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Vendée Militaire et Grand Ouest

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Vendée Militaire et Grand Ouest
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Vendée Militaire et Grand Ouest
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23 juillet 2026

Godard Ernest

Godard Ernest
Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous Ernest Godard Ernest Godard Ernest Godard, photographie d'Alphonse Terpereau. Biographie Naissance 6 janvier 1826 Cognac Décès 21 septembre 1862 (à 36 ans) Jaffa Sépulture Cimetière de la Chartreuse...
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13 octobre 2026

Roger Georges Henri

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Georges Henri Roger

Georges Henri Roger
Description de cette image, également commentée ci-après
Georges Henri Roger
Naissance
9e arrondissement de Paris (France)
Décès (à 85 ans)
Saint-Leu-la-Forêt (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
 
Domaines Médecin, Pr de pathologie expérimentale et comparée et de physiologie
Institutions Faculté de médecine de Paris
Hôpital des contagieux de la Porte d'Aubervilliers
Hôpital de la Charité
Diplôme Faculté de médecine de Paris
Formation Faculté de médecine de Paris
Renommé pour la rédaction d'un « Nouveau Traité de médecine » en 24 volumes
Distinctions Ruban de Commandeur Commandeur de la Légion d'honneur
Membre de l'Académie nationale de médecine.

Georges Eugène Henri Roger (né à Paris le ] et mort à Saint-Leu-la-Forêt) est un médecin français connu pour la rédaction, avec Pierre Joseph Teissier et Fernand Widal, d'un important Nouveau traité de médecine].

Biographie

Ses parents, Jean Alfred Roger et Françoise Louise Papavoine, sont des artistes dramatiques connus sous le nom de Mr et Mme Roger-Solié. Il est un descendant du compositeur et artiste lyrique Jean-Pierre Solié.

Il fait ses études de médecine à la faculté de médecine de Paris, où il passe sa thèse en 1887 et l'agrégation en 1892]. De 1895 à 1903, il est médecin de hôpitaux à l'hôpital des contagieux de la Porte d'Aubervilliers. En 1890, il est président de l'Association des médecins de France. En 1903, il est médecin à l’hôpital de la Charité.

En 1904, il devient professeur de pathologie expérimentale et comparée et de physiologie et en 1905 professeur à l'Institut de médecine coloniale. En 1917, il est élu doyen de la faculté de médecine de Paris ; il le restera jusqu'en 1930.

Il est promu commandeur de la Légion d'honneur le [].

En 1930, il participe à la fondation de l'Union rationaliste].

Il est inhumé au cimetière Montmartre, 9e division (chapelle Roger-Solié)

Contributions

En 1887 et 1889, dans le domaine de l'immunologie, il démontre avec Albert Charrin (1856-1907), que des lapins inoculés avec des cultures bactériennes de Pseudomonas aeruginosa chauffées et filtrées, sont protégés contre les infections ultérieures[].

Dans le domaine de la pathologie expérimentale, il effectue des recherches dans les domaines des maladies du foie et de la cholestase. Ses écrits sont nombreux dans tous les domaines de la médecine. Ses conférences de 1897-1898 à l'université de Paris ont été publiées en anglais sous le titre : Introduction to the Study of Medicine en 1901.

Il a laissé son nom au réflexe de Roger, qui désigne l'hypersalivation induite par l'irritation du bas-œsophage.

13 octobre 2026

Rochard Jules

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Jules Rochard

Jules Rochard
Fonction
Président
Académie nationale de médecine
Biographie
Naissance

Saint-Brieuc
Décès
(à 76 ans)
Versailles
Nationalité
française
Activités
Médecin militaire, professeur, médecin de la Marine, chirurgien, médecin
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine ()
Académie nationale de médecine
Service de santé de la Marine
Distinction
Grand officier de la Légion d'honneur‎

Jules Rochard, né le à Saint-Brieuc en France, mort le à Versailles, est un médecin et chirurgien de la Marine, professeur de médecine, inspecteur général de la Marine, président de l'Académie nationale de médecine.

Biographie

Jules Rochard naît à Saint-Brieuc en Bretagne le ]. Il est le fils de Godard Rochard, capitaine, chevalier de la Légion d'honneur, et de Julie Marie Gac, marchande].

Il s'engage à dix-huit ans dans la Marine, dans le service de santé, et exerce successivement aux Antilles, au Sénégal, à Cayenne en Guyane, dans l'océan Indien et à Terre-Neuve[]. Il est chirurgien de 3e classe en 1837, de 2e classe en 1841 et de 1re classe en 1845]. Il est reçu en 1847 docteur en médecine.

Il commence l'année suivante sa carrière scientifique, en 1848 en tant que chef des travaux anatomiques à l'École nationale de médecine de Brest. Il est reçu au concours de médecin-professeur en 1850. Il devient ensuite premier chirurgien en chef en 1863, puis directeur].

Jules Rochard enseigne l'anatomie, la physiologie, la médecine opératoire, la clinique chirurgicale, la médecine administrative, la médecine légale]. Il devient en directeur du service de santé, puis inspecteur général du service de santé de la Marine en ].

Il part en mission d'inspection à Toulon pour les deux épidémies de choléra de 1884 et 1885. En 1886, les fonctions d'inspecteur général du service de santé sont supprimées, et il doit prendre sa retraite].

Il publie de nombreux ouvrages scientifiques ainsi que des ouvrages de vulgarisation, écrit des rapports aux autorités[]. Il publie des articles dans la Revue d'Hygiène, à l'Union médicale, au Temps et à la Revue des Deux Mondes]. Pendant sa retraite, il écrit plus particulièrement des livres sur l'hygiène et sur l'éducation].

Élu en 1877 à l'Académie nationale de médecine], il en est élu en 1893 le président pour l'année 1894[]. Il est également membre ou correspondant de nombreuses autres sociétés savantes françaises et étrangères[.

Il est élevé au rang de grand officier de la Légion d'honneur le , au titre du ministère de la Marine et des colonies].

Jules Rochard meurt le à Versailles].

Distinctions

  • Grand officier de la Légion d'honneur Grand officier de la Légion d'honneur (1886)

 

13 octobre 2026

Robinet Jean-François

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Jean-François Robinet

Jean-François Robinet
Illustration.
Jean-François Eugène Robinet en 1867.
Fonctions
Maire du 6e arrondissement de Paris
–
(moins d’un an)
Prédécesseur Anne-Charles Hérisson
Successeur Anne-Charles Hérisson
Conseiller de la Commune
–
(2 jours)
Élection
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Vic-sur-Seille (France)
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès 4e arrondissement de Paris
Sépulture Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité Français
Parti politique Ligue d'union républicaine des droits de Paris (1871)
Profession Médecin
Historien
Religion Positivisme
Résidence La Ferté-sous-Jouarre

Jean-François Eugène Robinet[], plus communément appelé docteur Robinet, né le à Vic-sur-Seille et mort le à Paris, est un médecin, historien et homme politique français.

Accoucheur, Jean-François Robinet est un républicain. Il participe à la révolution française de 1848 et à la Commune de Paris de 1871. Il est élu conseiller de la Commune, mais ne conserve son poste que pendant deux jours. Lors de la Semaine sanglante, il sauve plusieurs communards. Après l'instauration de la Troisième République, Robinet se présente aux élections législatives de juillet 1871 pour la Ligue d'union républicaine des droits de Paris, sans succès. Il refusera par la suite de se présenter à d'autres élections, législatives ou municipales.

