Saffray Charles
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Charles Saffray
| Nom de naissance | Charles Clair Saffray |
|---|---|
| Naissance | Ploërmel (France) |
| Décès | (à 56 ans) Paris (France) |
| Profession |
Médecin, botaniste, professeur, explorateur
|
Charles Clair Saffray est un explorateur, naturaliste, botaniste et médecin hygiéniste français né le à Ploërmel et mort le à Paris. Il est surtout connu pour son expédition en Nouvelle-Grenade au XIXe siècle.
Biographie
Charles Saffray est né le à Ploërmel, rue du Bignon, de l'union de Pierre Clair François Saffray et de Marie Raoul des Essarts[]. Il est le frère de l'autrice Raoul de Naverny[].
Il obtient d'abord un doctorat ès lettres à Paris puis part dans les années 1850[ en Nouvelle-Grenade où il part pour des raisons floues. Il part à la recherche de gisements miniers et y exerce la médecine, notamment auprès de Julio Arboleda. Il débarque à Santa Maria, remontre le fleuve Magdalena pour arriver à Medellín où il aurait été professeur de physique et de français[] et séjourne un au sein d'une tribu avant de se rendre jusqu'à Popayán. Du fait de troubles dans le pays, il décide s’embarquer pour le Panama, puis pour l’Europe].
Il publie son récit de voyage dans le pays andin dans Le Tour du Monde entre 1872 et 1873 dans lequel il étudie en botaniste la nature tropicale et en ethnologue les usages traditionnels des populations locales]. Le docteur Saffray est reconnu aussi pour son ouvrage paru en 1878, Les moyens de vivre longtemps, principes d'hygiène].
Il vécut aux États-Unis où il devient professeur de physiologie à New-York et Louisville]. En 1877, il se rend à Philadelphie pour la Société de géographie commerciale.
Grand vulgarisateur, il écrit des ouvrages scientifiques comme La physique des champs (1876), Le médecin du foyer (1879), Leçons de choses (1880) mais aussi de nombreux articles dans les revues, notamment dans le Manuel général de l'instruction primaire : journal hebdomadaire des instituteurs et le Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. Il conçoit également un meuble, un musée scolaire, son « musée des écoles » est commercialisé par Hachette]. Il publie aussi chez Hachette une Histoire de la Terre (1880) et aurait prédit l'avenir du végétarisme.
Il se marie le à Saint-Médard-de-Presque (Lot) avec Marie Molin de Teyssieu.
Il devient officier d'académie, secrétaire de la Société française d'Hygiène, membre de la Société des gens de lettres].
Il meurt 102, avenue des Ternes à Paris le .
Royer-Collard Hippolyte
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Hippolyte Royer-Collard
| Président Académie nationale de médecine |
|
|---|---|
| à partir de | |
| Vice-président Société anatomique de Paris |
|
| à partir de |
| Naissance |
Ancien 11e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 48 ans)
Ancien 1er arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Hippolyte Louis Royer-Collard
|
| Nationalité |
|
| Activités |
Médecin, anatomiste
|
| Père |
Antoine-Athanase Royer-Collard
|
| Fratrie |
Paul Royer-Collard
|
| A travaillé pour |
Faculté de médecine de Paris
Ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts (d) |
|---|---|
| Membre de |
Société des antiquaires de la Morinie
Société anatomique de Paris Comité des travaux historiques et scientifiques Académie nationale de médecine Société phrénologique de Paris |
Hippolyte Louis Royer-Collard, né le ] à Paris et mort le dans la même ville, est un médecin, professeur d'hygiène à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine, associé aux ministères de François Guizot .
Aperçu biographique
Agrégé de médecine, il est difficilement élu] avec l'appui du Doyen Orfila, à la chaire d'hygiène de la faculté de Paris en 1838 à la place du baron Desgenettes, démissionnaire pour raison de santé. Il est élu membre de l'Académie de médecine le avant d'en être le président en 1848. Il est membre fondateur de la Société anatomique de Paris, assurant le secrétariat du au puis la vice-présidence du au . Défenseur de la Révolution de Juillet, il est recruté par Guizot comme chef de la division des Sciences et des affaires médicales (ancienne division des Beaux-Arts) au ministère de l’Instruction publique], dès 1830.
Il est le cofondateur (avec Andral, Blandin, Bouillaud , Cazenave, Dalmas et Raynaud) du Journal hebdomadaire de la médecine et le directeur du Journal de médecine vétérinaire à partir de 1826. Il collabore au Répertoire d'anatomie. Il meurt paraplégique à la suite d'un probable infarctus médullaire datant de plusieurs années.
Il est le fils du médecin Antoine-Athanase Royer-Collard (1768-1825) et le neveu de Pierre-Paul Royer-Collard].
Œuvres et publications
- Essai d'un système général de zoonomie, ou considérations générales sur l'anatomie, la physiologie, la pathologie et la thérapeutique, [Thèse de Médecine (Cand. Hipp. Royer-Collard), Paris, 1828] Paris, , in-4 °.
- Considérations générales sur les lois de l'organisme dans l'état de santé et dans l'état de maladie
- Des Tempéramens considérés dans leurs rapports avec la santé, [Extrait des "Mémoires de l'Académie royale de médecine", T. X], J.-B. Baillière (Paris) , 1842, In-4° , 39 p.
- Organoplastie hygiénique, ou Essai d'hygiène comparée, sur les moyens de modifier artificiellement les formes vivantes par le régime, [Extrait de la Gazette médicale de Paris, et Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1843, série 1, n° 29, p. 212-28, Texte intégral [archive]. ],: impr. de F. Malteste (Paris) , 1842, In-8° , 22 p.
- Discours prononcé par M. Hipp. Royer-Collard, au nom de la Faculté de médecine de Paris, dans la cérémonie qui a eu lieu à Bourg, le , pour l'inauguration de la statue de Bichat [Extrait du "Bulletin de l'Académie royale de médecine", T. VIII], [Texte imprimé], J.-B. Baillière (Paris), 1843, In-8°, 12 p.
- Cours d'hygiène professé à la Faculté de médecine, impr. de Lacrampe (Paris), 1846, 15 p. ; in-8, lire en ligne [archive] sur Gallica.
- Rapport sur un mémoire de M. le Dr Baillarger intitulé : "Recherches statistiques sur l'hérédité de la folie",[Extrait du "Bulletin de l'Académie royale de médecine"], J.-B. Baillière (Paris), 1847, In-8° , 19 p.
- Considérations physiologiques sur la vie et sur l'âme, discours lu dans la séance annuelle de l'Académie nationale de médecine, impr. de Plon frères (Paris), 1848, In-16, 12 p., [Extrait des Mémoires de l'Académie de médecine, 1849 (T 14), p. 251-69, lire en ligne [archive] sur Gallica].
- Physiologie, [Extrait de l'Encyclopédie du XIXe siècle, signé : Hte Royer-Collard.], Vve Bouchard-Huzard (Paris), (s. d.), In-8° , 15 p.
- Essai historique sur Dupuytren suivi des discours prononcés par MM. Orfila, Larrey, Bouillaud, H. Royer-Collard, Teissier, et du Procès-verbal de l'ouverture du corps de Dupuytren et orné de son portrait, « Discours de M. H. Royer-Collard », p. 55-6, Texte intégral [archive].
- De l'Usage et de l'abus des boissons fermentées et distillées, [Thèse soutenue le [?] pour la chaire d'hygiène], A. Guyot.
- « Aliment », in: Dictionnaire de médecine usuelle, Tome I, [A-H] / [sous la dir. du] Docteur Jean-Pierre Beaude, p. 75-9, Texte intégral [archive].
- « Climat », in: Dictionnaire de médecine usuelle, Tome I, [A-H] / [sous la dir. du] Docteur Jean-Pierre Beaude, p. 397-403, Texte intégral [archive].
- « Hygiène », in: Dictionnaire de médecine usuelle, Tome I, [A-H] / [sous la dir. du] Docteur Jean-Pierre Beaude, p. 251-4 , Texte intégral [archive].
- Direction de revues
- Journal hebdomadaire de la médecine
- Journal de médecine vétérinaire, lire en ligne [archive] sur Gallica.
