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Vendée Militaire et Grand Ouest

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Vendée Militaire et Grand Ouest
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Vendée Militaire et Grand Ouest
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23 juillet 2026

Godard Ernest

Godard Ernest
Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous Ernest Godard Ernest Godard Ernest Godard, photographie d'Alphonse Terpereau. Biographie Naissance 6 janvier 1826 Cognac Décès 21 septembre 1862 (à 36 ans) Jaffa Sépulture Cimetière de la Chartreuse...
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3 septembre 2026

Peter Michel

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Michel Peter

Michel Peter
Biographie
Naissance

Ancien 12e arrondissement de Paris
Décès
 (à 68 ans)
8e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière Notre-Dame de Versailles
Nom de naissance
Charles Félix Michel Peter
Nationalité
française
Activité
Médecin
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine ()
Académie royale de médecine de Belgique
Distinction
Officier de la Légion d'honneur‎
 

Charles-Félix-Michel Peter (Paris,  - Paris, ]), était un médecin français.

Biographie

Né de parents pauvres, il est d'abord simple typographe].

Ancien chef de clinique du docteur Armand Trousseau à l'Hôtel-Dieu en 1863, il est élu à l'Académie nationale de médecine en 1878. Son épouse, Céline Belin était la nièce de Adrien Loir et également une cousine de la femme de Louis Pasteur avec lequel il était donc apparenté par double alliance. Michel Peter attaqua les théories et les expériences de Pasteur notamment sur le vaccin anti-rabique. D'après Vallery-Radot sa longue controverse avec Pasteur eut le mérite de faire admettre qu'il ne suffisait pas toujours qu'un germe infectieux pénètre dans une personne pour qu'une maladie infectieuse se déclare[].

Son fils René Peter (1872-1947) fut un ami d'enfance de Marcel Proust.

Le professeur Peter est enterré au cimetière Notre-Dame de Versailles.

Hommage

La rue Michel-Peter dans le 13e arrondissement de Paris porte son nom en hommage depuis 1899.

  • Commandeur de la Légion d'honneur.

 

3 septembre 2026

Perron Nicolas

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Nicolas Perron

Nicolas Perron
Biographie
Naissance

Langres
Décès
 (à 77 ans)
Paris
Nationalité
française
Activités
Médecin, traducteur
Autres informations
Membre de
Société asiatique
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Officier de l'ordre du Nichan Iftikhar

Nicolas Perron est un médecin français, directeur du collège arabe-français à Alger, traducteur de l'arabe en français, né à Langres le  et mort à Paris le .

Biographie

Nicolas Perron est un médecin originaire de Langres. Il a soutenu sa thèse de médecine à la faculté de médecine de Paris le .

Il appartenait probablement au cercle buchézien, groupe politique prônant les idées de Philippe Buchez qui défend un socialisme chrétien. Il prononce un cours sur l'Égypte auprès des ouvriers du XIIe arrondissement à Paris entre février et avril 1832, publiée peu avant son départ pour Le Caire la même année. Dans ces leçons il exprime tentatives d’émancipation « populaire » en Égypte ancienne et leurs « diverses répressions ».

En 1825, Méhémet Ali ayant décidé la création d'un hôpital puis d'une école de médecine confiée à Clot bey, Ce dernier s'est rendu à Paris en 1833 pour recruter des professeurs. Visitant l'Imprimerie royale, on lui a nommé Nicolas Perron qui venait de faire la traduction d'un ouvrage arabe. Clot bey s'est alors rendu chez lui et lui a dit : « Monsieur, quand on sait l'arabe comme vous, votre place est en Égypte et non en France ». Nicolas Perron a accepté les propositions faites par Clot bey pour enseigner en Égypte.

Nicolas Perron, militant idéaliste, est recruté en tant que professeur de chimie et de physique à l’École de médecine d’Abouzabel qui est ensuite transférée à Qasr El Eyni, au Caire en 1836 où il est médecin dans l'hôpital. Cette école a ouvert ses portes en 1825 pour former des médecins civils et surtout des officiers de santé pour l’armée égyptienne. Il prendra la direction administrative de l’École en 1839, succédant au médecin Antoine Barthélémy Clot bey. Il est lié avec les saint-simoniens pendant leur séjour en Égypte. Xavier Marmier le présente en 1847 comme un des « missionnaires de la civilisation » : « chimiste distingué, travailleur infatigable » qui « se repose de l’enseignement qu’il est chargé de faire à l’École de médecine, en compulsant les manuscrits arabes, en recueillant de précieuses notions sur l’ancienne poésie et l’ancienne géographie arabes ». Peu avant Victor Schœlcher l'avait présenté comme un « orientaliste pratique » auquel on doit « l’introduction du langage et des nomenclatures chimiques et physiques dans l’idiome du pays, et ce n’était pas une petite difficulté que celle de traduire les termes techniques par des équivalents arabe… »].

Il rencontre en Égypte Fulgence Fresnel qui y était arrivé en 1831. Celui-ci ayant placé toute sa fortune dans une banque d'Alexandrie qui a fait faillite en 1835, il s'est trouvé sans ressource. Nicolas Perron, avec l'appui de Jules Mohl et ses ami en France, Fresnel a été nommé au consulat de Djeddah.

Nicolas Perron a traduit plusieurs ouvrages arabes en français. Le cheikh Mohammed el-Tounsi (« le Tunisien ») (1809-1857) a visité le Darfour et le Ouadây entre 1805 et 1813. Il séjourne huit ans dans le Darfour protégé par le sultan Mohammed IV al-Hussein (1839–1873) qui lui a permis de visiter cette région fermée aux Européens. Revenu au Caire où il est employé comme « Réviseur » en chef de l’école de médecine d’Abou-Zabel dont le médecin Nicolas Perron est le directeur. Ce dernier lui demande de faire le récit de ses voyages. Nicolas Perron a assuré la traduction de son Voyage au Darfour en 1845, et son Voyage au Ouadây (actuel Tchad) en 1851. Il a été le maître d'arabe de Nicolas Perron. Abbas Ier Hilmi, wali d'Égypte en 1848, s'oppose à la politique de modernisation de son grand-père et fait fermer les écoles. Il revient alors à Paris. Mohamed Saïd Pacha, francophone, devient wali d'Égypte à la mort d'Abbas. De nouvelles épidémies ayant apparu dans le Proche-Orient, le gouvernement français l'a nommé médecin sanitaire de France à Alexandrie pour surveiller leurs apparitions[.

Il est membre de la Société asiatique de Paris et devient membre de son conseil en 1851, de la Société asiatique de Leipzig, membre correspondant de l'Institut égyptien.

Il termine sa carrière comme directeur du collège arabe-français d'Alger à sa fondation en 1857]. Il est inspecteur des études arabes-françaises en Algérie, membre de la Commission scientifique de l'Algérie. Deux à trois ans avant sa mort, ses forces ayant décliné, il a pris sa retraite à Fontenay-aux-Roses[].

Il meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Montparnasse

]

2 septembre 2026

Perron Charles-François-Alexandre

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Charles-François-Alexandre Perron

Charles-François-Alexandre Perron
Description de cette image, également commentée ci-après
Charles-François-Alexandre Perron.
Nom de naissance Charles-François-Alexandre Perron
Naissance
Broye-les-Pesmes, France
Décès  (à 68 ans)
Besançon, France
Nationalité Française
Résidence Besançon
 
Domaines Médecine
Littérature

Charles François Alexandre Perron, médecin franc-comtois d'origine, est né le  à Broye-les-Pesmes, en Haute-Saône, et mort à Besançon le . Il est également l'auteur de publications à caractère scientifique et historique.

Biographie

Origines familiales et formation

Charles Perron est issu d'une famille paternelle établie depuis le XVIIe siècle à Broye-les-Pesmes, en Franche-Comté[] et d'une famille maternelle également installée dans la même région[].

Fils d'Anne Françoise Gras et de Nicolas Perron, percepteur et maire à Broye-les-Pesmes, Charles Perron, né en 1824, commence, en 1841, ses études classiques au petit séminaire de Marnay pour les terminer au collège royal (lycée Victor Hugo) de Besançon. Il étudie ensuite la médecine à Metz où se trouvait l'une des trois écoles de médecine militaire et entre en 1848 à l’École d'application du Val-de-Grâce à Paris.

Études interrompues

À cette époque, une épidémie de choléra avait débuté. Des étudiants furent réquisitionnés pour soigner les malades, et Charles Perron fut envoyé au poste de secours de la mairie du VIIe arrondissement. Or, le  avait lieu sur les boulevards une grande manifestation politique, dernière « journée révolutionnaire » de la Deuxième République en France.

Retenu par son service médical, Perron est dans l'incapacité de prendre part aux troubles. Cependant, peu de temps après, un mandat d'arrêt est lancé contre lui, et il est arrêté avec de nombreux autres camarades au Val-de-Grâce. À chacun des interrogatoires qu'il doit subir pendant trois mois de détention à Sainte-Pélagie d'abord, et à la Force ensuite où il avait été transféré, il ne varie jamais de version : « Je n'ai pas quitté mon poste de la mairie du VIIe arrondissement, chacun peut en témoigner. » Malgré son innocence, il est exclu de l'école, et envoyé à la caserne de Lunéville, au troisième lancier, comme cavalier de deuxième classe car sa qualité de chirurgien l'avait amené à souscrire pour un engagement de sept ans dans l'armée française].

Docteur en médecine

À sa sortie du régiment, Charles Perron reprend ses études interrompues durant trois ans. Il se rend à Montpellier, faisant la route à pied avec seulement 35 francs, et c'est en 1853 qu'il en revient, muni de son diplôme de docteur en médecine pour s'installer aux Chaprais à Besançon où il exerce la médecine jusqu'à sa mort en 1892[]. Sur le plan privé, il épouse en 1854 Marie Joséphine Brocard, fille d'un avocat de Besançon avec laquelle il a sept enfants]. Concomitamment, à ses travaux littéraires et à sa pratique professionnelle, Charles Perron participe à la vie politique de sa ville en siégeant au conseil municipal de Besançon durant plusieurs mandats, de 1871 à 1884[].

