Robin Charles Philippe
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Charles Philippe Robin
| Sénateur de la Troisième République |
|---|
| Naissance |
Jasseron |
|---|---|
| Décès |
(à 64 ans)
Jasseron |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Université de Paris
|
| Activités |
Homme politique, physiologiste, médecin, botaniste, professeur, anatomiste, histologiste
|
| A travaillé pour |
Université de Paris
|
|---|---|
| Membre de |
Académie des sciences
Académie nationale de médecine Société botanique de France Académie royale de médecine de Belgique |
| Directeur de thèse |
Hermann Lebert
|
| Abréviation en botanique |
C.P.Robin
|
Charles Philippe Robin, né le à Jasseron où il est mort le , est un médecin, botaniste, physiologiste et homme politique français.
Charles Robin s'est illustré par ses travaux en biologie et en histologie. Auteur prolifique avec plus de 300 articles publiés, il fut le premier à décrire Odium albicans (Candida albicans) et contribua à l'avancée des connaissances en histologie, normale et pathologique, en introduisant notamment l'usage du microscope. Il était considéré comme un « savant micrographe, le père et le propagateur de l'histologie en France[ ».
Biographie
De famille bourgeoise, Charles Philippe Robin est grandement influencé par sa mère, Adélaïde Tardy, dont la famille compte de nombreux médecins : le grand-père d'Adélaïde Tardy est maître en chirurgie à Gex]. Alors qu'il est encore enfant, il perd un œil en jouant avec ses camarades de classe, et doit porter une prothèse de verre tout au long de sa vie. Sa vision monoculaire a probablement joué un rôle dans sa prédilection pour le travail au microscope.
En 1838, il entre à la faculté de médecine de Paris, où il est plus attiré par l'anatomie et la recherche biomédicale que par la médecine clinique. Durant ses études médicales, il se lie d'amitié avec Charles-Édouard Brown-Séquard[], alors externe comme Robin.
« C'est dans le service de Trousseau que Robin connut Brow-Séquard [sic], externe comme lui. Comme ils étaient voisins dans les ruelles aux alentours de l'École de Médecine, ils se rencontraient le matin en route pour l'hôpital. Ils avaient la même ardeur et furent bientôt de grands amis. Il fut convenu que chacun, tour à tour, devait faire à l'autre, en marchant, la conférence préparée la veille. Robin travaillait davantage, c'est Brow-Séquard [sic] qui le dit[]. »
— Victor Genty, Un grand biologiste : Charles Robin
Il obtient son doctorat en médecine le avec une thèse sur l'anatomie de la région de l'aine (Anatomie chirurgicale de la région de l'aine). En 1847, il est reçu à l'agrégation en histoire naturelle avec sa thèse intitulée Les Fermentations. La même année, il devient docteur ès sciences naturelles.
Il est cofondateur en 1848 de la Société de Biologie dont il est vice-président (Rayer est président, Claude Bernard également vice-président, Brown-Sequard et Second secrétaires). Il rédige le premier règlement de la Société dont l’article premier : « La Société de Biologie est instituée pour l’étude de la science des êtres organisés, à l’état normal et à l’état pathologique ». Il y lit le un mémoire dans lequel, au sujet de la constitution d’une étude des milieux, il invente le terme de mésologie[].
Robin est, avec Émile Littré, l’auteur d’un Dictionnaire de Médecine.
Il est nommé membre de l'Académie impériale de médecine en 1858, puis professeur d'histologie en 1862. Une chaire d'histologie avait été créée pour lui à la Faculté de médecine de Paris en 1862. Le , il préside la thèse de médecine De la génération des éléments anatomiques soutenue par Georges Clemenceau]. Soutenu par Louis Pasteur, il est élu membre de l'Académie des sciences (section d'anatomie et zoologie) le .
Pendant la guerre de 1870-1871, il dirige en province les services médicaux de l'armée et fonde avec Émile Littré la Société de sociologie en 1871. En 1873, il fut nommé directeur du laboratoire de zoologie marine de Concarneau en Bretagne. Après sa mort, il est remplacé comme professeur d'histologie à la faculté de médecine par l'anatomiste Mathias-Marie Duval. Il a été le médecin de nombreux écrivains, parmi lesquels Flaubert, Mérimée, Michelet et les frères Goncourt.
De 1876 à 1885, il est sénateur de l'Ain, siégeant à gauche et votant constamment avec les républicains. Il ne se maria jamais, menant une vie basée sur le travail.
Robin-Morhéry Louis-Adolphe
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Louis-Adolphe Robin-Morhéry
| Député des Côtes-d'Armor | |
|---|---|
| - |
|
| Préfet du Finistère | |
| - |
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| Naissance |
Loudéac |
|---|---|
| Décès |
(à 59 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Homme politique, chansonnier, médecin, fonctionnaire
|
| Famille |
Famille Robin de Morhéry
|
| Distinction |
Médaille de Juillet
|
|---|
Louis Adolphe Napoléon Robin-Morhéry ou Robin de Morhéry, né à Loudéac le , mort à Paris le . Médecin, chansonnier, humaniste et homme politique français. Son nom de naissance Robin-Morhéry a été rectifié en Robin de Morhéry à titre posthume suivant jugement de la cour d'appel de Rennes du [].
Conspirateur républicain sous Charles X, chef du Mouvement des Écoles pendant les Trois Glorieuses, il fut par la suite commissaire du gouvernement provisoire dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère (1848) puis député des Côtes-du-Nord à la Constituante (1848).
Comme celui de tout le parti républicain, son rôle pendant les Trois Glorieuses, a été fortement occulté après l'élimination de la menace républicaine par les Orléanistes. Le Grand Larousse du XIXe siècle le présente comme « un des hommes qui contribuèrent le plus à la Révolution de 1830 »]. En 1997, l'historienne Jane Gilmore, dans son ouvrage La République clandestine 1818-1848 a réhabilité le rôle de Morhéry et des étudiants républicains dans la préparation, le déclenchement et l'issue du conflit, décrivant Morhéry comme l'« un des hommes phares de la révolution de 1830, [qui] fit preuve d’une véritable envergure politique, avant, pendant et après les événements ».
Biographie
Jeunesse
Né à Loudéac le , Morhéry fut élève au lycée de Pontivy, avec son cousin Ange Guépin. C'est sous l'impulsion du père de celui-ci, le libéral Victor Guépin, que les deux jeunes adolescents sont initiés très tôt à la politique. Ainsi, en 1822, ils entrent dans la Charbonnerie. En 1824, les deux cousins quittent la Bretagne pour étudier la médecine à Paris.
Morhéry fut le disciple de François Broussais, à l'hospice de perfectionnement où il avait ouvert un cours particulier. Morhéry avait adopté les idées de Broussais tant en médecine qu'en politique. Il y était prédisposé par son ascendance. Ses grand-pères, Louis François Anne Robin de Morhéry et Toussaint Brélivet avaient adopté les idées de la Révolution et furent députés, le premier en 1789 et le deuxième en 1804. Son père, Olivier Robin-Morhéry, ancien capitaine pendant les guerres de la Révolution, établit marchand de toile à Loudéac et maire de la ville en 1800 fut victime du blocus continental et de la concurrence que subissait depuis près d'un siècle les toiles dites Bretagnes. Il se trouvait en faillite depuis 1814, réduit à une modeste aisance et dut se résoudre à de lourds sacrifices pour assurer l'instruction de ses enfants.