Médecin d'Auguste Comte, le docteur Robinet intègre l'Église positiviste et la Société positiviste en 1851, fondées par ce dernier. Historien, il travaille et promeut l'œuvre du révolutionnaire français Georges Jacques Danton.

Biographie

Lutte contre la monarchie et le bonapartisme

Après être arrivé à Paris en 1847 pour suivre des études de médecine, Jean-François Eugène Robinet prend part à la révolution française de 1848, qui renverse le roi des Français Louis-Philippe Ier et met en place la Deuxième République. Il y est blessé. Il adhère peu après au positivisme religieux, initié notamment par Auguste Comte, dont il est le médecin, et intègre le la Société positiviste. À sa mort, en 1857, il sera son exécuteur testamentaire. La résidence de Robinet, à La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, devient un « foyer positiviste actif » en 1859, selon les termes de Diane Dosso du Comité des travaux historiques et scientifiques]. Il exerce ensuite le métier d'accoucheur dans le sixième arrondissement de Paris, où il est très populaire, notamment en proposant des séances de médecine gratuites plusieurs fois par semaine].

Républicain, le docteur Robinet s'oppose au Second Empire fondé par Napoléon III en . Il appuie notamment la construction d'un monument en l'honneur d'Alphonse Baudin[], tué sur une barricade alors qu'il s'opposait au coup d'État du ], et, lors des élections législatives de 1869, il soutient la candidature du républicain modéré Jules Ferry], élu dans le sixième arrondissement]. Le , le jour du second tour, il est arrêté pour « outrage à agents »[].

Robinet occupe, durant le siège de Paris, épisode de la guerre franco-allemande de 1870, le poste de maire du sixième arrondissement de Paris] et siège à la commission d'armement[]. Accusé d'avoir soutenu l'insurrection parisienne en cours, il doit cependant démissionner]. Il est élu le , par 3 904 voix sur 9 499 votants, conseiller de la Commune, lors de d'élections municipales mises en place par la Commune de Paris. Il intègre la commission de l'Enseignent, mais, pour des raisons de santé, ne siège que deux jours.

Vie privée

Jean-François Eugène Robinet est marié à Marie Weyer (1827-1881) et est le père de trois enfants : Virgine (1851-1910), Thérèse (1852-1920) et Gabriel (1849-1887)]. Ce dernier, médecin] et publiciste], est à son tour élu conseiller municipal de 1881 à sa mort[] et son petit-fils André maire honoraire du 6e arrondissement de Paris. Le fils de ce dernier, Louis-Gabriel Robinet, né en 1909 et mort en 1975, est avocat et journaliste, et notamment directeur du quotidien Le Figaro[].

12 octobre 2026

Robin Charles Philippe

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Charles Philippe Robin

Charles Philippe Robin
Cliché de Bacard fils.
Fonction
Sénateur de la Troisième République
Biographie
Naissance

Jasseron
Décès
(à 64 ans)
Jasseron
Nationalité
française
Formation
Université de Paris
Activités
Homme politique, physiologiste, médecin, botaniste, professeur, anatomiste, histologiste
Autres informations
A travaillé pour
Université de Paris
Membre de
Académie des sciences
Académie nationale de médecine
Société botanique de France
Académie royale de médecine de Belgique
Directeur de thèse
Hermann Lebert
Abréviation en botanique
C.P.Robin

Charles Philippe Robin, né le à Jasseron où il est mort le , est un médecin, botaniste, physiologiste et homme politique français.

Charles Robin s'est illustré par ses travaux en biologie et en histologie. Auteur prolifique avec plus de 300 articles publiés, il fut le premier à décrire Odium albicans (Candida albicans) et contribua à l'avancée des connaissances en histologie, normale et pathologique, en introduisant notamment l'usage du microscope. Il était considéré comme un « savant micrographe, le père et le propagateur de l'histologie en France[ ».

Biographie

De famille bourgeoise, Charles Philippe Robin est grandement influencé par sa mère, Adélaïde Tardy, dont la famille compte de nombreux médecins : le grand-père d'Adélaïde Tardy est maître en chirurgie à Gex]. Alors qu'il est encore enfant, il perd un œil en jouant avec ses camarades de classe, et doit porter une prothèse de verre tout au long de sa vie. Sa vision monoculaire a probablement joué un rôle dans sa prédilection pour le travail au microscope.

En 1838, il entre à la faculté de médecine de Paris, où il est plus attiré par l'anatomie et la recherche biomédicale que par la médecine clinique. Durant ses études médicales, il se lie d'amitié avec Charles-Édouard Brown-Séquard[], alors externe comme Robin.

« C'est dans le service de Trousseau que Robin connut Brow-Séquard [sic], externe comme lui. Comme ils étaient voisins dans les ruelles aux alentours de l'École de Médecine, ils se rencontraient le matin en route pour l'hôpital. Ils avaient la même ardeur et furent bientôt de grands amis. Il fut convenu que chacun, tour à tour, devait faire à l'autre, en marchant, la conférence préparée la veille. Robin travaillait davantage, c'est Brow-Séquard [sic] qui le dit[]. »

— Victor Genty, Un grand biologiste : Charles Robin

Il obtient son doctorat en médecine le avec une thèse sur l'anatomie de la région de l'aine (Anatomie chirurgicale de la région de l'aine). En 1847, il est reçu à l'agrégation en histoire naturelle avec sa thèse intitulée Les Fermentations. La même année, il devient docteur ès sciences naturelles.

Il est cofondateur en 1848 de la Société de Biologie dont il est vice-président (Rayer est président, Claude Bernard également vice-président, Brown-Sequard et Second secrétaires). Il rédige le premier règlement de la Société dont l’article premier : « La Société de Biologie est instituée pour l’étude de la science des êtres organisés, à l’état normal et à l’état pathologique ». Il y lit le un mémoire dans lequel, au sujet de la constitution d’une étude des milieux, il invente le terme de mésologie[].

Robin est, avec Émile Littré, l’auteur d’un Dictionnaire de Médecine.

Il est nommé membre de l'Académie impériale de médecine en 1858, puis professeur d'histologie en 1862. Une chaire d'histologie avait été créée pour lui à la Faculté de médecine de Paris en 1862. Le , il préside la thèse de médecine De la génération des éléments anatomiques soutenue par Georges Clemenceau]. Soutenu par Louis Pasteur, il est élu membre de l'Académie des sciences (section d'anatomie et zoologie) le .

Pendant la guerre de 1870-1871, il dirige en province les services médicaux de l'armée et fonde avec Émile Littré la Société de sociologie en 1871. En 1873, il fut nommé directeur du laboratoire de zoologie marine de Concarneau en Bretagne. Après sa mort, il est remplacé comme professeur d'histologie à la faculté de médecine par l'anatomiste Mathias-Marie Duval. Il a été le médecin de nombreux écrivains, parmi lesquels Flaubert, Mérimée, Michelet et les frères Goncourt.

De 1876 à 1885, il est sénateur de l'Ain, siégeant à gauche et votant constamment avec les républicains. Il ne se maria jamais, menant une vie basée sur le travail.

