Vendée Militaire et Grand Ouest

11 mai 2021

Feydeau Georges

 

Georges Feydeau

 

Georges Feydeau

G_Feydeau_Carolus-Duran_Lille_2918

Georges Feydeau par Carolus-Duran
(palais des beaux-arts de Lille).
Biographie
Naissance
8 décembre 1862
Paris (9e)
Décès
5 juin 1921 (à 58 ans)
Rueil-Malmaison
Sépulture
Cimetière de Montmartre
Nom de naissance
Georges Léon Jules Marie Feydeau
Nationalité
Français
Activité
Dramaturge, peintre et collectionneur d'art
Père
Ernest Feydeau
Mère
Leocadia Zelewska 
Enfants
Michel Feydeau (d)
Jean-Pierre Feydeau
Parentèle
Henry Fouquier (beau-père)
Œuvres principales
Le Dindon, La Puce à l'oreille, La Dame de chez Maxim
Tombe de Georges Feydeau (division 30).jpg
Sépulture au cimetière de Montmartre, div. 30.

Georges Feydeau, né à Paris 9e le 8 décembre 18621 et mort à Rueil-Malmaison le 5 juin 1921, est un auteur dramatique, peintre et collectionneur d'art français, connu pour ses nombreux vaudevilles.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Théâtre
    • 2.1 Pièces inédites
    • 2.2 Monologues
  • 3 Notes
  • 4 Liens externes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Catégories
    • 4.3 Liens externes

Biographie

Fils de l'écrivain Ernest Feydeau et de Léocadie Boguslawa Zalewska1, Polonaise de naissance, Georges Feydeau est né au 49 bis rue de Clichy. De ses propres déclarations, sa mère lui aurait révélé qu'il était le fils de Napoléon III. D'autres sources indiquent qu'il serait le fils du demi-frère de l'Empereur, le duc de Morny, lui-même fils naturel du comte de Flahaut (qui était lui-même fils illégitime présumé de Talleyrand).

Enfant désobéissant malgré une jeunesse dorée, il martyrise sa sœur Diane-Valentine2. Très jeune, Georges Feydeau perd son insouciance lorsque son père devient hémiplégique, en 1869, et il néglige ses études pour se consacrer au théâtre, encouragé par son père. Il tente en vain une carrière d'acteur, jouant notamment dans la compagnie Le Cercle des Castagnettes qu'il a fondée. Il se tourne alors vers l'écriture. Sa première pièce, Par la fenêtre, est jouée pour la première fois en 1882, alors qu'il n'a que 19 ans. Sa première grande pièce, Tailleur pour dames, qui est fort bien accueillie en 1886 au théâtre de la Renaissance, lui vaut les encouragements de Labiche. Pour gagner sa vie, il tient la rubrique « Courrier des théâtres » dans le journal de son beau-père Henry Fouquier.

Georges Feydeau et sa fine moustache relevée en pointe.

Il se marie, le 14 octobre 1889, avec Marie-Anne Carolus-Duran, fille du peintre Carolus-Duran dont il devient l'élève, et de Pauline Croizette ; la peinture expressionniste sera son grand plaisir. Ce mariage d'amour se soldera par un échec, non sans lui donner une fille et trois fils :

  • Germaine (1890-1941), qui épouse notamment Louis Verneuil ;
  • Jacques (1892-1970), ancien combattant, il est blessé en septembre 1914. Croix de guerre 1914-1918 avec palmes3 ;
  • Michel (1900-1961), père du comédien Alain Feydeau ;
  • Jean-Pierre (1903-1970), mort des suites d'un accident de voiture, scénariste et dialoguiste de films.

Il puise son inspiration de sa vie de noctambule triste, notamment chez Maxim's, au cours de laquelle il perd beaucoup d'argent au jeu, prend de la cocaïne dans l'espoir de stimuler ses facultés créatrices et trompe son épouse avec des femmes et, peut-être, des hommes. Il écrit plusieurs pièces en collaboration, notamment avec Maurice Desvallières4.

Après le succès de Tailleur pour dames en 1886, Feydeau connaît une période difficile. Ses œuvres suivantes, (La Lycéenne, Chat en poche, L'Affaire Édouard…), ne reçoivent au mieux qu'un accueil tiède. La consécration vient en 1892 avec le succès retentissant des pièces Monsieur chasse !, Champignol malgré lui et, dans une moindre mesure, Le Système Ribadier, œuvres qui lui valent le titre de « roi du vaudeville ». Dès lors, Feydeau enchaîne les réussites : L'Hôtel du libre échange et Un fil à la patte en 1894, Le Dindon en 1896, La Dame de chez Maxim en 1899, La main passe en 1902, Occupe-toi d'Amélie en 1908.

Collectionneur d'art, il fera notamment l’acquisition du tableau La Neige à Louveciennes d'Alfred Sisley lors de la vente Armand Doria par la Galerie Georges Petit en 1899. Sa collection fut mise en vente le 3 avril 19035.

148 rue de Longchamp.

En septembre 1909, après une violente dispute avec Marie-Anne, qui a pris un amant, il quitte le domicile conjugal du 148 rue de Longchamp (cette séparation aboutira au divorce en 1916) et prétextant les embarras d’un déménagement, s'installe pour quelques jours dans un palace tout proche de la gare Saint-Lazare, le Grand Hôtel Terminus, chambre 1896. Ce lieu devient en fait son domicile pour une dizaine d’années. À la suite de cette séparation, Feydeau renouvelle le genre du vaudeville par une étude plus approfondie des caractères dans ses comédies de mœurs en un acte, montrant notamment la médiocrité des existences bourgeoises, qu'il tourne en ridicule : On purge bébé (1910), Mais n'te promène donc pas toute nue ! (1911)4.

Très aimé de ses contemporains et des autres auteurs, il est témoin avec Sarah Bernhardt, le 10 avril 1919, au mariage d'Yvonne Printemps et Sacha Guitry, un ami qui le visitera quand il sera interné pour des troubles psychiques dus à la syphilis dans la clinique du docteur Fouquart à Rueil-Malmaison.

Après un séjour de deux ans dans cette maison de santé, il meurt, à l'âge de 58 ans. Georges Feydeau repose au cimetière Montmartre, inhumé avec son père dans la 30e division. Sa sœur repose avec leur mère au cimetière de Passy7.

Théâtre

  • 1873 : Églantine d'Amboise
  • 1882 : Par la fenêtre
  • 1883 : Amour et Piano ; Gibier de potence
  • 1886 : Fiancés en herbe ; Tailleur pour dames
  • 1887 : La Lycéenne
  • 1888 : Un bain de ménage ; Chat en poche ; Les Fiancés de Loches
  • 1889 : L'Affaire Édouard
  • 1890 : C'est une femme du monde ; Le Mariage de Barillon
  • 1892 : Monsieur chasse ! ; Champignol malgré lui ; Le Système Ribadier
  • 1894 : Un fil à la patte ; Notre futur ; Le Ruban ; L'Hôtel du libre échange
  • 1896 : Le Dindon ; Les Pavés de l'ours
  • 1897 : Séance de nuit ; Dormez, je le veux !
  • 1899 : La Dame de chez Maxim
  • 1902 : La Duchesse des Folies-Bergère
  • 1902 : Le Billet de Joséphine, opéra-comique en 3 actes, avec Jules Méry, musique d'Alfred Kaiser
  • 1904 : La main passe
  • 1905 : L'Âge d'or
  • 1906 : Le Bourgeon
  • 1907 : La Puce à l'oreille
  • 1908 : Occupe-toi d'Amélie ; Feu la mère de Madame
  • 1909 : Le Circuit
  • 1910 : On purge bébé
  • 1911 : Mais n'te promène donc pas toute nue ! ; Léonie est en avance ou le Mal joli ; Cent millions qui tombent (inachevée)
  • 1913 : On va faire la cocotte (inachevée)
  • 1914 : Je ne trompe pas mon mari
  • 1916 : Hortense a dit : « Je m'en fous ! », création au théâtre de la Renaissance avec notamment Raimu

Pièces inédites

  • L'amour doit se taire
  • À qui ma femme ?
  • Deux coqs pour une poule
  • L'Homme de paille (à ne pas confondre avec la pièce homonyme d'Eugène Labiche)
  • Monsieur Nounou

Monologues

  • Aux antipodes (1883)
  • Le Billet de mille
  • Les Célèbres (1884)
  • Le Colis (1885)
  • Complainte du pauv' propriétaire (1916)
  • Les Enfants (1887)
  • L'Homme économe
  • L'Homme intègre (1886)
  • J'ai mal aux dents
  • Le Juré
  • Le Mouchoir (1881)
  • Patte en l'air (1883)
  • La Petite Révoltée (1880)
  • Le Petit Ménage (1883)
  • Le Potache (1882)
  • Les Réformes
  • Tout à Brown-Séquard !
  • Trop vieux
  • Un coup de tête (1882)
  • Un monsieur qui est condamné à mort (1899)
  • Un monsieur qui n'aime pas les monologues (1882)
  • Le Volontaire (1884)

Notes

  1. a et b Paris Archives, « Acte de naissance de Georges Feydeau no 9/2150/1862 » [archive], sur État civil de Paris, 8 décembre 1862 (consulté le 8 avril 2018), p. 31.
  2. Agnès de Noblet, Un univers d'artistes : autour de Théophile et de Judith Gautier, Paris, L'Harmattan, 2003, 548 p. (ISBN 978-2-74755-417-6, lire en ligne [archive]), p. 130.
  3. Henry Gidel, Feydeau, Paris, Flammarion, 1991, 282 p., 24 cm (ISBN 978-2-08066-280-4, OCLC 23828653, lire en ligne [archive]).
  4. a et b Henri Gidel, « Le 90e anniversaire de la mort de Feydeau », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 7 juin 2011.
  5. Félix Fénéon, Œuvres plus que complètes : chroniques d'art, vol. 1, Paris, Droz, 1970, 510 p. (ISBN 978-2-74755-417-6, lire en ligne [archive]), p. 396.
  6. Il s'inspirera de cet hôtel dans le deuxième acte du Dindon.
  7. Sépulture d'Henry Fouquier, second époux de Léocadie.

