Canalblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Vendée Militaire et Grand Ouest
Publicité
Newsletter
6 abonnés
Publicité
Archives
Vendée Militaire et Grand Ouest
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 311 640
Publicité
28 octobre 2021

Guillon Lethière Guillaume

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

 

Guillaume Guillon Lethière

Guillaume_Guillon_Lethière_by_Louis-Léopold_Boilly

Julien Léopold Boilly, Guillaume Guillon Lethière (1822),
lithographie, New York Public Library.
Naissance
10 janvier 1760
Sainte-Anne, Drapeau de la Guadeloupe Guadeloupe
Décès
22 avril 1832
Paris (France)
Nationalité
française
Activité
Peintre
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Maître
Jean-Baptiste Descamps
Gabriel-François Doyen
Élève
Théodore Rousseau
Lieu de travail
Paris
Mouvement
Néo-classicisme
Parentèle
Mélanie Hahnemann (fille adoptive)
Distinctions
Second prix de Rome en peinture de 1784

Guillaume Guillon Lethière, né à Sainte-Anne (Guadeloupe) le 10 janvier 1760, et mort à Paris le 22 avril 1832, est un peintre français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Le prix de Rome
    • 1.2 L'enseignant
    • 1.3 Le Serment des Ancêtres
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
  • 3 Estampes
  • 4 Publications
    • 4.1 Galerie
  • 5 Élèves
  • 6 Décorations et distinctions
  • 7 Notes et références
  • 8 Annexes
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Liens externes

Biographie

Enfant naturel de Marie-Françoise Dupepaye, une esclave affranchie de la Guadeloupe, et de Pierre Guillon, notaire royal à Saint-Pierre de la Martinique et procureur du roi en Guadeloupe, qui le reconnut à Paris le 7 avril 1799, ainsi que sa sœur Andrèze ne pouvant les reconnaître plutôt à cause du code noir. Guillaume Guillon Lethière présenta dès l’enfance des dispositions pour la peinture qui décidèrent son père à l’emmener en France en juin 1774 à bord de L'Éveillé, où ils accostèrent en septembre 1774 à Bordeaux.

Il fut d'abord, placé sous le nom de « Letiers » (étant le troisième fils de la famille), chez le peintre Jean-Baptiste Descamps, professeur à l’école publique gratuite de dessin, nouvellement fondée à Rouen, où il fit en trois ans des progrès rapides. Il changea plus tard son nom en « Lethiers », ensuite en Lethière qu'il conservera finalement, même si de nombreuses œuvres étaient signées « Le Thière » . Il vint ensuite à Paris et entra chez le peintre du roi, Gabriel-François Doyen, chez qui il resta jusqu’en 1786. Il fréquente l'atelier de David, chez qui il ne fut jamais élève, où ses camarades le rebaptisèrent en « Lethière ».

Le prix de Rome
Erminie et les Bergers (1795), huile sur toile 102 × 119 cm, Dallas Museum of Art.

Ayant remporté le second prix de Rome en 1784 dont le sujet était La Cananéenne aux pieds de Jésus-Christ, il partit pour Rome. En 1787, il a un fils naturel, Alexandre, avec Marie-Agathe Lapôtre. Celui-ci mourra jeune des suites de blessures reçues sur un bateau engagé contre les Anglais pour libérer la Martinique, laissant lui aussi un enfant en bas âge que Lethière va élever.

Ayant été témoin des efforts tentés par d’éminents artistes pour ramener la peinture à l’étude de l’antique, il était décidé à suivre cette voie. Ses succès furent grands à Rome et ses études très remarquées en France. On distingua surtout son Brutus dont il présente l'esquisse au Salon de 1793. En 1795, s'éloignant du néo-classicisme, il présente au Salon un tableau qui peut-être considéré comme l'un des premiers témoignages du style troubadour, Herminie et les Bergers (Dallas Museum of Art) qui trouvera quelques années plus tard un véritable épanouissement dans les milieux proches de l'impératrice Joséphine.

