Portal Antoine
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Antoine Portal
| Naissance | Gaillac |
|---|---|
| Décès | Ancien 11e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Formation | Faculté de médecine de Toulouse et Faculté de médecine de Montpellier |
|---|---|
| Profession | Médecin, anatomiste, professeur et chirurgien |
| Employeur | Collège de France |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur, officier de la Légion d'honneur et commandeur de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie des sciences, Académie nationale de médecine et Académie des sciences de Turin |
Antoine Portal, né à Gaillac le et mort à Paris le , est un médecin, anatomiste, biologiste et historien de la médecine français, dont les relations étroites avec Louis XVIII — il était premier médecin du roi — permirent la création de l'Académie de médecine. C'était le grand-père d'Émilie de Vialar, grâce à l'héritage duquel elle put démarrer sa congrégation hospitalière.
Biographie
Descendant d'une famille d'apothicaires de Cahuzac-sur-Vere, aîné d’une fratrie de douze enfants, il étudie la médecine à Albi et à Toulouse. En 1765, il obtient son titre de docteur à Montpellier, où il commence à enseigner l’anatomie[].
En 1766, il s'installe à Paris. Grâce à la recommandation du cardinal de Bernis (1715-1794) auprès des médecins du roi Jean-Baptiste Sénac (1693-1770) et Joseph Lieutaud (1703-1780), il est nommé précepteur d'anatomie auprès du Dauphin en 1767.
En 1769, il entre à l'Académie des sciences et il succède à Antoine Ferrein (1693-1769) à la chaire d'anatomie au Collège royal. Il publie une Histoire de l'anatomie et de la chirurgie, contenant l'origine et les progrès de ces sciences.
En 1776, Buffon (1707-1788) le fait nommer professeur d'anatomie au Jardin du roi. Il soigne les principaux personnages de la cour, et fait une série de consultations au cardinal de Rohan pendant son internement à la Bastille (à partir du )]. Il obtient la chaire nouvellement créée d'anatomie humaine au Muséum national d'histoire naturelle en 1793. Il soigne son ami Cambacérès et le pape Pie VII dans son exil à Savone. En 1803, il fait paraître son fameux Cours d'anatomie médicale en cinq volumes. Louis XVIII le fait nommer premier médecin du roi, fonction qu'il occupe également sous Charles X. Cette charge le place à la tête d'un service médical de plus de vingt médecins de Paris, le fait entrer dans les conseils d'administration de nombreuses œuvres de charité, d'hôpitaux et hospices civils, etc]
Il contribue largement à la création, en 1820, de l'Académie de médecine, dont il est nommé président d'honneur. Cette académie avait pour objectif de rassembler l'élite des médecins et des chirurgiens français.
Il réussit à survivre à tous les régimes politiques, en y récoltant les honneurs. Auteur fécond, il ne réalise pourtant aucune découverte majeure.
Le baron Portal meurt le des suites de la maladie de l'homme de pierre, à l'âge de 90 ans. Il est inhumé au cimetière du Calvaire (Saint-Pierre de Montmartre).
Écrits d'Antoine Portal
En 1827, il publie un article sur les signes avant-coureurs de l'épilepsie :
« Quelquefois une idée de même nature précède l'accès ; d'autres fois cette idée qui se répète souvent est différente, mais plus ou moins triste ; un mal de tête gravatif les devance souvent, en même temps ou dans les intervalles desquels il survient un affaiblissement notable dans les organes de la vue, de l'odorat, de l'ouïe, du goût, ainsi qu'une grande débilitation dans les mouvemens et la sensibilité des parties qui constituent le tronc et les extrémités, tandis que c'est plus fréquent, il y a au contraire une exaltation dans leur sensibilité et leur mouvement. Il y a des crampes dans les muscles de diverses parties du corps ; des pieds et des jambes surtout, et plus souvent encore des vertiges qui sont plus ou moins durables et violens. Ils sont accompagnés de bruits que les malades éprouvent dans les oreilles; d'un vice de l'odorat tel que ce qui paraissait au malade avoir une très bonne odeur lui semble très fétide ; c'est ce qui a été plusieurs fois observé; tandis que quelques autres épileptiques ont éprouvé un tel changement dans l'odorat, dans le goût, et dans l'ouïe, que ce sensations leur devenaient plus exquises que dans l'état naturel.
Il y a des tremblements des membres, des baillemens, des rots, des nausées, avec un sentiment de rétraction dans la région épigastrique.
Cependant très souvent l'épilepsie survient d'une manière si prompte et sans être annoncée par aucun symptôme antécédent, que les malades tombent subitement à terre. C'est sans doute de cette chute que lui est venu le nom de mal caduc qu'elle porte, dénomination qui, pour la même raison, a été donné à l'apoplexie, qu'on a aussi appelée morbus attonitus. »
Principales publications
- Précis de chirurgie pratique, contenant l'histoire des maladies chirurgicales, et la manière la plus en usage de les traiter, 2 volumes, 1768
- Histoire de l'anatomie et de la chirurgie, contenant l'origine et les progrès de ces sciences, 7 volumes, P. Fr. Didot le jeune (Paris), 1770-1773
- Tome 1, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 2, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 3, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 4, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 5, 1770, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Tome 6, 1773, Texte en ligne disponible sur LillOnum [archive]
- Observations sur les effets des vapeurs méphitiques sur le corps de l'homme et sur les moyens de rappeler à la vie ceux qui en ont été suffoqués, 1775
- Observations sur la nature et sur le traitement de la rage, suivies d'un précis historique et critique des divers remèdes qui ont été employés jusqu'ici contre cette maladie, 1779
- Observations sur la nature et sur le traitement du rachitisme, ou des courbures de la colonne vertébrale, et de celles des extrémités supérieures et inférieures, 1797
- Mémoires sur la nature et le traitement de plusieurs maladies, par Antoine Portal, avec le précis des expériences sur les animaux vivans, d'un cours de physiologie pathologique, 1800-1825
- Cours d'anatomie médicale, ou Élémens de l'anatomie de l'homme, avec des remarques physiologiques et pathologiques, et les résultats de l'observation sur le siège et la nature des maladies, d'après l'ouverture des corps (5 volumes, 1803-1804)
- Traitement des asphyxiés, 1805.
- Observations sur la nature et le traitement de la phthisie pulmonaire, 1809,
- volume 1, lire en ligne [archive] sur Gallica,
- volume 2, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Observations sur la nature et le traitement de l'apoplexie, et sur les moyens de la prévenir, 1811, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Observations sur la nature et le traitement des maladies du foie, Caille et Ravier, 1813
- Notice sur la maladie et la mort de Madame la baronne de Staël , impr. de Fain (Paris), 1820-1830, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Observations sur la nature et le traitement de l'hydropisie, 2 volumes, 1824
- Observations sur la nature et le traitement de l'épilepsie, 1827, lire en ligne [archive] sur Gallica
- Mémoire sur quelques maladies du foie, qu’on attribue à d’autres organes; et sur les maladies dont on fixe ordinairement le siège dans le foie, quoiqu'il n’y soit pas, Collect acad mém, etc. Partie franç, 16, 457-465, 1787.
Il a aussi préparé une édition augmentée du Traité de la structure du cœur, de son action et de ses maladies de Jean-Baptiste Sénac (Paris, 1774).
de Vialar Émilie
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Émilie de Vialar
Émilie de Vialar (Gaillac, - Marseille, ) est une religieuse française, fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph-de-l'Apparition et reconnue sainte par l'Église catholique.
Vie et œuvre
Anne-Marguerite-Adélaïde-Émilie de Vialar est née le à Gaillac, dans le diocèse d'Albi, fille du baron Jacques-Augustin de Vialar et de son épouse Antoinette née Portal. Aînée de leurs trois enfants, elle est leur seule fille. Le baron de Vialar est un homme des Lumières qui est membre du conseil communal de Gaillac au début de la Révolution.
À l'âge de sept ans, elle part pour Paris afin de parfaire son éducation chez les Bernardines de la très aristocratique abbaye-aux-Bois, rue de la Chaise, mais sa mère meurt alors qu'elle n'a que quinze ans, et elle revient à Gaillac. Jusqu'à l'âge de 35 ans, elle vit en famille, dans la dévotion et le souci des pauvres. Elle ne souhaite pas se marier, et préfère se consacrer à la vie religieuse, ce que son père n'admet pas.
C'est après avoir reçu un important héritage après la mort de son grand-père, le baron Portal, académicien et médecin du roi, qu'Émilie accompagnée de trois compagnes peut acheter une maison pour héberger la congrégation qu'elles veulent fonder. Le jour de Noël 1832, la congrégation de Saint-Joseph de l'Apparition[] est née, avec comme objectif le soin des pauvres et des malades.
En 1835, Émilie et quelques sœurs arrivent en Algérie pour s'occuper des malades lors d'une épidémie de choléra, et y commencent leur tâche d'évangélisation créant une ambulance militaire à l'appel de l'administration. La congrégation, qui ne sera reconnue civilement qu'en 1855, ne reçoit aucun subside et repose donc entièrement sur la fortune de la fondatrice]. La nouvelle colonie est choisie également par son frère Augustin de Vialar qui y devient l'un des principaux investisseurs, consacrant comme sa sœur la fortune héritée de son grand-père. Ensuite elle crée un pensionnat payant de jeunes filles pour financer une école gratuite qui obtient rapidement du succès. En 1840, elle tente d'obtenir l'approbation pontificale pour sa congrégation, mais une fondation qu'elle effectue à Constantine déclenche l'hostilité de Mgr Dupuch, premier évêque d'Alger, qui voulait mettre la congrégation sous son autorité]. De plus les opinions libérales pour l'époque de Madame de Vialar n'ont pas l'heur de plaire à cet évêque gallican. Elle n'obtient donc pas l'approbation diocésaine et elle est chassée d'Algérie en 1842 d'une façon fort discourtoise. Cette reconnaissance n'aura lieu que le , plusieurs années après la mort d'Émilie de Vialar.
