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Vendée Militaire et Grand Ouest

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Vendée Militaire et Grand Ouest
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23 juillet 2026

Godard Ernest

Godard Ernest
Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous Ernest Godard Ernest Godard Ernest Godard, photographie d'Alphonse Terpereau. Biographie Naissance 6 janvier 1826 Cognac Décès 21 septembre 1862 (à 36 ans) Jaffa Sépulture Cimetière de la Chartreuse...
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26 octobre 2026

Sebileau Pierre

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Pierre Sebileau

 
 
Pierre Sebileau
Pierre Sebileau
Fonction
Président
Académie nationale de chirurgie
Biographie
Naissance

Saint-Fort-sur-Gironde
Décès
(à 92 ans)
Tresses
Nom de naissance
Pierre Marie Guillaume Honoré Sebileau
Nationalité
Drapeau de la France Française
Formation
Faculté de médecine de Bordeaux
Activités
Chirurgien, urologue, oto-rhino-laryngologiste
Autres informations
Membre de
Académie royale de médecine de Belgique
Société anatomique de Paris
Académie nationale de médecine
Académie nationale de chirurgie
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur
Membre de l'Académie nationale de Médecine
Membre de l'Académie nationale de chirurgie

Pierre Sebileau, né à Saint-Fort-sur-Gironde le et mort le à Tresses (Gironde), est un médecin, chirurgien et oto-rhino-laryngologue français.

Biographie

Jeunesse et formation

Fils de Pierre Armand Sébileau, négociant en vins, et de Françoise Chappare, Pierre Sebileau est interne dans les hôpitaux de Bordeaux (à partir de 1879) et de Paris (à partir de 1884), où il travaille ensuite comme prosecteur anatomique (1888). Par la suite, il devient chirurgien à l'Hôpital Lariboisière, spécialisé dans le domaine de l'oto-rhino-laryngologie. En 1893, il devient associé à la Faculté de médecine de Paris.

Carrière médicale

En plus de ses travaux sur les problèmes d'oreille, de nez et de gorge, Sebileau a contribué à ses recherches sur les maladies du système génito-urinaire et des reins. Son nom est associé au "muscle de Sebileau", décrit comme des fibres profondes de la tunique dartos qui passent dans la cloison scrotale.

Vie familiale

Il est le beau-père du chirurgien plasticien Léon Dufourmentel (1884–1957).

Œuvres

  • Démonstrations d'anatomie ; région temporale, région parotidienne, région sus-hyoïdienne, région sus-claviculaire, région sous-clavière, région mammaire, région costale, 1892.
  • Les Enveloppes des testicules; les bourses, le crémaster, la vaginale, la descente du testicule, 1897.
  • Maladies des organes génitaux de l'homme, 1916.
  • Le Carrefour aéro-digestif, le larynx, le pharynx, 1924.
  • Cancer de la langue, 1932.
25 octobre 2026

Savoire Camille

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Camille Savoire

Camille Savoire
Biographie
Naissance

Marchenoir
Décès
(à 81 ans)
18e arrondissement de Paris
Nom de naissance
Victor Camille Savoire
Nationalité
française
Activité
Médecin
Autres informations
Membre de
Grande Loge symbolique écossaise
Grand Prieuré des Gaules
Grand Collège des Rites écossais
Grand Orient de France
Franc-maçonnerie
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur‎
signature de Camille Savoire
Signature.

Camille Savoire, né le à Marchenoir et mort le dans le 18ᵉ arrondissement de Paris est un médecin français, connu pour la lutte contre la tuberculose à laquelle il consacre sa vie et reçoit en distinction pour ses travaux, la cravate de Commandeur de la Légion d'honneur. Franc-maçon renommé, engagé pendant plus de 40 ans au Grand Orient de France, son action importante dans le réveil du Rite écossais rectifié en France se traduit en 1935 par la création du Grand Directoire des Gaules.

Si les historiens et maçonnologues contemporains s'entendent pour écrire que son action n'a pas permis l'implantation du Rite écossais rectifié dans le paysage maçonnique français de l'époque. C'est par son action décisive dans la réactivation au sein du Grand Orient de France, puis par la création du Grand Directoire des Gaules, plus connu sous le vocable de Grand Prieuré des Gaules, qu'il se pose en pionnier de ce retour en France et de son développement futur.

Biographie

Médecine et travaux sur la tuberculose

Issue d'une famille modeste, Camille Savoire termine, en qualité d'élève boursier, le cycle d'enseignement primaire à l'école d'Onzain. Il entre au lycée d'Orléans et accomplit en deux ans le cycle des cinq années menant au baccalauréat. Il réussit l'épreuve avec la mention « Très bien »[].

En 1892, il termine ses études de médecine en réussissant le concours d’internat en pharmacie des Hôpitaux et Hospices civils, il obtient le titre d'interne des hôpitaux de Paris. En 1893, poste qu’il occupe jusqu’à 1898, il devient chef du Laboratoire de chirurgie clinique à la Faculté de médecine de l’Hôtel-Dieu, et obtient son diplôme de docteur en médecine. Nommé directeur médical titulaire, puis honoraire, du dispensaire antituberculeux de l’hôpital Beaujon en 1902, accédant à la charge de médecin directeur du dispensaire antituberculeux Siegfreid-Robin, il est, dès la déclaration de guerre en 1914, une autorité reconnue en matière de lutte contre le fléau de la tuberculose. Ses nombreux travaux le font reconnaitre durant l'entre-deux-guerres comme une sommité française de cette maladie et des thérapies à mettre en œuvre pour la vaincre et il reçoit en 1933, en récompense de ses mérites de praticien et de ses travaux d'application, la cravate de Commandeur de la Légion d'honneur].

Cette même année, il publie, en collaboration avec Jacqueline Chantereine (élève du radio physicien Henri Mager), un ouvrage intitulé, Ondes et radiations humaines, détection, études biologiques, expérimentales et applications, qui traite des questions du rayonnement énergétique produit par l’homme[] et dans lequel il émet des hypothèses inusitées].

 
25 octobre 2026

Saugrain Antoine

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Antoine Saugrain

Antoine Saugrain
Dr. Antoine François Saugrain
Biographie
Naissance

Paris
Décès
(à 57 ans)
Saint-Louis (Missouri)
Nationalité
Drapeau de la France Français
Activité
Médecin, naturaliste, physicien, chimiste

Antoine François Pierre Saugrain, dit parfois « Saugrain de Vigny » ou « Vigni »[], né le à Paris] et mort le à Saint-Louis (Missouri), est un médecin, naturaliste, physicien et chimiste français, émigré aux États-Unis dont il a pris la nationalité. Il est célébré dans l'histoire américaine en tant que premier scientifique de la vallée du Mississippi.

Biographie

Fils de Antoine-Claude Saugrain et de Marie Brunet, Antoine Saugrain est issu d’une lignée de huit générations de libraires et d’imprimeurs parisiens descendant de Jean Saugrain. Dernier né de sa fratrie, il a un frère et trois sœurs, dont l’une, Marie-Louise Saugrain, a épousé le à Paris le célèbre médecin Joseph-Ignace Guillotin[.

Formé à Paris depuis son plus jeune âge aux études classiques ainsi qu’à la médecine, la chirurgie, la chimie, la minéralogie, l’histoire naturelle, auprès de maîtres reconnus, dont le Dr. Guillotin lui-même, ainsi, entre autres, que Antoine Petit, Augustin Roux, Jean D’Arcet, Jean-Baptiste-Michel Bucquet, Antoine-François Fourcroy, Mathurin Jacques Brisson, il est à ses 19 ans bien plus instruit qu’on ne l’est communément à cet âge et a notamment déjà exercé avec succès la chirurgie à l’Hôtel-Dieu].

Premier séjour en Amérique (Nouvelle Orléans)

En 1782, grâce à ses qualités et à la faveur des relations et soutiens - notamment du Dr Guillotin - dont il bénéficie au sein des milieux des sciences et des arts parisiens, il effectue un premier séjour en Amérique pour servir comme physicien et chirurgien auprès de Gilbert-Antoine de Saint Maxent, commandant à la Louisiane (Nouvelle-Espagne), à l’invitation de Bernardo de Gálvez (gendre de M. de Saint Maxent), gouverneur de ce territoire[].

Chirurgien-major du vaisseau pendant la traversée et pendant sept mois de captivité à la Jamaïque (le navire ayant été capturé en chemin par les Britanniques), il remplit ensuite les mêmes fonctions pendant près de trois ans à la Nouvelle Orléans. A ce poste, il gagne l’estime de Bernardo de Gálvez lequel, nommé depuis peu vice-roi de Nouvelle-Espagne, obtient de son beau-père qu'il soit mis au service du vice-royaume à Mexico[.

Antoine Saugrain revient alors en France pour une année avec mission donnée par M. de Gálvez de constituer et de rapporter au Mexique un cabinet de physique.

Mais, le , alors que le départ de Saugrain pour Mexico allait bientôt avoir lieu, le décès du vice-roi Bernardo de Gálvez est annoncé, cette perte mettant un terme à la mission en cours comme à la fonction promise au Mexique.

Toutefois, un nouveau projet se dessine rapidement.

