Maisonneuve Jacques
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| Naissance |
Nantes |
|---|---|
| Décès |
(à 87 ans)
Manoir de la Roche-Hervé |
| Nom dans la langue maternelle |
Jacques-Gilles Thomas Maisonneuve
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| Nationalité |
française
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| Formation |
École de médecine de Nantes (d)
Faculté de médecine de Paris |
| Activités |
Médecin, chirurgien
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| Enfant |
Similien Maisonneuve
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| A travaillé pour |
Hôpital Cochin
Hôpital de la Salpêtrière Hôtel-Dieu de Paris |
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| Propriétaire de |
Manoir de la Roche-Hervé
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| Membre de |
Académie nationale de chirurgie
Académie impériale de Russie Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique Société anatomique de Paris Académie royale de médecine de Belgique |
| Maîtres |
Guillaume Dupuytren, Joseph Récamier
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| Influencé par |
Pierre Flourens
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| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur ()
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Jacques-Gilles Maisonneuve né le à Nantes et mort le dans son château de La Roche-Hervé à Missillac], est un médecin et chirurgien français.
Biographie
Ses études classiques terminées, Maisonneuve a commencé, dès l’âge de 16 ans, à suivre les cours de l’hôpital de Nantes, où il est resté quatre années pendant lesquelles il a remporté tous les prix et obtenu tous les grades que décernait cette école de médecine secondaire. En , il est monté compléter ses études à Paris et s’est d’abord attaché à Guillaume Dupuytren, dont il a été l’élève assidu, puis à Joseph Récamier, dont il a été, plus tard l’ami, et le continuateur[]. Interne en 1830, il a obtenu, en 1833, le prix de l’internat et de l’école pratique. Reçu docteur, en 1835, il est devenu prosecteur à Clamart, la même année, et a ouvert un cours de médecine opératoire[.
Après avoir passé brillamment le concours pour devenir chirurgien des hôpitaux, il a immédiatement été nommé en cette qualité. Depuis lors, il a successivement été chirurgien à Cochin, à la Pitié et, en dernier lieu, à l’Hôtel-Dieu]. Dans cette nouvelle position, relativement éminente, il a fondé l’un des enseignements les plus remarquables de médecine opératoire qu’on ait vus depuis Jacques Lisfranc.
Il a laissé le souvenir d’un chirurgien audacieux, servi par une sûreté de main étonnante]. Il a appliqué avec succès, dans des opérations mémorables, les vues physiologiques de Flourens sur la reproduction de l’os par le périoste]. Passant pour le chirurgien le plus habile de son temps, son audace était extrême et il a tenté des opérations devant lesquelles tous ses confrères reculaient. C’est lui qui, le premier, a fait la resection du col du fémur]. Vers 1852, un jeune ingénieur ayant eu une jambe broyée par accident, les sommités de l’art opinaient pour l’amputation, lorsque Maisonneuve, s’inspirant des vues physiologiques de Pierre Flourens, alors toutes nouvelles, a eu l’idée de tenter la reproduction de l’os par le périoste. Il a enlevé les fragments du tibia brisé, conservé soigneusement le périoste et l’os s’est reformé entièrement. Le chirurgien, justement fier de ce succès, a fait part à l’Académie du résultat de l’opération et, lui montrant la jambe guérie du jeune ingénieur, a ajouté, par manière de plaisanterie : « Je vous présente un homme qui a un troisième tibia[]. »
Il a été le premier médecin à expliquer le rôle de la rotation externe dans les fractures de la cheville. La fracture de Maisonneuve, qui lui doit son nom, est une fracture spécifique du péroné. Il a laissé de très nombreux mémoires et ouvrages sur des questions très importantes de médecine opératoire. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du . Il était, en outre, membre fondateur et honoraire de la Société de chirurgie, membre titulaire de la Société anatomique, membre honoraire de la société médico-pratique, membre honoraire de l’Académie royale de Belgique, membre honoraire de la société physico-médicale de Moscou et la société de médecine de Kiev, membre correspondant de l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg, membre correspondant de la Société académique de Nantes, de la société de médecine de Rouen et de la société médico-chirurgicale de Bruxelles...
Vivant dans la retraite depuis 1879[], il était tombé dans un oubli relatif à l’époque de sa mort, au point que certains dictionnaires biographiques avaient dénaturé son prénom de « Jacques-Gilles » en un fantaisiste « Jules-Germain » immotivé[.