Les années suivantes, Émilie de Vialar fonde quatorze nouvelles maisons en Tunisie (encore sous l'emprise de l'Empire ottoman), à Chypre et à Malte, à Chio, à Beyrouth et à Jaffa ; voyageant beaucoup, envoyant au Levant de nombreuses religieuses missionnaires, la plus significative étant la fondation de leur maison de Jérusalem en 1848. Elles s'installent également dans les colonies anglaises, grâce à un recrutement de nouvelles sœurs irlandaises et sont en Birmanie en 1847, en Australie en 1855. Toutefois, en 1851, l'argent vient à manquer, et elle doit rentrer à Marseille où, avec l'aide de Mgr de Mazenod, elle reconstruit sa congrégation.
Durant les années précédant sa mort, quarante nouvelles maisons sont fondées en Europe, en Afrique et en Asie.
Ses sœurs sont aujourd'hui présentes sur les cinq continents. Une clinique porte son nom à Lyon (3e), une école à Tunis, une paroisse à Marseille.
Émilie de Vialar meurt à Marseille le .
Béatification, canonisation, fête
- Le , le pape Pie XI la déclare vénérable
- Elle est béatifiée le par le pape Pie XII
- Et est canonisée le par le pape Pie XII
- Sa fête a été fixée au 24 août, mais elle est célébrée le 17 juin dans sa congrégation.
Écrits
- Relation des Grâces, écrite à la demande de son confesseur en 1842
- Esprit et Règles de la Congrégation - 1841
- Nombreuses lettres
Citations
- Sa devise : « Révéler l’immense amour de Dieu pour l’humanité et collaborer à la Mission pour laquelle Jésus est venu sur terre. »
- À ses sœurs : « Allez et avec ce que vous avez et recevrez, faites tout le bien que vous pouvez.»
Sources
- Osservatore Romano
- Documentation Catholique: 1951 col.833-840
- Émilie de Vialar, fondatrice des Sœurs de Saint Joseph de l’Apparition, Librairie Arthème Fayard, Collection Chevaliers de Dieu, Paris, 1953
Porcher de Lissonay Gilles
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Gilles Porcher de Lissonay
| Pair de France | |
|---|---|
| - |
|
| Membre du Sénat conservateur | |
| à partir du | |
| Membre du Conseil des Anciens | |
| à partir du | |
| Député de l'Indre | |
| - |
|
| Maire de La Châtre | |
| Comte |
|---|
| Naissance |
La Châtre |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans)
Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Porcher de Richebourg
|
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Homme politique, médecin
|
| Enfant |
Jean-Baptiste Porcher de Richebourg
|
| Distinction |
Commandeur de la Légion d'honneur
|
|---|
Gilles Porcher de Lissonay, comte de Richebourg, né à La Châtre le , mort le , est un médecin et homme politique français.
Biographie
Les premières armes
Il est le fils de François Porcher de Lissonay, président du grenier à sel de La Châtre, et de Jeanne Ursule Baucheron du Plaix.
Il est tout d'abord médecin, profession qu'il abandonne à la Révolution. Il est alors subdélégué de l'intendant du Berry à La Châtre.
Il adopte les principes les idées de la Révolution avec beaucoup d'enthousiasme, et est élu maire de La Châtre en 1790. Il devient député suppléant du département de l'Indre à l'Assemblée législative, où il ne prit point séance.
À la Convention Nationale
Il est élu député du département de l'Indre en à la Convention nationale. Dans le procès de Louis XVI, il se déclare pour l'appel au peuple , et vota par la suite la détention et le bannissement à la paix, en exposant ainsi ses motifs : « Je vote, non comme juge, je n'en ai pas le droit ; mais comme représentant du peuple, chargé de prendre des mesures de sûreté générale. Je ne me dissimule pas qu'il est difficile d'en prendre qui soient absolument exemptes de dangers ; mais comme l'existence d'un tyran enchaîné, abhorré, me semble moins à craindre que les prétentions que sa mort ferait naître, j'adopte la mesure de la détention, jusqu'à ce que la paix et la liberté, consolidées, permettent de le bannir ; et je me détermine d'autant plus à cette mesure, que je crois qu'elle aura de l'influence sur le succès de la campagne prochaine. »
Porcher se déclara ensuite pour le sursis à l'exécution. Sans jamais avoir joué de rôle marquant, ce député conventionnel fut toujours employé avec beaucoup d'activité, tant au comité de législation, au nom duquel il fit de fréquents rapports, que dans les départements où il se conduisit d'une manière fort modérée. Ce ne fut guère qu'après le 9 thermidor (27 juillet 1794) qu'il se fit remarquer à la Convention. Il fut envoyé alors dans les départements de l'Ouest, où il fit prendre les mesures qu'avait amenées la chute de Robespierre. À son retour en , il fit supprimer le tribunal révolutionnaire. Il eut une seconde mission dans le Calvados d'où, par suite du système de bascule qui venait d'être adopté, il dénonça les manœuvres des royalistes aux approches de vendémiaire.
Au conseil des Anciens
À cette époque, il fut élu au Conseil des Anciens par les deux départements qui composaient l'ancienne province du Berri, et continua de se montrer favorable au système révolutionnaire, quoique souvent en opposition avec le Directoire.
Le , il tenta vainement de faire rejeter au nom de la majorité d'une commission dont il était le rapporteur, une résolution qui déclarait expiré l'exercice des fonctions des membres des tribunaux révolutionnaires élus en 1795, et qui autorisait le gouvernement à les remplacer. Ce rapport qui n'eut aucun résultat pour la chose publique, fut néanmoins réimprimé dans le midi de la France et cette publicité extraordinaire fit nommer Porcher au Conseil des Anciens par le département du Gard ; mais sa nomination fut annulée par l'influence du Directoire, malgré les nombreux suffrages dont elle était appuyée.
Administrateur des hospices civils de Paris
Il devint alors membre de la commission administrative des hospices civils de Paris, et eut quelques démêlés avec Lepreux et les autres médecins de l'Hôtel-Dieu, qui lui adressèrent une lettre très forte, laquelle fut imprimée dans le temps. Porcher perdit cet emploi en , à la suite d'un renouvellement général.
De retour au Conseil des Anciens
Le département de l'Indre le réélut, à la même époque, au Conseil des Anciens. Là, il vota notamment contre la résolution qui tendait à soumettre à la peine de mort les auteurs de traités contraires à la constitution et à l'intégralité du territoire de la République, et représenta « qu'une pareille loi attenterait à la liberté des premiers pouvoirs et entraverait la pensée des représentants du peuple ».
Consulat et Empire
Il se prononça, dans le mois de novembre suivant, en faveur de la révolution de Saint-Cloud, qui rendit Bonaparte maître du pouvoir, et il devint aussitôt membre de la commission intermédiaire du conseil, puis sénateur. Il sera fait comte de Richebourg en 1808
Il était secrétaire du Sénat conservateur à l'époque où celui-ci vota la destitution de Napoléon, en 1814. Il signa le , en cette qualité, la création d'un gouvernement provisoire et la déchéance de l'empereur.
Première Restauration
Ceci le fit nommer pair de France par le roi le . N'ayant pas rejoint l'empereur lors des Cent-Jours, au retour de Louis XVIII, il recouvra son titre de pair, dont il jouit jusqu'à sa mort le .
Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (30e division).
de Polinière Isidore
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Isidore de Polinière
| Naissance |
Vire |
|---|---|
| Décès |
(à 65 ans)
2e arrondissement de Lyon |
| Nom de naissance |
Augustin Pierre Isidore Polinière
|
| Activité |
Médecin
|
| Membre de |
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (-
|
|---|
Augustin Pierre Isidore de Polinière, né le à Vire dans le Calvados et mort le à Lyon, est un médecin français et membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
Biographie
Issu d'une fratrie de 5 enfants, Isidore de Polinière est le seul fils de ses parents. Il naît à Vire dans le Calvados le ]. Sur la volonté de son père, médecin de profession, Isidore de Polinière renonce à une carrière militaire et entreprend des études de médecine. En 1809, il est mobilisé sur le front où il exerce comme aide-chirurgien militaire. Il reprend ensuite ses études, et prend des cours de philosophie et d’histoire. Il soutient sa thèse à Paris en 1815, elle porte sur la puberté.
Après son diplôme, il s’installe à Lyon[]. En attendant de se faire connaître afin de se constituer une clientèle, il occupe son temps à écrire des rapports pour des concours pour des sociétés savantes. Il écrit en collaboration avec Jean-Baptiste Monfalcon, lui aussi médecin lyonnais, un rapport sur la fabrication des eaux minérales artificielles. Il obtient la médaille d’or de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon en 1821 pour son rapport sur « les avantages et les inconvénients respectifs des hôpitaux et des soins à domicile pour les malades indigents[] ».
En 1822, il participe aux concours de l’Hôtel-Dieu afin de devenir médecin suppléant. Il est classé premier et devient aussitôt médecin titulaire. Il est élu deux fois président de la société de médecine[]. Puis il est nommé secrétaire général du Conseil de salubrité. En 1832 il quitte l’Hôtel-Dieu et devient médecin à l’hospice de la charité[].
A la suite de son intervention auprès de René Auguste de Brosses durant la révolution de 1830, où il insiste à ne pas répandre de sang inutilement, il obtient le titre de Baron en 1844.
Il meurt le ].
Sociétés savantes
Isidore de Polinière est élu membre de l’Académie des sciences belles-lettres et arts de Lyon en 1832. En 1847, à la création des différentes classes, il occupe un siège à la classe des sciences. Il est président de l’académie en 1836 et en 1845[].
Publications
- Essai sur la puberté : thèse méd. Paris no 157, Paris, Didot, , 36 p..
- Rapport sur la fabrique des eaux artificielles de P. Bourgeois (Avec J. B. Monfalcon), Lyon, Impr. Louis Perrin, .
- Traité de la salubrité des grandes villes, suivi de L’hygiène de Lyon (Avec J. B. Monfalcon), Paris, Baillière, , VIII et 551 p..
- Considérations sur la salubrité de l’Hôtel-Dieu et de l’hospice de la Charité par le Docteur Baron de Polinière, Lyon, Impr. Louis Perrin, .
