Poggiale Antoine Baudoin
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Antoine Baudoin Poggiale
| Naissance |
Valle-di-Mezzana |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans)
Bellevue |
| Nationalité |
française
|
| Activité |
pharmacien militaire, médecin, chimiste
|
Antoine Baudoin Poggiale, né le à Valle-di-Mezzana, en Corse, et mort le à Meudon-Bellevue, est un pharmacien, médecin et chimiste français, pionnier de la biochimie[].
Biographie
Il a publié un Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes (1858), un des premiers textes sur les techniques d'analyse volumétrique]. Il a examiné le sucre dans le corps humain, la composition du sang, du lait, des aliments et a examiné le potentiel de l'acétaldéhyde comme anesthésique.
Poggiale est né près d'Ajaccio, d'un père médecin. Formé à Marseille, il devient étudiant en pharmacie à Strasbourg en 1828 et s'engage dans l'armée comme aide-pharmacien]. Après le service militaire, il s'installe au CHU de Lille à partir de 1831 puis travaille à Paris, au Gros Caillou, et à l'Hôpital du Val-de-Grâce. Pendant son séjour à Paris, il s'inscrit à la Faculté de médecine et obtient un doctorat en médecine en 1833 avec des études sur les fièvres intermittentes. Il entame alors au Val-de-Grâce un cursus de chimie analytique qui lui vaut d'être nommé premier titulaire de la chaire de chimie et toxicologie de l'école de médecine et de pharmacie militaire. Il a servi comme pharmacien en chef à Metz pendant la Guerre franco-allemande de 1870, et a pris sa retraite en 1872].
Les contributions de Poggiale à la chimie portaient initialement sur des applications analytiques. Il examine les calculs formés par les glandes salivaires puis s'intéresse à la composition des eaux minérales de Viterbe et d'Orezza. Il a également procédé à des examens chimiques de l'eau de la Seine. Il a également examiné la composition de la nourriture humaine. Poggiale a pu démontrer qu'un extrait de sarsepareille, appelé parigline, et une autre substance, la smilacine, rapportée par Giacomo Folchi], étaient essentiellement les mêmes. En 1848, il examina les effets de l'inhalation de vapeurs d'aldéhyde. Il a effectué des tests sur des chiens montrant que l'anesthésie pouvait être induite et inversée.
Il a été fait Commandeur de la Légion d'honneur en 1865.
Publications
- Essai sur les irritations intermittentes du tube digestif, considérées comme causes ordinaires des fièvres intermittentes simples, Paris, Didot Jeune, 1833.
- Mémoire sur la solubilité des sels dans l'eau, Lille, Vanackere, 1843.
- Deuxième mémoire sur la solubilité des sels dans l'eau, Paris, Hauguelin, 1844.
- Procès intenté par le Cercle médical de Lille contre Messieurs Constenoble et Labélonye, réfutation de Monsieur Bonchardat, sur le rapport des experts, Lille, Vanackere, 1844.
- Mémoire sur les eaux minérales de Viterbe [archive], Paris, Noblet, 1852.
- Recherches sur les eaux des casernes des forts et des postes-casernes des fortifications de Paris, Paris, Henri et Charles Noblet, 1853.
- Analyse de l'eau minérale acidulée ferrugineuse d'Orezza [archive], Paris, Noblet, 1854.
- Du pain de munition distribué aux troupes des puissances européennes et de la composition chimique du son, Paris, Noblet, 1854[].
- De l'origine du sucre dans l'économie animale [archive], Paris, Noblet, 1855.
- Recherches sur la composition chimique et les équivalents nutritifs des aliments de l'homme, premier mémoire, travail lu à l'Académie impériale de médecine, 1856.
- Recherches sur la composition de l'eau de la Seine à diverses époques de l'année, Paris, Henri et Charles Noblet, 1856.
- Dosage du sucre de lait par la méthode des volumes ou à l'aide du saccharimètre de Jean-Baptiste Soleil et détermination de la richesse du lait, Paris, Thunot, 1856.
- Eau minérale ferrugineuse acidulée d'Orezza (Corse), Paris, Guiraudet et Jouaust, 1856.
- Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes : comprenant l'analyse des gaz et des métaux, la chlorométrie, la sulfhydrométrie, l'acidimétrie, l'alcalimétrie, la saccharimétrie [archive], Paris, Baillière, 1858.
- De l'action des médicaments et des applications des sciences physiques à la médecine, discours prononcés à l'Académie de médecine, les 8 et et le , Paris, Baillière, 1860.
- Rapport sur les eaux minérales artificielles et sur les produits qui en dérivent, par la Commission d'étude composée de Gaspard Adolphe Chatin, Antoine Baudoin Poggiale et Jules Lefort, Paris, Thunot, 1862.
- De la pulvérisation des eaux minérales et médicamenteuses, rapport fait à l'Académie impériale de médecine, Paris, Baillière, 1862.
- Rapport sur l'eau minérale ferrugineuse, acidule, gazeuse, carbonique d'Orezza (Corse), rapport à l'Académie impériale de médecine, Paris, Administration centrale, 1865.
- Rapport sur un mémoire de Monsieur Falières de Libourne intitulé : "Monographie chimique et pharmaceutique du bromure de potassium", Paris, 1871.
- Discussion sur les rapports à établir entre la médecine et la pharmacie dans l'armée, en réponse aux questions posées par le ministre de la Guerre, discours prononcé à l'Académie de médecine, Paris, Masson, 1873.
- Discours prononcés aux funérailles d'Henri Buignet, par Alfred Riche, Paul-Jean Coulier et Antoine Baudoin Poggiale, Paris, Arnous de Rivière, 1876.
- Exposé des titres d'Antoine Baudouin Poggiale, Paris, BIU Santé, 2012.
- Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes : comprenant l'analyse des gaz et des métaux, la chlorométrie, la sulfhydrométrie, l'acidimétrie, l'alcalimétrie, la saccharimétrie, Villeneuve d'Ascq, Université Lille-I, 2016.
Postérité
Le laboratoire de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce portait le nom de Poggiale[].
Pitres Albert
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Albert Pitres
| Naissance |
Bordeaux |
|---|---|
| Décès |
(à 79 ans)
Bordeaux |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Neurologue, doyen, médecin interniste, psychiatre, médecin, neuropsychiatre
|
| A travaillé pour |
Université de Bordeaux
|
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
| Distinctions |
Commandeur de la Légion d'honneur
Officier de l'instruction publique |
Albert Pitres, né le à Bordeaux et mort le dans la même ville, est un médecin, professeur de médecine interne à la faculté de Médecine de Bordeaux et fondateur de l'école de neuropsychiatrie bordelaise. Élève et collaborateur de Jean-Martin Charcot à l'hôpital de la Salpêtrière, il contribue notamment à l'étude des localisations cérébrales, des troubles du langage, des neuropathies périphériques et des obsessions. Doyen pendant une vingtaine d'années de la faculté mixte de Médecine et Pharmacie de Bordeaux, il obtient la construction d'un site universitaire dédié à cette faculté, et le maintien de l'école du service de santé des armées à Bordeaux. Il crée à Bordeaux la première chaire provinciale de clinique des maladies mentales pour son collaborateur, le neuropsychiatre Emmanuel Régis (1855-1918).
Il laisse son nom à deux signes médicaux : en pneumologie celui d'un épanchement pleural et en neurologie l'un de ceux du tabès.
Biographie
Origines familales et vie privée
Jean Marie Marcel Albert Pitres, dit Albert Pitres, naît le , 13 rue Traversière (actuelle rue Albert-Pitres) à Bordeaux. Il est le fils de Jean Adolphe Pitres, propriétaire, et de Madelaine Corali Rousseille, épicière. Son père étant mort quand Pitres avait 8 ans, et sa mère ayant peu de ressources, il assure le soutien financier de sa famille[]. Il épouse le Jeanne Trabut-Cussac (1860-1932), le couple a cinq enfants. Son premier fils Jean Henri (1881-1881) décède à l'âge de deux mois. Son fils Jean Gustave (1882-1909) décède à 26 ans de tuberculose pulmonaire. Son fils Edgard Jean Paul (1889-1971) est médecin bactériologiste.
Formation
Albert Pitres commence sa formation médicale en 1866 à Bordeaux à l'école Saint-Côme de médecine et chirurgie et à l'hôpital Saint-André[]. De 1867 à 1870, il est interne puis aide clinique du Pr Henri Gintrac (1820–1878), titulaire de la chaire de clinique médicale. Henri est le fils d'Élie Gintrac (1791-1877) qui a joué un rôle majeur dans la transformation de l'école en faculté de médecine et pharmacie].