Roux Philibert Joseph
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Philibert Joseph Roux
| Naissance | Auxerre |
|---|---|
| Décès | (à 73 ans) Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Chirurgien et zoologiste |
|---|---|
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur et prix scientifique Montyon (d) |
| Membre de | Académie des sciences, Académie nationale de médecine, Académie Léopoldine et Académie des sciences de Turin |
Philibert-Joseph Roux, né à Auxerre le et mort à Paris le , est un médecin français, chirurgien des hôpitaux, chirurgien en chef de la Charité et de l'Hôtel-Dieu de Paris, membre de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences.
Biographie
Études
Son père Jacques, maître en chirurgie et chirurgien de l’Hôtel-Dieu et de l’École militaire d’Auxerre, le fait entrer à l’École militaire, dirigée par des religieux de l’Ordre de Saint-Benoît, avec la perspective d’en faire un ingénieur des ponts et chaussées].
En raison du caractère insouciant de son jeune fils, le père renonce à ce projet et lui fait suivre son service chirurgical à l’Hôtel-Dieu. Toutefois, Philibert ne semble montrer aucune aptitude aux diverses opérations de petite chirurgie et ne rêve que de quitter la ville d’Auxerre.
En 1796, son père lui conseille de s'enrôler dans l’armée. Philibert devient officier de santé de troisième classe pour l’armée de Sambre-et-Meuse[, en garnison à Andernach, puis à l’hôpital militaire d’Aix-la-Chapelle où il est affecté au service des ambulances. Après le traité de Campo-Formio (), son armée est dissoute et il revient dans sa famille.
Son père le pousse alors à poursuivre ses études de médecine à Paris. L’Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce venait d’être crée, mais Roux échoue au concours d’entrée. Il fréquente alors les cours de l’École de médecine, puis les cours libres d’anatomie organisés par Bichat, dont il devient l’élève et l’ami.
En 1799, il s'inscrit aux cours de pathologie externe d’Alexis Boyer puis de clinique d’Antoine Dubois. Pendant quatre ans, avec Mathieu Buisson (1776-1804), le cousin de Bichat, il participe à la rédaction du premier cours de Bichat sur l’anatomie générale, puis, seul, il collabore à la préparation de son ouvrage d’anatomie descriptive.
En 1801, il est reçu à l’École pratique de dissection[], avec le premier prix. Après de décès de son maître Bichat, le , il prend la suite de son enseignement en ouvrant un amphithéâtre d’anatomie et de médecine opératoire[ dans le cloître Saint-Jean de Beauvais ; plus tard, il transfère ses cours à la rue de la Huchette.
En 1802, il tente sans succès le concours de chirurgien de deuxième classe à l’Hôtel-Dieu, en ayant pour concurrent Guillaume Dupuytren.
Le 30 germinal de l’an XI (), il soutient sa thèse de doctorat[ et publie la même année le tome V du Traité d’anatomie descriptive de Bichat.
Carrière
En 1807, il est nommé chirurgien de seconde classe à l’hôpital Beaujon.
En 1810, il épouse la fille d’un de ses professeurs Alexis Boyer qui le désigne comme chirurgien en second à l’hôpital de la Charité. La collaboration scientifique entre le gendre et le beau-père fut discordante, tant le caractère des deux hommes était différent[].
En 1811, la chaire de Raphaël Sabatier, à la suite de son décès, est mise au concours. Roux s’y présente, mais là encore sans succès : le , Dupuytren est proclamé à l’unanimité professeur de médecine opératoire.
Après la démission de Percy en 1820, il est enfin nommé à la première chaire de pathologie chirurgicale, puis à la deuxième chaire en 1823, et en 1830, à la chaire de clinique chirurgicale de la Pitié (quatrième chaire)].
À la mort d'Alexis Boyer en 1833, il passe à la troisième chaire de clinique chirurgicale de la Charité ; à la mort de Dupuytren en 1835, il le remplace à la première chaire de clinique chirurgicale de l’Hôtel-Dieu[].
Il subit alors l’opposition systématique des anciens internes du maître disparu et des insinuations mensongères mettant en cause son honorabilité professionnelle. Toutefois, peu à peu, ses qualités chirurgicales lui ramènent l’estime et la faveur du plus grand nombre. Pendant vingt ans, il reste à l’Hôtel-Dieu où sa supériorité est reconnue de tous.
Le , alors qu’il se rendait à l’Académie des sciences, dont il venait d’être nommé président, il est atteint d’une congestion cérébrale qui l'emporte le suivant.
Son successeur à sa chaire de clinique chirurgicale est Stanislas Laugier (1799-1872)].
Famille
En 1810, Philibert Roux épouse Adélaïde Boyer, fille d'Alexis Boyer (1757-1833). De ce mariage nait une fille Claire Roux qui épouse Antoine Constant Danyau (1803-1871), professeur agrégé d'accouchement, membre de l'Académie de médecine.
Rosapelly Charles-Gabriel-Joseph
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Charles-Gabriel-Joseph Rosapelly
| Naissance | Appoigny, Yonne, Bourgogne-Franche-Comté, |
|---|---|
| Décès | (à 65 ans) Appoigny, |
| Profession |
médecin, chirurgien
|
| Autres activités |
maire d'Appoigny
|
Charles-Gabriel-Joseph Rosapelly (1747-1813), est un chirurgien militaire français.
Biographie
Fils de Jacques Rosapelly, chirurgien de l'évêque d'Auxerre Mgr Charles de Caylus, et de Marie-Anne Jouard, issue d'une famille de marchands de vins et d'hommes de loi, Charles-Gabriel-Joseph Rosapelly devient, après concours, chirurgien aide-major à l’Hôtel des Invalides en 1766. Chirurgien-major au régiment du Commissaire Général cavalerie (1772) puis à l'Armée du Nord (1793), il est nommé chirurgien en chef de cette même armée en 1796 et général en chef des armées de la République en 1797. En congé avec appointements en 1798, il est à nouveau chirurgien en chef de l’armée du Nord de 1800 à 1804.
Il fut membre (Chevalier) de la Légion d’honneur (décret impérial du ) et maire de sa commune natale d’Appoigny.
Il est l'oncle de Gabriel-Pélerin Mocquot (1772-1835), chirurgien principal de l'Armée d'Espagne, le beau-père de Louis-Hippolyte Aurrault (1791-1873), chirurgien dans les armées de Napoléon 1er puis médecin à Joigny, et le grand-père de Marie-Charles-Léopold Rosapelly (1843-1919), docteur en médecine à Paris.
Rollet Joseph
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Joseph Rollet
| Naissance |
Lagnieu |
|---|---|
| Décès |
(à 69 ans)
2e arrondissement de Lyon |
| Sépulture |
Cimetière de Beynost
|
| Nom de naissance |
Pierre Joseph Martin Rollet
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, chirurgien
|
| Enfant |
Madeleine Rollet
|
| Parentèle |
Alexandre Lacassagne (gendre)
Félix Rollet (neveu) |
| Membre de |
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (-
|
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Martin Pierre Joseph Rollet, né le à Lagnieu et mort le à Lyon, est un médecin, vénérologue et chirurgien français.
Biographie
Fils d'un maître de poste et neveu d'un religieux janséniste, Joseph Rollet commence des études classiques au petit séminaire de Meximieux et les poursuit au collège royal de Lyon] où il obtient, à dix neuf ans, le prix d’honneur de philosophie].
Il commence ses études médicales à l'École de médecine de Lyon (qui ne deviendra faculté qu’en 1877), mais, au bout d’une année, il part concourir à l'externat des hôpitaux de Paris ; reçu sixième, sur une promotion de cent quatre-vingt concurrents, il peut choisir le service d’Armand Trousseau. Il est nommé interne en 1845 et sera affecté dans les services de chirurgie de l'Hôpital Beaujon, à l’Hôpital de la Pitié chez Jacques Lisfranc, à l'Hôpital Saint-Antoine chez Auguste Bérard et enfin chez Stanislas Laugier à l’Hôtel-Dieu de Paris.
Le , il soutient à la Faculté de médecine de Paris, une thèse de doctorat intitulée « Des hémorragies traumatiques à l’intérieur du crâne » ; la même année, il se présente au concours de chirurgien major de l'Hôtel-Dieu de Lyon, mais y échoue.