Jean-Pierre Morat
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Jean-Pierre Morat
| Naissance |
La Roche-Vineuse |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans)
Saint-Sorlin |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, physiologiste, professeur
|
| A travaillé pour |
Université de Lyon (ComUE)
|
|---|---|
| Membre de |
Société de biologie (-
Académie nationale de médecine (- Académie des sciences (- Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon |
| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
|
Jean-Pierre Morat, né le à Saint-Sorlin en Saône-et-Loire (dont le nom est devenu La Roche-Vineuse) où il meurt le , est un médecin français, physiologiste, professeur titulaire de la chaire de physiologie à la faculté de médecine de Lyon.
Biographie
Interne des hôpitaux entre 1868 et 1872, il s’oriente vers l’enseignement ; chef des travaux anatomiques (1873-1876), il doit aller à Paris pour soutenir sa thèse :
Contribution à l'étude de la moelle des os thèse de médecine de Paris no 370, 1873.
Il se lie rapidement à Claude Bernard — ils étaient tous les deux bourguignons — dont il devient l’un des élèves, et resta dans son laboratoire à Paris pendant trois ans, avant d’être chargé de l’enseignement de la physiologie à la nouvelle faculté de médecine de Lille. J-P. Morat fut l’un des disciples de la première génération (Claude Bernard avait alors 58 ans) : il évoquait fréquemment les années passées à son contact et, disait-il, son seul désir était de transmettre les idées et les principes directeurs du grand homme.
Il est nommé, en 1882, professeur de physiologie à la faculté de médecine de Lyon, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1916. Il consacre sa vie à enseigner sa spécialité et il ne quitte pour ainsi dire jamais son laboratoire. Il préparait ses cours avec beaucoup d’attention mais, à l’amphithéâtre, son élocution devenait difficile et il y avait un contraste saisissant entre la parole, d’un maniement pénible et la clarté de son esprit : ses cours étaient souvent désertés tant ses sujets étaient parfois hermétiques et il en fut souvent affecté.
Admis à la Société de biologie en 1883, il est élu, en 1904, correspondant de l’Académie de médecine puis, en 1916, correspondant de l’Académie des sciences. Il s’intéresse aux œuvres lyonnaises et il est membre de l’Académie des sciences et belles lettres de Lyon où il prononça un éloge de son maître, Claude Bernard. Il est élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur en 1918.
Morat a pris sa retraite à Saint-Sorlin où il meurt en .
Œuvre
C’est dans le laboratoire de Claude Bernard qu’il rencontre Henry Toussaint avec qui il se lie d’amitié : avec ce jeune vétérinaire, il fait de nombreuses recherches sur Les variations de l’état électrique des muscles ; cette collaboration prend fin prématurément avec le décès, à 44 ans, de H. Toussaint.
C’est également grâce à Claude Bernard qu’il fait la connaissance d’Albert Dastre, agrégé des sciences physiques en 1867 et professeur de physiologie, avant de se voir confier la chaire de physiologie à la Sorbonne en 1886 ; ils publient ensemble de très nombreux travaux, en particulier sur le système nerveux sympathique dont ils démontrèrent le rôle dans la vasodilatation. Ils ont laissé leurs noms à la Loi de Dastre-Morat qui postule que « la vasoconstriction des vaisseaux capillaires de la surface du corps est généralement accompagnée de la vasodilatation des vaisseaux internes, en particulier des viscères et vice-versa. »
Il s'intéresse également à la chirurgie qui ne reposait, à l’époque, que sur des notions anatomiques grâce aux travaux de Xavier Bichat, Guillaume Dupuytren, Marie Philibert Constant Sappey et bien d’autres ; il fut l'un des premiers à parler de chirurgie physiologique dont René Leriche, qui suivit ses cours, fut le défenseur.
Il innove dans le domaine tout nouveau de l'anesthésie : il préconise l’injection préalable de morphine en démontrant son rôle analgésique et d'atropine qui empêcherait l’excitation cardiaque.
Si l’œuvre scientifique de Morat est importante, il eut peu d’élèves; seul, Maurice Doyon (1869-1934), devint un physiologiste exclusif. Professeur agrégé, il collabora au Traité de physiologie en six volumes que Morat publia chez Masson, en 1904, avant de succéder à son maître à la chaire de physiologie.
Morat connaît un oubli injustifié, mais la physiologie, telle qu’elle est enseignée de nos jours, lui doit beaucoup.
Poiseuille Jean-Léonard-Marie
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Jean-Léonard-Marie Poiseuille
| Naissance |
Ancien 6e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans)
14e arrondissement de Paris |
| Nom dans la langue maternelle |
Jean Léonard Marie Poiseuille
|
| Nationalité |
française
|
| Formation |
École polytechnique
|
| Activités |
Médecin, mathématicien, physicien, physiologiste
|
| Membre de |
Société philomathique de Paris
Académie Léopoldine |
|---|---|
| Distinction |
Prix scientifique Montyon ()
|
Jean-Léonard-Marie Poiseuille, né le à Paris et mort dans cette même ville le , est un physicien et médecin français.
On lui doit différents mémoires sur le cœur et la circulation du sang dans les vaisseaux (l’hémodynamique), qui lui permettent d’établir en 1844 — à travers son ouvrage Le Mouvement des liquides dans les tubes de petits diamètres — les lois de l’écoulement laminaire des fluides visqueux dans les tuyaux cylindriques.
Biographie
Jean Léonard Marie Poiseuille[] naît le 3 floréal an V () dans l'ancien 6e arrondissement de Paris où son père est maître artisan menuisier ébéniste. Il fait ses études au lycée Charlemagne où il se montre brillant élève].
Il est reçu à dix-huit ans en 1815 à l’École polytechnique. Considérant qu'« il est dangereux de donner une scolarité avancée à des gens qui ne sont pas issus de familles riches » Napoléon Ier a mis fin à la gratuité des études de la création de l'École en imposant des frais annuels très élevés] et ajouté une épreuve de version latine au concours d'entrée afin de rendre indispensable le passage par les lycées, payants, réservés de fait aux enfants de la bourgeoisie].
Poiseuille y acquiert une solide formation scientifique malgré la brièveté de ses études. Lors de la Seconde Restauration en effet, les quelque 175 élèves des promotions 1814[] et 1815[] sont licenciés le pour insubordination par Louis XVIII[] et l’École ferme pour rouvrir, après réforme, l’année suivante. Poiseuille y sera resté suffisamment pour recevoir l’enseignement d’Arago et d’Ampère. Il entreprend alors des études de médecine.
Cette double formation en médecine et en physique marque ses recherches, dont le dénominateur commun est la physique de l’écoulement du sang et, de manière plus générale, des liquides visqueux.
Poiseuille publie son premier mémoire en 1819 sur la pression (tension) des artères et ses variations physiologiques. Il en mesure le premier ses valeurs, leurs limites normales et leurs variations grâce à un manomètre à mercure relié à une artère, l’hémodynamomètre. Avec cet instrument il démontre que la tension augmente à l’expiration et diminue lorsque l'on inspire. Ses travaux sont regroupés dans sa thèse de doctorat en médecine soutenue le sous le titre « Recherches sur la force du cœur aortique] » et couronnée par la médaille d'or de l'Académie des sciences.
Par la suite, il poursuit ses recherches sur la physiologie de la circulation sanguine : la circulation du sang dans les veines (1832), dans les vaisseaux capillaires (1839) et influence du froid sur la circulation sanguine dans les vaisseaux capillaires (1839). Ces travaux amènent Poiseuille à étudier l'écoulement des liquides dans les conduites (1840–1847) : il précise la forme analytique du profil de vitesse d'écoulement selon le rayon et la viscosité (loi de Hagen-Poiseuille formulée en 1840, publiée en 1846).
D'une manière générale, Poiseuille s'applique à transposer les conclusions tirées d'expériences de physique à l'étude des lois de la physiologie. Il étudie par ce moyen l'effet des substances actives (1844), l'aération dans les navires (1845), la respiration (1855), le cycle du glucose chez les animaux (1858, 1859), et la synthèse de l'urée (1859). Il formule l'hypothèse que les capillaires se dilatent longitudinalement (et non radialement) pendant l’inspiration et fait remarquer le ralentissement du flux sanguin pendant cette phase.
En 1842, il est élu à l'Académie de médecine et devient membre de la Société philomathique de Paris. Par la suite, il devient membre des Académies de médecine de Stockholm, Berlin et Breslau. Ses recherches sur la physiologie sont récompensées à plusieurs reprises du prix Montyon (en 1829, 1831, 1835, 1843). En 1860, il est nommé inspecteur des écoles de la ville de Paris.
Il meurt d'une pleurésie aiguë avec complication de congestion cérébrale] le [ à son domicile au no 16 de la rue Cassini dans le 14e arrondissement de Paris.
Poirier Paul
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Paul Poirier
| Naissance |
Granville |
|---|---|
| Décès |
(à 54 ans)
Auteuil |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Chirurgien, anatomiste, médecin
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
|
|---|---|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur
|
Paul-Julien Poirier, né le à Granville, mort le à Auteuil, est un chirurgien et anatomiste français.
Paul Poirier a été chirurgien des hôpitaux dès 1889, à l'hôpital d'Ivry, puis hôpital Tenon, puis Lariboisière en 1904. Il a aussi été professeur d'anatomie à la Faculté de médecine de Paris en 1902, en remplacement du Pr. Farabeuf, et a été membre du jury de la Faculté libre de Beyrouth, au Liban, en 1899.
Entre 1892 et 1902, il publie son grand traité d'anatomie.
Il est élu membre de l'Académie de médecine en 1905 et cofondateur en 1906 de l'Association française pour l'étude du cancer avec les professeurs Roussy et Delbet[].
Une rue de Granville porte son nom.
Sources
- « Paul-Julien Poirier (1853-1907) [archive] », sur data.bnf.fr (consulté le )
Poggiale Antoine Baudoin
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Antoine Baudoin Poggiale
| Naissance |
Valle-di-Mezzana |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans)
Bellevue |
| Nationalité |
française
|
| Activité |
pharmacien militaire, médecin, chimiste
|
Antoine Baudoin Poggiale, né le à Valle-di-Mezzana, en Corse, et mort le à Meudon-Bellevue, est un pharmacien, médecin et chimiste français, pionnier de la biochimie[].