Second séjour en Amérique (rivière Ohio)

Connaissant l’idée déjà exprimée par le Dr. Guillotin de s’expatrier un jour en Amérique avec quelques proches et relations pour y fonder une petite colonie, et de la nécessité que quelqu’un aille préalablement découvrir les lieux pour choisir le meilleur site d’établissement, Antoine Saugrain se propose d’assurer cette mission. Il participera pour cela à une expédition dirigée au nom de l’Académie Royale des Sciences par un botaniste, M. Picqué, avec mission d’explorer le territoire de la rivière Ohio et d’étudier son histoire naturelle].

Afin d’assurer aux deux scientifiques le meilleur soutien en Amérique, le Dr Guillotin leur remet une lettre de recommandation (datée du ) à l’attention de Benjamin Franklin (ambassadeur des USA en France de 1778 à 1785 puis président de l’Etat de Pennsylvanie). Ils sont aussi porteurs à l’attention de Benjamin Franklin de lettres d'introduction élogieuses de Louis-Guillaume Le Veillard et Jean D'Arcet].

Reçus à Philadelphie chez Benjamin Franklin dès leur arrivée en Amérique à l’été 1787, ils quittent ce lieu fin à destination de Pittsburgh (anciennement « Fort Pitt »), ville choisie comme point de départ de leur expédition. En prévision de possibles difficultés, ils sont munis d’une lettre d'introduction de Thomas Jefferson (alors ambassadeur des USA en France, succédant à Benjamin Franklin) à l’attention du général George Rogers Clark, héros et pionnier de la guerre d'indépendance[].

Retardés à Pittsburgh durant plusieurs mois par les conditions hivernales, période que Saugrain met à profit pour examiner les ressources minières des environs et étudier la capacité des différentes espèces de bois des environs à produire de la potasse, ils sont rejoints pour la suite de l’expédition par le capitaine David Pierce (un américain de Virginie) et un ancien officier de la Légion de Pulasky, le français Raquet (ou Raguet)].

Le , tous quatre engagent leur descente du fleuve Ohio avec, sur le bateau, équipement et chevaux mais, dès le , ils sont pris sous le feu d’un groupe d’indiens puis agressés à bord : Le botaniste, M. Picqué, est poignardé mortellement et scalpé ; l’ancien officier, M. Raquet, blessé au bras d’un coup de feu et ne sachant pas nager, disparaît dans le fleuve ; Pierce et Saugrain parviennent à s’enfuir, ce dernier souffrant toutefois d’un doigt fracturé et d’une blessure par balle au cou[.

Le , ils parviennent à rejoindre un fort situé en face de Louisville où Saugrain est accueilli par le colonel Ephraim Blaine, qu'il avait déjà rencontré à Pittsburgh. Il y reçoit durant plusieurs semaines les soins d’un chirurgien de l’armée et se livre dès qu’il le peut à diverses observations scientifiques sur les ressources locales[].

Le , il embarque sur un bateau à destination de Pittsburgh, avant de repartir pour Philadelphie où il arrive le . Reçu chez Benjamin Franklin], Saugrain y rencontre notamment Jacques Pierre Brissot de Warville ; l'écrivain fera état de leur échange dans son ouvrage Nouveau Voyage en Septentrionale Amérique[.

24 octobre 2026

Sappey Marie Philibert Constant

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Marie Philibert Constant Sappey

Marie Philibert Constant Sappey
Fonctions
Président
Académie nationale de médecine
Ulysse Trélat
Hippolyte Hérard 
Conservateur adjoint 
Musée Orfila
-
Biographie
Naissance

Bourg-en-Bresse
Décès
(à 85 ans)
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité
française
Activité
Anatomiste
Conjoint
Antoinette Clotilde Dumas
Autres informations
A travaillé pour
Université de Paris
Membre de
Académie nationale de médecine
Académie des sciences
Distinctions
Prix scientifique Montyon ()
Commandeur de la Légion d'honneur‎

Marie Philibert Constant Sappey ( - ) est un médecin français qui est surtout connu pour ses travaux sur l’anatomie humaine.

Biographie

Constant Sappey est né dans l’Ain, à Bourg-en-Bresse, au 11 de la rue de la Samaritaine, le  ; il était l’aîné d’une famille de sept enfants. Il passa son enfance à Cerdon, où son père était médecin. À dix ans, il fut envoyé au collège de Bourg-en-Bresse avant d’entrer à l’hôpital de cette même ville, où Xavier Bichat et Joseph Récamier étaient venus en 1793. Cet hôpital avait comme chirurgiens deux élèves de Bichat et c’est là que Sappey commença à s’intéresser à l’anatomie, tandis que son père l’initiait à la pratique de la médecine de campagne.

En 1831, Sappey vint commencer ses études médicales à Paris : François Broussais détenait la chaire de pathologie chirurgicale, récemment créée, Jean-Nicolas Marjolin celle de pathologie externe, Jean Cruveilhier enseignait l’anatomie, la clinique chirurgicale était aux mains de Guillaume Dupuytren, d’Anthelme Richerand, tandis qu’Alexis Boyer, malgré ses soixante-quinze ans, opérait toujours à l’hôpital de la Charité ; enfin, Mathieu Orfila venait d’être désigné comme doyen de la Faculté de médecine de Paris, en remplacement d’Antoine Dubois.

Le jeune Sappey avait trouvé une chambre d’étudiant rue des Maçons-Sorbonne (aujourd’hui rue Champollion) et prenait pension dans un petit restaurant de la rue des Mathurins (aujourd’hui rue Du Sommerard), où l’on dinait pour vingt deux sous. Il fréquentait d’autres étudiants qui, comme lui étaient originaires du département de l’Ain mais ne participait pas aux nombreuses fêtes qu’ils organisaient et passait toutes ses soirées à préparer les concours : en 1836, il fut reçu à l’internat avec la place de neuvième sur vingt et un élus.

Après quatre années passées chez Auguste Nélaton et chez Hourmann, il concourut pour le poste d’assistant ; en 1841, il était prosecteur et le , il soutenait sa thèse avec pour sujet : « Injection, préparation et conservation des vaisseaux lymphatiques », alors que le jury était présidé par Auguste Bérard.

En 1844, il se présenta à l’agrégation dans la section des sciences accessoires, mais il ne fut pas admis ; lors du concours de 1847, il opta pour la section de chirurgie et il fut nommé, en même temps que son compatriote Charles-Philippe Robin] dans celle des sciences naturelles. Après un premier échec en 1853, Sappey fut nommé chef de travaux d’anatomie, le avec un traitement de six mille francs, mais il ne modifia rien à sa façon de vivre, passant ses journées dans les pavillons de dissection, préparant lui-même toutes les pièces anatomiques destinées à ses démonstrations et à ses publications.

Le , il entra à l’Académie de Médecine et, par décret du , il fut nommé professeur d’anatomie : son enseignement ne semble pas avoir laissé un souvenir inoubliable aux étudiants de l’époque, tant il s’attachait à montrer les différences qui existaient entre ses propres observations et les descriptions anatomiques du livre de Cruveilhier mais aussi à entrer dans le détail de ses propres recherches et négligeant, par la même une vue d’ensemble du sujet; il était, par ailleurs, fortement concurrencé par des cours officieux et payants et en particulier par ceux de Joseph Auguste Aristide Fort, qui, ancien interne des hôpitaux de Paris, avait un véritable talent d’exposition alors que Sappey manquait d’éloquence.

En fin d’année 1885, il fut élu vice-président de l’Académie de médecine et le , il prit la présidence. En 1886, il fit valoir ses droits à la retraite et, la même année, il se présenta à l’Institut de France dans la section d’anatomie et de physiologie au fauteuil laissé vacant par le décès du zoologiste Henri Milne Edwards : Sappey fut élu par trente-trois voix contre dix à Louis Ranvier et huit à Camille Dareste de la Chavanne. Il fut décoré de la Légion d'honneur pour ses découvertes.

À la retraite, Sappey ne s’en consacra qu’avec plus d’ardeur à ses recherches de laboratoire « Par ces journées de lourde chaleur qui font déserter aux plus laborieux l’Ecole pratique, rapporte Mathias Duval[] on le voyait encore devant sa table à injections lymphatiques, reprenant avec ténacité l’étude de certains points qu’il tenait à vérifier et à compléter. »

Il s’était marié le à Paris avec Antoinette Clotilde Dumas et c’est elle qui avait dessiné la plupart des planches des ouvrages d’anatomie ; veuf, désemparé, il chercha quelques distractions dans le cercle restreint où se bornait son intimité quand un ictus le frappa et le rendit aphasique. Il est décédé subitement le . On lui fit des funérailles solennelles et toutes les sociétés auxquelles il appartenait étaient représentées ; il fut inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (28e division)[].

Publications et apport scientifique

Sappey fut un anatomiste très réputé pendant la deuxième moitié du XIXe siècle et on le connaît surtout pour ses recherches concernant le système lymphatique.