Albert Pitres est médecin auxiliaire pendant la guerre franco-allemande de 1870]. Il part ensuite à Paris, et suivant les conseils d’Élie Gintrac, voyage en Amérique du Nord et sur le pourtour méditerranéen pendant un an]. Il réussit le concours de l'internat de médecine à Paris en 1872 et est interne dans différents hôpitaux parisiens. Deux de ses stages s'effectuent à l'hôpital de la Salpêtrière, en 1874 dans le service de Jacques-Joseph Moreau de Tours (1804-1884), puis à la fin son internat en 1876 dans le service de Jean-Martin Charcot (1825-1893)[], qui dirige sa thèse pour le doctorat en médecine soutenue en 1877[].
Avec son ami Albert François-Franck, également interne, Albert Pitres se forme à la recherche en physiologie dans le laboratoire d'Étienne-Jules Marey (1830-1904) au Collège de France, en participant à des travaux sur l'épilepsie et l'excitabilité de la substance blanche. Il se forme égale
.ment à l'anatomopathologie en étant préparateur dans le laboratoire de Louis-Antoine Ranvier (1835-1922), créateur de la première chaire d'histologie au Collège de France].
Carrière hospitalière et universitaire à l'hôpital de la Salpêtrière (Paris)
Après son internat, Albert Pitres est chef de clinique adjoint de la faculté et répétiteur à l’École des Hautes Études dans le laboratoire d'histologie (1877-1878)[]. Il est également secrétaire de la Société anatomique de Paris. Il devient un proche collaborateur et un ami de Jean-Martin Charcot, et côtoie dans son service à l'hôpital de la Salpêtrière les médecins neurologues Joseph Babinski, Georges Gilles de La Tourette, Jules Dejerine et Pierre Marie[]. Albert Pitres réussit le concours de l'agrégation en médecine en 1878, avec un mémoire portant sur les hypertrophies et dilatations cardiaques].
Piorry Pierre Adolphe
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Pierre Adolphe Piorry
| Naissance |
Poitiers |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans)
Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, poète, pathologiste
|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de la Légion d'honneur () |
|---|
Pierre Adolphe Piorry, né le à Poitiers et mort le à Paris, est un médecin français. Il inventa la plessimétrie, une méthode d'exploration des organes internes utilisant la percussion.
Biographie
Alors qu’il n’était qu’étudiant en médecine, il prit part à la guerre napoléonienne d’Espagne. Parmi ses maîtres on compte Corvisart, Bayle, Broussais et Magendie ; il obtient son diplôme en 1816 avec une thèse intitulée : Du danger de la lecture des livres de médecine par les gens du monde.
L’invention du stéthoscope par Laennec en 1816 et son ouvrage De l'Auscultation Médiate (1819) lui inspirent l'idée d'une contribution similaire pour la technique de percussion (dont la description originale est faite par Auenbrugger dans son Inventum Novum de 1761, ouvrage traduit du latin au français par Corvisart en 1808). Ses recherches aboutissent à la mise au point en 1826 du plessimètre, un appareil conçu pour aider à délimiter les organes internes (organographisme), qu’il décrit dans son ouvrage De la Percussion Mediate (1828).
Il devient médecin agrégé en 1829 et sa carrière se déroule ensuite dans les hôpitaux parisiens : en 1832 il est nommé à l'Hospice de la Salpêtrière, où ses cours de médecine clinique contribuent à sa renommée.
Nommé professeur de Médecine interne en 1840, il enseigne la clinique médicale à l'Hôpital de la Charité en 1845. Enfin, en 1864, il succède à Trousseau à l'Hôtel-Dieu de Paris.
Il affectionnait la création de néologismes médicaux et on lui doit notamment l'introduction des termes de toxine, toxémie et septicémie dans le vocabulaire médical.
Il fut un auteur prolifique dans tous les domaines de la médecine et publia plus de vingt traités. Il se distingua aussi dans le domaine littéraire avec un long poème intitulé : Dieu, l'Âme et la Nature (1853). Dans sa vie privée, Piorry était grand amateur de musique et de danse et il pratiquait l'escrime.
Piogey Gérard
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Gérard Piogey
| Naissance |
Pouilly-en-Auxois |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans)
Rue Catherine-de-La-Rochefoucauld (9e arrondissement de Paris) |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Médecin
|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de la Légion d'honneur () |
|---|
Gérard Piogey, né le à Pouilly-en-Auxois où il est mort le à Paris 9e, est un médecin et collectionneur français.
Biographie
Fils de Françoise Tainturier et de Zacharie Piogey, modeste épicier[], c’est avec grande difficulté que sa famille a pu subvenir aux frais d’études de Piogey venu à Paris sans un sou en poche, avant que sa profession ne lui permette rapidement de gagner de l’argent[.
Président honoraire de l’association centrale des praticiens de France, médecin en chef de l’asile de la Providence, le docteur Piogey a soigné plusieurs générations de poètes et d’écrivains[. Il a notamment été l’ami et le médecin de Baudelaire], de Théodore de Banville[], de Charles Asselineau, de Champfleury, de Carjat].
Collectionneur émérite, il avait réuni, dans l’hôtel Auber, rue Saint-Georges, où il avait habité pendant quelque vingt ans avant d’aller s’installer, deux ans avant sa mort, rue de La Rochefoucauld, un choix fort éclectique d’œuvres d’art et de curiosités, avec une prédilection marquée seulement pour le XVIIIe siècle], essentiellement les commodes, les cartes de visite, et particulièrement les portraits de femmes et les éventails qui ont longtemps été exposés au musée des arts décoratifs de Paris[].
Son comportement exemplaire, lors de la troisième pandémie de choléra, lui avait valu une médaille d’honneur en 1850[]. Les services qu’il a rendus pendant le siège de Paris comme major de la garde nationale lui ont valu d’être promu officier de la Légion d’honneur]. L’Académie de médecine lui a décerné un prix Montyon pour ses études sur l’acarien de la gale. Il a succombé aux suites d’une affection de la gorge.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur (1863)
Publications
- Réflexions pratiques sur la gale de l’homme (Extrait du « Procès-verbal de la Société médicale du 2e arrondissement de Paris », séance du 10 février 1853), Paris, F. Malteste, , 6 p., in-8º (OCLC 457821171).
- Anus artificiel, injections de bouillons dans l’intestin non parcouru par les matières stomacales : observation et réflexions, Paris, Moquet, , 16 p., in-8º (OCLC 457821136).
- Considérations sur la scarlatine, l’anasarque scarlatineuse, et leur traitement (Thèse de médecine, Paris, 1851), Paris, Rignoux, , 43 p., in-4º (OCLC 995237822).
Pillot Jean-Jacques
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Jean-Jacques Pillot
| Naissance |
Vaux-Lavalette |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
Melun |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Écrivain, communard, journaliste, médecin
|
| Idéologie |
Blanquisme
|
|---|---|
| Membre de |
Association internationale des travailleurs
Conseil de la Commune |
| Lieu de détention |
Centre de détention de Melun (jusqu'en )
|
Jean-Jacques Pillot, né le à Vaux-Lavalette (Charente) et mort à la prison centrale de Melun (devenu depuis le centre de détention de Melun) le , est un médecin, journaliste, écrivain et homme politique socialiste français. Figure du communisme néo-babouviste des années 1840], athée], il est une personnalité de la Commune de Paris.
Biographie
Le militant communiste néo-babouviste
Se destinant à la vie religieuse, il étudie au séminaire, avant d'enseigner à Marennes]. Il renonce à son état de prêtre en 1837 et devient médecin. À partir de 1839, il fait de la propagande pour les idées de Babeuf. Arrêté à la suite de l'insurrection de la Société des saisons (12-), il est enfermé à Sainte-Pélagie. Il devient directeur de la Tribune du Peuple, organise avec Théodore Dézamy et Corneille Homberg, le premier banquet communiste à Belleville le [] et est condamné à six mois de prison, en 1841, pour affiliation à une secte communiste. Il est condamné à la déportation après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, condamnation à laquelle il se soustrait en s'exilant au Brésil. Revenu en France, il se lance dans les affaires (pâtes dentifrice et dentiers).
La Commune de Paris
Pendant le siège de Paris par les Allemands (- ), il se fait remarquer comme orateur au Club de l'École de médecine ; il est membre de l'Association internationale des travailleurs et favorable au Blanquisme. Aux élections complémentaires du , il est élu au Conseil de la Commune par le 1erarrondissement. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Il est arrêté par les Versaillais en , est accusé d'avoir participé à l'incendie du Palais des Tuileries. En , il est condamné aux travaux forcés à perpétuité par le Conseil de guerre, mais sa peine est commuée en réclusion perpétuelle.
Avec Jules Gay et Théodore Dézamy, il est cité par Karl Marx parmi les « communistes matérialistes »].
Œuvre
- Le Code religieux, ou le Culte chrétien, Paris, Valant, 1837, 64 p.