Opinion au sujet du médecin

« Esprit fin et pénétrant, [a écrit de lui le docteur Bourdin], d'une grande rectitude de jugement, d'un dévouement sans limites à sa province, à son pays natal, à ses malades, le Dr Perron représente le type du parfait Comtois et du médecin de devoir. Son bagage littéraire et scientifique est important et nous ne pouvons oublier qu'il a consacré la plus grande part de son activité et de son intelligence à la glorification de notre pays. C'était un noble cœur, un grand travailleur, un homme intègre, un vaillant et un modeste] ».

Publications

Médecine

  • Du cuivre et de l'absorption des molécules cuivreuses chez les horlogers, communication à la Société de médecine de Besançon, .
  • De l'honnêteté professionnelle, Millot frères,  (lire en ligne [archive]).
  • La fièvre typhoïde aux Chaprais, Imprimerie et lithographie de Paul Jaquin,  (lire en ligne [archive]).
  • Du médecin : comment son domaine professionnel s'agrandit de jour en jour, Imprimerie et lithographie de Paul Jaquin,  (lire en ligne [archive]).
2 septembre 2026

Percy Pierre-François

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Pierre-François Percy

 

Pierre-François Percy

Pierre-François_Percy

Fonction
Chambre des représentants
13 mai - 13 juillet 1815
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
28 octobre 1754


Montagney

Décès
18 février 1825

(à 70 ans)
Paris

Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité
Français
Activités
Médecin, homme politique
Autres informations
Membre de
Académie des sciences
Académie nationale de médecine
Académie royale des sciences de Prusse
Distinctions
Commandeur de la Légion d'honneur‎
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile
Ordre de l'Aigle rouge
Père-Lachaise - Division 18 - Percy 01.jpg
Vue de la sépulture.
Pierre-François Percy, né à Montagney (future Haute-Saône) le 28 octobre 1754 et décédé à Paris le 10 février 1825, est un médecin français, chirurgien en chef des armées sous la Révolution et l’Empire.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille et formation
    • 1.2 Carrière de chirurgien militaire
    • 1.3 Période consulaire (1799 - 1804)
    • 1.4 Période de l'Empire (1804-1814)
    • 1.5 Fin de carrière (1815-1825)
  • 2 Contributions à la chirurgie
  • 3 Hommages
  • 4 Distinctions
  • 5 Publications
  • 6 Armoiries
  • 7 Notes et références
  • 8 Voir aussi
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Articles connexes
    • 8.3 Liens externes

Biographie

Famille et formation

Pierre-François Percy est le sixième enfant d'une fratrie de dix, fils de Claude Percy, chirurgien militaire, ayant servi dans le régiment d'infanterie Tallard et d'Anne Guillemin. Le père espère qu'aucun de ses fils n'épousera sa carrière et il oriente Pierre-François Percy vers le génie militaire, discipline qu'il abandonne en raison de son piètre goût des mathématiques. En 1775, il est reçu docteur à Besançon et il se rend à Paris où il fait la connaissance du chirurgien Antoine Louis, secrétaire de l'Académie royale de chirurgie. Il entre dans la gendarmerie l'année suivante et il est affecté à Lunéville comme aide-major de la compagnie écossaise. En août 1782, il est à Béthune puis à Strasbourg en qualité de chirurgien-major dans le régiment de cavalerie de Berry. En 1785, Percy remporte le premier prix du concours de l'Académie royale de chirurgie qui porte sur l'amélioration des bistouris. Il remporte de nombreux titres dont un sur l'allaitement des nouveau-nés. Il obtient en 1789 un brevet de chirurgien en chef puis est affecté à l'armée du Rhin. En 1794, il publie un ouvrage sur la cautérisation.

Carrière de chirurgien militaire

Percy est par ailleurs nommé professeur à l'École de médecine de Paris au moment de son installation en 1796. Quoiqu'il fasse preuve d'une grande facilité d'élocution, il n'a jamais rempli ses nouvelles fonctions, et se refuse sous différents prétextes, à toute espèce d'enseignement. Il abandonne finalement la place, qu'il n'a jamais occupée de fait, en faveur d'un de ses collègues.

Il sera un des trois premiers officiers en chef de l’hôpital d'instruction militaire du Val de Grâce ainsi que le chirurgien-chef des armées de la Moselle, de Sambre-et-Meuse et de celle du Rhin commandée par Jean-Victor Moreau. C'est dans le service de cette armée qu'il organise les corps ambulants de chirurgiens militaires pour recueillir et soigner les blessés sous le feu de l'ennemi. Ce fut aussi pendant ses fonctions de premier chirurgien de cette armée, qu'il fit renouveler entre les généraux Kray et Moreau, la convention établie en 1754 qui visait à protéger les hôpitaux des armées durant les conflits. Il a l’idée d’un corps de santé indépendant, neutre et inviolable, corps créé par Henri Dunant en 1863 avec La Croix-Rouge. En fait, le général Kray a refusé cette convention.

Période consulaire (1799 - 1804)

À partir de 1798-1799, malgré son opposition, le Consulat réduisit le nombre d' hôpitaux, les effectifs du personnel sanitaire, les soldes et tous les avantages que la Révolution avait apportés aux officiers de santé.

Il est nommé inspecteur général du service de santé des armées en l’an XII et se retrouve au camp de Boulogne comme chirurgien-chef de la Grande Armée constituée initialement pour envahir l’Angleterre. Le 1er juin 1802, il épouse Rosalie-Claudine Wolff.

Période de l'Empire (1804-1814)

Détail du tableau Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau d'Antoine-Jean Gros, montrant Percy (au centre, sans couvre-chef) au lendemain de la bataille d'Eylau.

En 1804, Percy est de la première promotion de la Légion d'honneur tout comme deux autres chirurgiens renommés1 : René-Nicolas Desgenettes et Dominique Larrey, son ami mais concurrent en notoriété. Percy fera presque toutes les campagnes de l'Empire. Sa force athlétique peu commune lui permettra de surmonter les excès de fatigue de la guerre et le poids d’un service écrasant. Chirurgien-en-chef de l'armée d'Allemagne, il sera à Austerlitz (2-12-1805), à Iéna (14-10-1806), à Eylau (8-2-1807), à Friedland (14-6-1807) puis en Espagne (campagne de 1808-1809).

Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1807, Commandeur de la Légion d'honneur après Eylau , puis baron de l’Empire après Wagram, en 1809.

Une ophtalmie grave, apparue en 1809, l'éloigne de l'armée ; il devient alors professeur à la Faculté de Médecine de Paris. Sa santé s'étant amélioré, il participe à la campagne de France. Le 1er avril 1814, il prend en charge 12 000 blessés russes et prussiens en réquisitionnant les abattoirs de Paris et en les transformant en hôpital. Il reçoit pour cela les plus hautes distinctions honorifiques de la Bavière, de la Prusse et de la Russie (Ordres de Sainte-Anne de Russie, de l'Aigle rouge de Prusse, du Mérite de Bavière).

Au cours des Cent-Jours, il est élu membre de la chambre des représentants par le grand collège de Haute-Saône, avec 70 voix sur 131 votants.

Au second retour des Bourbons, Percy sera mis à la retraite notamment à cause de ses prises de position en faveur des revendications des blessés de guerre, et pour s'être rallié à Napoléon durant les Cent-Jours.

Fin de carrière (1815-1825)

Tombe de Pierre-François Percy au Père-Lachaise.

À sa création en 1820, Percy est nommé membre honoraire de l’Académie de médecine, section chirurgie.

Il est également l'auteur d'un remarquable Journal des campagnes : des bords du Rhin à l'Espagne, d'Austerlitz à Friedland, en passant par léna et la Pologne, il nous dépeint les conditions d'existence, souvent précaires, des soldats de la Grande Armée. Considéré comme l'un des meilleurs textes de l'époque napoléonienne, par sa rigueur, son honnêteté et la qualité des détails qu'il contient, ce témoignage bouleversant rend sensibles et proches les souffrances des blessés et des malades, le rôle néfaste de l'administration de la guerre, la misère des habitants des pays dévastés, l'indicible horreur du champ de bataille au soir des combats.

À sa mort, est inhumé dans la 18e division du cimetière du Père-Lachaise2 où son monument porte la mention : « Il fut le père des chirurgiens militaires ».

Contributions à la chirurgie

Percy fut le premier à réussir la résection de la tête de l'humérus ; il inventa le tire-balles, le fil de suture métallique et le carquois chirurgical. Cette trousse portée en bandoulière par le chirurgien et pouvant contenir un garrot et onze instruments permettait de se déplacer à cheval afin d’opérer en urgence sur les champs de bataille et éviter la gangrène.

Il fut également le premier à rejeter le principe de l'amputation systématique, qui avait cours jusque-là, dès lors qu'un membre était sérieusement atteint.

Ambulance "würst" de Percy

En 1799, il chercha, comme Larrey, à procurer de prompts secours aux blessés par la création d'un corps de "chirurgie mobile", en équipant des charrettes avec table d'opération et rideaux, et en leur affectant une troupe régulière de "soldats infirmiers". Pour cela, Il proposa la transformation en véhicules sanitaires des trains d'artillerie bavarois attelés. Cette "ambulance", tirée par six chevaux, était capable de transporter rapidement les membres du corps mobile de chirurgie installés à califourchon, directement sur le champ de bataille, au plus près de la ligne de feu avec du matériel de secours et de soins aux blessés.

Le principe de "bataillons d'ambulances" sera admis par la hiérarchie militaire. Larrey et Percy, pour mieux servir ces ambulances, obtiennent en 1813 la création d'un corps spécialisé "d'infirmiers de l'avant". Militaires chargés de la relève des blessés, ils utilisaient un brancard démontable dont les deux barres étaient constituées avec leurs lances. Ils étaient de plus équipés de moyens de soins à l'intérieur de leur shako.