Les étudiants en médecine n’avaient guère, à l’époque, à leur disposition que le traité d’Anatomie descriptive publié par Cruveilhier en 1830 et l’Anatomie élémentaire que Jean-Baptiste Marc Bourgery avait sorti en 1834[] complétée par un Manuel d’anatomie physiologique entre 1836 et 1839. Ces ouvrages contenaient des inexactitudes et de nombreux articles manquaient de précision : Sappey s’astreignit à revoir lui-même chaque point et à vérifier le moindre détail. Il entreprit de rédiger un Traité d’anatomie descriptive dont le premier volume (Ostéologie, arthrologie, myologie et aponévrologie) parut chez Masson en 1853 ; l’ouvrage, terminé en 1863 eut un immense succès et une seconde édition refondue fut publiée entre 1867 et 1874 chez Delahaye ; d’autres suivirent et l’ouvrage resta un classique jusqu’en 1889, date à laquelle Léo Testut commença la publication, en collaboration avec son élève André Latarjet, de son Traité d’anatomie humaine.

Passionné par le système lymphatique, il imagina un procédé pour le tracer de façon précise en injectant du mercure sous la peau d'un cadavre afin de faciliter la dissection des vaisseaux ; il publia en 1874, un ouvrage sur la Description des lymphatiques considérés chez l'homme et les vertébrés ; l'anatomiste Henri Rouvière continua le travail anatomique de Sappey sur le système lymphatique humain.

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16 octobre 2026

de Salle Eusèbe

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Eusèbe de Salle

Eusèbe de Salle
Description de l'image Eusèbe de Salle.jpg.
 
Nom de naissance Eusèbe Desalles
Naissance
Montpellier
Décès (à 76 ans)
Montpellier
Activité principale
Écrivain, enseignant, Médecin
Formation
Faculté de médecine de Montpellier, École spéciale des Langues orientales
Auteur
Langue d’écriture Français

Eusèbe de Salle (aussi Eusèbe-François de Salle, Comte de Salle et Eusèbe de Salles), né le à Montpellier[], commune où il est mort à son domicile près des Arceaux du Peyrou le ], est un médecin, orientaliste.

Il était interprète à Alger, en 1830, puis professeur d'arabe au Lycée Thiers de Marseille en 1835], en remplacement du traducteur de Napoléon Ier, Gabril Taouil.

Biographie

Issu d'une famille dont le père est entrepreneur de travaux public, Eusèbe de Salle naît dans une maison (désormais disparue) de la rue du Saint Sacrement, qui deviendra la rue Candolle, dans le centre de l'écusson de la ville de Montpellier].

Il étudie à Montpellier et est reçu docteur en médecine en 1816, en même temps que celui qui va devenir son collaborateur, Amédée Pichot]. À Paris l'année suivante, il fait des études à l'école spéciale des Langues orientales. En 1821, il est à Londres, avec Amédée Pichot, pour y traduire les œuvres de Byron. De cette année, il publie un ouvrage intitulé « Irner » par Lord Byron qui n'est par une traduction mais son premier roman dont l'action se déroule dans les environs de Montpellier, en 1315, autour du personnage principal qu'est son ancien professeur de faculté Jacques Lordat, savant physiologiste et doyen]. En 1823, il publie, sous le pseudonyme d’Arcieu, un ouvrage sur les mœurs britanniques « Diorama de Londres ». Il revient à Paris cinq ans plus tard en s'étant marié et commence l'écriture d'un roman partiellement autobiographique « Sakontala à Paris ».

Eusèbe de Salle fait partie des rares arabophones français dans les années 1830, avec, notamment, Gabriel Taouil, traducteur de Napoléon Ier lors de sa campagne d’Égypte. En 1829, le poste de Taouil comme professeur d'arabe au lycée de Marseille, actuel lycée Thiers, est vaquant. Le ministre François Guizot décide de le nommer professeur d'arabe en remplacement au lieu de nommer Joseph Sakakini, au nom d'une préférence nationale[.

 
16 octobre 2026

Saffray Charles

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Charles Saffray

Docteur Charles Saffray
Description de l'image Charles Saffray - Truchelut - btv1b84530167 (1 of 2).jpg.
 
Nom de naissance Charles Clair Saffray
Naissance
Ploërmel (France)
Décès (à 56 ans)
Paris (France)
Profession
Médecin, botaniste, professeur, explorateur

Charles Clair Saffray est un explorateur, naturaliste, botaniste et médecin hygiéniste français né le à Ploërmel et mort le à Paris. Il est surtout connu pour son expédition en Nouvelle-Grenade au XIXe siècle.

Biographie

Charles Saffray est né le à Ploërmel, rue du Bignon, de l'union de Pierre Clair François Saffray et de Marie Raoul des Essarts[]. Il est le frère de l'autrice Raoul de Naverny[].

Il obtient d'abord un doctorat ès lettres à Paris puis part dans les années 1850[ en Nouvelle-Grenade où il part pour des raisons floues. Il part à la recherche de gisements miniers et y exerce la médecine, notamment auprès de Julio Arboleda. Il débarque à Santa Maria, remontre le fleuve Magdalena pour arriver à Medellín où il aurait été professeur de physique et de français[] et séjourne un au sein d'une tribu avant de se rendre jusqu'à Popayán. Du fait de troubles dans le pays, il décide s’embarquer pour le Panama, puis pour l’Europe].

Il publie son récit de voyage dans le pays andin dans Le Tour du Monde entre 1872 et 1873 dans lequel il étudie en botaniste la nature tropicale et en ethnologue les usages traditionnels des populations locales]. Le docteur Saffray est reconnu aussi pour son ouvrage paru en 1878, Les moyens de vivre longtemps, principes d'hygiène].

Il vécut aux États-Unis où il devient professeur de physiologie à New-York et Louisville]. En 1877, il se rend à Philadelphie pour la Société de géographie commerciale.

Grand vulgarisateur, il écrit des ouvrages scientifiques comme La physique des champs (1876), Le médecin du foyer (1879), Leçons de choses (1880) mais aussi de nombreux articles dans les revues, notamment dans le Manuel général de l'instruction primaire : journal hebdomadaire des instituteurs et le Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. Il conçoit également un meuble, un musée scolaire, son « musée des écoles » est commercialisé par Hachette]. Il publie aussi chez Hachette une Histoire de la Terre (1880) et aurait prédit l'avenir du végétarisme.

Il se marie le à Saint-Médard-de-Presque (Lot) avec Marie Molin de Teyssieu.

Il devient officier d'académie, secrétaire de la Société française d'Hygiène, membre de la Société des gens de lettres].

Il meurt 102, avenue des Ternes à Paris le .

14 octobre 2026

Royer-Collard Hippolyte

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Hippolyte Royer-Collard

Hippolyte Royer-Collard
Fonctions
Président
Académie nationale de médecine
à partir de
Vice-président 
Société anatomique de Paris
à partir de
Biographie
Naissance

Ancien 11e arrondissement de Paris
Décès
(à 48 ans)
Ancien 1er arrondissement de Paris
Nom de naissance
Hippolyte Louis Royer-Collard
Nationalité
Drapeau de la France Français
Activités
Médecin, anatomiste
Père
Antoine-Athanase Royer-Collard
Fratrie
Paul Royer-Collard
Autres informations
A travaillé pour
Faculté de médecine de Paris
Ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts (d)
Membre de
Société des antiquaires de la Morinie
Société anatomique de Paris
Comité des travaux historiques et scientifiques
Académie nationale de médecine
Société phrénologique de Paris 

Hippolyte Louis Royer-Collard, né le ] à Paris et mort le dans la même ville, est un médecin, professeur d'hygiène à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine, associé aux ministères de François Guizot .

Aperçu biographique

Agrégé de médecine, il est difficilement élu] avec l'appui du Doyen Orfila, à la chaire d'hygiène de la faculté de Paris en 1838 à la place du baron Desgenettes, démissionnaire pour raison de santé. Il est élu membre de l'Académie de médecine le avant d'en être le président en 1848. Il est membre fondateur de la Société anatomique de Paris, assurant le secrétariat du au puis la vice-présidence du au . Défenseur de la Révolution de Juillet, il est recruté par Guizot comme chef de la division des Sciences et des affaires médicales (ancienne division des Beaux-Arts) au ministère de l’Instruction publique], dès 1830.

Il est le cofondateur (avec Andral, Blandin, Bouillaud , Cazenave, Dalmas et Raynaud) du Journal hebdomadaire de la médecine et le directeur du Journal de médecine vétérinaire à partir de 1826. Il collabore au Répertoire d'anatomie. Il meurt paraplégique à la suite d'un probable infarctus médullaire datant de plusieurs années.

Il est le fils du médecin Antoine-Athanase Royer-Collard (1768-1825) et le neveu de Pierre-Paul Royer-Collard].