Le combattant de Juillet
À Paris, les études de Morhéry furent ralenties puis suspendues par son activité clandestine républicaine. Il se lia d'amitié avec d'autres conspirateurs étudiants et fut très vite à la tête de tous les étudiants engagés dans une action révolutionnaire et favorables à l’établissement de la souveraineté du peuple. Morhéry fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t'aidera, et fut désigné par son État-Major, avec Marrast pour prendre la tête des funérailles du député Jacques-Antoine Manuel le . Le convoi, suivi de plus de 100 000 personnes représente la première manifestation publique contre la politique de Charles X. Pendant trois années consécutives, il est nommé commissaire du banquet breton où il prononça des toasts assez énergiques.
Morhéry organisa et commanda l’Association de Janvier ou Conspiration La Fayette, organisation paramilitaire d’étudiants et d’ouvriers centralisée autour du journal La Tribune des départements et dont La Fayette était le commandant en chef honoraire.
Durant les Trois Glorieuses, il prit la tête du Mouvement des Écoles, qui eut un rôle déterminant dans le déclenchement et dans l'issue du conflit. À la tête d'un groupe d'étudiants il repoussa par trois fois une colonne militaire qui s'approchait de l'hôtel de ville. Ayant mis toutes ses espérances en La Fayette, il fit de vives instances auprès du général afin qu'il se décida à proclamer la République lorsque le combat insurrectionnel semblait gagné. En vain, c'est le duc d'Orléans qui fut appelé.
Le , à l'Hôtel-de-Ville, Morhéry fut nommé par La Fayette et Odilon-Barrot, commissaire du gouvernement provisoire en Bretagne pour y organiser des moyens de défense contre une nouvelle chouannerie, mais au lieu de rejoindre son affectation, Morhéry prit la tête, le , de la protestation contre la nomination du duc d’Orléans, comme Lieutenant-général du royaume, puis le , il prit la tête d'une autre protestation à la chambre des Députés contre la « Charte Bérard ». Le , il est décoré de la médaille de Juillet mais refuse de prêter serment à la monarchie. Son comportement provocateur le fit rechercher par la police. Il put quitter in-extremis Paris le . Il gagna Strasbourg, où il obtint – non sans difficultés – l’autorisation de passer son doctorat en médecine. De retour à Paris, en 1831, il manqua une fois de plus de se faire arrêter et ne dut sa liberté qu’à l’énergique résistance de quelques amis.
Il quitte finalement Paris et retourne à Loudéac où il soigne pauvres et ouvriers, avec un désintéressement sans exemple. Ses opinions, dont il ne se cachait pas ne troublaient en rien la popularité qu'il avait acquise. Même ses adversaires le respectaient. Il fut un des chefs de l’opposition à Loudéac, membre du conseil municipal, de la Chambre littéraire, membre du bureau de bienfaisance de la ville, et président du comice agricole du canton. On le considérait comme un véritable « ami du peuple ». Il s’efforça de favoriser les intérêts de la région en obtenant par exemple, un service de diligences entre Saint-Brieuc et Lorient, et un service de bateaux sur le canal de Nantes à Brest. Léon Dubreuil écrit de lui (1961) que son « influence était telle qu'il avait fait de l'arrondissement de Loudéac l'arrondissement le plus avancé des Côtes-du-Nord avec celui de Lannion ».
Le médecin
Précurseur en médecine comme en politique, il s'était enthousiasmé pour La Doctrine physiologique de Broussais, qui ouvrait à la médecine des voies nouvelles. Ainsi, Morhéry avait soutenu sa thèse de médecine sur les passions et leurs influences sur l’organisme à une époque où la médecine était tombée dans le plus profond matérialisme. Morhéry lui-même présentait sa thèse comme une protestation contre ce courant de la médecine organique et de la pharmacologie minérale. Il s’était aussi intéressé au spiritisme d’Allan Kardec, allant jusqu’à envisager – avec une réserve toute scientifique quand même - une médecine particulière liée au spiritisme, sur laquelle il avait fait quelques expériences en accueillant chez lui Désirée Godu, une jeune guérisseuse d’Hennebont. Il s'était aussi fortement intéressé aux traitements des maladies des femmes, la future gynécologie. En butte aux tracasseries cléricales et réactionnaires, et à la suite d'une saisie et de la vente aux enchères d'une partie de ses biens (dont le domaine du Plessis-Boudet, à Loudéac, où il vivait) il s’était installé à Paris vers 1860. Il y inventa un fixateur utéro-vaginal contre les descentes d'organes (prolapsus).
Il avait épousé au Quillio, une parente : Marie-Françoise Ollitrault de Keryvallan (tante de dom Jean-Baptiste Ollitrault de Keryvallan), de qui il eut sept enfants pour qui la particule « Robin de Morhéry » fut rétablie en 1891.
Rivière Émile
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Émile Rivière
| Président Société préhistorique française |
|---|
| Naissance |
Ancien 5e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 86 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise (depuis le )
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Spéléologue, archéologue, naturaliste, médecin, préhistorien ou préhistorienne, paléontologue
|
| Membre de |
Association française pour l'avancement des sciences
Société historique d'Auteuil et de Passy Société des amis des monuments parisiens Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France Association des journalistes parisiens |
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Émile Rivière est un préhistorien et médecin français né le à Paris et mort le dans cette même ville. Il est connu pour ses découvertes dans les grottes de Balzi Rossi à Vintimille en Ligurie (Italie) et de la Mouthe en Dordogne (France).
Biographie
Émile-Valère Rivière est le fils d'un médecin originaire de l'Orne[]. Il effectue également des études de médecine.
Il fait un séjour à Cannes en 1868 et s'installe à Menton en pour plusieurs années. De ses séjours dans le Midi de la France, il tire sa vocation pour la préhistoire, effectuant une première visite dans les grottes de Baoussé-Roussé (Balzi Rossi) en avec Stanislas Bonfils, collectionneur et passionné de préhistoire, qui avait ouvert en 1860 un cabinet d'histoire naturelle à Menton].
À partir d' et jusqu'en 1875, il effectue des fouilles dans ces grottes. Le , il découvre dans l'une de ces grottes, appelée la grotte du Cavillon, un squelette humain daté du Paléolithique supérieur, connu sous le nom d'« Homme de Menton ». D'autres découvertes suivront. En puis en juin, il découvre trois squelettes d'adultes dans la grotte no 6, la grotte Bausse da Torre. En 1874, il met au jour deux squelettes d'enfants dans la grotte no 1, désormais désignée par la grotte des Enfants.
En 1877, il effectue avec Léon de Vesly une mission scientifique dans la vallée des Merveilles où ils explorent une grotte dans le vallon d'Albaréa[].
En 1887, il fait paraître son ouvrage De l'antiquité de l'Homme dans les Alpes-Maritimes. L'ébauche de cet ouvrage avait obtenu auparavant, en 1884, le Prix Vaillant de l'Académie des Sciences.
À partir de 1887, ses activités de recherche s'orientent vers la Dordogne. Il est le premier préhistorien à visiter l'abri de Laussel (Marquay, Dordogne) en 1894[]. Il effectue des fouilles dans la grotte des Combarelles, puis dans la grotte de la Mouthe où, après une première visite en , il y débute en des fouilles qui durent huit ans.