De retour à Paris en 1792, il consolida sa réputation par de grands ouvrages, qui lui valurent d’être choisi en 1811 par la quatrième classe de l’Institut comme directeur de l’Académie de Rome. Son mandat lui ayant été renouvelé à l’expiration de son exercice, il y resta dix ans. Il s’y trouvait en 1818 lorsqu’il fut nommé membre de l’Académie des beaux-arts. Le roi refusa d’abord son approbation, mais il finit par l’accorder. Il reçoit les insigne de chevalier de la Légion d'honneur en 18181,2. Il prit en 1792 le parti de La Révolution et traça sur le papier et la toile les exploits du général Dumas.

Le 14 décembre 1799, il épouse Zélie van Zen, née en 1763 aux Pays-Bas. Elle lui donnera un fils, Auguste, en 1796.

En 1800, il est à Madrid avec son protecteur Lucien Bonaparte, fraîchement nommé ambassadeur.

L'enseignant

Au début de l'Empire, Lethière ouvre un atelier à Paris près de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, au no 9 de la rue Childebert, que les élèves surnomment La Childebert, un endroit où l'on pratique à la fois l'escrime et la peinture, et où l'on refait le monde et la mode. En 1803, une rixe éclata au Café militaire de la rue Saint-Honoré, le conflit dégénéra. Lethière tue un des officiers et blesse les autres. Son atelier est fermé et il part en exil en Allemagne avec Lucien Bonaparte. Ce dernier insiste pour qu'il soit nommé à la tête de l'Académie de France à Rome. Il le fut par décret du 23 avril 1807, puis renouvelé jusqu'à janvier 1816, pour être remplacé par Pierre Guérin, par une ordonnance du roi3. De retour de la villa Médicis en 1816, il rouvre son atelier dans le quartier Saint-Germain-des-Prés, au no 9 de la rue Childebert, d’où sortirent nombre d'artistes, tels que le guadeloupéen Jean-Baptiste Gibert (1803-1889), premier prix de Rome de paysage historique en 1829, et le célèbre peintre français de l'école de Barbizon, Théodore Rousseau (1812-1867).

Il est nommé professeur de l’École des beaux-arts de Paris le 10 octobre 1819 en remplacement de Étienne-Pierre-Adrien Gois4. Il fit quatre fois le voyage d’Italie, d’Angleterre et d’Espagne.

Le Serment des Ancêtres
Le Serment des Ancêtres (1822), Port-au-Prince, palais présidentiel.

Premier homme de couleur à s’imposer dans le monde de la peinture occidentale, Lethière a peint un tableau représentant Alexandre Pétion et Jean-Jacques Dessalines, intitulé le Serment des ancêtres et signé « Lethière, né à la Guadeloupe », qu’il offrit à la nouvelle République d’Haïti.