Œuvres et publications

  • Essai d'un système général de zoonomie, ou considérations générales sur l'anatomie, la physiologie, la pathologie et la thérapeutique, [Thèse de Médecine (Cand. Hipp. Royer-Collard), Paris, 1828] Paris, , in-4 °.
  • Considérations générales sur les lois de l'organisme dans l'état de santé et dans l'état de maladie
  • Des Tempéramens considérés dans leurs rapports avec la santé, [Extrait des "Mémoires de l'Académie royale de médecine", T. X], J.-B. Baillière (Paris) , 1842, In-4° , 39 p.
  • Organoplastie hygiénique, ou Essai d'hygiène comparée, sur les moyens de modifier artificiellement les formes vivantes par le régime, [Extrait de la Gazette médicale de Paris, et Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1843, série 1, n° 29, p. 212-28, Texte intégral [archive]. ],: impr. de F. Malteste (Paris) , 1842, In-8° , 22 p.
  • Discours prononcé par M. Hipp. Royer-Collard, au nom de la Faculté de médecine de Paris, dans la cérémonie qui a eu lieu à Bourg, le , pour l'inauguration de la statue de Bichat [Extrait du "Bulletin de l'Académie royale de médecine", T. VIII], [Texte imprimé], J.-B. Baillière (Paris), 1843, In-8°, 12 p.
  • Cours d'hygiène professé à la Faculté de médecine, impr. de Lacrampe (Paris), 1846, 15 p. ; in-8, lire en ligne [archive] sur Gallica.
  • Rapport sur un mémoire de M. le Dr Baillarger intitulé : "Recherches statistiques sur l'hérédité de la folie",[Extrait du "Bulletin de l'Académie royale de médecine"], J.-B. Baillière (Paris), 1847, In-8° , 19 p.
  • Considérations physiologiques sur la vie et sur l'âme, discours lu dans la séance annuelle de l'Académie nationale de médecine, impr. de Plon frères (Paris), 1848, In-16, 12 p., [Extrait des Mémoires de l'Académie de médecine, 1849 (T 14), p. 251-69, lire en ligne [archive] sur Gallica].
  • Physiologie, [Extrait de l'Encyclopédie du XIXe siècle, signé : Hte Royer-Collard.], Vve Bouchard-Huzard (Paris), (s. d.), In-8° , 15 p.
  • Essai historique sur Dupuytren suivi des discours prononcés par MM. Orfila, Larrey, Bouillaud, H. Royer-Collard, Teissier, et du Procès-verbal de l'ouverture du corps de Dupuytren et orné de son portrait, « Discours de M. H. Royer-Collard », p. 55-6, Texte intégral [archive].
  • De l'Usage et de l'abus des boissons fermentées et distillées, [Thèse soutenue le [?] pour la chaire d'hygiène], A. Guyot.
  • « Aliment », in: Dictionnaire de médecine usuelle, Tome I, [A-H] / [sous la dir. du] Docteur Jean-Pierre Beaude, p. 75-9, Texte intégral [archive].
  • « Climat », in: Dictionnaire de médecine usuelle, Tome I, [A-H] / [sous la dir. du] Docteur Jean-Pierre Beaude, p. 397-403, Texte intégral [archive].
  • « Hygiène », in: Dictionnaire de médecine usuelle, Tome I, [A-H] / [sous la dir. du] Docteur Jean-Pierre Beaude, p. 251-4 , Texte intégral [archive].
Direction de revues
  • Journal hebdomadaire de la médecine
  • Journal de médecine vétérinaire, lire en ligne [archive] sur Gallica.
14 octobre 2026

Roux Philibert Joseph

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Philibert Joseph Roux

Philibert Joseph Roux
Portrait de Philibert Joseph Roux
Portrait par Nicolas-Eustache Maurin
Biographie
Naissance
Auxerre
Décès (à 73 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Thématique
Profession Chirurgien et zoologiste
Distinctions Officier de la Légion d'honneur et prix scientifique Montyon (d)
Membre de Académie des sciences, Académie nationale de médecine, Académie Léopoldine et Académie des sciences de Turin

Philibert-Joseph Roux, né à Auxerre le et mort à Paris le , est un médecin français, chirurgien des hôpitaux, chirurgien en chef de la Charité et de l'Hôtel-Dieu de Paris, membre de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences.

Biographie

Études

Son père Jacques, maître en chirurgie et chirurgien de l’Hôtel-Dieu et de l’École militaire d’Auxerre, le fait entrer à l’École militaire, dirigée par des religieux de l’Ordre de Saint-Benoît, avec la perspective d’en faire un ingénieur des ponts et chaussées].

En raison du caractère insouciant de son jeune fils, le père renonce à ce projet et lui fait suivre son service chirurgical à l’Hôtel-Dieu. Toutefois, Philibert ne semble montrer aucune aptitude aux diverses opérations de petite chirurgie et ne rêve que de quitter la ville d’Auxerre.

En 1796, son père lui conseille de s'enrôler dans l’armée. Philibert devient officier de santé de troisième classe pour l’armée de Sambre-et-Meuse[, en garnison à Andernach, puis à l’hôpital militaire d’Aix-la-Chapelle où il est affecté au service des ambulances. Après le traité de Campo-Formio (), son armée est dissoute et il revient dans sa famille.

Son père le pousse alors à poursuivre ses études de médecine à Paris. L’Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce venait d’être crée, mais Roux échoue au concours d’entrée. Il fréquente alors les cours de l’École de médecine, puis les cours libres d’anatomie organisés par Bichat, dont il devient l’élève et l’ami.

En 1799, il s'inscrit aux cours de pathologie externe d’Alexis Boyer puis de clinique d’Antoine Dubois. Pendant quatre ans, avec Mathieu Buisson (1776-1804), le cousin de Bichat, il participe à la rédaction du premier cours de Bichat sur l’anatomie générale, puis, seul, il collabore à la préparation de son ouvrage d’anatomie descriptive.

En 1801, il est reçu à l’École pratique de dissection[], avec le premier prix. Après de décès de son maître Bichat, le , il prend la suite de son enseignement en ouvrant un amphithéâtre d’anatomie et de médecine opératoire[ dans le cloître Saint-Jean de Beauvais ; plus tard, il transfère ses cours à la rue de la Huchette.

En 1802, il tente sans succès le concours de chirurgien de deuxième classe à l’Hôtel-Dieu, en ayant pour concurrent Guillaume Dupuytren.

Le 30 germinal de l’an XI (), il soutient sa thèse de doctorat[ et publie la même année le tome V du Traité d’anatomie descriptive de Bichat.

Carrière

En 1807, il est nommé chirurgien de seconde classe à l’hôpital Beaujon.

En 1810, il épouse la fille d’un de ses professeurs Alexis Boyer qui le désigne comme chirurgien en second à l’hôpital de la Charité. La collaboration scientifique entre le gendre et le beau-père fut discordante, tant le caractère des deux hommes était différent[].

En 1811, la chaire de Raphaël Sabatier, à la suite de son décès, est mise au concours. Roux s’y présente, mais là encore sans succès : le , Dupuytren est proclamé à l’unanimité professeur de médecine opératoire.

Après la démission de Percy en 1820, il est enfin nommé à la première chaire de pathologie chirurgicale, puis à la deuxième chaire en 1823, et en 1830, à la chaire de clinique chirurgicale de la Pitié (quatrième chaire)].

À la mort d'Alexis Boyer en 1833, il passe à la troisième chaire de clinique chirurgicale de la Charité ; à la mort de Dupuytren en 1835, il le remplace à la première chaire de clinique chirurgicale de l’Hôtel-Dieu[].

Il subit alors l’opposition systématique des anciens internes du maître disparu et des insinuations mensongères mettant en cause son honorabilité professionnelle. Toutefois, peu à peu, ses qualités chirurgicales lui ramènent l’estime et la faveur du plus grand nombre. Pendant vingt ans, il reste à l’Hôtel-Dieu où sa supériorité est reconnue de tous.

Le , alors qu’il se rendait à l’Académie des sciences, dont il venait d’être nommé président, il est atteint d’une congestion cérébrale qui l'emporte le suivant.

Son successeur à sa chaire de clinique chirurgicale est Stanislas Laugier (1799-1872)].

Famille

En 1810, Philibert Roux épouse Adélaïde Boyer, fille d'Alexis Boyer (1757-1833). De ce mariage nait une fille Claire Roux qui épouse Antoine Constant Danyau (1803-1871), professeur agrégé d'accouchement, membre de l'Académie de médecine.

14 octobre 2026

Rosapelly Charles-Gabriel-Joseph

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Charles-Gabriel-Joseph Rosapelly

 
 
Charles-Gabriel-Joseph Rosapelly
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Rosapelly en costume de général en chef des armées de la République (1797) (coll. privée)
 
Naissance
Appoigny, Yonne, Bourgogne-Franche-Comté, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 65 ans)
Appoigny, Drapeau de l'Empire français Empire français
Profession
médecin, chirurgien
Autres activités
maire d'Appoigny

Charles-Gabriel-Joseph Rosapelly (1747-1813), est un chirurgien militaire français.

Biographie

Fils de Jacques Rosapelly, chirurgien de l'évêque d'Auxerre Mgr Charles de Caylus, et de Marie-Anne Jouard, issue d'une famille de marchands de vins et d'hommes de loi, Charles-Gabriel-Joseph Rosapelly devient, après concours, chirurgien aide-major à l’Hôtel des Invalides en 1766. Chirurgien-major au régiment du Commissaire Général cavalerie (1772) puis à l'Armée du Nord (1793), il est nommé chirurgien en chef de cette même armée en 1796 et général en chef des armées de la République en 1797. En congé avec appointements en 1798, il est à nouveau chirurgien en chef de l’armée du Nord de 1800 à 1804.

Il fut membre (Chevalier) de la Légion d’honneur (décret impérial du ) et maire de sa commune natale d’Appoigny.

