Talbot (acteur)
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| Sociétaire de la Comédie-Française | |
|---|---|
| - |
| Naissance |
Ancien 2e arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 80 ans)
9e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Montparnasse
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| Nom de naissance |
Denis-Stanislas Montalant
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| Pseudonyme |
Talbot
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| Nationalité |
française
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| Domicile |
Rue des Martyrs (années 1850-
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| Formation |
Conservatoire de Paris (-
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| Activités |
Acteur, professeur d'art dramatique
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| Période d'activité |
-
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| Parentèle |
Jean-Marie Geoffroy (beau-père)
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| Membre de |
Comédie-Française (-
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|---|---|
| Maître |
Pierre François Beauvallet
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| Élèves |
Maurice Volny, Réjane, Joseph Joumard, Baron, Émile Jaques-Dalcroze
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Denis-Stanislas Montalant, dit Talbot, est un acteur français né le à Paris et mort le dans cette même ville.
Biographie
Denis-Stanislas Montalant naît le rue Saint-Denis à Paris où son père est marchand épicier.
En 1849, il étudie au Conservatoire de Paris, où il fait partie de la classe de Pierre-François Beauvallet, et y obtient un premier accessit de comédie en 1850. La même année, il débute au théâtre de l'Odéon par le rôle d'Othello d'Othello ou le Maure de Venise de William Shakespeare, joué dans l'adaptation de Jean-François Ducis. Puis, il rencontre un succès avec son rôle de Harpagon de L'Avare de Molière.
Il entre assez rapidement à la Comédie-Française, en 1856, parrainé par son beau-père Geoffroy]. Pendant six ans, il interprète tous les rôles de « financiers », comiques et tragiques ; il produit deux succès avec L’Honneur et l'Argent de François Ponsard et Mauprat de George Sand. En plus de perpétuer son interprétation de Harpagon qui devient son « rôle triomphal »[], il débute également avec George Dandin et L'École des femmes, qui demeurent, avec Le Malade imaginaire, également de Molière, Bartholo du Barbier de Séville et Antonio du Mariage de Figaro de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, ses prestations classiques les plus notables et appréciées. Il interprète en outre des pièces de contemporains comme Émile Augier et Mario Uchard. En 1859, il devient le 282e sociétaire de la Comédie-Française.
En 1872, il quitte la troupe, demande la liquidation de sa pension de retraite et abandonne la scène pour se consacrer au professorat. Il enseigne donc à la salle de la Tour d'Auvergne, petit théâtre de la rue parisienne du même nom, où des débutants viennent s'essayer. Talbot y présentait ses jeunes élèves chaque dimanche soir devant un public qui n'hésitait parfois pas à interrompre le jeu pour laisser place à un échange entre un spectateur et une comédienne. Certains de ses élèves connaîtront une certaine notoriété, parmi lesquels Baron, Réjane, Antonia Laurent, Joseph Joumard et Albert Carré[].
Malgré sa retraite entamée en 1879[], il donne encore des représentations dans les années 1890, notamment quelques-unes dans le rôle principal de Pallaisse au théâtre des Batignolles. Ces passages ne sont pas jugés brillants, ce que Talbot, à un âge déjà avancé, reconnaît lui-même]. En 1894, il réapparait à la Comédie-Française pour jouer Triboulet du roi s'amuse, au cours d'une représentation extraordinaire. Un an avant sa mort, il joue encore L'Avare et Le Tartuffe ou l'Imposteur de Molière en province[].
Il meurt à son domicile — sis 44 rue des Martyrs dans le 9e arrondissement de Paris dans lequel il habitait depuis une cinquantaine d'années —, le matin du , à 7 h selon son acte de décès]. Ses obsèques sont célébrées le à 10 h en l'église Notre-Dame-de-Lorette de Paris ; on y compte une assistance nombreuse, dont la présence des sociétaires de la Comédie-Française Coquelin aîné et son fils Jean Coquelin, Georges Dorival, Georges Baillet mais également du romancier et dramaturge Jules Claretie. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse où Louis Leloir prononce un discours].
Vie privée
Il épouse Rose Florentine Geoffroy, fille du comédien Geoffroy, le , à Paris.
Descriptions et critiques
Le journal quotidien Le Gaulois le décrit comme étant un « très bras homme » et qui n'aurait « qu'un défaut, celui de se croire de beaucoup supérieur à sa réputation »[].
Le site web de la Comédie-Française le décrit comme étant « un honnête comédien, laborieux, parfois un peu trop outré, mais d'une rare conscience professionnelle »[].
Théâtre
- Entrée en 1856
- Nommé 282e sociétaire en 1859
- Départ en 1879
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