Liens externes

Bibliographie

  • Jacqueline Blancart-Cassou, Georges Feydeau, coll. « Qui suis-je ? », Pardès, 2015 (ISBN 978-2-86714-489-9)
  • Jacqueline Blancart-Cassou, « L’Irréalisme comique de Georges Feydeau », Cahiers de l'AIEF, no 43,‎ 1991, p. 201-16 (lire en ligne [archive], consulté le 8 avril 2018)
  • Henry Gidel, Feydeau, Paris, Flammarion, 1992, coll. « Grandes Biographies »
  • Violaine Heyraud, Feydeau, la machine à vertiges, Paris, Classiques Garnier, 2012
  • Jacques Lorcey :
    • L'Homme de chez Maxim's : Georges Feydeau, sa vie, Paris, Séguier, 2004, tome I, coll. « Empreinte », 296 p. (ISBN 2-84049-407-8)
    • Du mariage au divorce : Georges Feydeau, son œuvre, Paris, Séguier, 2004, tome II, 252 p. (ISBN 2-84049-415-9)
    • Georges Feydeau. L'homme et l'œuvre (coffret) , Paris, Séguier, 2005 (ISBN 2-84049-416-7)
  • Fabio Perilli, Georges Feydeau : écriture théâtrale et stratégies discursives, ESI, 2010, coll. « Lingue, Linguaggi, Letterature », 228 p. (ISBN 978-88-495-1966-2)
  • Éric-Emmanuel Schmitt, « Des tragédies à l'envers », essai sur Georges Feydeau, Georges et Georges, Paris, Le Livre de poche, 2014 (ISBN 978-2-253-18261-0)
  • Collectif, Georges Feydeau, Les Nouveaux Cahiers de la Comédie-Française, La Comédie-Française/L'Avant-scène théâtre, Paris, novembre 2010 (ISBN 978-2-7498-1170-3)

Catégories

  • Pièces de théâtre de Feydeau
  • Films tirés d'une œuvre de Feydeau

Liens externes

  • Notices d'autorité

Ressource relative à la littérature : (en) LibriVox [archive]

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10 mai 2021

Goüin Alexandre

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Alexandre Goüin


Alexandre Goüin

260px-AlexandreGoüin

Fonctions
Sénateur du Second Empire
1er janvier 1867 - 4 septembre 1870
 
Vice-président
Corps législatif
31 mai 1863 - 18 novembre 1868
 
Ministre de l'Agriculture et du Commerce
1er mars - 29 octobre 1840
Laurent Cunin-Gridaine
Laurent Cunin-Gridaine
Président
Conseil général d'Indre-et-Loire (d)
depuis 1834
 
Député d'Indre-et-Loire
5 juillet 1831 - 18 novembre 1868
 
Biographie
Naissance
25 janvier 1792
Tours, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès
27 mai 1872
Tours, Drapeau de la France France
Nationalité
Français
Formation
Collège de Pontlevoy 
Activités
Banquier, homme politique
Famille
Famille Goüin
Père
Alexandre-Pierre-François Goüin de La Grandière
Enfant
Eugène Goüin
Autres informations
Propriétaire de
Hôtel Goüin, Château de Méré
Parrain
Henri Jacques Goüin-Moisant
Parti politique
Droite
Membre de
Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine
Conseil municipal de Paris
Chambre de commerce et d'industrie de Paris (en)
Chambre de commerce de Tours
Comité des finances
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur‎

Alexandre Henri Goüin est un banquier et homme politique français, né à Tours (Indre-et-Loire) le 25 janvier 1792 et mort dans la même ville le 27 mai 1872.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Jeunesse et débuts
    • 1.2 Une place d'envergure dans la finance et la politique sous la monarchie de Juillet
    • 1.3 Un ralliement à Louis-Napoléon Bonaparte
  • 2 Notes et références
  • 3 Bibliographie
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Articles connexes
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Jeunesse et débuts

Issu d'une riche famille de banquiers et d'industriels tourangeaux, Alexandre Goüin est né le 25 janvier 1792 d'Alexandre-Pierre-François Goüin (1760-1832), directeur de la Banque Goüin frères à Tours, président de la Chambre de commerce de Tours et de la Société d'agriculture, arts, sciences et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, et de Marie-Madeleine Benoist de La Grandière (1763-1840), fille du maire Étienne Benoist de La Grandière. Baptisé à la Collégiale Saint-Martin de Tours le lendemain de sa naissance, il a pour parrain son oncle Henri Jacques Goüin-Moisant. Le 26 octobre 1813, il épouse Adèle Marteau (1794-1873), fille de Louis-François Marteau, directeur de l'Enregistrement et des Domaines, conseiller municipal de Tours et conseiller général d'Indre-et-Loire, l'une des plus grosse fortune tourangelle, notamment propriétaire du château des Douets à Saint-Symphorien (parent de Jean-Lazare Marteau-Ballue, maire de La Haye-Descartes et président du district de Preuilly), et petite-fille de Jacques-Charles Chambert, bourgeois de Versailles et maire de Maintenon1. Ils ont deux enfants :

  • Louise (1814-1903), qui épouse (1834) Charles Cunin-Gridaine, manufacturier et homme politique, fils du ministre Laurent Cunin-Gridaine ;
  • Eugène (1818-1909), banquier et sénateur inamovible, qui épouse (1842) sa cousine Louise Christin (°1825), fille du baron Antoine-Gabriel Christin et de Henriette-Jenny Gondouin.

Il suit ses études au collège de Pontlevoy puis entre dans une banque parisienne située 5 rue Tronchet et dans la banque Goüin frères dans sa ville natale, fondée par sa famille en 1714, où il succède à son père comme codirecteur.

Devenu membre du conseil municipal de Tours en 1820 et juge au tribunal de commerce en 1822, il est membre de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, fait partie de l'Assemblée générale de la Banque de France et prend également part à la création de la Société commanditaire du commerce et de l'industrie en 1827.

Une place d'envergure dans la finance et la politique sous la monarchie de Juillet

Alexandre Goüin venait d'être nommé président du tribunal de commerce de Tours lorsqu'il est élu député, le 6 juillet 1831, par le 1er collège électoral d'Indre-et-Loire (Tours)2.

D'opinions conservatrices, Goüin prend place au centre-droit dans la majorité gouvernementale. Il se prononce pour l'ordre du jour Ganneron relatif à la situation extérieure, pour l'État de siège en 1832, pour la condamnation du journal La Tribune (1833), etc.

En 1832, il fait partie des premiers associés-fondateurs de la Caisse d'épargne et de prévoyance de Tours avec plusieurs autres membres de sa famille. Il est en particulier chargé d'obtenir auprès du gouvernement l'ordonnance royale de constitution de Caisse d'épargne et de prévoyance. Il y assure les fonctions de directeur de 1833 à 1834, que son cousin Henry Goüin préside3,4.

Il prend la présidence de la Chambre de Commerce de Tours en 1833, qu'il assure jusqu’en 1836, et du conseil général d'Indre-et-Loire en 1834, qu'il préside durant de nombreuses années.

Rapporteur de la commission du budget en 1833, il montre de réelles compétences financières et est chargé du même rapport les deux années suivantes. Il avait entretemps été réélu député le 21 juin 18345. Il vote pour les lois de septembre 1835, rapporte divers projets de loi relatifs à des questions économiques ou financières, et approuve les lois de dotation et d'apanage.

L'Hôtel d'Augny, aujourd'hui mairie du 9e arrondissement de Paris, fut le siège d'une partie des affaires de Goüin.

À la fin de janvier 1836, à la suite de l'incident provoqué à la Chambre par l'affaire de la conversion des rentes 5 %, proposée par le ministre des Finances, Georges Humann, sans l'aveu du ministère, et de l'explication, jugée arrogante, donnée à la tribune par le duc de Broglie (V. Gouvernement Victor de Broglie), Goüin, pour embarrasser le gouvernement, dépose une proposition tendant à la conversion des rentes. On a soupçonné, mais sans preuve, la main de Louis-Philippe derrière cette manœuvre. La proposition suivit son cours parlementaire normal : elle est renvoyée dans les bureaux qui, à l'unanimité, se prononcèrent en faveur de la lecture publique le 1er février. Celle-ci eut lieu du 4 au 6 février. Au nom du gouvernement, Adolphe Thiers combat vivement la conversion des rentes. Au terme d'un débat long et houleux, la Chambre, au scrutin secret, repousse l'ajournement de la proposition Goüin par 194 boules noires contre 192 boules blanches. Le cabinet remet immédiatement sa démission au roi. Ce fut la première fois depuis 1830 qu'un gouvernement démissionna après avoir été mis en minorité devant la Chambre, et ce fut donc une étape importante dans l'installation du régime parlementaire en France. La proposition sur la conversion des rentes, devenue un des chevaux de bataille de l'opposition parlementaire, est reprise deux fois et deux fois repoussée.

En mars 1837, à l'occasion de la loi de disjonction, Goüin manifeste quelques désirs d'opposition. Réélu le 4 novembre6, il combat le ministère Molé et entre dans la coalition formée pour le renverser.

Il est réélu le 2 mars 18397 et entre dans le deuxième ministère Thiers le 1er mars 1840 comme ministre de l'Agriculture et du Commerce ; le portefeuille des Finances lui avait été offert, mais il le refusa, attendu la profession de banquier qu'il exerçait. De ce fait, il doit se représenter devant ses électeurs qui confirment son mandat le 4 avril8. Il est chargé de soutenir, au nom du gouvernement, la discussion parlementaire de la célèbre loi sur le travail des enfants dans les manufactures qu'il présente et fait adopter.

Il quitte le gouvernement en même temps que le ministère le 29 octobre 1840 et rentre alors dans l'opposition, prenant place au centre-gauche. Il est réélu à toutes les échéances électorales jusqu'en 1848 : les 9 juillet 18429 et 1er août 184610.

Action de la Caisse générale du commerce et de l'industrie A. Goüin et Cie.

À la mort de Jacques Laffitte, Goüin reprend la gestion de la Caisse générale du commerce et de l'industrie (1844), sous la raison social Caisse générale du commerce et de l'industrie A. Goüin et Cie, et la dirige jusqu'en 1848 sans pouvoir en empêcher la faillite après la Révolution de 1848.

En 1847, il prend part à la fusion de la Compagnie du chemin de fer de Creil à Saint-Quentin, dont il est président du conseil d'administration, avec la Compagnie des chemins de fer du Nord. Impliqué dans le développement ferroviaire, Alexandre Goüin est également président du conseil d'administration de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon et de la Compagnie du chemin de fer de Creil à Saint-Quentin, ainsi que banquier, administrateur ou actionnaire de nombreuses autres compagnies (Compagnie des chemins de fer du Nord, Compagnie du chemin de fer de Lyon à Avignon, Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, Compagnie du chemin de fer de Tours à Nantes...).

Un ralliement à Louis-Napoléon Bonaparte

Portrait représentant Alexandre Goüin (1848).

Il se présente aux élections à l'Assemblée constituante du 23 avril 1848 sous l'étiquette de la « coalition des anciens partis » et est élu représentant d'Indre-et-Loire11. Il vote avec la droite conservatrice : pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, pour l'impôt proportionnel préféré à l'impôt progressif, contre l'amendement Grévy, contre le droit au travail, pour l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac, contre la réduction de l'impôt du sel, pour la proposition Rateau, contre l'amnistie, pour l'interdiction des clubs, pour les crédits de l'expédition de Rome, contre l'abolition de l'impôt des boissons, etc. Il préside la comité des finances de la Constituante.

Rallié à la politique de Louis-Napoléon Bonaparte, il appuie son gouvernement avec ardeur. Il est réélu député d'Indre-et-Loire à l'Assemblée législative le 13 mai 184912. Membre de la majorité monarchiste, il fait partie des Commissions du Budget et des Finances, participe à des discussions économiques et financières, vote pour l'expédition de Rome, pour la mise en accusation dans l'affaire du 13 juin, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement libre, etc. Il compte parmi les députés les plus dévoués au prince-président. Partisan du coup d'État du 2 décembre 1851, il est désigné comme candidat officiel aux élections du 29 février 1852 dans la 1re circonscription d'Indre-et-Loire et élu député au Corps législatif13. Il préside la première commission du budget du nouveau Corps législatif et prend part à l'établissement du Second Empire, dont il est l'un des soutiens les plus actifs. Le 27 mars 1852, il est nommé membre de la Commission de surveillance de la Caisse d'amortissement et de la Caisse des dépôts et consignations. Toujours avec l'appui du gouvernement, il est réélu les 22 juin 185714 et 1er juin 186315. Il prend fréquemment la parole dans les discussions budgétaires et, lors de la discussion de l'adresse de mars 1861, attaqua l'optimisme de la commission du budget. Dans la législature qui commence en 1863, il devient vice-président du Corps législatif.