Il est l'oncle de Gabriel-Pélerin Mocquot (1772-1835), chirurgien principal de l'Armée d'Espagne, le beau-père de Louis-Hippolyte Aurrault (1791-1873), chirurgien dans les armées de Napoléon 1er puis médecin à Joigny, et le grand-père de Marie-Charles-Léopold Rosapelly (1843-1919), docteur en médecine à Paris.

 

14 octobre 2026

Rollet Joseph

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Joseph Rollet

Joseph Rollet
Biographie
Naissance

Lagnieu
Décès
(à 69 ans)
2e arrondissement de Lyon
Sépulture
Cimetière de Beynost
Nom de naissance
Pierre Joseph Martin Rollet
Nationalité
française
Activités
Médecin, chirurgien
Enfant
Madeleine Rollet
Parentèle
Alexandre Lacassagne (gendre)
Félix Rollet (neveu)
Autres informations
Membre de
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (-)
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
 

Martin Pierre Joseph Rollet, né le à Lagnieu et mort le à Lyon, est un médecin, vénérologue et chirurgien français.

Biographie

Fils d'un maître de poste et neveu d'un religieux janséniste, Joseph Rollet commence des études classiques au petit séminaire de Meximieux et les poursuit au collège royal de Lyon] où il obtient, à dix neuf ans, le prix d’honneur de philosophie].

Il commence ses études médicales à l'École de médecine de Lyon (qui ne deviendra faculté qu’en 1877), mais, au bout d’une année, il part concourir à l'externat des hôpitaux de Paris ; reçu sixième, sur une promotion de cent quatre-vingt concurrents, il peut choisir le service d’Armand Trousseau. Il est nommé interne en 1845 et sera affecté dans les services de chirurgie de l'Hôpital Beaujon, à l’Hôpital de la Pitié chez Jacques Lisfranc, à l'Hôpital Saint-Antoine chez Auguste Bérard et enfin chez Stanislas Laugier à l’Hôtel-Dieu de Paris.

Le , il soutient à la Faculté de médecine de Paris, une thèse de doctorat intitulée « Des hémorragies traumatiques à l’intérieur du crâne » ; la même année, il se présente au concours de chirurgien major de l'Hôtel-Dieu de Lyon, mais y échoue.

Loin de se décourager, il se présente et est reçu au concours de chirurgien-major de l'Hôpital de l'Antiquaille de Lyon, le , un poste qu'il n'occupera que cinq ans plus tard, en 1855 ; entre-temps, il installe un cabinet médical Rue Claudia pour y développer une clientèle et se consacre à l’étude des maladies vénériennes, en effet la dermato-vénérologie était, depuis longtemps, une des spécialités phares de ce grand hôpital lyonnais. Il exerce la fonction de chirurgien-major jusqu'en 1864, date à laquelle le règlement l'oblige à quitter son poste : ces neuf années lui suffisent néanmoins à révolutionner la vénérologie.

À la création de la faculté de Médecine de Lyon, en , Rollet semble le mieux placé pour occuper la chaire de clinique des maladies cutanées et vénériennes, mais c'est Antoine Gailleton, (qui lui succède comme chirurgien-major), qui est nommé et Rollet hérite de la chaire d’hygiène : il s’attache à remplir son rôle avec conscience. Secrétaire puis président du Conseil départemental d’hygiène, il présente de nombreux rapports concernant les Industries et Établissements insalubres et les épidémies de fièvre typhoïde qui touchent Lyon en 1874] et Cluny en 1887].

Rollet doit faire de la clientèle pour gagner sa vie : il pratique la médecine générale mais se spécialise dans les maladies de la peau et les maladies vénériennes ; après son cabinet de la rue Claudia, il s'installe au 41, rue Saint-Pierre, (actuellement rue Paul-Chenavard) où il réside jusqu’en 1892 puis il transfère son cabinet au 10 de la rue des Archers.

C’est là qu'il meurt subitement, le , alors qu'il vient de terminer la rédaction du discours qu'il devait prononcer le lendemain comme président du congrès de Dermato-vénérologie qui s'ouvrait à Lyon ; ses obsèques ont lieu le et l'inhumation a lieu à Beynost, où Rollet possédait une résidence d’été.

Marié en 1855 à la fille d'un notaire de Roanne, Mlle Jullièron, il a avec elle deux enfants : un garçon prénommé Étienne (1862-1937) qui suit les traces de son père et devient professeur de clinique ophtalmologique et membre de l'Académie de Médecine et une fille, qui épousera en secondes noces Alexandre Lacassagne, l'un des pionniers de la Médecine légale.

Nommé correspondant de l’Académie de médecine seulement en 1885, il ne fut élu associé national que début 1894, deux mois avant sa mort ; l’année précédente, il avait été nommé Correspondant de l’Institut. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1864, à l’occasion du voyage de l’Impératrice Eugénie pour l'inauguration de l'Asile auquel l'administration hospitalière avait donné son nom. Il était également Membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon[, président de la Société nationale de Médecine de Lyon et président d'Honneur de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie.

14 octobre 2026

Rollet Étienne

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Étienne Rollet

Étienne Rollet
Biographie
Naissance

1er arrondissement de Lyon
Décès
(à 75 ans)
Saint-Pierre-la-Noaille, France
Nom de naissance
Jean Baptiste Étienne
Nationalité
française
Activité
Médecin
Autres informations
Distinction
Officier de la Légion d'honneur‎ ()

Étienne Rollet, né le à Lyon] et décédé en 1937, est un ophtalmologue, anthropologue et professeur français, connu pour avoir utilisé le premier l'électroaimant géant pour extraire des corps étrangers dans la région orbito-oculaire.

Biographie

Fils de Pierre Joseph Martin Rollet, professeur à la chaire d'hygiène à la création de la faculté de médecine et de pharmacie, et de Jeanne Marie Antoine (née Jullieron), Étienne Rollet devient externe des hôpitaux de Lyon entre 1882 et 1884, puis interne des Hôpitaux entre 1884 et 1888. Il obtient son titre de docteur et en 1896 il devient chirurgien des hôpitaux de Lyon, puis l'année suivante, chef du service de chirurgie et d'ophtalmologie].

En 1905, à la mort du professeur Gayet, il est nommé professeur de clinique ophtalmologique à l'hôpital de la Croix-Rousse, poste qu'il gardera jusqu'à sa retraite en 1932[].

Durant la Première Guerre mondiale, il est médecin colonel à l'hôpital militaire de Lyon, et en 1916, il est élevé au rang d'officier de la Légion d'honneur après avoir été fait chevalier en 1909].

Travaux

En 1898, il publie son Traité d'ophtalmoscopie (Masson, Paris), donnant une nouvelle explication au déplacement parallactique. Il écrit par la suite pour l'Encyclopédie Française d'Ophtalmologie où il met notamment en avant le rôle du nez et des sinus dans les pathologies de l'orbite][.

En 1916, il étudie avec Velter les cataractes traumatiques (Rapport de la Société d'Ophtalmologie de Paris). En 1926, il étudie le réflexe naso-oculaire et les troubles vaso-moteurs oculaires d'origine nasale, puis il décrit le syndrome de l'apex orbitaire].

Sociétés

  • Membre en 1892 puis secrétaire entre 1892 et 1937 de la Société nationale de médecine et des sciences médicales de Lyon]
  • Membre titulaire en 1885, puis secrétaire en 1889, vice-président en 1900-1901 et enfin président en 1902 de la Société d'anthropologie de Lyon[]
  • Membre correspondant national de l'Académie nationale de médecine pour la division de chirurgie, entre 1925 et 1937[]
  • Membre de la Société d'ophtalmologie de Lyon
13 octobre 2026

Roger Henri-Louis

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Henri-Louis Roger

Henri-Louis Roger
Biographie
Naissance

Ancien 1er arrondissement de Paris
Décès
(à 82 ans)
1er arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Roger
Nationalité
française
Activités
Cardiologue, pathologiste, professeur d'université, pédiatre, médecin
Autres informations
A travaillé pour
Faculté des sciences de Paris
Membre de
Académie nationale de médecine
 

Henri-Louis Roger, né le à Paris où il est mort le , est un médecin, cardiologue et pédiatre français.

Biographie

Henri-Louis Roger étudia la médecine à Paris, et obtint son doctorat en médecine en 1839 avec une thèse sur l'auscultation intitulé De l'auscultation et se valeur semiologique.

En 1847, il devint agrégé à la faculté de médecine de Paris.

À partir de 1860, il a été associé à l'ancien hôpital Sainte-Eugénie devenu l'hôpital de la Charité. Là, il a concentré ses recherches sur les enquêtes post-mortem des enfants. Il s'intéressa également aux recherches concernant la cardiologie.

Son nom est associé à deux termes éponymes :

  • la maladie de Roger, qui est une cardiopathie congénitale du septum ventriculaire asymptomatique (CIV)] ;
  • le « bruit de Roger » (ou le « murmure de Roger »), qui est un bruit pansystolique d'un défaut du septum ventriculaire.

En 1862, il devint membre de l'Académie de médecine.

Avec le pathologiste Jean Baptiste Barth (1806-1877), Henri-Louis Roger a publié un ouvrage sur l'auscultation Traité pratique à l'auscultation, édité en 1865, à Paris, aux éditions Asselin.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division).

