Osterlind Anders
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| Naissance |
Lépaud (Creuse) |
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| Décès |
(à 72 ans)
Paris |
| Nationalité |
française
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| Activité |
Peintre
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| Père |
Allan Österlind
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| Fratrie |
Annette Osterlind
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| Enfant |
Nanic Osterlind
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| Maître |
Allan Österlind, Per Ekström
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| Genre artistique |
Paysage
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| Influencé par |
Paul Cézanne, Maurice de Vlaminck
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Anders Örm Österlind, né à Lépaud (Creuse) le , et mort à Paris le , est un peintre français.
Il est le fils du peintre suédois Allan Österlind et de Joséphine Eugénie Carré et père de l’aquarelliste Nanic Österlind. Il est aussi père de deux filles Lise Courtier et Marie-Claire d’Ornano. Bien qu’ayant connu dans sa jeunesse le mouvement impressionniste avec Armand Guillaumin et Auguste Renoir vieillissant qu’il assistait dans ses travaux, ayant côtoyé, à leur apogée, les Fauves et noué des liens d’amitié et d’estime réciproque avec certains des artistes les plus marquants de l’École de Paris tels Amedeo Modigliani, Michel Kikoine, Chaïm Soutine, Othon Friesz, Jacques Villon, André Dunoyer de Segonzac, Allan Österlind manifeste très tôt un caractère indépendant, une sensibilité extrême aux grands souffles de la nature, et un souci de maîtrise picturale qui lui feront poursuivre, pendant un demi-siècle, indifférent aux modes, une œuvre de paysagiste original et forte d’une intense poésie.
Biographie
Il nait le , à 4 heures, au domicile de ses père et mère à Lépaud. Sa naissance est déclarée le lendemain, , en présence de Christian Skredsvig et de Ernst Josephson, tous deux artistes peintres résidant à Lépaud mais légalement domiciliés, le premier, à Christiania (Norvège), le second, à Stockholm (Suède).
Durant toute cette période, Anders Österlind vit avec ses parents soit à Paris, soit en Bretagne (Bréhat, Penvern), soit en Indre (Gargilesse-Dampierre).
Dans le cercle des amis de ses parents, il rencontre en Bretagne le philosophe Ernest Renan, le critique d'art Armand Dayot, Charles Le Goffic, les poètes Edmond Haraucourt et Max Jacob, le peintre Maxime Maufra, en Creuse le poète Maurice Rollinat, en région parisienne l'importante société d'artistes scandinaves vivant dans la capitale à la fin du siècle, particulièrement August Strindberg, le prince Eugène de Suède et le peintre Per Ekström, et aussi, lorsqu'il a cinq ans, Auguste Renoir qui habitait non loin de ses parents au pied de Montmartre, et qui l'emmène marcher au jardin du Luxembourg. Il retrouvera l'illustre peintre à Cagnes en 1918-1919.
Ses études primaires se déroulent au gré des nombreux déplacements de sa famille, dans les écoles de Penvern, de Bréhat en Bretagne, ou de Gargilesse-Dampierre et Fresselines en Creuse. Ses études secondaires sont brèves et s'achèvent au collège Sainte-Croix de Neuilly. Il ne fréquente aucune école d'art ni atelier. Sa formation artistique se fait par son père, le peintre-graveur-aquarelliste Allan Osterlind, de tendance post-impressionniste et naturaliste, et par ses amis français, Maurice Rollinat, Maxime Maufra, Jean-François Raffaëlli, et surtout scandinaves, notamment le Suédois Per Ekström qui lui enseigna la pratique de la peinture au couteau qui sera une des caractéristiques de sa peinture.
En 1905, au Salon de la Société nationale des beaux-arts, Anders Osterlind expose un pastel, L'Aurore, et une huile sur toile, Effet de neige, sa première toile dont il fait don à son maître Per Ekström en reconnaissance.
À partir de 1907, il commence à vendre sa peinture, notamment en Suède. Il fréquente le milieu artiste de Montparnasse et, à partir de 1918-1919, au sein des artistes de Montparnasse qui formeront l'École de Paris ; il compte parmi ses amis Michel Kikoine, Amedeo Modigliani, etc.
Anders Österlind est avant tout un paysagiste. À la recherche de la lumière, de l'émotion, il parcourt de nombreuses régions de France et séjourne aussi à l'étranger. Il puise son inspiration en région parisienne (Versailles, Moret-sur-Loing, forêt de Rambouillet), en Bretagne du Nord (Penvern, Ploumanac'h, Tonquédec, Bréhat, Lannion, Saint-Quay-Portrieux), dans le Finistère (Bénodet, Portsall), en Normandie (Honfleur, Barfleur, Yport, Martagny, etc.), dans le Midi (Arles, Cagnes-sur-Mer, Aix-en-Provence, Vaison-la-Romaine), dans la Creuse, la Corrèze, la Sarthe et la Touraine, dans les Alpes, en Lozère (Florac) et dans le Cantal (Thiézac), en Charente, au Pays basque. Il séjourne aussi en Tunisie, aux Pays-Bas, à Stockholm et à Copenhague.
Österlind est sociétaire du Salon d'automne, du Salon des indépendants, membre du comité du Salon des Tuileries, vice-président du Salon du dessin et de la peinture à l'eau.
Par acte reçu en la mairie de Neuilly-sur-Seine le , il reconnait pour son fils un enfant, né le précédent, dans le dix-huitième arrondissement de Paris, et inscrit sur les registres dudit arrondissement sous le nom d'Anders Allan Bakra, fils de Rachel Bakra (1889-1920) et de père non dénommé.
Il épouse, en premières noces, le à Paris, Rachel Bakra, légitimant ainsi leur fils, Anders Allan Österlind, dit Nanic Österlind. Rachel, que Modigliani immortalisera en 1919, décédera en 1920.
Il épouse, en secondes noces, le , à Versailles, Yvonne Marie Madeleine Destrez.
Après avoir opté pour la nationalité suédoise, il est réintégré dans sa qualité de français, par décret en date du .
En 1926 se crée la « Société Belfortaine des Beaux-Arts » qui organise chaque année jusqu'à la Seconde Guerre mondiale des expositions importantes aux musées de Belfort auxquelles Anders Osterland participe en compagnie de Georges Fréset, Jacques-Émile Blanche, Jean-Eugène Bersier, Raymond Legueult, René-Xavier Prinet, Henry de Waroquier, Jules-Émile Zingg.
À sa mort, il laisse un œuvre riche de plus de 2 000 toiles, dont certaines sont conservées dans des musées en France et à l'étranger.