On notera que le principe des soins d'urgence aux accidentés avant évacuation a été pérénisé par les SAMU français contrairement à ceux d'autres pays.

Parmi les écrits qui lui valurent les honneurs académiques, il faut mentionner le manuel du chirurgien d'armée et la pyrotechnie chirurgicale (ou l'art d'appliquer le feu en chirurgie).

Hommages

Son nom a été donné à l’Hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart. À Montagney, son village natal, existe une rue du Baron-Percy ainsi qu'une croix érigée en sa reconnaissance par sa famille.

Distinctions

  • Président de l'Académie des sciences en 1821
  • Membre de l'Académie royale de médecine et de l'Académie de chirurgie
  • Membre de nombreuses sociétés savantes nationales et étrangères
  • Deux fois président de la Faculté de médecine de Paris en vingt ans

Le nom de Pierre-François Percy figure sur la dixième colonne de l'Arc de triomphe de l'Étoile, avec ceux de Larrey, Desgenettes et d'un enfant (Viala), ce sont les seuls non militaires parmi les 660 héros de l'Empire. En 1811, il s'adressait ainsi à de jeunes chirurgiens :

« Allez où la Patrie et l'Humanité vous appellent soyez y toujours prêts à servir l'une et l'autre et s'il le faut, imitez ceux de vos généreux compagnons qui au même poste sont morts martyrs de ce dévouement intrépide et magnanime qui est le véritable acte de foi des hommes de notre État. »

— Pierre-François Percy, 1811

 

Publications

  • Pyrotechnie chirurgicale pratique ou l'Art d'appliquer le feu en chirurgie, Chez Méquignon l'aîne, père, Libraire de la Faculté de Médecine, 1811 Texte intégral [archive].

Armoiries

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Escutcheon to draw-fr.svg
Armes de Pierre-François Percy, Baron de l'Empire :

Écartelé : au I, d'or à la lampe antique de sable allumée de gueules ; au II, du quartier des Barons Officiers de Santé attachés aux Armées ; au III, d'azur au miroir d'argent en pal accolé d'un serpent tortillant d'or, se mirant dans la glace ; au IV, d'or à la main de carnation ailée d'azur tenant un scalpel de sable et entourée d'une couronne de chêne de sinople.3,4,5,6

Notes et références

  • En fait, Desgenettes n'était pas chirurgien mais médecin.

Voir aussi

Bibliographie

  • Ristelhueber, Nécrologie de Pierre-François Percy, Paris, s.n., 1825, Texte intégral [archive].
  • Pierre Flourens, Éloge historique de Pierre-François Percy, lu le 18 novembre 1833, dans Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, Gauthier-Villars, Paris, 1835, tome 13, p. XXXIII-LVI (lire en ligne) [archive]
  • P., « Percy journaliste », Le progrès médical [supplément illustré], 1928, No 12, p. 89-91, Texte intégral [archive].
  • Dr Bonnette, « Le baron Parcy intime », La Presse médicale, [Volume d'annexes], 1912, No 2, p. 9-11, Texte intégral [archive].
  • « Pierre-François Percy », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • L'introduction d'Emile Longin dans Journal des campagnes du baron Percy, chirurgien en chef de la Grande Armée de Pierre François Percy, Plon-Nourrit, Paris, 1904.
  • Antoine, Henri-Michel - Magnin, Pierre - Maurat, Jean-Pierre, « Cinq médecins et chirurgiens comtois durant la Révolution, l’Empire et la Restauration », Histoire des sciences médicales , 2007, 41 (2), p. 155-160., Texte intégral [archive].
  • Bouchet, Alain, « Percy à la bataille d'Eylau », Histoire des sciences médicales , 1990, 24 (1), p. 39-48 , Texte intégral [archive].
  • Chauvin, Frédéric - Schiele, Philippe - Chauvin, Edouard - Fischer Cossu-Ferra, Véronique - Fischer, Louis-Paul, « Les Docteurs Moreau de Bar-le-Duc, Victor Moreau (1746-1799), Pierre-Félix Moreau (1778-1846). Les premières résections ostéo-articulaires », Histoire des sciences médicales , 2002, 36 (4), p. 473-483, Texte intégral [archive].
  • Lefebvre, P., « Médecins et chirurgiens militaires à l'Académie des sciences » Histoire des sciences médicales , 1986, 20 (4), p. 435-444, Texte intégral [archive].
  • H. Ducoulombier, "le baron Pierre Francois PERCY" Editions Teissèdre 2004

Articles connexes

  • Bataille d'Eylau
  • Bataille de Wagram
  • Hôpital d'instruction des armées Percy

Liens externes

 

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2 septembre 2026

Payot Michel

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Michel Payot (1869-1908)

Michel Payot
Le docteur Michel Payot vers 1910
Biographie
Naissance

Chamonix
Décès
 (à 39 ans)
Chamonix
Nationalité
française
Activité
Médecin

Michel Payot (Chamonix,  - Chamonix, ) est un médecin de Chamonix, promoteur du ski alpin.

Il est un des premiers à utiliser des skis dans la vallée pour visiter des patients isolés[].

Pionnier de la randonnée à ski

Michel Payot découvre, à la fin XIXe siècle, un nouveau moyen de déplacement hivernal venant de Norvège : les skis. Il prend des cours avec deux moniteurs norvégiens. Devenu président de la section du CAF de Chamonix, il inaugure, avec ses amis guides, des itinéraires à ski comme la traversée Chamonix - Col du Géant - Courmayeur en 14 heures et la Haute Route Chamonix –Zermatt[].

Sports d'hiver

Il organise et participe à des compétitions de ski, de luge et de bobsleigh. On peut le considérer comme l'initiateur des sports d’hiver dans la vallée de Chamonix.

Décès

Alors qu'il venait d’organiser la seconde compétition internationale de ski de Chamonix, le docteur Payot décède le , des suites d’une pneumonie contractée après une visite à ski chez une malade au Tour].

2 septembre 2026

Malherbe Albert

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Albert Malherbe

Albert Malherbe
Fonctions
Directeur
École de médecine de Nantes 
à partir de 
Théophile Laënnec
 
Adjoint au maire
Nantes
à partir de 
Biographie
Naissance

Nantes
Décès
 (à 69 ans)
Nantes
Nationalité
française
Activités
Médecin, chirurgien, professeur d'université
Père
Jean-Baptiste-Léonce Malherbe (d)
Enfant
Suzanne Malherbe
Autres informations
Membre de
Académie nationale de chirurgie
Académie nationale de médecine
Société anatomique de Paris
Maître
Félix Guyon
 
 
 

Albert Malherbe est un médecin et chirurgien français né le  à Nantes et mort le  à Nantes.

Biographie

Albert Hippolyte Malherbe est le fils du Dr Jean-Baptiste-Léonce Malherbe, médecin en chef des Hôpitaux civils de Nantes, président de la Société académique de Nantes, et d'Armande Joséphine Rogier.

Interne des hôpitaux de Paris et élève du professeur Félix Guyon, il obtient le prix Duval pour sa thèse De la Fièvre dans les maladies des voies urinaires, recherches sur ses rapports avec les affections du rein, publiée en 1872.

Chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Nantes (1875) puis chirurgien en chef des Hôpitaux de Nantes (1901), il est professeur et directeur de l'École de médecine de Nantes à partir de 1895.

Conseiller municipal de Nantes, il est adjoint au maire en 1881 et 1892.

Le , il est élu membre correspondant national de l'Académie nationale de médecine pour la division de pathologie chirurgicale.

Publications

  • De la Fièvre dans les maladies des voies urinaires, recherches sur ses rapports avec les affections du rein, 1872
  • Recherches sur l'épithéliome calcifié des glandes sébacées : contribution à l'étude des tumeurs ossiformes de la peau. Paris : Octave Doin, 1882
  • Recherches sur le Sarcome. Paris : Masson, 1904
2 septembre 2026

Pavy Octave

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Octave Pavy

Octave Pavy
Biographie
Naissance

La Nouvelle-Orléans (Louisiane, États-Unis)
Décès
 (à 39 ans)
Cape Sabine (Territoires du Nord-Ouest, Canada)
Nationalités
américaine
française
Formation
Université de France
Activités
Explorateur, médecin, naturaliste
Autres informations
Conflit
Guerre franco-allemande de 1870

Octave Pavy est un médecin et explorateur arctique français. Né le  à La Nouvelle-Orléans, il est décédé le  près du cap Sabine (île d'Ellesmere).

Biographie

Né aux États-Unis, il rejoint la France avec sa famille en 1861 où il intègre le lycée Henri IV à Paris puis la faculté de médecine, où il est l'élève du docteur Alfred Velpeau.

Passionné par la conquête des pôles, il présente, dès 1868, les données du problème aux lecteurs de la Revue des Deux Mondes et dresse le bilan des diverses tentatives[.

Il participe à la guerre de 1870 en organisant un corps franc depuis la ville de Quimper.

Ami de Gustave Lambert, il décide après sa mort et en son hommage, de se lancer dans les expéditions polaires. Il organise ainsi en 1872, depuis San Francisco, une expédition polaire qu'il finance lui-même mais qui finalement ne partira jamais. Ses plans seront repris par Gordon Bennett en 1878. Ce sera l'expédition Jeannette[].

En 1880, Pavy s'engage dans une expédition militaire américaine commandée par Henry W. Howgate sur le Gulnare, qui, mal adapté aux conditions polaires, ne parvient pas à dépasser la baie de Disko]. Débarqué sur sa demande, il étudie le pays et ses habitants et, en , à Godhavn, embarque sur le Proteus du capitaine Greely qui a pour mission d'établir une station météorologique dans le cadre de l'Année polaire internationale.