Loin de se décourager, il se présente et est reçu au concours de chirurgien-major de l'Hôpital de l'Antiquaille de Lyon, le , un poste qu'il n'occupera que cinq ans plus tard, en 1855 ; entre-temps, il installe un cabinet médical Rue Claudia pour y développer une clientèle et se consacre à l’étude des maladies vénériennes, en effet la dermato-vénérologie était, depuis longtemps, une des spécialités phares de ce grand hôpital lyonnais. Il exerce la fonction de chirurgien-major jusqu'en 1864, date à laquelle le règlement l'oblige à quitter son poste : ces neuf années lui suffisent néanmoins à révolutionner la vénérologie.
À la création de la faculté de Médecine de Lyon, en , Rollet semble le mieux placé pour occuper la chaire de clinique des maladies cutanées et vénériennes, mais c'est Antoine Gailleton, (qui lui succède comme chirurgien-major), qui est nommé et Rollet hérite de la chaire d’hygiène : il s’attache à remplir son rôle avec conscience. Secrétaire puis président du Conseil départemental d’hygiène, il présente de nombreux rapports concernant les Industries et Établissements insalubres et les épidémies de fièvre typhoïde qui touchent Lyon en 1874] et Cluny en 1887].
Rollet doit faire de la clientèle pour gagner sa vie : il pratique la médecine générale mais se spécialise dans les maladies de la peau et les maladies vénériennes ; après son cabinet de la rue Claudia, il s'installe au 41, rue Saint-Pierre, (actuellement rue Paul-Chenavard) où il réside jusqu’en 1892 puis il transfère son cabinet au 10 de la rue des Archers.
C’est là qu'il meurt subitement, le , alors qu'il vient de terminer la rédaction du discours qu'il devait prononcer le lendemain comme président du congrès de Dermato-vénérologie qui s'ouvrait à Lyon ; ses obsèques ont lieu le et l'inhumation a lieu à Beynost, où Rollet possédait une résidence d’été.
Marié en 1855 à la fille d'un notaire de Roanne, Mlle Jullièron, il a avec elle deux enfants : un garçon prénommé Étienne (1862-1937) qui suit les traces de son père et devient professeur de clinique ophtalmologique et membre de l'Académie de Médecine et une fille, qui épousera en secondes noces Alexandre Lacassagne, l'un des pionniers de la Médecine légale.
Nommé correspondant de l’Académie de médecine seulement en 1885, il ne fut élu associé national que début 1894, deux mois avant sa mort ; l’année précédente, il avait été nommé Correspondant de l’Institut. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1864, à l’occasion du voyage de l’Impératrice Eugénie pour l'inauguration de l'Asile auquel l'administration hospitalière avait donné son nom. Il était également Membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon[, président de la Société nationale de Médecine de Lyon et président d'Honneur de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie.
Rollet Étienne
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Étienne Rollet
| Naissance |
1er arrondissement de Lyon |
|---|---|
| Décès |
(à 75 ans)
Saint-Pierre-la-Noaille, France |
| Nom de naissance |
Jean Baptiste Étienne
|
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Médecin
|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur ()
|
|---|
Étienne Rollet, né le à Lyon] et décédé en 1937, est un ophtalmologue, anthropologue et professeur français, connu pour avoir utilisé le premier l'électroaimant géant pour extraire des corps étrangers dans la région orbito-oculaire.
Biographie
Fils de Pierre Joseph Martin Rollet, professeur à la chaire d'hygiène à la création de la faculté de médecine et de pharmacie, et de Jeanne Marie Antoine (née Jullieron), Étienne Rollet devient externe des hôpitaux de Lyon entre 1882 et 1884, puis interne des Hôpitaux entre 1884 et 1888. Il obtient son titre de docteur et en 1896 il devient chirurgien des hôpitaux de Lyon, puis l'année suivante, chef du service de chirurgie et d'ophtalmologie].
En 1905, à la mort du professeur Gayet, il est nommé professeur de clinique ophtalmologique à l'hôpital de la Croix-Rousse, poste qu'il gardera jusqu'à sa retraite en 1932[].
Durant la Première Guerre mondiale, il est médecin colonel à l'hôpital militaire de Lyon, et en 1916, il est élevé au rang d'officier de la Légion d'honneur après avoir été fait chevalier en 1909].
Travaux
En 1898, il publie son Traité d'ophtalmoscopie (Masson, Paris), donnant une nouvelle explication au déplacement parallactique. Il écrit par la suite pour l'Encyclopédie Française d'Ophtalmologie où il met notamment en avant le rôle du nez et des sinus dans les pathologies de l'orbite][.
En 1916, il étudie avec Velter les cataractes traumatiques (Rapport de la Société d'Ophtalmologie de Paris). En 1926, il étudie le réflexe naso-oculaire et les troubles vaso-moteurs oculaires d'origine nasale, puis il décrit le syndrome de l'apex orbitaire].
Sociétés
- Membre en 1892 puis secrétaire entre 1892 et 1937 de la Société nationale de médecine et des sciences médicales de Lyon]
- Membre titulaire en 1885, puis secrétaire en 1889, vice-président en 1900-1901 et enfin président en 1902 de la Société d'anthropologie de Lyon[]
- Membre correspondant national de l'Académie nationale de médecine pour la division de chirurgie, entre 1925 et 1937[]
- Membre de la Société d'ophtalmologie de Lyon
Roger Henri-Louis
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Henri-Louis Roger
| Naissance |
Ancien 1er arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 82 ans)
1er arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Roger
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Cardiologue, pathologiste, professeur d'université, pédiatre, médecin
|
| A travaillé pour |
Faculté des sciences de Paris
|
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
Henri-Louis Roger, né le à Paris où il est mort le , est un médecin, cardiologue et pédiatre français.
Biographie
Henri-Louis Roger étudia la médecine à Paris, et obtint son doctorat en médecine en 1839 avec une thèse sur l'auscultation intitulé De l'auscultation et se valeur semiologique.
En 1847, il devint agrégé à la faculté de médecine de Paris.
À partir de 1860, il a été associé à l'ancien hôpital Sainte-Eugénie devenu l'hôpital de la Charité. Là, il a concentré ses recherches sur les enquêtes post-mortem des enfants. Il s'intéressa également aux recherches concernant la cardiologie.
Son nom est associé à deux termes éponymes :
- la maladie de Roger, qui est une cardiopathie congénitale du septum ventriculaire asymptomatique (CIV)] ;
- le « bruit de Roger » (ou le « murmure de Roger »), qui est un bruit pansystolique d'un défaut du septum ventriculaire.
En 1862, il devint membre de l'Académie de médecine.
Avec le pathologiste Jean Baptiste Barth (1806-1877), Henri-Louis Roger a publié un ouvrage sur l'auscultation Traité pratique à l'auscultation, édité en 1865, à Paris, aux éditions Asselin.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division).
Roger Georges Henri
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Georges Henri Roger
| Naissance | 9e arrondissement de Paris (France) |
|---|---|
| Décès | (à 85 ans) Saint-Leu-la-Forêt (France) |
| Nationalité |
Georges Eugène Henri Roger (né à Paris le ] et mort à Saint-Leu-la-Forêt) est un médecin français connu pour la rédaction, avec Pierre Joseph Teissier et Fernand Widal, d'un important Nouveau traité de médecine].
Biographie
Ses parents, Jean Alfred Roger et Françoise Louise Papavoine, sont des artistes dramatiques connus sous le nom de Mr et Mme Roger-Solié. Il est un descendant du compositeur et artiste lyrique Jean-Pierre Solié.
Il fait ses études de médecine à la faculté de médecine de Paris, où il passe sa thèse en 1887 et l'agrégation en 1892]. De 1895 à 1903, il est médecin de hôpitaux à l'hôpital des contagieux de la Porte d'Aubervilliers. En 1890, il est président de l'Association des médecins de France. En 1903, il est médecin à l’hôpital de la Charité.
En 1904, il devient professeur de pathologie expérimentale et comparée et de physiologie et en 1905 professeur à l'Institut de médecine coloniale. En 1917, il est élu doyen de la faculté de médecine de Paris ; il le restera jusqu'en 1930.
Il est promu commandeur de la Légion d'honneur le [].
En 1930, il participe à la fondation de l'Union rationaliste].
Il est inhumé au cimetière Montmartre, 9e division (chapelle Roger-Solié)
Contributions
En 1887 et 1889, dans le domaine de l'immunologie, il démontre avec Albert Charrin (1856-1907), que des lapins inoculés avec des cultures bactériennes de Pseudomonas aeruginosa chauffées et filtrées, sont protégés contre les infections ultérieures[].