- La Tribune du peuple, recueil philosophique et historique, Paris, la Tribune du peuple, 1839, 224 p.
- Histoire des égaux ou moyens d'établir l'égalité absolue parmi les hommes, Paris, aux bureaux de la Tribune du peuple, 1840, 61 p.
- Ni châteaux, ni chaumières, ou état de la question sociale en 1840, Paris, imprimerie Bajat, 1840, 60 p.
- La Communauté n'est plus une utopie ! Conséquence du procès des communistes, Paris, l'auteur, 1841, 32 p.
Pihan-Dufeuillay François Nicolas
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François Nicolas Pihan-Dufeuillay
| Directeur École de médecine de Nantes |
|
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 77 ans)
Vertou |
| Formation |
Faculté de médecine de Paris
|
| Activité |
Médecin
|
| Membre de |
Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique
|
|---|---|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier d'académie |
François Nicolas Pihan-Dufeuillay est un médecin français né le à Nantes et mort le à Vertou.
Biographie
François Nicolas Pihan-Dufeuillay est le fils de Maurice Marin Pihan du Feuillay, commis au greffe du Présidial de Nantes, et d'Anne Élisabeth Mouton.
Officier de santé à Nantes, il est chirurgien de marine, navigant sur le brick nantais la Constance en 1821
En 1823, il part poursuivre durant une année ses études de médecine à Paris. En 1824, il obtient son doctorat en médecine avec pour thèse Dissertation sur la fièvre jaune observée dans les Antilles, présentée et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le et qui sera imprimée chez Didot le jeune à Paris.
De 1825 à 1826, il est chirurgien sur le brick l'Alcyon, armé par la famille Haentjens, pour une traversée vers l'Afrique, le golfe de Guinée et l'île de Saint Thomas Danoise (dans les Caraïbes).
Il est le président la Commission du Musée d'histoire naturelle de Nantes et vice-président du Comité central d'hygiène de la Loire-Inférieure.
Titulaire de la chaire de chimie médicale à l'École de médecine de Nantes, il dirige l'école de 1867 à 1876.
- Étude sur la constitution médicale de 1864, à Nantes, et sur les épidémies qui ont régné dans son arrondissement (1865)
- Étude sur la constitution médicale de 1863, à Nantes, et sur les épidémies qui ont régné dans son arrondissement (1864)
- Étude sur la constitution médicale de 1862, à Nantes et sur les épidémies qui ont régné dans son arrondissement (1863)
- Remarques sur l'épidémie de variole qui a régné dans l'arrondissement de Nantes (1862)
- Dissertation sur la fièvre jaune observée dans les Antilles (1824)
Piéchaud Timothée
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Timothée Piéchaud
| Nom de naissance | Antoine Ludovic Nicéphore Timothée Piéchaud |
|---|---|
| Naissance | Abzac |
| Décès | (à 55 ans) Bordeaux |
| Nationalité | |
| Père | Louis-Guillaume Piéchaud |
| Formation | Lycée Saint-Joseph de Tivoli Faculté de médecine de Bordeaux |
|---|---|
| Profession | Professeur Médecin chirurgien |
| Distinctions | Officier d'académie |
Timothée Piéchaud, né le à Abzac (Gironde) et mort le à Bordeaux, est un médecin, chirurgien et professeur français.
Il occupa de 1893 à 1905 la première chaire de clinique de chirurgie infantile de France.
Biographie
Timothée Piéchaud est né en 1850 dans la maison familiale dite « Bothereau », dans le centre d'Abzac]. Son père, Louis-Guillaume Piéchaud, alors maire de la petite ville, est un médecin de campagne estimé]. Sa mère, Marie-Camille Lahens, est la fille d'un officier de santé et de la cadette d'une famille aristocratique bordelaise, Élisabeth de Combelle. Timothée est le dernier d'une fratrie de cinq enfants.
En 1855, sa famille s'installe à Bordeaux. Il fait ses études chez les Jésuites au Lycée Saint-Joseph-de-Tivoli.
Après son baccalauréat ès lettres en 1867, il entre à l'École de médecine de Bordeaux comme externe des hôpitaux à l'hôpital Saint-André, dans le service du professeur Mabit. De 1869 à 1870, il est interne des hôpitaux à l'hôpital des Enfants, dans le service des professeurs Labat et du docteur Montalier, puis, en 1871, à l'hôpital Saint-André dans le service du professeur Denucé. En 1872, il est premier interne des hôpitaux dans le service de clinique obstétricale du professeur Labat. L'année suivante, il est nommé externe des hôpitaux de Paris, d'abord à la Charité dans le service du Docteur Bernutz, puis, en 1874, à Necker dans le service du professeur Chauffard. En 1875, il est interne des hôpitaux de Paris, en 1876 à l'Hôtel-Dieu, dans le service du Docteur Cusco, en 1877 dans le service du professeur Richet, en 1878 à Necker dans le service de clinique du professeur Broca, puis en 1879 à Lariboisière, dans le service du Docteur Labbé].
Docteur en médecine en 1880, il reçoit une médaille de bronze pour sa thèse, intitulée De la ponction et de l’incision dans les maladies articulaires. Il est reçu premier à l'agrégation de chirurgie en 1883.
Mariage et descendance
Il se marie à Bordeaux le avec Marie Cardez, fille du comte romain Ferdinand Cardez, maire de Rions et important négociant en vins à la tête des châteaux Jourdan, Carsin, Deylet et Villandraut, et d'Eugénie Gizard. Ils ont huit enfants : Marie-Louise, Élisabeth, Martial, Pierre, Louis, Ferdinand, Paule et Camille.
Carrière médicale
Il fonde l'Hôpital des Enfants de Bordeaux en 1886 et y occupe la première chaire de clinique de chirurgie infantile de France[] de 1893 jusqu'à 1905, date de sa mort. À Cambo-les-Bains, au Pays basque où il passe ses vacances, il est le médecin personnel du jeune roi d'Espagne Alphonse XIII.
Il meurt brutalement à Bordeaux le . Ses obsèques, le samedi , furent extrêmement suivies. Le deuil était conduit par la famille, suivie de diverses congrégations religieuses, du recteur de l'Université de Bordeaux Thamin, des docteurs Pitres, doyen de la Faculté de médecine, Bertrand, directeur de l'École de santé navale, Lanusse, administrateur de l'Hôpital des Enfants, Arnozan, président de la Société de médecine et de chirurgie, Lande, président de l'Association des médecins de la Gironde, Bourbon, directeur de l'Institution nationale des sourdes-muettes ; Aurélien de Sèze, avocat à la cour d'appel, président de l'Association des anciens élèves de Tivoli, prononça un discours. On peut évaluer à plusieurs milliers le nombre des personnes qui formaient le cortège]. Après une messe de requiem à la Primatiale Saint-André, le corps fut inhumé dans le caveau de la famille, au cimetière de la Chartreuse.
Il fut membre de la Société clinique de Paris, de la Société anatomique de Paris, de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, membre correspondant national de la Société de chirurgie de Paris, membre titulaire de la Société de médecine et de chirurgie de Bordeaux, de la Société anatomique de Bordeaux et membre secrétaire de la Société de gynécologie, d'obstétrique et de pédiatrie de Bordeaux[].
Publications
- 1880 : De la ponction et de l’incision dans les maladies articulaires, Paris.
- 1881 : Que faut-il entendre par l’expression de choc traumatique, Paris.
- 1883 : Traitement du cancer du rectum, Paris.
- 1888 : Maladies chirurgicales de l’enfance, leçons cliniques, Bordeaux, Féret et fils.
- 1891 : Statistiques des opérations pratiquées à la Clinique chirurgicale des enfants de 1887 à 1890, Bordeaux.
- 1900 : Précis de chirurgie infantile, Paris, coll. Testut.
Peyrot Jean
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Jean Peyrot
| Sénateur de la Troisième République Dordogne |
|
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Périgueux |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans)
9e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Homme politique, chirurgien
|
| Distinction |
Commandeur de la Légion d'honneur
|
|---|
Jean Peyrot est un homme politique et un médecin français né le à Périgueux[] et décédé le dans le 9e arrondissement de Paris].
Interne des hôpitaux de Paris en 1869, il participe à la guerre de 1870 dans les ambulances. Docteur en médecine en 1876, il devient prosecteur à l'école de Médecine en 1877 et chirurgien en 1878 et enfin professeur agrégé en 1880. Il est élu à l'académie de chirurgie en 1880 et à l'académie de Médecine en 1898. Il est chez de service dans plusieurs hôpitaux parisiens, Bicètre en 1886, Tenon en 1887 et Lariboisière en 1888.
