Baillon Henri
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| Naissance |
Calais |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans)
5e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
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| Activités |
Botaniste, médecin
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| Parentèle |
Marguerite Turner (belle-fille)
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| A travaillé pour |
Faculté de médecine de Paris
École centrale Paris |
|---|---|
| Membre de |
Royal Society ()
Société botanique de France Académie roumaine Académie des sciences de Saint-Pétersbourg Académie des sciences de Russie |
| Distinctions |
Membre étranger de la Royal Society ()
Chevalier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur |
| Abréviation en botanique |
Baill.
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Henri Ernest Baillon est un botaniste et un médecin français, né le à Calais et mort le à Paris.
Biographie
Il obtient son doctorat en médecine à Paris en 1855 et passe l'agrégation en médecine en 1857. Il passe aussi un doctorat en sciences naturelles en 1858. Il succède à Moquin-Tandon à la chaire d'histoire naturelle médicale de l'école de médecine de Paris] en 1863]. Il devient, plus tard, professeur d'hygiène et d'histoire naturelle à l'École centrale des arts et manufactures].
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le et promu officier le ].
Jacques Leandri (1903-1982) — qui ne l'a pas connu personnellement puisqu'il est né après la mort de Baillon — dit de lui : « D'un caractère à la fois difficile et ironique qui lui avait fait des ennemis et si ses partisans, au Muséum comme à l'Institut, étaient chauds et convaincus, ses ennemis ne l'étaient pas moins » ; et François Gagnepain (1866-1952) : « Beaucoup d'esprit mais un peu pointu »]. De fait, Baillon ne met pas de gants dans ses critiques. On peut lire par exemple : « Il paraît qu'avec son inexactitude habituelle dans l'observation de ce qui concerne l'organisation végétale, il (Duchartre) aura pris pour un ovule unique un gros placenta tout chargé d'ovules anatropes » ; et, moins de 20 lignes plus loin : « Je n'ai pas besoin de dire que celui dont les descriptions réunissent le plus d'erreurs est, comme toujours, M. Decaisne », suivi de démonstration à l'appui. Ce qui colore l'attitude de Decaisne (voir ci-dessous la section « Sociétés savantes »), mais sur le fond Baillon a raison : 150 ans plus tard on s'étonne encore de la « relative médiocrité théorique de Joseph Decaisne »]. Baillon ne réserve pas ses sarcasmes à ses collègues : la Revue encyclopédique de 1895[ précise qu'il a une réputation d’examinateur terrible et est particulièrement redouté des étudiants en médecine[]. Ce qui ne l'empêche pas d'emmener un groupe d'étudiants sur la tombe de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville pour le centenaire de la mort du « père de la Révolution » et d'y prononcer un discours célébrant l'herboristerie et la botanique, la science de l'observation primant sur le savoir des mots].
On doit à Henri Baillon un Dictionnaire de botanique ainsi qu'une volumineuse Histoire des plantes[].
Il meurt subitement, frappé d'une congestion dans son bain[]. Sa tombe est au cimetière de Montparnasse (Paris), 8e division.