Œuvres dans les collections publiques

Aux États-Unis
  • Dallas, Dallas Museum of Art : Erminie et les Bergers, 1795, huile sur toile, 102 × 119 cm.,
  • Los Angeles, musée d'art du comté de Los Angeles : La Mort de Virginie, vers 1800, huile sur toile.
  • Worcester, Worcester Art Museum : Jeune femme au portefeuille, vers 1799, huile sur toile.
  • Providence, Rhode Island School of Design : Horace tue sa soeur Camille, 1785, huile sur toile, 116,8 x 147,3 cm.
En France
  • Abbeville, musée Boucher-de-Perthes : Saint Louis visitant les victimes de la peste dans la plaine de Carthage, 1822, huile sur toile.
  • Bordeaux, musée des beaux-arts : Saint Louis visitant les pestiférés dans les plaines de Carthage, huile sur toile.
  • Brest, musée des beaux-arts : Philoctète à Lemnos, huile sur toile, 33,8 x 44,4 cm5.
  • Dijon, musée des beaux-arts : Déposition de croix, huile sur toile.
  • Lille, palais des beaux-arts : La Mort de Virginie, huile sur toile.
  • Paris :
    • église Saint-Roch :
      • La Madeleine aux pieds de Jésus-Christ, huile sur toile ;
      • L’Apparition du Christ à Marie-Madeleine, 1805, huile sur toile.
    • musée du Louvre :
      • Académie d’homme, de profil à droite, assis, la jambe gauche repliée, dessin ;
      • Étude d’armes en faisceau, dessin ;
      • Étude d’ensemble pour le tableau La Mort de Virginie, dessin ;
      • Étude d’homme nu, un poignard à la main, pour le tableau La Mort de Virginie, dessin ;
      • Étude du groupe de Virginie, pour le tableau La Mort de Virginie, dessin ;
      • Exécution des fils de Brutus, dessin ;
      • Groupe de personnages autour d’un oiseau sur un perchoir, dessin ;
      • Paysage avec des rochers et des arbres, dessin ;
      • Brutus condamnant ses fils à mort, 1801, huile sur toile ;
      • La Mort de Virginie, huile sur toile ;
      • La Victoire et le génie des arts, huile sur toile ;
      • Philoctète dans l’île déserte de Lemnos, gravissant les rochers pour avoir un oiseau qu’il a tué, huile sur toile.
  • Pointe-à-Pitre, musée Saint-John Perse : Philoctète dans l'île de Lemnos, huile sur toile.
  • Toulouse, église Saint-Jérôme : Allégorie de la croix, 1788, huile sur toile.
  • Versailles, musée de l'Histoire de France :
    • Héroïque fermeté de Saint Louis à Damiette, 1250, huile sur toile ;
    • Joséphine de Beauharnais, impératrice des Français (1763-1814), huile sur toile ;
    • Marie-Anne Élisa Bonaparte, grande-duchesse de Toscane (1777-1820), 1806, huile sur toile ;
    • Préliminaires de la paix signes à Leoben, avril 1797, huile sur toile ;
    • La Surprise du pont du Danube, 14 novembre 1805, huile sur toile ;
    • Traité de Leoben, avril 1797, huile sur toile.
  • Vizille, musée de la Révolution française : La Patrie en danger, huile sur toile.
En République d’Haïti
  • Port-au-Prince, palais présidentiel : Le Serment des Ancêtres, 1822, huile sur toile.
En Russie
  • Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage : La Mort de Caton d'Utique, 1795, huile sur toile.

Estampes

  • Saint-Benoît de Palerme ou Saint-Benoît le Maure, gravure d'après Lethière reproduite dans le catéchisme à l'usage des hommes de couleurs de l'abbé Grégoire.

Publications

  • (en) Descriptive synopsis of the Roman gallery, (in the Egyptian Hall, Piccadilly,) with its magnificent decorations; consisting of antique marbles, jasper, agate, &c. in vases, tablets, and tazzas; and superb pictures of the ancient and modern masters; including the great and celebrated picture of The judgment of Brutus upon his sons; painted by the president of the academy at Rome, Paris, London Museum, 1816 (OCLC 4525794).
  • Séance publique […] du 1er octobre 1831, Paris, Firmin-Didot, 1831 (OCLC 799689650).
  • Le Médicament, Paris, A. Parent, 1878 (OCLC 432155958).
Galerie

Élèves

  • Horace Lecoq de Boisbaudran (1802-1897)
  • Ignace-François Bonhommé (1828)
  • François Bouchot (1800-1842), prix de Rome en 1823
  • Louis Boulanger (1806-1867)
  • Eugène Devéria (1805 - 1865)
  • Louis Joseph César Ducornet (1806 - 1856 )
  • François-Xavier Dupré (1803-1871), second prix de Rome en 1826, premier grand prix de Rome en 18276,7
  • Jean-Baptiste Gibert (1803-1889), premier prix de Rome de paysage historique en 1829
  • Hortense Haudebourt-Lescot (1784-1845)8
  • Paul Jourdy (1805-1856) 1er prix de Rome en 1834
  • Isidore Pils (1813 ou 1815-1875)
  • Théodore Rousseau (1812-1867)9
  • Kanutas Ruseckas (lt)