Il y découvre dès 1895 des gravures pariétales du Paléolithique[]. Ce sont les troisièmes décorations pariétales découvertes, après celles de la grotte Chabot (Chiron 1878 mais publiées en 1889) et Altamira (Sautuola 1879), et avant Pair-non-Pair (Daleau 1896, soupçonnées dès 1883) et les Combarelles (Capitan & Breuil 1901)[.
En , il émet l'idée avec le médecin et préhistorien Paul Raymond de créer la Société préhistorique de France]. Le , il en est l'un des membres fondateurs et en devient le premier président. Cette société deviendra la Société préhistorique française.
Mort le à Paris, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (59e division)].
Spéléologie
En 1890, Émile Rivière crée le terme spéléologie : il forge le mot « spélælogie », à partir des mots grecs spêlaion (caverne) et logos (science) pour désigner la science des cavernes[].
Ritti Antoine
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Antoine Ritti
| Naissance | Strasbourg |
|---|---|
| Décès | (à 75 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière du Père-Lachaise et Grave of Ritti |
| Nationalité | Française |
| Profession | Aliéniste |
|---|---|
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur |
François Antoine Auguste Ritti (Strasbourg, - Paris 16e ]) était un psychiatre français.
Biographie
Fils de Antoine Ritti, pâtissier, et de Marie Angélique Raess, François Antoine Auguste Ritti naît le au 38 rue des Frères à Strasbourg[.
Antoine Ritti, dont l'oncle était André Raess, l'évêque de Strasbourg, semblait à l'origine destiné à devenir prêtre. Cependant, il a choisi de se lancer dans une carrière médicale. Il a commencé sa formation de psychiatre à l'asile de Fains dans le département de la Meuse. Il est influencé par les idées d'Auguste Comte devenant un positiviste].
En 1869, il publie son premier ouvrage, La Pensée Nouvelle. Après le traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870, il quitte l'Alsace pour Paris, et travaille à l'hôpital Lariboisière pendant la Commune de Paris[].
Il obtient ensuite un poste interne à l'asile de Charenton. En 1878, il est nommé médecin en chef à Charenton, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1909.
Antoine Ritti a étudié sous Jules Bernard Luys et appliqué les découvertes anatomo-fonctionnelles de Luys pour développer une théorie du rôle du thalamus dans la physiopathologie des hallucinations[].
Pendant 38 ans, de 1882 à 1920, Ritti a été secrétaire général de la Société médico-psychologique. Au cours de ces années, il écrivit de nombreux éloges et nécrologies publiés dans les Annales médico-psychologiques.
Le docteur Antoine Ritti meurt le à son domicile 68, boulevard Exelmans dans le 16e arrondissement de Paris] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 27), dans la tombe des familles Bouclier de la Fizelière surmonté d'un buste le représentant, signé Marthe de la Fizelière.
Bibliographie
- La Pensée nouvelle, (1869)
- Théorie physiologique de l’hallucination [archive], (1874)]
- Le positivisme au congrès ouvrier [archive], (1877)]
Rigollot Marcel Jérôme
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Marcel Jérôme Rigollot
| Naissance |
Doullens |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
Amiens |
| Sépulture |
Somme
|
| Nationalité |
|
| Formation |
école centrale d'Amiens et médecin militaire
|
| Activités |
Anthropologue, médecin, archéologue, historien de l’art
|
| Membre de |
Société des antiquaires de Picardie
Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens |
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Marcel Jérôme Rigollot (Doullens, – Amiens, ), est un médecin et érudit français.
Biographie
Un médecin de la Grande Armée
Marcel-Jérôme Rigollot incarne l’image emblématique du médecin de province, érudit du XIXe siècle. Fils d’un célèbre médecin d’Amiens, il s’engagea dès l’âge de dix-sept ans dans la carrière médicale.
Il fit ses études à l'école centrale d'Amiens. En 1803, il se rendit à Paris pour y suivre les cours de médecine et fut bientôt employé à l’hôpital militaire de cette ville, comme chirurgien sous-aide. En 1806, il fut attaché en la même qualité à la 32e demi-brigade de ligne. Reçu docteur en médecine, en 1809, il revint à Amiens en 1810, pour y exercer son art ; mais en 1813, il fut appelé à la Grande Armée, et y fit, comme médecin ordinaire ou de première classe, le service des hôpitaux de Görlitz, de Waldheim et de Dresde. Après la fatale retraite de Leipzig, il fut employé à Mayence, dans le moment où l'épidémie du typhus était la plus meurtrière à l'hôpital de la Douane où ses ravages étaient les plus grands. Pendant la campagne de France, en 1814, il fut attaché aux hôpitaux de Metz, de Château-Thierry et de Meaux, et ne cessa d'être employé que lorsque le corps d'armée dont il faisait partie se fut replié sur Paris et eut soutenu le siège de la capitale. Pendant son service aux armées, il fut nommé médecin du dépôt de mendicité du département de la Somme et appelé, en 1820, aux fonctions de médecin ordinaire de l'Hôtel-Dieu d’Amiens, et de professeur de matière médicale et de thérapeutique à l'école secondaire de médecine de la ville. Vers cette époque, il reçut le titre de membre correspondant de l'académie royale de médecine de Paris, qu'il ajouta à celui de membre de la société médicale et de l'académie d'Amiens dont il était déjà pourvu.
Un citoyen engagé
Il s’impliqua dans la vie publique et devint membre du conseil municipal d'Amiens en 1830. Il fut également membre de la commission des prisons, du comité d'arrondissement pour l'instruction primaire et de la commission de surveillance près l'école normale primaire. Enfin, il avait été membre du conseil de salubrité depuis sa création.
Rigollot se montra également soucieux de développer les arts et les lettres dans sa ville. Il fut l’un des fondateurs, en 1836, de la société d’archéologie du département de la Somme (future société des antiquaires de Picardie), dont il fut le premier président. Il obtint de Napoléon III la cession du terrain de l’arsenal où fut érigé le musée Napoléon (aujourd'hui musée de Picardie). Il a été également membre de l'académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens.
Un érudit, historien de l'art
L’archéologie a été l’un de ses terrains de prédilection. Il participa, dans le sillage de Boucher de Perthes, aux premiers travaux sur l’industrie lithique du site préhistorique de Saint-Acheul en étudiant des haches de silex trouvées en ce lieu.
La numismatique médiévale constitua pour lui un autre domaine recherche, notamment sur les monnaies « des évêques et des innocents ».
Son œuvre majeure fut cependant son Essai historique sur les arts du dessin en Picardie depuis l’époque romaine jusqu’au XVIe siècle, accompagné d’un atlas de planches exécutées par les frères Duthoit.
En outre, Rigollot entreprit de rédiger le catalogue de l’œuvre de Léonard de Vinci.
Ses travaux, qui font toujours autorité, lui ont permis d'être nommé membre correspondant du comité historique près le ministère de l'Instruction publique, de la société royale des antiquaires de France, de celles de l'Ouest et de la Morinie, des académies de Rouen, d'Arras, d'Abbeville, de Saint-Quentin et de Blois.
Hommage et distinctions
- En 1849, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
- Une rue d'Amiens porte son nom.