Propriétaire du château de Méré, situé entre Pont-de-Ruan et Artannes-sur-Indre, et où Balzac vient y passer des séjours16,17, Alexandre Goüin est maire de la commune d'Artannes de 1854 à 186018.

Il est promu commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur le 30 août 1865.

Le 22 janvier 1867, Goüin est nommé sénateur. Il quitte la vie publique après la chute de Louis-Napoléon Bonaparte, le 4 septembre 1870.

Député constamment réélu de 1831 à 1867, il fut un des spécialistes des questions financières et avait acquis une grande autorité sur celles-ci ; il fut constamment membre des commissions de finances et du budget, qu'il présida souvent. Pendant de nombreuses années, il fut rapporteur des commissions du budget et des finances et chargé du rapport du budget des recettes. Il proposa entre autres, avant la loi 1853, un projet de retraite par capitalisation (parfois nommé sous le nom de système Goüin). Il s'opposa au recours à la dette flottante et s'opposa aux manœuvres visant à s'emparer de la partie disponible de l'amortissement19. Raincelin de Sergy écrivait de lui au lendemain des élections de 1848 : « Dans toutes ses positions, son désintéressement n'a jamais été mis en doute, et aucune question d'intérêt personnelle ne put lui être reprochée20. »

Notes et références

  1. Louis Bergeron, Guy Chaussinand-Nogaret, Alain Maureau, Germaine Peyron-Montagnon, André Palluel-Guillard, Grands notables du Premier Empire: notices de biographie sociale, Volume 8, Centre national de la recherche scientifique, 1982
  2. 318 voix sur 414 votants et 537 inscrits contre 51 à M. Delamardelle et 26 à M. César Bacot
  3. La Caisse d'épargne de Tours et la famille Goüin, rapport sur les opérations de l'année 1927
  4. Louis Roucheron, Historique de la Caisse d'épargne et de prévoyance de la ville de Tours (1833-1933). Suivi de notices biographiques, par Louis de Grandmaison, 1933
  5. 237 voix sur 465 votants et 572 inscrits contre 124 à Jean-Guillaume Hyde de Neuville et 94 à Odilon Barrot
  6. 341 voix sur 491 votants et 647 inscrits contre 147 à M. Viot-Prudhomme
  7. 385 voix sur 535 votants
  8. 329 voix sur 342 votants
  9. 337 voix sur 489 votants et 710 inscrits contre 76 à M. Giraudeau
  10. 337 voix sur 506 votants et 762 inscrits contre 61 à M. Luzarche et 54 à M. Giraudeau
  11. 7e sur 8 avec 43010 voix
  12. 2e sur 6 par 32 855 voix sur 61 973 votants et 92 573 inscrits
  13. 15 128 voix sur 16 144 votants et 26 501 inscrits
  14. 12 642 voix sur 13 958 votants et 25 692 inscrits contre 772 à M. Crémieux
  15. 11 169 voix sur 19 871 votants et 25 600 inscrits contre 4 543 à M. Houssard et 4 082 à M. Rivière
  16. Henry Auvray, En marge d’un projet de mariage en Touraine, in Balzac à Saché, n°1.
  17. Le château de Méré - Artannes et Pont-de-Ruan [archive]
  18. Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, Volume 1, Rouillé-Ladevèze, 1878
  19. Alya Aglan, Michel Margairaz, Philippe Verheyde, 1816 ou la genèse de la foi publique: la fondation de la Caisse des dépôts et consignations, Librairie Droz, 2006
  20. Raincelin de Sergy, Véritable physiologie de l'Assemblée nationale constituante de 1848, ou les hommes et leurs œuvres

Bibliographie

  • A. Vincent, Gouin (Alexandre-Henri), ancien ministre de l'agriculture et du commerce, membre et président du Conseil général du département d'Indre-et-Loire..., A. Guyot et Scribe, 1854
  • « Alexandre Goüin », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Alexandre Goüin, Une Biographie par moi-même
  • « Gouin (Alexandre) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1863-1890, 15 vol. [détail des éditions].
  • Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Fayard, 1994
  • Victor de Nouvion, Histoire du règne de Louis-Philippe Ier, roi des Français. 1830-1840. Tome 4, 1879
  • Guy Thuillier, Les pensions de retraite des fonctionnaires au XIXe siècle, 1994
  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains: contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers..., Hachette, 1870
  • Alain Jacquet, Les Goüin, une famille tourangelle de renom, Mémoires de la Société archéologique de Touraine, volume LXXII, 2015, 90 p. (ISBN 978-2-36536-048-7)

Voir aussi

Articles connexes

  • Hôtel Goüin
  • Hôtel Laffitte
  • Hôtel d'Augny
  • Liste des ministres français du Commerce
  • Liste des ministres français de l'Agriculture
  • Liste des députés d'Indre-et-Loire

Liens externes

  • Notices d'autorité
  •  :
    • Gemeinsame Normdatei
  • Fiche sur Assemblée nationale [archive]

09 mai 2021

Giacometti Diego

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Diego Giacometti

 

Diego GIACOMETTI

Diego Giacometti
Naissance
15 novembre 1902


Stampa

Décès
15 juillet 1985

(à 82 ans)
Paris

Nationalité
Suisse
Activité
Sculpteur
Représenté par
Artists Rights Society (en)
Père
Giovanni Giacometti
Fratrie
Alberto Giacometti
Bruno Giacometti

Diego Giacometti, né le 15 novembre 1902 à Borgonovo (Canton des Grisons) et mort le 15 juillet 1985 à Paris1, est un sculpteur et designer suisse, frère cadet d'Alberto Giacometti.

Sommaire

  • 1 Années de jeunesse
  • 2 Alberto et Diego
  • 3 L'œuvre de Diego Giacometti
  • 4 Quelques-unes de ses œuvres
  • 5 Bibliographie
  • 6 Expositions
  • 7 Notes et références
  • 8 Liens externes

Années de jeunesse

Diego Giacometti est né en Suisse, à Borgonovo en 1902, village proche de la frontière italienne dans la vallée de Bregaglia. Fils du peintre Giovanni Giacometti, frère d'Alberto Giacometti, il grandit dans une atmosphère familiale protégée, chaleureuse et conviviale parmi les animaux de leur ferme. En 1904, la famille s'établit à Stampa, dans le canton des Grisons.

Après des études de commerce à Bâle et à Saint-Gall, il rejoint à vingt-cinq ans, sur les conseils de sa mère Annetta, son frère Alberto à Paris. Alberto Giacometti est alors élève du sculpteur Antoine Bourdelle à l'Académie de la Grande Chaumière. Les trois fils Giacometti s'orientent vers les arts plastiques : Alberto et Diego vers la peinture et la sculpture, et Bruno (1907-2012) vers l'architecture.

Alberto et Diego

La collaboration de Diego avec Alberto fut si étroite qu'il est parfois difficile de dissocier le travail de Diego de celui d'Alberto, de treize mois son aîné, chacun faisant preuve d'une grande dextérité dans la réalisation de ses propres œuvres. Les frères Giacometti conserveront le même atelier de sculpteur, 46, rue Hippolyte-Maindron, à Paris, jusqu'à la fin de leur vie et exécuteront les commandes d'une clientèle aisée, raffinée et cultivée comme les Maeght ou les Noailles.

C'est durant la guerre que Diego Giacometti réalisa ses premières sculptures d'animaux ; elles orneront régulièrement ses meubles, comme la Table arbre à la souris qui appartint à la collection du professeur Jean-Paul Binet, éminent chirurgien, mécène et grand ami et inspirateur de Diego Giacometti. Sa fascination pour le règne animal est liée à l'univers mythologique et onirique de son enfance.

L'œuvre de Diego Giacometti

Ses sculptures sont parfois liées à une motivation pittoresque ou amusante.

L'Autruche par exemple doit son existence au fait qu'un ami de Diego, le professeur Jean-Paul Binet, ne sachant pas quoi faire d'un œuf d'autruche, l'a confié à Diego qui l'a intégré naturellement à l'intérieur d'une autruche imaginée par lui. L'art animalier étant extrêmement riche, Diego Giacometti aime à représenter aux côtés des animaux plus familiers, les animaux qui symbolisent la force, la puissance, la beauté, telles ses têtes de lion, de loup, ou le cheval.

Il utilise le bronze, un matériau qui permet de travailler son sujet avec minutie, ceci grâce à son élasticité. Ces animaux requièrent une technique de fonte spécifique, souvent coûteuse comme la technique à la cire perdue. Le désir de renouer avec la haute qualité des meilleures productions du passé incitera celui qui fut surnommé l'as des patines à contribuer tout au long de sa vie à célébrer les animaux avec cette dextérité qui a fait sa renommée.

Après la disparition d'Alberto en 1966, Diego redouble de travail, réalisant d'importants travaux pour des décorateurs de renom comme Georges Geffroy, Henri Samuel, ou encore des ensembles mobiliers dans des lieux publics exceptionnels, la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, le musée Marc-Chagall à Nice, ou encore la commande monumentale du musée Picasso installé dans l'Hôtel Salé à Paris. Ce n'est qu'à partir de la mort d'Alberto que Diego connaît la célébrité. Dans le Figaro du 13 septembre 2007, Patrick Grainville commente ainsi cette notoriété tardive : « C'est l'Adam d'un éden d'animaux familiers, de fantaisies végétales qu'il sculpte et dont on ne reconnaîtra pleinement la poésie qu'après la mort de l'aîné. »

Il devait disparaître en juillet 1985.

Le Chat maître d'hôtel a été commandé par Aimé Maeght pour donner à manger aux oiseaux dans une volière au sein de sa fondation à Saint-Paul-de-Vence. Alberto Giacometti a dessiné de profil et de face un félin et Diego l'a sculpté, confirmation si besoin était de l'étroite collaboration entre les deux frères. La Bibliothèque dite Au Mexique se nomme ainsi car elle se trouve en effet au Mexique.

Quelques-unes de ses œuvres

  • Deux consoles et deux fauteuils, musée Tavet-Delacour, à Pontoise.
  • Donation majeure du fonds d'atelier (plus de 500 éléments de travail) faite par ses héritiers en 1986 au musée des arts décoratifs de Paris, après l'exposition qui lui a été consacrée.

