Dufau Clémentine-Hélène
Quinsac
| Décès |
18 mars 1937
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|---|
(à 67 ans)
Paris
| Nationalité |
Française
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|---|---|
| Activités |
Peintre, designeuse
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| Formation |
Académie Julian
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| Maître |
William Bouguereau
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| Lieu de travail |
Paris (1889)
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| Distinction |
Chevalier de la Légion d'honneur
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Clémentine-Hélène Dufau, née à Quinsac (Gironde) le 18 août 1869, et morte à Paris le 18 mars 1937, est une artiste peintre, affichiste et illustratrice française.
Sommaire
- 1 Biographie
- 2 Œuvres
- 2.1 Œuvres dans les collections publiques
- 2.2 Affiches
- 2.3 Illustrations
- 3 Notes et références
- 4 Voir aussi
- 4.1 Bibliographie
- 4.2 Liens externes
Biographie
Clémentine-Hélène Dufau naît dans une famille girondine par sa mère née Dumézil, et basque par son père. Ce dernier, après un séjour à Cuba, en était revenu avec une fortune suffisante pour épouser la fille de Guillaume Dumézil, propriétaire aisé d'un domaine viticole à Quinsac1.
Clémentine-Hélène2 est leur quatrième enfant vivant (une plus jeune sœur étant morte en bas âge). De santé fragile, elle doit rester souvent allongée et, très jeune, manifeste un don pour le dessin. Après que ses sœurs se sont mariées, elle souhaite aller à Paris faire des études artistiques. Ses parents décident alors de vendre le domaine de Quinsac et s'installent en 1888 au 12 rue Pergolèse dans le 16e arrondissement de Paris pour l'accompagner.
Clémentine-Hélène s'inscrit au cours de l'Académie Julian dans l'atelier de William Bouguereau. En 1895, elle expose au Salon des artistes français et obtient le prix Marie Bashkirtseff pour son tableau L'Amour de l'Art, ce qui lui permet d'avoir ses premières commandes pour des affiches publicitaires. Son affiche pour le Bal des increvables (1896) du Casino de Paris est remarquée, ainsi que celle qu'elle réalise pour le lancement du journal La Fronde, fondé en 1897 par Marguerite Durand. En 1898, elle adhère à la Société des artistes français et obtient une bourse pour un voyage d'étude d'un an en Espagne. De retour à Paris, elle expose les œuvres réalisées et obtient un très bon accueil critique. Elle signe ses travaux « C.H. Dufau ». Certaines de ses œuvres évoluent vers le mysticisme.
À partir de 1905, devenue une artiste reconnue, elle est reçue dans les milieux intellectuels parisiens. Elle travaille et sympathise avec l'auteur de théâtre Edmond Rostand dont elle décore la villa Arnaga à Cambo-les-Bains. C'est alors que, déstabilisée par la mort de sa mère, touchée pour la première fois par une certaine solitude, elle se prend d'une passion amoureuse, qu'elle qualifie elle-même de « folle », pour Maurice Rostand, le fils encore adolescent de l'écrivain, qui ne cache pourtant pas ses penchants homosexuels. Cette relation tourmentée et à sens unique dure plusieurs années.
Nommée chevalier de la Légion d'honneur en 19093, sa carrière artistique s'étoffe encore avec une commande de l'État pour la décoration de la nouvelle Sorbonne (panneaux Astronomie et Mathématiques et Radioactivité et Magnétisme) et des portraits de nombreuses personnalités. Elle voyage à l'étranger et expose ses œuvres. En 1911, elle fait construire une villa au Pays basque qu'elle devra revendre en 1926 car peu à peu sa situation financière se dégrade.
Elle s'installe à Antibes où elle aménage un atelier face à la mer4.
Adepte de René Guénon, passionnée par Krishnamurti, elle est proche des collaborateurs des Cahiers de l'Étoile. En 1932, elle écrit son livre-testament, Les Trois Couleurs de la lumière, où elle expose sa vision ésotérique de l'art : avec une mise en page originale, elle s'inspire du mathématicien Charles Henry, de son cercle chromatique et de sa théorie du « psychone », tout en citant René Guénon et l'abbé Paul Lacuria, entre autres5.
Elle doit finalement quitter Antibes et louer son atelier pour s'assurer un petit revenu. Elle expose encore au Salon de la Société des femmes artistes modernes.
Atteinte d'un cancer de l'estomac, elle meurt à Paris le 18 mars 1937. Elle est inhumée dans le carré des indigents du cimetière parisien de Thiais.
Œuvres
- En France
- Bordeaux, musée des beaux-arts : Baigneuse, huile sur toile
- Cambo-les-Bains, villa Arnaga : Portrait de Maurice Rostand, 1909, huile sur toile
- Cambrai, musée de Cambrai :
- Portrait d'Anna de Noailles, 1914, huile sur toile, 111 × 160 cm
- Heure exquise, huile sur toile
- Cognac, musée d'art et d'histoire : Enfants de mariniers, 1898, huile sur toile, 145 × 145 cm
- Dijon, musée Magnin : Printemps, huile sur toile
- Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin : Académie de Danseuse nue, fusain, 98 x 52 cm
- Lectoure, musée de peinture : Portrait de femme, huile sur toile
- Marseille, musée Cantini : Nu au bord de la Méditerranée, huile sur toile
- Morlaix, musée des beaux-arts : Portrait d'homme, 1889, huile sur toile
- Nantes, musée des beaux-arts :
- Au jardin d'Andalousie, huile sur toile
- Portrait de Georges Barbier, huile sur toile
- Paris :
- musée d'Orsay : Portrait de l'auteur, 1911, huile sur toile6
- Petit Palais : La Balançoire, huile sur toile7
- Sorbonne (salle des Autorités) :
- Astronomie et Mathématiques, panneau mural
- Radioactivité et Magnétisme, panneau mural
- La Géologie, panneau mural
- La Zoologie, panneau mural
- Musée des Arts Décoratifs : Portrait de Jeanne Lanvin, 1925, huile sur toile
- Rouen, musée des beaux-arts : Printemps Nocturne, huile sur toile
- En Pologne
- Poznań, musée national : Vision intime, vers 1913, huile sur toile
- En Argentine
- Buenos Aires, musée national des Beaux-Arts : Le Bain, huile sur toile, 94.5 x 94.5 cm
- Œuvres de Clémentine-Hélène Dufau
-