Biographie
Il a publié un Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes (1858), un des premiers textes sur les techniques d'analyse volumétrique]. Il a examiné le sucre dans le corps humain, la composition du sang, du lait, des aliments et a examiné le potentiel de l'acétaldéhyde comme anesthésique.
Poggiale est né près d'Ajaccio, d'un père médecin. Formé à Marseille, il devient étudiant en pharmacie à Strasbourg en 1828 et s'engage dans l'armée comme aide-pharmacien]. Après le service militaire, il s'installe au CHU de Lille à partir de 1831 puis travaille à Paris, au Gros Caillou, et à l'Hôpital du Val-de-Grâce. Pendant son séjour à Paris, il s'inscrit à la Faculté de médecine et obtient un doctorat en médecine en 1833 avec des études sur les fièvres intermittentes. Il entame alors au Val-de-Grâce un cursus de chimie analytique qui lui vaut d'être nommé premier titulaire de la chaire de chimie et toxicologie de l'école de médecine et de pharmacie militaire. Il a servi comme pharmacien en chef à Metz pendant la Guerre franco-allemande de 1870, et a pris sa retraite en 1872].
Les contributions de Poggiale à la chimie portaient initialement sur des applications analytiques. Il examine les calculs formés par les glandes salivaires puis s'intéresse à la composition des eaux minérales de Viterbe et d'Orezza. Il a également procédé à des examens chimiques de l'eau de la Seine. Il a également examiné la composition de la nourriture humaine. Poggiale a pu démontrer qu'un extrait de sarsepareille, appelé parigline, et une autre substance, la smilacine, rapportée par Giacomo Folchi], étaient essentiellement les mêmes. En 1848, il examina les effets de l'inhalation de vapeurs d'aldéhyde. Il a effectué des tests sur des chiens montrant que l'anesthésie pouvait être induite et inversée.
Il a été fait Commandeur de la Légion d'honneur en 1865.
Publications
- Essai sur les irritations intermittentes du tube digestif, considérées comme causes ordinaires des fièvres intermittentes simples, Paris, Didot Jeune, 1833.
- Mémoire sur la solubilité des sels dans l'eau, Lille, Vanackere, 1843.
- Deuxième mémoire sur la solubilité des sels dans l'eau, Paris, Hauguelin, 1844.
- Procès intenté par le Cercle médical de Lille contre Messieurs Constenoble et Labélonye, réfutation de Monsieur Bonchardat, sur le rapport des experts, Lille, Vanackere, 1844.
- Mémoire sur les eaux minérales de Viterbe [archive], Paris, Noblet, 1852.
- Recherches sur les eaux des casernes des forts et des postes-casernes des fortifications de Paris, Paris, Henri et Charles Noblet, 1853.
- Analyse de l'eau minérale acidulée ferrugineuse d'Orezza [archive], Paris, Noblet, 1854.
- Du pain de munition distribué aux troupes des puissances européennes et de la composition chimique du son, Paris, Noblet, 1854[].
- De l'origine du sucre dans l'économie animale [archive], Paris, Noblet, 1855.
- Recherches sur la composition chimique et les équivalents nutritifs des aliments de l'homme, premier mémoire, travail lu à l'Académie impériale de médecine, 1856.
- Recherches sur la composition de l'eau de la Seine à diverses époques de l'année, Paris, Henri et Charles Noblet, 1856.
- Dosage du sucre de lait par la méthode des volumes ou à l'aide du saccharimètre de Jean-Baptiste Soleil et détermination de la richesse du lait, Paris, Thunot, 1856.
- Eau minérale ferrugineuse acidulée d'Orezza (Corse), Paris, Guiraudet et Jouaust, 1856.
- Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes : comprenant l'analyse des gaz et des métaux, la chlorométrie, la sulfhydrométrie, l'acidimétrie, l'alcalimétrie, la saccharimétrie [archive], Paris, Baillière, 1858.
- De l'action des médicaments et des applications des sciences physiques à la médecine, discours prononcés à l'Académie de médecine, les 8 et et le , Paris, Baillière, 1860.
- Rapport sur les eaux minérales artificielles et sur les produits qui en dérivent, par la Commission d'étude composée de Gaspard Adolphe Chatin, Antoine Baudoin Poggiale et Jules Lefort, Paris, Thunot, 1862.
- De la pulvérisation des eaux minérales et médicamenteuses, rapport fait à l'Académie impériale de médecine, Paris, Baillière, 1862.
- Rapport sur l'eau minérale ferrugineuse, acidule, gazeuse, carbonique d'Orezza (Corse), rapport à l'Académie impériale de médecine, Paris, Administration centrale, 1865.
- Rapport sur un mémoire de Monsieur Falières de Libourne intitulé : "Monographie chimique et pharmaceutique du bromure de potassium", Paris, 1871.
- Discussion sur les rapports à établir entre la médecine et la pharmacie dans l'armée, en réponse aux questions posées par le ministre de la Guerre, discours prononcé à l'Académie de médecine, Paris, Masson, 1873.
- Discours prononcés aux funérailles d'Henri Buignet, par Alfred Riche, Paul-Jean Coulier et Antoine Baudoin Poggiale, Paris, Arnous de Rivière, 1876.
- Exposé des titres d'Antoine Baudouin Poggiale, Paris, BIU Santé, 2012.
- Traité d'analyse chimique par la méthode des volumes : comprenant l'analyse des gaz et des métaux, la chlorométrie, la sulfhydrométrie, l'acidimétrie, l'alcalimétrie, la saccharimétrie, Villeneuve d'Ascq, Université Lille-I, 2016.
Postérité
Le laboratoire de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce portait le nom de Poggiale[].
Pitres Albert
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Albert Pitres
| Naissance |
Bordeaux |
|---|---|
| Décès |
(à 79 ans)
Bordeaux |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Neurologue, doyen, médecin interniste, psychiatre, médecin, neuropsychiatre
|
| A travaillé pour |
Université de Bordeaux
|
|---|---|
| Membre de |
Académie nationale de médecine
|
| Distinctions |
Commandeur de la Légion d'honneur
Officier de l'instruction publique |
Albert Pitres, né le à Bordeaux et mort le dans la même ville, est un médecin, professeur de médecine interne à la faculté de Médecine de Bordeaux et fondateur de l'école de neuropsychiatrie bordelaise. Élève et collaborateur de Jean-Martin Charcot à l'hôpital de la Salpêtrière, il contribue notamment à l'étude des localisations cérébrales, des troubles du langage, des neuropathies périphériques et des obsessions. Doyen pendant une vingtaine d'années de la faculté mixte de Médecine et Pharmacie de Bordeaux, il obtient la construction d'un site universitaire dédié à cette faculté, et le maintien de l'école du service de santé des armées à Bordeaux. Il crée à Bordeaux la première chaire provinciale de clinique des maladies mentales pour son collaborateur, le neuropsychiatre Emmanuel Régis (1855-1918).
Il laisse son nom à deux signes médicaux : en pneumologie celui d'un épanchement pleural et en neurologie l'un de ceux du tabès.
Biographie
Origines familales et vie privée
Jean Marie Marcel Albert Pitres, dit Albert Pitres, naît le , 13 rue Traversière (actuelle rue Albert-Pitres) à Bordeaux. Il est le fils de Jean Adolphe Pitres, propriétaire, et de Madelaine Corali Rousseille, épicière. Son père étant mort quand Pitres avait 8 ans, et sa mère ayant peu de ressources, il assure le soutien financier de sa famille[]. Il épouse le Jeanne Trabut-Cussac (1860-1932), le couple a cinq enfants. Son premier fils Jean Henri (1881-1881) décède à l'âge de deux mois. Son fils Jean Gustave (1882-1909) décède à 26 ans de tuberculose pulmonaire. Son fils Edgard Jean Paul (1889-1971) est médecin bactériologiste.
Formation
Albert Pitres commence sa formation médicale en 1866 à Bordeaux à l'école Saint-Côme de médecine et chirurgie et à l'hôpital Saint-André[]. De 1867 à 1870, il est interne puis aide clinique du Pr Henri Gintrac (1820–1878), titulaire de la chaire de clinique médicale. Henri est le fils d'Élie Gintrac (1791-1877) qui a joué un rôle majeur dans la transformation de l'école en faculté de médecine et pharmacie].
Albert Pitres est médecin auxiliaire pendant la guerre franco-allemande de 1870]. Il part ensuite à Paris, et suivant les conseils d’Élie Gintrac, voyage en Amérique du Nord et sur le pourtour méditerranéen pendant un an]. Il réussit le concours de l'internat de médecine à Paris en 1872 et est interne dans différents hôpitaux parisiens. Deux de ses stages s'effectuent à l'hôpital de la Salpêtrière, en 1874 dans le service de Jacques-Joseph Moreau de Tours (1804-1884), puis à la fin son internat en 1876 dans le service de Jean-Martin Charcot (1825-1893)[], qui dirige sa thèse pour le doctorat en médecine soutenue en 1877[].
Avec son ami Albert François-Franck, également interne, Albert Pitres se forme à la recherche en physiologie dans le laboratoire d'Étienne-Jules Marey (1830-1904) au Collège de France, en participant à des travaux sur l'épilepsie et l'excitabilité de la substance blanche. Il se forme égale
.ment à l'anatomopathologie en étant préparateur dans le laboratoire de Louis-Antoine Ranvier (1835-1922), créateur de la première chaire d'histologie au Collège de France].
Carrière hospitalière et universitaire à l'hôpital de la Salpêtrière (Paris)
Après son internat, Albert Pitres est chef de clinique adjoint de la faculté et répétiteur à l’École des Hautes Études dans le laboratoire d'histologie (1877-1878)[]. Il est également secrétaire de la Société anatomique de Paris. Il devient un proche collaborateur et un ami de Jean-Martin Charcot, et côtoie dans son service à l'hôpital de la Salpêtrière les médecins neurologues Joseph Babinski, Georges Gilles de La Tourette, Jules Dejerine et Pierre Marie[]. Albert Pitres réussit le concours de l'agrégation en médecine en 1878, avec un mémoire portant sur les hypertrophies et dilatations cardiaques].