Bibliographie

  • Daniel Marchesseau, Diego Giacometti - sculpteur de meubles, Editions du Regard, Paris, 2018
  • François Dareau et Virginie Perdrisot, Diego Giacometti au musée Picasso (catalogue de l'exposition), avec des contributions de Daniel Marchesseau et Philippe Anthonioz, Paris, éd. Skira, Musée national Picasso-Paris, 2018
  • Françoise-Claire Prodhon, avec une contribution de Daniel Marchesseau, Diego Giacometti - La collection Marc Barbezat, Paris, Galerie Jacques Lacoste, septembre 2017
  • Claude Delay, Giacometti, Alberto et Diego, l'histoire cachée, Ed. Fayard, Paris, 2007
  • Daniel Marchesseau, Diego Giacometti, préface de Jean Leymarie, postface de Dominique Bozo, Hermann éditeur des sciences et des arts, Paris, 1986

rééd. 2007 (traduction : Abrams Publishers, New York, 1986)

  • Michel Butor, Diego Giacometti, avec des photographies de Jean Vincent, Ed. Adrien Maeght, Paris, 1985
  • Jacqueline von Sprecher, Diego Giacometti – sein Leben, sein Werk, Verlag Neue Zürcher Zeitung
  • Notices d'autorité

Expositions

  • Diego Giacometti au musée Picasso, Musée national Picasso-Paris, 2018, organisée par François Dareau et Virginie Perdrisot, 2018
  • Rétrospective, Musée des arts décoratifs, Paris, 1986, organisée par Daniel Marchesseau

Notes et références

  1. (fr) « Giacometti, Diego » [archive], notice d'autorité personne n° FRBNF11996652, catalogue Bn-Opale Plus, Bibliothèque nationale de France, créée le 14 mail 1986, modifiée le 24 mars 2006

Liens externes

  • Notices d'autorité

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08 mai 2021

Blein Ange François

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Ange François Blein

 

Ange François Alexandre Blein

François_Blein


Naissance 26 novembre 1767
Bourg-lès-Valence (Drôme)
Décès 2 juillet 1845 (à 77 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Génie
Grade Général de brigade
Années de service 1785 – 1815
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 9e colonne.

Ange François Alexandre Blein, né le 26 novembre 1767 à Bourg-lès-Valence ( Drôme ), et mort le 2 juillet 1845 à Paris, est un général de brigade du Premier Empire.

Sommaire

  • 1Biographie
  • 2Décorations, distinctions
  • 3Armoiries
  • 4Notes et références
  • 5Annexes
    • 5.1Bibliographie
    • 5.2Articles connexes
    • 5.3Liens externes

Biographie

Entré en tant qu'élève à l'école des ponts et chaussées le 1er janvier 1785, il en sort le 1er janvier 1789 avec le grade d'ingénieur ordinaire (lieutenant en premier). Après avoir été employé comme élève et comme ingénieur aux travaux du Tréport et de Cherbourg, il va rejoindre l'armée du Var fin 1792, et s'occupe de la construction du pont de ce nom et des retranchements du mont Gros.

Capitaine au corps du génie, le 3 Messidor an II, il passe à l'armée de Sambre-et-Meuse, où il prend part à plusieurs affaires d'avant-garde, au blocus et aux préparatifs du siège de Valenciennes, et à la fin de cette campagne, au siège de Maestricht. Employé durant le mois de Thermidor an III aux travaux du canal de Sambre-et-Oise à Landrecies, et envoyé durant le mois de Messidor an VI à l'armée de Mayence, il fait la campagne suivante aux armées du Danube et d'Helvétie, sert au siège de Philippsburg, et met les places de Mannheim et de Cassel en état de défense.

Nommé chef de bataillon le 17 Thermidor an VII, il se trouve, en l'an VIII, au passage du Rhin, à l'affaire de Neresheim, le 5 Messidor, et au blocus d'Ulm. Il suit, en l'an IX, le général Moreau à l'armée du Rhin, et se trouve à l'affaire de Haag, à la bataille de Hohenlinden, aux passages de l'Inn et de la Saale, les 10, 12, 18 et 22 Frimaire. Après la paix de Lunéville, le gouvernement lui confie la direction des fortifications de Saint-Quentin.

Attaché à l'état-major général de Berthier, il fait les guerres des ans XII et XIII à l'armée des côtes de l'Océan, où il reçoit le 14 juin 1804 la décoration de chevalier de la Légion d'honneur.

Attaché au grand quartier général pendant la campagne d'Autriche, il prend part aux batailles de Wertingen et d'Austerlitz, et devient colonel en Nivôse. Détaché, après la bataille d'Iéna, au 9e corps en Silésie, il sert au siège de Breslau, et contribue, l'année suivante, à la reddition des places de Brieg, Schweidnitz, Kosel (Koźle), Neiße (Nysa) et Silberberg. Sa conduite distinguée à l'affaire qui eut lieu en avant de Glatz et à la prise du camp retranché devant cette place, lui vaut de recevoir, le 5 juillet 1807, la décoration de chevalier de l'Ordre du Mérite militaire du Wurtemberg et d'obtenir en mars 1808 une dotation de 4 000 francs de rente annuelle sur les biens réservés en Westphalie.

Il part pour l'armée d'Espagne en 1808, en qualité de commandant du génie du quartier général, et il se démarque cette même année à la bataille de Somosierra, à la prise de Madrid, et pendant toute la campagne « dite d'Astorga ». Il est nommé baron de l'Empire le 2 août 1808. Envoyé en mission auprès du maréchal le duc de Dalmatie, il assiste, le 30 janvier 1809, à la prise du Férolle.

Rappelé à la Grande Armée d'Allemagne le 21 mars, il prend part, en qualité de chef d'état-major général du génie, aux batailles de Thann, de Landshut, d'Eckmuhl, aux prises de Ratisbonne (Bavière) et de Vienne (Autriche), à la bataille d'Essling, au passage du Danube, à la bataille de Wagram et au combat de Znaïm ; il est blessé à Landshut et à Ratisbonne, et obtient une dotation de 2 000 francs de rente annuelle sur les domaines d'Erfurt.

Directeur des fortifications de Cherbourg, de 1810 à 1811, il fait partie de la Grande Armée de 1812 à 1814 comme commandant du Génie du 2e corps sous Oudinot, en Russie en 1812 et en Saxe en 1813. L'Empereur le promeut général de brigade le 22 juillet 1813, commandant le Génie du 12e corps en août 1813, puis du 4e3e et 6e corps au début de novembre 1813. Il sert en Champagne en 1814 et est nommé commandeur de la Légion d'honneur le 3 avril 1814. Lorsqu'il est inspecteur général des fortifications, Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis le 8 juillet suivant, et prononce son admission à la retraite le 1er août 1815.

Compris comme disponible le 22 mars 1831, dans le cadre d'activité de l'état-major général de l'armée, une décision du 30 avril 1832 le remet en jouissance de sa pension de retraite. Grièvement blessé à la revue du 28 juillet 1835 par les projectiles de la machine infernale de Giuseppe Fieschi, il reçoit une seconde pension de 4 000 francs au titre de récompense nationale, conformément à la loi du 4 septembre de la même année, nommé grand officier de la Légion d'honneur le 29 avril 1837.

En 1846, il fait transférer le corps de son ami Rouget de l'Isle dans sa propriété de Thiais où il reste jusqu'en 18611.

Décorations, distinctions

  • Grand officier de la Légion d'honneur le 29 avril 1837
  • Croix de chevalier de l'Ordre du Mérite militaire du Wurtemberg.
  • Son nom figure sur la partie nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Armoiries

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr Ange François Blein (baron).svg
Armes du baron Blein et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 2 août 1808 (Bordeaux))

Écartelé : au premier d'or à la cuirasse d'azur ; au deuxième de gueules au signe des barons militaires ; au troisième de gueules au bélier ou baliste d'argent; au quatrième d'or à la tour de sable.2,3,4

Livrées : la couleur de l'écu2.

Notes et références

  1. ↑ Cornède Miramont A. C. , Biographie de Rouget-Delisle, auteur de la Marseillaise, 1842, Gllica, BNF
  2. ↑ Revenir plus haut en :a et b PLEADE [archive] (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  3. ↑ Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments [archive]
  4. ↑ La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr [archive]

Annexes

Bibliographie

  • « Ange François Blein », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]

Articles connexes

  • Armorial des barons de l'Empire
  • Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire
  • Liste des membres de la noblesse d'Empire
  • Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile

Liens externes

Fiorella Pascal Antoine

 

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Pascal Antoine Fiorella

 

Pascal Antoine Fiorella
Pasquale Antonio Fiorella

250px-Pascal_Antoine_Fiorella


Naissance 7 février 1752
Ajaccio
Décès 3 mars 1818 (à 66 ans)
Ajaccio
Origine Drapeau de la Corse Corse
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de la Répbulique cisalpine République cisalpine
Drapeau de la France République française
Drapeau de la République italienne République italienne
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 1770 – 1817
Commandement Forces de l'Intérieur et infanterie de la République italienne
Arrondissements d'Ajaccio et de Sartène
Conflits guerres révolutionnaires
guerres napoléoniennes
Distinctions Légion d'honneur
(commandeur)
ordre de la Couronne de fer
(commandeur)
Hommages nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile : 21e colonne.
Autres fonctions sénateur du Royaume d'Italie (1805-1814)

Pasquale Antonio, comte Fiorella, francisé en « Pascal Antoine Fiorella », né à Ajaccio, le 7 février 1752 et mort au même lieu le 3 mars 1818, est un militaire et homme politique d'origine corse des XVIIIe et XIXe siècles.

Fils de Gio Gieronimo Fiorella (né vers 1715) et Maria Apollonia da Leca (née vers 1716), Pascal-Antoine Fiorella serait un cousin[réf. à confirmer]1 de Napoléon Bonaparte. Il servit en Italie pendant la majeure partie de sa carrière.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Première campagne d'Italie
    • 1.2 Deuxième campagne d'Italie
    • 1.3 Général italien
    • 1.4 Restauration française
  • 2 Titres
  • 3 Décorations
  • 4 Hommage, honneurs, mentions,...
  • 5 Armoiries
  • 6 Annexes
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Notes et références
  • 7 Voir aussi
    • 7.1 Articles connexes
    • 7.2 Liens externes

Biographie

Volontaire au Royal-Corse-infanterie en garnison à Antibes le 24 juin 1770, Fiorella fut promu sous-lieutenant le 23 juillet 1770, lieutenant le 31 mars 1774, capitaine en second le 20 mars 1780, puis capitaine dans le 4e bataillon de chasseurs corses (formé par scission de son ancien régiment en deux) le 14 mai 1788.

Au moment de la formation des bataillons de volontaires, il est élu lieutenant-colonel du 4e bataillon de volontaires de l'Isère le 18 novembre 1791. Au cours des années qui suivirent, il servit à l'armée des Alpes, en particulier à l'affaire du col de la Madeleine.

En 1794 Fiorella est promu chef de brigade et rejoint l'armée d'Italie, où il servira les cinq années suivantes. En avril de la même année, il a pris part à l'expédition de Masséna sur Saorge et fut blessé à l'action du col Ardente (26 au 7 avril 1794). Il commande la 46e demi-brigade à partir du 27 février 1794.

Promu général de brigade par Masséna le 17 septembre 1794, il prit le commandement de la réserve de ce général, puis l'année suivante celui d'une brigade de la division Sérurier.

Le 3 nivôse an IV (24 décembre 1795), le Directoire confirma sa nomination au grade de général de brigade, signé par Masséna.

Première campagne d'Italie

Plan des combats du Mont Medolano, bataille de Castiglione.