Ricord Philippe
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Philippe Ricord
| Président Académie nationale de médecine |
|
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Baltimore |
|---|---|
| Décès |
(à 88 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
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| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, chirurgien
|
| Fratrie |
Jean Baptiste Ricord (en)
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| Parentèle |
John Ricord (en) (neveu)
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| A travaillé pour |
Hôtel-Dieu de Paris
Hôpital Cochin Hôpital de la Salpêtrière École pratique des hautes études |
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
Académie royale de médecine de Belgique |
| Mécènes |
Napoléon III, Jean-Guillaume Hyde de Neuville, Charles Alexandre Lesueur, Napoléon-Jérôme Bonaparte
|
| Maîtres |
Guillaume Dupuytren, Jacques Lisfranc
|
| Distinctions |
Prix Montyon ()
Chevalier de la Légion d'honneur () Grand officier de la Légion d'honneur () |
Philippe Ricord, né le à Baltimore aux États-Unis et mort le à Paris, est un médecin et chirurgien français.
Biographie
Formation
Fils d’un armateur de la Compagnie française des Indes originaire de Grasse, qui avait fui la Révolution en 1790, Philippe Ricord fit ses premières études aux États-Unis et employa les premières années de sa jeunesse à de nombreux voyages dans l’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que dans l’archipel colombien, pour des recherches d’histoire naturelle]. Un grand nombre d’objets collectés par lui et son frère Alexandre figurent au Musée de Paris]. Ayant commencé ses études en médecine, en 1819, à Philadelphie, il vint en France en 1820, avec le naturaliste français Charles Alexandre Lesueur, à la suite des travaux d’histoire naturelle dont Jean-Guillaume Hyde de Neuville, alors ambassadeur de France en Amérique, l’avait chargé, recommandé par ce ministre, à Georges Cuvier. D’abord attaché comme pharmacien surnuméraire à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, où il travaille comme conservateur des spécimens de Lesueur, puis, à la suite d’un premier concours, externe des hôpitaux civils de Paris en 1821 dans le service de Guillaume Dupuytren, il fut reçu douzième au concours de l’internat en 1822, à l’hôtel-Dieu de Paris du au , toujours dans les services de Dupuytren, mais se brouilla avec lui après avoir publié un article indiquant qu’une procédure que Dupuytren affirmait avoir inventée était déjà en usage aux États-Unis. Il passa ensuite sous Jacques Lisfranc à La Pitié du au [].
Médecine et chirurgie
Après son internat et des succès dans les cours pour les prix de l’École, Ricord prit le grade de docteur, le ]. Après avoir pratiqué en province, il revint en 1828 dans la capitale et, à la suite d’un premier concours, il fut nommé, en 1828, chirurgien du bureau central des hôpitaux civils, et trois ans plus tard, à l’issue d’un second concours, dont il sortit premier, il fut chargé du service de chirurgie à l’hôpital des maladies vénériennes, où il établit un cours de clinique spéciale, qu’il a professé avec succès[]. Également chirurgien en chef à l’hôpital du Midi, il est connu pour avoir décrit les trois stades de la syphilis et acquis une réputation mondiale dans sa spécialité[]. En 1838, il a prouvé que l’auto-expérience de John Hunter était fausse, établissant ainsi définitivement que la syphilis et la gonorrhée ne sont pas la même maladie[]. Il a fait, en outre, de 1854 à 1856, et avec fruit pour les élèves, des cours publics de pathologie spéciale, à l’École pratique]. Ses suggestions sur la guérison de la varicocèle et sur le fonctionnement de l’urétroplastie lui valurent le prix Montyon en 1842].
Ricord est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (54e division)].
Rostan Léon
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Léon Rostan
| Naissance |
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume |
|---|---|
| Décès |
(à 76 ans)
Paris |
| Sépulture |
Division 26 du cimetière de Montmartre
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Faculté de médecine de Paris
|
| Activités |
Pathologiste, neurologue, médecin
|
| Parentèle |
Léon d'Astros (beau-frère)
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Académie royale des sciences de Suède |
|---|
Léon Rostan (1790-1866) est un médecin français, professeur à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine ; il fut l'un des prédécesseurs de Charcot et de Vulpian à la Salpêtrière.
Biographie
Il est né à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var) le , où sa famille appartenait à une bourgeoisie aisée. Après des études à Marseille, il fut envoyé à Paris où il fréquenta le lycée Napoléon (aujourd’hui lycée Henri-IV) où il rencontra Auguste-François Chomel avec lequel se noua une amitié indéfectible.
Il s’orienta vers la médecine et fut reçu au concours d’internat en 1809, il entre à la Salpêtrière dans le service de Lallemand qu’il quitte deux ans après pour rejoindre celui de Philippe Pinel : c’est sous la présidence de ce dernier qu’il soutint sa thèse, sur la Nosographie philosophique, en 1812.
Il est nommé « inspecteur du service de santé à l’hospice de la Salpêtrière » et il eut à prendre en charge, entre février et , l’épidémie de typhus qui décimait l’armée : il fut lui-même atteint mais sa forte constitution lui permit de se rétablir.
Médecin des hôpitaux en 1818, il ouvrit un cours de clinique médicale puis un cours d’hygiène, ce qui était révolutionnaire à l’époque. Il fut le premier à reconnaître le ramollissement cérébral comme une lésion vasculaire distincte de l'encéphalite (contredisant les théories de Broussais qui considérait toute affection morbide comme résultant d'une inflammation)].
En , il obtint la chaire de clinique médicale et à la suite du décès de Marc-Antoine Petit, en 1840, il transféra son enseignement à l’Hôtel-Dieu : il eut alors le champ libre pour développer les principes qu’il avait exposés dans son Traité de diagnostic et publia, en 1846, un ouvrage sur « l’organicisme »] : l’hypothèse qu’il combattait était celle des forces vitales (le vitalisme) dont Paul-Joseph Barthez, puis Xavier Bichat et enfin Broussais s’étaient fait les champions. Comme beaucoup de gens de théorie, Rostan se croyait en possession de la vérité : avec Gabriel Andral (1797-1876), qui fut titulaire de la chaire de pathologie générale après Broussais, s’opéra la transformation qui orientera les esprits vers une méthode nouvelle d’examen des faits pathologiques.
En 1837, il achète un terrain à Maisons situé au no 44 rue de la Muette, dans la colonie Laffitte, ou il fait construire une villa par l'architecte Charles Duval.
Au moment de la Révolution française de 1848, Rostan applaudit à la chute de Louis-Philippe Ier et prit fait et cause pour la République : il éprouva le besoin d’y consacrer l’introduction de l’une de ses leçons et en terminant, il exhortait ses jeunes auditeurs à apporter tout leur concours à la jeune République pour « la fonder, la soutenir, la perpétuer »]. Rostan crut à la République, il accepta néanmoins, le Second Empire fin 1851.
Après avoir démissionné de l’Académie de Médecine (dont il était membre depuis quarante ans) pour des raisons de santé, en puis en 1864 de son poste de professeur de clinique chirurgicale, il se retira dans la propriété qu’il avait acquise à Vaucelles-et-Beffecourt dans l’Aisne.
Il est décédé, le en son domicile parisien] et inhumé au cimetière de Montmartre (26e division)[].
