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29 août 2026

Papus

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Papus
Gérard Encausse alias Papus (photo datant d'avant 1915).
Biographie
Naissance

La Corogne
Décès
 (à 51 ans)
6e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Papus
Nom de naissance
Gérard Anaclet Vincent Encausse
Pseudonyme
Papus
Nationalités
espagnole
française
Activités
Médecin, martiniste, occultiste, philosophe, écrivain
Autres informations
Membre de
Ordres martinistes ()
Franc-maçonnerie ()
Ordre kabbalistique de la Rose-Croix (en)
Conflit
Première Guerre mondiale (-)
Influencé par
Apollonios de Tyane, Martinès de Pasqually, Éliphas Lévi
Œuvres principales
Tarot de Papus, Le Tarot Divinataire, Clef absolue des sciences occultes

Gérard Anaclet Vincent Encausse, dit Papus, né le  à La Corogne et mort le  à Paris, est un médecin et occultiste français, cofondateur de l'Ordre Martiniste avec Augustin Chaboseau.

Il a été une des figures pittoresques et hautes en couleur de la Belle Époque. Il s'est défendu d’être un thaumaturge ou un inspiré et s'est présenté comme un savant, un expérimentateur.

Biographie

Né le  à La Corogne en Espagne, d’un père français, le chimiste Louis Encausse], et d’une mère espagnole, Gérard Encausse passe sa jeunesse à Paris, où il est reçu docteur en médecine en juillet 1894. Avant même de terminer ses études, dès 1886 environ, il se donne pour tâche de lutter contre le scientisme de l’époque en diffusant une doctrine synthétisant divers aspects de l’ésotérisme occidental d'alors, représenté par le chimiste Louis Lucas, le mathématicien Wronski, l'alchimiste Cyliani, le pythagoricien Lacuria, le magnétiseur Hector Durville, Antoine Fabre d'Olivet, Alexandre Saint-Yves d'Alveydre. Encausse se fait appeler Papus d’après le nom d’un esprit du Nuctaméron, attribué à Apollonius de Tyane. La pensée de Louis-Claude de Saint-Martin a laissé sur lui une trace profonde à partir de 1889 environ, peu après sa rupture (1890) avec la Société Théosophique de Mme Blavatsky.

L'Ordre martiniste

Papus fonde avec Augustin Chaboseau en 1891 l’Ordre martiniste, qui doit son nom au souvenir de Louis-Claude de Saint-Martin et à celui de J. Martinès de Pasqually. Paul Adam, Maurice Barrès et son ami d'enfance Stanislas de Guaita, Victor-Émile Michelet, Joséphin Péladan, Camille Flammarion, Emma Calvé, Albert de Rochas d'Aiglun sont parmi les premiers martinistes. L'ordre créera des groupes dans de nombreux pays, notamment en Russie, dans l'Empire ottoman, aux États-Unis, dans l'empire d'Autriche-Hongrie[]. Dans L’Initiation, que Papus fonde en 1888, et qui sera la revue officielle de l'Ordre, on relève les noms de Stanislas de Guaita, Peladan, Charles Barlet, Matgioi, Marc Haven, Paul Sédir, Albert de Rochas d'Aiglun, Lucien Chamuel, Fernand Rozier. Mais, pendant longtemps, les noms de Martines de Pasqually, Saint-Martin, ou Willermoz y sont beaucoup moins cités que ceux de Fabre d’Olivet et d’Éliphas Lévi.

Ordres divers

Papus est reçu, tout au long de sa vie, dans de nombreuses organisations initiatiques], à la Société théosophique de Helena Blavatsky en 1887, l’ordre kabbalistique de la Rose-Croix de Peladan et de Guaita en 1888, à l'Église gnostique de France de Jules Doinel en 1892, à l'Hermetic Order of the Golden Dawn en 1895[], à la franc-maçonnerie de rite Swedenborgien en 1901, dont il sera le Grand maître], au Rite de Memphis-Misraïm en 1908, à l'Ordo Templi Orientis. Il entre à plusieurs reprises en conflit avec les tenants des loges maçonniques dites « régulières », et, le , il organise à Paris une conférence internationale maçonnique à laquelle participent des représentants d'obédiences maçonniques « de frange ».

D'autre part, Papus constitue, en , un groupe organisant des recherches, des cours et des conférences sur les divers aspects de l'ésotérisme occidental, le Groupe Indépendant d'Études Ésotériques (GIEE) qui devient le cercle extérieur de l'Ordre Martiniste, et prend le nom de Faculté Libre des Sciences Hermétiques en . Les cours sont nombreux (une douzaine par mois environ), les sujets étudiés traitent de la Kabbale, de l'Alchimie, du tarot divinatoire, en passant par l'histoire de la philosophie hermétique. Papus, Sédir, Victor-Émile Michelet, Fernand Rozier et A. Chaboseau, entre autres, en sont les enseignants. La section Alchimie, dirigée par François Jollivet-Castelot, est à l'origine de la Société Alchimique de France.

Ce vaste mouvement hermétique, dont Papus est l’une des âmes agissantes, nourrit la littérature et les arts de l'époque, Péladan, Catulle Mendès, Paul Adam, Villiers de l’Isle-Adam, donnent quelques textes aux premiers numéros de L'Initiation. August Strindberg, lors de son séjour à Paris, participe aussi mais davantage pour partager ses expériences d'alchimie. Les ouvrages de Papus marquent également les jeunes peintres dit nabis.

Papus meurt le , à Paris des suites de son service de médecin-major des armées sur le front de l'Est pendant l'automne et l'hiver 1914. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, à la (93e division)].

 
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