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12 octobre 2026

Robin-Morhéry Louis-Adolphe

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Louis-Adolphe Robin-Morhéry

 

 

 

Louis Adolphe Robin-Morhéry
Fonctions
Député des Côtes-d'Armor
-
Préfet du Finistère
-
Hippolyte Tassel
Eugène La Roëllerie
Biographie
Naissance

Loudéac
Décès
(à 59 ans)
6e arrondissement de Paris
Nationalité
française
Activités
Homme politique, chansonnier, médecin, fonctionnaire
Famille
Famille Robin de Morhéry
Autres informations
Distinction
Médaille de Juillet

Louis Adolphe Napoléon Robin-Morhéry ou Robin de Morhéry, né à Loudéac le , mort à Paris le . Médecin, chansonnier, humaniste et homme politique français. Son nom de naissance Robin-Morhéry a été rectifié en Robin de Morhéry à titre posthume suivant jugement de la cour d'appel de Rennes du [].

Conspirateur républicain sous Charles X, chef du Mouvement des Écoles pendant les Trois Glorieuses, il fut par la suite commissaire du gouvernement provisoire dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère (1848) puis député des Côtes-du-Nord à la Constituante (1848).

Comme celui de tout le parti républicain, son rôle pendant les Trois Glorieuses, a été fortement occulté après l'élimination de la menace républicaine par les Orléanistes. Le Grand Larousse du XIXe siècle le présente comme « un des hommes qui contribuèrent le plus à la Révolution de 1830 »]. En 1997, l'historienne Jane Gilmore, dans son ouvrage La République clandestine 1818-1848 a réhabilité le rôle de Morhéry et des étudiants républicains dans la préparation, le déclenchement et l'issue du conflit, décrivant Morhéry comme l'« un des hommes phares de la révolution de 1830, [qui] fit preuve d’une véritable envergure politique, avant, pendant et après les événements ».

Biographie

Jeunesse

Né à Loudéac le , Morhéry fut élève au lycée de Pontivy, avec son cousin Ange Guépin. C'est sous l'impulsion du père de celui-ci, le libéral Victor Guépin, que les deux jeunes adolescents sont initiés très tôt à la politique. Ainsi, en 1822, ils entrent dans la Charbonnerie. En 1824, les deux cousins quittent la Bretagne pour étudier la médecine à Paris.

Morhéry fut le disciple de François Broussais, à l'hospice de perfectionnement où il avait ouvert un cours particulier. Morhéry avait adopté les idées de Broussais tant en médecine qu'en politique. Il y était prédisposé par son ascendance. Ses grand-pères, Louis François Anne Robin de Morhéry et Toussaint Brélivet avaient adopté les idées de la Révolution et furent députés, le premier en 1789 et le deuxième en 1804. Son père, Olivier Robin-Morhéry, ancien capitaine pendant les guerres de la Révolution, établit marchand de toile à Loudéac et maire de la ville en 1800 fut victime du blocus continental et de la concurrence que subissait depuis près d'un siècle les toiles dites Bretagnes. Il se trouvait en faillite depuis 1814, réduit à une modeste aisance et dut se résoudre à de lourds sacrifices pour assurer l'instruction de ses enfants.

Le combattant de Juillet

À Paris, les études de Morhéry furent ralenties puis suspendues par son activité clandestine républicaine. Il se lia d'amitié avec d'autres conspirateurs étudiants et fut très vite à la tête de tous les étudiants engagés dans une action révolutionnaire et favorables à l’établissement de la souveraineté du peuple. Morhéry fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t'aidera, et fut désigné par son État-Major, avec Marrast pour prendre la tête des funérailles du député Jacques-Antoine Manuel le . Le convoi, suivi de plus de 100 000 personnes représente la première manifestation publique contre la politique de Charles X. Pendant trois années consécutives, il est nommé commissaire du banquet breton où il prononça des toasts assez énergiques.

Morhéry organisa et commanda l’Association de Janvier ou Conspiration La Fayette, organisation paramilitaire d’étudiants et d’ouvriers centralisée autour du journal La Tribune des départements et dont La Fayette était le commandant en chef honoraire.

Durant les Trois Glorieuses, il prit la tête du Mouvement des Écoles, qui eut un rôle déterminant dans le déclenchement et dans l'issue du conflit. À la tête d'un groupe d'étudiants il repoussa par trois fois une colonne militaire qui s'approchait de l'hôtel de ville. Ayant mis toutes ses espérances en La Fayette, il fit de vives instances auprès du général afin qu'il se décida à proclamer la République lorsque le combat insurrectionnel semblait gagné. En vain, c'est le duc d'Orléans qui fut appelé.

Le , à l'Hôtel-de-Ville, Morhéry fut nommé par La Fayette et Odilon-Barrot, commissaire du gouvernement provisoire en Bretagne pour y organiser des moyens de défense contre une nouvelle chouannerie, mais au lieu de rejoindre son affectation, Morhéry prit la tête, le , de la protestation contre la nomination du duc d’Orléans, comme Lieutenant-général du royaume, puis le , il prit la tête d'une autre protestation à la chambre des Députés contre la « Charte Bérard ». Le , il est décoré de la médaille de Juillet mais refuse de prêter serment à la monarchie. Son comportement provocateur le fit rechercher par la police. Il put quitter in-extremis Paris le . Il gagna Strasbourg, où il obtint – non sans difficultés – l’autorisation de passer son doctorat en médecine. De retour à Paris, en 1831, il manqua une fois de plus de se faire arrêter et ne dut sa liberté qu’à l’énergique résistance de quelques amis.

Il quitte finalement Paris et retourne à Loudéac où il soigne pauvres et ouvriers, avec un désintéressement sans exemple. Ses opinions, dont il ne se cachait pas ne troublaient en rien la popularité qu'il avait acquise. Même ses adversaires le respectaient. Il fut un des chefs de l’opposition à Loudéac, membre du conseil municipal, de la Chambre littéraire, membre du bureau de bienfaisance de la ville, et président du comice agricole du canton. On le considérait comme un véritable « ami du peuple ». Il s’efforça de favoriser les intérêts de la région en obtenant par exemple, un service de diligences entre Saint-Brieuc et Lorient, et un service de bateaux sur le canal de Nantes à Brest. Léon Dubreuil écrit de lui (1961) que son « influence était telle qu'il avait fait de l'arrondissement de Loudéac l'arrondissement le plus avancé des Côtes-du-Nord avec celui de Lannion ».

Le médecin

Précurseur en médecine comme en politique, il s'était enthousiasmé pour La Doctrine physiologique de Broussais, qui ouvrait à la médecine des voies nouvelles. Ainsi, Morhéry avait soutenu sa thèse de médecine sur les passions et leurs influences sur l’organisme à une époque où la médecine était tombée dans le plus profond matérialisme. Morhéry lui-même présentait sa thèse comme une protestation contre ce courant de la médecine organique et de la pharmacologie minérale. Il s’était aussi intéressé au spiritisme d’Allan Kardec, allant jusqu’à envisager – avec une réserve toute scientifique quand même - une médecine particulière liée au spiritisme, sur laquelle il avait fait quelques expériences en accueillant chez lui Désirée Godu, une jeune guérisseuse d’Hennebont. Il s'était aussi fortement intéressé aux traitements des maladies des femmes, la future gynécologie. En butte aux tracasseries cléricales et réactionnaires, et à la suite d'une saisie et de la vente aux enchères d'une partie de ses biens (dont le domaine du Plessis-Boudet, à Loudéac, où il vivait) il s’était installé à Paris vers 1860. Il y inventa un fixateur utéro-vaginal contre les descentes d'organes (prolapsus).