13 octobre 2026

Roger Georges Henri

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Georges Henri Roger

Georges Henri Roger
Description de cette image, également commentée ci-après
Georges Henri Roger
Naissance
9e arrondissement de Paris (France)
Décès (à 85 ans)
Saint-Leu-la-Forêt (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
 
Domaines Médecin, Pr de pathologie expérimentale et comparée et de physiologie
Institutions Faculté de médecine de Paris
Hôpital des contagieux de la Porte d'Aubervilliers
Hôpital de la Charité
Diplôme Faculté de médecine de Paris
Formation Faculté de médecine de Paris
Renommé pour la rédaction d'un « Nouveau Traité de médecine » en 24 volumes
Distinctions Ruban de Commandeur Commandeur de la Légion d'honneur
Membre de l'Académie nationale de médecine.

Georges Eugène Henri Roger (né à Paris le ] et mort à Saint-Leu-la-Forêt) est un médecin français connu pour la rédaction, avec Pierre Joseph Teissier et Fernand Widal, d'un important Nouveau traité de médecine].

Biographie

Ses parents, Jean Alfred Roger et Françoise Louise Papavoine, sont des artistes dramatiques connus sous le nom de Mr et Mme Roger-Solié. Il est un descendant du compositeur et artiste lyrique Jean-Pierre Solié.

Il fait ses études de médecine à la faculté de médecine de Paris, où il passe sa thèse en 1887 et l'agrégation en 1892]. De 1895 à 1903, il est médecin de hôpitaux à l'hôpital des contagieux de la Porte d'Aubervilliers. En 1890, il est président de l'Association des médecins de France. En 1903, il est médecin à l’hôpital de la Charité.

En 1904, il devient professeur de pathologie expérimentale et comparée et de physiologie et en 1905 professeur à l'Institut de médecine coloniale. En 1917, il est élu doyen de la faculté de médecine de Paris ; il le restera jusqu'en 1930.

Il est promu commandeur de la Légion d'honneur le [].

En 1930, il participe à la fondation de l'Union rationaliste].

Il est inhumé au cimetière Montmartre, 9e division (chapelle Roger-Solié)

Contributions

En 1887 et 1889, dans le domaine de l'immunologie, il démontre avec Albert Charrin (1856-1907), que des lapins inoculés avec des cultures bactériennes de Pseudomonas aeruginosa chauffées et filtrées, sont protégés contre les infections ultérieures[].

Dans le domaine de la pathologie expérimentale, il effectue des recherches dans les domaines des maladies du foie et de la cholestase. Ses écrits sont nombreux dans tous les domaines de la médecine. Ses conférences de 1897-1898 à l'université de Paris ont été publiées en anglais sous le titre : Introduction to the Study of Medicine en 1901.

Il a laissé son nom au réflexe de Roger, qui désigne l'hypersalivation induite par l'irritation du bas-œsophage.

13 octobre 2026

Rochard Jules

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Jules Rochard

Jules Rochard
Fonction
Président
Académie nationale de médecine
Biographie
Naissance

Saint-Brieuc
Décès
(à 76 ans)
Versailles
Nationalité
française
Activités
Médecin militaire, professeur, médecin de la Marine, chirurgien, médecin
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine ()
Académie nationale de médecine
Service de santé de la Marine
Distinction
Grand officier de la Légion d'honneur‎

Jules Rochard, né le à Saint-Brieuc en France, mort le à Versailles, est un médecin et chirurgien de la Marine, professeur de médecine, inspecteur général de la Marine, président de l'Académie nationale de médecine.

Biographie

Jules Rochard naît à Saint-Brieuc en Bretagne le ]. Il est le fils de Godard Rochard, capitaine, chevalier de la Légion d'honneur, et de Julie Marie Gac, marchande].

Il s'engage à dix-huit ans dans la Marine, dans le service de santé, et exerce successivement aux Antilles, au Sénégal, à Cayenne en Guyane, dans l'océan Indien et à Terre-Neuve[]. Il est chirurgien de 3e classe en 1837, de 2e classe en 1841 et de 1re classe en 1845]. Il est reçu en 1847 docteur en médecine.

Il commence l'année suivante sa carrière scientifique, en 1848 en tant que chef des travaux anatomiques à l'École nationale de médecine de Brest. Il est reçu au concours de médecin-professeur en 1850. Il devient ensuite premier chirurgien en chef en 1863, puis directeur].

Jules Rochard enseigne l'anatomie, la physiologie, la médecine opératoire, la clinique chirurgicale, la médecine administrative, la médecine légale]. Il devient en directeur du service de santé, puis inspecteur général du service de santé de la Marine en ].

Il part en mission d'inspection à Toulon pour les deux épidémies de choléra de 1884 et 1885. En 1886, les fonctions d'inspecteur général du service de santé sont supprimées, et il doit prendre sa retraite].

Il publie de nombreux ouvrages scientifiques ainsi que des ouvrages de vulgarisation, écrit des rapports aux autorités[]. Il publie des articles dans la Revue d'Hygiène, à l'Union médicale, au Temps et à la Revue des Deux Mondes]. Pendant sa retraite, il écrit plus particulièrement des livres sur l'hygiène et sur l'éducation].

Élu en 1877 à l'Académie nationale de médecine], il en est élu en 1893 le président pour l'année 1894[]. Il est également membre ou correspondant de nombreuses autres sociétés savantes françaises et étrangères[.

Il est élevé au rang de grand officier de la Légion d'honneur le , au titre du ministère de la Marine et des colonies].

Jules Rochard meurt le à Versailles].

Distinctions

  • Grand officier de la Légion d'honneur Grand officier de la Légion d'honneur (1886)

 

13 octobre 2026

Robinet Jean-François

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Jean-François Robinet

Jean-François Robinet
Illustration.
Jean-François Eugène Robinet en 1867.
Fonctions
Maire du 6e arrondissement de Paris
–
(moins d’un an)
Prédécesseur Anne-Charles Hérisson
Successeur Anne-Charles Hérisson
Conseiller de la Commune
–
(2 jours)
Élection
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Vic-sur-Seille (France)
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès 4e arrondissement de Paris
Sépulture Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité Français
Parti politique Ligue d'union républicaine des droits de Paris (1871)
Profession Médecin
Historien
Religion Positivisme
Résidence La Ferté-sous-Jouarre

Jean-François Eugène Robinet[], plus communément appelé docteur Robinet, né le à Vic-sur-Seille et mort le à Paris, est un médecin, historien et homme politique français.

Accoucheur, Jean-François Robinet est un républicain. Il participe à la révolution française de 1848 et à la Commune de Paris de 1871. Il est élu conseiller de la Commune, mais ne conserve son poste que pendant deux jours. Lors de la Semaine sanglante, il sauve plusieurs communards. Après l'instauration de la Troisième République, Robinet se présente aux élections législatives de juillet 1871 pour la Ligue d'union républicaine des droits de Paris, sans succès. Il refusera par la suite de se présenter à d'autres élections, législatives ou municipales.

Médecin d'Auguste Comte, le docteur Robinet intègre l'Église positiviste et la Société positiviste en 1851, fondées par ce dernier. Historien, il travaille et promeut l'œuvre du révolutionnaire français Georges Jacques Danton.

Biographie

Lutte contre la monarchie et le bonapartisme

Après être arrivé à Paris en 1847 pour suivre des études de médecine, Jean-François Eugène Robinet prend part à la révolution française de 1848, qui renverse le roi des Français Louis-Philippe Ier et met en place la Deuxième République. Il y est blessé. Il adhère peu après au positivisme religieux, initié notamment par Auguste Comte, dont il est le médecin, et intègre le la Société positiviste. À sa mort, en 1857, il sera son exécuteur testamentaire. La résidence de Robinet, à La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, devient un « foyer positiviste actif » en 1859, selon les termes de Diane Dosso du Comité des travaux historiques et scientifiques]. Il exerce ensuite le métier d'accoucheur dans le sixième arrondissement de Paris, où il est très populaire, notamment en proposant des séances de médecine gratuites plusieurs fois par semaine].

Républicain, le docteur Robinet s'oppose au Second Empire fondé par Napoléon III en . Il appuie notamment la construction d'un monument en l'honneur d'Alphonse Baudin[], tué sur une barricade alors qu'il s'opposait au coup d'État du ], et, lors des élections législatives de 1869, il soutient la candidature du républicain modéré Jules Ferry], élu dans le sixième arrondissement]. Le , le jour du second tour, il est arrêté pour « outrage à agents »[].

Robinet occupe, durant le siège de Paris, épisode de la guerre franco-allemande de 1870, le poste de maire du sixième arrondissement de Paris] et siège à la commission d'armement[]. Accusé d'avoir soutenu l'insurrection parisienne en cours, il doit cependant démissionner]. Il est élu le , par 3 904 voix sur 9 499 votants, conseiller de la Commune, lors de d'élections municipales mises en place par la Commune de Paris. Il intègre la commission de l'Enseignent, mais, pour des raisons de santé, ne siège que deux jours.