Au début d'avril 1796 Fiorella rejoint l'état-major de Berthier puis combat à Mondovi (22 avril), avant de retourner au commandement d'une brigade de la division Sérurier. Deux mois plus tard, il servait sous Vaubois et a pris part à l'expédition de Livourne avant de revenir une fois de plus à la division Sérurier. Sérurier étant tombé malade avant la bataille de Castiglione (3 et 5 août), Fiorella prit le commandement de la division qu'il conduisit tout au long de la bataille. Sa précipitation faillit coûter la bataille aux Français : désireux d'affronter l'ennemi, il n'avait pas été en mesure d'attendre le bon moment et était arrivé trop tôt sur la position qui lui avait été assignée, bouleversant le plan élaboré. Le général Bonaparte, démontrant une capacité de raisonnement et d'improvisation rare, arracha néanmoins la victoire. Moins d'une semaine plus tard, Fiorella tomba aussi malade, et fut remplacé par Sahuguet.

Un mois plus tard, le général Fiorella reprenait du service à la division Vaubois et s'illustra dans des actions autour de Mantoue, qu'il bloquait avec le général Dallemagne. Un corps de 4 500 hommes étant sorti de cette ville pour attaquer les batteries françaises, il fondit sur eux et les poursuivit jusqu'aux palissades de Mantoue, après leur avoir tué plus de 600 hommes et les avoir mis dans une déroute complète

Alors que l'armée française affrontait les Autrichiens à la bataille de Rivoli (1797), la division Vaubois affrontait les forces de Davidovitch : malgré la victoire française, les généraux Fiorella et Vallet furent capturés au cours de combats féroces. Libéré en mars 1797, à la suite d'un échange de prisonniers, Fiorella servit à la division Bernadotte. Durant l'été de cette année, il commandait la division Sérurier, parti à Paris, avant de retourner à la division Bernadotte au retour de Sérurier.

Deuxième campagne d'Italie

Le 24 brumaire an VI (14 novembre 1797), Fiorella fut nommé général de division au service de la République cisalpine, et commanda toutes les troupes françaises et italiennes en Lombardie.

Au moment de la formation de la Seconde Coalition, ses supérieurs le nommèrent commandant de la forteresse de Turin (3 mai 1799). Les défenses étaient en mauvais état, et la garnison était insuffisante en nombre et en qualité. Il n'est pas possible de défendre efficacement la ville, le général Fiorella prit alors des mesures pour renforcer la citadelle. Le 26 mai il fut attaqué par Suvorov, qui le somma de se rendre : Fiorella refusa et répondit au feu des assiégeants. Le 4 juin 1799, l'ennemi établit ses retranchements et commença un bombardement meurtrier et destructeur. Le peuple alors se souleva, et les bourgeois armés ouvrirent leurs portes aux alliés. La garnison surprise eut à peine le temps de se retirer dans la citadelle, et Fiorella faillit tomber entre les mains des insurgés. Chargé du siège de la citadelle, le général Kray l'attaqua avec vigueur. Le 17 juin, après 9 heures d'un feu terrible, Fiorella demanda à capituler : on tint des conférences, mais sans succès ; le feu recommença avec plus de vivacité. Lorsque toute la défense sembla impossible, un conseil de guerre de la forteresse décida de sa reddition alors que l'assiégeant préparait son assaut final (20 juin). Cette reddition parut prématurée; Fiorella fut obligé de se justifier. Il l'attribua aux canonniers qui, presque tous Piémontais, désertèrent ou refusèrent le service. La garnison faite prisonnière, le général et son personnel furent emmenés en Autriche en tant que prisonniers.

En mars 1801, Fiorella rejoignit l'armée française comme général de brigade, et remplit des postes administratifs jusqu'en septembre 1802, époque à laquelle il prend le commandement des forces de l'Intérieur et de l'infanterie de la République italienne (1802-1805).

Général italien

Le 7 février 1802, il fut promu au grade de lieutenant-général de la République italienne, et, à la fin de l'année, fait commandeur de la Légion d'honneur. Après que la guerre eut éclaté en 1805, le général Fiorella prit le commandement de la 2e division du corps sous les ordres d'Eugène de Beauharnais, lequel bloquait Venise.

Pendant toute la période du Premier Empire, il exerça des commandements en Lombardie et en Vénétie, sauf pour une courte campagne dans le Tyrol en 1809, au moment de l'insurrection de l'aubergiste Andreas Hofer. Continuant sa carrière au service du royaume d'Italie (1805-1814), Fiorella fut récompensé en étant nommé commandeur de l'ordre de la Couronne de fer.

Séparé de sa première épouse Amélie Catherine Josèphe Gorlier2 ( † 28 mai 1847 - Boulogne-sur-Mer, en son domicile, rue Damboise), il épousa, le 13 mars 1805 à Bergame Marie Félicité Aloyse Gaetti (née le 23 juillet 1788 - Milan), dont il aura deux filles.

Le 10 octobre 1809, il devint comte-sénateur du royaume d'Italie.

Il quitta la vallée du Pô en 1814.

Restauration française

Pendant les Cent-Jours (1815), il commanda pendant quelques semaines les arrondissements d'Ajaccio et de Sartène en Corse (4 mai au 3 août 1815).

Sous la Restauration, il eut de sérieuses difficultés pour faire valider sa nomination au grade de lieutenant-général, qui avait été obtenue dans le royaume d'Italie. Il réussit néanmoins à être admis à la retraite avec rang de lieutenant-général le 16 février 1817.

Le gouverneur de la Corse, le marquis de Rivière, émettait des doutes quant aux sentiments du Corse. Dans son rapport au sujet de la retraite de Fiorella, il n'a pas peur de dire que « le général a le droit au maximum en fonction de son âge et l'ancienneté de son service, mais il a mal agi, et se sera toujours mal comporté envers le roi, selon les rapports que j'ai eus. Il ne mérite que le "minimum" ».

Titres

  • Comte Fiorella et du Royaume d'Italie (lettres patentes du 10 octobre 1809).

Décorations

  • Commandant de la Légion d'honneur (1804) ;
  • Commandeur de l'ordre de la Couronne de fer.

Hommage, honneurs, mentions,...

21e colonne de l’arc de triomphe de l’Étoile.
  • Le nom de FIORELLA est gravé au côté Sud (21e colonne) de l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.
  • Une rue d'Ajaccio porte son nom.

Armoiries

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Comtes sénateurs du Royaume d'Italie.svg
Blason à dessiner.svg
Armes de comte du Royaume,

Écartelé: au 1, des comtes sénateurs du Royaume ; au 2, d'azur à un château donjonné de deux pièces, ouvert et ajouré du champ ; au 3, de gueules à un canon d'or sur son affût de sable ; au 4, de sinople, à deux barres d'argent.3

Annexes

Bibliographie

  • Biographie moderne : ou Dictionnaire historique de tous les hommes morts et vivans qui ont marqué à la fin du 18e siècle et au commencement de celui-ci, et surtout dans le cours de la Révolution française, par leurs vertus, leurs talens..., vol. 2, P. J. Besson, 1806 (lire en ligne [archive]) ;
  • Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Étienne de Jouy et Jacques Marquet de Norvins, baron de Montbreton, Biographie nouvelle des contemporains : ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers; précédée d'un tableau par ordre chronologique des époques célèbres et des événemens remarquables, tant en France qu'à l'étranger, depuis 1787 jusqu'à ce jour, et d'une table alphabétique des assemblées législatives, à partir de l'assemblée constituante jusqu'aux dernières chambres des pairs et des députés, vol. 7, Librairie historique, 1822 (lire en ligne [archive]) ;
  • Jean-Ange Galletti, Histoire illustrée de la Corse : contenant environ 300 dessins représentant divers sujets de géographie et d'histoire naturelle, les costumes anciens et modernes, les usages, les susperstitions, les vues des paysages..., Impr. Pillet, 1863 (lire en ligne [archive]) ;
  • Félix Bouvier, Bonaparte en Italie, : 1796, Léopold Cerf, 1902, 2e éd., 745 p. (lire en ligne [archive]) ;
  • Georges Six et préface par le commandant André Lasseray, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), vol. 1, Paris, Gaston Saffroy, 1934, 613 p. (ISBN 2-901541-06-2, lire en ligne [archive]) ;
  • Jules Balteau, Michel Prévost et Roman d'Amat, Dictionnaire de biographie française, vol. 1, Letouzey et Ané, 1994 ;
  • (en) Martin Boycott-Brown, The Road to Rivoli : Napoleon's First Campaign, Cassell Military Trade Bks, 2002, 640 p. (ISBN 978-0-304-36209-7, lire en ligne [archive]) ;

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des généraux italiens (1800-1815) ;
  • Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire ;
  • Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile ;
  • Noblesse du Royaume d'Italie (1805-1814) ;
  • Armorial de l'Italie napoléonienne ;

Liens externes

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d'Alton Alexandre

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Alexandre d'Alton

Alexandre d'Alton
Alexandre d'Alton-Shee

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Naissance 20 avril 1776
Brive-la-Gaillarde
Décès 20 mars 1859 (à 82 ans)
Versailles
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Lieutenant général
Années de service 1791 – 1841
Commandement 59e régiment d'infanterie de ligne
Erfurt
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Famille Père de Alfred d'Alton

Alexandre d'Alton, né à Brive le 20 avril 1776, mort à Versailles le 20 mars 1859, est un général français de la Révolution et de l’Empire. Il est également baron de l'Empire, fait comte sous la Restauration. Il a également servi sous la Monarchie de Juillet.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Guerres révolutionnaires
    • 1.2 Guerres napoléoniennes
    • 1.3 Restauration française
    • 1.4 Monarchie de Juillet
  • 2 États de service
  • 3 Honneurs
  • 4 Armoiries
  • 5 Notes et références
  • 6 Sources
  • 7 Liens externes

Biographie

Guerres révolutionnaires

Fils d'un important manufacturier irlandais installé à Brive, il se joint aux volontaires de Corrèze.

Il entre au service en qualité de sous-lieutenant le 15 septembre 1791, dans le 88e régiment d'infanterie (ci-devant Berwick au service de France, est nommé lieutenant le 10 novembre de la même année, fait la guerre sur le Bas-Rhin depuis le commencement des hostilités jusqu'au mois de ventôse an III, et se trouve au siège du fort du Rhin.

Aide de camp du général Hédouville, commandant l'armée des côtes de Cherbourg le 17 germinal (6 avril 1795), capitaine à l'élection le 7 prairial (26 mai 1795), dans la 159e demi-brigade, il quitte le général Hédouville au mois de vendémiaire an V pour suivre le général Lazare Hoche dans l'expédition d'Irlande, puis il va avec ce dernier général en Allemagne, lorsqu'il obtient le commandement de l'armée de Sambre-et-Meuse. Après la mort de Hoche, le 3e jour complémentaire an V (19 septembre 1797), le capitaine d'Alton retourne auprès du général Hédouville.

Nommé chef de bataillon le 29 vendémiaire an VI (20 octobre 1797), il passe cette même année avec lui à Saint-Domingue, d'où il revient au commencement de l'an VII pour faire la campagne d'Italie en qualité d'aide de camp du général Carra-Saint-Cyr.