Œuvres et publications
- Cours élémentaire d'hygiène, Béchet jeune, 1822
- Recherches sur le ramollissement du cerveau, Béchet jeune, 1823
- Du Magnétisme animal, Impr. de Rignoux, 1825
- Traité élémentaire de diagnostic, de prognostic, d'indications thérapeutiques, ou Cours de médecine clinique, Béchet jeune, 1826
- Bases générales et plan d'un cours de médecine clinique, thèse présentée, le , au concours de la chaire de médecine clinique près la Faculté de Paris, Impr. de Rignoux, 1831
- De l'Organicisme ; précédé de Réflexions sur l'incrédulité en matière de médecine, et suivi de commentaires et d'aphorismes, 1864
Richer Paul
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Paul Richer
| Naissance |
Chartres |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans)
Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Montparnasse
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, anatomiste, médailleur, photographe, peintre, physiologiste, neurologue, illustrateur, sculpteur, artiste visuel
|
| A travaillé pour |
École nationale supérieure des beaux-arts
|
|---|---|
| Membre de |
Académie des beaux-arts
Société française de neurologie |
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de la Légion d'honneur () |
Paul Marie Louis Pierre Richer, né le à Chartres et mort le à Paris, est un neurologue, anatomiste, historien de la médecine, illustrateur, sculpteur et médailleur français.
Biographie
Carrière artistique
Doué pour l'observation et le dessin d'après modèle vivant, Paul Richer a rapidement été distingué comme l'un des meilleurs dessinateurs et illustrateurs d'anatomies humaines de son époque. Il a aussi produit des bas-reliefs (médailles) et sculptures en ronde bosse confirmant son talent d'anatomiste et de physiologiste]. Lauréat de l'Institut de France, il a aussi été titulaire de la chaire d'anatomie artistique de l'École des beaux-arts de Paris en 1903.
Ses études en terre-cuite ou plâtre de paysans d'un style proche de celui de son ami Jules Dalou, dont il a été l'un des exécuteurs testamentaires, sont conservées à Paris au musée d'Orsay, au Petit Palais, à l'école des Beaux-Arts, au musée national de Céramique de Sèvres, au musée de la Piscine de Roubaix et au musée des Beaux-Arts de Chartres.
Il participe aux épreuves artistiques des Jeux olympiques de 1924, à Paris, dans la catégorie sculpture[].
Carrière médicale
Élève de Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière, puis ancien interne des hôpitaux, Paul Richer a été chef de laboratoire à la Faculté de médecine, membre de l'Académie de médecine (1898), récompensé comme lauréat de l'Assistance publique, de la Faculté et de l'Académie de médecine.
Ses compétences et son talent en matière d'anatomie artistique l'ont notamment fait apprécier de Charcot avec lequel il a écrit plusieurs ouvrages, dont un traité sur L’Hystéro-épilepsie (alternance de crises d'épilepsie authentique et de crises d'origine névropathique)]. Plus de cent de ses dessins, réalisés d'après modèle vivant ou d'après photographies dans le service de l'hôpital de la Salpêtrière, témoignent des « crises ». Cet ouvrage montre la difficulté qu'ont eue les cliniciens du XIXe siècle à distinguer l’épilepsie de crises dues à des intoxications ou à des névropathies simulées (l'électroencéphalographie sera inventée par Hans Berger en 1929).
Mort
Paul Richer meurt le à son domicile au 30, rue Guynemer dans le 6e arrondissement de Paris[, et est inhumé dans la même ville au cimetière du Montparnasse (10e division).
Distinctions
- 1907-1908 : président de la Société française d'histoire de la médecine.
- 1921 :
Officier de la Légion d'honneur[].
Richelot Louis-Gustave
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Louis-Gustave Richelot
| Président Académie nationale de médecine |
|
|---|---|
| à partir de |
| Naissance |
Ancien 1er arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 79 ans)
La Bernerie-en-Retz |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Lycée Condorcet
Faculté de médecine de Paris |
| Activités |
Gynécologue, compositeur, chirurgien, médecin
|
| Père |
Gustave-Antoine Richelot
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Société anatomique de Paris |
|---|---|
| Distinction |
Commandeur de la Légion d'honneur
|
Louis-Gustave Richelot, né le à Paris et mort le à La Bernerie-en-Retz, est un chirurgien et gynécologue français.
Biographie
Louis-Gustave Richelot est le fils du médecin Gustave-Antoine Richelot (1806-1893).
Ancien élève du lycée Bonaparte de Paris, il étudie la médecine et obtient, en 1873, son doctorat en médecine avec la thèse De la péritonite herniaire et de ses rapports avec l'étranglement. Il devient ensuite chirurgien des hôpitaux.
En 1878, il est nommé professeur agrégé de médecine.
En 1897, Louis-Gustave Richelot est nommé membre de l'Académie de médecine, qu'il préside en 1921.
Ses principaux travaux paraissent dans l’Union médicale, dont il est directeur, et dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Il est l'un des premiers partisans de l'hystérectomie vaginale.
Il est le beau-père d'André Lemierre].
Bibliographie
- 1873 : De la péritonite herniaire et de ses rapports avec L'étranglement
- 1875 : Pathogénie, marche, terminaisons du tétanos, éditions J. B. Baillière ;
- 1878 : Des tumeurs kystiques de la mamelle, éditions J. B. Baillière ;
- 1886 : De l'hystérectomie vaginale, indications et manuel opératoire, éditions Alcan-Lévy ;
- 1889 : Endométrite et curage, éditions Le Male et Cie ;
- 1894 : L'hystérectomie vaginale contre le cancer de l'utérus et les affections non cancéreuses, éditions Doin ;
- 1902 : Chirurgie de l'utérus du vagin et de la vulve, éditions Doin ;
Reynès Pierre Jules
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Pierre Jules Reynès
| Naissance |
Montpeyroux |
|---|---|
| Décès |
(à 65 ans)
Saint-Pargoire |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Faculté de médecine de Montpellier
|
| Activités |
Médecin, malacologiste
|
Pierre Jules Reynès, né le à Montpeyroux (Hérault) et mort le à Saint-Pargoire (Hérault)[], est un médecin et malacologiste français du XIXe siècle.
Biographie
Diplômé docteur en médecine de la Faculté de Montpellier en 1838 en soutenant une thèse intitulée Apprécier les caractères anatomiques de la péricardite], il s'établit à Aniane (Hérault).
Pierre Jules Reynès s'adonne, pour ses loisirs, à la connaissance des mollusques de sa région. Il collabore dans les Annales de la Société malacologique de France avec le Dr Georges Servain, l'un des fondateurs de la Société malacologique de France.
Ses écrits sont peu nombreux mais, par ses collectes, il contribua notablement à la connaissance des Paludinées du département de l'Hérault que le Dr Alcide de Paladilhe put étudier.
Travaux scientifiques
- Description d'une Hélice nouvelle du département de l'Hérault, in Annales de la Société malacologique de France, 1870, I : 34.
- L'Escargot, sa réhabilitation, mélanges paléonto-géocosmo-malacologiques, 120 p., 4 pl. n. lith. Montpellier, 1874.
Sources
- Anonyme, Pierre Jules Reynès, in Revue biographique de la Société malacologique de France, 1886, II : 39-41 + 1 pl.
Reymond Émile
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Émile Reymond
Émile Reymond de son vrai nom Élie Henri Émile Reymond, né le à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et mort le à Toul (Meurthe-et-Moselle), est un médecin, homme politique et aviateur français.
Biographie
Fils de Francisque Reymond, ancien député et sénateur, il fait ses études au Lycée Condorcet puis à Henri IV. Il suit des études de médecine, devenant docteur en 1895. Il est chirurgien à Sèvres, puis à Nanterre, où son service est l'un des plus importants de la région parisienne.
Il effectue un vol à bord de l'aérostat L'Espace, avec Georges Bans, le 6 juin 1897.
