Canalblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Newsletter
6 abonnés
Publicité
Archives
Vendée Militaire et Grand Ouest
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 311 382
Publicité
23 septembre 2025

Baillon Henri

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

Publicité
Henri Ernest Baillon
Biographie
Naissance

Calais
Décès
 (à 67 ans)
5e arrondissement de Paris
Nationalité
française
Activités
Botaniste, médecin
Parentèle
Marguerite Turner (belle-fille)
Autres informations
A travaillé pour
Faculté de médecine de Paris
École centrale Paris
Membre de
Royal Society ()
Société botanique de France
Académie roumaine
Académie des sciences de Saint-Pétersbourg
Académie des sciences de Russie
Distinctions
Membre étranger de la Royal Society ()
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Officier de la Légion d'honneur‎
Abréviation en botanique
Baill.

Henri Ernest Baillon est un botaniste et un médecin français, né le  à Calais et mort le  à Paris.

Biographie

Il obtient son doctorat en médecine à Paris en 1855 et passe l'agrégation en médecine en 1857. Il passe aussi un doctorat en sciences naturelles en 1858. Il succède à Moquin-Tandon à la chaire d'histoire naturelle médicale de l'école de médecine de Paris] en 1863]. Il devient, plus tard, professeur d'hygiène et d'histoire naturelle à l'École centrale des arts et manufactures].

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le  et promu officier le ].

Jacques Leandri (1903-1982) — qui ne l'a pas connu personnellement puisqu'il est né après la mort de Baillon — dit de lui : « D'un caractère à la fois difficile et ironique qui lui avait fait des ennemis et si ses partisans, au Muséum comme à l'Institut, étaient chauds et convaincus, ses ennemis ne l'étaient pas moins » ; et François Gagnepain (1866-1952) : « Beaucoup d'esprit mais un peu pointu »]. De fait, Baillon ne met pas de gants dans ses critiques. On peut lire par exemple : « Il paraît qu'avec son inexactitude habituelle dans l'observation de ce qui concerne l'organisation végétale, il (Duchartre) aura pris pour un ovule unique un gros placenta tout chargé d'ovules anatropes » ; et, moins de 20 lignes plus loin : « Je n'ai pas besoin de dire que celui dont les descriptions réunissent le plus d'erreurs est, comme toujours, M. Decaisne », suivi de démonstration à l'appui. Ce qui colore l'attitude de Decaisne (voir ci-dessous la section « Sociétés savantes »), mais sur le fond Baillon a raison : 150 ans plus tard on s'étonne encore de la « relative médiocrité théorique de Joseph Decaisne »]. Baillon ne réserve pas ses sarcasmes à ses collègues : la Revue encyclopédique de 1895[ précise qu'il a une réputation d’examinateur terrible et est particulièrement redouté des étudiants en médecine[]. Ce qui ne l'empêche pas d'emmener un groupe d'étudiants sur la tombe de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville pour le centenaire de la mort du « père de la Révolution » et d'y prononcer un discours célébrant l'herboristerie et la botanique, la science de l'observation primant sur le savoir des mots].

On doit à Henri Baillon un Dictionnaire de botanique ainsi qu'une volumineuse Histoire des plantes[].

Il meurt subitement, frappé d'une congestion dans son bain[]. Sa tombe est au cimetière de Montparnasse (Paris), 8e division.

Commentaires
Publicité