Canalblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Newsletter
6 abonnés
Publicité
Archives
Vendée Militaire et Grand Ouest
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 311 592
Publicité
3 février 2025

Leroy-Dionet

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

Publicité
Edmond Leroy dit Leroy-Dionet
Edmond Leroy photographié en 1891.
Naissance

Chartres
Décès
 (à 78 ans)
Amiens
Nom de naissance
Albert Edmond Laurent Leroy
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activités
Artiste peintre
Autres activités
Professeur de dessin
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Maître
Alexandre Cabanel, Luigi Loir

Edmond Leroy dit Leroy-Dionet, né à Chartres le  et décédé à Amiens le , est un artiste peintre français.

Il a été l'élève d'Alexandre Cabanel à l'École des beaux-arts, puis celui de Luigi Loir, peintre du Paris de la Belle Époque. Sa carrière est marquée par deux périodes bien distinctes : une première période de portraitiste et une seconde de peintre paysagiste. Il a également été professeur de dessin d'art dans les écoles de Paris.

Biographie

Jeunesse et formation

Edmond Leroy est le fils d’un conducteur de train, qui est d’abord muté à Chartres, puis au Mans. Il fait ses études chez les Frères de la Doctrine chrétienne où il est initié au dessin. Il trouve un emploi de dessinateur à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest et suit les cours du soir de l’école municipale de dessin de la ville du Mans.

En 1879, il obtient une subvention du département de la Sarthe pour suivre les cours de l’École nationale des beaux-arts de Paris. Il est alors hébergé au domicile parisien de Gatien Chaplain-Duparc. Edmond Leroy parvient à se faire accepter en tant qu’étudiant libre dans l’atelier d’Alexandre Cabanel. En juillet 1881, il obtient une mention pour ses travaux de fin d’année. En juillet 1882, il se classe 8e au concours des places ; il est donc admis à l’École proprement dite et s’installe au no 44 de la rue du Cherche-Midi dans le 6e. En mars 1883, il se classe 9e à ce même concours et en juin, il obtient le diplôme supérieur de professeur de dessin d’art de la ville de Paris. En mars 1884, il se classe 12e et obtient de Cabanel un certificat de capacité qui l’autorise à participer au premier concours d’essai pour le grand prix de peinture. Il ne parvient pas à se classer parmi les vingt meilleurs et prend du recul avec l'École des beaux-arts : il réalise ses premières toiles personnelles et honore ses premières commandes.

En 1885, Edmond Leroy s’installe dans un atelier situé au no 37, rue Denfert-Rochereau dans le 5e. En avril 1886, il commence à enseigner le dessin en parallèle de ses activités d’artiste peintre. En 1888, il fait la connaissance d’Hippolyte Durand-Tahieret se lie d’amitié avec lu. Il sympathise également avec Aristide Brian, ami d’enfance de Durand-Tahier.

Mariage et vie familiale

En juillet 1891, Edmond Leroy épouse à Paris une maîtresse d’école, Juliette Dionet. L’artiste peintre Lionel Royer est le témoin d’Edmond Leroy. Après son mariage, il utilisera le pseudonyme de Leroy-Dionet pour ses activités artistiques. Le couple s’installe au no 3, avenue de Laumière dans le 19e, ainsi qu’à Chelles où Edmond Leroy se rend pour peindre. C’est d’ailleurs à Chelles que naissent leurs deux premières filles : Geneviève, en juin 1892, qui meurt prématurément et Renée, en août 1894. En juin 1896, naît Lucie, qui elle non plus n’atteindra pas l’âge adulte.

En février 1897, Juliette Leroy est promue directrice de l’école maternelle de la rue du Général Lasalle dans le 19e. Ils déménagent donc au no 5 de cette adresse. En 1904, Edmond Leroy loue une petite maison située au no 82 de la route de Crosnes à Yerres où il se rend pour peindre. Il expose alors de nombreux paysages de Yerres et de ses alentours. En janvier 1905, naît à Paris la dernière fille du couple, Hélène.

En 1910, Juliette Leroy est nommée directrice de l’école maternelle située au no 42, rue Madame. Ils déménagent dans le 6e arrondissement. En 1913, Edmond Leroy, probablement à la suite d'une maladie, doit se faire retirer un œil et porte une prothèse. Il cesse d’enseigner le dessin en 1917. Son épouse prend également sa retraite cette année-là. Ils vivent entre la maison de Yerres et un appartement qu’ils louent au no 11, rue Saint-Louis-en-l'Île, dans le 4e.

Ils quittent Paris pour Le Mans en 1923. A cette période Edmond Leroy privilégie l’aquarelle et aime travailler en plein air, souvent en compagnie d’Albert Poignant. En 1933, le couple retourne vivre à Paris et s'installe au Cercle familial d'Auteuil.

En 1936, ils quittent à nouveau Paris pour Amiens, où ils louent une petite maison. Le , à dix heures trente, Edmond Leroy meurt d’une tuberculose pulmonaire à la clinique Saint-Joseph à Amiens. Juliette mourra à Saint-Germain-en-Laye en 1943.

Carrière artistique

Le portraitiste

Tout juste sorti de l’École des beaux-arts, Edmond Leroy s’oriente tout naturellement vers le portrait, encore très prisé par la société bourgeoise.

Cette première période de portraits de commandes commence donc probablement dès 1885, date à partir de laquelle il fréquente moins les Beaux-Arts et possède son propre atelier. On peut estimer qu’elle s’achève en 1899. Même s’il réalise encore des portraits par la suite, il s’agit de membres de sa famille. Ainsi, pendant ces quelques années, il expose essentiellement des portraits.

Se démarquant le plus souvent des représentations conventionnelles et codifiées de la nouvelle bourgeoisie de l’époque, Edmond Leroy s’intéresse davantage dans ses portraits, plus intimistes, au caractère et au tempérament du sujet ; plus qu’à la précision photographique, il s’attache à rendre une ambiance ou faire passer une émotion. Il fait la plupart du temps le choix de la sobriété et de la simplicité : fond neutre et sombre, sujet en buste de face ou de trois quarts occupant la majorité de l’espace, point de vue à hauteur de visage et regard dirigé vers le spectateur.

Les couleurs qui composent sa première palette sont dans une gamme plutôt sombre. En effet ses premières œuvres sont souvent peintes sur un fond gris, qu'il a préparé lui-même, de manière à obtenir plus de profondeur dans les tonalité.

La dernière modification de cette page a été faite le 14 novembre 2024 à 21:55.
Commentaires
Publicité