Il avait épousé au Quillio, une parente : Marie-Françoise Ollitrault de Keryvallan (tante de dom Jean-Baptiste Ollitrault de Keryvallan), de qui il eut sept enfants pour qui la particule « Robin de Morhéry » fut rétablie en 1891.

12 octobre 2026

Rivière Émile

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Émile Rivière

Émile Rivière
Émile Rivière, photographié en 1875.
Fonction
Président
Société préhistorique française
Biographie
Naissance

Ancien 5e arrondissement de Paris
Décès
(à 86 ans)
6e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise (depuis le )
Nationalité
française
Activités
Spéléologue, archéologue, naturaliste, médecin, préhistorien ou préhistorienne, paléontologue
Autres informations
Membre de
Association française pour l'avancement des sciences
Société historique d'Auteuil et de Passy
Société des amis des monuments parisiens 
Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Association des journalistes parisiens
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()

Émile Rivière est un préhistorien et médecin français né le à Paris et mort le dans cette même ville. Il est connu pour ses découvertes dans les grottes de Balzi Rossi à Vintimille en Ligurie (Italie) et de la Mouthe en Dordogne (France).

Biographie

Émile-Valère Rivière est le fils d'un médecin originaire de l'Orne[]. Il effectue également des études de médecine.

Il fait un séjour à Cannes en 1868 et s'installe à Menton en pour plusieurs années. De ses séjours dans le Midi de la France, il tire sa vocation pour la préhistoire, effectuant une première visite dans les grottes de Baoussé-Roussé (Balzi Rossi) en avec Stanislas Bonfils, collectionneur et passionné de préhistoire, qui avait ouvert en 1860 un cabinet d'histoire naturelle à Menton].

À partir d' et jusqu'en 1875, il effectue des fouilles dans ces grottes. Le , il découvre dans l'une de ces grottes, appelée la grotte du Cavillon, un squelette humain daté du Paléolithique supérieur, connu sous le nom d'« Homme de Menton ». D'autres découvertes suivront. En puis en juin, il découvre trois squelettes d'adultes dans la grotte no 6, la grotte Bausse da Torre. En 1874, il met au jour deux squelettes d'enfants dans la grotte no 1, désormais désignée par la grotte des Enfants.

En 1877, il effectue avec Léon de Vesly une mission scientifique dans la vallée des Merveilles où ils explorent une grotte dans le vallon d'Albaréa[].

En 1887, il fait paraître son ouvrage De l'antiquité de l'Homme dans les Alpes-Maritimes. L'ébauche de cet ouvrage avait obtenu auparavant, en 1884, le Prix Vaillant de l'Académie des Sciences.

À partir de 1887, ses activités de recherche s'orientent vers la Dordogne. Il est le premier préhistorien à visiter l'abri de Laussel (Marquay, Dordogne) en 1894[]. Il effectue des fouilles dans la grotte des Combarelles, puis dans la grotte de la Mouthe où, après une première visite en , il y débute en des fouilles qui durent huit ans.
Il y découvre dès 1895 des gravures pariétales du Paléolithique[]. Ce sont les troisièmes décorations pariétales découvertes, après celles de la grotte Chabot (Chiron 1878 mais publiées en 1889) et Altamira (Sautuola 1879), et avant Pair-non-Pair (Daleau 1896, soupçonnées dès 1883) et les Combarelles (Capitan & Breuil 1901)[.

En , il émet l'idée avec le médecin et préhistorien Paul Raymond de créer la Société préhistorique de France]. Le , il en est l'un des membres fondateurs et en devient le premier président. Cette société deviendra la Société préhistorique française.

Mort le à Paris, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (59e division)].

Spéléologie

En 1890, Émile Rivière crée le terme spéléologie : il forge le mot « spélælogie », à partir des mots grecs spêlaion (caverne) et logos (science) pour désigner la science des cavernes[].

11 octobre 2026

Ritti Antoine

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Antoine Ritti

Antoine Ritti
Portrait de Antoine Ritti
Buste d'Antoine Ritti sur sa tombe
Biographie
Naissance
Strasbourg
Décès (à 75 ans)
16e arrondissement de Paris
Sépulture Cimetière du Père-Lachaise et Grave of Ritti 
Nationalité Française
Thématique
Profession Aliéniste 
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎

François Antoine Auguste Ritti (Strasbourg,  - Paris 16e ]) était un psychiatre français.

Biographie

Fils de Antoine Ritti, pâtissier, et de Marie Angélique Raess, François Antoine Auguste Ritti naît le au 38 rue des Frères à Strasbourg[.

Antoine Ritti, dont l'oncle était André Raess, l'évêque de Strasbourg, semblait à l'origine destiné à devenir prêtre. Cependant, il a choisi de se lancer dans une carrière médicale. Il a commencé sa formation de psychiatre à l'asile de Fains dans le département de la Meuse. Il est influencé par les idées d'Auguste Comte devenant un positiviste].

En 1869, il publie son premier ouvrage, La Pensée Nouvelle. Après le traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870, il quitte l'Alsace pour Paris, et travaille à l'hôpital Lariboisière pendant la Commune de Paris[].

Il obtient ensuite un poste interne à l'asile de Charenton. En 1878, il est nommé médecin en chef à Charenton, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1909.

Antoine Ritti a étudié sous Jules Bernard Luys et appliqué les découvertes anatomo-fonctionnelles de Luys pour développer une théorie du rôle du thalamus dans la physiopathologie des hallucinations[].

Pendant 38 ans, de 1882 à 1920, Ritti a été secrétaire général de la Société médico-psychologique. Au cours de ces années, il écrivit de nombreux éloges et nécrologies publiés dans les Annales médico-psychologiques.

Le docteur Antoine Ritti meurt le à son domicile 68, boulevard Exelmans dans le 16e arrondissement de Paris] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 27), dans la tombe des familles Bouclier de la Fizelière surmonté d'un buste le représentant, signé Marthe de la Fizelière.

Bibliographie

  • La Pensée nouvelle, (1869)
  • Théorie physiologique de l’hallucination [archive], (1874)]
  • Le positivisme au congrès ouvrier [archive], (1877)]
11 octobre 2026

Rigollot Marcel Jérôme

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Marcel Jérôme Rigollot

Marcel Jérôme Rigollot
Buste de Marcel Jérôme Rigollot par Gédéon de Forceville (1846)
Biographie
Naissance

Doullens
Décès
(à 68 ans)
Amiens
Sépulture
Somme
Nationalité
Drapeau de la France France
Formation
école centrale d'Amiens et médecin militaire
Activités
Anthropologue, médecin, archéologue, historien de l’art
Autres informations
Membre de
Société des antiquaires de Picardie
Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()

Marcel Jérôme Rigollot (Doullens, – Amiens, ), est un médecin et érudit français.

Biographie

Un médecin de la Grande Armée

Marcel-Jérôme Rigollot incarne l’image emblématique du médecin de province, érudit du XIXe siècle. Fils d’un célèbre médecin d’Amiens, il s’engagea dès l’âge de dix-sept ans dans la carrière médicale.