Après un premier échec en 1901, il est élu sénateur de la Dordogne en 1903, battant Samuel Pozzi, son confrère médecin. Il reste en poste jusqu'à sa mort en 1917. Il siège au groupe de la Gauche démocratique.
Musée d'art et d'archéologie du Périgord
- Par Geneviève Granger (1877 - 1967) : Portrait du docteur Jean Peyrot].
Sources
- « Jean Peyrot », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
Peter Michel
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Michel Peter
| Naissance |
Ancien 12e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
8e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière Notre-Dame de Versailles
|
| Nom de naissance |
Charles Félix Michel Peter
|
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Médecin
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Académie royale de médecine de Belgique |
|---|---|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur
|
Charles-Félix-Michel Peter (Paris, - Paris, ]), était un médecin français.
Biographie
Né de parents pauvres, il est d'abord simple typographe].
Ancien chef de clinique du docteur Armand Trousseau à l'Hôtel-Dieu en 1863, il est élu à l'Académie nationale de médecine en 1878. Son épouse, Céline Belin était la nièce de Adrien Loir et également une cousine de la femme de Louis Pasteur avec lequel il était donc apparenté par double alliance. Michel Peter attaqua les théories et les expériences de Pasteur notamment sur le vaccin anti-rabique. D'après Vallery-Radot sa longue controverse avec Pasteur eut le mérite de faire admettre qu'il ne suffisait pas toujours qu'un germe infectieux pénètre dans une personne pour qu'une maladie infectieuse se déclare[].
Son fils René Peter (1872-1947) fut un ami d'enfance de Marcel Proust.
Le professeur Peter est enterré au cimetière Notre-Dame de Versailles.
Hommage
La rue Michel-Peter dans le 13e arrondissement de Paris porte son nom en hommage depuis 1899.
- Commandeur de la Légion d'honneur.
Perron Nicolas
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Nicolas Perron
| Naissance |
Langres |
|---|---|
| Décès |
(à 77 ans)
Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, traducteur
|
| Membre de |
Société asiatique
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| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier de l'ordre du Nichan Iftikhar |
Nicolas Perron est un médecin français, directeur du collège arabe-français à Alger, traducteur de l'arabe en français, né à Langres le et mort à Paris le .
Biographie
Nicolas Perron est un médecin originaire de Langres. Il a soutenu sa thèse de médecine à la faculté de médecine de Paris le .
Il appartenait probablement au cercle buchézien, groupe politique prônant les idées de Philippe Buchez qui défend un socialisme chrétien. Il prononce un cours sur l'Égypte auprès des ouvriers du XIIe arrondissement à Paris entre février et avril 1832, publiée peu avant son départ pour Le Caire la même année. Dans ces leçons il exprime tentatives d’émancipation « populaire » en Égypte ancienne et leurs « diverses répressions ».
En 1825, Méhémet Ali ayant décidé la création d'un hôpital puis d'une école de médecine confiée à Clot bey, Ce dernier s'est rendu à Paris en 1833 pour recruter des professeurs. Visitant l'Imprimerie royale, on lui a nommé Nicolas Perron qui venait de faire la traduction d'un ouvrage arabe. Clot bey s'est alors rendu chez lui et lui a dit : « Monsieur, quand on sait l'arabe comme vous, votre place est en Égypte et non en France ». Nicolas Perron a accepté les propositions faites par Clot bey pour enseigner en Égypte.
Nicolas Perron, militant idéaliste, est recruté en tant que professeur de chimie et de physique à l’École de médecine d’Abouzabel qui est ensuite transférée à Qasr El Eyni, au Caire en 1836 où il est médecin dans l'hôpital. Cette école a ouvert ses portes en 1825 pour former des médecins civils et surtout des officiers de santé pour l’armée égyptienne. Il prendra la direction administrative de l’École en 1839, succédant au médecin Antoine Barthélémy Clot bey. Il est lié avec les saint-simoniens pendant leur séjour en Égypte. Xavier Marmier le présente en 1847 comme un des « missionnaires de la civilisation » : « chimiste distingué, travailleur infatigable » qui « se repose de l’enseignement qu’il est chargé de faire à l’École de médecine, en compulsant les manuscrits arabes, en recueillant de précieuses notions sur l’ancienne poésie et l’ancienne géographie arabes ». Peu avant Victor Schœlcher l'avait présenté comme un « orientaliste pratique » auquel on doit « l’introduction du langage et des nomenclatures chimiques et physiques dans l’idiome du pays, et ce n’était pas une petite difficulté que celle de traduire les termes techniques par des équivalents arabe… »].
Il rencontre en Égypte Fulgence Fresnel qui y était arrivé en 1831. Celui-ci ayant placé toute sa fortune dans une banque d'Alexandrie qui a fait faillite en 1835, il s'est trouvé sans ressource. Nicolas Perron, avec l'appui de Jules Mohl et ses ami en France, Fresnel a été nommé au consulat de Djeddah.
Nicolas Perron a traduit plusieurs ouvrages arabes en français. Le cheikh Mohammed el-Tounsi (« le Tunisien ») (1809-1857) a visité le Darfour et le Ouadây entre 1805 et 1813. Il séjourne huit ans dans le Darfour protégé par le sultan Mohammed IV al-Hussein (1839–1873) qui lui a permis de visiter cette région fermée aux Européens. Revenu au Caire où il est employé comme « Réviseur » en chef de l’école de médecine d’Abou-Zabel dont le médecin Nicolas Perron est le directeur. Ce dernier lui demande de faire le récit de ses voyages. Nicolas Perron a assuré la traduction de son Voyage au Darfour en 1845, et son Voyage au Ouadây (actuel Tchad) en 1851. Il a été le maître d'arabe de Nicolas Perron. Abbas Ier Hilmi, wali d'Égypte en 1848, s'oppose à la politique de modernisation de son grand-père et fait fermer les écoles. Il revient alors à Paris. Mohamed Saïd Pacha, francophone, devient wali d'Égypte à la mort d'Abbas. De nouvelles épidémies ayant apparu dans le Proche-Orient, le gouvernement français l'a nommé médecin sanitaire de France à Alexandrie pour surveiller leurs apparitions[.
Il est membre de la Société asiatique de Paris et devient membre de son conseil en 1851, de la Société asiatique de Leipzig, membre correspondant de l'Institut égyptien.
Il termine sa carrière comme directeur du collège arabe-français d'Alger à sa fondation en 1857]. Il est inspecteur des études arabes-françaises en Algérie, membre de la Commission scientifique de l'Algérie. Deux à trois ans avant sa mort, ses forces ayant décliné, il a pris sa retraite à Fontenay-aux-Roses[].
Il meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Montparnasse
]
Perron Charles-François-Alexandre
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Charles-François-Alexandre Perron
| Nom de naissance | Charles-François-Alexandre Perron |
|---|---|
| Naissance | Broye-les-Pesmes, France |
| Décès | (à 68 ans) Besançon, France |
| Nationalité | Française |
| Résidence | Besançon |
| Domaines | Médecine Littérature |
|---|
Charles François Alexandre Perron, médecin franc-comtois d'origine, est né le à Broye-les-Pesmes, en Haute-Saône, et mort à Besançon le . Il est également l'auteur de publications à caractère scientifique et historique.
Biographie
Origines familiales et formation
Charles Perron est issu d'une famille paternelle établie depuis le XVIIe siècle à Broye-les-Pesmes, en Franche-Comté[] et d'une famille maternelle également installée dans la même région[].
Fils d'Anne Françoise Gras et de Nicolas Perron, percepteur et maire à Broye-les-Pesmes, Charles Perron, né en 1824, commence, en 1841, ses études classiques au petit séminaire de Marnay pour les terminer au collège royal (lycée Victor Hugo) de Besançon. Il étudie ensuite la médecine à Metz où se trouvait l'une des trois écoles de médecine militaire et entre en 1848 à l’École d'application du Val-de-Grâce à Paris.
Études interrompues
À cette époque, une épidémie de choléra avait débuté. Des étudiants furent réquisitionnés pour soigner les malades, et Charles Perron fut envoyé au poste de secours de la mairie du VIIe arrondissement. Or, le avait lieu sur les boulevards une grande manifestation politique, dernière « journée révolutionnaire » de la Deuxième République en France.
Retenu par son service médical, Perron est dans l'incapacité de prendre part aux troubles. Cependant, peu de temps après, un mandat d'arrêt est lancé contre lui, et il est arrêté avec de nombreux autres camarades au Val-de-Grâce. À chacun des interrogatoires qu'il doit subir pendant trois mois de détention à Sainte-Pélagie d'abord, et à la Force ensuite où il avait été transféré, il ne varie jamais de version : « Je n'ai pas quitté mon poste de la mairie du VIIe arrondissement, chacun peut en témoigner. » Malgré son innocence, il est exclu de l'école, et envoyé à la caserne de Lunéville, au troisième lancier, comme cavalier de deuxième classe car sa qualité de chirurgien l'avait amené à souscrire pour un engagement de sept ans dans l'armée française].