Chirurgien et naturaliste de l'expédition Greely, il est très vite en désaccord avec le chef de l'expédition, critiquant sa discipline trop stricte et inhumaine[]. En , il voyage au nord de la Terre de Grant avec deux compagnons et atteint le cap Joseph-Henry. Il tente alors de rejoindre le pôle Nord mais doit renoncer, comme précédemment Clements Markham, devant les obstacles et revient le  à la base nommée fort Conger[]. Cette aventure fera de lui le français le plus septentrional du monde pendant de nombreuses années[]. L'été venu, le bateau qui devait relever l'expédition n'arrivant pas en raison de banquises trop abondantes, les hommes doivent passer un second hiver sur place. Au printemps suivant, Octave Pavy se propose pour mener un raid vers le sud afin de préparer l'évacuation de la base, mais le commandant Greely y fait obstacle. Les tensions entre les deux hommes sont à leur comble et Octave Pavy donne sa démission de l'armée, tout en assurant sa fonction de médecin à titre gracieux.

En , le Proteus fait définitivement naufrage dans le détroit de Smith. L'équipage est recueilli par un baleinier mais les vingt-six hommes de Fort Conger sont abandonnés à leur sort. En  la mission est évacuée sur ordre de Greely, malgré les mises en garde du docteur Pavy qui pense plus prudent de rester à l'abri sur la base de Fort Conger un troisième hiver. À la suite d'une dérive périlleuse sur les plaques de banquise, les 25 hommes de l'expédition atteignent l'île Pim (cap Sabine) où, sans vivres, ils installent un camp de fortune. La faim torture les hommes et, à partir de , les décès se succèdent. Devant ce désastre, Octave Pavy prend les devants pour sauver les hommes. Il va alors dépecer avec son scalpel les cadavres pour nourrir les survivants, n'épargnant que la face, les mains et les pieds]. C'est ainsi grâce à lui que six hommes seront recueillis et sauvés par le Thetis.

Les raisons du décès du docteur Pavy, le , quelques jours avant le sauvetage () de l'expédition, restent obscures. La thèse la plus plausible est celle de l'empoisonnement. Le commandant Greely, en partie responsable du désastre et sur lequel pèsent de graves soupçons, sera accueilli à son retour aux États-Unis en héros. Aucune enquête ne sera menée sur les circonstances de la mort du docteur Pavy, ni sur la disparition des quatre volumes de son journal de bord.

1 septembre 2026

Pautrier Lucien-Marie

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Lucien-Marie Pautrier

 
Lucien-Marie Pautrier
Portrait de Lucien-Marie Pautrier
Lucien-Marie Pautrier (1922)
Biographie
Naissance
Aubagne
Décès
Strasbourg
Nationalité Française
Thématique
Profession Médecin et dermatologue
Employeur Université de Lausanne
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur‎
Membre de Académie nationale de médecine et Académie royale de médecine de Belgique

Lucien-Marie Pautrier, né le  à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et mort à  à Strasbourg, est un médecin et dermatologue français, fondateur de l'école de dermatologie de Strasbourg.

Biographie

Lucien Marie Pautrier est le fil de Denis Émile Joachim Pautrier et de Antoinette Béatrix Françoise Marthe Mouriés].

Il commence ses études médicales à Marseille avant de rapidement rejoindre Paris. Très tôt, il s'intéresse à la dermatologie et soutient sa thèse en 1903 intitulée Les tuberculoses cutanées atypiques. Il devient l'assistant d'Émile Leredde (1866-1926) puis le collaborateur de Louis Brocq à l'Hôpital Saint-Louis.

Il est incorporé, en 1898 au sein du 12e régiment d'artillerie et participe à la campagne d'Algérie. Il est libéré après la campagne. Il est affecté à la réserve en 1900].

Pendant la Première Guerre mondiale, à la mobilisation générale du , il est affecté à l'hôpital de Châlons-en-Champagne, puis en 1915 à celui de Bourges où il crée le centre de lutte antivénérienne.

Après la Grande Guerre, en 1919, il est appelé à Strasbourg par Georges Weiss. Il fonde la « Ligue antivénérienne d'Alsace et de Lorraine » et fait construire un nouveau bâtiment inauguré en 1930 : le « dermato-palace ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il suit les Hospices civils de Strasbourg évacués à la cité sanitaire de Clairvivre. Au retour des Hospices en Alsace, il reste à Clairvivre au sein de l'hôpital des réfugiés de la Dordogne où il continue de diriger le service de dermatologie[.

De 1942 à 1945, il occupe la chaire de dermatologie de l'Université de Lausanne. De retour à Strasbourg, il fonde un laboratoire de chirurgie expérimentale : le « Laboratoire Poincaré ».

Il est élu membre correspondant non-résidant de l'Académie nationale de médecine ()[] et nommé Grand Officier de la Légion d'honneur () Il est le membre fondateur de la « Société des amis de la musique » et du Festival de musique de Strasbourg en 1932.

Le , à Paris, il épouse en premières noces, la femme peintre symboliste Jeanne Jacquemin, née Boyer, et en secondes noces Marie Villedieu].

1 septembre 2026

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Paulin-Méry

 
 
Paulin-Méry
Illustration.
Paulin Méry vers 1900.
Fonctions
Député français
  
(12 ans, 6 mois et 19 jours)
Élection 6 octobre 1889
Réélection 20 août 1893
8 mai 1898
Circonscription Seine
Législature Ve, VIe et VIIe (Troisième République)
Groupe politique Défense nationale (1898-1902)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Ferdinand Buisson
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Villiers-sur-Tholon
Date de décès  (à 52 ans)
Lieu de décès 6e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Parti politique Boulangisme
Profession Médecin, journaliste

César Auguste Paulin Méry, dit Paulin-Méry, né le  à Villiers-sur-Tholon et mort le  à Paris, est un médecin, journaliste et homme politique français.

D'abord d'orientation radical socialiste, il adhère au boulangisme puis au nationalisme proche de Henri Rochefort et des blanquistes du Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR).

Biographie

Études et formation

Élevé durant son enfance dans une famille d’artisans aisés[1] composée de sa mère et de son père César Méry qui exerce comme tonnelier, il fait sa scolarité dans le collège de Auxerre] puis entame des études en école de médecine à Joigny qu’il finit à Paris. Une fois reçu docteur en 1885, il se spécialise dans l’utilisation des rayons X et dans la science radiologique. Ayant ouvert un cabinet médical dans un appartement au 13 rue de Turbigo et un dispensaire gratuit pour les pauvres au 176 boulevard de la Gard, il commence à collaborer dans diverses feuilles politiques comme La France Révisionniste et fonde deux journaux : Paris Libre puis Le Réveil du XIIe arrondissement[].

Cherchant une organisation politique dans laquelle évoluer, il se rapproche du Parti radical-socialiste et rentre à la commission exécutive la Ligue pour la défense de la République (anti-boulangiste) en 1887[. Ayant côtoyé certaines blanquistes, il les suit dans leur évolution et rejoint finalement le mouvement boulangiste en 1888. Cette même année, il adhère à la Ligue des patriotes et fonde une section de l'organisation dans le XIIIe arrondissement dont il devient le président.

Fin de carrière et décès

À partir de 1902, Paulin Méry n'est plus réélu. Il échoue en effet trois fois d'affilée face à son concurrent Ferdinand Buisson : en 1902, avec 7.747 voix contre 8.468 pour son adversaire à la suite d'une rude campagne, en 1906, avec 7.764 voix contre 8.887 malgré le soutien de l'Action libérale populaire (ALP) et de la Ligue patriotique des Françaises, et en 1910, avec 7.378 voix contre 8.204. Sa carrière politique se termine avec une dernière tentative en 1912 quand il fait campagne pour Charles Lalou mais échoue].

Malgré tout, il conserve toujours sa popularité chez les habitants qui peuvent profiter de l'établissement qu'il a ouvert au 19 rue Guénégaud (6ème arrondissement).

En 1913, alors qu'il traite un de ses malades, il est victime d’une douloureuse brûlure à la main gauche sur son majeur occasionnée par les rayons X malgré des gants en plomb sensés le protéger. Il souhaite malgré tout continuer à prodiguer des soins à ses patients mais la douleur s’intensifiant de jours en jours le contraint à se faire opérer dans sa propre clinique. À la suite de l’opération, il succombe d'une congestion pulmonaire le  à l’âge de 53 ans laissant derrière lui sa femme et sa fille de neuf ans. Avant sa mort, il aura fait en sorte qu’une partie de son testament (5 000 francs) aille au fleurissement de la tombe du général Boulanger.

 
1 septembre 2026

Patel Jean

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Jean Patel

 
Jean Patel
Fonctions
Président
Académie nationale de chirurgie
Secrétaire général
Académie nationale de chirurgie
-
Biographie
Naissance

Nantes
Décès
 (à 68 ans)
Suresnes
Nationalité
française
Activité
Chirurgien
Enfants
Jean-Claude Patel 
Alain Patel 
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine
Conflit
Seconde Guerre mondiale
Distinctions
Croix de guerre 1939-1945
Officier de la Légion d'honneur

Jean Patel est un médecin et chirurgien français né le  à Nantes et mort le  à Suresnes].

Biographie

Jean Edmond Ernest Patel est le fils de Marie Joseph Antoine Gabriel Alphonse Patel, inspecteur de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), et petite-fils du général Jean Constant Edmond Renouard. Gendre du Dr Ernest de Massary, il est le père des chirurgiens Jean-Claude et Alain Patel.

Membre de l'Académie nationale de médecine], il est secrétaire général (1959-1964) puis président (1965) de l'Académie nationale de chirurgie.

La dernière modification de cette page a été faite le 25 septembre 2023 à 09:20.

 

31 août 2026

Parinaud Henri

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Henri Parinaud

Henri Parinaud
Portrait de Henri Parinaud
Portrait d'Henri Parinaud
Biographie
Naissance
Bellac
Décès  (à 60 ans)
8e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Thématique
Profession Ophtalmologiste, neurologue et médecin
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Membre de Société française de neurologie

Henri Parinaud, né le  à Bellac (Haute-Vienne) et mort le  à Paris, est un ophtalmologue et neurologue français. Il est considéré comme le fondateur de l'ophtalmologie française].