Il fit ses études à l'école centrale d'Amiens. En 1803, il se rendit à Paris pour y suivre les cours de médecine et fut bientôt employé à l’hôpital militaire de cette ville, comme chirurgien sous-aide. En 1806, il fut attaché en la même qualité à la 32e demi-brigade de ligne. Reçu docteur en médecine, en 1809, il revint à Amiens en 1810, pour y exercer son art ; mais en 1813, il fut appelé à la Grande Armée, et y fit, comme médecin ordinaire ou de première classe, le service des hôpitaux de Görlitz, de Waldheim et de Dresde. Après la fatale retraite de Leipzig, il fut employé à Mayence, dans le moment où l'épidémie du typhus était la plus meurtrière à l'hôpital de la Douane où ses ravages étaient les plus grands. Pendant la campagne de France, en 1814, il fut attaché aux hôpitaux de Metz, de Château-Thierry et de Meaux, et ne cessa d'être employé que lorsque le corps d'armée dont il faisait partie se fut replié sur Paris et eut soutenu le siège de la capitale. Pendant son service aux armées, il fut nommé médecin du dépôt de mendicité du département de la Somme et appelé, en 1820, aux fonctions de médecin ordinaire de l'Hôtel-Dieu d’Amiens, et de professeur de matière médicale et de thérapeutique à l'école secondaire de médecine de la ville. Vers cette époque, il reçut le titre de membre correspondant de l'académie royale de médecine de Paris, qu'il ajouta à celui de membre de la société médicale et de l'académie d'Amiens dont il était déjà pourvu.

Un citoyen engagé

Il s’impliqua dans la vie publique et devint membre du conseil municipal d'Amiens en 1830. Il fut également membre de la commission des prisons, du comité d'arrondissement pour l'instruction primaire et de la commission de surveillance près l'école normale primaire. Enfin, il avait été membre du conseil de salubrité depuis sa création.

Rigollot se montra également soucieux de développer les arts et les lettres dans sa ville. Il fut l’un des fondateurs, en 1836, de la société d’archéologie du département de la Somme (future société des antiquaires de Picardie), dont il fut le premier président. Il obtint de Napoléon III la cession du terrain de l’arsenal où fut érigé le musée Napoléon (aujourd'hui musée de Picardie). Il a été également membre de l'académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens.

Un érudit, historien de l'art

L’archéologie a été l’un de ses terrains de prédilection. Il participa, dans le sillage de Boucher de Perthes, aux premiers travaux sur l’industrie lithique du site préhistorique de Saint-Acheul en étudiant des haches de silex trouvées en ce lieu.

La numismatique médiévale constitua pour lui un autre domaine recherche, notamment sur les monnaies « des évêques et des innocents ».

Son œuvre majeure fut cependant son Essai historique sur les arts du dessin en Picardie depuis l’époque romaine jusqu’au XVIe siècle, accompagné d’un atlas de planches exécutées par les frères Duthoit.

En outre, Rigollot entreprit de rédiger le catalogue de l’œuvre de Léonard de Vinci.

Ses travaux, qui font toujours autorité, lui ont permis d'être nommé membre correspondant du comité historique près le ministère de l'Instruction publique, de la société royale des antiquaires de France, de celles de l'Ouest et de la Morinie, des académies de Rouen, d'Arras, d'Abbeville, de Saint-Quentin et de Blois.

Hommage et distinctions

  • En 1849, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
  • Une rue d'Amiens porte son nom.
 
11 octobre 2026

Ricord Philippe

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Philippe Ricord

Philippe Ricord
Fonction
Président
Académie nationale de médecine
-
Ambroise Tardieu
Jean Gaston Marie Blache
Biographie
Naissance

Baltimore
Décès
(à 88 ans)
6e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité
française
Activités
Médecin, chirurgien
Fratrie
Jean Baptiste Ricord (en)
Parentèle
John Ricord (en) (neveu)
Autres informations
A travaillé pour
Hôtel-Dieu de Paris
Hôpital Cochin
Hôpital de la Salpêtrière
École pratique des hautes études
Membre de
Académie nationale de médecine
Académie royale de médecine de Belgique
Mécènes
Napoléon III, Jean-Guillaume Hyde de Neuville, Charles Alexandre Lesueur, Napoléon-Jérôme Bonaparte
Maîtres
Guillaume Dupuytren, Jacques Lisfranc
Distinctions
Prix Montyon ()
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Grand officier de la Légion d'honneur‎ ()
 

Philippe Ricord, né le à Baltimore aux États-Unis et mort le à Paris, est un médecin et chirurgien français.

Biographie

Formation

Fils d’un armateur de la Compagnie française des Indes originaire de Grasse, qui avait fui la Révolution en 1790, Philippe Ricord fit ses premières études aux États-Unis et employa les premières années de sa jeunesse à de nombreux voyages dans l’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que dans l’archipel colombien, pour des recherches d’histoire naturelle]. Un grand nombre d’objets collectés par lui et son frère Alexandre figurent au Musée de Paris]. Ayant commencé ses études en médecine, en 1819, à Philadelphie, il vint en France en 1820, avec le naturaliste français Charles Alexandre Lesueur, à la suite des travaux d’histoire naturelle dont Jean-Guillaume Hyde de Neuville, alors ambassadeur de France en Amérique, l’avait chargé, recommandé par ce ministre, à Georges Cuvier. D’abord attaché comme pharmacien surnuméraire à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, où il travaille comme conservateur des spécimens de Lesueur, puis, à la suite d’un premier concours, externe des hôpitaux civils de Paris en 1821 dans le service de Guillaume Dupuytren, il fut reçu douzième au concours de l’internat en 1822, à l’hôtel-Dieu de Paris du au , toujours dans les services de Dupuytren, mais se brouilla avec lui après avoir publié un article indiquant qu’une procédure que Dupuytren affirmait avoir inventée était déjà en usage aux États-Unis. Il passa ensuite sous Jacques Lisfranc à La Pitié du au [].

Médecine et chirurgie

Après son internat et des succès dans les cours pour les prix de l’École, Ricord prit le grade de docteur, le ]. Après avoir pratiqué en province, il revint en 1828 dans la capitale et, à la suite d’un premier concours, il fut nommé, en 1828, chirurgien du bureau central des hôpitaux civils, et trois ans plus tard, à l’issue d’un second concours, dont il sortit premier, il fut chargé du service de chirurgie à l’hôpital des maladies vénériennes, où il établit un cours de clinique spéciale, qu’il a professé avec succès[]. Également chirurgien en chef à l’hôpital du Midi, il est connu pour avoir décrit les trois stades de la syphilis et acquis une réputation mondiale dans sa spécialité[]. En 1838, il a prouvé que l’auto-expérience de John Hunter était fausse, établissant ainsi définitivement que la syphilis et la gonorrhée ne sont pas la même maladie[]. Il a fait, en outre, de 1854 à 1856, et avec fruit pour les élèves, des cours publics de pathologie spéciale, à l’École pratique]. Ses suggestions sur la guérison de la varicocèle et sur le fonctionnement de l’urétroplastie lui valurent le prix Montyon en 1842].

Ricord est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (54e division)].

11 octobre 2026

Rostan Léon

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Léon Rostan

Léon Rostan
Biographie
Naissance

Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Décès
(à 76 ans)
Paris
Sépulture
Division 26 du cimetière de Montmartre
Nationalité
française
Formation
Faculté de médecine de Paris
Activités
Pathologiste, neurologue, médecin
Parentèle
Léon d'Astros (beau-frère)
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine ()
Académie royale des sciences de Suède
 

Léon Rostan (1790-1866) est un médecin français, professeur à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine ; il fut l'un des prédécesseurs de Charcot et de Vulpian à la Salpêtrière.

