Aubert Constance
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| Naissance |
Ancien 1er arrondissement de Paris |
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| Décès |
(à 77 ans)
2e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Constance-Marie-Antoinette Junot d'Abrantès
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| Nationalité |
française
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| Activités |
Écrivaine, éditrice, journaliste, romancière
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| Rédactrice à |
Le Temps, La Presse
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| Père |
Jean-Andoche Junot
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| Mère |
Laure Junot d’Abrantès
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| Fratrie |
Joséphine Junot d'Abrantès
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Constance Junot d’Abrantès, dite Constance Aubert, née le ] à Paris et morte le à Paris 2e, est une journaliste et romancière française.
Biographie
Fille ainée de la duchesse d’Abrantès et du général Junot], elle s’est formée de bonne heure dans le salon tout littéraire que sa mère a tenu ouvert jusqu’à l’époque de sa mort, en 1838[] et, initiée par elle à la littérature, a travaillé avec elle à plusieurs romans et nouvelles.
Comme sa mère, son frère Napoléon-Andoche et sa sœur Joséphine[], Constance Aubert s’est lancée dans la carrière des lettres], mais elle n’a été connue en littérature que sous le nom de « Constance Aubert », par suite de son mariage, contre la volonté de sa mère, avec Antoine Aubert[, engagé volontaire en 1818, qui s’était distingué, comme capitaine dans l’infanterie, à la bataille du Trocadéro, ce qui lui valut d’entrer dans les Gardes du corps. Ayant quitté le service en 1829, il fut installé préfet de la Corse, le , sous la courte dictature de Cavaignac[], et démissionna le suivant, plus tard rédacteur au National. De cette union sont nés six enfants[].
Écrivant principalement sur la mode, elle publié dans différents journaux et recueils s’occupant de modes et de la toilette des femmes des articles de modes et de variétés. Elle a longtemps rédigé le « Bulletin des modes » pour le Temps. Elle a donné, de plus, un certain nombre de courriers et de nouvelles, dans divers recueils littéraires, l’Opale, le Sélam et le Salmigondis, où elle a donné une nouvelle intitulée : « Dévouement »]. Cette nouvelle a paru en volume en 1842].
Elle a collaboré à des revues et à des journaux, la Sylphide, la Presse, la Revue du Progrès, dirigée par Louis Blanc. Elle a également fondé, en 1843, les Abeilles parisiennes, devenues par la suite les Abeilles illustrées, tablettes mensuelles de l’industrie, du commerce et du confortable, auxquelles elle a ajouté à diverses reprises (1849 et suiv.) un petit album sous le titre d’Étrennes]. Sa réputation s’étendait jusqu’à l’Espagne, où ses modèles de chapeaux ont été publiés à plusieurs reprises dans le journal La Moda elegante : periódico de las familias].
Ces travaux lui prenant beaucoup de temps, elle n’a pu écrire de grands ouvrages pendant le temps disponible que lui laissait sa petite famille. Elle a publié cependant également un petit pamphlet intitulé Encore le luxe des femmes : les femmes sages et les femmes folles et un Manuel d’économie élégante[]. Elle a encore signé des historiettes éditées par la maison Barbon, de Limoges[]. Quérard lui attribue, en outre, des Histoires morales et édifiantes[] et Une vie de jeune fille, dédiée à la S.A.R la princesse Adélaïde d'Orléans].
Jugements
« elle écrivait avec plus d’imagination, d’originalité, de piquant que sa sœur […] Louis Blanc […] appréciait fort l’originalité de son tour d’esprit. […] M. de Villemessant a dit qu’elle savait donner de l’intérêt à tous ces sujets, assez ingrats par eux-mêmes[. »
Publications
- Abeilles parisiennes, 3 vol. in-12, 1 vol. in-8° et 1 vol. in-4°, 15 fév. 1843 ; oct. 1849-déc. 1851, Paris, aux bureaux du Siècle, 1843-1851, lire en ligne [archive] sur Gallica.
- Manuel d’économie élégante, Paris, Taride, 1859, 1 vol., 158 p., lire en ligne [archive] sur Gallica.
- Encore le luxe des femmes ; Les femmes sages et les femmes folles, Extrait de l’Illustrateur des dames, Paris, Édouard Dentu, 1865, in-16.
- Manuel d’économie élégante, Paris, Tauride, 1859, in-8°.
- Le Salmigondis : contes de toutes les couleurs, Paris, H. Fournier, 1833, 1 vol. 429 p. lire en ligne [archive] sur Gallica.
- « La Vengeance d’une femme », Le Salmigondis, t. III, Paris, H. Fournier jeune, 1832, 1 vol., 439 p.
- Correspondance parisienne, -, Paris, impr. de N. Chaix, in-4°.