Dans le domaine de la pathologie expérimentale, il effectue des recherches dans les domaines des maladies du foie et de la cholestase. Ses écrits sont nombreux dans tous les domaines de la médecine. Ses conférences de 1897-1898 à l'université de Paris ont été publiées en anglais sous le titre : Introduction to the Study of Medicine en 1901.
Il a laissé son nom au réflexe de Roger, qui désigne l'hypersalivation induite par l'irritation du bas-œsophage.
Rochard Jules
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Jules Rochard
| Président Académie nationale de médecine |
|---|
| Naissance |
Saint-Brieuc |
|---|---|
| Décès |
(à 76 ans)
Versailles |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin militaire, professeur, médecin de la Marine, chirurgien, médecin
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Académie nationale de médecine Service de santé de la Marine |
|---|---|
| Distinction |
Grand officier de la Légion d'honneur
|
Jules Rochard, né le à Saint-Brieuc en France, mort le à Versailles, est un médecin et chirurgien de la Marine, professeur de médecine, inspecteur général de la Marine, président de l'Académie nationale de médecine.
Biographie
Jules Rochard naît à Saint-Brieuc en Bretagne le ]. Il est le fils de Godard Rochard, capitaine, chevalier de la Légion d'honneur, et de Julie Marie Gac, marchande].
Il s'engage à dix-huit ans dans la Marine, dans le service de santé, et exerce successivement aux Antilles, au Sénégal, à Cayenne en Guyane, dans l'océan Indien et à Terre-Neuve[]. Il est chirurgien de 3e classe en 1837, de 2e classe en 1841 et de 1re classe en 1845]. Il est reçu en 1847 docteur en médecine.
Il commence l'année suivante sa carrière scientifique, en 1848 en tant que chef des travaux anatomiques à l'École nationale de médecine de Brest. Il est reçu au concours de médecin-professeur en 1850. Il devient ensuite premier chirurgien en chef en 1863, puis directeur].
Jules Rochard enseigne l'anatomie, la physiologie, la médecine opératoire, la clinique chirurgicale, la médecine administrative, la médecine légale]. Il devient en directeur du service de santé, puis inspecteur général du service de santé de la Marine en ].
Il part en mission d'inspection à Toulon pour les deux épidémies de choléra de 1884 et 1885. En 1886, les fonctions d'inspecteur général du service de santé sont supprimées, et il doit prendre sa retraite].
Il publie de nombreux ouvrages scientifiques ainsi que des ouvrages de vulgarisation, écrit des rapports aux autorités[]. Il publie des articles dans la Revue d'Hygiène, à l'Union médicale, au Temps et à la Revue des Deux Mondes]. Pendant sa retraite, il écrit plus particulièrement des livres sur l'hygiène et sur l'éducation].
Élu en 1877 à l'Académie nationale de médecine], il en est élu en 1893 le président pour l'année 1894[]. Il est également membre ou correspondant de nombreuses autres sociétés savantes françaises et étrangères[.
Il est élevé au rang de grand officier de la Légion d'honneur le , au titre du ministère de la Marine et des colonies].
Jules Rochard meurt le à Versailles].
Distinctions
Grand officier de la Légion d'honneur (1886)
Robinet Jean-François
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Jean-François Robinet
Jean-François Eugène Robinet[], plus communément appelé docteur Robinet, né le à Vic-sur-Seille et mort le à Paris, est un médecin, historien et homme politique français.
Accoucheur, Jean-François Robinet est un républicain. Il participe à la révolution française de 1848 et à la Commune de Paris de 1871. Il est élu conseiller de la Commune, mais ne conserve son poste que pendant deux jours. Lors de la Semaine sanglante, il sauve plusieurs communards. Après l'instauration de la Troisième République, Robinet se présente aux élections législatives de juillet 1871 pour la Ligue d'union républicaine des droits de Paris, sans succès. Il refusera par la suite de se présenter à d'autres élections, législatives ou municipales.
Médecin d'Auguste Comte, le docteur Robinet intègre l'Église positiviste et la Société positiviste en 1851, fondées par ce dernier. Historien, il travaille et promeut l'œuvre du révolutionnaire français Georges Jacques Danton.
Biographie
Lutte contre la monarchie et le bonapartisme
Après être arrivé à Paris en 1847 pour suivre des études de médecine, Jean-François Eugène Robinet prend part à la révolution française de 1848, qui renverse le roi des Français Louis-Philippe Ier et met en place la Deuxième République. Il y est blessé. Il adhère peu après au positivisme religieux, initié notamment par Auguste Comte, dont il est le médecin, et intègre le la Société positiviste. À sa mort, en 1857, il sera son exécuteur testamentaire. La résidence de Robinet, à La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne, devient un « foyer positiviste actif » en 1859, selon les termes de Diane Dosso du Comité des travaux historiques et scientifiques]. Il exerce ensuite le métier d'accoucheur dans le sixième arrondissement de Paris, où il est très populaire, notamment en proposant des séances de médecine gratuites plusieurs fois par semaine].
Républicain, le docteur Robinet s'oppose au Second Empire fondé par Napoléon III en . Il appuie notamment la construction d'un monument en l'honneur d'Alphonse Baudin[], tué sur une barricade alors qu'il s'opposait au coup d'État du ], et, lors des élections législatives de 1869, il soutient la candidature du républicain modéré Jules Ferry], élu dans le sixième arrondissement]. Le , le jour du second tour, il est arrêté pour « outrage à agents »[].
Robinet occupe, durant le siège de Paris, épisode de la guerre franco-allemande de 1870, le poste de maire du sixième arrondissement de Paris] et siège à la commission d'armement[]. Accusé d'avoir soutenu l'insurrection parisienne en cours, il doit cependant démissionner]. Il est élu le , par 3 904 voix sur 9 499 votants, conseiller de la Commune, lors de d'élections municipales mises en place par la Commune de Paris. Il intègre la commission de l'Enseignent, mais, pour des raisons de santé, ne siège que deux jours.
Vie privée
Jean-François Eugène Robinet est marié à Marie Weyer (1827-1881) et est le père de trois enfants : Virgine (1851-1910), Thérèse (1852-1920) et Gabriel (1849-1887)]. Ce dernier, médecin] et publiciste], est à son tour élu conseiller municipal de 1881 à sa mort[] et son petit-fils André maire honoraire du 6e arrondissement de Paris. Le fils de ce dernier, Louis-Gabriel Robinet, né en 1909 et mort en 1975, est avocat et journaliste, et notamment directeur du quotidien Le Figaro[].
Robin Charles Philippe
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Charles Philippe Robin
| Sénateur de la Troisième République |
|---|
| Naissance |
Jasseron |
|---|---|
| Décès |
(à 64 ans)
Jasseron |
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Université de Paris
|
| Activités |
Homme politique, physiologiste, médecin, botaniste, professeur, anatomiste, histologiste
|
| A travaillé pour |
Université de Paris
|
|---|---|
| Membre de |
Académie des sciences
Académie nationale de médecine Société botanique de France Académie royale de médecine de Belgique |
| Directeur de thèse |
Hermann Lebert
|
| Abréviation en botanique |
C.P.Robin
|
Charles Philippe Robin, né le à Jasseron où il est mort le , est un médecin, botaniste, physiologiste et homme politique français.
Charles Robin s'est illustré par ses travaux en biologie et en histologie. Auteur prolifique avec plus de 300 articles publiés, il fut le premier à décrire Odium albicans (Candida albicans) et contribua à l'avancée des connaissances en histologie, normale et pathologique, en introduisant notamment l'usage du microscope. Il était considéré comme un « savant micrographe, le père et le propagateur de l'histologie en France[ ».
Biographie
De famille bourgeoise, Charles Philippe Robin est grandement influencé par sa mère, Adélaïde Tardy, dont la famille compte de nombreux médecins : le grand-père d'Adélaïde Tardy est maître en chirurgie à Gex]. Alors qu'il est encore enfant, il perd un œil en jouant avec ses camarades de classe, et doit porter une prothèse de verre tout au long de sa vie. Sa vision monoculaire a probablement joué un rôle dans sa prédilection pour le travail au microscope.
