des hôpitaux de Paris en 1875, interne en 1877, docteur en médecine en 1883, chef de clinique en 1884, médecin des hôpitaux en 1888, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris en 1889, il exerce comme chef du service de pédiatrie à l'Hôpital Trousseau de 1905 à 1920. Il est élu membre du Conseil supérieur d'hygiène publique de France en 1898, et membre de l'Académie de médecine en 1904[].
Il prend position en faveur du capitaine Alfred Dreyfus et de Bernard Lazare. Proche de Raymond Poincaré, il joue également un rôle majeur dans la formation de professeurs de médecine de la première moitié du XXe siècle tels que Robert Debré (mémoire de Michel Debré). Au lendemain de la Première Guerre mondiale, il est le premier à caractériser la grippe espagnole lors d'une communication à l'Académie de médecine.
Neveu de Charles Netter l’un des créateurs de l’Alliance israélite universelle (AIU), il y adhéra de très bonne heure et collabora à son Comité central. Il y fut membre, puis vice-président, et à ce titre président intérimaire de 1915 à 1920, et venait d’être nommé à la présidence juste avant sa disparition.
Le , Il est pris d'un malaise à la fin de son exposé sur « l'abcès de fixation » lors de la 20e session d'assises médicales à l'Hôtel-Dieu. Il est reconduit à son domicile au 104, boulevard Saint-Germain où il meurt].
Hommages et distinctions
Une avenue du 12e arrondissement de Paris ainsi que des services hospitaliers portent son nom. À Strasbourg, sa ville natale, une rue du Docteur-Netter relie la rue du Docteur-Schaffner à la rue René-Laënnec dans un quartier récent à la Montagne Verte[].
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur dès 1892, officier en 1912, commandeur en 1921 et grand officier en 1928.
Néis Paul
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Paul Néis
Paul Marie Néis (Quimper, - Nice, ) est un médecin et explorateur français.
Biographie
Il fait ses études à l’École de médecine navale de Brest et est envoyé comme médecin de marine en Cochinchine en 1879. Dès 1880, il rend visite aux Moïs des montagnes du sud de l'Annam.
Mission Néis (1881-1882)
En 1881, il explore le grand plateau s'étendant au nord-est de Saïgon et atteint les sources du Donnaï. Il établit durant ces voyages des cartes et des observations anthropologiques et ethnographiques.
Chargé par le ministère de l'Instruction publique en d'une mission d'exploration dans les régions comprises entre le Haut-Laos et le Tonkin, il remonte sur une canonnière puis sur une pirogue le Mékong jusqu'à Bassac (), explore la vallée du Nam Chan et le plateau des Phoueuns (plateau de Xiangkhoang), séjourne à Nong Khai, visite les ruines de Vientiane et le arrive à Luang Prabang où il honore la mémoire d'Henri Mouhot.
À la recherche d'une route vers le Tonkin, il explore la vallée du Nam Khan et de son affluent le Nam-Sé, y étudie les Khas avant de revenir à Luang Prabang. Il repart par la vallée du Nam Ou signalée comme issue possible par Doudart de Lagrée et remonte la rivière jusqu'à Khoua (vi) aux prix de grandes difficultés qu'il est le premier Européen à atteindre. Observant que la vallée prend la direction de la Chine et non du Tonkin, il décide de faire demi-tour (novembre-) mais en passant par le Siam.
Par Chiang Khong et Xieng-Haï, il atteint Xieng-Maï puis descend la vallée du Ping et de la Ménam jusqu'à Ayutthaya et Bangkok où il entre le . Il visite alors les ruines d'Angkor et est de retour à Saïgon le .
Fait Chevalier de la Légion d'honneur le [], membre de la commission de délimitation des frontières entre la Chine et le Tonkin (), il travaille entre Đồng Đăng et That-Ké et remonte le fleuve Rouge et ses affluents (). La frontière est ainsi tracée entre Lao Cai et Móng Cái ainsi que chez les Muongs le long du Nam-Ti, mais plusieurs officiers typographes étant agressés, les opérations cessent en .