Aperçu biographique

En 1869, Henri Parinaud commençe des études de médecine à Limoges. La guerre franco-prussienne de 1870 interrompit ses études. Il travailla sur le front des combats dans les services ambulanciers de la Croix-Rouge française sous la direction de Léon Clément Le Fort. Après la guerre, il reprend ses études médicales à Paris et devint l'assistant de Noël Guéneau de Mussy, puis de Odilon Lannelongue.

Il présenta sa thèse de doctorat sur "le nerf optique et la méningite chez l'enfant". Jean-Martin Charcot fut très intéressé par ce travail et engagea Parinaud comme collaborateur à l'Hôpital de la Salpêtrière.

Henri Parinaud travailla deux années comme chef de clinique sous la direction de Xavier Galezowski. À sa mort, son ami Joseph Babinski devint le tuteur de ses trois fillettes].

Sous le pseudonyme de Pierre Erick, il publie des pièces musicales.

Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1900[3].

Éponymie

Le syndrome de Parinaud

Le syndrome de Parinaud fut décrit par Henri Parinaud en 1889. Ce syndrome se manifeste par une paralysie verticale du regard parfois associée à une paralysie de la convergence avec immobilité de la pupille et une paralysie du nerf oculomoteur (lésion des tubercules quadrijumeaux ou de la région sous-thalamique, tumeur, encéphalique, pseudo paralysie bulbaire)].

En 1889, Henri Parinaud décrivait trois patients ayant développés une conjonctivite unilatérale associée à des adénopathies adjacentes préauriculaires qui évoluaient et régressaient spontanément en quelques semaines ou quelques mois.

Les principales causes du syndrome de Parinaud peuvent être une tumeur au cerveau au niveau de la glande pinéale, la sclérose en plaques, ou encore à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Ces manifestations cliniques peuvent être associées avec une hydrocéphalie, une hémorragie crânienne ou une malformation artéro-veineuse cérébrale.

Le syndrome oculo-glandulaire

Le syndrome oculo-glandulaire ou conjonctivite de Parinaud peut s’observer dans la maladie des griffes du chat. Ce syndrome est une bartonellose oculaire, c’est-à-dire une infection de l’œil consécutive à la contamination conjonctivale indirecte par la bactérie Bartonella henselae et non à la griffure du chat]. La maladie des griffes du chat a été décrite dans de nombreux pays. Sa prévalence varierait avec la densité des populations de chats, l'exposition humaine aux chats, et à l'importance du degré d'infestation de ces mêmes chats par des puces[].

La première description d’une bartonellose oculaire a été donnée par Henri Parinaud en 1889. Bartonella henselae est l’agent de la bartonellose oculaire de la maladie des griffes du chat et, chez le sujet immunodéprimé, de l’angiomatose bacillaire et de la péliose hépatique.

L'échelle Parinaud

Henri Parinaud élabore une échelle de distance (dite « Échelle Parinaud ») pour l'analyse de la vision. L'acuité visuelle se calcule en dixièmes. L'acuité visuelle de près est déterminée par des tests vus à 33 cm (distance de lecture : test optométrique) conçus par Henri Parinaud].

Œuvres et publications

  • Étude sur la névrite optique dans la méningite aiguë de l'enfance, [thèse de médecine de la Faculté de médecine de Paris], impr. A. Parent (Paris), 1877.
  • De la polyopie monoculaire dans l'hystérie, J.S. Van Doosselaere (Gand), 1878.
  • De la névrite optique dans les affections cérébrales, J.S. Van Doosselaere, 1879.
  • « L’héméralopie et les fonctions du pourpre visuel », in: Comptes rendus hebdomadaires des séances et mémoires de la Société de biologie, 1881, vol. 93, p. 286-287.
  • « De l'héméralopie dans les affections du foie et de la nature de la cécité nocturne », in: Arch. Gén. Méd, 1881, vol. 1, p. 403-414.
  • « Du siège cérébral des images accidentelles ou consécutives », in: Gazette des Hôpitaux, 1882, vol. 55, p. 459.
  • La Kératite interstitielle et la syphilis héréditaire, Asselin (Paris), 1883.
  • « Paralysie des mouvements associés des yeux », in: Arch Neurol, 1883, vol. 5, no 14, p. 145-72. 
  • « Troubles oculaires de la sclérose en plaques », in: J Santé, 1884, vol. 3, p. 3-5.
  • Dermoépithéliome de l'œil tumeur non décrite, Impr. Davy (Paris), 1884.
  • « Paralysie de la convergence », in: Bull Mem Soc Franc Ophthal, 1886, vol. 4, p. 23-33.
  • Rapport sur le traitement du strabisme, [Congrès de 1893 de la Société française d'ophtalmologie], G. Steinheil (Paris), 1893, lire en ligne [archive] sur Gallica.
  • « La sensibilité de l'œil aux couleurs spectrales : fonctions des éléments rétiniens et du pourpre visuel », in: Ann. d'oculistique, T. XCII, Oct, 1894.
  • « Nouveau procédé opération du ptosis », in: Ann Oculist, 1897, vol. 118, p. 13.
  • La vision : étude physiologique, Doin (Paris) , 1898, Texte intégral [archive].
  • « Conjonctivite infectieuse transmise par les animaux », in: Ann Ocul, 1889, vol. 101, p. 252-253.
  • Le strabisme et son traitement, Doin (Paris), 1899.
  • Stéréoscopie et projection visuelle, Doin (Paris), 1904.
31 août 2026

Lobstein Jean

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Jean Lobstein

Jean Lobstein
Portrait de Jean Lobstein
Portrait de Jean Lobstein par Charles-Edouard Aubert.
Biographie
Naissance
Gießen
Décès
Strasbourg
Sépulture Cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg
Nationalité Landgraviat de Hesse-Darmstadt et française
Père Johann Michael Lobstein
Enfants Friedrich Eduard Lobstein
Thématique
Formation Université de Strasbourg
Profession Anatomiste, pathologiste, professeur d'université, chirurgien et médecin
Employeur Université de Strasbourg
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎
Membre de Académie Léopoldine et Académie de Stanislas

Jean Georges Chrétien Frédéric Martin Lobstein dit Jean Frédéric Lobstein (le jeune) est un chirurgien et pathologiste français (né allemand), né le  à Giessen et mort le  à Strasbourg. Son nom (en allemand : Johann Georg Chrétien Friedrich Martin Lobstein) est associé au syndrome de Lobstein ou maladie des os de verre (ou encore ostéopsathyrosis de Lobstein).

Biographie

Jean Frédéric Lobstein était le neveu de l'anatomiste, chirurgien et Recteur de l'université Johann Friedrich Lobstein ](1736-1784) et le fils de Frédéric Lobstein, originaire de Lampertheim, pasteur et professeur d'université. La famille Lobstein s'installe dans la région de Strasbourg (Alsace) en 1790. À la mort de son père, Jean Frédéric Lobstein âgé de 17 ans, doit subvenir aux besoins de sa mère veuve et de ses quatre plus jeunes frères.

À l'université de Strasbourg, il est d'abord étudiant en philosophie pendant deux ans, puis entre à la faculté de médecine en 1793. Le , il devient chirurgien de 3e classe dans les ambulances de l'Armée du Rhin. Après trois années consacrées à l'exercice de la chirurgie des armées, Lobstein retourne à Strasbourg où il est nommé prosecteur à l'école de santé. Il soutient sa thèse de doctorat en médecine le  : Dissertation sur la nutrition du fœtus[.

Le , Lobstein est nommé adjoint de Johann Kratz, professeur des accouchements à l'hôpital civil. Puis le , il devient accoucheur en chef de l'hôpital civil et directeur de l'école des sages-femmes[].

En 1813, Lobstein fonde un Musée d'anatomie pathologique. Cette initiative, accueillie avec enthousiasme, attire de nombreux visiteurs académiques. En 1814, il sollicite sans succès la place de Professeur de Médecine judiciaire. C'est en 1819, appuyé par le baron Georges Jean Léopold Nicolas Frédéric Dagobert Cuvier, dit Georges Cuvier, qu'il obtient le professorat d'Anatomie Pathologique, la toute première chaire indépendante de cette discipline jamais créée.

En 1870, pendant la guerre franco-allemande, Strasbourg et l'Alsace-Moselle furent annexées à l'Empire allemand. La Faculté de Médecine de Strasbourg devient alors le Kaiser-Wilhelm-Spital. Un nouvel Institut de Pathologie fut établi, dirigé par le pathologiste allemand Friedrich Daniel von Recklinghausen ; les spécimens du Musée anatomique de Lobstein sont alors déplacés ou dispersés.

Lobstein fut aussi historien, archéologue et numismate. Il mourut en 1835 d'une infection urinaire. Il est inhumé au cimetière Sainte-Hélène de Strasbourg.

