Canalblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Newsletter
6 abonnés
Publicité
Archives
Vendée Militaire et Grand Ouest
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 311 355
Publicité
18 décembre 2025

Mauté Mathilde

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

Publicité
 
Mathilde Mauté
Mathilde Mauté, par Charles Gallot, vers 1883
(image colorisée - voir l'original).
Biographie
Naissance

Nogent-le-Rotrou
Décès
 (à 61 ans)
Nice
Nom de naissance
Mathilde Sophie Marie Mauté
Surnom
Mathilde Mauté de Fleurville
Nationalité
française
Domiciles
France, Belgique, Algérie française
Activité
Écrivaine
Famille
Demi-sœur de Charles de Sivry
Père
Théodore Mauté
Mère
Antoinette-Flore Chariat
Conjoint
Paul Verlaine
Bienvenu Auguste Delporte
Enfant
Georges Verlaine
Suzanne Delporte
Félix Delporte

Mathilde Mauté, parfois appelée Mauté de Fleurville, née à Nogent-le-Rotrou le  et morte à Nice le , fut la jeune épouse de Paul Verlaine avant qu'il ne rencontre Arthur Rimbaud, ce qui précipitera la déliquescence du couple qui se sépare en 1874].

De cette union naît un fils, Georges Verlaine. Mathilde Mauté se remarie en 1886. Après la mort de Paul Verlaine survenue en 1896, elle écrit, en réponse à la biographie publiée par Edmond Lepelletier, en 1907, une autobiographie. Elle est publiée de manière posthume en 1935 sous le titre de Mémoires de ma vie.

Éléments biographiques

Enfance (1853-1867)

Mathilde Sophie Marie Mauté naît à Nogent-le-Rotrou[, le ]. Son père, Théodore Jean Mauté], rentier, vit de ses propriétés et sa mère, née Antoinette-Flore Chariat, est sans profession, mais donne à l'occasion des leçons de piano[]. Elle était veuve de Pierre Louis Sivry, décédé deux années à peine après leur union. De ce premier mariage était né un fils, frère utérin de Mathilde, Charles Sivry].

À l'époque de sa naissance, les parents de Mathilde résident à Paris[. Sa mère, pour accoucher, se rend à son invitation chez sa belle-mère, Rosalie Mauté née Maugars, qui habite la demeure familiale à Nogent-le-Rotrou.

Théodore Mauté, ou l'un de ses aïeux, s'était, par coquetterie patronymique, adjoint la particule « de Fleurville », Mathilde s'en accommodera également non sans dire à son père: « Mon petit papa, tu te fais appeler de Fleurville, tu es un gros vaniteux ». Et, de fait, la particule nobiliaire n’apparaît sur aucun acte officiel de Mathilde, ni sur son acte de naissance, ni sur son acte ou son contrat de mariage avec Paul Verlaine et pas davantage sur son acte de divorce ou tout autre document officiel[].

Au printemps et à l'été, la famille de Mathilde prend ses quartiers à Nogent-le-Rotrou, rejointe par la grand-mère maternelle, Sophie Leroy. Les deux aïeules qui s'entendent à merveille adorent leurs enfants[]. En 1857, l'appartement de la rue de Miromesnil étant devenu trop exigu, la famille déménage et s'installe à la rue de Suresnes dans un vaste appartement où madame Mauté organise des soirées musicales.

En 1859, naît la sœur de Mathilde, Alice Marguerite.

En 1860, alors que Mathilde est âgée de 7 ans, sa grand-mère paternelle meurt. Son grand-père, Jean René Mauté, étant décédé en 1851, la propriété est vendue]. Théodore Jean Mauté achète alors le 14 de la rue Nicolet et la famille s'établit à Montmartre.

L'enfance de Mathilde se déroule paisiblement dans l'insouciance et la gaieté. Sa mère est une intime du duc de Rohan et de ses filles], Mathilde fréquente ainsi le château de Reynel où elle rencontre son amie, Osine de Beurges[]. Pendant quinze années, la famille Mauté, invitée, s'établit au château Reynel pour les trois mois de la période de chasse..

La mère de Mathilde est une pianiste confirmée, elle reçoit même en son temps, quelques leçons de Frédéric Chopin et, par la suite, en donne elle-même, au jeune Claude Debussy pour préparer son entrée au Conservatoire de Paris. Elle fréquente les communautés russe et polonaise et y rencontre de nombreux artistes elle était ainsi très liée au couple des Wagner et c'est depuis leur loge qu'elle assiste à la déconvenue du compositeur lors de la représentation de son opéra Tannhäuser, en 1861[].

Le père de Mathilde est très mondain. Après des études en droit, un projet d'engagement dans la marine], il a finalement fait le choix, parce que ses rentes le lui permettaient, de ne pas travailler. Et contraire « Il aimait la chasse, les voyages, le monde. Il ne s'est jamais occupé de gagner de l'argent et a vécu parfaitement heureux, disant que l'unique chagrin de sa vie avait été mon mariage avec Verlaine ».

Madame Verlaine

En 1868, son frère, Charles Sivry, surnommé Sivroche dans les milieux artistiques, souhaite présenter à sa mère de nouvelles amies rencontrées à Paris où elles tenaient salon, Nina de Callias et sa mère, Madame Gaillard. Chez elles, sans protocole ni mondanité, on rencontre en toute intimité une foule de poètes, littérateurs, peintres, sculpteurs et musiciens de talent. Mathilde, alors âgée de quatorze ans, accompagne sa mère et découvre ce qui est pour elle un nouveau monde. Elle y rencontre les frères Cros, Antoine-Hippolyte, Henry et Charles, Léon Dierx ou encore Anatole France..

Mathilde s'intègre au groupe et y pousse même la chansonnette, accompagnée par son frère, musicien, en interprétant Avec mes sabots, dondaine. Elles sont sur le point de prendre congé lorsque Verlaine fait son apparition. Mathilde le trouve « laid, mal habillé et l'air pauvre », hélas, écrit-elle, cette première impression ne devait pas durer.

Sa seconde rencontre avec Verlaine se déroule chez Madame Léon Bertaux tandis que Charles Sivry, son frère, organise une répétition pour un spectacle musical de son cru où Verlaine et Edmond Lepelletier seront amenés à chanter. Verlaine ne remarque pas davantage Mathilde qui avait 14 ans et, dit-elle, en paraissait douze. C'est à cette époque que Charles Sivry vante les mérites de son nouvel ami auprès de sa sœur et lui donne à lire les Poèmes saturniens et Fêtes galantes[].

Commentaires
Publicité