Dezeimeris Jean-Eugène
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portrait dessiné par Aimé de Bayalos,
lithographie, Galerie des Représentants du Peuple, 1848.
| Député français Deuxième circonscription de la Dordogne |
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| - |
| Naissance |
Villefranche-de-Lonchat |
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| Décès |
(à 52 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Nationalité |
française
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| Activités |
Homme politique, historien de la médecine, médecin, bibliothécaire
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Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne (1828)
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Jean-Eugène Dezeimeris, né le à Villefranche-de-Lonchat – décédé le ] à Paris, est un historien de la médecine et bibliographe français. Médecin lui-même, il contribue aussi à l'agronomie et siège deux fois comme député[.
Biographie
Destiné à la médecine par sa famille, Dezeimeris étudie à Bordeaux, puis à Paris. Mais il est « porté plutôt vers les recherches historiques et littéraires de la médecine que vers les choses pratiques de l'art médical] » (il bouquine des livres de médecine plutôt que de faire ses études). Aussi atteindra-t-il la trentaine sans être médecin.
Un concours établi par testament par Louis-Jacques Moreau de la Sarthe pour le meilleur élève de littérature et de philosophie médicales lui donne sa chance. Il hérite de la moitié de la bibliothèque du professeur et son nom sort de l'ombre ; de plus on le charge du catalogue par ordre de matières de la bibliothèque de la faculté de médecine (travail qui ne sera jamais achevé). Il devient sous-bibliothécaire en 1830, puis bibliothécaire en 1836 (cela correspondrait aujourd'hui à la direction de la partie « médecine » de la Bibliothèque interuniversitaire de santé, « biuSanté »). L’œuvre qui lui a donné sa notoriété (le Dictionnaire) a d'ailleurs commencé à paraître (1828) et il est devenu médecin avec une thèse sur l'orientation que doit prendre, selon lui, l'histoire de la médecine.
Il collabore à une nouvelle édition du monumental Dictionnaire de médecine de Nicolas-Philibert Adelon, donnant, outre des indications bibliographiques jusqu'au 14e volume, des notices historiques remarquées[]. Avec sa facilité de plume et son don de polémiste habituels il multiplie aussi les démarches pour que soit recréée (elle a été supprimée deux fois]) une chaire d'histoire de la médecine. Il échoue (et ne sera pas le titulaire de cette chaire).
Il fonde alors avec Émile Littré la revue médicale L'Expérience, à laquelle il consacre beaucoup de travail. Il la dirige d'abord avec Littré, puis seul à partir du premier semestre de 1840. Dezeimeris, qui n'a lui-même que peu d'expérience médicale, s'y montre — en accord avec ses propres principes philosophiques — très soucieux de la pratique et de l'expérience.
Mais l'intérêt de Dezeimeris se porte alors ailleurs, « vers l'agriculture et l'économie politique] ». Il y reste attaché à des principes pragmatiques ; il introduit une nouvelle méthode d'assolement qui multiplie le revenu du cultivateur. Cela lui ouvre une carrière politique : il est député de la Dordogne de 1842 à 1846 et de 1848 à 1849 ; il siège à gauche].
Il tombe malade du foie à la fin de 1851 et meurt en []. Il était le père de Reinhold Dezeimeris[] (1835–1913), érudit et politique[].