Gineste Raoul
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| Majoral du Félibrige | |
|---|---|
| à partir de | |
| Conseiller municipal Les Lilas |
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| - |
| Naissance |
Fréjus (Var) |
|---|---|
| Décès |
(à 65 ans)
La Gorguette (d) (Sanary-sur-Mer, Var) |
| Nom de naissance |
Adolphe Clovis Augier
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| Pseudonymes |
Raoul Gineste, Lou Medecin de Panam
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| Nationalité |
française
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| Formation |
Faculté de médecine de Paris
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| Activités |
Écrivain, médecin généraliste, poète, journaliste d'opinion
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| Rédacteur à |
Lou Viro-Soulèu
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| Membre de |
Société des félibres de Paris
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|---|---|
| Mouvement |
Parnasse
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| Maîtres |
Paul Broca, Paul Gervais
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| Distinctions |
Officier d'académie ()
Officier de l'instruction publique () Officier de la Légion d'honneur () |
Raoul Gineste (né Adolphe Clovis Augier à Fréjus le [], mort le à Sanary, est un médecin, un poète d'expression française et provençale et un écrivain français.
Biographie
Antoine Pascal Augier, le père d'Adolphe Clovis, né en 1802 à Saint-Raphaël, était tailleur d'habits et a épousé en 1835 Clotilde Sigalas, née en 1816 à Fréjus, faiseuse de coiffes.
Adolphe Augier a fait des études de médecine à la faculté de médecine de Paris où il a passé sa thèse en 1875 pour laquelle il a obtenu une médaille.
Il a également été l'élève de l'école des Hautes-Études, où il a eu pour maîtres Paul Broca et Paul Gervais.
Il est l'auteur de nombreuses communications à des Congrès scientifiques. La plus connue est une étude sur l'angle de Daubenton[].
Il exerçait au 54 rue Fessart dans le 19e arrondissement[].
Il a été médecin inspecteur des écoles pour le département de la Seine et médecin des examens de la ville de Paris. Il était également médecin de la société de secours mutuel et du bureau de bienfaisance des Lilas.
Bien qu'exempté de service militaire, en 1870, il s'est engagé volontairement pendant la Guerre franco-allemande. Il a été aide-major dans l'Armée de la Loire, sous les ordres du docteur Picard. Il a été fait prisonnier à Brou (Eure-et-Loir). Il s'est échappé, a repris du service et est resté dans les lignes prussiennes avec l'ambulance du château de Menars.
Adolphe Augier marié à Marie Hortense Allain a une fille Clotilde Antoinette Aline Augier née le ] dans la commune des Lilas (Clotilde décèdera à Toulon). Adolphe a d'ailleurs été conseiller municipal de 1877 à 1887 de cette commune des Lilas.
Il a fondé la société de tir de Romainville. Il a été le président de la société de tir des Lilas[].
À la fin de sa vie, malade[], il s'est retiré à Gorguette près de Sanary où il est décédé en 1914[].
Il a collaboré au Parnasse et à de nombreux journaux et revues de son époque (la Renaissance, la Vie littéraire). Le troisième recueil du Parnasse contemporain (1876) contient deux de ses poèmes ( Le Présent de noces, Vers extraits d'un poëme d'amour).
On trouve aussi quelques poèmes dans l'Anthologie des poètes français du XIXe siècle, tome IV (1888), d'Alphonse Lemerre, dans l'Anthologie des poètes français contemporains, tome II (1906), de Gérard Walch, dans l'Anthologie des poètes de Montmartre (1909, 7e éd.), par Bertrand Millanvoye.
En participant à la revue littéraire Paris Moderne, il a fréquenté Théodore de Banville, Courteline (le directeur de la revue), José-Maria de Heredia, Leconte de Lisle et Verlaine.
Il a collaboré au cabaret et au journal du Chat noir. Il a chanté Montmartre dans les Soirs de Paris.
Il a introduit un jeune poète provençal Germain Nouveau, monté à Paris en 1872, dans un groupe d'artistes (Richepin, Ponchon, Forain, Bourget, tous des amis de Rimbaud[].
Il a écrit la majorité de ses poèmes en français mais aussi en provençal. Raoul Gineste fréquentait le Félibrige de Paris[]. En 1908, il est nommé vice-président du Félibrige de Paris. En 1912, il est devenu majoral du Félibrige (Cigalo di Jardin) à la suite de Paul Mariéton. Il est rédacteur de Lou Viro-Soulèu.