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15 juin 2018

Suvée Joseph-Benoît

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

 

 
Joseph-Benoît Suvée

260px-Vincent_PortraitChargedeJosephBenoitSuvee

François-André Vincent, Portrait du peintre Joseph-Benoît Suvée (1772), Paris, musée Carnavalet1.

Naissance
3 janvier 1743
Bruges
Décès
9 février 1807 (à 64 ans)
Rome
Activité
Peintre
Distinction
Prix de Rome

Joseph-Benoît Suvée, né le 3 janvier 1743 à Bruges, et mort le 9 février 1807 à Rome, est un peintre belge, fortement marqué par la culture néo-classique française. Comme tel il est l'émule et le concurrent du peintre David qui lui voue une haine persistante.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
    • 2.1 En Belgique
    • 2.2 En France
    • 2.3 Aux États-Unis
  • 3 Notes et références
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Tout d'abord élève de Matthias de Visch, il vient en France en 1762 pour devenir l'élève de Jean-Jacques Bachelier. En 1771, il obtient le prix de Rome. Dans la ville éternelle de 1772 à 1778, il y prolonge la durée du séjour normal des pensionnaires de l'Académie de France à Rome. De retour à Paris, il est nommé académicien, loge au palais du Louvre et ouvre une école de dessin pour jeunes filles.

Nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris le 31 mars 1792 comme successeur de Brenet, il est confirmé le 30 novembre 1794 mais n'aura pas de successeur à ce poste2. Nommé en 1792 directeur de l'Académie de France à Rome, en remplacement de François-Guillaume Ménageot, ce n'est qu'en 1801 qu'il peut prendre son poste après avoir été incarcéré quelque temps à la prison Saint-Lazare.

Il connaît une carrière brillante à Rome, où, après six années de séjour, il meurt subitement le 9 février 1807.

Œuvres dans les collections publiques

L'Amiral Coligny en impose à ses assassins (1787), musée des beaux-arts de Dijon.
En Belgique
  • Autoportrait, 1771, Bruges, Groeningemuseum ;
  • Portrait de Jean Rameau, beau-père de l'artiste, vers 1793, Bruges, Groeningemuseum ;
  • Dibutades ou L'invention du dessin, 1791, huile sur toile, 267 × 131,5 cm, Bruges, Groeningemuseum ;
  • La résurrection, 1783, Bruges, église Sainte-Walburge ;
  • Herminie et les bergers, 1776, Gand, Museum voor Schone Kunsten ;
  • La Sainte Famille, 1785-1791, Bruxelles, musées royaux des beaux-arts de Belgique ;
En France
  • Achille dépose le cadavre d'Hector aux pieds du corps de Patrocle, 1769, Paris, musée du Louvre ;
  • Cornélie, mère des Gracques 1795, Paris, musée du Louvre ;
  • Combat de Minerve contre Mars, 1771, Lille, palais des beaux-arts ;
  • Tancrède secouru par Herminie, s.d., Nantes,musée des beaux-arts ;
  • Tancrède blessé reconnaît Clorinde qu'il vient de combattre, vers 1776-1778, Amiens, musée de Picardie ;
  • Portrait de l'architecte Paul Lemoine, 1777-1778, Paris, musée Carnavalet ;
  • La Naissance de la Vierge, 1779, Paris, église de l'Assomption ;
  • La visitation, 1781, Paris, église Saint-Marguerite
  • Fête à Palès ou l'été, 1783, Rouen, musée des beaux-arts ;
  • La Mort de Cléopatre, vers 1785, Rouen, musée des beaux-arts ;
  • Énée, dans l'embrasement de Troie, voulant retourner au combat, est arrêté par sa femme Créüse, 1784-1785, Montpellier, musée Fabre ;
  • L'Amiral Coligny en impose à ses assassins, 1787, Dijon, musée des beaux-arts ;
  • L'Ange Raphael disparaissant au milieu de la famille de Tobie, 1789, Mâcon, musée des Ursulines ;
  • Portraits de Dominique et de Catherine Clément de Ris, 1795, château de Versailles ;
Aux États-Unis
  • La Prédication de saint Paul, vers 1779, Los Angeles, musée d'art du comté de Los Angeles ;

Notes et références

  1. [PDF] « Portraits d'artiste de la collection Hippolyte Destailleurs » [archive], carnavalet.paris.fr
  2. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans: Romantisme, 1996. no 93. p. 95-101.

Annexes

Bibliographie
  • Sandra Janssens et Paul Knolle (réd.), Joseph-Benoît Suvée et le néoclassicisme, catalogue de l'exposition, Brugge, Groeningmuseum, 2007-2008 et Twenthe, Rijksmuseum, 2008.
Liens externes
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