Œuvres et publications

  • Recherches et observations anatomico-physiologiques sur la position des testicules dans le bas-ventre du fœtus et leur descente dans le scrotum, Strasbourg, Eck, 1801. Texte intégral [archive].
  • Rapport sur les travaux exécutés à l'amphithéâtre d'anatomie de l'Ecole de Médecine à Strasbourg, Strasbourg, Levrault, 1804.Texte intégral [archive].
  • Observations d'accouchemens, s.d., [Avec] Remarques de Mr. J.-Frédéric Lobstein ... sur la Critique de ses Observations d'accouchemens, insérées dans le Journal de Médecine, rédigé par M. Leroux, mois de .Texte intégral [archive].
  • Recherches et observations sur le phosphore, Strasbourg, Levrault, 1815.Texte intégral [archive].
  • Compte rendu a la Faculté de Médecine de Strasbourg sur l'état actuel de son Muséum anatomique, Strasbourg, Levrault, 1820.Texte intégral [archive]
  • Compte rendu à la Faculté de Médecine de Strasbourg sur les travaux anatomiques exécutés à l'amphithéâtre de cette Faculté, pendant les années 1821, 1822 et 1823. Suivi d'un premier supplément au catalogue de son Muséum anatomique, Strasbourg, Levrault, 1824.Texte intégral [archive]
  • Traité d'anatomie pathologique, tome second, Paris, Levrault, 1833.Texte intégral [archive]
  • Essai d'une nouvelle théorie des maladies, fondée sur l'anomalie de l'innervation, Strasbourg, Levrault, 1835.Texte intégral [archive]

 

29 août 2026

Parent du Châtelet Alexandre

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Alexandre Parent du Châtelet

Alexandre Parent du Châtelet
Fonction
Vice-président
Conseil d'Hygiène publique et de Salubrité
Biographie
Naissance

Paris
Décès
 (à 45 ans)
Hôtel d'Hesselin
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Parent du Châtele
Nationalité
française
Domicile
Hôtel d'Hesselin
Formation
Faculté de médecine de Paris
Activités
Médecin, hygiéniste
Père
Alexandre Jean-Baptiste Louis Parent du Châtelet
Mère
Marie Hélène du Barle
Fratrie
Anne Marie Caroline Parent du Châtelet
Martial Parent du Châtelet
Conjoint
Anne Antoinette Le Chanteur
Enfants
Michel Théophile Parent du Châtelet 
Marie Hélène Thérasie Parent du Châtelet 
Charles Paul Parent du Châtelet 
Emmanuel Parent du Châtelet
Charles Louis Parent du Châtelet
Autres informations
Propriétaire de
Hôtel d'Hesselin
Membre de
Société phrénologique de Paris
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Prix scientifique Montyon ()
Décoration du Lys

Alexandre Jean-Baptiste Parent du Châtelet (Parent-Duchâtelet) est un médecin hygiéniste français né le  à Paris et mort le  à Paris, en l'hôtel d'Hesselin.

Biographie

Issu d'une famille de la noblesse de robe qui comptait plusieurs générations de membres de la Chambre des comptes de Paris, Alexandre Jean-Baptiste Parent du Châtelet est le fils d'Alexandre Jean-Baptiste Louis Parent, seigneur du Châtelet et de La Denisière, conseiller du Roi et correcteur ordinaire en sa Chambre des comptes, et de Marie Hélène du Barle, et le frère de Martial Parent du Châtelet, membre de la Société de Port-Royal.

Il suivit ses études à l'École de médecine de Paris à partir de 1806, où il obtenu son doctorat en 1814. Il fut du nombre des agrégés après la réorganisation de la faculté, mais n'enseigna jamais.

Engagé dans la garde nationale de Paris en 1814, il est décoré de l'ordre du Lys et de la Légion d'honneur en 1816.

Tout d'abord destiné à la médecine de ville, il s'en détourne rapidement et fait la connaissance du docteur Jean-Noël Hallé, qui le pousse à se consacrer à l'hygiène au début des années 1820. Il devient vice‑président du Conseil de salubrité.

Il se fait connaître d'abord en 1824 par la publication d'un ouvrage consacré aux égouts de Paris, Essai sur les cloaques ou égouts de la ville de Paris. Cet ouvrage fait grand bruit notamment à cause des expérimentations concrètes que Parent du Châtelet fait dans les lieux de décharge des déchets parisiens. Il tente notamment de définir à quel point les émanations de ces décharges à ciel ouvert peuvent être nocives pour la santé.

Alexandre Parent du Châtelet, liant son activité d'hygiéniste à un souci d'ordre social et de santé mentale, était également membre de la Société phrénologique de Paris[].

Il est mort d'une pneumonie à Paris, en son hôtel d'Hesselin, le .

Il avait épousé Euphrasie Le Chanteur, fille de Jean-Michel, conseiller au parlement de Paris, puis à la cour royale de Paris, propriétaire de l'hôtel d'Hesselin, et petite-fille de Pierre-Augustin Robert de Saint-Vincent. Ils eurent Thérèse, épouse de Gustave Bernault, magistrat puis prêtre (fils d'Antoine et d'Adrienne Pasquet de Salaignac) ; Emmanuel, conseiller référendaire à la Cour des comptes, marié à Marie-Stéphanie Delahaye puis à Marie-Pauline Harlé d'Ophove (fille de Charles, pair de France)] ; Gabriel, marié à Marie Le Cornier de Cideville, héritière du château de Nagel (fille de Jean-Baptiste Julien, contrôleur principal des finances et propriétaire du château de Montois, et de Marie Anne-Victoire Marc, et nièce d'Amédée Marc), d'où notamment une fille mariée à Charles-Alexandre Geoffroy de Grandmaison.

De la prostitution dans la ville de Paris

Alexandre Parent du Châtelet est cependant plus connu encore pour un ouvrage monumental paru de façon posthume en 1836, intitulé De la Prostitution dans la ville de Paris, considérée sous le rapport de l’hygiène publique, de la morale et de l’administration.

Cette somme, issue de près de huit années d'enquête, est considérée comme un ouvrage majeur non seulement sur l'histoire de la prostitution, mais également comme une des premières enquêtes de sociologie empirique[]. Parent a travaillé à partir de documents issus des archives de la police, mais aussi d'interrogatoires de terrain et de mesures statistiques. Son ouvrage est une référence de l'histoire de la prostitution et de la criminalité parisienne.

Cet ouvrage servit également de source d'inspiration à de nombreux auteurs de la deuxième moitié du XIXe siècle, et notamment à Eugène Sue pour Les Mystères de Paris (1842 - 1843)[].

Le livre d'Alexandre Parent du Châtelet est une des sources du livre d'Alain Corbin, Les Filles de noce, paru en 1978, qui étudie la prostitution au XIXe siècle en France[]. Alain Corbin a aussi publié en  une édition présentée et annotée de l'ouvrage d'Alexandre Parent du Châtelet.

 
29 août 2026

Papus

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Papus

Papus
Gérard Encausse alias Papus (photo datant d'avant 1915).
Biographie
Naissance

La Corogne
Décès
 (à 51 ans)
6e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Papus
Nom de naissance
Gérard Anaclet Vincent Encausse
Pseudonyme
Papus
Nationalités
espagnole
française
Activités
Médecin, martiniste, occultiste, philosophe, écrivain
Autres informations
Membre de
Ordres martinistes ()
Franc-maçonnerie ()
Ordre kabbalistique de la Rose-Croix (en)
Conflit
Première Guerre mondiale (-)
Influencé par
Apollonios de Tyane, Martinès de Pasqually, Éliphas Lévi
Œuvres principales
Tarot de Papus, Le Tarot Divinataire, Clef absolue des sciences occultes

Gérard Anaclet Vincent Encausse, dit Papus, né le  à La Corogne et mort le  à Paris, est un médecin et occultiste français, cofondateur de l'Ordre Martiniste avec Augustin Chaboseau.

Il a été une des figures pittoresques et hautes en couleur de la Belle Époque. Il s'est défendu d’être un thaumaturge ou un inspiré et s'est présenté comme un savant, un expérimentateur.

Biographie

Né le  à La Corogne en Espagne, d’un père français, le chimiste Louis Encausse], et d’une mère espagnole, Gérard Encausse passe sa jeunesse à Paris, où il est reçu docteur en médecine en juillet 1894. Avant même de terminer ses études, dès 1886 environ, il se donne pour tâche de lutter contre le scientisme de l’époque en diffusant une doctrine synthétisant divers aspects de l’ésotérisme occidental d'alors, représenté par le chimiste Louis Lucas, le mathématicien Wronski, l'alchimiste Cyliani, le pythagoricien Lacuria, le magnétiseur Hector Durville, Antoine Fabre d'Olivet, Alexandre Saint-Yves d'Alveydre. Encausse se fait appeler Papus d’après le nom d’un esprit du Nuctaméron, attribué à Apollonius de Tyane. La pensée de Louis-Claude de Saint-Martin a laissé sur lui une trace profonde à partir de 1889 environ, peu après sa rupture (1890) avec la Société Théosophique de Mme Blavatsky.

L'Ordre martiniste

Papus fonde avec Augustin Chaboseau en 1891 l’Ordre martiniste, qui doit son nom au souvenir de Louis-Claude de Saint-Martin et à celui de J. Martinès de Pasqually. Paul Adam, Maurice Barrès et son ami d'enfance Stanislas de Guaita, Victor-Émile Michelet, Joséphin Péladan, Camille Flammarion, Emma Calvé, Albert de Rochas d'Aiglun sont parmi les premiers martinistes. L'ordre créera des groupes dans de nombreux pays, notamment en Russie, dans l'Empire ottoman, aux États-Unis, dans l'empire d'Autriche-Hongrie[]. Dans L’Initiation, que Papus fonde en 1888, et qui sera la revue officielle de l'Ordre, on relève les noms de Stanislas de Guaita, Peladan, Charles Barlet, Matgioi, Marc Haven, Paul Sédir, Albert de Rochas d'Aiglun, Lucien Chamuel, Fernand Rozier. Mais, pendant longtemps, les noms de Martines de Pasqually, Saint-Martin, ou Willermoz y sont beaucoup moins cités que ceux de Fabre d’Olivet et d’Éliphas Lévi.

Ordres divers

Papus est reçu, tout au long de sa vie, dans de nombreuses organisations initiatiques], à la Société théosophique de Helena Blavatsky en 1887, l’ordre kabbalistique de la Rose-Croix de Peladan et de Guaita en 1888, à l'Église gnostique de France de Jules Doinel en 1892, à l'Hermetic Order of the Golden Dawn en 1895[], à la franc-maçonnerie de rite Swedenborgien en 1901, dont il sera le Grand maître], au Rite de Memphis-Misraïm en 1908, à l'Ordo Templi Orientis. Il entre à plusieurs reprises en conflit avec les tenants des loges maçonniques dites « régulières », et, le , il organise à Paris une conférence internationale maçonnique à laquelle participent des représentants d'obédiences maçonniques « de frange ».