Docteur en médecine
À sa sortie du régiment, Charles Perron reprend ses études interrompues durant trois ans. Il se rend à Montpellier, faisant la route à pied avec seulement 35 francs, et c'est en 1853 qu'il en revient, muni de son diplôme de docteur en médecine pour s'installer aux Chaprais à Besançon où il exerce la médecine jusqu'à sa mort en 1892[]. Sur le plan privé, il épouse en 1854 Marie Joséphine Brocard, fille d'un avocat de Besançon avec laquelle il a sept enfants]. Concomitamment, à ses travaux littéraires et à sa pratique professionnelle, Charles Perron participe à la vie politique de sa ville en siégeant au conseil municipal de Besançon durant plusieurs mandats, de 1871 à 1884[].
Opinion au sujet du médecin
« Esprit fin et pénétrant, [a écrit de lui le docteur Bourdin], d'une grande rectitude de jugement, d'un dévouement sans limites à sa province, à son pays natal, à ses malades, le Dr Perron représente le type du parfait Comtois et du médecin de devoir. Son bagage littéraire et scientifique est important et nous ne pouvons oublier qu'il a consacré la plus grande part de son activité et de son intelligence à la glorification de notre pays. C'était un noble cœur, un grand travailleur, un homme intègre, un vaillant et un modeste] ».
Publications
Médecine
- Du cuivre et de l'absorption des molécules cuivreuses chez les horlogers, communication à la Société de médecine de Besançon, .
- De l'honnêteté professionnelle, Millot frères, (lire en ligne [archive]).
- La fièvre typhoïde aux Chaprais, Imprimerie et lithographie de Paul Jaquin, (lire en ligne [archive]).
- Du médecin : comment son domaine professionnel s'agrandit de jour en jour, Imprimerie et lithographie de Paul Jaquin, (lire en ligne [archive]).
Percy Pierre-François
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Montagney
| Décès |
18 février 1825
|
|---|
(à 70 ans)
Paris
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
|---|---|
| Nationalité |
Français
|
| Activités |
Médecin, homme politique
|
| Membre de |
Académie des sciences
Académie nationale de médecine Académie royale des sciences de Prusse |
|---|
| Distinctions |
Commandeur de la Légion d'honneur
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile Ordre de l'Aigle rouge |
|---|
Sommaire
- 1 Biographie
- 1.1 Famille et formation
- 1.2 Carrière de chirurgien militaire
- 1.3 Période consulaire (1799 - 1804)
- 1.4 Période de l'Empire (1804-1814)
- 1.5 Fin de carrière (1815-1825)
- 2 Contributions à la chirurgie
- 3 Hommages
- 4 Distinctions
- 5 Publications
- 6 Armoiries
- 7 Notes et références
- 8 Voir aussi
- 8.1 Bibliographie
- 8.2 Articles connexes
- 8.3 Liens externes
Biographie
Famille et formation
Pierre-François Percy est le sixième enfant d'une fratrie de dix, fils de Claude Percy, chirurgien militaire, ayant servi dans le régiment d'infanterie Tallard et d'Anne Guillemin. Le père espère qu'aucun de ses fils n'épousera sa carrière et il oriente Pierre-François Percy vers le génie militaire, discipline qu'il abandonne en raison de son piètre goût des mathématiques. En 1775, il est reçu docteur à Besançon et il se rend à Paris où il fait la connaissance du chirurgien Antoine Louis, secrétaire de l'Académie royale de chirurgie. Il entre dans la gendarmerie l'année suivante et il est affecté à Lunéville comme aide-major de la compagnie écossaise. En août 1782, il est à Béthune puis à Strasbourg en qualité de chirurgien-major dans le régiment de cavalerie de Berry. En 1785, Percy remporte le premier prix du concours de l'Académie royale de chirurgie qui porte sur l'amélioration des bistouris. Il remporte de nombreux titres dont un sur l'allaitement des nouveau-nés. Il obtient en 1789 un brevet de chirurgien en chef puis est affecté à l'armée du Rhin. En 1794, il publie un ouvrage sur la cautérisation.
Carrière de chirurgien militaire
Percy est par ailleurs nommé professeur à l'École de médecine de Paris au moment de son installation en 1796. Quoiqu'il fasse preuve d'une grande facilité d'élocution, il n'a jamais rempli ses nouvelles fonctions, et se refuse sous différents prétextes, à toute espèce d'enseignement. Il abandonne finalement la place, qu'il n'a jamais occupée de fait, en faveur d'un de ses collègues.
Il sera un des trois premiers officiers en chef de l’hôpital d'instruction militaire du Val de Grâce ainsi que le chirurgien-chef des armées de la Moselle, de Sambre-et-Meuse et de celle du Rhin commandée par Jean-Victor Moreau. C'est dans le service de cette armée qu'il organise les corps ambulants de chirurgiens militaires pour recueillir et soigner les blessés sous le feu de l'ennemi. Ce fut aussi pendant ses fonctions de premier chirurgien de cette armée, qu'il fit renouveler entre les généraux Kray et Moreau, la convention établie en 1754 qui visait à protéger les hôpitaux des armées durant les conflits. Il a l’idée d’un corps de santé indépendant, neutre et inviolable, corps créé par Henri Dunant en 1863 avec La Croix-Rouge. En fait, le général Kray a refusé cette convention.
Période consulaire (1799 - 1804)
À partir de 1798-1799, malgré son opposition, le Consulat réduisit le nombre d' hôpitaux, les effectifs du personnel sanitaire, les soldes et tous les avantages que la Révolution avait apportés aux officiers de santé.
Il est nommé inspecteur général du service de santé des armées en l’an XII et se retrouve au camp de Boulogne comme chirurgien-chef de la Grande Armée constituée initialement pour envahir l’Angleterre. Le 1er juin 1802, il épouse Rosalie-Claudine Wolff.
Période de l'Empire (1804-1814)
En 1804, Percy est de la première promotion de la Légion d'honneur tout comme deux autres chirurgiens renommés1 : René-Nicolas Desgenettes et Dominique Larrey, son ami mais concurrent en notoriété. Percy fera presque toutes les campagnes de l'Empire. Sa force athlétique peu commune lui permettra de surmonter les excès de fatigue de la guerre et le poids d’un service écrasant. Chirurgien-en-chef de l'armée d'Allemagne, il sera à Austerlitz (2-12-1805), à Iéna (14-10-1806), à Eylau (8-2-1807), à Friedland (14-6-1807) puis en Espagne (campagne de 1808-1809).
Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1807, Commandeur de la Légion d'honneur après Eylau , puis baron de l’Empire après Wagram, en 1809.
Une ophtalmie grave, apparue en 1809, l'éloigne de l'armée ; il devient alors professeur à la Faculté de Médecine de Paris. Sa santé s'étant amélioré, il participe à la campagne de France. Le 1er avril 1814, il prend en charge 12 000 blessés russes et prussiens en réquisitionnant les abattoirs de Paris et en les transformant en hôpital. Il reçoit pour cela les plus hautes distinctions honorifiques de la Bavière, de la Prusse et de la Russie (Ordres de Sainte-Anne de Russie, de l'Aigle rouge de Prusse, du Mérite de Bavière).
Au cours des Cent-Jours, il est élu membre de la chambre des représentants par le grand collège de Haute-Saône, avec 70 voix sur 131 votants.
Au second retour des Bourbons, Percy sera mis à la retraite notamment à cause de ses prises de position en faveur des revendications des blessés de guerre, et pour s'être rallié à Napoléon durant les Cent-Jours.
Fin de carrière (1815-1825)
À sa création en 1820, Percy est nommé membre honoraire de l’Académie de médecine, section chirurgie.
Il est également l'auteur d'un remarquable Journal des campagnes : des bords du Rhin à l'Espagne, d'Austerlitz à Friedland, en passant par léna et la Pologne, il nous dépeint les conditions d'existence, souvent précaires, des soldats de la Grande Armée. Considéré comme l'un des meilleurs textes de l'époque napoléonienne, par sa rigueur, son honnêteté et la qualité des détails qu'il contient, ce témoignage bouleversant rend sensibles et proches les souffrances des blessés et des malades, le rôle néfaste de l'administration de la guerre, la misère des habitants des pays dévastés, l'indicible horreur du champ de bataille au soir des combats.
À sa mort, est inhumé dans la 18e division du cimetière du Père-Lachaise2 où son monument porte la mention : « Il fut le père des chirurgiens militaires ».