En 1838, il entre à la faculté de médecine de Paris, où il est plus attiré par l'anatomie et la recherche biomédicale que par la médecine clinique. Durant ses études médicales, il se lie d'amitié avec Charles-Édouard Brown-Séquard[], alors externe comme Robin.
« C'est dans le service de Trousseau que Robin connut Brow-Séquard [sic], externe comme lui. Comme ils étaient voisins dans les ruelles aux alentours de l'École de Médecine, ils se rencontraient le matin en route pour l'hôpital. Ils avaient la même ardeur et furent bientôt de grands amis. Il fut convenu que chacun, tour à tour, devait faire à l'autre, en marchant, la conférence préparée la veille. Robin travaillait davantage, c'est Brow-Séquard [sic] qui le dit[]. »
— Victor Genty, Un grand biologiste : Charles Robin
Il obtient son doctorat en médecine le avec une thèse sur l'anatomie de la région de l'aine (Anatomie chirurgicale de la région de l'aine). En 1847, il est reçu à l'agrégation en histoire naturelle avec sa thèse intitulée Les Fermentations. La même année, il devient docteur ès sciences naturelles.
Il est cofondateur en 1848 de la Société de Biologie dont il est vice-président (Rayer est président, Claude Bernard également vice-président, Brown-Sequard et Second secrétaires). Il rédige le premier règlement de la Société dont l’article premier : « La Société de Biologie est instituée pour l’étude de la science des êtres organisés, à l’état normal et à l’état pathologique ». Il y lit le un mémoire dans lequel, au sujet de la constitution d’une étude des milieux, il invente le terme de mésologie[].
Robin est, avec Émile Littré, l’auteur d’un Dictionnaire de Médecine.
Il est nommé membre de l'Académie impériale de médecine en 1858, puis professeur d'histologie en 1862. Une chaire d'histologie avait été créée pour lui à la Faculté de médecine de Paris en 1862. Le , il préside la thèse de médecine De la génération des éléments anatomiques soutenue par Georges Clemenceau]. Soutenu par Louis Pasteur, il est élu membre de l'Académie des sciences (section d'anatomie et zoologie) le .
Pendant la guerre de 1870-1871, il dirige en province les services médicaux de l'armée et fonde avec Émile Littré la Société de sociologie en 1871. En 1873, il fut nommé directeur du laboratoire de zoologie marine de Concarneau en Bretagne. Après sa mort, il est remplacé comme professeur d'histologie à la faculté de médecine par l'anatomiste Mathias-Marie Duval. Il a été le médecin de nombreux écrivains, parmi lesquels Flaubert, Mérimée, Michelet et les frères Goncourt.
De 1876 à 1885, il est sénateur de l'Ain, siégeant à gauche et votant constamment avec les républicains. Il ne se maria jamais, menant une vie basée sur le travail.
Robin-Morhéry Louis-Adolphe
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Louis-Adolphe Robin-Morhéry
| Député des Côtes-d'Armor | |
|---|---|
| - |
|
| Préfet du Finistère | |
| - |
|
| Naissance |
Loudéac |
|---|---|
| Décès |
(à 59 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Homme politique, chansonnier, médecin, fonctionnaire
|
| Famille |
Famille Robin de Morhéry
|
| Distinction |
Médaille de Juillet
|
|---|
Louis Adolphe Napoléon Robin-Morhéry ou Robin de Morhéry, né à Loudéac le , mort à Paris le . Médecin, chansonnier, humaniste et homme politique français. Son nom de naissance Robin-Morhéry a été rectifié en Robin de Morhéry à titre posthume suivant jugement de la cour d'appel de Rennes du [].
Conspirateur républicain sous Charles X, chef du Mouvement des Écoles pendant les Trois Glorieuses, il fut par la suite commissaire du gouvernement provisoire dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère (1848) puis député des Côtes-du-Nord à la Constituante (1848).
Comme celui de tout le parti républicain, son rôle pendant les Trois Glorieuses, a été fortement occulté après l'élimination de la menace républicaine par les Orléanistes. Le Grand Larousse du XIXe siècle le présente comme « un des hommes qui contribuèrent le plus à la Révolution de 1830 »]. En 1997, l'historienne Jane Gilmore, dans son ouvrage La République clandestine 1818-1848 a réhabilité le rôle de Morhéry et des étudiants républicains dans la préparation, le déclenchement et l'issue du conflit, décrivant Morhéry comme l'« un des hommes phares de la révolution de 1830, [qui] fit preuve d’une véritable envergure politique, avant, pendant et après les événements ».
Biographie
Jeunesse
Né à Loudéac le , Morhéry fut élève au lycée de Pontivy, avec son cousin Ange Guépin. C'est sous l'impulsion du père de celui-ci, le libéral Victor Guépin, que les deux jeunes adolescents sont initiés très tôt à la politique. Ainsi, en 1822, ils entrent dans la Charbonnerie. En 1824, les deux cousins quittent la Bretagne pour étudier la médecine à Paris.
Morhéry fut le disciple de François Broussais, à l'hospice de perfectionnement où il avait ouvert un cours particulier. Morhéry avait adopté les idées de Broussais tant en médecine qu'en politique. Il y était prédisposé par son ascendance. Ses grand-pères, Louis François Anne Robin de Morhéry et Toussaint Brélivet avaient adopté les idées de la Révolution et furent députés, le premier en 1789 et le deuxième en 1804. Son père, Olivier Robin-Morhéry, ancien capitaine pendant les guerres de la Révolution, établit marchand de toile à Loudéac et maire de la ville en 1800 fut victime du blocus continental et de la concurrence que subissait depuis près d'un siècle les toiles dites Bretagnes. Il se trouvait en faillite depuis 1814, réduit à une modeste aisance et dut se résoudre à de lourds sacrifices pour assurer l'instruction de ses enfants.
Le combattant de Juillet
À Paris, les études de Morhéry furent ralenties puis suspendues par son activité clandestine républicaine. Il se lia d'amitié avec d'autres conspirateurs étudiants et fut très vite à la tête de tous les étudiants engagés dans une action révolutionnaire et favorables à l’établissement de la souveraineté du peuple. Morhéry fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t'aidera, et fut désigné par son État-Major, avec Marrast pour prendre la tête des funérailles du député Jacques-Antoine Manuel le . Le convoi, suivi de plus de 100 000 personnes représente la première manifestation publique contre la politique de Charles X. Pendant trois années consécutives, il est nommé commissaire du banquet breton où il prononça des toasts assez énergiques.
Morhéry organisa et commanda l’Association de Janvier ou Conspiration La Fayette, organisation paramilitaire d’étudiants et d’ouvriers centralisée autour du journal La Tribune des départements et dont La Fayette était le commandant en chef honoraire.
Durant les Trois Glorieuses, il prit la tête du Mouvement des Écoles, qui eut un rôle déterminant dans le déclenchement et dans l'issue du conflit. À la tête d'un groupe d'étudiants il repoussa par trois fois une colonne militaire qui s'approchait de l'hôtel de ville. Ayant mis toutes ses espérances en La Fayette, il fit de vives instances auprès du général afin qu'il se décida à proclamer la République lorsque le combat insurrectionnel semblait gagné. En vain, c'est le duc d'Orléans qui fut appelé.
Le , à l'Hôtel-de-Ville, Morhéry fut nommé par La Fayette et Odilon-Barrot, commissaire du gouvernement provisoire en Bretagne pour y organiser des moyens de défense contre une nouvelle chouannerie, mais au lieu de rejoindre son affectation, Morhéry prit la tête, le , de la protestation contre la nomination du duc d’Orléans, comme Lieutenant-général du royaume, puis le , il prit la tête d'une autre protestation à la chambre des Députés contre la « Charte Bérard ». Le , il est décoré de la médaille de Juillet mais refuse de prêter serment à la monarchie. Son comportement provocateur le fit rechercher par la police. Il put quitter in-extremis Paris le . Il gagna Strasbourg, où il obtint – non sans difficultés – l’autorisation de passer son doctorat en médecine. De retour à Paris, en 1831, il manqua une fois de plus de se faire arrêter et ne dut sa liberté qu’à l’énergique résistance de quelques amis.