Piorry Pierre Adolphe
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Pierre Adolphe Piorry
| Naissance |
Poitiers |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans)
Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, poète, pathologiste
|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de la Légion d'honneur () |
|---|
Pierre Adolphe Piorry, né le à Poitiers et mort le à Paris, est un médecin français. Il inventa la plessimétrie, une méthode d'exploration des organes internes utilisant la percussion.
Biographie
Alors qu’il n’était qu’étudiant en médecine, il prit part à la guerre napoléonienne d’Espagne. Parmi ses maîtres on compte Corvisart, Bayle, Broussais et Magendie ; il obtient son diplôme en 1816 avec une thèse intitulée : Du danger de la lecture des livres de médecine par les gens du monde.
L’invention du stéthoscope par Laennec en 1816 et son ouvrage De l'Auscultation Médiate (1819) lui inspirent l'idée d'une contribution similaire pour la technique de percussion (dont la description originale est faite par Auenbrugger dans son Inventum Novum de 1761, ouvrage traduit du latin au français par Corvisart en 1808). Ses recherches aboutissent à la mise au point en 1826 du plessimètre, un appareil conçu pour aider à délimiter les organes internes (organographisme), qu’il décrit dans son ouvrage De la Percussion Mediate (1828).
Il devient médecin agrégé en 1829 et sa carrière se déroule ensuite dans les hôpitaux parisiens : en 1832 il est nommé à l'Hospice de la Salpêtrière, où ses cours de médecine clinique contribuent à sa renommée.
Nommé professeur de Médecine interne en 1840, il enseigne la clinique médicale à l'Hôpital de la Charité en 1845. Enfin, en 1864, il succède à Trousseau à l'Hôtel-Dieu de Paris.
Il affectionnait la création de néologismes médicaux et on lui doit notamment l'introduction des termes de toxine, toxémie et septicémie dans le vocabulaire médical.
Il fut un auteur prolifique dans tous les domaines de la médecine et publia plus de vingt traités. Il se distingua aussi dans le domaine littéraire avec un long poème intitulé : Dieu, l'Âme et la Nature (1853). Dans sa vie privée, Piorry était grand amateur de musique et de danse et il pratiquait l'escrime.
Piogey Gérard
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Gérard Piogey
| Naissance |
Pouilly-en-Auxois |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans)
Rue Catherine-de-La-Rochefoucauld (9e arrondissement de Paris) |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Médecin
|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de la Légion d'honneur () |
|---|
Gérard Piogey, né le à Pouilly-en-Auxois où il est mort le à Paris 9e, est un médecin et collectionneur français.
Biographie
Fils de Françoise Tainturier et de Zacharie Piogey, modeste épicier[], c’est avec grande difficulté que sa famille a pu subvenir aux frais d’études de Piogey venu à Paris sans un sou en poche, avant que sa profession ne lui permette rapidement de gagner de l’argent[.
Président honoraire de l’association centrale des praticiens de France, médecin en chef de l’asile de la Providence, le docteur Piogey a soigné plusieurs générations de poètes et d’écrivains[. Il a notamment été l’ami et le médecin de Baudelaire], de Théodore de Banville[], de Charles Asselineau, de Champfleury, de Carjat].
Collectionneur émérite, il avait réuni, dans l’hôtel Auber, rue Saint-Georges, où il avait habité pendant quelque vingt ans avant d’aller s’installer, deux ans avant sa mort, rue de La Rochefoucauld, un choix fort éclectique d’œuvres d’art et de curiosités, avec une prédilection marquée seulement pour le XVIIIe siècle], essentiellement les commodes, les cartes de visite, et particulièrement les portraits de femmes et les éventails qui ont longtemps été exposés au musée des arts décoratifs de Paris[].
Son comportement exemplaire, lors de la troisième pandémie de choléra, lui avait valu une médaille d’honneur en 1850[]. Les services qu’il a rendus pendant le siège de Paris comme major de la garde nationale lui ont valu d’être promu officier de la Légion d’honneur]. L’Académie de médecine lui a décerné un prix Montyon pour ses études sur l’acarien de la gale. Il a succombé aux suites d’une affection de la gorge.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur (1863)
Publications
- Réflexions pratiques sur la gale de l’homme (Extrait du « Procès-verbal de la Société médicale du 2e arrondissement de Paris », séance du 10 février 1853), Paris, F. Malteste, , 6 p., in-8º (OCLC 457821171).
- Anus artificiel, injections de bouillons dans l’intestin non parcouru par les matières stomacales : observation et réflexions, Paris, Moquet, , 16 p., in-8º (OCLC 457821136).
- Considérations sur la scarlatine, l’anasarque scarlatineuse, et leur traitement (Thèse de médecine, Paris, 1851), Paris, Rignoux, , 43 p., in-4º (OCLC 995237822).
Pillot Jean-Jacques
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Jean-Jacques Pillot
| Naissance |
Vaux-Lavalette |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
Melun |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Écrivain, communard, journaliste, médecin
|
| Idéologie |
Blanquisme
|
|---|---|
| Membre de |
Association internationale des travailleurs
Conseil de la Commune |
| Lieu de détention |
Centre de détention de Melun (jusqu'en )
|
Jean-Jacques Pillot, né le à Vaux-Lavalette (Charente) et mort à la prison centrale de Melun (devenu depuis le centre de détention de Melun) le , est un médecin, journaliste, écrivain et homme politique socialiste français. Figure du communisme néo-babouviste des années 1840], athée], il est une personnalité de la Commune de Paris.
Biographie
Le militant communiste néo-babouviste
Se destinant à la vie religieuse, il étudie au séminaire, avant d'enseigner à Marennes]. Il renonce à son état de prêtre en 1837 et devient médecin. À partir de 1839, il fait de la propagande pour les idées de Babeuf. Arrêté à la suite de l'insurrection de la Société des saisons (12-), il est enfermé à Sainte-Pélagie. Il devient directeur de la Tribune du Peuple, organise avec Théodore Dézamy et Corneille Homberg, le premier banquet communiste à Belleville le [] et est condamné à six mois de prison, en 1841, pour affiliation à une secte communiste. Il est condamné à la déportation après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, condamnation à laquelle il se soustrait en s'exilant au Brésil. Revenu en France, il se lance dans les affaires (pâtes dentifrice et dentiers).
La Commune de Paris
Pendant le siège de Paris par les Allemands (- ), il se fait remarquer comme orateur au Club de l'École de médecine ; il est membre de l'Association internationale des travailleurs et favorable au Blanquisme. Aux élections complémentaires du , il est élu au Conseil de la Commune par le 1erarrondissement. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Il est arrêté par les Versaillais en , est accusé d'avoir participé à l'incendie du Palais des Tuileries. En , il est condamné aux travaux forcés à perpétuité par le Conseil de guerre, mais sa peine est commuée en réclusion perpétuelle.
Avec Jules Gay et Théodore Dézamy, il est cité par Karl Marx parmi les « communistes matérialistes »].
Œuvre
- Le Code religieux, ou le Culte chrétien, Paris, Valant, 1837, 64 p.
- La Tribune du peuple, recueil philosophique et historique, Paris, la Tribune du peuple, 1839, 224 p.
- Histoire des égaux ou moyens d'établir l'égalité absolue parmi les hommes, Paris, aux bureaux de la Tribune du peuple, 1840, 61 p.
- Ni châteaux, ni chaumières, ou état de la question sociale en 1840, Paris, imprimerie Bajat, 1840, 60 p.
- La Communauté n'est plus une utopie ! Conséquence du procès des communistes, Paris, l'auteur, 1841, 32 p.
Pihan-Dufeuillay François Nicolas
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François Nicolas Pihan-Dufeuillay
| Directeur École de médecine de Nantes |
|
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 77 ans)
Vertou |
| Formation |
Faculté de médecine de Paris
|
| Activité |
Médecin
|
| Membre de |
Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique
|
|---|---|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier d'académie |
François Nicolas Pihan-Dufeuillay est un médecin français né le à Nantes et mort le à Vertou.
Biographie
François Nicolas Pihan-Dufeuillay est le fils de Maurice Marin Pihan du Feuillay, commis au greffe du Présidial de Nantes, et d'Anne Élisabeth Mouton.
Officier de santé à Nantes, il est chirurgien de marine, navigant sur le brick nantais la Constance en 1821
En 1823, il part poursuivre durant une année ses études de médecine à Paris. En 1824, il obtient son doctorat en médecine avec pour thèse Dissertation sur la fièvre jaune observée dans les Antilles, présentée et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le et qui sera imprimée chez Didot le jeune à Paris.
De 1825 à 1826, il est chirurgien sur le brick l'Alcyon, armé par la famille Haentjens, pour une traversée vers l'Afrique, le golfe de Guinée et l'île de Saint Thomas Danoise (dans les Caraïbes).
Il est le président la Commission du Musée d'histoire naturelle de Nantes et vice-président du Comité central d'hygiène de la Loire-Inférieure.
Titulaire de la chaire de chimie médicale à l'École de médecine de Nantes, il dirige l'école de 1867 à 1876.
- Étude sur la constitution médicale de 1864, à Nantes, et sur les épidémies qui ont régné dans son arrondissement (1865)
- Étude sur la constitution médicale de 1863, à Nantes, et sur les épidémies qui ont régné dans son arrondissement (1864)
- Étude sur la constitution médicale de 1862, à Nantes et sur les épidémies qui ont régné dans son arrondissement (1863)
- Remarques sur l'épidémie de variole qui a régné dans l'arrondissement de Nantes (1862)
- Dissertation sur la fièvre jaune observée dans les Antilles (1824)
Piéchaud Timothée
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Timothée Piéchaud
| Nom de naissance | Antoine Ludovic Nicéphore Timothée Piéchaud |
|---|---|
| Naissance | Abzac |
| Décès | (à 55 ans) Bordeaux |
| Nationalité | |
| Père | Louis-Guillaume Piéchaud |
| Formation | Lycée Saint-Joseph de Tivoli Faculté de médecine de Bordeaux |
|---|---|
| Profession | Professeur Médecin chirurgien |
| Distinctions | Officier d'académie |
Timothée Piéchaud, né le à Abzac (Gironde) et mort le à Bordeaux, est un médecin, chirurgien et professeur français.