Vie privée

Jean-François Eugène Robinet est marié à Marie Weyer (1827-1881) et est le père de trois enfants : Virgine (1851-1910), Thérèse (1852-1920) et Gabriel (1849-1887)]. Ce dernier, médecin] et publiciste], est à son tour élu conseiller municipal de 1881 à sa mort[] et son petit-fils André maire honoraire du 6e arrondissement de Paris. Le fils de ce dernier, Louis-Gabriel Robinet, né en 1909 et mort en 1975, est avocat et journaliste, et notamment directeur du quotidien Le Figaro[].

12 octobre 2026

Robin Charles Philippe

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Charles Philippe Robin

Charles Philippe Robin
Cliché de Bacard fils.
Fonction
Sénateur de la Troisième République
Biographie
Naissance

Jasseron
Décès
(à 64 ans)
Jasseron
Nationalité
française
Formation
Université de Paris
Activités
Homme politique, physiologiste, médecin, botaniste, professeur, anatomiste, histologiste
Autres informations
A travaillé pour
Université de Paris
Membre de
Académie des sciences
Académie nationale de médecine
Société botanique de France
Académie royale de médecine de Belgique
Directeur de thèse
Hermann Lebert
Abréviation en botanique
C.P.Robin

Charles Philippe Robin, né le à Jasseron où il est mort le , est un médecin, botaniste, physiologiste et homme politique français.

Charles Robin s'est illustré par ses travaux en biologie et en histologie. Auteur prolifique avec plus de 300 articles publiés, il fut le premier à décrire Odium albicans (Candida albicans) et contribua à l'avancée des connaissances en histologie, normale et pathologique, en introduisant notamment l'usage du microscope. Il était considéré comme un « savant micrographe, le père et le propagateur de l'histologie en France[ ».

Biographie

De famille bourgeoise, Charles Philippe Robin est grandement influencé par sa mère, Adélaïde Tardy, dont la famille compte de nombreux médecins : le grand-père d'Adélaïde Tardy est maître en chirurgie à Gex]. Alors qu'il est encore enfant, il perd un œil en jouant avec ses camarades de classe, et doit porter une prothèse de verre tout au long de sa vie. Sa vision monoculaire a probablement joué un rôle dans sa prédilection pour le travail au microscope.

En 1838, il entre à la faculté de médecine de Paris, où il est plus attiré par l'anatomie et la recherche biomédicale que par la médecine clinique. Durant ses études médicales, il se lie d'amitié avec Charles-Édouard Brown-Séquard[], alors externe comme Robin.

« C'est dans le service de Trousseau que Robin connut Brow-Séquard [sic], externe comme lui. Comme ils étaient voisins dans les ruelles aux alentours de l'École de Médecine, ils se rencontraient le matin en route pour l'hôpital. Ils avaient la même ardeur et furent bientôt de grands amis. Il fut convenu que chacun, tour à tour, devait faire à l'autre, en marchant, la conférence préparée la veille. Robin travaillait davantage, c'est Brow-Séquard [sic] qui le dit[]. »

— Victor Genty, Un grand biologiste : Charles Robin

Il obtient son doctorat en médecine le avec une thèse sur l'anatomie de la région de l'aine (Anatomie chirurgicale de la région de l'aine). En 1847, il est reçu à l'agrégation en histoire naturelle avec sa thèse intitulée Les Fermentations. La même année, il devient docteur ès sciences naturelles.

Il est cofondateur en 1848 de la Société de Biologie dont il est vice-président (Rayer est président, Claude Bernard également vice-président, Brown-Sequard et Second secrétaires). Il rédige le premier règlement de la Société dont l’article premier : « La Société de Biologie est instituée pour l’étude de la science des êtres organisés, à l’état normal et à l’état pathologique ». Il y lit le un mémoire dans lequel, au sujet de la constitution d’une étude des milieux, il invente le terme de mésologie[].

Robin est, avec Émile Littré, l’auteur d’un Dictionnaire de Médecine.

Il est nommé membre de l'Académie impériale de médecine en 1858, puis professeur d'histologie en 1862. Une chaire d'histologie avait été créée pour lui à la Faculté de médecine de Paris en 1862. Le , il préside la thèse de médecine De la génération des éléments anatomiques soutenue par Georges Clemenceau]. Soutenu par Louis Pasteur, il est élu membre de l'Académie des sciences (section d'anatomie et zoologie) le .

Pendant la guerre de 1870-1871, il dirige en province les services médicaux de l'armée et fonde avec Émile Littré la Société de sociologie en 1871. En 1873, il fut nommé directeur du laboratoire de zoologie marine de Concarneau en Bretagne. Après sa mort, il est remplacé comme professeur d'histologie à la faculté de médecine par l'anatomiste Mathias-Marie Duval. Il a été le médecin de nombreux écrivains, parmi lesquels Flaubert, Mérimée, Michelet et les frères Goncourt.

De 1876 à 1885, il est sénateur de l'Ain, siégeant à gauche et votant constamment avec les républicains. Il ne se maria jamais, menant une vie basée sur le travail.

12 octobre 2026

Robin-Morhéry Louis-Adolphe

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Louis-Adolphe Robin-Morhéry

 

 

 

Louis Adolphe Robin-Morhéry
Fonctions
Député des Côtes-d'Armor
-
Préfet du Finistère
-
Hippolyte Tassel
Eugène La Roëllerie
Biographie
Naissance

Loudéac
Décès
(à 59 ans)
6e arrondissement de Paris
Nationalité
française
Activités
Homme politique, chansonnier, médecin, fonctionnaire
Famille
Famille Robin de Morhéry
Autres informations
Distinction
Médaille de Juillet

Louis Adolphe Napoléon Robin-Morhéry ou Robin de Morhéry, né à Loudéac le , mort à Paris le . Médecin, chansonnier, humaniste et homme politique français. Son nom de naissance Robin-Morhéry a été rectifié en Robin de Morhéry à titre posthume suivant jugement de la cour d'appel de Rennes du [].

Conspirateur républicain sous Charles X, chef du Mouvement des Écoles pendant les Trois Glorieuses, il fut par la suite commissaire du gouvernement provisoire dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère (1848) puis député des Côtes-du-Nord à la Constituante (1848).

Comme celui de tout le parti républicain, son rôle pendant les Trois Glorieuses, a été fortement occulté après l'élimination de la menace républicaine par les Orléanistes. Le Grand Larousse du XIXe siècle le présente comme « un des hommes qui contribuèrent le plus à la Révolution de 1830 »]. En 1997, l'historienne Jane Gilmore, dans son ouvrage La République clandestine 1818-1848 a réhabilité le rôle de Morhéry et des étudiants républicains dans la préparation, le déclenchement et l'issue du conflit, décrivant Morhéry comme l'« un des hommes phares de la révolution de 1830, [qui] fit preuve d’une véritable envergure politique, avant, pendant et après les événements ».

Biographie

Jeunesse

Né à Loudéac le , Morhéry fut élève au lycée de Pontivy, avec son cousin Ange Guépin. C'est sous l'impulsion du père de celui-ci, le libéral Victor Guépin, que les deux jeunes adolescents sont initiés très tôt à la politique. Ainsi, en 1822, ils entrent dans la Charbonnerie. En 1824, les deux cousins quittent la Bretagne pour étudier la médecine à Paris.

Morhéry fut le disciple de François Broussais, à l'hospice de perfectionnement où il avait ouvert un cours particulier. Morhéry avait adopté les idées de Broussais tant en médecine qu'en politique. Il y était prédisposé par son ascendance. Ses grand-pères, Louis François Anne Robin de Morhéry et Toussaint Brélivet avaient adopté les idées de la Révolution et furent députés, le premier en 1789 et le deuxième en 1804. Son père, Olivier Robin-Morhéry, ancien capitaine pendant les guerres de la Révolution, établit marchand de toile à Loudéac et maire de la ville en 1800 fut victime du blocus continental et de la concurrence que subissait depuis près d'un siècle les toiles dites Bretagnes. Il se trouvait en faillite depuis 1814, réduit à une modeste aisance et dut se résoudre à de lourds sacrifices pour assurer l'instruction de ses enfants.

Le combattant de Juillet

À Paris, les études de Morhéry furent ralenties puis suspendues par son activité clandestine républicaine. Il se lia d'amitié avec d'autres conspirateurs étudiants et fut très vite à la tête de tous les étudiants engagés dans une action révolutionnaire et favorables à l’établissement de la souveraineté du peuple. Morhéry fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t'aidera, et fut désigné par son État-Major, avec Marrast pour prendre la tête des funérailles du député Jacques-Antoine Manuel le . Le convoi, suivi de plus de 100 000 personnes représente la première manifestation publique contre la politique de Charles X. Pendant trois années consécutives, il est nommé commissaire du banquet breton où il prononça des toasts assez énergiques.

Morhéry organisa et commanda l’Association de Janvier ou Conspiration La Fayette, organisation paramilitaire d’étudiants et d’ouvriers centralisée autour du journal La Tribune des départements et dont La Fayette était le commandant en chef honoraire.

Durant les Trois Glorieuses, il prit la tête du Mouvement des Écoles, qui eut un rôle déterminant dans le déclenchement et dans l'issue du conflit. À la tête d'un groupe d'étudiants il repoussa par trois fois une colonne militaire qui s'approchait de l'hôtel de ville. Ayant mis toutes ses espérances en La Fayette, il fit de vives instances auprès du général afin qu'il se décida à proclamer la République lorsque le combat insurrectionnel semblait gagné. En vain, c'est le duc d'Orléans qui fut appelé.