Il quitte finalement Paris et retourne à Loudéac où il soigne pauvres et ouvriers, avec un désintéressement sans exemple. Ses opinions, dont il ne se cachait pas ne troublaient en rien la popularité qu'il avait acquise. Même ses adversaires le respectaient. Il fut un des chefs de l’opposition à Loudéac, membre du conseil municipal, de la Chambre littéraire, membre du bureau de bienfaisance de la ville, et président du comice agricole du canton. On le considérait comme un véritable « ami du peuple ». Il s’efforça de favoriser les intérêts de la région en obtenant par exemple, un service de diligences entre Saint-Brieuc et Lorient, et un service de bateaux sur le canal de Nantes à Brest. Léon Dubreuil écrit de lui (1961) que son « influence était telle qu'il avait fait de l'arrondissement de Loudéac l'arrondissement le plus avancé des Côtes-du-Nord avec celui de Lannion ».
Le médecin
Précurseur en médecine comme en politique, il s'était enthousiasmé pour La Doctrine physiologique de Broussais, qui ouvrait à la médecine des voies nouvelles. Ainsi, Morhéry avait soutenu sa thèse de médecine sur les passions et leurs influences sur l’organisme à une époque où la médecine était tombée dans le plus profond matérialisme. Morhéry lui-même présentait sa thèse comme une protestation contre ce courant de la médecine organique et de la pharmacologie minérale. Il s’était aussi intéressé au spiritisme d’Allan Kardec, allant jusqu’à envisager – avec une réserve toute scientifique quand même - une médecine particulière liée au spiritisme, sur laquelle il avait fait quelques expériences en accueillant chez lui Désirée Godu, une jeune guérisseuse d’Hennebont. Il s'était aussi fortement intéressé aux traitements des maladies des femmes, la future gynécologie. En butte aux tracasseries cléricales et réactionnaires, et à la suite d'une saisie et de la vente aux enchères d'une partie de ses biens (dont le domaine du Plessis-Boudet, à Loudéac, où il vivait) il s’était installé à Paris vers 1860. Il y inventa un fixateur utéro-vaginal contre les descentes d'organes (prolapsus).
Il avait épousé au Quillio, une parente : Marie-Françoise Ollitrault de Keryvallan (tante de dom Jean-Baptiste Ollitrault de Keryvallan), de qui il eut sept enfants pour qui la particule « Robin de Morhéry » fut rétablie en 1891.
Rivière Émile
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Émile Rivière
| Président Société préhistorique française |
|---|
| Naissance |
Ancien 5e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 86 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise (depuis le )
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Spéléologue, archéologue, naturaliste, médecin, préhistorien ou préhistorienne, paléontologue
|
| Membre de |
Association française pour l'avancement des sciences
Société historique d'Auteuil et de Passy Société des amis des monuments parisiens Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France Association des journalistes parisiens |
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Émile Rivière est un préhistorien et médecin français né le à Paris et mort le dans cette même ville. Il est connu pour ses découvertes dans les grottes de Balzi Rossi à Vintimille en Ligurie (Italie) et de la Mouthe en Dordogne (France).
Biographie
Émile-Valère Rivière est le fils d'un médecin originaire de l'Orne[]. Il effectue également des études de médecine.
Il fait un séjour à Cannes en 1868 et s'installe à Menton en pour plusieurs années. De ses séjours dans le Midi de la France, il tire sa vocation pour la préhistoire, effectuant une première visite dans les grottes de Baoussé-Roussé (Balzi Rossi) en avec Stanislas Bonfils, collectionneur et passionné de préhistoire, qui avait ouvert en 1860 un cabinet d'histoire naturelle à Menton].
À partir d' et jusqu'en 1875, il effectue des fouilles dans ces grottes. Le , il découvre dans l'une de ces grottes, appelée la grotte du Cavillon, un squelette humain daté du Paléolithique supérieur, connu sous le nom d'« Homme de Menton ». D'autres découvertes suivront. En puis en juin, il découvre trois squelettes d'adultes dans la grotte no 6, la grotte Bausse da Torre. En 1874, il met au jour deux squelettes d'enfants dans la grotte no 1, désormais désignée par la grotte des Enfants.
En 1877, il effectue avec Léon de Vesly une mission scientifique dans la vallée des Merveilles où ils explorent une grotte dans le vallon d'Albaréa[].
En 1887, il fait paraître son ouvrage De l'antiquité de l'Homme dans les Alpes-Maritimes. L'ébauche de cet ouvrage avait obtenu auparavant, en 1884, le Prix Vaillant de l'Académie des Sciences.
À partir de 1887, ses activités de recherche s'orientent vers la Dordogne. Il est le premier préhistorien à visiter l'abri de Laussel (Marquay, Dordogne) en 1894[]. Il effectue des fouilles dans la grotte des Combarelles, puis dans la grotte de la Mouthe où, après une première visite en , il y débute en des fouilles qui durent huit ans.
Il y découvre dès 1895 des gravures pariétales du Paléolithique[]. Ce sont les troisièmes décorations pariétales découvertes, après celles de la grotte Chabot (Chiron 1878 mais publiées en 1889) et Altamira (Sautuola 1879), et avant Pair-non-Pair (Daleau 1896, soupçonnées dès 1883) et les Combarelles (Capitan & Breuil 1901)[.
En , il émet l'idée avec le médecin et préhistorien Paul Raymond de créer la Société préhistorique de France]. Le , il en est l'un des membres fondateurs et en devient le premier président. Cette société deviendra la Société préhistorique française.
Mort le à Paris, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (59e division)].
Spéléologie
En 1890, Émile Rivière crée le terme spéléologie : il forge le mot « spélælogie », à partir des mots grecs spêlaion (caverne) et logos (science) pour désigner la science des cavernes[].
Ritti Antoine
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Antoine Ritti
| Naissance | Strasbourg |
|---|---|
| Décès | (à 75 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière du Père-Lachaise et Grave of Ritti |
| Nationalité | Française |
| Profession | Aliéniste |
|---|---|
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur |
François Antoine Auguste Ritti (Strasbourg, - Paris 16e ]) était un psychiatre français.
Biographie
Fils de Antoine Ritti, pâtissier, et de Marie Angélique Raess, François Antoine Auguste Ritti naît le au 38 rue des Frères à Strasbourg[.
Antoine Ritti, dont l'oncle était André Raess, l'évêque de Strasbourg, semblait à l'origine destiné à devenir prêtre. Cependant, il a choisi de se lancer dans une carrière médicale. Il a commencé sa formation de psychiatre à l'asile de Fains dans le département de la Meuse. Il est influencé par les idées d'Auguste Comte devenant un positiviste].
En 1869, il publie son premier ouvrage, La Pensée Nouvelle. Après le traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-prussienne de 1870, il quitte l'Alsace pour Paris, et travaille à l'hôpital Lariboisière pendant la Commune de Paris[].
Il obtient ensuite un poste interne à l'asile de Charenton. En 1878, il est nommé médecin en chef à Charenton, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1909.
Antoine Ritti a étudié sous Jules Bernard Luys et appliqué les découvertes anatomo-fonctionnelles de Luys pour développer une théorie du rôle du thalamus dans la physiopathologie des hallucinations[].
Pendant 38 ans, de 1882 à 1920, Ritti a été secrétaire général de la Société médico-psychologique. Au cours de ces années, il écrivit de nombreux éloges et nécrologies publiés dans les Annales médico-psychologiques.
Le docteur Antoine Ritti meurt le à son domicile 68, boulevard Exelmans dans le 16e arrondissement de Paris] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 27), dans la tombe des familles Bouclier de la Fizelière surmonté d'un buste le représentant, signé Marthe de la Fizelière.
Bibliographie
- La Pensée nouvelle, (1869)
- Théorie physiologique de l’hallucination [archive], (1874)]
- Le positivisme au congrès ouvrier [archive], (1877)]
Rigollot Marcel Jérôme
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Marcel Jérôme Rigollot
| Naissance |
Doullens |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
Amiens |
| Sépulture |
Somme
|
| Nationalité |
|
| Formation |
école centrale d'Amiens et médecin militaire
|
| Activités |
Anthropologue, médecin, archéologue, historien de l’art
|
| Membre de |
Société des antiquaires de Picardie
Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens |
|---|---|
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
|
Marcel Jérôme Rigollot (Doullens, – Amiens, ), est un médecin et érudit français.