En 1903, il est conseiller d'arrondissement pour le canton de Boën, dans la Loire, et devient président du conseil d'arrondissement de Montbrison en 1905. En , il succède à son père, décédé, au Sénat. Il est réélu en 1906 et siège au groupe de la Gauche Républicaine. Il s'investit sur les questions de santé ainsi qu'à l'aviation. Il passe son brevet de pilote en 1910. Il est vice-président du groupe aviation au Sénat et devient, en 1912, président du comité national de l'aviation militaire. En 1914, il sert comme aviateur et est grièvement blessé le lors d'un vol d'observation à basse altitude. Il meurt le à l'hôpital de Toul.
Une stèle en hommage à Émile Reymond est inaugurée le à Flirey par Gérard Larcher, président du Sénat.
Mandats et fonctions
Mandat parlementaire
- - : Sénateur de la Loire (réélu le )
Mandats locaux
- 1893 - 1913 : Conseiller général du canton de Boën
- 1880 - 1889 : Président du Conseil général de la Loire
Décorations
Décorations officielles
Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre - (avec deux citations)
Reymond Francisque
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Francisque Reymond
*
Francisque Reymond, né le à Montbrison et mort le à Paris, est un ingénieur et homme politique français.
Carrière
Élève de l'École centrale des arts et manufactures (promotion 1852, école dont il sera le directeur entre 1892 et 1895), il entre comme ingénieur civil dans les compagnies de chemin de fer.
Il est élu député de la Loire en 1873 et siège au centre gauche. Lors de la crise du 16 mai 1877, il est l'un des 363 opposants au ministère de Broglie. Il conserve son siège jusqu'en 1888. Il est ensuite sénateur de la Loire de 1888 à sa mort en 1905. Il s'intéresse aux questions de travaux publics. On lui doit notamment un projet de canal navigable de Roanne à Givors par Saint-Étienne, dont le mémoire de 1876, illustré de plans, peut être consulté à la Médiathèque de Roanne.
Son fils, Émile Reymond, est sénateur de la Loire de 1905 à 1914.
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur (1895)
Sources
- « Francisque Reymond », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- « Francisque Reymond », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
- Jean-Louis Escudier, "Viticulture et politique en Languedoc, l'action d'Adolphe Turrel ministre de la IIIe République", Les Presses du languedoc, 1995, (ISBN 2-85998-146-2).
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
- base Léonore
- Sénat
- Base Sycomore
-
Notices d'autorité :
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- ISNI
- BnF (données)
- Pologne
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Retterer Édouard
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Édouard Retterer
| Naissance |
Alsace |
|---|---|
| Décès |
(à 82 ans)
|
| Activités |
Médecin, professeur d'université, biologiste, histologiste
|
Édouard Retterer, né le à Muttersholtz, en Alsace, et mort le à Bertrichamps, en Lorraine, est un médecin et histologue français.
Professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, il fut membre de la Société de biologie.
Requin Achille Pierre
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Achille Pierre Requin
| Naissance |
Lyon |
|---|---|
| Décès |
(à 51 ans)
Ancien 2e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Requin
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, professeur d'université, pathologiste
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
|---|
Achille Pierre Requin est un médecin français né à Lyon le et mort le à Paris.
Biographie
Achille Pierre Requin est le quatrième d’une fratrie de 7 enfants. Ses parents étaient Pierre Requin et Jeanne Borgel. Son père, adjudant général des armées françaises, prit sa retraite en 1810, fut fait Chevalier de l’Empire en 1813 et devint entreposeur principal des tabacs à Lyon. Il perdit cette charge lors du retour des Bourbon, et la situation financière de la famille devint très précaire].
Achille Pierre fait des études classiques au collège Bourbon (actuel lycée Condorcet), puis exerce un enseignement privé[]. C'est le produit de ses leçons, notamment de grammaire latine, qui lui permet de venir en aide à sa famille et de financer ses études de médecine.
Requin est un travailleur acharné. En , il présente sa thèse de médecine, et en décembre de la même année obtient l'agrégation de médecine. Après quatre échecs aux concours, successivement pour la chaire de physiologie (1831), la chaire d'hygiène (1837), la chaire de thérapeutique (1839), la chaire de pathologie interne (1840), il obtient en 1851 la chaire de pathologie médicale en remplacement de Piorry].
Achille Requin est élu membre de l'Académie de médecine pour la section d’anatomie pathologique le . Il meurt en , emporté par la typhoïde].
Œuvre écrite
- Éléments de pathologie médicale, Paris, 1843-1852.
Labric Jeanne
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Jeanne Labric
| Naissance |
4e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 86 ans)
9e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière parisien de La Chapelle
|
| Nom de naissance |
Jeanne Cot
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Peintre, brodeuse
|
| Enfants |
Pierre Labric
Roger Labric |
| Distinctions |
Ordre des Palmes académiques
Chevalier de la Légion d'honneur |
|---|
Jeanne Labric, né le à Paris 4e et morte le à Paris 9e, est une peintre et brodeuse d'art française. Jeanne Labric a inventé la broderie sans envers. Elle a été une des premières à faire de « la peinture à l'aiguille », paysages et portraits. Elle a exposé au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs et au salon des artistes français en 1913 et 1914.
Biographie
Œuvres référencées
- La Gardeuse de chèvres - Salon des femmes peintres - 1902
- Effet d'automne (forêt de Fontainebleau) (peinture) Salon des femmes peintres - 1905
- La Cascade dans les Vaux de Cernay (peinture) Salon des femmes peintres - 1905
- Flamants roses (broderie) Salon des femmes peintres - 1905
- Paon faisant la roue (broderie) Salon des femmes peintres - 1906
- Pavillon d’honneur du cuirassé France - 1913
- Pavillon d’honneur du cuirassé Paris - 1914
- Drapeau offert à Mr Wilson par l'Union féminine française - 1918 lire en ligne [archive] sur Gallica
- L'Aigle (Guynemer) Broderie - 1920
- Le Tigre (Clemenceau) Broderie - 1920
- L'Aviateur Joseph Sadi-Lecointe dans un virage à la Coupe Gordon-Bennett de 1920 - 1921
- Edgard Fasquelle, garde champêtre de la Commune libre du Vieux Montmartre - 1922
Rouillard Jean-Sébastien
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Jean-Sébastien Rouillard
| Naissance |
Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 65 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Montparnasse
|
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Peintre
|
| Conjoint |
Françoise Julie Aldovrandine Rouillard
|
| Enfant |
Stéphanie Rouillard
|
| Genre artistique |
Portrait
|
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
|
Jean-Sébastien Rouillard (Paris, - Paris, ) est un peintre français.
Biographie
Né Sébastien Jean Rouillard à Paris le , il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Roch].
Rouillard est issu d'une lignée d'éperonniers établie rue Saint-André-des-Arts. Élève de Jacques Louis David, exposant au Salon à partir de 1817, il se spécialise dans le portrait, exécute de nombreuses commandes officielles et travaille notamment pour les galeries du musée de l'Histoire de France au château de Versailles. Il est décoré de la Légion d'honneur. De son mariage avec Françoise-Julie-Aldrovandine Lenoir, peintre de miniatures, décédée en 1832 lors de l'épidémie de choléra à Paris, naquirent deux enfants dont une fille, Stéphanie (1822-1908), peintre amateur de talent, qui épousa en 1842 l'agronome Victor Rendu.