Biographie

Il est né à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var) le , où sa famille appartenait à une bourgeoisie aisée. Après des études à Marseille, il fut envoyé à Paris où il fréquenta le lycée Napoléon (aujourd’hui lycée Henri-IV) où il rencontra Auguste-François Chomel avec lequel se noua une amitié indéfectible.

Il s’orienta vers la médecine et fut reçu au concours d’internat en 1809, il entre à la Salpêtrière dans le service de Lallemand qu’il quitte deux ans après pour rejoindre celui de Philippe Pinel : c’est sous la présidence de ce dernier qu’il soutint sa thèse, sur la Nosographie philosophique, en 1812.

Il est nommé « inspecteur du service de santé à l’hospice de la Salpêtrière » et il eut à prendre en charge, entre février et , l’épidémie de typhus qui décimait l’armée : il fut lui-même atteint mais sa forte constitution lui permit de se rétablir.

Médecin des hôpitaux en 1818, il ouvrit un cours de clinique médicale puis un cours d’hygiène, ce qui était révolutionnaire à l’époque. Il fut le premier à reconnaître le ramollissement cérébral comme une lésion vasculaire distincte de l'encéphalite (contredisant les théories de Broussais qui considérait toute affection morbide comme résultant d'une inflammation)].

En , il obtint la chaire de clinique médicale et à la suite du décès de Marc-Antoine Petit, en 1840, il transféra son enseignement à l’Hôtel-Dieu : il eut alors le champ libre pour développer les principes qu’il avait exposés dans son Traité de diagnostic et publia, en 1846, un ouvrage sur « l’organicisme »] : l’hypothèse qu’il combattait était celle des forces vitales (le vitalisme) dont Paul-Joseph Barthez, puis Xavier Bichat et enfin Broussais s’étaient fait les champions. Comme beaucoup de gens de théorie, Rostan se croyait en possession de la vérité : avec Gabriel Andral (1797-1876), qui fut titulaire de la chaire de pathologie générale après Broussais, s’opéra la transformation qui orientera les esprits vers une méthode nouvelle d’examen des faits pathologiques.

En 1837, il achète un terrain à Maisons situé au no 44 rue de la Muette, dans la colonie Laffitte, ou il fait construire une villa par l'architecte Charles Duval.

Au moment de la Révolution française de 1848, Rostan applaudit à la chute de Louis-Philippe Ier et prit fait et cause pour la République : il éprouva le besoin d’y consacrer l’introduction de l’une de ses leçons et en terminant, il exhortait ses jeunes auditeurs à apporter tout leur concours à la jeune République pour « la fonder, la soutenir, la perpétuer »]. Rostan crut à la République, il accepta néanmoins, le Second Empire fin 1851.

Après avoir démissionné de l’Académie de Médecine (dont il était membre depuis quarante ans) pour des raisons de santé, en puis en 1864 de son poste de professeur de clinique chirurgicale, il se retira dans la propriété qu’il avait acquise à Vaucelles-et-Beffecourt dans l’Aisne.

Il est décédé, le en son domicile parisien] et inhumé au cimetière de Montmartre (26e division)[].

Œuvres et publications

  • Cours élémentaire d'hygiène, Béchet jeune, 1822
  • Recherches sur le ramollissement du cerveau, Béchet jeune, 1823
  • Du Magnétisme animal, Impr. de Rignoux, 1825
  • Traité élémentaire de diagnostic, de prognostic, d'indications thérapeutiques, ou Cours de médecine clinique, Béchet jeune, 1826
  • Bases générales et plan d'un cours de médecine clinique, thèse présentée, le , au concours de la chaire de médecine clinique près la Faculté de Paris, Impr. de Rignoux, 1831
  • De l'Organicisme ; précédé de Réflexions sur l'incrédulité en matière de médecine, et suivi de commentaires et d'aphorismes, 1864
11 octobre 2026

Richer Paul

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Paul Richer

Paul Richer
M. le Dr Paul Richer, membre de l'Académie de Médecine, cliché Braun, Clément et Cie.
Biographie
Naissance

Chartres
Décès
(à 84 ans)
Paris
Sépulture
Cimetière du Montparnasse
Nationalité
française
Activités
Médecin, anatomiste, médailleur, photographe, peintre, physiologiste, neurologue, illustrateur, sculpteur, artiste visuel
Autres informations
A travaillé pour
École nationale supérieure des beaux-arts
Membre de
Académie des beaux-arts
Société française de neurologie
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Officier de la Légion d'honneur‎ ()
 

Paul Marie Louis Pierre Richer, né le à Chartres et mort le à Paris, est un neurologue, anatomiste, historien de la médecine, illustrateur, sculpteur et médailleur français.

Biographie

Carrière artistique

Doué pour l'observation et le dessin d'après modèle vivant, Paul Richer a rapidement été distingué comme l'un des meilleurs dessinateurs et illustrateurs d'anatomies humaines de son époque. Il a aussi produit des bas-reliefs (médailles) et sculptures en ronde bosse confirmant son talent d'anatomiste et de physiologiste]. Lauréat de l'Institut de France, il a aussi été titulaire de la chaire d'anatomie artistique de l'École des beaux-arts de Paris en 1903.

Ses études en terre-cuite ou plâtre de paysans d'un style proche de celui de son ami Jules Dalou, dont il a été l'un des exécuteurs testamentaires, sont conservées à Paris au musée d'Orsay, au Petit Palais, à l'école des Beaux-Arts, au musée national de Céramique de Sèvres, au musée de la Piscine de Roubaix et au musée des Beaux-Arts de Chartres.

Il participe aux épreuves artistiques des Jeux olympiques de 1924, à Paris, dans la catégorie sculpture[].

Carrière médicale

Élève de Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière, puis ancien interne des hôpitaux, Paul Richer a été chef de laboratoire à la Faculté de médecine, membre de l'Académie de médecine (1898), récompensé comme lauréat de l'Assistance publique, de la Faculté et de l'Académie de médecine.

Ses compétences et son talent en matière d'anatomie artistique l'ont notamment fait apprécier de Charcot avec lequel il a écrit plusieurs ouvrages, dont un traité sur L’Hystéro-épilepsie (alternance de crises d'épilepsie authentique et de crises d'origine névropathique)]. Plus de cent de ses dessins, réalisés d'après modèle vivant ou d'après photographies dans le service de l'hôpital de la Salpêtrière, témoignent des « crises ». Cet ouvrage montre la difficulté qu'ont eue les cliniciens du XIXe siècle à distinguer l’épilepsie de crises dues à des intoxications ou à des névropathies simulées (l'électroencéphalographie sera inventée par Hans Berger en 1929).

Mort

Paul Richer meurt le à son domicile au 30, rue Guynemer dans le 6e arrondissement de Paris[, et est inhumé dans la même ville au cimetière du Montparnasse (10e division).

Distinctions

  • 1907-1908 : président de la Société française d'histoire de la médecine.
  • 1921 : Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur[].
10 octobre 2026

Richelot Louis-Gustave

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Louis-Gustave Richelot

Louis-Gustave Richelot
Fonction
Président
Académie nationale de médecine
à partir de
Biographie
Naissance

Ancien 1er arrondissement de Paris
Décès
(à 79 ans)
La Bernerie-en-Retz
Nationalité
française
Formation
Lycée Condorcet
Faculté de médecine de Paris
Activités
Gynécologue, compositeur, chirurgien, médecin
Père
Gustave-Antoine Richelot
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine ()
Société anatomique de Paris
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur‎

Louis-Gustave Richelot, né le à Paris et mort le à La Bernerie-en-Retz, est un chirurgien et gynécologue français.