Il occupa de 1893 à 1905 la première chaire de clinique de chirurgie infantile de France.
Biographie
Timothée Piéchaud est né en 1850 dans la maison familiale dite « Bothereau », dans le centre d'Abzac]. Son père, Louis-Guillaume Piéchaud, alors maire de la petite ville, est un médecin de campagne estimé]. Sa mère, Marie-Camille Lahens, est la fille d'un officier de santé et de la cadette d'une famille aristocratique bordelaise, Élisabeth de Combelle. Timothée est le dernier d'une fratrie de cinq enfants.
En 1855, sa famille s'installe à Bordeaux. Il fait ses études chez les Jésuites au Lycée Saint-Joseph-de-Tivoli.
Après son baccalauréat ès lettres en 1867, il entre à l'École de médecine de Bordeaux comme externe des hôpitaux à l'hôpital Saint-André, dans le service du professeur Mabit. De 1869 à 1870, il est interne des hôpitaux à l'hôpital des Enfants, dans le service des professeurs Labat et du docteur Montalier, puis, en 1871, à l'hôpital Saint-André dans le service du professeur Denucé. En 1872, il est premier interne des hôpitaux dans le service de clinique obstétricale du professeur Labat. L'année suivante, il est nommé externe des hôpitaux de Paris, d'abord à la Charité dans le service du Docteur Bernutz, puis, en 1874, à Necker dans le service du professeur Chauffard. En 1875, il est interne des hôpitaux de Paris, en 1876 à l'Hôtel-Dieu, dans le service du Docteur Cusco, en 1877 dans le service du professeur Richet, en 1878 à Necker dans le service de clinique du professeur Broca, puis en 1879 à Lariboisière, dans le service du Docteur Labbé].
Docteur en médecine en 1880, il reçoit une médaille de bronze pour sa thèse, intitulée De la ponction et de l’incision dans les maladies articulaires. Il est reçu premier à l'agrégation de chirurgie en 1883.
Mariage et descendance
Il se marie à Bordeaux le avec Marie Cardez, fille du comte romain Ferdinand Cardez, maire de Rions et important négociant en vins à la tête des châteaux Jourdan, Carsin, Deylet et Villandraut, et d'Eugénie Gizard. Ils ont huit enfants : Marie-Louise, Élisabeth, Martial, Pierre, Louis, Ferdinand, Paule et Camille.
Carrière médicale
Il fonde l'Hôpital des Enfants de Bordeaux en 1886 et y occupe la première chaire de clinique de chirurgie infantile de France[] de 1893 jusqu'à 1905, date de sa mort. À Cambo-les-Bains, au Pays basque où il passe ses vacances, il est le médecin personnel du jeune roi d'Espagne Alphonse XIII.
Il meurt brutalement à Bordeaux le . Ses obsèques, le samedi , furent extrêmement suivies. Le deuil était conduit par la famille, suivie de diverses congrégations religieuses, du recteur de l'Université de Bordeaux Thamin, des docteurs Pitres, doyen de la Faculté de médecine, Bertrand, directeur de l'École de santé navale, Lanusse, administrateur de l'Hôpital des Enfants, Arnozan, président de la Société de médecine et de chirurgie, Lande, président de l'Association des médecins de la Gironde, Bourbon, directeur de l'Institution nationale des sourdes-muettes ; Aurélien de Sèze, avocat à la cour d'appel, président de l'Association des anciens élèves de Tivoli, prononça un discours. On peut évaluer à plusieurs milliers le nombre des personnes qui formaient le cortège]. Après une messe de requiem à la Primatiale Saint-André, le corps fut inhumé dans le caveau de la famille, au cimetière de la Chartreuse.
Il fut membre de la Société clinique de Paris, de la Société anatomique de Paris, de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, membre correspondant national de la Société de chirurgie de Paris, membre titulaire de la Société de médecine et de chirurgie de Bordeaux, de la Société anatomique de Bordeaux et membre secrétaire de la Société de gynécologie, d'obstétrique et de pédiatrie de Bordeaux[].
Publications
- 1880 : De la ponction et de l’incision dans les maladies articulaires, Paris.
- 1881 : Que faut-il entendre par l’expression de choc traumatique, Paris.
- 1883 : Traitement du cancer du rectum, Paris.
- 1888 : Maladies chirurgicales de l’enfance, leçons cliniques, Bordeaux, Féret et fils.
- 1891 : Statistiques des opérations pratiquées à la Clinique chirurgicale des enfants de 1887 à 1890, Bordeaux.
- 1900 : Précis de chirurgie infantile, Paris, coll. Testut.
Peyrot Jean
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Jean Peyrot
| Sénateur de la Troisième République Dordogne |
|
|---|---|
| - |
|
| Naissance |
Périgueux |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans)
9e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Homme politique, chirurgien
|
| Distinction |
Commandeur de la Légion d'honneur
|
|---|
Jean Peyrot est un homme politique et un médecin français né le à Périgueux[] et décédé le dans le 9e arrondissement de Paris].
Interne des hôpitaux de Paris en 1869, il participe à la guerre de 1870 dans les ambulances. Docteur en médecine en 1876, il devient prosecteur à l'école de Médecine en 1877 et chirurgien en 1878 et enfin professeur agrégé en 1880. Il est élu à l'académie de chirurgie en 1880 et à l'académie de Médecine en 1898. Il est chez de service dans plusieurs hôpitaux parisiens, Bicètre en 1886, Tenon en 1887 et Lariboisière en 1888.
Après un premier échec en 1901, il est élu sénateur de la Dordogne en 1903, battant Samuel Pozzi, son confrère médecin. Il reste en poste jusqu'à sa mort en 1917. Il siège au groupe de la Gauche démocratique.
Musée d'art et d'archéologie du Périgord
- Par Geneviève Granger (1877 - 1967) : Portrait du docteur Jean Peyrot].
Sources
- « Jean Peyrot », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
Peter Michel
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Michel Peter
| Naissance |
Ancien 12e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans)
8e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière Notre-Dame de Versailles
|
| Nom de naissance |
Charles Félix Michel Peter
|
| Nationalité |
française
|
| Activité |
Médecin
|
| Membre de |
Académie nationale de médecine ()
Académie royale de médecine de Belgique |
|---|---|
| Distinction |
Officier de la Légion d'honneur
|
Charles-Félix-Michel Peter (Paris, - Paris, ]), était un médecin français.
Biographie
Né de parents pauvres, il est d'abord simple typographe].
Ancien chef de clinique du docteur Armand Trousseau à l'Hôtel-Dieu en 1863, il est élu à l'Académie nationale de médecine en 1878. Son épouse, Céline Belin était la nièce de Adrien Loir et également une cousine de la femme de Louis Pasteur avec lequel il était donc apparenté par double alliance. Michel Peter attaqua les théories et les expériences de Pasteur notamment sur le vaccin anti-rabique. D'après Vallery-Radot sa longue controverse avec Pasteur eut le mérite de faire admettre qu'il ne suffisait pas toujours qu'un germe infectieux pénètre dans une personne pour qu'une maladie infectieuse se déclare[].
Son fils René Peter (1872-1947) fut un ami d'enfance de Marcel Proust.
Le professeur Peter est enterré au cimetière Notre-Dame de Versailles.
Hommage
La rue Michel-Peter dans le 13e arrondissement de Paris porte son nom en hommage depuis 1899.
- Commandeur de la Légion d'honneur.
Perron Nicolas
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Nicolas Perron
| Naissance |
Langres |
|---|---|
| Décès |
(à 77 ans)
Paris |
| Nationalité |
française
|
| Activités |
Médecin, traducteur
|
| Membre de |
Société asiatique
|
|---|---|
| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier de l'ordre du Nichan Iftikhar |
Nicolas Perron est un médecin français, directeur du collège arabe-français à Alger, traducteur de l'arabe en français, né à Langres le et mort à Paris le .
Biographie
Nicolas Perron est un médecin originaire de Langres. Il a soutenu sa thèse de médecine à la faculté de médecine de Paris le .
Il appartenait probablement au cercle buchézien, groupe politique prônant les idées de Philippe Buchez qui défend un socialisme chrétien. Il prononce un cours sur l'Égypte auprès des ouvriers du XIIe arrondissement à Paris entre février et avril 1832, publiée peu avant son départ pour Le Caire la même année. Dans ces leçons il exprime tentatives d’émancipation « populaire » en Égypte ancienne et leurs « diverses répressions ».
En 1825, Méhémet Ali ayant décidé la création d'un hôpital puis d'une école de médecine confiée à Clot bey, Ce dernier s'est rendu à Paris en 1833 pour recruter des professeurs. Visitant l'Imprimerie royale, on lui a nommé Nicolas Perron qui venait de faire la traduction d'un ouvrage arabe. Clot bey s'est alors rendu chez lui et lui a dit : « Monsieur, quand on sait l'arabe comme vous, votre place est en Égypte et non en France ». Nicolas Perron a accepté les propositions faites par Clot bey pour enseigner en Égypte.
Nicolas Perron, militant idéaliste, est recruté en tant que professeur de chimie et de physique à l’École de médecine d’Abouzabel qui est ensuite transférée à Qasr El Eyni, au Caire en 1836 où il est médecin dans l'hôpital. Cette école a ouvert ses portes en 1825 pour former des médecins civils et surtout des officiers de santé pour l’armée égyptienne. Il prendra la direction administrative de l’École en 1839, succédant au médecin Antoine Barthélémy Clot bey. Il est lié avec les saint-simoniens pendant leur séjour en Égypte. Xavier Marmier le présente en 1847 comme un des « missionnaires de la civilisation » : « chimiste distingué, travailleur infatigable » qui « se repose de l’enseignement qu’il est chargé de faire à l’École de médecine, en compulsant les manuscrits arabes, en recueillant de précieuses notions sur l’ancienne poésie et l’ancienne géographie arabes ». Peu avant Victor Schœlcher l'avait présenté comme un « orientaliste pratique » auquel on doit « l’introduction du langage et des nomenclatures chimiques et physiques dans l’idiome du pays, et ce n’était pas une petite difficulté que celle de traduire les termes techniques par des équivalents arabe… »].