D'autre part, Papus constitue, en , un groupe organisant des recherches, des cours et des conférences sur les divers aspects de l'ésotérisme occidental, le Groupe Indépendant d'Études Ésotériques (GIEE) qui devient le cercle extérieur de l'Ordre Martiniste, et prend le nom de Faculté Libre des Sciences Hermétiques en . Les cours sont nombreux (une douzaine par mois environ), les sujets étudiés traitent de la Kabbale, de l'Alchimie, du tarot divinatoire, en passant par l'histoire de la philosophie hermétique. Papus, Sédir, Victor-Émile Michelet, Fernand Rozier et A. Chaboseau, entre autres, en sont les enseignants. La section Alchimie, dirigée par François Jollivet-Castelot, est à l'origine de la Société Alchimique de France.

Ce vaste mouvement hermétique, dont Papus est l’une des âmes agissantes, nourrit la littérature et les arts de l'époque, Péladan, Catulle Mendès, Paul Adam, Villiers de l’Isle-Adam, donnent quelques textes aux premiers numéros de L'Initiation. August Strindberg, lors de son séjour à Paris, participe aussi mais davantage pour partager ses expériences d'alchimie. Les ouvrages de Papus marquent également les jeunes peintres dit nabis.

Papus meurt le , à Paris des suites de son service de médecin-major des armées sur le front de l'Est pendant l'automne et l'hiver 1914. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, à la (93e division)].

 
28 août 2026

Ozanam Charles

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Charles Ozanam

Charles Ozanam
Portrait de Charles Ozanam
Fonction
Conservateur de bibliothèque
Académie nationale de médecine
-
Biographie
Naissance

Lyon
Décès
 (à 65 ans)
6e arrondissement de Paris
Nationalité
française
Formation
Faculté de médecine de Paris (docteur en médecine) (jusqu'en )
Activité
Médecin
Père
Jean-Antoine-François Ozanam
Mère
Marie Nantas
Fratrie
Charles-Alphonse Ozanam 
Frédéric Ozanam
Autres informations
Membre de
Société de médecine de Marseille
Distinctions
Commandeur de l'ordre de Pie IX ()
Chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
Croix de Mentana

Charles Ozanam, né le  à Lyon et mort le  à Paris, est un médecin et militant catholique français.

Biographie

Jeunesse et formation

D'une famille originaire de la Bresse, Charles Ozanam, né à Lyon le , est le dernier des quatorze enfants du docteur Jean-Antoine-François Ozanam (1773-1837), alors médecin à l'Hôtel-Dieu de Lyon, et de Marie Nantas (1781-1839), fille d'un marchand de soie.

Initié aux sciences très tôt par son père qui l'emmenait parfois avec lui à l'Hôtel-Dieu, il commence ses études aux Minimes, puis il entre en 1839 au collège royal de Lyon. Il devient bachelier ès lettres en  et prépare, l’année d’après (1842-1843), à la fois son baccalauréat ès sciences et l’examen de fin de 1re année de médecine[. Parmi ses professeurs de cette première année à Lyon, il y a les docteurs Amédée Bonnet et Antoine Bouchacourt.

Orphelin de père à l'âge de 12 ans et de mère à l'âge de 15 ans, il vit à partir de 1839 le plus souvent seul, installé par son frère aîné et tuteur, Alphonse, alors prêtre de la Communauté des Missionnaires du diocèse de Lyon, dans un petit appartement avec Marie Cruiziat, leur vieille domestique. Surveillé et conseillé par ses deux frères aînés, Alphonse et Frédéric, il opte pour la carrière médicale, suivant ainsi l'exemple de son père et renonçant à la carrière dans la Marine qu'il avait un temps envisagée et qui correspondait à sa passion pour les expéditions lointaines.

Carrière parisienne

Inscrit à partir de  à la faculté de médecine de Paris, il est reçu à l'internat en 1847. Lors des journées de juin 1848, il est de ceux qui soignent les blessés à l'Hôtel-Dieu et reçoit, pour son zèle et dévouement dans ces circonstances, une médaille d'honneur du Ministère de l'Intérieur. Récompensé également par la « médaille d'or de l'internat » qui lui vaut le titre de « lauréat des hôpitaux », il soutient en  très brillamment sa thèse de doctorat : De la forme grave de l'ictère essentiel, première étude et description de cette maladie jusqu'alors inconnue en France.

Nommé bibliothécaire de l'Académie de médecine en 1850, il doit renoncer à ce poste en 1855. Interne et disciple du docteur Jean-Paul Tessier de l'hôpital Sainte-Marguerite (annexe de l'Hôtel-Dieu), il fait partie des rares médecins qui ne rejettent pas alors l'homéopathie comme médication thérapeutique. Cela est cependant considéré comme une hérésie : la « Société anatomique », exclut à l'unanimité, de ses membres correspondants, les docteurs Tessier, Cabalda, Frédault, Jousset, « comme auteurs de publications homéopathiques »[]. Charles Ozanam et son ami Alphonse Milcent, oubliés dans la liste, réclament crânement le même honneur[. L'Académie de médecine somme Charles Ozanam, qui ne veut pas choisir son camp entre médecine académique et homéopathie, de démissionner.

En même temps que médecin au diagnostic très sûr, Charles Ozanam est aussi un chirurgien à la dextérité peu commune, ce qui lui vaut d'être nommé chirurgien de l'hôpital Saint-Jacques.

Il reste fondamentalement un homme de science et un chercheur, très intéressé par la thérapeutique mais pas seulement. Ses nombreux travaux, le plus souvent publiés sous forme d'articles donnés à l'Art Médical et à la Revue homéopathique française, témoignent de la grande diversité de ses connaissances mais également d'un esprit ouvert et précurseur. On peut citer, parmi beaucoup d'autres, ses recherches sur l'emploi du brome, son intérêt pour l'anesthésie ou pour les initiatives concernant la prise en charge des malades mentaux et surtout, son œuvre majeure, sa longue étude sur La circulation et le pouls publiée en 1884 et couronnée par l'Académie des Sciences. A l'occasion de ce long travail, étant lui-même membre de la Société française de photographie, il réalise dès 1867, avec l’aide d’Édouard Baldus, des épreuves photographiques reproduisant les battements du cœur et du pouls, déjà persuadé des services que pouvait rendre à la physiologie cette méthode d'observation.

Militant catholique

Profondément chrétien, Charles Ozanam n'hésite pas à le montrer par ses engagements. Dès sa première année de médecine à Lyon, il s'inscrit à la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, œuvre dont son frère Frédéric est l'un des principaux fondateurs.

En 1852, il est tellement marqué par la visite qu'il fait dans les Landes à une communauté de Bernardines composée uniquement de femmes « repenties » embrassant la vie cénobitique qu'il publiera quelques années plus tard sa brochure Le pays des Landes, une Thébaïde en France.

Marié en  avec Anne Lise d'Aquin, descendante de Louis-Henri d'Aquin, nièce de Paul E. Poincy (en) et belle-sœur d'Eugène Veuillot, il sera père de onze enfants. Il donne une éducation chrétienne à ses enfants et le fait à la fois par l'exemple et par son enseignement.

Son engagement religieux prend un aspect tout particulier quand, en 1867, il participe, en France, au recrutement des Zouaves pour la défense des États pontificaux, comme médecin du Conseil de révision chargé de l'examen sanitaire des volontaires. Ne trouvant cependant pas cet engagement suffisant, il abandonne son importante clientèle mais aussi sa femme et les six enfants qu'ils avaient alors, pour accompagner ces soldats jusque sur les champs de bataille, où il organise les ambulances de l'armée pontificale. En remerciement, le , il se voit décerner par le pape Pie IX la médaille Fidei et Virtuti et il est nommé, en , commandeur de l'ordre de Pie IX.

En 1880, lors des décrets d’expulsion des congrégations, il s'oppose à l'expulsion du couvent des Capucins, action qui lui vaut d'être sérieusement blessé au visage].

Pris d'un malaise subit, alors qu'il s'apprête à sortir pour aller voir ses malades, il meurt brutalement, à soixante-cinq ans, le .

27 août 2026

Onimus Ernest

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Ernest Onimus

 
Ernest Onimus
Ernest Onimus, photographié vers 1869
Biographie
Naissance

Bantzenheim
Décès
 (à 74 ans)
Cap-d'Ail
Pseudonyme
Sunimo
Nationalité
française
Formation
Lycée Henri-Poincaré de Nancy
Faculté de médecine de Nancy 
Faculté de médecine de Paris
Activité
Médecin
Autres informations
Parti politique
Blanquisme
Idéologie
Blanquisme
Distinctions
Prix scientifique Montyon ()
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Œuvres principales
Nervous Control of Animal Movements 

Nicolas Joseph Ernest Onimus (aussi connu comme le Dr Onimus), né le  à Bantzenheim] et mort le  à Cap-d'Ail[], est un médecin français. Ses recherches sur les possibilités de l'électrothérapie ont été couronnées du prix Montyon (1875).

Biographie

Issu d'une famille de grands propriétaires fonciers, il étudia la médecine à la faculté de médecine Nancy et poursuivit ses études à la faculté de médecine de Paris jusqu'en 1866. Il s'intéressait particulièrement à la physiologie et au galvanisme. Franc-maçon et initié de la loge « l’Avenir », il rejoignit les rangs des blanquistes. Sous le Second Empire, il compte au nombre des rédacteurs du journal Candide[].

Durant le siège de Paris par les prussiens, il faisait partie de la Commission centrale d’hygiène et de salubrité. Il ne fut vraisemblablement pas inquiété à la chute de la Commune de Paris, puisqu’en 1872 son cabinet se situait rue de Lille.

En 1908, il fait don d'un de ses terrains pour la construction de l'église Notre-Dame-du-Cap-Fleuri à Cap-d'Ail où il prend sa retraite.