Néis rentre en France en en passant par le Canada et reçoit en 1885 pour ses travaux géographiques et ethnographiques, la médaille d'or de la Société de géographie de Paris.
Médecin sanitaire à Smyrne, il meurt en 1907 à l'hôpital militaire de Nice.
Publications
- Explorations chez les sauvages de l'Indo-Chine à l'est du Mékong, Bulletin de la Société de géographie, 1883, p. 481
- Voyage au Laos, Bulletin de la Société de géographie, 1885, p. 372-393
- Voyage dans le Haut-Laos, Le Tour du monde, vol. II, 1885, p. 1-80
- Sur les frontières du Tonkin, Le Tour du monde, vol. I, 1888, p. 321-416
- Voyage d'exploration en Indo-Chine, dans le Haut Laos et le royaume de Siam, Bulletin de la Société de géographie commerciale de Bordeaux [archive], 1885
Naquet Alfred
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Alfred Naquet
| Alfred Naquet | |
Alfred Naquet, portrait d'Eugène Pirou. |
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| Biographie | |
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| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Carpentras (Vaucluse, France) |
| Date de décès | (à 82 ans) |
| Lieu de décès | 15e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RRRS |
| Profession | Avocat |
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Alfred Naquet, né le à Carpentras (Vaucluse) et mort le à Paris, est un médecin, chimiste et homme politique français, promoteur du divorce judiciaire et partisan] de la séparation de l'Église et de l'État.
Biographie
Issu d'une famille juive comtadine, Alfred Naquet fait ses études de médecine à Paris, en France, et enseigne par la suite la chimie organique à la faculté de médecine.
Procès du fulmicoton
Le , Alfred Naquet, alors jeune professeur de chimie de 33 ans, est reconnu coupable par la 6e chambre du tribunal correctionnel de la Seine :
- d'avoir fait partie de la Commune révolutionnaire des ouvriers français, une société secrète ayant pour but de « renverser le gouvernement impérial » ;
- d'avoir fourni à ses membres la recette du fulmicoton, une substance explosive utilisée dans la fabrication des bombes.
Il est pour cela condamné à quinze mois de prison, 500 francs d'amende et cinq ans d'interdiction de l'exercice des droits civiques].
Interné, il est à nouveau condamné en 1869.
Proche de Michel Bakounine
Aux côtés des frères Reclus, Jules Guesde, Benoît Malon, Ferdinand Buisson, Victor Dave, James Guillaume, Alfred Naquet est membre de l'Alliance internationale de la démocratie socialiste, fondée en par Michel Bakounine.
Celle-ci affirme vouloir avant tout l'abolition définitive et entière des classes et l'égalisation politique, économique et sociale des individus des deux sexes. L'Alliance reconnaît que tous les États politiques et autoritaires existants devaient disparaître dans l'union universelle des libres fédérations, tant agricoles qu'industrielles.
Ami du général Boulanger
Naquet décide ensuite de se réfugier en Espagne. À son retour, au début de la Troisième République, il devient député de Vaucluse en 1871 et siège à l’extrême gauche à l'Assemblée nationale. Son ouvrage de 1873, La République radicale, connaîtra une certaine audience à l'étranger puisqu'il sera traduit en japonais en 1883 sous la direction du démocrate Chōmin Nakae. Réélu en 1876, il est en l'un des signataires du manifeste des 363. Il est encore réélu en octobre de cette année, puis en 1881. En 1883, il est nommé sénateur de Vaucluse. Cet israélite mystique, socialiste et surtout républicain devient l’un des principaux animateurs du parti boulangiste. Bien que le mouvement boulangiste inclue de nombreux antisémites (Jules Delahaye, Lucien Millevoye, Maurice Barrès[]...), Alfred Naquet en exclut les propagandistes et la propagande antisémites d'Édouard Drumont. Il est le conseiller politique du général Boulanger à partir de et le théoricien du boulangisme. Il participe à la création du mouvement du général par révisionnisme, antiparlementarisme et par amertume de ne pas avoir eu de portefeuille ministériel. Il a aussi de gros problèmes d'argent[].