Contributions à la chirurgie
Percy fut le premier à réussir la résection de la tête de l'humérus ; il inventa le tire-balles, le fil de suture métallique et le carquois chirurgical. Cette trousse portée en bandoulière par le chirurgien et pouvant contenir un garrot et onze instruments permettait de se déplacer à cheval afin d’opérer en urgence sur les champs de bataille et éviter la gangrène.
Il fut également le premier à rejeter le principe de l'amputation systématique, qui avait cours jusque-là, dès lors qu'un membre était sérieusement atteint.
En 1799, il chercha, comme Larrey, à procurer de prompts secours aux blessés par la création d'un corps de "chirurgie mobile", en équipant des charrettes avec table d'opération et rideaux, et en leur affectant une troupe régulière de "soldats infirmiers". Pour cela, Il proposa la transformation en véhicules sanitaires des trains d'artillerie bavarois attelés. Cette "ambulance", tirée par six chevaux, était capable de transporter rapidement les membres du corps mobile de chirurgie installés à califourchon, directement sur le champ de bataille, au plus près de la ligne de feu avec du matériel de secours et de soins aux blessés.
Le principe de "bataillons d'ambulances" sera admis par la hiérarchie militaire. Larrey et Percy, pour mieux servir ces ambulances, obtiennent en 1813 la création d'un corps spécialisé "d'infirmiers de l'avant". Militaires chargés de la relève des blessés, ils utilisaient un brancard démontable dont les deux barres étaient constituées avec leurs lances. Ils étaient de plus équipés de moyens de soins à l'intérieur de leur shako.
On notera que le principe des soins d'urgence aux accidentés avant évacuation a été pérénisé par les SAMU français contrairement à ceux d'autres pays.
Parmi les écrits qui lui valurent les honneurs académiques, il faut mentionner le manuel du chirurgien d'armée et la pyrotechnie chirurgicale (ou l'art d'appliquer le feu en chirurgie).
Hommages
Son nom a été donné à l’Hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart. À Montagney, son village natal, existe une rue du Baron-Percy ainsi qu'une croix érigée en sa reconnaissance par sa famille.
Distinctions
- Président de l'Académie des sciences en 1821
- Membre de l'Académie royale de médecine et de l'Académie de chirurgie
- Membre de nombreuses sociétés savantes nationales et étrangères
- Deux fois président de la Faculté de médecine de Paris en vingt ans
Le nom de Pierre-François Percy figure sur la dixième colonne de l'Arc de triomphe de l'Étoile, avec ceux de Larrey, Desgenettes et d'un enfant (Viala), ce sont les seuls non militaires parmi les 660 héros de l'Empire. En 1811, il s'adressait ainsi à de jeunes chirurgiens :
« Allez où la Patrie et l'Humanité vous appellent soyez y toujours prêts à servir l'une et l'autre et s'il le faut, imitez ceux de vos généreux compagnons qui au même poste sont morts martyrs de ce dévouement intrépide et magnanime qui est le véritable acte de foi des hommes de notre État. »
— Pierre-François Percy, 1811
Publications
- Pyrotechnie chirurgicale pratique ou l'Art d'appliquer le feu en chirurgie, Chez Méquignon l'aîne, père, Libraire de la Faculté de Médecine, 1811 Texte intégral [archive].
Armoiries
| Figure | Blasonnement |
| Armes de Pierre-François Percy, Baron de l'Empire :
Écartelé : au I, d'or à la lampe antique de sable allumée de gueules ; au II, du quartier des Barons Officiers de Santé attachés aux Armées ; au III, d'azur au miroir d'argent en pal accolé d'un serpent tortillant d'or, se mirant dans la glace ; au IV, d'or à la main de carnation ailée d'azur tenant un scalpel de sable et entourée d'une couronne de chêne de sinople.3,4,5,6 |
Notes et références
- Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, 2006, 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 629-630
- Armorial de l'Empire français par M. Alcide Georgel - 1869. Médecins et chirurgiens. Un texte téléchargé depuis le site de la Bibliothèque Nationale de France. [archive]
- Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques, 1870 (lire en ligne [archive])
- Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments [archive]
- Pierre-François Percy [archive] dans le site Medarus [archive].
- Pierre-François Percy [archive] notice bio-bibliographique dans le site de la Biu Santé [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans la Banque d'images et de portraits de la Biu Santé [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans le site de l'Assemblée nationale [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans le site data.bnf.fr [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans le site du Comité des travaux historiques et scientifiques [archive].
-
Notices d'autorité
- En fait, Desgenettes n'était pas chirurgien mais médecin.
Voir aussi
Bibliographie
- Ristelhueber, Nécrologie de Pierre-François Percy, Paris, s.n., 1825, Texte intégral [archive].
- Pierre Flourens, Éloge historique de Pierre-François Percy, lu le 18 novembre 1833, dans Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, Gauthier-Villars, Paris, 1835, tome 13, p. XXXIII-LVI (lire en ligne) [archive]
- P., « Percy journaliste », Le progrès médical [supplément illustré], 1928, No 12, p. 89-91, Texte intégral [archive].
- Dr Bonnette, « Le baron Parcy intime », La Presse médicale, [Volume d'annexes], 1912, No 2, p. 9-11, Texte intégral [archive].
- « Pierre-François Percy », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- L'introduction d'Emile Longin dans Journal des campagnes du baron Percy, chirurgien en chef de la Grande Armée de Pierre François Percy, Plon-Nourrit, Paris, 1904.
- Antoine, Henri-Michel - Magnin, Pierre - Maurat, Jean-Pierre, « Cinq médecins et chirurgiens comtois durant la Révolution, l’Empire et la Restauration », Histoire des sciences médicales , 2007, 41 (2), p. 155-160., Texte intégral [archive].
- Bouchet, Alain, « Percy à la bataille d'Eylau », Histoire des sciences médicales , 1990, 24 (1), p. 39-48 , Texte intégral [archive].
- Chauvin, Frédéric - Schiele, Philippe - Chauvin, Edouard - Fischer Cossu-Ferra, Véronique - Fischer, Louis-Paul, « Les Docteurs Moreau de Bar-le-Duc, Victor Moreau (1746-1799), Pierre-Félix Moreau (1778-1846). Les premières résections ostéo-articulaires », Histoire des sciences médicales , 2002, 36 (4), p. 473-483, Texte intégral [archive].
- Lefebvre, P., « Médecins et chirurgiens militaires à l'Académie des sciences » Histoire des sciences médicales , 1986, 20 (4), p. 435-444, Texte intégral [archive].
- H. Ducoulombier, "le baron Pierre Francois PERCY" Editions Teissèdre 2004
Articles connexes
- Bataille d'Eylau
- Bataille de Wagram
- Hôpital d'instruction des armées Percy
Liens externes
-
:
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Payot Michel
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Michel Payot (1869-1908)
| Naissance |
Chamonix |
|---|---|
| Décès |
(à 39 ans)
Chamonix |
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Médecin
|
Michel Payot (Chamonix, - Chamonix, ) est un médecin de Chamonix, promoteur du ski alpin.
Il est un des premiers à utiliser des skis dans la vallée pour visiter des patients isolés[].
Pionnier de la randonnée à ski
Michel Payot découvre, à la fin XIXe siècle, un nouveau moyen de déplacement hivernal venant de Norvège : les skis. Il prend des cours avec deux moniteurs norvégiens. Devenu président de la section du CAF de Chamonix, il inaugure, avec ses amis guides, des itinéraires à ski comme la traversée Chamonix - Col du Géant - Courmayeur en 14 heures et la Haute Route Chamonix –Zermatt[].
Sports d'hiver
Il organise et participe à des compétitions de ski, de luge et de bobsleigh. On peut le considérer comme l'initiateur des sports d’hiver dans la vallée de Chamonix.
Décès
Alors qu'il venait d’organiser la seconde compétition internationale de ski de Chamonix, le docteur Payot décède le , des suites d’une pneumonie contractée après une visite à ski chez une malade au Tour].
Malherbe Albert
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Albert Malherbe
| Directeur École de médecine de Nantes |
|
|---|---|
| à partir de | |
| Adjoint au maire Nantes |
|
| à partir de |
| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 69 ans)
Nantes |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, chirurgien, professeur d'université
|
| Père |
Jean-Baptiste-Léonce Malherbe (d)
|
| Enfant |
Suzanne Malherbe
|
| Membre de |
Académie nationale de chirurgie
Académie nationale de médecine Société anatomique de Paris |
|---|---|
| Maître |
Félix Guyon
|
|
|
Albert Malherbe est un médecin et chirurgien français né le à Nantes et mort le à Nantes.
Biographie
Albert Hippolyte Malherbe est le fils du Dr Jean-Baptiste-Léonce Malherbe, médecin en chef des Hôpitaux civils de Nantes, président de la Société académique de Nantes, et d'Armande Joséphine Rogier.