Rouillard meurt à Paris le à l'âge de 65 ans.
La tombe de la famille Rouillard est au cimetière du Montparnasse, à Paris (1re division, 1re section).
Œuvres
- Portrait de la Femme du Général Pauchez (1819).
- Jacques-Gérard Milbert (1766-1840), peintre naturaliste.
- Portrait de Charles François Dumouriez, général en chef de l'armée du Nord (1834).
- Portrait du général Dominique René Vandamme, comte d'Unsebourg (1835), (château de Versailles, déposé au ministère de la Défense).
- Portrait d'Emmanuel de Grouchy, maréchal de France (circa 1835).
- Portrait d'Étienne Jacques Joseph Macdonald, duc de Tarente (1837).
- Portrait de Madame Auguste Jacobé de Naurois (1838).
- Portrait de Napoléon sur le champ de bataille.
- Napoléon Bonaparte, général en chef de l'armée d'Italie, en 1796 (château de Versailles, salle du Sacre).
- Portrait de Camille Desmoulins.
- Portrait du peintre Victor Henry Juglar (1847).
- Alexandre soutenant Lysimaque, Musée Bertrand.
Rendu Henri
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Henri Rendu (médecin)
| Naissance |
Ancien 10e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans)
7e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Montparnasse
|
| Nationalité |
|
| Activité |
Médecin militaire
|
| Père |
Victor Rendu
|
| Mère |
Stéphanie Rouillard
|
| Conjoint |
Jeanne Marie Labric
|
| Enfant |
Henri Rendu
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
|---|---|
| Conflit |
Guerre franco-allemande de 1870
|
Henri Jules Louis Marie Rendu est un médecin français né le dans l'ancien 10e arrondissement de Paris et mort le à Paris 7e[]. Il a laissé son nom à la maladie de Rendu-Osler.
Biographie
Famille
Henri Rendu est le fils de l'agronome Victor Rendu, et de Stéphanie Rouillard fille de l'artiste-peintre Jean-Sébastien Rouillard.
En 1877, il épouse Jeanne-Marie Labric dont il a cinq enfants[1], dont Henri (1877-1959), médecin de l'hôpital Saint-Joseph, et Albert (1880-1976), médecin spécialiste en oto-rhino laryngologie].
Études et formation
Fils de l'agronome Victor Rendu, Henri Rendu passe son baccalauréat à l'âge de seize ans et fait des études d'histoire naturelle, à la faculté de Montpellier. Il passe deux années à l'École agronomique de Rennes où il travaille sur les couches tertiaires autour de Rennes (thèse de doctorat ès sciences)].
En , Rendu s'inscrit à l'École de médecine à Paris sur le conseil de son père. Il est externe, reçu premier au concours, en 1867, et interne en 1869]. En 1870, après la déclaration de la guerre, il sert comme chirurgien à l'armée. Revenu à Paris, il exerce à l'Hôpital Saint-Louis en dermatologie].
En 1873, il passe une année à l'Hôpital Necker dans le département du professeur Pierre Carl Édouard Potain (1825-1901). La même année, Rendu produit sa thèse de doctorat intitulée Recherches cliniques et anatomiques sur les paralysies liées à la méningite tuberculeuse, Paris, Delahaye[1], pour laquelle il reçoit la Médaille d'Argent[.
Carrière
En 1877, il est médecin des hôpitaux, nommé à Lourcine, puis à Tenon (1879) et à Necker (1884) ; et professeur agrégé de médecine en 1878.
En 1890, il est secrétaire général de la Société médicale des hôpitaux de Paris.
Rendu était un homme sans prétention, tolérant, avec des convictions religieuses et un sens strict du devoir. Il était respecté pour sa force de caractère et l'étendue de son savoir]. Il a conservé son goût initial pour la géologie et la botanique en parcourant la campagne durant son temps libre pour continuer la collection botanique de son grand-père, et en faire une des plus estimées de France. Il était aussi un grand amateur de peinture et des beaux-arts].
Travaux
Ses deux thèses d'agrégation sont Des anesthésies spontanées (1876) et Études comparative des néphrites chroniques (1878).
Henri Rendu a publié plus de 100 articles médicaux, dans le Bulletin de la Société anatomique de Paris, les Archives générales de médecine, les Bulletins de la Société anatomique, et les Mémoires de l'Académie de médecine. Il a contribué au Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales.
Il est l'auteur de Leçons de clinique médicale, Paris, Doin, 1890, en deux volumes.
En 1888, il décrit une forme de tremblement hystérique, appelé tremblement de Rendu. Il est surtout connu pour avoir laissé son nom à la maladie de Rendu-Osler, ou angiomatose hémorragique, maladie qu'il décrit en 1896[ et Osler en 1901[].
Distinctions
- Chevalier de la Légion d'honneur en 1894.
- Membre de l'Académie de médecine, section de pathologie médicale, en 1897.
Remy Sébastien
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Sébastien Remy
| Naissance | Schirmeck |
|---|---|
| Décès | Nancy |
| Nationalité | Française |
| Formation | Université de Lorraine |
|---|---|
| Profession | Médecin, professeur d'université, conseiller municipal et gynécologue-obstétricien |
Sébastien Joseph Remy, né le à Schirmeck (Bas-Rhin) et mort le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un médecin et obstétricien français, professeur à la faculté de médecine de Nancy, conseiller municipal de la ville de Nancy.
Biographie
Né le à Schirmeck dans le Bas-Rhin, petit-fils de Jean Joseph Remy (1775-1847)] (maire de La Broque), il fait partie des nombreux Alsaciens-Lorrains réfugiés à Nancy lors de la guerre de 1870. Il meurt le à Nancy Meurthe-et-Moselle, où il était domicilié au quarante deux rue des Quatre-Églises.
Sébastien Remy épouse Marie Gabrielle Triboulot] le à Rambervillers (Vosges) dont il aura 6 enfants (2 garçons et 4 filles). Les deux garçons furent à leur tour appréciés comme médecins : le Dr André Remy] à Nancy, le Dr Jean Remy] à Rambervillers.
Le professeur Sébastien Remy a été conseiller municipal de Nancy (7/7/1904 - 18/5/1912) sur la liste Républicaine, Libérale et Progressiste, aux côtés de Ludovic Beauchet] (1855-1914), professeur de droit à l'université de Nancy puis maire de Nancy.
Travaux
Il fut nommé chef de clinique obstétricale en 1882, puis agrégé d'accouchements en 1886.
Il est l'auteur de ses nombreuses communications à la Société de médecine, étudiant tout particulièrement les complications médicales de la gravido-puerpéralité : accidents gravido-cardiaques, tuberculose, éclampsie, métrite post-puerpérale ; il a décrit « le petit retour de couches » vers la troisième semaine du post-partum].
L'antisepsie lors des accouchements a été l'objet de recherches et de nombreuses publications du professeur Remy à Nancy. Chef de clinique obstétricale dès 1882, agrégé d'accouchements en 1886, il publia en 1893 un précis de médecine opératoire obstétricale et en 1896, il écrivit un travail original intitulé : Antisepsie et sages-femmes], qui demeure une référence dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.
Titres et distinctions
- Lauréat de la faculté de médecine de Nancy en 1875.
- Docteur en médecine en 1880 avec une thèse sur l'influence de la grossesse sur la marche des maladies de cœur.
- Professeur agrégé d'obstétrique à la faculté de médecine de l'université de Nancy (1886)]
Il a obtenu la distinction papale de chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire en date du ].