Décorations et distinctions

  • 1814 : ordre de la Réunion, décerné par le général Sextius Alexandre François de Miollis, gouverneur général à Rome.
  • 1818 : élu membre de l'Institut.
  • 1818 : chevalier de la Légion d'honneur.

Notes et références

  1. Digital Collection-Lethière, [Guillaume, Guillon [archive] ; Membre de la Légion d'honneur.
  2. « Cote LH/1621/27 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  3. François Fossier, Les directeurs de la Villa Médicis au XIXe siècle. Correspondance de Guillaume Guillon-Lethière (1807-1816), Paris, L'Harmattan, 2018, 466 p. (ISBN 9782343147093)
  4. François-Joseph Heim lui succèdera (Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », Romantisme , no 93, 1996, p. 95-101).
  5. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, 1974, 80 p.
  6. Contribution de la Guadeloupe à la pensée française, 1936.
  7. Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Paris, Madame Vergne, 1831, 709 p.
  8. Contribution de la Guadeloupe à la pensée française, 1936, sur Wikisource.
  9. Musée des peintres de Barbizon : Théodore Rousseau et la critique [archive].

Annexes

Bibliographie
  • François Fossier, Les directeurs de la Villa Médicis au XIXe siècle. Correspondance de Guillaume Guillon-Lethière (1807-1816), Paris, L'Harmattan, 2018, 466 p. (ISBN 9782343147093)
  • François Debret, Funérailles de M. Guillon Lethière : le mardi 24 avril 1832 (discours), Paris, Institut royal de France, 1832 (OCLC 879777151).
  • Quatremère de Quincy, Notice historique sur la vie et les ouvrages de M. Lethière, Paris, 1837? (OCLC 28658631).
  • Alexandre Privat d'Anglemont, « La Childebert », in Paris anecdote, Paris, P. Jannet Libraire, 1854, pp. 171 à 198.
  • Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 30, Paris, Firmin-Didot, 1859, p. 1011-1012.
  • Charles Lefeuve, Histoire de Paris, rue par rue, maison par maison, Paris, 1875.
  • Bruno Foucart (introduction), Geneviève Capy et G.-Florent Laballe (texte), Guillaume Guillon Lethière, peintre d'histoire 1760-1832, Savigny-sur-Orge, Association des amis de Guillaume Guillon Lethière, 1991 (OCLC 28737394).
  • Geneviève Capy et G.-Florent Laballe, "Le Serment des ancêtres" de Guillaume Guillon-Lethière, peintre d'histoire, 1760-1832 : Fort-Delgrès, Basse-Terre, 18 avril au 28 mai 1998 (exposition), Savigny-sur-Orge, Association des amis de Guillaume Guillon Lethière, 1998 (OCLC 586307795).
  • Arlette Sérullaz, Guillaume Guillon dit Lethière, suite de douze dessins inédits pour La Mort de Virginie.
  • Richard-Viktor SAINSILY CAYOL, [archive] « Guillaume Guillon Lethière, la posture insolite ou l’imposture ?» Actes du Colloque du CEREAP « L’Insolite dans l’Art [archive] », sous la Direction de Dominique Berthet / Page 149. (Edition L’Harmattan  2013).
  • Richard-Viktor SAINSILY CAYOL, [archive] « Guillaume Guillon Lethière, la posture insolite ou l’imposture [archive] ?» (Texte intégral sur le site de l'auteur publié le 11 Juin 2016).
Liens externes
Publicité
Commentaires
Publicité