Hayem Georges
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| Naissance |
Ancien 6e arrondissement de Paris |
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| Décès |
(à 91 ans)
Rue Michel-Ange (16e arrondissement de Paris) |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Hayem
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| Nationalité |
française
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| Domicile |
Avenue Henri-Martin
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| Activités |
Hématologue, professeur d'université, médecin interniste, médecin
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| Père |
Simon Hayem
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| Fratrie |
Charles Hayem
Anna-Louise Hayem Armand Hayem |
| Conjoint |
Hélène Javal
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| Enfants |
Paul Hayem
Henri Hayem |
| A travaillé pour |
Assistance publique – Hôpitaux de Paris
Faculté de médecine de Paris Université de Paris |
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| Membre de |
Académie nationale de médecine
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| Distinctions |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Officier de la Légion d'honneur () Commandeur de la Légion d'honneur () |
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Georges Hayem, né le à Paris 6e et mort le à Paris 16e, est un médecin des hôpitaux de Paris, d'abord spécialiste du système digestif puis considéré comme l'un des pères de l'hématologie[], professeur à la Faculté de médecine de Paris et membre de l'Académie de médecine.
Biographie
Georges Hayem est le fils de Flore Abraham (1817-1878) et de Simon Hayem (1811-1895) ; il a pour frères Charles Hayem, Armand Hayem et Julien Hayem (1847-1932)]. Son père, qui avait créé une grande maison de commerce dans le quartier du Sentier, l'encourage à suivre la voie commerciale pour préparer sa succession. Après ses années de scolarité primaire, il entre au lycée Bonaparte dans le but de poursuivre des études commerciales, mais il est très rapidement attiré par les sciences. Reçu bachelier ès sciences, en 1861, il s’inscrit à la Faculté de Médecine.
Major de l’externat, en , il réussit le concours de l’internat en 1863 et il est affecté à Bicêtre. Le , il entre aux Enfants Malades puis à Lariboisière avant de devenir l’interne puis l'assistant d’Alfred Vulpian à l'Hôpital de la Salpêtrière. Sa Médaille d’Or de l’internat lui permet d’effectuer deux années supplémentaires dans le service Auguste Ambroise Tardieu. Il soutient sa thèse de Doctorat en Médecine ayant pour titre Etudes des diverses formes d’encéphalite (Anatomie et physiopathologie), le .
En 1872, il est reçu à l'agrégation en soutenant deux thèses : Des bronchites (pathologie générale et classifications) (1869), Des hémorragies intra-rachidiennes (1872). En 1872, il est admis au Bureau Central des hôpitaux. Après un passage à l’hôpital de la Charité, où il est suppléant de Jean-Baptiste Bouillaud. Enfin, il obtient le poste de chef de service à l’hôpital Saint-Antoine où il restera trente trois ans. Il dirige la Revue des sciences médicales en France et à l'étranger. Il est membre de la Société de biologie[.
En 1879, à l'âge de 37 ans, il est désigné à la chaire de Thérapeutique et de Matière médicale de la Faculté de médecine de Paris. Pendant 15 ans son enseignement sera fondé sur des recherches expérimentales personnelles et sur des observations cliniques. Ses travaux sur la transfusion sanguine, en 1881, marquent une étape importante dans l’histoire de cette thérapeutique et le nom de Georges Hayem reste attaché à cette méthode.
C’est avec difficulté qu’il réussit à se voir attribuer un laboratoire d’expérimentation digne de ce nom alors que durant de nombreuses années il mène ses recherches dans des conditions précaires. En 1879 et 1880, il poursuit à l’École vétérinaire de Maison-Alfort, avec Gustave Barrier[] des expériences sur la coagulation sanguine.
En 1893, il obtient la chaire de Clinique Médicale, alors installée à l’hôpital Necker et il réussit à la faire transférer à Saint-Antoine : « Il attendit plusieurs années les constructions qui en font une clinique modèle, avec ses laboratoires particuliers et son propre amphithéâtre relié aux salles des malades » écrivait Paul Busquet, dans la biographie qu’il lui a consacré.
Le , il est élu membre de l’Académie de médecine à la section de thérapeutique. Le , frappé par la limite d’âge, alors qu’il abandonne son service de Clinique Médicale, ses collègues, ses élèves, ses amis se réunissent à l’amphithéâtre de la Clinique pour lui remettre sa médaille exécutée par Paul Roger-Bloche]. En 1917, il devient vice-président de l’Académie puis président l’année suivante.
Il est le premier président et fondateur de la Société française d'hématologie en 1931.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (7e division). Il était commandeur de la Légion d'honneur depuis 1913, après avoir été nommé chevalier en 1886 et promu officier en 1897].