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Vendée Militaire et Grand Ouest
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15 avril 2025

Got Edmond

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Edmond Got
Portrait de Edmond Got vers 1900, photographique de Nadar
Fonctions
Doyen
Salle Richelieu
-
Sociétaire de la Comédie-Française
Salle Richelieu
-
Biographie
Naissance

Ancien 1er arrondissement de Paris
Décès
 (à 78 ans)
16e arrondissement de Paris
Nom de naissance
François Jules Edmond Got
Nationalité
française
Formation
Lycée Charlemagne
Conservatoire national supérieur d'art dramatique
Activités
Acteur, librettiste
Autres informations
A travaillé pour
Conservatoire national supérieur d'art dramatique
Comédie-Française
Théâtre des Variétés-Amusantes
Maître
Jean-Baptiste Provost
Distinction
Ordre national de la Légion d'honneur ()
signature d'Edmond Got
Signature d’Edmond Got.

François Jules Edmond Got, né le  dans l'ancien 1er arrondissement de Paris et mort le  dans le 16e arrondissement de Paris, est un acteur et librettiste français.

Biographie

Après avoir fait d’excellentes études au collège Charlemagne, Got fut lauréat au concours général. D’abord employé à la préfecture de la Seine, il abandonna l’étude du droit pour l’art dramatique, en entrant, en , au Conservatoire d’art dramatique dans la classe de Provost, où il remporta, en , un second prix de comédie, et en , le premier.

Ce double succès dans le même genre lui ouvrait les portes de la Comédie-Française, mais la conscription le réclamant, il fut forcé de partir comme soldat et de servir un an dans un régiment de cavaleri. Il débuta enfin, le , sur la scène des Français et s’y fit, dans les valets, un rôle de maitre Son jeu fut trouvé naturel, son débit franc, de la verve, sa physionomie expressive et mobile. La presse lui fut généralement favorable, et Jules Janin eut pour le débutant narquois et imperturbable toutes sortes d’égards et de mots gracieux. Got fut aussitôt engagé, et depuis lors se montre toujours comédien spirituel, original, amoureux de son art, soigneux des détails et des nuances, chargeant peut-être un peu parfois, mais rachetant ce défaut par la souplesse et la variété de son talent. Sa verve et son aplomb firent de lui un des comiques les plus vrais et les plus francs qu’ait possédés depuis longtemps la Comédie-Française.

Reçu sociétaire en , il se place à côté de Samson, de Provost, de Régnier. Parmi les créations de cet acteur, qui se plut à seconder les essais de la jeune école dramatique, on cite les rôles du capitaine Beaudrille dans le Cœur et la Dot ; Tibia des Caprices de Marianne ; de l’abbé, dans Il ne faut jurer de rien ; Francisque des Jeunes gens ; de Spiegel, dans la Pierre de touche ; de Jean le Rieux dans le Duc Job, qui lui dut un succès plus que centenaire ; de Guérin, dans Maitre Guérin ; de Mercadet dans le Faiseur, du major dans la Fin du roman et Sylvain dans la Fiamina. Il a en outre repris avec bonheur la plupart des premiers rôles comiques de l’ancien et du nouveau répertoire, notamment ceux de Sganarelle dans les Fourberies de Scapin, de Trissotin dans les Femmes savantes, de Petit-Jean, de Figaro dans le Mariage de Figaro, d’Hector dans le Joueur, et Bertrand et Raton. Son succès le plus caractéristique a été dans le rôle de Giboyer des deux grandes comédies sociales d’Émile Augier : les Effrontés () et le Fils de Giboyer (1863). Il s’était, en quelque sorte, incarné dans ce personnage au point de le rappeler involontairement dans des rôles très différents, comme dans celui de Rodolphe de l’Honneur et l’Argent, lors de la reprise de l’œuvre de Ponsard au Théâtre-Français (). Il joua encore avec beaucoup de bonheur, en 1864, le principal rôle de Maître Guérin, d’Augier.

 

En dehors du théâtre, il s’est occupé un peu de littérature ; il a collaboré à quelques pièces et écrit les paroles d’un opéra en un acte, François Villon, représenté sur la scène de l’Opéra, en  et le livret de l'opéra d'Edmond Membrée, L'Esclave (1874), en collaboration avec Édouard Foussier.

Il meurt en 1901 au no 11 hameau de Boulainvilliers (16e arrondissement de Paris), où il habitait depuis 1872.

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