En l'an VIII, il suit à l'armée de réserve le général Louis-Alexandre Berthier, qui le place comme chef d'escadron, à la suite du 10e régiment de dragons. Le général Murat qui l'a placé sous ses ordres au passage du Pô et à la prise de Plaisance le 16 prairial (5 juin 1800), fait le plus grand éloge de sa conduite, qui n'est pas moins brillante à Marengo le 25 du même mois (14 juin 1800).

Il fait la campagne de l'an IX dans l'armée des Grisons, est promu le 3e jour complémentaire (20 septembre 1801) chef d'escadron titulaire au 10e régiment de dragons, et part pour rejoindre le détachement de son nouveau corps, qui était alors à Saint-Domingue. À son arrivée, le général Leclerc l'attache à sa personne le 18 brumaire an X (9 novembre 1801), et le nomme chef de brigade le 15 vendémiaire an XI (7 octobre 1802), à la suite d'une affaire contre les nègres révoltés où il a eu trois chevaux tués sous lui.

Guerres napoléoniennes

À son retour en France, il passe adjudant-commandant le 10 prairial suivant (30 mai 1803), pour être employé auprès du ministre de la Guerre. Membre et officier de la Légion d'honneur les 15 pluviôse (5 février 1804) et 25 prairial an XII (14 juin 1804), il fait partie de l'armée des côtes de l'Océan jusqu'à la fin de l'an XIII. Il sert en l'an XIV au grand quartier-général, combat à Austerlitz, et obtient le 30 frimaire (21 décembre 1805) le commandement du 59e régiment d'infanterie de ligne.

Attaché au 6e corps de la Grande Armée pendant les années 1806 et 1807, il se trouve à Iéna, à Eylau et à Friedland, et tient garnison à Dantzig en 1808.

Napoléon Ier lui confère le titre de baron de l'Empire le 15 mars 1809, et, il est promu général de brigade le 21 mars 1809. Il rejoint aussitôt l'armée d'Allemagne et prend part à toutes les grandes opérations de cette campagne. Frappé en 1812 lors de la campagne de Russie, d'un coup de biscaïen à la bataille de Smolensk le 17 mai 1812, il obtient le 23 septembre l'autorisation de se retirer sur les derrières de l'armée pour guérir sa blessure.

Napoléon Ier qui, dans le cours de cette campagne, a fait plusieurs fois l'éloge de sa bravoure, lui confie le 10 juillet 1813, le commandement supérieur de la place et de la citadelle d'Erfurt, où il reste bloqué du 25 octobre 1813 jusqu'au mois d'avril 1814. Il l'abandonne et réussit à rallier la France à travers l'Allemagne soulevée. Il en sort avec les honneurs de la guerre et ramene sa garnison en France.

Restauration française

Chevalier de Saint-Louis le 8 juillet 1814, commandeur de la Légion d'honneur le 23 août, comte, adjoint à l'inspection générale de l'infanterie dans la 1re division militaire le 30 décembre, il est envoyé à Metz en mars 1815, pour commander la 2e division du 1er corps sous les ordres du duc de Berry.

Il est nommé lieutenant général le 13 avril (Cent-Jours) avec ordre d'aller prendre le commandement de la 25e division d'infanterie au 9e corps d'observation (armée du Var). L'ordonnance du 1er août suivant annule sa nomination et le met en non-activité comme maréchal de camp.

En 1816 et 1817, il est employé comme adjoint à l'inspection général de l'infanterie dans la 5e division militaire, et le 27 mai 1818 on le comprend dans l'organisation du corps royal d'état-major.

Lieutenant général le 25 avril 1821 et mis en disponibilité le comte d'Alton est chargé d'une inspection d'infanterie en 1824 et reste en disponibilité de 1829 à 1830. En 1831, on lui confie le commandement des troupes à Alger. Il rentre en France l'année suivante. Il a été fait Commandeur de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis le 26 octobre 1826.

Monarchie de Juillet

Grand officier de la Légion d'honneur le 29 avril 1833, membre du comité d'infanterie et de cavalerie en 1834, et, en 1835 commandant de la 2e division militaire, le général d'Alton a été placé dans le cadre de réserve de l'état-major général en 1841.

Son fils Alfred d'Alton (1815-1866) est lui aussi devenu général. Sa fille Aimée épousa Paul de Musset, et inspire le poème Les Nuits à son beau-frère, Alfred.

États de service

  • 1805 : Colonel
  • 21 mars 1809 : Général de brigade
  • 13 avril 1815 : Lieutenant général
  • 1er août 1815 : Maréchal de camp.

Honneurs

Son nom figure sur l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

Armoiries

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire OLH.svg
Blason famille fr Alexandre d Alton (baron).svg
Armes du comte d'Alton et de l'Empire

Coupé : au 1, parti de sinople au lys de jardin d'argent, tigé, feuillé et terrassé d'or et du quartier des Barons militaires de l'Empire ; au 2, d'azur au lion rampant d'argent tenant de la dextre une branche de laurier et entouré de cinq étoiles aussi d'argent en orle.1,2

Notes et références

Sources

  • « Alexandre d'Alton », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  • Dictionnaire de biographie française, Paris, 1932-2005 [détail des éditions]
  • Service historique de l'armée de terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Cote : 7 Yd 852.

Liens externes

Watrin François

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François Watrin

 

francois

François Watrin
Naissance 29 janvier 1772
Beauvais (France)
Décès 22 novembre 1802 (à 30 ans)
Port-au-Prince (Saint-Domingue)
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France (1792)
Drapeau de la France République française (1792-1802)
Grade Général de division
Années de service 1792 – 1802
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerre de Vendée
Révolution haïtienne
Faits d'armes 2e Bataille des Quatre Chemins de l'Oie
Bataille de Neuwied
2e Campagne d'Italie
Bataille de la Trebbia
Bataille de Novi
Bataille de Genola
Bataille de Montebello
Bataille de Marengo
Bataille de Pozzolo
Expédition de Saint-Domingue
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 6e colonne

François Watrin, né le 29 janvier 1772 à Beauvais dans l'Oise et mort le 22 novembre 1802 à Port-au-Prince, à Saint-Domingue, est un général français de la Révolution française.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Distinctions
  • 3 Sources
  • 4 Liens externes

Biographie

Il n'a pas vingt ans quand il part comme simple soldat dans les chevau-légers de West-Flandre, qui deviennent plus tard le 17e régiment de chasseurs à cheval en 1793. Lui-même devient sous-lieutenant le 3 mars 1793, lieutenant le 6 juin et capitaine le 7 août. Le 14 décembre de la même année, il passe adjudant-général chef de bataillon provisoire à l'armée du Nord et est confirmé dans son grade le 18 mars 1794. Adjudant-général chef de brigade le 13 juin 1795, il est affecté à l'armée des côtes de Cherbourg.

Watrin est promu général de brigade le 1er janvier 1796 et, à partir du 23 juillet, il est chef d'état-major à l'armée des côtes de l'Océan avant de rejoindre l'armée de Sambre-et-Meuse le 28 septembre 1796. En avril 1797 il commande l'infanterie de réserve de cette armée avec laquelle il se distingue au passage du Rhin et à Neuwied le 18 avril 1797. Le 27 mars 1798 il accompagne le général Hédouville à Saint-Domingue. De retour en France le 22 octobre 1798, il est affecté le 1er janvier 1799 à l'armée d'Italie.

Nommé général de division provisoire le 30 juin 1799 par le général Macdonald, il est confirmé dans son grade le 19 octobre de la même année. Le 3 juillet 1799 Watrin commande la 4e division de l'aile droite de l'armée de Naples, et le 21 avril 1800 il prend le commandement de l'avant-garde de la réserve de l'armée. Il se distingue au passage du Saint-Bernard, à la citadelle d'Ivrée et à la bataille de Marengo le 14 juin 1800. Le 7 juillet il est à la tête de la 2e division d'infanterie de l'armée d'Italie puis, le 15 juillet 1801, commande une division d'infanterie dans le corps d'observation de Midi. Il dirige également les troupes françaises de renfort lors du siège de Porto Ferrajo en juillet 1801 mais obtient un congé pour raison de santé le 14 octobre suivant. Le 27 avril 1802, le général Watrin est désigné pour faire partie de l'expédition de Saint-Domingue. Il débarque sur l'île le 15 octobre 1802 et est nommé commandant de Port-au-Prince le 2 novembre : il y meurt de la fièvre jaune le 22, à l'âge de 30 ans.

Distinctions

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

Il fait partie des 660 personnalités à avoir leur nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 6e colonne (l’Arc indique WATRIN).

Sources

  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux de la Révolution et de l'Empire, Georges Saffroy éditeurs, Paris 1934.

Liens externes

  • Notices d'autorité
  •  :
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    • Bibliothèque nationale de France (données)
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    • WorldCat Id

Le Cour-Grandmaison Henri

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Henri Le Cour-Grandmaison

 

Henri Le Cour-Grandmaison

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Fonctions
Sénateur de la Loire-Atlantique
14 avril 1901 - 21 mars 1916
 
Maire de Campbon 
1900-1916
 
Conseiller général de la Loire-Atlantique
1887-1916
 
Biographie
Naissance
27 février 1849
Nantes (Loire-Inférieure)
Décès
21 mars 1916
Paris
Nationalité
Français
Activités
Homme politique, armateur
Famille
Famille Le Cour Grandmaison
Fratrie
Charles Le Cour-Grandmaison
Autres informations
Parti politique
Union des droites
Conflit
Guerre franco-allemande de 1870
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎

Henri-François Adolphe Le Cour-Grandmaison (né le 27 février 1849 à Nantes et mort le 21 mars 1916 à Paris), est un armateur et homme politique français.

Biographie

Fils d'un armateur de Nantes, neveu d'Adolphe Le Cour de Grandmaison et frère de Charles Le Cour-Grandmaison, il suit ses études à l'externat des Enfants-Nantais et succède ensuite à son père comme armateur. Il fonde les Chantiers nantais, un important établissement de construction de navires, dont il est nommé président du conseil d'administration, et les Chargeurs de l'ouest.

Il participe comme volontaire à la guerre de 1870, comme lieutenant dans les gardes mobiles, et prend part à la campagne de la Loire ainsi qu'à la défense de Paris.

En 1879, il devient membre du conseil général de la Loire-Inférieure, dont son père avait été vice-président.

Il est élu sénateur de la Loire-Inférieure en 1901, en remplacement de son frère décédé, et fur réélu en 1906. Royaliste et catholique déclaré, il fit partie du groupe de la droite, et fut secrétaire du Sénat de 1914 à 1916.

Il était membre du tribunal et de la chambre de commerce de Nantes et maire de Campbon.

Portrait de Mme Le Cour-Grandmaison

Il avait épousé Mathilde Halgan, fille du sénateur Emmanuel Halgan.

Sources

  • Yves Rochcongar, Capitaines d'industrie à Nantes au XIXe siècle, Nantes, éditions MeMo, 2003.
  • « Henri Le Cour-Grandmaison », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Lien externe

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07 mai 2021

Ginoux-Defermon Charles

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Charles Ginoux-Defermon

 

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Charles Ginoux-Defermon
Fonctions
Député de la Loire-Atlantique
24 mars 1901 - 31 mai 1928
 
Conseiller général de la Loire-Atlantique
1896-1931
 
Maire
Moisdon-la-Rivière
 
Camérier
 
Biographie
Naissance
24 février 1868
Argentan
Décès
2 janvier 1938 (à 69 ans)
Issé
Nationalité
Français
Activité
Homme politique
Enfant
Charley Ginoux-Defermon 
Parentèle
César-Auguste Ginoux-Defermon
Autres informations
Propriétaire de
Château de Gâtines

Charles Ginoux-Defermon1 est un homme politique français né le 24 février 1868 à Argentan (Orne) et décédé le 2 janvier 1938 à Issé (Loire-Atlantique).