Biographie

Louis-Gustave Richelot est le fils du médecin Gustave-Antoine Richelot (1806-1893).

Ancien élève du lycée Bonaparte de Paris, il étudie la médecine et obtient, en 1873, son doctorat en médecine avec la thèse De la péritonite herniaire et de ses rapports avec l'étranglement. Il devient ensuite chirurgien des hôpitaux.

En 1878, il est nommé professeur agrégé de médecine.

En 1897, Louis-Gustave Richelot est nommé membre de l'Académie de médecine, qu'il préside en 1921.

Ses principaux travaux paraissent dans l’Union médicale, dont il est directeur, et dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Il est l'un des premiers partisans de l'hystérectomie vaginale.

Il est le beau-père d'André Lemierre].

Bibliographie

  • 1873 : De la péritonite herniaire et de ses rapports avec L'étranglement
  • 1875 : Pathogénie, marche, terminaisons du tétanos, éditions J. B. Baillière ;
  • 1878 : Des tumeurs kystiques de la mamelle, éditions J. B. Baillière ;
  • 1886 : De l'hystérectomie vaginale, indications et manuel opératoire, éditions Alcan-Lévy ;
  • 1889 : Endométrite et curage, éditions Le Male et Cie ;
  • 1894 : L'hystérectomie vaginale contre le cancer de l'utérus et les affections non cancéreuses, éditions Doin ;
  • 1902 : Chirurgie de l'utérus du vagin et de la vulve, éditions Doin ;
10 octobre 2026

Reynès Pierre Jules

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Pierre Jules Reynès

Pierre Jules Reynès
Biographie
Naissance

Montpeyroux
Décès
(à 65 ans)
Saint-Pargoire
Nationalité
française
Formation
Faculté de médecine de Montpellier
Activités
Médecin, malacologiste

Pierre Jules Reynès, né le à Montpeyroux (Hérault) et mort le à Saint-Pargoire (Hérault)[], est un médecin et malacologiste français du XIXe siècle.

Biographie

Diplômé docteur en médecine de la Faculté de Montpellier en 1838 en soutenant une thèse intitulée Apprécier les caractères anatomiques de la péricardite], il s'établit à Aniane (Hérault).

Pierre Jules Reynès s'adonne, pour ses loisirs, à la connaissance des mollusques de sa région. Il collabore dans les Annales de la Société malacologique de France avec le Dr Georges Servain, l'un des fondateurs de la Société malacologique de France.

Ses écrits sont peu nombreux mais, par ses collectes, il contribua notablement à la connaissance des Paludinées du département de l'Hérault que le Dr Alcide de Paladilhe put étudier.

Travaux scientifiques

  • Description d'une Hélice nouvelle du département de l'Hérault, in Annales de la Société malacologique de France, 1870, I : 34.
  • L'Escargot, sa réhabilitation, mélanges paléonto-géocosmo-malacologiques, 120 p., 4 pl. n. lith. Montpellier, 1874.

Sources

  • Anonyme, Pierre Jules Reynès, in Revue biographique de la Société malacologique de France, 1886, II : 39-41 + 1 pl.
10 octobre 2026

Reymond Émile

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Émile Reymond

Émile Reymond
Illustration.
Émile Reymond en 1910.
Fonctions
Sénateur de la Loire
–
(9 ans, 1 mois et 25 jours)
Élection
Réélection
Président du Conseil général de la Loire
–
(9 ans)
Prédécesseur Charles Cherpin
Successeur Étienne Brossard
Conseiller général du canton de Boën
–
(20 ans)
Prédécesseur André Gardan
Successeur Jean-Marie Servaud
Biographie
Nom de naissance Élie Henri Émile Reymond
Date de naissance
Lieu de naissance Tarbes (Hautes-Pyrénées)
Date de décès (à 49 ans)
Lieu de décès Toul (Meurthe-et-Moselle)
Nationalité Française
Père Francisque Reymond
Diplômé de Faculté de médecine de Paris
Profession Médecin
Aviateur

Émile Reymond de son vrai nom Élie Henri Émile Reymond, né le à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et mort le à Toul (Meurthe-et-Moselle), est un médecin, homme politique et aviateur français.

Biographie

Fils de Francisque Reymond, ancien député et sénateur, il fait ses études au Lycée Condorcet puis à Henri IV. Il suit des études de médecine, devenant docteur en 1895. Il est chirurgien à Sèvres, puis à Nanterre, où son service est l'un des plus importants de la région parisienne.

Il effectue un vol à bord de l'aérostat L'Espace, avec Georges Bans, le 6 juin 1897.

En 1903, il est conseiller d'arrondissement pour le canton de Boën, dans la Loire, et devient président du conseil d'arrondissement de Montbrison en 1905. En , il succède à son père, décédé, au Sénat. Il est réélu en 1906 et siège au groupe de la Gauche Républicaine. Il s'investit sur les questions de santé ainsi qu'à l'aviation. Il passe son brevet de pilote en 1910. Il est vice-président du groupe aviation au Sénat et devient, en 1912, président du comité national de l'aviation militaire. En 1914, il sert comme aviateur et est grièvement blessé le lors d'un vol d'observation à basse altitude. Il meurt le à l'hôpital de Toul.

Une stèle en hommage à Émile Reymond est inaugurée le à Flirey par Gérard Larcher, président du Sénat.

Mandats et fonctions

Mandat parlementaire

  • -   : Sénateur de la Loire (réélu le )

Mandats locaux

  • 1893 - 1913 : Conseiller général du canton de Boën
  • 1880 - 1889 : Président du Conseil général de la Loire

Décorations

Décorations officielles

  • Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur
  • Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre - (avec deux citations)
9 octobre 2026

Reymond Francisque

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Francisque Reymond

 

*

Francisque Reymond
Illustration.
Fonctions
Sénateur français
–
(17 ans, 4 mois et 27 jours)
Élection
Circonscription Loire
Député français
–
(14 ans, 3 mois et 7 jours)
Élection 12 octobre 1873
Réélection 20 février 1876
14 octobre 1877
21 août 1881
4 octobre 1885
Circonscription Loire
Législature Ire, IIe, IIIe et IVe (Troisième République)
Groupe politique Gauche républicaine
Union républicaine
Prédécesseur Pierre-Frédéric Dorian
Conseiller général de la Loire
–
(30 ans)
Circonscription Canton de Saint-Étienne-Sud-Est
Prédécesseur Jean-Pierre Antoine Forissier
Successeur Joseph Desjoyaux
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montbrison
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès 16e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Profession Ingénieur civil

Francisque Reymond, né le à Montbrison et mort le à Paris, est un ingénieur et homme politique français.

Carrière

Élève de l'École centrale des arts et manufactures (promotion 1852, école dont il sera le directeur entre 1892 et 1895), il entre comme ingénieur civil dans les compagnies de chemin de fer.

Il est élu député de la Loire en 1873 et siège au centre gauche. Lors de la crise du 16 mai 1877, il est l'un des 363 opposants au ministère de Broglie. Il conserve son siège jusqu'en 1888. Il est ensuite sénateur de la Loire de 1888 à sa mort en 1905. Il s'intéresse aux questions de travaux publics. On lui doit notamment un projet de canal navigable de Roanne à Givors par Saint-Étienne, dont le mémoire de 1876, illustré de plans, peut être consulté à la Médiathèque de Roanne.

