d'HERVILLY Louis Charles
| Louis Charles d'Hervilly |
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| Naissance | 26 février 1757 Paris |
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| Décès | 14 novembre 1795 (à 39 ans) Londres Mort au combat |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Grade | Maréchal de camp |
| Conflits | Guerre d'indépendance américaine Guerres de la Révolution |
| Faits d'armes | Bataille des Tuileries Bataille de Quiberon |
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Biographie
Nommé Maréchal de camp, d'Hervilly commande les gardes à cheval de la Garde constitutionnelle du roi. Fidèle à celui-ci et n'ayant pas émigré, il participe à la défense du Palais des Tuileries avec le maréchal de France, de Mouchy (1715-1794), le 20 juin 1792. Il veille sur la sûreté de Louis XVI et de sa famille pendant toute cette journée révolutionnaire.
Louis XVI ayant été conduit à la prison du Temple, d'Hervilly passe en Grande-Bretagne.
Joseph de Puisaye, qui a la confiance de Pitt, est nommé coresponsable, avec d'Hervilly, de ce débarquement. Il est pourvu du titre de lieutenant général, avait pleine autorité sur les royalistes de l’intérieur en Bretagne et en Normandie. C’est un proche du futur Charles X 9, et d'Hervilly et le Régent, futur Louis XVIII, pensent à tort qu'il est un orléaniste 10 et qu’il veut attirer l’armée des émigrés dans un piège. D'Hervilly est hostile au projet de Quiberon, comme son prince et veut débarquer en Vendée..
Le 26 juin 1795, les Britanniques mouillent l’ancre devant Quiberon. Cependant, une première dispute éclate entre Puisaye et d'Hervilly. Le premier veut effectuer une action rapide, un débarquement immédiat afin de profiter de la désorganisation des Républicains. Mais d'Hervilly s'y oppose, car le jour même, il a reçu une lettre de Charles Brottier qui accuse Puisaye d'être un agent de l'Angleterre, et affirme que ses plans sont hostiles au retour des Bourbons. Brottier encourage d'Hervilly à la prudence et à n'obéir qu'après avoir mûrement réfléchit aux ordres. Une journée est perdue en missions de reconnaissance.
Les Républicains, menés par le général Hoche viennent rapidement contrer ce débarquement. Des combats ont lieu du 30 juin au 21 juillet 1795. Les mésententes entre les émigrés et les 15 000 chouans ont des résultats catastrophiques. Ces derniers sont des paysans qui sont mal armés et indisciplinés[11]. La puissance de feu de l’artillerie des républicains et leur habitude des combats provoquent la déroute des émigrés et des chouans. D’Hervilly est considéré comme le seul responsable de cette défaite, même s’il n’est pas le seul à commettre des erreurs de commandement.
Notes et références de l'article
- Correspondance de Buffon, édition électronique, Lettre L148.
- Régiment de Rohan-Soubise [archive].
- Dumouriez : Héros et proscrit, de Jean-Pierre Bois, p. 165.
- Charette, de Anne Bernet, p. 43.
- The Life Of Marie Antoinette, Charles Duke Yonge, p. 311.
- M. Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, t. 19, p. 362 et p. 363.
- Forneron, Henri (1834-1886), Histoire générale des émigrés, t. II, p. 104.
- La 1re division est constituée du Régiment Royal-Marine (ou d’Hector), 700 hommes ; du Régiment d’Hervilly, 1318 hommes ; du Régiment Loyal-Émigrants, 200 hommes ; du Régiment du Dresnay, 560 hommes ; du Royal-Artillerie, 566 hommes ; d'ingénieurs, 18 hommes.
- La France foutue : tragédie lubrique et royaliste en trois actes et en vers : à Barbe-en-Con, en foutro-manie, l’an des fouteurs, 1796, p. 12.
- Charette, de Anne Bernet, p. 395.
- La plupart sont là car ils refusaient d’aller combattre pour défendre la France.
- Pierre Dominique, Le 10 août 1792, p. 40n.
- Garde constitutionnelle du Roi
- Débarquement des émigrés à Quiberon
- Joseph de Puisaye