Bibliographie

  • De la théorie de la chaleur dynamique dans les sciences biologiques: notions d'anatomie et de physiologie générale, 1866  [archive]
  • De la Vibration nerveuse et de l'action réflexe dans les phénomènes intellectuels, Impr. de Cerf, 1868
  • Traité d'électricité médicale, recherches physiologiques et cliniques (avec Ch.Legros), G. Baillière, 1872
  • De l'État mental de la population de Paris pendant les deux sièges, 1872
  • Des Applications chirurgicales de l'électricité, 1874  [archive]
  • Rapport sur les instruments de précision et de l'art médical, 1875  [archive]
  • Du Langage considéré comme phénomène automatique, et d'un centre nerveux phono-moteur, G. Bailliêre, 1875.
  • La Psychologie dans les drames de Shakespeare, Impr. de Claye, 1876.
  • Le Dr Charles-James Campbell, Impr. de F. Malteste, 1879.
  • Étude physiologique et pathologique sur l'électrisation et la contractilité de la matrice, Impr. de A. Davy – 1883
26 août 2026

Ollivier Charles-Prosper

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Charles-Prosper Ollivier

Charles-Prosper Ollivier
Biographie
Naissance

Angers
Décès
 (à 48 ans)
Ancien 4e arrondissement de Paris
Nationalité
française
Formation
Lycée David d'Angers
Faculté de médecine d'Angers (d)
Faculté de médecine de Paris
Activités
Neurologue, historien de la médecine, pathologiste, médecin
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine ()
Société de médecine de Marseille
Conflit
Guerres napoléoniennes
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Œuvres principales
Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne (1828)

Charles-Prosper Ollivier, dit Ollivier d'Angers, né à Angers le  et mort à Paris le , est un médecin pathologiste et clinicien français principalement connu pour ses recherches sur la moelle épinière. Il est membre de l'Académie de médecine (1835).

Biographie

Charles Ollivier obtient son doctorat en médecine à Paris en 1823, sous la direction de Pierre-Augustin Béclard. Au cours de l'année suivante il publie Traité des maladies de la moelle épinière, une étude pionnière en matière d'anatomie, de physiologie et de pathologie de la moelle épinière. L'édition enrichie des livres parait en 1827 et une troisième édition en 1837]. Dans ces ouvrages, il décrit ce qui est probablement le premier cas d'une maladie maintenant connue sous le nom de sclérose en plaques]. On lui attribue aussi l'invention du terme syringomyélie[]

Il a participé à la rédaction de la deuxième édition du Dictionnaire de médecine d'Adelon (30 volumes) et a été corédacteur, avec Jean-Eugène Dezeimeris et Jacques Raige-Delorme, du Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne. Il a également contribué à la réédition du Traité sur les maladies des enfants nouveau-nés et à la mamelle de Charles-Michel Billard. En outre, il a publié de nombreux articles dans les domaines de la toxicologie et de la médecine légale]

En 1835, il devient membre de l'Académie nationale de médecine[ et est nommé chevalier de la Légion d'honneur la même année[].

26 août 2026

Oddo Constantin

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Constantin Oddo

Constantin Oddo
Professeur Oddo
Professeur de pathologie interne et pathologie générale à l'École de médecine de Marseille, membre correspondant à l'Académie de Médecine ; par Nadar, Édition Deschiens, s.d.
Biographie
Naissance

Marseille
Décès
 (à 66 ans)
Marseille
Nationalité
française
Activités
Médecin, instituteur
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine ()
Académie de Marseille ()
Société française de neurologie
Société médicale des hôpitaux de Paris
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Officier de l'instruction publique

Paul Marie Constantin Oddo, né le  et mort le  (à 66 ans) à Marseille, est un médecin français, professeur à l'École de médecine de Marseille, membre correspondant de l'Académie nationale de médecine.

Aperçu biographique

Fils d'un courtier de commerce et petit-fils d'Auguste Laforêt, il fait toute sa carrière à l'Hôtel-Dieu de Marseille, reçu interne en 1881[]. Il est l'élève d'Augustin Fabre (1836-1884), d'Auguste Villard (1832-1901)] et du chirurgien François-Simon Sirus-Pirondi (1811-1908)] dont il recueille les leçons de chirurgie pratique en 1880. Pendant l'épidémie de choléra frappant Marseille en 1884[] alors interne d'Alphonse Trastour[], il s'enferme plusieurs mois avec les malades dans l'hôpital créé dans le Parc du Pharo.

Au début de sa carrière, il s'illustre dans la lutte anti-tuberculeuse et s'intéresse particulièrement au développement des connaissances en neurologie: il assiste à la fondation de la Société française de neurologie à Paris en 1899. Il publie un important traité de médecine d'urgence en 1910 (qui connaîtra plusieurs traduction en langues étrangères, de multiples éditions, et poursuivies jusqu'en 1950 par son fils Jean Oddo médecin (1890-1970).

Au début des années 1920, il fonde une école privée d'infirmières "visiteuses de la tuberculose" (grâce aux subventions de l'Institut Rockefeller) dans laquelle Simone Sedan siégera au conseil d'administration[].

Il est le grand-père du général Paul Oddo.

Œuvres et publications

  • Étude clinique sur la période de réaction du choléra], [Thèse de médecine no 198, Paris], A. Delahaye et E. Lecrosnier (Paris), 1886.
  • «  Le diagnostic différentiel de la maladie des tics et de la chorée de Sydenham », in: La Presse médicale, 1899, 78, p. 189-91, Texte intégral [archive].
  • Maladies de la moëlle et du bulbe (non systématisées) : poliomyélites, sclérose en plaques, syringomyélie, Octave Doin (Paris), 1908.
  • Prophylaxie antituberculeuse, fonctionnement et résultats de l’œuvre antituberculeuse de Marseille, impr. de C. Hérissey et fils (Évreux), 1907, in-8°, 6 p., lire en ligne [archive] sur Gallica.
  • La Médecine d'urgence, Octave Doin (Paris), 1910.
  • « Alcoolisme et accidents du travail », in: Paris médical, 1912, no 05, p. 287-89, Texte intégral [archive].
  • « Les névroses et les accidents du travail », in: Paris médical, 1912, no 07, p. 624-30, Texte intégral [archive].
En collaboration
 
  • avec François-Simon Sirus-Pirondi: Étude étiologique sur l'ulcère des pays chauds, impr. de Barlatier-Feissat (Marseille), 1887, in-8°, 19 p., lire en ligne [archive] sur Gallica.
  • avec Léon Imbert: Tuberculose et traumatisme, Masson (Paris), 1912, in-8°, paginé 469-489, lire en ligne [archive] sur Gallica.
  • avec Léon Imbert et P. Chavernac: Accidents du travail, guide pour l'évaluation des incapacités, [Préface de M. René Viviani], Masson (Paris), 1913, lire en ligne [archive] sur Gallica.
26 août 2026

Leuret François

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François Leuret (médecin)

François Leuret
Biographie
Naissance

Nancy
Décès
 (à 53 ans)
Nancy
Sépulture
Cimetière de Préville
Nom de naissance
François Leuret
Nationalité
française
Activités
Psychiatre, chirurgien, rédacteur en chef, anatomiste, médecin
Autres informations
A travaillé pour
Hôpital Bicêtre
Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph
Membre de
Académie de Stanislas
Maître
Jean-Étienne Esquirol
Personnes liées
Jean Louis Lassaigne, Louis Pierre Gratiolet

François Leuret, né le  à Nancy et mort dans la même ville le  est un anatomiste et psychiatre français.

Résumé biographique

Il soutient sa thèse à Paris en 1826, intitulée Essai sur l'altération du sang. Durant ses études médicales, il est l'élève de Jean-Étienne Esquirol (1772-1840). En 1836, il est nommé médecin-chef de l'hôpital de Bicêtre. Il eut parmi ses étudiants les plus connus Paul Broca (1824-1880), Louis Pierre Gratiolet (1815-1865) et Louis Delasiauve (1894-1893). Leuret fut aussi le rédacteur en chef de la revue influente Annales d’hygiène publique et de médecine légale.

Leuret doit sa renommée à ses travaux en collaboration avec Pierre Gratiolet sur l'anatomie comparée du cerveau. Ces deux chercheurs ont établi une cartographie topographique complète des sillons et scissures du cortex cérébral. C'est Leuret qui donna son nom à la scissure de Rolando en l'honneur de l'anatomiste italien Luigi Rolando (1773-1831) pour désigner le sillon central du cerveau.

Leuret fut une personnalité importante de la psychiatrie française à ses débuts. Il souligna l'importance d'une approche humaine et rationnelle dans le traitement des malades mentaux et pensait que les fous criminels étaient des individus malades incapables de contrôler leur comportement. Selon lui les causes de la maladie mentale étaient inconnues et il était donc erroné de définir la maladie mentale de la même manière que la maladie somatique. Il définissait le délire comme une idée fixe possédant une cohésion interne, à laquelle il convenait d'appliquer un traitement moral : le patient se voyait soumis à des douches glacées s'il refusait de renoncer à son délire]. C’est dans son œuvre la plus connue, Du traitement moral de la folie qu’il expose ses théories dont les aspects autoritaires et emprunts d’une certaine violence sont vivement contestés par certains de ses collègues.

Les théories psychiatriques de Leuret le mirent en situation conflictuelle vis-à-vis d'autres médecins français, notamment ceux qui pensaient que la source de la maladie mentale pouvait être localisée en des régions anatomiques spécifiques du cerveau. Leuret était en effet un opposant aux théories spéculatives de la phrénologie.

En 1825, il co-édite avec le chimiste français, Jean Louis Lassaigne, Recherches physiques et chimiques pour servir à l’histoire de la digestion.

Œuvres

  • Fragments psychologiques sur la folie, Paris, Fortin, Masson et Cie,  (lire en ligne [archive]).
  • Du traitement moral de la folie, Paris, Baillière,  (lire en ligne [archive]) et lire en ligne [archive] sur Gallica.
  • Du traitement des idées ou conceptions délirantes, Paris, Éverat,  (lire en ligne [archive] sur Gallica).
En collaboration
  • avec Jean Louis Lassaigne : Recherches physiologiques et chimiques pour servir à l'histoire de la digestion, Paris, éditions Madame Huzard imprimeur-éditeur, 1825.
  • avec Louis Pierre Gratiolet : Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l’intelligence, Baillière (Paris). 1839.
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