Œuvres et publications
- De l'influence de la grossesse sur la marche des maladies du cœur, [thèse de médecine], Impr. G. Crépin-Leblond (Nancy) , 1880.
- De la grossesse compliquée de kyste ovarique, [thèse d'agrégation], J.B. Baillière et fils (Paris), 1886.
- « Antéversion et antéflexion de l'utérus durant le travail; période d'expulsion », in: Revue médicale de l'Est (Nancy), 1887.
- « Contribution à l'étude de l'influence de la grossesse sur les maladies du cœur »,in: Revue médicale de l'Est (Nancy), 1888, p. 169.
- Grossesse et maladies du cœur, impr. de Berger-Levrault (Nancy), 1892.
- Précis de médecine opératoire obstétricale , J.-B. Baillière et fils (Paris), 1893, VIII, 460 p.lire en ligne [archive] sur Gallica
- « Antisepsie et Sages-Femmes », in : Bulletin de la Société de médecine de Nancy, et Revue médicale de l'Est, 1896, 193 p.
- Médecine opératoire obstétricale : cours pratique fait à la Faculté de médecine de Nancy, V. Husson-Lemoine (Nancy), [1893].
Reliquet Émile
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Émile Reliquet
| Président Société de médecine de Paris |
|
|---|---|
| Naissance |
Machecoul |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans)
8e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Émile Reliquet
|
| Nom de naissance |
Émile-Sixte-Adrien Reliquet
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
École de médecine de Nantes
Faculté de médecine de Paris |
| Activités |
Médecin, chirurgien
|
| Membre de |
Société de médecine de Paris ()
|
|---|---|
| Maître |
Jacques-Gilles Maisonneuve
|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur ()
|
|
Compression digitale de Reliquet et Guépin
|
Émile-Sixte-Adrien Reliquet, né le à Machecoul et mort le à Paris, est un médecin et chirurgien français.
Biographie
Émile Reliquet est le fils d'Auguste Philippe Reliquet, notaire à Machecoul puis à Nantes, et de Cécile Catherine Dromery.
Après ses études au lycée de Nantes, Reliquet a commencé à l’université de Nantes des études médicales qu’il est venu continuer à Paris, en . Interne des hôpitaux de Paris, de 1861 à 1864, il a soutenu sa thèse pour le doctorat en .
Docteur en médecine et chirurgien renommé, élève du docteur Jules Maisonneuve, il a fait, pendant dix-huit ans, des cours libres à l’École pratique de la faculté de médecine de Paris, sur les affections des organes génitaux urinaires, et il est l’inventeur d’un instrument, appelé brise-pierre (qui reçoit un encouragement de la part du comité du prix Barbier, assorti de 1 000 francs, en 1882), et d’un appareil employés généralement aujourd’hui pour la lithotritie et constituant un véritable progrès pour cette opération. Il s’est particulièrement adonné aux maladies de la vessie et des voies urinaires, et il a écrit sur ces matières un grand nombre de précieuses brochures. Il a été lauréat de l’Institut, en 1878, pour ses leçons publiées de 1878 à 1885[]. Ses études sur la pathologie des affections afférant au système rénal et à ses annexes, faisaient autorité dans les congrès scientifiques, et même dans les cliniques étrangères qu’il se plaisait parfois à visiter].
Savant distingué, doué des qualités indéniables du professeur, observateur sagace, clinicien prudent et avisé, innovateur toujours, le docteur Reliquet a exercé sur l’étude de la pathologie des affections afférentes au système rénal et à ses annexes une influence considérable. Dans le domaine de ces études, il est peu de sujets qu’il n’ait laborieusement explorés. Doué une intelligence remarquable, d’une grande largeur de vue en toutes choses, il discutait et disséquait avec une indépendance jalouse et une rare sureté de jugement toutes les idées nouvelles dans ce qu’elles avaient de pratique. Il aimait à se rendre tous les mardis à la salle des Pas Perdus de l’Académie de médecine, pour serrer la main à ses amis. Sa voix faisait autorité dans toutes les enceintes comme dans celles des congrès des savants ou celles des cliniques étrangères qu’il se plaisait quelquefois à visiter].
Son œuvre vaste et spéciale recouvre ses travaux sur la pathologie du rein et les affections de la vessie, qui ont marqué une étape dans la science]. En urologie, on lui doit notamment la « compression digitale de Reliquet et Guépin[] ». Son immense savoir, son grand talent d’auteur, de clinicien habile et d’opérateur incomparable, aurait pu lui ouvrir les sociétés savantes, mais les instances réitérées de ses amis n’ont pu vaincre son esprit d’indépendance. Il appartenait néanmoins à la Société de médecine de Paris depuis 1872 et l’a même présidée en 1883. Son abord était brusque, ses dehors rudes, mais sous son apparente rudesse, il cachait un cœur excellent, tout dévoué à ses amis, toujours prêt à leur rendre service et une âme foncièrement honnête et loyale].
Il a succombé brusquement aux atteintes d’une affection cardiaque dont il souffrait depuis quelque temps. Chevalier de la Légion d’honneur depuis le , pour avoir exercé les fonctions de médecin en chef de la garde nationale pendant le siège de la guerre de 1870], il a été élevé au grade d’officier, le ], à la suite de remarquables travaux sur les affections du rein et de la vessie.
Publications
- Anurie calculeuse traitée par l’augmentation de la tension du sang dans les artères du tronc, note lue à la Société de médecine de Paris, dans la séance du , Paris, impr. de F. Malteste, in-8°, 11 p.
- De l’uréthrisme interne, Paris, A. Delahaye 1865, in-8°, 135 p.
- De l’uréthrotomie interne, 1865, in-4°.
- Irrigation continue de l’urèthre et de la vessie, Paris, A. Delahaye 1866, in-12, 23 p.
- Action des courants électriques continus sur les spasmes de la vessie, de l’urèthre et des uretères causés par des graviers, Paris, A. Delahaye 1870, in-8°, 7 p.
- Traité des opérations des voies urinaires, Paris, A. Delahaye 1871, in-8°, IV-819 p., fig.
- Calcul vésical ; contracture de la vessie sur la pierre ; action comparée des courants électriques continus et de l’anesthésie chloroformique sur cette contracture de la vessie. Taille médiane, guérison, Paris, A. Delahaye 1872, in-8°, 8 p.
- Dilatation brusque de l’urèthre d’une femme âgée, avec chloroforme, extraction de la vessie d’une pierre volumineuse, guérison rapide sans incontinence, Paris, impr. de Malteste, 1877, in-8°, 6 p.
- Faits de phlegmons périvésicaux, note lue à la Société de médecine de Paris, dans la séance du , Paris, impr. de F. Malteste, 1878, in-8°, 8 p.
- De la lithotritie rapide, Paris, A. Delahaye et E. Lecrosnier, 1882, in-8°, 79 p.
- Fistule uréthroprostatique périnéale et rectale, guérison, lue à la Société de médecine de Paris, dans la séance du , Paris, impr. de Alcan-Lévy, 1884, in-8°, 6 p.
- Leçons sur les maladies des voies urinaires, faites à l’École pratique de la Faculté de médecine de Paris, Paris, A. Delahaye et E. Lecrosnier, 1885, in-8°, 377 p.
- Carcinome villeux diffus de la vessie, avec Cornil, Paris, O. Doin 1886, in-8°, 31 p.