Son fils, Émile Reymond, est sénateur de la Loire de 1905 à 1914.

Distinctions

  • Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (1895)

Sources

  • « Francisque Reymond », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Francisque Reymond », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Jean-Louis Escudier, "Viticulture et politique en Languedoc, l'action d'Adolphe Turrel ministre de la IIIe République", Les Presses du languedoc, 1995, (ISBN 2-85998-146-2).

Liens externes

  • Ressources relatives à la vie publique :
    • base Léonore
    • Sénat
    • Base Sycomore
  • Notices d'autorité :
    • VIAF
    • ISNI
    • BnF (données)
    • Pologne

     

     

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9 octobre 2026

Retterer Édouard

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Édouard Retterer

Édouard Retterer
Portrait d'Edouard Retterer
Biographie
Naissance

Alsace
Décès
(à 82 ans)
Activités
Médecin, professeur d'université, biologiste, histologiste

Édouard Retterer, né le à Muttersholtz, en Alsace, et mort le à Bertrichamps, en Lorraine, est un médecin et histologue français.

Professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, il fut membre de la Société de biologie.

 

9 octobre 2026

Requin Achille Pierre

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Achille Pierre Requin

Achille Pierre Requin
Biographie
Naissance

Lyon
Décès
(à 51 ans)
Ancien 2e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Requin
Nationalité
française
Activités
Médecin, professeur d'université, pathologiste
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine
 

Achille Pierre Requin est un médecin français né à Lyon le et mort le à Paris.

Biographie

Achille Pierre Requin est le quatrième d’une fratrie de 7 enfants. Ses parents étaient Pierre Requin et Jeanne Borgel. Son père, adjudant général des armées françaises, prit sa retraite en 1810, fut fait Chevalier de l’Empire en 1813 et devint entreposeur principal des tabacs à Lyon. Il perdit cette charge lors du retour des Bourbon, et la situation financière de la famille devint très précaire].

Achille Pierre fait des études classiques au collège Bourbon (actuel lycée Condorcet), puis exerce un enseignement privé[]. C'est le produit de ses leçons, notamment de grammaire latine, qui lui permet de venir en aide à sa famille et de financer ses études de médecine.

Requin est un travailleur acharné. En , il présente sa thèse de médecine, et en décembre de la même année obtient l'agrégation de médecine. Après quatre échecs aux concours, successivement pour la chaire de physiologie (1831), la chaire d'hygiène (1837), la chaire de thérapeutique (1839), la chaire de pathologie interne (1840), il obtient en 1851 la chaire de pathologie médicale en remplacement de Piorry].

Achille Requin est élu membre de l'Académie de médecine pour la section d’anatomie pathologique le . Il meurt en , emporté par la typhoïde].

Œuvre écrite

  • Éléments de pathologie médicale, Paris, 1843-1852.
9 octobre 2026

Labric Jeanne

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Jeanne Labric

Jeanne Labric
Biographie
Naissance

4e arrondissement de Paris
Décès
(à 86 ans)
9e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière parisien de La Chapelle
Nom de naissance
Jeanne Cot
Nationalité
française
Activités
Peintre, brodeuse
Enfants
Pierre Labric
Roger Labric
Autres informations
Distinctions
Ordre des Palmes académiques
Chevalier de la Légion d'honneur‎
signature de Jeanne Labric
Signature.

Jeanne Labric, né le à Paris 4e et morte le à Paris 9e, est une peintre et brodeuse d'art française. Jeanne Labric a inventé la broderie sans envers. Elle a été une des premières à faire de « la peinture à l'aiguille », paysages et portraits. Elle a exposé au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs et au salon des artistes français en 1913 et 1914.

Biographie

Œuvres référencées

  • La Gardeuse de chèvres - Salon des femmes peintres - 1902
  • Effet d'automne (forêt de Fontainebleau) (peinture) Salon des femmes peintres - 1905
  • La Cascade dans les Vaux de Cernay (peinture) Salon des femmes peintres - 1905
  • Flamants roses (broderie) Salon des femmes peintres - 1905
  • Paon faisant la roue (broderie) Salon des femmes peintres - 1906
  • Pavillon d’honneur du cuirassé France - 1913
  • Pavillon d’honneur du cuirassé Paris - 1914
  • Drapeau offert à Mr Wilson par l'Union féminine française - 1918 lire en ligne [archive] sur Gallica
  • L'Aigle (Guynemer) Broderie - 1920
  • Le Tigre (Clemenceau) Broderie - 1920
  • L'Aviateur Joseph Sadi-Lecointe dans un virage à la Coupe Gordon-Bennett de 1920 - 1921
  • Edgard Fasquelle, garde champêtre de la Commune libre du Vieux Montmartre - 1922
9 octobre 2026

Rouillard Jean-Sébastien

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Jean-Sébastien Rouillard

Jean-Sébastien Rouillard
Biographie
Naissance

Paris
Décès
(à 65 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Montparnasse
Nationalité
française
Activité
Peintre
Conjoint
Françoise Julie Aldovrandine Rouillard 
Enfant
Stéphanie Rouillard 
Autres informations
Genre artistique
Portrait
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Vue de la sépulture.

Jean-Sébastien Rouillard (Paris, - Paris, ) est un peintre français.

Biographie

Né Sébastien Jean Rouillard à Paris le , il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Roch].

Rouillard est issu d'une lignée d'éperonniers établie rue Saint-André-des-Arts. Élève de Jacques Louis David, exposant au Salon à partir de 1817, il se spécialise dans le portrait, exécute de nombreuses commandes officielles et travaille notamment pour les galeries du musée de l'Histoire de France au château de Versailles. Il est décoré de la Légion d'honneur. De son mariage avec Françoise-Julie-Aldrovandine Lenoir, peintre de miniatures, décédée en 1832 lors de l'épidémie de choléra à Paris, naquirent deux enfants dont une fille, Stéphanie (1822-1908), peintre amateur de talent, qui épousa en 1842 l'agronome Victor Rendu.

Rouillard meurt à Paris le à l'âge de 65 ans.

La tombe de la famille Rouillard est au cimetière du Montparnasse, à Paris (1re division, 1re section).

Œuvres

  • Portrait de la Femme du Général Pauchez (1819).
  • Jacques-Gérard Milbert (1766-1840), peintre naturaliste.
  • Portrait de Charles François Dumouriez, général en chef de l'armée du Nord (1834).
  • Portrait du général Dominique René Vandamme, comte d'Unsebourg (1835), (château de Versailles, déposé au ministère de la Défense).
  • Portrait d'Emmanuel de Grouchy, maréchal de France (circa 1835).
  • Portrait d'Étienne Jacques Joseph Macdonald, duc de Tarente (1837).
  • Portrait de Madame Auguste Jacobé de Naurois (1838).
  • Portrait de Napoléon sur le champ de bataille.
  • Napoléon Bonaparte, général en chef de l'armée d'Italie, en 1796 (château de Versailles, salle du Sacre).
  • Portrait de Camille Desmoulins.
  • Portrait du peintre Victor Henry Juglar (1847).
  • Alexandre soutenant Lysimaque, Musée Bertrand.
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