Le , à l'Hôtel-de-Ville, Morhéry fut nommé par La Fayette et Odilon-Barrot, commissaire du gouvernement provisoire en Bretagne pour y organiser des moyens de défense contre une nouvelle chouannerie, mais au lieu de rejoindre son affectation, Morhéry prit la tête, le , de la protestation contre la nomination du duc d’Orléans, comme Lieutenant-général du royaume, puis le , il prit la tête d'une autre protestation à la chambre des Députés contre la « Charte Bérard ». Le , il est décoré de la médaille de Juillet mais refuse de prêter serment à la monarchie. Son comportement provocateur le fit rechercher par la police. Il put quitter in-extremis Paris le . Il gagna Strasbourg, où il obtint – non sans difficultés – l’autorisation de passer son doctorat en médecine. De retour à Paris, en 1831, il manqua une fois de plus de se faire arrêter et ne dut sa liberté qu’à l’énergique résistance de quelques amis.

Il quitte finalement Paris et retourne à Loudéac où il soigne pauvres et ouvriers, avec un désintéressement sans exemple. Ses opinions, dont il ne se cachait pas ne troublaient en rien la popularité qu'il avait acquise. Même ses adversaires le respectaient. Il fut un des chefs de l’opposition à Loudéac, membre du conseil municipal, de la Chambre littéraire, membre du bureau de bienfaisance de la ville, et président du comice agricole du canton. On le considérait comme un véritable « ami du peuple ». Il s’efforça de favoriser les intérêts de la région en obtenant par exemple, un service de diligences entre Saint-Brieuc et Lorient, et un service de bateaux sur le canal de Nantes à Brest. Léon Dubreuil écrit de lui (1961) que son « influence était telle qu'il avait fait de l'arrondissement de Loudéac l'arrondissement le plus avancé des Côtes-du-Nord avec celui de Lannion ».

Le médecin

Précurseur en médecine comme en politique, il s'était enthousiasmé pour La Doctrine physiologique de Broussais, qui ouvrait à la médecine des voies nouvelles. Ainsi, Morhéry avait soutenu sa thèse de médecine sur les passions et leurs influences sur l’organisme à une époque où la médecine était tombée dans le plus profond matérialisme. Morhéry lui-même présentait sa thèse comme une protestation contre ce courant de la médecine organique et de la pharmacologie minérale. Il s’était aussi intéressé au spiritisme d’Allan Kardec, allant jusqu’à envisager – avec une réserve toute scientifique quand même - une médecine particulière liée au spiritisme, sur laquelle il avait fait quelques expériences en accueillant chez lui Désirée Godu, une jeune guérisseuse d’Hennebont. Il s'était aussi fortement intéressé aux traitements des maladies des femmes, la future gynécologie. En butte aux tracasseries cléricales et réactionnaires, et à la suite d'une saisie et de la vente aux enchères d'une partie de ses biens (dont le domaine du Plessis-Boudet, à Loudéac, où il vivait) il s’était installé à Paris vers 1860. Il y inventa un fixateur utéro-vaginal contre les descentes d'organes (prolapsus).

Il avait épousé au Quillio, une parente : Marie-Françoise Ollitrault de Keryvallan (tante de dom Jean-Baptiste Ollitrault de Keryvallan), de qui il eut sept enfants pour qui la particule « Robin de Morhéry » fut rétablie en 1891.

12 octobre 2026

Rivière Émile

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Émile Rivière

Émile Rivière
Émile Rivière, photographié en 1875.
Fonction
Président
Société préhistorique française
Biographie
Naissance

Ancien 5e arrondissement de Paris
Décès
(à 86 ans)
6e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise (depuis le )
Nationalité
française
Activités
Spéléologue, archéologue, naturaliste, médecin, préhistorien ou préhistorienne, paléontologue
Autres informations
Membre de
Association française pour l'avancement des sciences
Société historique d'Auteuil et de Passy
Société des amis des monuments parisiens 
Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Association des journalistes parisiens
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()

Émile Rivière est un préhistorien et médecin français né le à Paris et mort le dans cette même ville. Il est connu pour ses découvertes dans les grottes de Balzi Rossi à Vintimille en Ligurie (Italie) et de la Mouthe en Dordogne (France).

Biographie

Émile-Valère Rivière est le fils d'un médecin originaire de l'Orne[]. Il effectue également des études de médecine.

Il fait un séjour à Cannes en 1868 et s'installe à Menton en pour plusieurs années. De ses séjours dans le Midi de la France, il tire sa vocation pour la préhistoire, effectuant une première visite dans les grottes de Baoussé-Roussé (Balzi Rossi) en avec Stanislas Bonfils, collectionneur et passionné de préhistoire, qui avait ouvert en 1860 un cabinet d'histoire naturelle à Menton].

À partir d' et jusqu'en 1875, il effectue des fouilles dans ces grottes. Le , il découvre dans l'une de ces grottes, appelée la grotte du Cavillon, un squelette humain daté du Paléolithique supérieur, connu sous le nom d'« Homme de Menton ». D'autres découvertes suivront. En puis en juin, il découvre trois squelettes d'adultes dans la grotte no 6, la grotte Bausse da Torre. En 1874, il met au jour deux squelettes d'enfants dans la grotte no 1, désormais désignée par la grotte des Enfants.

En 1877, il effectue avec Léon de Vesly une mission scientifique dans la vallée des Merveilles où ils explorent une grotte dans le vallon d'Albaréa[].

En 1887, il fait paraître son ouvrage De l'antiquité de l'Homme dans les Alpes-Maritimes. L'ébauche de cet ouvrage avait obtenu auparavant, en 1884, le Prix Vaillant de l'Académie des Sciences.

À partir de 1887, ses activités de recherche s'orientent vers la Dordogne. Il est le premier préhistorien à visiter l'abri de Laussel (Marquay, Dordogne) en 1894[]. Il effectue des fouilles dans la grotte des Combarelles, puis dans la grotte de la Mouthe où, après une première visite en , il y débute en des fouilles qui durent huit ans.
Il y découvre dès 1895 des gravures pariétales du Paléolithique[]. Ce sont les troisièmes décorations pariétales découvertes, après celles de la grotte Chabot (Chiron 1878 mais publiées en 1889) et Altamira (Sautuola 1879), et avant Pair-non-Pair (Daleau 1896, soupçonnées dès 1883) et les Combarelles (Capitan & Breuil 1901)[.

En , il émet l'idée avec le médecin et préhistorien Paul Raymond de créer la Société préhistorique de France]. Le , il en est l'un des membres fondateurs et en devient le premier président. Cette société deviendra la Société préhistorique française.

Mort le à Paris, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (59e division)].

Spéléologie

En 1890, Émile Rivière crée le terme spéléologie : il forge le mot « spélælogie », à partir des mots grecs spêlaion (caverne) et logos (science) pour désigner la science des cavernes[].

11 octobre 2026

Ritti Antoine

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Antoine Ritti

Antoine Ritti
Portrait de Antoine Ritti
Buste d'Antoine Ritti sur sa tombe
Biographie
Naissance
Strasbourg
Décès (à 75 ans)
16e arrondissement de Paris
Sépulture Cimetière du Père-Lachaise et Grave of Ritti 
Nationalité Française
Thématique
Profession Aliéniste 
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎

François Antoine Auguste Ritti (Strasbourg,  - Paris 16e ]) était un psychiatre français.

Biographie

Fils de Antoine Ritti, pâtissier, et de Marie Angélique Raess, François Antoine Auguste Ritti naît le au 38 rue des Frères à Strasbourg[.

Antoine Ritti, dont l'oncle était André Raess, l'évêque de Strasbourg, semblait à l'origine destiné à devenir prêtre. Cependant, il a choisi de se lancer dans une carrière médicale. Il a commencé sa formation de psychiatre à l'asile de Fains dans le département de la Meuse. Il est influencé par les idées d'Auguste Comte devenant un positiviste].

En 1869, il publie son premier ouvrage, La Pensée Nouvelle. Après le traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870, il quitte l'Alsace pour Paris, et travaille à l'hôpital Lariboisière pendant la Commune de Paris[].

Il obtient ensuite un poste interne à l'asile de Charenton. En 1878, il est nommé médecin en chef à Charenton, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1909.

Antoine Ritti a étudié sous Jules Bernard Luys et appliqué les découvertes anatomo-fonctionnelles de Luys pour développer une théorie du rôle du thalamus dans la physiopathologie des hallucinations[].

Pendant 38 ans, de 1882 à 1920, Ritti a été secrétaire général de la Société médico-psychologique. Au cours de ces années, il écrivit de nombreux éloges et nécrologies publiés dans les Annales médico-psychologiques.

Le docteur Antoine Ritti meurt le à son domicile 68, boulevard Exelmans dans le 16e arrondissement de Paris] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 27), dans la tombe des familles Bouclier de la Fizelière surmonté d'un buste le représentant, signé Marthe de la Fizelière.

Bibliographie

  • La Pensée nouvelle, (1869)
  • Théorie physiologique de l’hallucination [archive], (1874)]
  • Le positivisme au congrès ouvrier [archive], (1877)]
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