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Vendée Militaire et Grand Ouest
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2 novembre 2013

Bataille de Locminé (1799)

 
Bataille de Locminé
280px-Église_Saint-Sauveur_-_Locminé_-_Morbihan_-_Bretagne[1]

Église Saint-Sauveur de Locminé
Informations générales
Date 29 octobre 1799
Lieu Locminé
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Pavillon LouisXIV.svg Chouans
Commandants
• Capitaine Ferry
• Lieutenant Valois †
• Pierre Guillemot
Forces en présence
80 à 200 hommes 3 000 hommes
Pertes
6 à 20 morts
~ 55 à 100 prisonniers
(dont ~ 10 à 60 fusillés
et 47 relâchés)
 
Chouannerie
Batailles
Révoltes paysannes (1792-1793)

 

 

La bataille de Locminé se déroula lors de la chouannerie.

La bataille

Le 29 octobre 1799, la ville de Locminé est attaquée par les Chouans de la division de Bignan commandée par le colonel Pierre Guillemot. Selon François Cadic, la ville dispose pour se défendre d'une centaine de soldats de ligne, plus une brigade de Gendarmerie et quelques éléments de colonnes mobiles en voie de réorganisation. Guillemot a sous ses ordres les colonnes de Pluméliau et de Bignan, il attaque la ville sur trois côtés à la fois, le nord, l'ouest et le sud[1].

Julien Guillemot rapporte dans ses mémoires qu'à ce moment du combat, un sous-officier républicain, mulâtre, sort des rangs et propose un duel à la baïonnette au plus vaillant des Chouans. Mathurin Le Sergent relève le défi et vainc son adversaire[1].

Mais pressés par le nombre, et ayant perdu le lieutenant Valois tué au combat, les Républicains se réfugient rapidement dans le centre-ville. Après avoir tenté un moment de résister dans le cimetière, les Républicains prennent la fuite en direction de Baud, les Chouans à leur poursuite[1].

Pertes

Pierre Guillemot relâche les soldats de ligne en échange du serment de ne plus porter les armes contre les Royalistes, en revanche selon Julien Guillemot, les hommes de la colonne mobile sont fusillés en représailles d'exactions commises par ces troupes[1] :

Cependant les rapports républicains ne font aucune mention de ces exécutions, selon ces rapports les défenseurs de Locminé étaient au nombre de 80 à 100, parmi lesquels seulement 25 environ parviennent à échapper aux Chouans, toujours selon les chasseurs, une vingtaine républicains sont tués au combat et les prisonniers relâchés sont au nombre de 47, dont 13 chasseurs à cheval et 34 fantassins, parmi ceux-ci 7 sont blessés. Concernant les tués, le premier rapport mentionne la perte de 8 hommes, celui des chasseurs à une vingtaine. Selon François Cadic, les pertes des Bleus ont 6 tués et une vingtaine de blessés, tandis que les jeunes de la colonne mobile fait prisonniers sont au nombre de 60, il rapporte que selon Guillemot ils sont fusillés mais estime que comme les rapports républicains ne mentionne d'exécutions, ils sont plus probablement enrôlés par les Chouans[1].

Le premier rapport:

« Le 7 brumaire, vers sept heures du matin, une troupe d'environ 3 000 brigands se porta à l'improviste sur Locminé et s'en empara, malgré la résistance de la garnison. 8 militaires de la 58e ont perdus la vie, dont un lieutenant, qui fut percé d'une balle, après avoir renversé un brigand sous ses coups. La garnison était de 100 hommes; il ne s'en sauva qu'environ 25 avec la brigade de gendarmerie. Les brigands emmenèrent le reste comme prisonniers, ainsi que 7 chasseurs à cheval et tous les jeunes gens de Locminé. Ils emmenèrent aussi les chevaux des chasseurs tout équipés après avoir attaché à la queue de ces chevaux les écharpes des officiers municipaux. Les brigands, avant de quitter Locminé, se sont livrés à différents excès, ont fait contribuer plusieurs particuliers et on pillé la caisse du contrôleur. Ils sont revenus la nuit chercher l'officier de santé pour soigner leurs blessés, qu'on dit nombreux[3]. »

Les chasseurs du 2e régiment, rescapés de la bataille, renvoyèrent le rapport suivant le 3 novembre:

« Locminé fut attaquée ledit jour, sur les 7 heures du matin, par environ 2 000 brigands commandés par Guillemot dit le Roi de Bignan. La garnison, composée d'environ 80 hommes, était casernée. Un garde de 20 hommes était distribuée dans les différents postes. Le premier coup de fusil fut tiré, sur la route de Josselin, sur le factionnaire. Au même instant, on était attaqué sur la route de Vannes et le bourg était cerné. Malgré la résistance qu'opposa le corps de garde de la place, l'infanterie fut en partie surprise dans ses lits et, au bout de trois quarts d'heure, tout était fini à l'avantage des brigands. Quelques chouans et une vingtaine de républicains ont été tués ou blessés mortellement. 13 chasseurs à cheval avec leurs chevaux et 34 hommes d'infanterie ont été faits prisonniers. Du nombre de ces derniers, 7, qui étaient blessés, ont été renvoyés le jour même; le surlendemain, 2. Les autres ont été renvoyés le même jour que les chasseurs. Il n'est point de moyens de séduction que (les brigands) n'aient employés pour déterminer les prisonniers à servir avec eux. Les habitants de la campagne, dans les communes ci-dessus désignées, sont tous de leur parti... Tous paraissent bien armés, forts contents de leur métier, dansent, boivent et semblent braver la misère qui les accable[3]. »

Sources

Notes

    Ce document provient de « http://fr.wikipedia ».
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