Carrière

Maire de Moisdon-la-Rivière, conseiller général, il est député de la Loire-Atlantique de 1901 à 1928, succédant lors d'une élection partielle à son oncle, Fernand du Breil de Pontbriand, élu sénateur. Il siège à droite, mais répugne à s'affilier à un groupe parlementaire. Battu en 1928 par Ernest Bréant (Républicain de gauche), il quitte la vie politique.

Sources

  • « Charles Ginoux-Defermon », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références

  1. ou Ginoux de Fermon

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06 mai 2021

Brun Jean Antoine

 

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Jean Antoine Brun

Jean Antoine Brun

jean antoine brun


Naissance 15 avril 1761
Quaix-en-Chartreuse (Isère)
Décès 4 septembre 1826 (à 65 ans)
Grenoble (Isère)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1781 – 1815
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Baron de l'Empire
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 20e colonne.

Jean Antoine Brun, né le 15 avril 1761 à Quaix-en-Chartreuse (Isère), mort le 4 septembre 1826 à Grenoble (Isère), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 État de service
  • 3 Campagnes
  • 4 Faits d'armes
  • 5 Blessures
  • 6 Décorations
  • 7 Titres
  • 8 Hommage, Honneurs, Mentions,...
  • 9 Armoiries
  • 10 Bibliographie
  • 11 Voir aussi
    • 11.1 Articles connexes
    • 11.2 Liens externes
  • 12 Notes et références

Biographie

Il entre au service comme canonnier, dans le régiment d'artillerie de La Fère le 13 avril 1781, et y sert jusqu'au 12 août 1784.

Lorsque la France appelle tous ses enfants à la défense de ses frontières, il entre comme capitaine le 24 novembre 1791, dans le 3e bataillon de volontaires de l'Isère. Il sert à l'armée des Alpes en 1792 et 1793, et au siège de Toulon, où il reçoit un coup de feu au genou gauche dans la journée du 2 décembre 1793. Il pénètre l'un des premiers dans la redoute anglaise dont la prise détermine celle de la place.

Quelques jours après la reddition de cette ville, étant de garde sur le port, le capitaine d'un brick espagnol, qui ignore que Toulon est au pouvoir des Français, vient aborder pendant la nuit avec une chaloupe. Brun s'approche de lui, le confirme dans son erreur, et contribue par sa présence d'esprit à l'arrestation du capitaine ennemi et à la prise de son bâtiment. Il est nommé chef de bataillon dans le 9e de l'Isère le 19 germinal suivant.

Envoyé à l'armée d'Italie, il y fait avec distinction les campagnes des ans III et IV. À l'affaire de Neumarck en Styrie, dans le mois de germinal an V, avec 2 compagnies de carabiniers de la 12e demi-brigade d'infanterie légère, dont il fait alors partie, il résiste à une colonne d'environ 1 500 Autrichiens ou Tyroliens qui cherchent à passer un pont pour se porter sur les derrières de la division du général Joubert, les oblige à se retirer dans la direction des montagnes, et leur prend 2 pièces de canon.

Il fait partie de l'expédition d'Égypte de l'an VI à l'an IX. Au siège du Caire, il débusque avec quelques grenadiers plusieurs janissaires d'une maison à laquelle on est obligé de faire brèche d'un appartement à l'autre. Ce poste, dont la prise est d'autant plus importante qu'on ne peut pratiquer la mine qu'après s'en être emparé, est défendu avec la plus grande opiniâtreté. Un moment d'hésitation s'étant manifesté parmi les assaillants, Brun se précipite l'un des premiers dans la brèche et entraîne la petite troupe qu'il dirige. Nommé chef de brigade à la suite de la 12e légère le 26 pluviôse an VIII, le général Kléber le désigne, le 14 prairial suivant, pour prendre le commandement provisoire de la 69e demi-brigade de ligne. Le gouvernement confirme cette nomination le 15 germinal an X.

Rentré en France au commencement de l'an X, il fait partie de l'armée d'Angleterre sons les ordres du général Ney. Le colonel Brun reçoit le 11 décembre 1803, le brevet de membre de la Légion d'honneur, et celui d'officier le 14 juin 1804. Il est nommé le 25 décembre 1805, commandant de la Légion d'honneur. Il fait à la tête de son régiment, les guerres des ans XII et XIII sur les côtes de l'Océan, et celles de l'an XIV, de 1806 et 1807 à la Grande Armée, se distingue au combat de Dzialdow (Pologne), et est promu général de brigade le 10 février 1807. À la fin de cette campagne, envoyé au corps d'observation des côtes de l'Océan, il y sert jusqu'au 9 janvier 1808, époque à laquelle il est désigné pour faire partie de l'armée d'Espagne.

Mis en disponibilité le 11 mars 1809, le gouvernement l'envoie le 24 mai suivant, à la armée d'Allemagne pour faire partie du IIe corps.

Le 28 août de la même année, il est appelé dans la 8e division militaire et nommé le 6 septembre 1810, au commandement du département du Var. Il quitte cette division le 8 avril 1811, pour faire partie de la 23e. L'Empereur le charge de surveiller l'organisation du régiment de la Méditerranée, dont la formation vient d'être décrétée. Passé à la 17e division militaire le 14 décembre, il est compris le 18 février 1812, dans les cadres de l'état-major du 1er corps d'observation de l'Elbe, devenu 2e de la Grande Armée (4e division). Napoléon vient de lui conférer le titre de baron de l'Empire.

Nommé commandant à Grodno au 11 août 1812, il évacue la ville le 20 décembre avec les restes de la Grande Armée en retraite de la campagne de Russie.

Prisonnier à Leipzig le 19 octobre 1813, il rentre en France le 18 mars 1814, à la paix et est mis en non-activité. Réemployé pendant les Cent-Jours, l'Empereur lui confie le 28 juin 1815, le commandement du département du Jura, qu'il conserve jusqu'au second retour des Bourbons. Mis à la retraite le 9 septembre 1815, il meurt le 4 septembre 1826 et est enterré dans son village natal à Quaix (Isère).

Son nom est gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

État de service

  • Canonnier dans le régiment d'artillerie de La Fère (13 avril 1781 - 12 août 1784) ;
  • Capitaine dans le 3e bataillon de volontaires de l'Isère (24 novembre 1791) ;
  • Chef de bataillon dans le 9e de l'Isère8 avril 1794) ;
  • Chef de brigade à la suite de la 12e légère (à titre provisoire le 15 février 1800, confirmé le 5 avril 1802 ;
  • Affecté au VIe corps de la Grande Armée (23 août 1805 - 1er avril 1807) ;
  • Général de brigade (10 février 1807) ;
  • Commandant de la 3e brigade de la 1re division du VIe corps de la Grande Armée (1er avril 1807 - 9 janvier 1808) ; ;
  • Affecté à la 1re division du 3e corps de l'armée d'Espagne (9 janvier 1808 - 8 novembre 1808) ;
  • Commandant de la 1re brigade de la 1re division du 3e corps de l'armée d'Espagne (8 novembre 1808 - 15 janvier 1809) ;
  • Mis en disponibilité (11 mars 1809 - 6 avril 1809) ;
  • Affecté à la Grande Armée (6 avril 1809 - 24 mai 1809) ;
  • Commandant de la 3e brigade de la 3e division du 2e corps de l'armée d'Allemagne (24 mai 1809 - 28 août 1809) ;
  • Affecté à la 8e division militaire (28 août 1809 - 6 septembre 1810) ;
  • Commandant du département du Var (6 septembre 1810 - 8 avril 1811) ;
  • Affecté à la 23e division militaire (8 avril 1811 - 14 décembre 1811) ;
  • Affecté à la 17e division militaire (14 décembre 1811 - 18 février 1812) ;
  • Commandant d'une brigade de la 5e division du 1er corps d'observation de l'Elbe (18 février 1812) - 1er avril 1812) ;
  • Commandant d'une brigade du Ier corps de la Grande Armée (1er avril 1812 - 1812) ;
  • Commandant à Pillau (1812 - 8 juillet 1812) ;
  • Commandant à Grodno (11 août 1812 - 20 décembre 1812) ;
  • Commandant de la 1re brigade de la 4e division du IIe corps de la Grande Armée (20 mars 1813 - 19 octobre 1813) ;
  • En captivité (19 octobre 1813 - 18 mars 1814) ;
  • Mis en non-activité (1er juin 1814) ;
  • Commandant du département du Jura (26 juin 1815 - 9 septembre 1815) ;
  • Admis en retraite (9 septembre 1815).

Campagnes

  • Armée des Alpes (1792-1793) :
    • Siège de Toulon (1793) ;
  • Armée d'Italie (an III - an IV) :
    • Affaire de Neumarck (Styrie) ;
  • Expédition d'Égypte (an VI - an IX) :
    • Siège du Caire ;
  • Armée d'Angleterre (an X) ;
  • Armée des côtes de l'Océan (an XII - an XIII) ;
  • Campagne d'Autriche (1805) ;
  • Campagne de Prusse (1806) ;
  • Campagne de Pologne (1807) ;
  • Campagne d'Espagne (1808) ;
  • Campagne de Saxe (1813) :
    • Bataille de Leipzig.

Faits d'armes

  • Siège de Toulon (1793) :
    • Il pénètre l'un des premiers dans la redoute anglaise dont la prise détermine celle de la place ;
    • Il contribue par sa présence d'esprit à l'arrestation d'un capitaine de brick espagnol, et à la prise de son bâtiment.
  • Affaire de Neumarck (germinal an V) : avec 2 compagnies de carabiniers, il résiste à une colonne d'environ 1 500 Autrichiens ou Tyroliens qui cherchent à passer un pont pour se porter sur les derrières de la division Joubert, les oblige à se retirer dans la direction des montagnes, et leur prend 2 pièces de canon.

Blessures

  • Au siège de Toulon (1793), il reçoit un coup de feu au genou gauche dans la journée du 12 frimaire an II.

Décorations

  • Légion d'honneur :
    • Légionnaire (19 frimaire an XII : 11 décembre 1803), puis,
    • Officier (25 prairial an XII : 14 juin 1804), puis,
    • Commandant de la Légion d'honneur (4 nivôse an XIV : 25 décembre 1805) ;
  • Ordre royal et militaire de Saint-Louis :
    • Chevalier de Saint-Louis (29 juillet 1814).

Titres

  • Baron de l'Empire (4 juin 1810).

Hommage, Honneurs, Mentions,...

  • Le nom de BRUN est gravé au côté Est, 20e colonne de l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

Armoiries

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr Jean Antoine Brun (baron).svg
Armes du baron Brun et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 4 juin 1810 (Saint-Cloud))

D'azur, au palmier d'or terrassé du même sur le fût duquel broche un lion passant d'argent armé d'une épée du même ; au comble d'argent chargé d'un croissant de gueules entre deux étoiles d'azur ; franc quartier des barons tirés de l'armée brochant sur le tout.1,2

Livrées : jaune, blanc, bleu, rouge2.

