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19 novembre 2024

Rouault Georges

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

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Georges Rouault
Georges Rouault vers 1920
Naissance

Paris, France
Décès
 (à 86 ans)
Paris, France
Sépulture
Cimetière Saint-Louis de Versailles
Nom de naissance
Georges-Henri Rouault
Nationalité
Drapeau de la France Français
Activité
Peintre, graveur, verrier
Formation
École des beaux-arts de Paris
Maître
Gustave Moreau
Représenté par
Artists Rights Society
Mouvement
Fauvisme, expressionnisme, art chrétien
Mécène
Ambroise Vollard
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
Prix Paul Chenavard
Prix Fortin d'Ivry
Archives conservées par
Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 9682, 12414-12417, 5 pièces, -)

Georges-Henri Rouault, né le  à Paris et mort le  à Paris, est un peintre et graveur français.

Biographie

Fils d'un ébéniste breton, Alexandre François Joseph Rouault, et d'une fruitière parisienne, Marie-Louise Champdavoine, Georges Rouault voit le jour dans une cave du no 51 de la rue de la Villette dans le 19e arrondissement de Paris au cours d'un bombardement des Versaillais. Son grand-père maternel lui fit découvrir l'art. En 1886, Georges Rouault devient apprenti chez le peintre de vitraux Émile Hirsch et suit les cours du soir de l'École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Employé par le même Hirsch de 1887 à 1890, puis en 1891, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jules-Élie Delaunay et, à la mort de ce dernier, entre dans l'atelier de Gustave Moreau où il côtoie Henri Matisse, Albert Marquet, Henri Manguin, Albert Huyot, Pierre Marcel-Béronneau et Léon Lehmann auquel il restera très lié. Il participe à deux reprises sans succès au concours du prix de Rome, la première fois en 1893 avec Samson tournant la meule, pour lequel il obtient le prix Chenavard en 1894 et, en 1895, avec Jésus parmi les Saintes femmes, pour lequel il obtient le prix Fortin d'Ivry.

En 1898, il est nommé, selon les vœux du maître, conservateur du musée Gustave-Moreau, à Paris, dès son inauguration cette année-là. C'est pour lui une période difficile, sa famille part pour l'Algérie, et sa santé l'oblige à faire deux séjours en Haute-Savoie. En 1901, il fréquente l'abbaye de Ligugé et y fait la connaissance de Joris-Karl Huysmans.

Aux côtés des fauves, tels Henri Matisse, Albert Marquet ou André Derain, Georges Rouault participe au Salon d'automne de 1905. Il aborde des thèmes liés à une observation critique de la société : juges, avocats, salles d’audience, miséreux, émigrés, fugitifs, sont autant le reflet d'une révolte face à la misère humaine qu'un prétexte à des recherches sur les formes et les couleurs. Il a une influence sur le travail du sculpteur caricaturiste italien César Giris.

En 1904, il fait la connaissance de Léon Bloy dont l'œuvre le touche profondément et de façon durable. Quelques années plus tard, il fréquente à Versailles le philosophe catholique Jacques Maritain. C'est entre 1906 et 1907 qu'il commence à peindre des céramiques. Le , il épouse Marthe Le Sidaner (1873-1973, sœur du peintre Henri Le Sidaner), qui lui donnera quatre enfants.

Profondément catholique, il reconnaît dans cette humanité souffrante le visage du Christ qu’il recherche dans de nombreuses toiles évoquant sa Passion, à l'exemple du tableau Le Christ bafoué par les soldats (1932). Ce thème récurrent « perd son accent moralisateur pour prendre une nouvelle tension dramatique, dans un lyrisme fait d'abandon ascétique qui voit dans la splendeur de l'image une sorte de reflet céleste… ».

Dès 1910, les collectionneurs et les marchands reconnaissent la grande force de son œuvre, notamment Maurice Girardin ou Ambroise Vollard qui, en 1917, lui achète l'ensemble des toiles de son atelier, soit 770 œuvres. C'est en 1917 qu'il se lance dans la gravure, et 4 ans plus tard, en 1921, Michel Puy réalise sa première biographie.

En 1938, le Museum of Modern Art de New York fait une exposition de son œuvre gravé. C'est l'année suivante au mois de septembre qu'il s'installe à Beaumont-sur-Sarthe, qu'il quittera en juin 1940, pour y revenir de 1943 à 1946.

En 1946, après la mort de Vollard, il se trouve en procès avec les héritiers. Le tribunal lui reconnaît la propriété de ses œuvres.

Georges Rouault brûle 315 de ses tableaux en 1948 en présence d'un huissier.

Dans ces mêmes années, Georges Rouault entretient une correspondance épistolaire avec le peintre Jacques Duthoo qui s'inspire alors des travaux du maître.

Il arrête de peindre en 1957. Il meurt le  en son atelier-domicile, au no 2, rue Émile-Gilbert dans le 12e arrondissement. Le gouvernement français lui fait des obsèques nationales à l'église Saint-Germain-des-Prés de Paris et il est inhumé au cimetière Saint-Louis de Versailles.

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