Il rencontre en Égypte Fulgence Fresnel qui y était arrivé en 1831. Celui-ci ayant placé toute sa fortune dans une banque d'Alexandrie qui a fait faillite en 1835, il s'est trouvé sans ressource. Nicolas Perron, avec l'appui de Jules Mohl et ses ami en France, Fresnel a été nommé au consulat de Djeddah.
Nicolas Perron a traduit plusieurs ouvrages arabes en français. Le cheikh Mohammed el-Tounsi (« le Tunisien ») (1809-1857) a visité le Darfour et le Ouadây entre 1805 et 1813. Il séjourne huit ans dans le Darfour protégé par le sultan Mohammed IV al-Hussein (1839–1873) qui lui a permis de visiter cette région fermée aux Européens. Revenu au Caire où il est employé comme « Réviseur » en chef de l’école de médecine d’Abou-Zabel dont le médecin Nicolas Perron est le directeur. Ce dernier lui demande de faire le récit de ses voyages. Nicolas Perron a assuré la traduction de son Voyage au Darfour en 1845, et son Voyage au Ouadây (actuel Tchad) en 1851. Il a été le maître d'arabe de Nicolas Perron. Abbas Ier Hilmi, wali d'Égypte en 1848, s'oppose à la politique de modernisation de son grand-père et fait fermer les écoles. Il revient alors à Paris. Mohamed Saïd Pacha, francophone, devient wali d'Égypte à la mort d'Abbas. De nouvelles épidémies ayant apparu dans le Proche-Orient, le gouvernement français l'a nommé médecin sanitaire de France à Alexandrie pour surveiller leurs apparitions[.
Il est membre de la Société asiatique de Paris et devient membre de son conseil en 1851, de la Société asiatique de Leipzig, membre correspondant de l'Institut égyptien.
Il termine sa carrière comme directeur du collège arabe-français d'Alger à sa fondation en 1857]. Il est inspecteur des études arabes-françaises en Algérie, membre de la Commission scientifique de l'Algérie. Deux à trois ans avant sa mort, ses forces ayant décliné, il a pris sa retraite à Fontenay-aux-Roses[].
Il meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Montparnasse
]
Perron Charles-François-Alexandre
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Charles-François-Alexandre Perron
| Nom de naissance | Charles-François-Alexandre Perron |
|---|---|
| Naissance | Broye-les-Pesmes, France |
| Décès | (à 68 ans) Besançon, France |
| Nationalité | Française |
| Résidence | Besançon |
| Domaines | Médecine Littérature |
|---|
Charles François Alexandre Perron, médecin franc-comtois d'origine, est né le à Broye-les-Pesmes, en Haute-Saône, et mort à Besançon le . Il est également l'auteur de publications à caractère scientifique et historique.
Biographie
Origines familiales et formation
Charles Perron est issu d'une famille paternelle établie depuis le XVIIe siècle à Broye-les-Pesmes, en Franche-Comté[] et d'une famille maternelle également installée dans la même région[].
Fils d'Anne Françoise Gras et de Nicolas Perron, percepteur et maire à Broye-les-Pesmes, Charles Perron, né en 1824, commence, en 1841, ses études classiques au petit séminaire de Marnay pour les terminer au collège royal (lycée Victor Hugo) de Besançon. Il étudie ensuite la médecine à Metz où se trouvait l'une des trois écoles de médecine militaire et entre en 1848 à l’École d'application du Val-de-Grâce à Paris.
Études interrompues
À cette époque, une épidémie de choléra avait débuté. Des étudiants furent réquisitionnés pour soigner les malades, et Charles Perron fut envoyé au poste de secours de la mairie du VIIe arrondissement. Or, le avait lieu sur les boulevards une grande manifestation politique, dernière « journée révolutionnaire » de la Deuxième République en France.
Retenu par son service médical, Perron est dans l'incapacité de prendre part aux troubles. Cependant, peu de temps après, un mandat d'arrêt est lancé contre lui, et il est arrêté avec de nombreux autres camarades au Val-de-Grâce. À chacun des interrogatoires qu'il doit subir pendant trois mois de détention à Sainte-Pélagie d'abord, et à la Force ensuite où il avait été transféré, il ne varie jamais de version : « Je n'ai pas quitté mon poste de la mairie du VIIe arrondissement, chacun peut en témoigner. » Malgré son innocence, il est exclu de l'école, et envoyé à la caserne de Lunéville, au troisième lancier, comme cavalier de deuxième classe car sa qualité de chirurgien l'avait amené à souscrire pour un engagement de sept ans dans l'armée française].
Docteur en médecine
À sa sortie du régiment, Charles Perron reprend ses études interrompues durant trois ans. Il se rend à Montpellier, faisant la route à pied avec seulement 35 francs, et c'est en 1853 qu'il en revient, muni de son diplôme de docteur en médecine pour s'installer aux Chaprais à Besançon où il exerce la médecine jusqu'à sa mort en 1892[]. Sur le plan privé, il épouse en 1854 Marie Joséphine Brocard, fille d'un avocat de Besançon avec laquelle il a sept enfants]. Concomitamment, à ses travaux littéraires et à sa pratique professionnelle, Charles Perron participe à la vie politique de sa ville en siégeant au conseil municipal de Besançon durant plusieurs mandats, de 1871 à 1884[].
Opinion au sujet du médecin
« Esprit fin et pénétrant, [a écrit de lui le docteur Bourdin], d'une grande rectitude de jugement, d'un dévouement sans limites à sa province, à son pays natal, à ses malades, le Dr Perron représente le type du parfait Comtois et du médecin de devoir. Son bagage littéraire et scientifique est important et nous ne pouvons oublier qu'il a consacré la plus grande part de son activité et de son intelligence à la glorification de notre pays. C'était un noble cœur, un grand travailleur, un homme intègre, un vaillant et un modeste] ».
Publications
Médecine
- Du cuivre et de l'absorption des molécules cuivreuses chez les horlogers, communication à la Société de médecine de Besançon, .
- De l'honnêteté professionnelle, Millot frères, (lire en ligne [archive]).
- La fièvre typhoïde aux Chaprais, Imprimerie et lithographie de Paul Jaquin, (lire en ligne [archive]).
- Du médecin : comment son domaine professionnel s'agrandit de jour en jour, Imprimerie et lithographie de Paul Jaquin, (lire en ligne [archive]).
Percy Pierre-François
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Montagney
| Décès |
18 février 1825
|
|---|
(à 70 ans)
Paris
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise
|
|---|---|
| Nationalité |
Français
|
| Activités |
Médecin, homme politique
|
| Membre de |
Académie des sciences
Académie nationale de médecine Académie royale des sciences de Prusse |
|---|
| Distinctions |
Commandeur de la Légion d'honneur
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile Ordre de l'Aigle rouge |
|---|
Sommaire
- 1 Biographie
- 1.1 Famille et formation
- 1.2 Carrière de chirurgien militaire
- 1.3 Période consulaire (1799 - 1804)
- 1.4 Période de l'Empire (1804-1814)
- 1.5 Fin de carrière (1815-1825)
- 2 Contributions à la chirurgie
- 3 Hommages
- 4 Distinctions
- 5 Publications
- 6 Armoiries
- 7 Notes et références
- 8 Voir aussi
- 8.1 Bibliographie
- 8.2 Articles connexes
- 8.3 Liens externes
Biographie
Famille et formation
Pierre-François Percy est le sixième enfant d'une fratrie de dix, fils de Claude Percy, chirurgien militaire, ayant servi dans le régiment d'infanterie Tallard et d'Anne Guillemin. Le père espère qu'aucun de ses fils n'épousera sa carrière et il oriente Pierre-François Percy vers le génie militaire, discipline qu'il abandonne en raison de son piètre goût des mathématiques. En 1775, il est reçu docteur à Besançon et il se rend à Paris où il fait la connaissance du chirurgien Antoine Louis, secrétaire de l'Académie royale de chirurgie. Il entre dans la gendarmerie l'année suivante et il est affecté à Lunéville comme aide-major de la compagnie écossaise. En août 1782, il est à Béthune puis à Strasbourg en qualité de chirurgien-major dans le régiment de cavalerie de Berry. En 1785, Percy remporte le premier prix du concours de l'Académie royale de chirurgie qui porte sur l'amélioration des bistouris. Il remporte de nombreux titres dont un sur l'allaitement des nouveau-nés. Il obtient en 1789 un brevet de chirurgien en chef puis est affecté à l'armée du Rhin. En 1794, il publie un ouvrage sur la cautérisation.
Carrière de chirurgien militaire
Percy est par ailleurs nommé professeur à l'École de médecine de Paris au moment de son installation en 1796. Quoiqu'il fasse preuve d'une grande facilité d'élocution, il n'a jamais rempli ses nouvelles fonctions, et se refuse sous différents prétextes, à toute espèce d'enseignement. Il abandonne finalement la place, qu'il n'a jamais occupée de fait, en faveur d'un de ses collègues.
Il sera un des trois premiers officiers en chef de l’hôpital d'instruction militaire du Val de Grâce ainsi que le chirurgien-chef des armées de la Moselle, de Sambre-et-Meuse et de celle du Rhin commandée par Jean-Victor Moreau. C'est dans le service de cette armée qu'il organise les corps ambulants de chirurgiens militaires pour recueillir et soigner les blessés sous le feu de l'ennemi. Ce fut aussi pendant ses fonctions de premier chirurgien de cette armée, qu'il fit renouveler entre les généraux Kray et Moreau, la convention établie en 1754 qui visait à protéger les hôpitaux des armées durant les conflits. Il a l’idée d’un corps de santé indépendant, neutre et inviolable, corps créé par Henri Dunant en 1863 avec La Croix-Rouge. En fait, le général Kray a refusé cette convention.