Biographie
Un médecin de la Grande Armée
Marcel-Jérôme Rigollot incarne l’image emblématique du médecin de province, érudit du XIXe siècle. Fils d’un célèbre médecin d’Amiens, il s’engagea dès l’âge de dix-sept ans dans la carrière médicale.
Il fit ses études à l'école centrale d'Amiens. En 1803, il se rendit à Paris pour y suivre les cours de médecine et fut bientôt employé à l’hôpital militaire de cette ville, comme chirurgien sous-aide. En 1806, il fut attaché en la même qualité à la 32e demi-brigade de ligne. Reçu docteur en médecine, en 1809, il revint à Amiens en 1810, pour y exercer son art ; mais en 1813, il fut appelé à la Grande Armée, et y fit, comme médecin ordinaire ou de première classe, le service des hôpitaux de Görlitz, de Waldheim et de Dresde. Après la fatale retraite de Leipzig, il fut employé à Mayence, dans le moment où l'épidémie du typhus était la plus meurtrière à l'hôpital de la Douane où ses ravages étaient les plus grands. Pendant la campagne de France, en 1814, il fut attaché aux hôpitaux de Metz, de Château-Thierry et de Meaux, et ne cessa d'être employé que lorsque le corps d'armée dont il faisait partie se fut replié sur Paris et eut soutenu le siège de la capitale. Pendant son service aux armées, il fut nommé médecin du dépôt de mendicité du département de la Somme et appelé, en 1820, aux fonctions de médecin ordinaire de l'Hôtel-Dieu d’Amiens, et de professeur de matière médicale et de thérapeutique à l'école secondaire de médecine de la ville. Vers cette époque, il reçut le titre de membre correspondant de l'académie royale de médecine de Paris, qu'il ajouta à celui de membre de la société médicale et de l'académie d'Amiens dont il était déjà pourvu.
Un citoyen engagé
Il s’impliqua dans la vie publique et devint membre du conseil municipal d'Amiens en 1830. Il fut également membre de la commission des prisons, du comité d'arrondissement pour l'instruction primaire et de la commission de surveillance près l'école normale primaire. Enfin, il avait été membre du conseil de salubrité depuis sa création.
Rigollot se montra également soucieux de développer les arts et les lettres dans sa ville. Il fut l’un des fondateurs, en 1836, de la société d’archéologie du département de la Somme (future société des antiquaires de Picardie), dont il fut le premier président. Il obtint de Napoléon III la cession du terrain de l’arsenal où fut érigé le musée Napoléon (aujourd'hui musée de Picardie). Il a été également membre de l'académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens.
Un érudit, historien de l'art
L’archéologie a été l’un de ses terrains de prédilection. Il participa, dans le sillage de Boucher de Perthes, aux premiers travaux sur l’industrie lithique du site préhistorique de Saint-Acheul en étudiant des haches de silex trouvées en ce lieu.
La numismatique médiévale constitua pour lui un autre domaine recherche, notamment sur les monnaies « des évêques et des innocents ».
Son œuvre majeure fut cependant son Essai historique sur les arts du dessin en Picardie depuis l’époque romaine jusqu’au XVIe siècle, accompagné d’un atlas de planches exécutées par les frères Duthoit.
En outre, Rigollot entreprit de rédiger le catalogue de l’œuvre de Léonard de Vinci.
Ses travaux, qui font toujours autorité, lui ont permis d'être nommé membre correspondant du comité historique près le ministère de l'Instruction publique, de la société royale des antiquaires de France, de celles de l'Ouest et de la Morinie, des académies de Rouen, d'Arras, d'Abbeville, de Saint-Quentin et de Blois.
Hommage et distinctions
- En 1849, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
- Une rue d'Amiens porte son nom.
Ricord Philippe
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Philippe Ricord
| Président Académie nationale de médecine |
|
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Baltimore |
|---|---|
| Décès |
(à 88 ans)
6e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, chirurgien
|
| Fratrie |
Jean Baptiste Ricord (en)
|
| Parentèle |
John Ricord (en) (neveu)
|
| A travaillé pour |
Hôtel-Dieu de Paris
Hôpital Cochin Hôpital de la Salpêtrière École pratique des hautes études |
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
Académie royale de médecine de Belgique |
| Mécènes |
Napoléon III, Jean-Guillaume Hyde de Neuville, Charles Alexandre Lesueur, Napoléon-Jérôme Bonaparte
|
| Maîtres |
Guillaume Dupuytren, Jacques Lisfranc
|
| Distinctions |
Prix Montyon ()
Chevalier de la Légion d'honneur () Grand officier de la Légion d'honneur () |
Philippe Ricord, né le à Baltimore aux États-Unis et mort le à Paris, est un médecin et chirurgien français.
Biographie
Formation
Fils d’un armateur de la Compagnie française des Indes originaire de Grasse, qui avait fui la Révolution en 1790, Philippe Ricord fit ses premières études aux États-Unis et employa les premières années de sa jeunesse à de nombreux voyages dans l’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que dans l’archipel colombien, pour des recherches d’histoire naturelle]. Un grand nombre d’objets collectés par lui et son frère Alexandre figurent au Musée de Paris]. Ayant commencé ses études en médecine, en 1819, à Philadelphie, il vint en France en 1820, avec le naturaliste français Charles Alexandre Lesueur, à la suite des travaux d’histoire naturelle dont Jean-Guillaume Hyde de Neuville, alors ambassadeur de France en Amérique, l’avait chargé, recommandé par ce ministre, à Georges Cuvier. D’abord attaché comme pharmacien surnuméraire à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, où il travaille comme conservateur des spécimens de Lesueur, puis, à la suite d’un premier concours, externe des hôpitaux civils de Paris en 1821 dans le service de Guillaume Dupuytren, il fut reçu douzième au concours de l’internat en 1822, à l’hôtel-Dieu de Paris du au , toujours dans les services de Dupuytren, mais se brouilla avec lui après avoir publié un article indiquant qu’une procédure que Dupuytren affirmait avoir inventée était déjà en usage aux États-Unis. Il passa ensuite sous Jacques Lisfranc à La Pitié du au [].
Médecine et chirurgie
Après son internat et des succès dans les cours pour les prix de l’École, Ricord prit le grade de docteur, le ]. Après avoir pratiqué en province, il revint en 1828 dans la capitale et, à la suite d’un premier concours, il fut nommé, en 1828, chirurgien du bureau central des hôpitaux civils, et trois ans plus tard, à l’issue d’un second concours, dont il sortit premier, il fut chargé du service de chirurgie à l’hôpital des maladies vénériennes, où il établit un cours de clinique spéciale, qu’il a professé avec succès[]. Également chirurgien en chef à l’hôpital du Midi, il est connu pour avoir décrit les trois stades de la syphilis et acquis une réputation mondiale dans sa spécialité[]. En 1838, il a prouvé que l’auto-expérience de John Hunter était fausse, établissant ainsi définitivement que la syphilis et la gonorrhée ne sont pas la même maladie[]. Il a fait, en outre, de 1854 à 1856, et avec fruit pour les élèves, des cours publics de pathologie spéciale, à l’École pratique]. Ses suggestions sur la guérison de la varicocèle et sur le fonctionnement de l’urétroplastie lui valurent le prix Montyon en 1842].
Ricord est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (54e division)].
Rostan Léon
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Léon Rostan
| Naissance |
Saint-Maximin-la-Sainte-Baume |
|---|---|
| Décès |
(à 76 ans)
Paris |
| Sépulture |
Division 26 du cimetière de Montmartre
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
Faculté de médecine de Paris
|
| Activités |
Pathologiste, neurologue, médecin
|
| Parentèle |
Léon d'Astros (beau-frère)
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Académie royale des sciences de Suède |
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Léon Rostan (1790-1866) est un médecin français, professeur à la Faculté de médecine de Paris, membre de l'Académie de médecine ; il fut l'un des prédécesseurs de Charcot et de Vulpian à la Salpêtrière.
Biographie
Il est né à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var) le , où sa famille appartenait à une bourgeoisie aisée. Après des études à Marseille, il fut envoyé à Paris où il fréquenta le lycée Napoléon (aujourd’hui lycée Henri-IV) où il rencontra Auguste-François Chomel avec lequel se noua une amitié indéfectible.
Il s’orienta vers la médecine et fut reçu au concours d’internat en 1809, il entre à la Salpêtrière dans le service de Lallemand qu’il quitte deux ans après pour rejoindre celui de Philippe Pinel : c’est sous la présidence de ce dernier qu’il soutint sa thèse, sur la Nosographie philosophique, en 1812.
