Fougeron André
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| Naissance |
17e arrondissement de Paris |
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| Décès |
(à 84 ans)
Amboise (France) |
| Nom de naissance |
André Alfred Fougeron
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| Nationalité |
française
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| Activités |
Peintre, dessinateur
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| Enfants |
Gilles Fougeron
Alain Fougeron |
| Parti politique |
Parti communiste français
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| Site web |
andre.fougeron.monsite-orange.fr
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| Archives conservées par |
Institut mémoires de l'édition contemporaine (201FGR)
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André Alfred Fougeron, né le à Paris 17e et mort le à Amboise, est un peintre français.
Fils d'un maçon et d'une couturière, originaires de la Creuse, André Fougeron est apprenti dessinateur en dentelles, avant de travailler comme ouvrier métallurgiste, chez Renault, en particulier. Il connaît le chômage et fréquente, en autodidacte, les cours du soir de dessin de la ville de Paris. Il se fait remarquer dès les années 1930 par sa participation, avec Maurice Estève et Édouard Pignon notamment, au groupe Les Indélicats qui publie une revue anarchiste sous forme de livrets tirés à une centaine d’exemplaires composés de dix linogravures offrant un regard politique et critique sur la société : 14 juillet, chômage, élites, sportifs, colonisation ou bien encore la guerre sont quelques-uns des thèmes sociaux traités avec une force graphique très efficace, au sein de ce groupe, par Estève, Pignon, Roger Falck, Georges Ort, Adrien Cumora, Gisèle Delsine, Louis Féron, Marcel Debarbieux et Gabriel Robin.
Libéré des obligations militaires, il s’engage en 1935, avec son ami Boris Taslitzky, dans le mouvement de la Maison de la culture dirigé par Louis Aragon. Jean Cassou le retient pour figurer dans son exposition « L’Art cruel » en cette fin d’année 1937 où, après avoir songé à s’engager dans les Brigades internationales, Fougeron estime que son rôle est de témoigner en peintre. Dans cette exposition, il stigmatise avec d'autres la guerre d'Espagne menée par le général Francisco Franco contre les vainqueurs des élections espagnoles. Il en sortira trois toiles dont deux seront exposées, Espagne martyre (Tate Gallery, Londres) et Mort et faim, Espagne qu'il expose au Salon des surindépendants en octobre novembre 1937. En 1939, il adhère au Parti communiste français, dont il reste membre toute sa vie.
Fait prisonnier sur le front de Belgique, il parvient à rejoindre la zone libre avant de se réinstaller à Paris, puis, en 1943, à Montrouge, où il tient atelier au 42, place Jules-Ferry durant toute sa carrière artistique. Il transforme cet atelier en imprimerie clandestine. Il participe dans les années 1941 à 1943 aux expositions « Douze peintres d'aujourd'hui » avec, entre autres, Bazaine, Estève, Francis Gruber, Lapicque, Le Moal, Manessier, Pignon et Tal Coat. Résistant actif dans son milieu, il est secrétaire général du Front national des Arts.
Pendant l'occupation, il durcit le trait, avec un dessin qui représente Adolf Hitler, étranglé par une main vengeresse, régurgitant des cadavres d'enfants. Il prend aussi le risque d'exposer au Salon d'Automne 1943, avec "Rue de Paris 43", un tableau qui montre des files d'attente devant les magasins d'alimentation, avec des enfants cherchant de la nourriture dans une poubelle. En 1943, il participe à l'album Vaincre, vendu à la sauvette au profit des FTP.
À la Libération, attaché au cabinet du directeur des Beaux-Arts, il est chargé de l'épuration dans ce domaine et est responsable d'expositions diverses (Hommage à Picasso, exposition « Henri Rousseau le douanier »). Lorsqu'en 1946 le Front national des Arts se dissout, il devient secrétaire général de l'Union des arts plastiques, responsabilité qu'il exerce jusqu'en 1950. Son dessin lithographié illustrant la victoire contre les Nazis est reproduit dans Ce Soir, grand quotidien populaire du PCF, dès le 14 juillet 1945.
André Fougeron reçoit en 1946 le Prix national des Arts et lettres (peinture), dont le montant lui permet de voyager en Italie et de découvrir toutes les villes d'art. Il en revient avec un style apaisé, plus axé sur la représentation que l'abstrait.
L'année suivante il peint la toile Les Parisiennes au marché (musée d'art moderne de Saint-Étienne). C'est lorsqu'elle exposée au Salon d'automne qui le 24 septembre 1948 s'ouvre à Paris et avec lui la saison des grands rendez-vous artistiques nationaux, que les traditionnels comptes rendus sont « relevés par les accents d'un scandale » pour la plupart des critiques de presse dont celui du quotidien populaire, Le Parisien libéré, face à un « sujet social en cette période marquée par la vie chère » à Paris. Alors que d'autres toiles à résonance prolétarienne sont exposées, Frank Elgar, qui fut secrétaire général de la rédaction du Populaire (SFIO), l'accuse dans Carrefour, hebdomadaire démocrate-chrétien, le 29 septembre 1948, d'avoir « travaillé sur les injonctions » de Jdanov, alors que Fougeron vient d'étudier la peinture murale classique lors d'un voyage en Italie.
« J'ai rencontré le plus mauvais tableau du monde », écrit aussi Georges Limbour dans Les Temps moderne, tandis que Libération, quotidien proche du PCF, y voit un « académisme invraisemblable ». Le Figaro s'illustre en rebaptisant la toile : « Le dernier maquereau coûte deux cents francs »…
Un mois et demi après, un article-manifeste de Fougeron, « Le peintre à son créneau » publié dans le premier numéro, en , de La Nouvelle Critique, le propulse chef de file du « nouveau réalisme français » qui se veut dans la continuité de la peinture d'histoire à vocation sociale (Poussin, Le Nain, Courbet). Il s'engage alors dans la voie du réalisme socialiste. C'est à partir de ce moment qu'il réalise de nombreux dessins de presse pour L'Humanité, Ce soir, Les Lettres françaises.
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