Interne des hôpitaux de Paris et élève du professeur Félix Guyon, il obtient le prix Duval pour sa thèse De la Fièvre dans les maladies des voies urinaires, recherches sur ses rapports avec les affections du rein, publiée en 1872.
Chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Nantes (1875) puis chirurgien en chef des Hôpitaux de Nantes (1901), il est professeur et directeur de l'École de médecine de Nantes à partir de 1895.
Conseiller municipal de Nantes, il est adjoint au maire en 1881 et 1892.
Le , il est élu membre correspondant national de l'Académie nationale de médecine pour la division de pathologie chirurgicale.
Publications
- De la Fièvre dans les maladies des voies urinaires, recherches sur ses rapports avec les affections du rein, 1872
- Recherches sur l'épithéliome calcifié des glandes sébacées : contribution à l'étude des tumeurs ossiformes de la peau. Paris : Octave Doin, 1882
- Recherches sur le Sarcome. Paris : Masson, 1904
Pavy Octave
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Octave Pavy
| Naissance |
La Nouvelle-Orléans (Louisiane, États-Unis) |
|---|---|
| Décès |
(à 39 ans)
Cape Sabine (Territoires du Nord-Ouest, Canada) |
| Nationalités |
américaine
française |
| Formation |
Université de France
|
| Activités |
Explorateur, médecin, naturaliste
|
| Conflit |
Guerre franco-allemande de 1870
|
|---|
Octave Pavy est un médecin et explorateur arctique français. Né le à La Nouvelle-Orléans, il est décédé le près du cap Sabine (île d'Ellesmere).
Biographie
Né aux États-Unis, il rejoint la France avec sa famille en 1861 où il intègre le lycée Henri IV à Paris puis la faculté de médecine, où il est l'élève du docteur Alfred Velpeau.
Passionné par la conquête des pôles, il présente, dès 1868, les données du problème aux lecteurs de la Revue des Deux Mondes et dresse le bilan des diverses tentatives[.
Il participe à la guerre de 1870 en organisant un corps franc depuis la ville de Quimper.
Ami de Gustave Lambert, il décide après sa mort et en son hommage, de se lancer dans les expéditions polaires. Il organise ainsi en 1872, depuis San Francisco, une expédition polaire qu'il finance lui-même mais qui finalement ne partira jamais. Ses plans seront repris par Gordon Bennett en 1878. Ce sera l'expédition Jeannette[].
En 1880, Pavy s'engage dans une expédition militaire américaine commandée par Henry W. Howgate sur le Gulnare, qui, mal adapté aux conditions polaires, ne parvient pas à dépasser la baie de Disko]. Débarqué sur sa demande, il étudie le pays et ses habitants et, en , à Godhavn, embarque sur le Proteus du capitaine Greely qui a pour mission d'établir une station météorologique dans le cadre de l'Année polaire internationale.
Chirurgien et naturaliste de l'expédition Greely, il est très vite en désaccord avec le chef de l'expédition, critiquant sa discipline trop stricte et inhumaine[]. En , il voyage au nord de la Terre de Grant avec deux compagnons et atteint le cap Joseph-Henry. Il tente alors de rejoindre le pôle Nord mais doit renoncer, comme précédemment Clements Markham, devant les obstacles et revient le à la base nommée fort Conger[]. Cette aventure fera de lui le français le plus septentrional du monde pendant de nombreuses années[]. L'été venu, le bateau qui devait relever l'expédition n'arrivant pas en raison de banquises trop abondantes, les hommes doivent passer un second hiver sur place. Au printemps suivant, Octave Pavy se propose pour mener un raid vers le sud afin de préparer l'évacuation de la base, mais le commandant Greely y fait obstacle. Les tensions entre les deux hommes sont à leur comble et Octave Pavy donne sa démission de l'armée, tout en assurant sa fonction de médecin à titre gracieux.
En , le Proteus fait définitivement naufrage dans le détroit de Smith. L'équipage est recueilli par un baleinier mais les vingt-six hommes de Fort Conger sont abandonnés à leur sort. En la mission est évacuée sur ordre de Greely, malgré les mises en garde du docteur Pavy qui pense plus prudent de rester à l'abri sur la base de Fort Conger un troisième hiver. À la suite d'une dérive périlleuse sur les plaques de banquise, les 25 hommes de l'expédition atteignent l'île Pim (cap Sabine) où, sans vivres, ils installent un camp de fortune. La faim torture les hommes et, à partir de , les décès se succèdent. Devant ce désastre, Octave Pavy prend les devants pour sauver les hommes. Il va alors dépecer avec son scalpel les cadavres pour nourrir les survivants, n'épargnant que la face, les mains et les pieds]. C'est ainsi grâce à lui que six hommes seront recueillis et sauvés par le Thetis.
Les raisons du décès du docteur Pavy, le , quelques jours avant le sauvetage () de l'expédition, restent obscures. La thèse la plus plausible est celle de l'empoisonnement. Le commandant Greely, en partie responsable du désastre et sur lequel pèsent de graves soupçons, sera accueilli à son retour aux États-Unis en héros. Aucune enquête ne sera menée sur les circonstances de la mort du docteur Pavy, ni sur la disparition des quatre volumes de son journal de bord.
Pautrier Lucien-Marie
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Lucien-Marie Pautrier
| Naissance | Aubagne |
|---|---|
| Décès | Strasbourg |
| Nationalité | Française |
| Profession | Médecin et dermatologue |
|---|---|
| Employeur | Université de Lausanne |
| Distinctions | Grand officier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie nationale de médecine et Académie royale de médecine de Belgique |
Lucien-Marie Pautrier, né le à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et mort à à Strasbourg, est un médecin et dermatologue français, fondateur de l'école de dermatologie de Strasbourg.
Biographie
Lucien Marie Pautrier est le fil de Denis Émile Joachim Pautrier et de Antoinette Béatrix Françoise Marthe Mouriés].
Il commence ses études médicales à Marseille avant de rapidement rejoindre Paris. Très tôt, il s'intéresse à la dermatologie et soutient sa thèse en 1903 intitulée Les tuberculoses cutanées atypiques. Il devient l'assistant d'Émile Leredde (1866-1926) puis le collaborateur de Louis Brocq à l'Hôpital Saint-Louis.
Il est incorporé, en 1898 au sein du 12e régiment d'artillerie et participe à la campagne d'Algérie. Il est libéré après la campagne. Il est affecté à la réserve en 1900].
Pendant la Première Guerre mondiale, à la mobilisation générale du , il est affecté à l'hôpital de Châlons-en-Champagne, puis en 1915 à celui de Bourges où il crée le centre de lutte antivénérienne.
Après la Grande Guerre, en 1919, il est appelé à Strasbourg par Georges Weiss. Il fonde la « Ligue antivénérienne d'Alsace et de Lorraine » et fait construire un nouveau bâtiment inauguré en 1930 : le « dermato-palace ».
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il suit les Hospices civils de Strasbourg évacués à la cité sanitaire de Clairvivre. Au retour des Hospices en Alsace, il reste à Clairvivre au sein de l'hôpital des réfugiés de la Dordogne où il continue de diriger le service de dermatologie[.
De 1942 à 1945, il occupe la chaire de dermatologie de l'Université de Lausanne. De retour à Strasbourg, il fonde un laboratoire de chirurgie expérimentale : le « Laboratoire Poincaré ».
Il est élu membre correspondant non-résidant de l'Académie nationale de médecine ()[] et nommé Grand Officier de la Légion d'honneur () Il est le membre fondateur de la « Société des amis de la musique » et du Festival de musique de Strasbourg en 1932.
Le , à Paris, il épouse en premières noces, la femme peintre symboliste Jeanne Jacquemin, née Boyer, et en secondes noces Marie Villedieu].
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Paulin-Méry
César Auguste Paulin Méry, dit Paulin-Méry, né le à Villiers-sur-Tholon et mort le à Paris, est un médecin, journaliste et homme politique français.
D'abord d'orientation radical socialiste, il adhère au boulangisme puis au nationalisme proche de Henri Rochefort et des blanquistes du Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR).
Biographie
Études et formation
Élevé durant son enfance dans une famille d’artisans aisés[1] composée de sa mère et de son père César Méry qui exerce comme tonnelier, il fait sa scolarité dans le collège de Auxerre] puis entame des études en école de médecine à Joigny qu’il finit à Paris. Une fois reçu docteur en 1885, il se spécialise dans l’utilisation des rayons X et dans la science radiologique. Ayant ouvert un cabinet médical dans un appartement au 13 rue de Turbigo et un dispensaire gratuit pour les pauvres au 176 boulevard de la Gard, il commence à collaborer dans diverses feuilles politiques comme La France Révisionniste et fonde deux journaux : Paris Libre puis Le Réveil du XIIe arrondissement[].