Portrait de Jeanne Lanvin (1925), Paris, musée des Arts décoratifs.
-

Portrait d'homme (1889), musée des beaux-arts de Morlaix.
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Enfants de mariniers (1898), musée d'art et d'histoire de Cognac.
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Portrait de Maurice Rostand (1909), Cambo-les-Bains, villa Arnaga.
-
Vision intime (vers 1913), musée national de Poznań.
-

La Balançoire, Paris, Petit Palais.
-
Astronomie et Mathématiques, Paris, Sorbonne, salle des Autorités.
- Bal des increvables au Casino de Paris, affiche, 1896
- Société des miniaturistes et enlumineurs de France, galerie Georges Petit, affiche, imprimerie Verneau, 1896
- L'Enfant à travers les âges, affiche pour l'exposition de l'enfance, Petit Palais, avril juin 19018.
- Exposition de Hanoï, gouvernement général de l'Indo-Chine, affiche, 1902
- Pelote Basque, affiche, 1903
- La Fronde, affiche, 18989
- Affiches de Clémentine-Hélène Dufau
-

Société des miniaturistes et enlumineurs de France (1896).
-

Bal des Increvables au Casino de Paris (1896).
- Pierre Valdagne, L'Amour par principes, Paris, Paul Ollendorff éditeur, 1898
- Paul Adam, Basile et Sophia, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1900
Notes et références
- Le château de Clauzel produit toujours du vin de nos jours (cf. Mayi Milhou, De lumière et d'ombre : Clémentine-Hélène Dufau (Quinsac, 1869- Paris, 1937), Éditions Art et Arts, 1997).
- Exemplaires conservés à Paris au musée Carnavalet et à la bibliothèque Marguerite-Durand.
Voir aussi
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Mayi Milhou, De lumière et d'ombre : Clémentine-Hélène Dufau (Quinsac, 1869- Paris, 1937), Éditions Art et Arts, 1997 (ISBN 2-911059-03-4)

- Art et Décoration, tome 2, 1897, p. 28-29 et 169-171 (en ligne sur Gallica [archive])
- René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 432-433 (avec signatures, autoportrait et reproduction de la toile Le repos)
- :
- AGORHA
- Bridgeman Art Library
- Delarge
- Europeana
- Musée d'Orsay
- (en) Bénézit
- (en) Museum of Modern Art
- (en) MutualArt
- (en + nl) RKDartists
- (en) Union List of Artist Names
- Base Arcade : Archives nationales [archive]
- « Encore une femme peintre méconnue : Clémentine Hélène Dufau » [archive], sur lepetitrenaudon.blogspot.fr
- Elle est déclarée Catherine-Hélène à l'état-civil, mais baptisée Clémentine-Hélène (Mayi Milhou, op. cit.).
- René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 433
- Le peintre Nicolas de Staël y a séjourné sept mois avant de mettre fin à ses jours en 1955 ; ensuite, c'est le sculpteur Abel Chrétien qui l'occupera jusqu'en 1972.
- J.P. Laurant, René Guénon, lectures et enjeux, Politica Hermetica, L'Âge d'homme, p. 243.
- « Portrait de l'auteur » [archive], notice no 000PE018140, base Joconde, ministère français de la Culture.
- Voir sur art.rmngp.fr. [archive]
- Voir sur parismuseescollections.paris.fr. [archive]