Il est nommé « inspecteur du service de santé à l’hospice de la Salpêtrière » et il eut à prendre en charge, entre février et , l’épidémie de typhus qui décimait l’armée : il fut lui-même atteint mais sa forte constitution lui permit de se rétablir.
Médecin des hôpitaux en 1818, il ouvrit un cours de clinique médicale puis un cours d’hygiène, ce qui était révolutionnaire à l’époque. Il fut le premier à reconnaître le ramollissement cérébral comme une lésion vasculaire distincte de l'encéphalite (contredisant les théories de Broussais qui considérait toute affection morbide comme résultant d'une inflammation)].
En , il obtint la chaire de clinique médicale et à la suite du décès de Marc-Antoine Petit, en 1840, il transféra son enseignement à l’Hôtel-Dieu : il eut alors le champ libre pour développer les principes qu’il avait exposés dans son Traité de diagnostic et publia, en 1846, un ouvrage sur « l’organicisme »] : l’hypothèse qu’il combattait était celle des forces vitales (le vitalisme) dont Paul-Joseph Barthez, puis Xavier Bichat et enfin Broussais s’étaient fait les champions. Comme beaucoup de gens de théorie, Rostan se croyait en possession de la vérité : avec Gabriel Andral (1797-1876), qui fut titulaire de la chaire de pathologie générale après Broussais, s’opéra la transformation qui orientera les esprits vers une méthode nouvelle d’examen des faits pathologiques.
En 1837, il achète un terrain à Maisons situé au no 44 rue de la Muette, dans la colonie Laffitte, ou il fait construire une villa par l'architecte Charles Duval.
Au moment de la Révolution française de 1848, Rostan applaudit à la chute de Louis-Philippe Ier et prit fait et cause pour la République : il éprouva le besoin d’y consacrer l’introduction de l’une de ses leçons et en terminant, il exhortait ses jeunes auditeurs à apporter tout leur concours à la jeune République pour « la fonder, la soutenir, la perpétuer »]. Rostan crut à la République, il accepta néanmoins, le Second Empire fin 1851.
Après avoir démissionné de l’Académie de Médecine (dont il était membre depuis quarante ans) pour des raisons de santé, en puis en 1864 de son poste de professeur de clinique chirurgicale, il se retira dans la propriété qu’il avait acquise à Vaucelles-et-Beffecourt dans l’Aisne.
Il est décédé, le en son domicile parisien] et inhumé au cimetière de Montmartre (26e division)[].
Œuvres et publications
- Cours élémentaire d'hygiène, Béchet jeune, 1822
- Recherches sur le ramollissement du cerveau, Béchet jeune, 1823
- Du Magnétisme animal, Impr. de Rignoux, 1825
- Traité élémentaire de diagnostic, de prognostic, d'indications thérapeutiques, ou Cours de médecine clinique, Béchet jeune, 1826
- Bases générales et plan d'un cours de médecine clinique, thèse présentée, le , au concours de la chaire de médecine clinique près la Faculté de Paris, Impr. de Rignoux, 1831
- De l'Organicisme ; précédé de Réflexions sur l'incrédulité en matière de médecine, et suivi de commentaires et d'aphorismes, 1864
Richer Paul
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Paul Richer
| Naissance |
Chartres |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans)
Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Montparnasse
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, anatomiste, médailleur, photographe, peintre, physiologiste, neurologue, illustrateur, sculpteur, artiste visuel
|
| A travaillé pour |
École nationale supérieure des beaux-arts
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|---|---|
| Membre de |
Académie des beaux-arts
Société française de neurologie |
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de la Légion d'honneur () |
Paul Marie Louis Pierre Richer, né le à Chartres et mort le à Paris, est un neurologue, anatomiste, historien de la médecine, illustrateur, sculpteur et médailleur français.
Biographie
Carrière artistique
Doué pour l'observation et le dessin d'après modèle vivant, Paul Richer a rapidement été distingué comme l'un des meilleurs dessinateurs et illustrateurs d'anatomies humaines de son époque. Il a aussi produit des bas-reliefs (médailles) et sculptures en ronde bosse confirmant son talent d'anatomiste et de physiologiste]. Lauréat de l'Institut de France, il a aussi été titulaire de la chaire d'anatomie artistique de l'École des beaux-arts de Paris en 1903.
Ses études en terre-cuite ou plâtre de paysans d'un style proche de celui de son ami Jules Dalou, dont il a été l'un des exécuteurs testamentaires, sont conservées à Paris au musée d'Orsay, au Petit Palais, à l'école des Beaux-Arts, au musée national de Céramique de Sèvres, au musée de la Piscine de Roubaix et au musée des Beaux-Arts de Chartres.
Il participe aux épreuves artistiques des Jeux olympiques de 1924, à Paris, dans la catégorie sculpture[].
Carrière médicale
Élève de Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière, puis ancien interne des hôpitaux, Paul Richer a été chef de laboratoire à la Faculté de médecine, membre de l'Académie de médecine (1898), récompensé comme lauréat de l'Assistance publique, de la Faculté et de l'Académie de médecine.
Ses compétences et son talent en matière d'anatomie artistique l'ont notamment fait apprécier de Charcot avec lequel il a écrit plusieurs ouvrages, dont un traité sur L’Hystéro-épilepsie (alternance de crises d'épilepsie authentique et de crises d'origine névropathique)]. Plus de cent de ses dessins, réalisés d'après modèle vivant ou d'après photographies dans le service de l'hôpital de la Salpêtrière, témoignent des « crises ». Cet ouvrage montre la difficulté qu'ont eue les cliniciens du XIXe siècle à distinguer l’épilepsie de crises dues à des intoxications ou à des névropathies simulées (l'électroencéphalographie sera inventée par Hans Berger en 1929).
Mort
Paul Richer meurt le à son domicile au 30, rue Guynemer dans le 6e arrondissement de Paris[, et est inhumé dans la même ville au cimetière du Montparnasse (10e division).
Distinctions
- 1907-1908 : président de la Société française d'histoire de la médecine.
- 1921 :
Officier de la Légion d'honneur[].
Richelot Louis-Gustave
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Louis-Gustave Richelot
| Président Académie nationale de médecine |
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|---|---|
| à partir de |
| Naissance |
Ancien 1er arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 79 ans)
La Bernerie-en-Retz |
| Nationalité |
française
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| Formation |
Lycée Condorcet
Faculté de médecine de Paris |
| Activités |
Gynécologue, compositeur, chirurgien, médecin
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| Père |
Gustave-Antoine Richelot
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| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Société anatomique de Paris |
|---|---|
| Distinction |
Commandeur de la Légion d'honneur
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Louis-Gustave Richelot, né le à Paris et mort le à La Bernerie-en-Retz, est un chirurgien et gynécologue français.
Biographie
Louis-Gustave Richelot est le fils du médecin Gustave-Antoine Richelot (1806-1893).
Ancien élève du lycée Bonaparte de Paris, il étudie la médecine et obtient, en 1873, son doctorat en médecine avec la thèse De la péritonite herniaire et de ses rapports avec l'étranglement. Il devient ensuite chirurgien des hôpitaux.
En 1878, il est nommé professeur agrégé de médecine.
En 1897, Louis-Gustave Richelot est nommé membre de l'Académie de médecine, qu'il préside en 1921.
Ses principaux travaux paraissent dans l’Union médicale, dont il est directeur, et dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Il est l'un des premiers partisans de l'hystérectomie vaginale.
Il est le beau-père d'André Lemierre].
Bibliographie
- 1873 : De la péritonite herniaire et de ses rapports avec L'étranglement
- 1875 : Pathogénie, marche, terminaisons du tétanos, éditions J. B. Baillière ;
- 1878 : Des tumeurs kystiques de la mamelle, éditions J. B. Baillière ;
- 1886 : De l'hystérectomie vaginale, indications et manuel opératoire, éditions Alcan-Lévy ;
- 1889 : Endométrite et curage, éditions Le Male et Cie ;
- 1894 : L'hystérectomie vaginale contre le cancer de l'utérus et les affections non cancéreuses, éditions Doin ;
- 1902 : Chirurgie de l'utérus du vagin et de la vulve, éditions Doin ;