Cherchant une organisation politique dans laquelle évoluer, il se rapproche du Parti radical-socialiste et rentre à la commission exécutive la Ligue pour la défense de la République (anti-boulangiste) en 1887[. Ayant côtoyé certaines blanquistes, il les suit dans leur évolution et rejoint finalement le mouvement boulangiste en 1888. Cette même année, il adhère à la Ligue des patriotes et fonde une section de l'organisation dans le XIIIe arrondissement dont il devient le président.
Fin de carrière et décès
À partir de 1902, Paulin Méry n'est plus réélu. Il échoue en effet trois fois d'affilée face à son concurrent Ferdinand Buisson : en 1902, avec 7.747 voix contre 8.468 pour son adversaire à la suite d'une rude campagne, en 1906, avec 7.764 voix contre 8.887 malgré le soutien de l'Action libérale populaire (ALP) et de la Ligue patriotique des Françaises, et en 1910, avec 7.378 voix contre 8.204. Sa carrière politique se termine avec une dernière tentative en 1912 quand il fait campagne pour Charles Lalou mais échoue].
Malgré tout, il conserve toujours sa popularité chez les habitants qui peuvent profiter de l'établissement qu'il a ouvert au 19 rue Guénégaud (6ème arrondissement).
En 1913, alors qu'il traite un de ses malades, il est victime d’une douloureuse brûlure à la main gauche sur son majeur occasionnée par les rayons X malgré des gants en plomb sensés le protéger. Il souhaite malgré tout continuer à prodiguer des soins à ses patients mais la douleur s’intensifiant de jours en jours le contraint à se faire opérer dans sa propre clinique. À la suite de l’opération, il succombe d'une congestion pulmonaire le à l’âge de 53 ans laissant derrière lui sa femme et sa fille de neuf ans. Avant sa mort, il aura fait en sorte qu’une partie de son testament (5 000 francs) aille au fleurissement de la tombe du général Boulanger.
Patel Jean
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Jean Patel
| Président Académie nationale de chirurgie |
|
|---|---|
| Secrétaire général Académie nationale de chirurgie |
|
| - |
| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
Suresnes |
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Chirurgien
|
| Enfants |
Jean-Claude Patel
Alain Patel |
| Membre de | |
|---|---|
| Conflit |
Seconde Guerre mondiale
|
| Distinctions |
Croix de guerre 1939-1945
Officier de la Légion d'honneur |
Jean Patel est un médecin et chirurgien français né le à Nantes et mort le à Suresnes].
Biographie
Jean Edmond Ernest Patel est le fils de Marie Joseph Antoine Gabriel Alphonse Patel, inspecteur de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), et petite-fils du général Jean Constant Edmond Renouard. Gendre du Dr Ernest de Massary, il est le père des chirurgiens Jean-Claude et Alain Patel.
Membre de l'Académie nationale de médecine], il est secrétaire général (1959-1964) puis président (1965) de l'Académie nationale de chirurgie.
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Parinaud Henri
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Henri Parinaud
| Naissance | Bellac |
|---|---|
| Décès | (à 60 ans) 8e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Ophtalmologiste, neurologue et médecin |
|---|---|
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Société française de neurologie |
Henri Parinaud, né le à Bellac (Haute-Vienne) et mort le à Paris, est un ophtalmologue et neurologue français. Il est considéré comme le fondateur de l'ophtalmologie française].
Aperçu biographique
En 1869, Henri Parinaud commençe des études de médecine à Limoges. La guerre franco-prussienne de 1870 interrompit ses études. Il travailla sur le front des combats dans les services ambulanciers de la Croix-Rouge française sous la direction de Léon Clément Le Fort. Après la guerre, il reprend ses études médicales à Paris et devint l'assistant de Noël Guéneau de Mussy, puis de Odilon Lannelongue.
Il présenta sa thèse de doctorat sur "le nerf optique et la méningite chez l'enfant". Jean-Martin Charcot fut très intéressé par ce travail et engagea Parinaud comme collaborateur à l'Hôpital de la Salpêtrière.
Henri Parinaud travailla deux années comme chef de clinique sous la direction de Xavier Galezowski. À sa mort, son ami Joseph Babinski devint le tuteur de ses trois fillettes].
Sous le pseudonyme de Pierre Erick, il publie des pièces musicales.
Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1900[3].
Éponymie
Le syndrome de Parinaud
Le syndrome de Parinaud fut décrit par Henri Parinaud en 1889. Ce syndrome se manifeste par une paralysie verticale du regard parfois associée à une paralysie de la convergence avec immobilité de la pupille et une paralysie du nerf oculomoteur (lésion des tubercules quadrijumeaux ou de la région sous-thalamique, tumeur, encéphalique, pseudo paralysie bulbaire)].
En 1889, Henri Parinaud décrivait trois patients ayant développés une conjonctivite unilatérale associée à des adénopathies adjacentes préauriculaires qui évoluaient et régressaient spontanément en quelques semaines ou quelques mois.
Les principales causes du syndrome de Parinaud peuvent être une tumeur au cerveau au niveau de la glande pinéale, la sclérose en plaques, ou encore à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Ces manifestations cliniques peuvent être associées avec une hydrocéphalie, une hémorragie crânienne ou une malformation artéro-veineuse cérébrale.
Le syndrome oculo-glandulaire
Le syndrome oculo-glandulaire ou conjonctivite de Parinaud peut s’observer dans la maladie des griffes du chat. Ce syndrome est une bartonellose oculaire, c’est-à-dire une infection de l’œil consécutive à la contamination conjonctivale indirecte par la bactérie Bartonella henselae et non à la griffure du chat]. La maladie des griffes du chat a été décrite dans de nombreux pays. Sa prévalence varierait avec la densité des populations de chats, l'exposition humaine aux chats, et à l'importance du degré d'infestation de ces mêmes chats par des puces[].
La première description d’une bartonellose oculaire a été donnée par Henri Parinaud en 1889. Bartonella henselae est l’agent de la bartonellose oculaire de la maladie des griffes du chat et, chez le sujet immunodéprimé, de l’angiomatose bacillaire et de la péliose hépatique.
L'échelle Parinaud
Henri Parinaud élabore une échelle de distance (dite « Échelle Parinaud ») pour l'analyse de la vision. L'acuité visuelle se calcule en dixièmes. L'acuité visuelle de près est déterminée par des tests vus à 33 cm (distance de lecture : test optométrique) conçus par Henri Parinaud].
Œuvres et publications
- Étude sur la névrite optique dans la méningite aiguë de l'enfance, [thèse de médecine de la Faculté de médecine de Paris], impr. A. Parent (Paris), 1877.
- De la polyopie monoculaire dans l'hystérie, J.S. Van Doosselaere (Gand), 1878.
- De la névrite optique dans les affections cérébrales, J.S. Van Doosselaere, 1879.
- « L’héméralopie et les fonctions du pourpre visuel », in: Comptes rendus hebdomadaires des séances et mémoires de la Société de biologie, 1881, vol. 93, p. 286-287.
- « De l'héméralopie dans les affections du foie et de la nature de la cécité nocturne », in: Arch. Gén. Méd, 1881, vol. 1, p. 403-414.
- « Du siège cérébral des images accidentelles ou consécutives », in: Gazette des Hôpitaux, 1882, vol. 55, p. 459.
- La Kératite interstitielle et la syphilis héréditaire, Asselin (Paris), 1883.
- « Paralysie des mouvements associés des yeux », in: Arch Neurol, 1883, vol. 5, no 14, p. 145-72.
- « Troubles oculaires de la sclérose en plaques », in: J Santé, 1884, vol. 3, p. 3-5.
- Dermoépithéliome de l'œil tumeur non décrite, Impr. Davy (Paris), 1884.
- « Paralysie de la convergence », in: Bull Mem Soc Franc Ophthal, 1886, vol. 4, p. 23-33.
- Rapport sur le traitement du strabisme, [Congrès de 1893 de la Société française d'ophtalmologie], G. Steinheil (Paris), 1893, lire en ligne [archive] sur Gallica.
- « La sensibilité de l'œil aux couleurs spectrales : fonctions des éléments rétiniens et du pourpre visuel », in: Ann. d'oculistique, T. XCII, Oct, 1894.
- « Nouveau procédé opération du ptosis », in: Ann Oculist, 1897, vol. 118, p. 13.
- La vision : étude physiologique, Doin (Paris) , 1898, Texte intégral [archive].
- « Conjonctivite infectieuse transmise par les animaux », in: Ann Ocul, 1889, vol. 101, p. 252-253.
- Le strabisme et son traitement, Doin (Paris), 1899.
- Stéréoscopie et projection visuelle, Doin (Paris), 1904.