Période consulaire (1799 - 1804)
À partir de 1798-1799, malgré son opposition, le Consulat réduisit le nombre d' hôpitaux, les effectifs du personnel sanitaire, les soldes et tous les avantages que la Révolution avait apportés aux officiers de santé.
Il est nommé inspecteur général du service de santé des armées en l’an XII et se retrouve au camp de Boulogne comme chirurgien-chef de la Grande Armée constituée initialement pour envahir l’Angleterre. Le 1er juin 1802, il épouse Rosalie-Claudine Wolff.
Période de l'Empire (1804-1814)
En 1804, Percy est de la première promotion de la Légion d'honneur tout comme deux autres chirurgiens renommés1 : René-Nicolas Desgenettes et Dominique Larrey, son ami mais concurrent en notoriété. Percy fera presque toutes les campagnes de l'Empire. Sa force athlétique peu commune lui permettra de surmonter les excès de fatigue de la guerre et le poids d’un service écrasant. Chirurgien-en-chef de l'armée d'Allemagne, il sera à Austerlitz (2-12-1805), à Iéna (14-10-1806), à Eylau (8-2-1807), à Friedland (14-6-1807) puis en Espagne (campagne de 1808-1809).
Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1807, Commandeur de la Légion d'honneur après Eylau , puis baron de l’Empire après Wagram, en 1809.
Une ophtalmie grave, apparue en 1809, l'éloigne de l'armée ; il devient alors professeur à la Faculté de Médecine de Paris. Sa santé s'étant amélioré, il participe à la campagne de France. Le 1er avril 1814, il prend en charge 12 000 blessés russes et prussiens en réquisitionnant les abattoirs de Paris et en les transformant en hôpital. Il reçoit pour cela les plus hautes distinctions honorifiques de la Bavière, de la Prusse et de la Russie (Ordres de Sainte-Anne de Russie, de l'Aigle rouge de Prusse, du Mérite de Bavière).
Au cours des Cent-Jours, il est élu membre de la chambre des représentants par le grand collège de Haute-Saône, avec 70 voix sur 131 votants.
Au second retour des Bourbons, Percy sera mis à la retraite notamment à cause de ses prises de position en faveur des revendications des blessés de guerre, et pour s'être rallié à Napoléon durant les Cent-Jours.
Fin de carrière (1815-1825)
À sa création en 1820, Percy est nommé membre honoraire de l’Académie de médecine, section chirurgie.
Il est également l'auteur d'un remarquable Journal des campagnes : des bords du Rhin à l'Espagne, d'Austerlitz à Friedland, en passant par léna et la Pologne, il nous dépeint les conditions d'existence, souvent précaires, des soldats de la Grande Armée. Considéré comme l'un des meilleurs textes de l'époque napoléonienne, par sa rigueur, son honnêteté et la qualité des détails qu'il contient, ce témoignage bouleversant rend sensibles et proches les souffrances des blessés et des malades, le rôle néfaste de l'administration de la guerre, la misère des habitants des pays dévastés, l'indicible horreur du champ de bataille au soir des combats.
À sa mort, est inhumé dans la 18e division du cimetière du Père-Lachaise2 où son monument porte la mention : « Il fut le père des chirurgiens militaires ».
Contributions à la chirurgie
Percy fut le premier à réussir la résection de la tête de l'humérus ; il inventa le tire-balles, le fil de suture métallique et le carquois chirurgical. Cette trousse portée en bandoulière par le chirurgien et pouvant contenir un garrot et onze instruments permettait de se déplacer à cheval afin d’opérer en urgence sur les champs de bataille et éviter la gangrène.
Il fut également le premier à rejeter le principe de l'amputation systématique, qui avait cours jusque-là, dès lors qu'un membre était sérieusement atteint.
En 1799, il chercha, comme Larrey, à procurer de prompts secours aux blessés par la création d'un corps de "chirurgie mobile", en équipant des charrettes avec table d'opération et rideaux, et en leur affectant une troupe régulière de "soldats infirmiers". Pour cela, Il proposa la transformation en véhicules sanitaires des trains d'artillerie bavarois attelés. Cette "ambulance", tirée par six chevaux, était capable de transporter rapidement les membres du corps mobile de chirurgie installés à califourchon, directement sur le champ de bataille, au plus près de la ligne de feu avec du matériel de secours et de soins aux blessés.
Le principe de "bataillons d'ambulances" sera admis par la hiérarchie militaire. Larrey et Percy, pour mieux servir ces ambulances, obtiennent en 1813 la création d'un corps spécialisé "d'infirmiers de l'avant". Militaires chargés de la relève des blessés, ils utilisaient un brancard démontable dont les deux barres étaient constituées avec leurs lances. Ils étaient de plus équipés de moyens de soins à l'intérieur de leur shako.
On notera que le principe des soins d'urgence aux accidentés avant évacuation a été pérénisé par les SAMU français contrairement à ceux d'autres pays.
Parmi les écrits qui lui valurent les honneurs académiques, il faut mentionner le manuel du chirurgien d'armée et la pyrotechnie chirurgicale (ou l'art d'appliquer le feu en chirurgie).
Hommages
Son nom a été donné à l’Hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart. À Montagney, son village natal, existe une rue du Baron-Percy ainsi qu'une croix érigée en sa reconnaissance par sa famille.
Distinctions
- Président de l'Académie des sciences en 1821
- Membre de l'Académie royale de médecine et de l'Académie de chirurgie
- Membre de nombreuses sociétés savantes nationales et étrangères
- Deux fois président de la Faculté de médecine de Paris en vingt ans
Le nom de Pierre-François Percy figure sur la dixième colonne de l'Arc de triomphe de l'Étoile, avec ceux de Larrey, Desgenettes et d'un enfant (Viala), ce sont les seuls non militaires parmi les 660 héros de l'Empire. En 1811, il s'adressait ainsi à de jeunes chirurgiens :
« Allez où la Patrie et l'Humanité vous appellent soyez y toujours prêts à servir l'une et l'autre et s'il le faut, imitez ceux de vos généreux compagnons qui au même poste sont morts martyrs de ce dévouement intrépide et magnanime qui est le véritable acte de foi des hommes de notre État. »
— Pierre-François Percy, 1811
Publications
- Pyrotechnie chirurgicale pratique ou l'Art d'appliquer le feu en chirurgie, Chez Méquignon l'aîne, père, Libraire de la Faculté de Médecine, 1811 Texte intégral [archive].
Armoiries
| Figure | Blasonnement |
| Armes de Pierre-François Percy, Baron de l'Empire :
Écartelé : au I, d'or à la lampe antique de sable allumée de gueules ; au II, du quartier des Barons Officiers de Santé attachés aux Armées ; au III, d'azur au miroir d'argent en pal accolé d'un serpent tortillant d'or, se mirant dans la glace ; au IV, d'or à la main de carnation ailée d'azur tenant un scalpel de sable et entourée d'une couronne de chêne de sinople.3,4,5,6 |
Notes et références
- Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, 2006, 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 629-630
- Armorial de l'Empire français par M. Alcide Georgel - 1869. Médecins et chirurgiens. Un texte téléchargé depuis le site de la Bibliothèque Nationale de France. [archive]
- Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques, 1870 (lire en ligne [archive])
- Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments [archive]
- Pierre-François Percy [archive] dans le site Medarus [archive].
- Pierre-François Percy [archive] notice bio-bibliographique dans le site de la Biu Santé [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans la Banque d'images et de portraits de la Biu Santé [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans le site de l'Assemblée nationale [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans le site data.bnf.fr [archive].
- Pierre-François Percy [archive] dans le site du Comité des travaux historiques et scientifiques [archive].
-
Notices d'autorité
- En fait, Desgenettes n'était pas chirurgien mais médecin.
Voir aussi
Bibliographie
- Ristelhueber, Nécrologie de Pierre-François Percy, Paris, s.n., 1825, Texte intégral [archive].
- Pierre Flourens, Éloge historique de Pierre-François Percy, lu le 18 novembre 1833, dans Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, Gauthier-Villars, Paris, 1835, tome 13, p. XXXIII-LVI (lire en ligne) [archive]
- P., « Percy journaliste », Le progrès médical [supplément illustré], 1928, No 12, p. 89-91, Texte intégral [archive].
- Dr Bonnette, « Le baron Parcy intime », La Presse médicale, [Volume d'annexes], 1912, No 2, p. 9-11, Texte intégral [archive].
- « Pierre-François Percy », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- L'introduction d'Emile Longin dans Journal des campagnes du baron Percy, chirurgien en chef de la Grande Armée de Pierre François Percy, Plon-Nourrit, Paris, 1904.
- Antoine, Henri-Michel - Magnin, Pierre - Maurat, Jean-Pierre, « Cinq médecins et chirurgiens comtois durant la Révolution, l’Empire et la Restauration », Histoire des sciences médicales , 2007, 41 (2), p. 155-160., Texte intégral [archive].
- Bouchet, Alain, « Percy à la bataille d'Eylau », Histoire des sciences médicales , 1990, 24 (1), p. 39-48 , Texte intégral [archive].
- Chauvin, Frédéric - Schiele, Philippe - Chauvin, Edouard - Fischer Cossu-Ferra, Véronique - Fischer, Louis-Paul, « Les Docteurs Moreau de Bar-le-Duc, Victor Moreau (1746-1799), Pierre-Félix Moreau (1778-1846). Les premières résections ostéo-articulaires », Histoire des sciences médicales , 2002, 36 (4), p. 473-483, Texte intégral [archive].
- Lefebvre, P., « Médecins et chirurgiens militaires à l'Académie des sciences » Histoire des sciences médicales , 1986, 20 (4), p. 435-444, Texte intégral [archive].
- H. Ducoulombier, "le baron Pierre Francois PERCY" Editions Teissèdre 2004
Articles connexes
- Bataille d'Eylau
- Bataille de Wagram
- Hôpital d'instruction des armées Percy
Liens externes
-
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