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire ;
  • Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile.

Liens externes

  • Service Historique de l'Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 8 Yd 1 108.
  • Photographie de sa sépulture sur napoleon-monuments.eu, ASSOCIATION POUR LA CONSERVATION DES MONUMENTS NAPOLÉONIENS [archive].

Notes et références

  • La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr [archive]
  1. PLEADE [archive] (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

de Thiard de Bissy Claude

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Claude de Thiard de Bissy

123493447


Claude de Thiard de Bissy
Fonction
Fauteuil 12 de l'Académie française
Biographie
Naissance
13 octobre 1721
Paris
Décès
26 septembre 1810
Château de Pierre-de-Bresse
Nationalité
Français
Activité
Militaire
Famille
Famille de Thiard
Fratrie
Henri de Thiard de Bissy
Autres informations
Membre de
Académie française (1750)
Grade militaire
Lieutenant-général
Distinctions
Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Claude VIII de Thiard, comte de Bissy, né le 13 octobre 1721 à Paris et mort le 26 septembre 1810 au château de Pierre-de-Bresse, est un militaire français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Publications
  • 3 Bibliographie
  • 4 Liens externes

Biographie

Fils de Claude VII de Thiard, comte de Bissy (mort le 2 juillet 1723), et de Sylvie Angélique Andrault de Langeron, et descendant de Claude de Thiard, il suit la carrière des armes.

Élu membre de l’Académie française en 1750, il sera académicien pendant soixante ans. Il est l'auteur d'une Histoire d'Ema ou de l'âme (1752).

Il est promu au grade de lieutenant-général des armées du roi en 1762, le même jour que son frère cadet Henri de Thiard de Bissy. Il participe à la conquête de la Franche-Comté et devient gouverneur du Languedoc et d'Auxonne.

Il est le père d'Auxonne-Théodose de Thiard de Bissy.

Publications

  • Lettre sur l’esprit de patriotisme (1750)
  • Histoire d'Ema ou de l'âme (1752)

Bibliographie

  • Bernard Alis, Les Thiard, guerriers et beaux esprits. Claude et Henri-Charles de Thiard de Bissy, et leur famille, L’Harmattan, Paris, 1997.
  • Nouvelle biographie générale. Firmin Didot, 1866.

Liens externes

  • Notices d'autorité

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05 mai 2021

Verlet Raoul

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Raoul Verlet

 

Raoul Verlet

Raoul_Verlet

Biographie
Naissance
7 septembre 1857


Angoulême

Décès
1er décembre 1923

(à 66 ans)
Cannes

Nationalité
Français
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Activité
Sculpteur
Enfant
Paul Verlet
Autres informations
Maître
Louis-Ernest Barrias
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ (1893)
Officier de la Légion d'honneur (1901)
Œuvres principales
Villebois-Mareuil , Jules Massenet

Raoul Verlet est un sculpteur français né à Angoulême (Charente) le 7 septembre 1857, et mort à Cannes (Alpes-Maritimes) le 1er décembre 1923.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Récompenses
  • 4 Distinctions
  • 5 Élèves
  • 6 Galerie
  • 7 Notes et références
  • 8 Annexes
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Liens externes

Biographie

Raoul Verlet est le fils du concierge du cimetière d'Angoulême. Il étudie d'abord la sculpture à Bordeaux de 1884 à 1886, puis est admis à l'École des beaux-arts de Paris où il suit pendant quatre ans l'enseignement dispensé par Jules Cavelier et Louis-Ernest Barrias. L'attribution d'une médaille lui vaut une bourse de sa ville natale.

Ses premières œuvres sont appréciées du public. Il obtient une mention honorable aux Salon des artistes français de 1885 pour son Buste du docteur Bouillaud, et en 1886 pour le tombeau de madame Weiller. Le choix par un jury composé de personnalités éminentes (Alexandre Falguière, Antonin Mercié, Pierre Puvis de Chavannes, Jean-Léon Gérome, Emmanuel Frémiet, Jules Dalou) de son projet de Monument aux enfants de Charente morts en 1870 lui apporte la consécration : l'œuvre représente « La Patrie vaincue mais non abattue ». Par la suite, il sera de nouveau choisi à l'issue d'un concours pour le Monument aux morts de 1870 à Châteauroux (inauguré le 3 octobre 1897).

Sa réputation grandissant, il répond à de nombreuses commandes de statues et monuments à Paris, Rouen, Marseille, Cognac, Louviers. Deux de ses œuvres les plus connues sont le Monument à Carnot à Angoulême et le Monument à Maupassant pour le parc Monceau à Paris. Dans le même temps, il exécute un grand nombre de bustes de particuliers.

Il vit alors à Louviers (vers 1895-1910) dont sa femme est originaire et est président de la Société des amis des arts de l'Eure1, mais il a aussi une adresse parisienne au no 7 rue Galvani. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1893 et est promu officier en 19002.

Raoul Verlet devait continuer à s’illustrer dans tous les domaines de la sculpture : monuments aux morts, décor d’hôtels particuliers, bustes, statuettes… À partir de 1905, il enseigne à l’École nationale supérieure des beaux-arts et il est reçu membre de l’Institut en 1910.

Son fils, le poète Paul Verlet (1890-1922), blessé gravement lors de la Première Guerre mondiale, sera un des chantres des poilus.

Œuvres

  • La mort de Diagoras de Rhodes, haut-relief (1883), musée d'Angoulême.
  • Statue en bronze du docteur Bouillaud (1885), Angoulême, fondue pendant la seconde guerre mondiale.
  • Tombeau de Madame Lazare Weiller (1885), cimetière de Bardines, Angoulême.
  • Buste de Jean Ludovic Guillebot de Nerville (1886), musée d'Angoulême.
  • La Douleur d'Orphée (1887), autrefois place Malesherbes (place du Général-Catroux) à Paris, fondu pendant la seconde guerre mondiale.
  • Monument "aux enfants de Charente" morts en 1870-1871 (1887), Angoulême.
  • Statue de Sainte Catherine du monument à Jeanne d'Arc (1892), Bonsecours (Seine-Maritime).
  • Monument du colonel Delpeux, "la "Piété filiale" (1893), Angoulême.
  • Mausolée de Mgr Sebaux (1895), cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême.
  • Vierge à l'enfant (Mater Salvatoris), église Notre-Dame de Louviers.
  • Monument à la mémoire des soldats de l'Indre morts pour la patrie en 1870-1871 (1897), Châteauroux, place Gambetta3.
  • Monument à Sadi Carnot (1897), Angoulême, rempart Desaix.
  • Fontaine Amédée-Larrieu (1901) à Bordeaux, grand prix et médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 19004.
  • Sépulture de la famille Duteil, 1901, Graville.
  • Monument aux morts de Neuilly-sur-Seine, 1905.
  • Monument aux morts de Rouen, sur la commune du Petit-Quevilly.
  • Monument aux morts de Louviers, 1907.
  • Monument aux morts de Saint-Pierre-du-Vauvray.
  • Monument aux morts de Cherves-Richemont, 1921.
  • Sénateur E. Forichon, sénateur de l'Indre, premier président de la cour d'appel de Paris, bronze au musée d'Orsay5.
  • Monument à Gambetta, 1921, au Neubourg6, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy7.
  • Monument à Guy de Maupassant (1900), Paris, parc Monceau.
  • Monument à Guy de Maupassant (1900), Rouen, square Verdrel, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy8,9.
  • Monument au colonel de Villebois-Mareuil, 1902, Nantes, place de la Bourse10.
  • Monument au prince Henri d'Orléans, château de Chantilly11.
  • Monument à Jules Massenet, 1926, achevé par le sculpteur Paul Gasq (1860-1944),
  • Sculpture du tombeau de la famille Ducaruge, cimetière du Père Lachaise, 19e Division, Paris,
  • Sculptures du tombeau d'Henri Gervex, cimetière du Père Lachaise, 55e Division, Paris.

Récompenses

  • Second grand prix de Rome en 1883 pour son bas-relief La Mort de Diagoras,
  • Prix du Salon de 1887 pour la Douleur d'Orphée,
  • Médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 et la médaille d'honneur au Salon de 1900.

Distinctions

  • Chevalier de la Légion d'honneur en 1893.
  • Officier de la Légion d'honneur en 190112.

Élèves

  • Louis Desvignes13.

Galerie

Notes et références

  1. La Sculpture du XIXe siècle dans l'Eure (1820-1914), musée de Bernay, 1987.
  2. « Base Léonore dossier LH/2691/10 » [archive] (consulté le 21 mai 2017).
  3. Lucien Lacour, Souvenir et commémoration : les monuments aux morts (XIXe-XXe s.), chapitre 18 de Michel Maupoix et coll. Sculptures de l’Indre, Belles comme un rêve de pierre, Rencontres avec le patrimoine religieux, 2011.
  4. Notice sur Raoul Verlet sir le site Base architecture et urbanisme du grand Angoulème [archive].
  5. Notice du musée d'Orsay [archive]
  6. « Inauguration d'une statue de Gambetta au Neubourg », Le Journal de Rouen, 5 septembre 1921.
  7. Notice sur e-monumen.net [archive]
  8. Guy Pessiot, Histoire de Rouen 1900-1939, PTC, 2004, p. 39.
  9. Notice sur e-monumen.net [archive]
  10. Notice sur e-monumen.net [archive]
  11. « Monument au prince Henri d'Orléans » [archive], notice no 50520006779, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Verlet, Charles Raoul » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  13. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 3, Gründ, 1976 p. 539.

Annexes

Bibliographie

  • Loïc Vadelorge, Les Statues de Rouen, XIXe-XXe siècles, Rouen, 1999 (ISBN 978-2-9509804-4-1 et 2-9509804-4-9).
  • Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, CTHS, coll. « Format no 71 », 2012, 559 p. (ISBN 978-2-7355-0780-1, OCLC 828238758, notice BnF no FRBNF43504839), p. 474-483.

Liens externes

  • Notices d'autorité

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04 mai 2021

Allar Marguerite

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Marguerite Allar

 

123493447

Marguerite Allar
Naissance
1er août 1899
Marseille
Décès
22 janvier 1974 (à 74 ans)
Marseille
Nationalité
Française Drapeau de la France France
Activité
Artiste peintre
Formation
École des beaux-arts de Marseille
Maître
Patricot
Enfant
Régine Allar (d)

Marguerite Allar, née le 1er août 1899 à Marseille et décédée le 22 janvier 1974 à Marseille, est une peintre et dessinatrice française.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Bibliographie
  • 4 Annexes
    • 4.1 Notes et références

Biographie

Marguerite Allar est la fille de Fernand Allar, architecte-entrepreneur et la petite fille de Gaudensi Allar architecte, frère du sculpteur André-Joseph Allar. Sa mère Angeline Allar née Galli (1874-1963) est elle-même peintre. Marguerite épouse le 3 octobre 1928 Jehan Urtin dont elle a une fille Régine. Elle s'adonne à la peinture et devient l'élève de Jean Patricot. Elle peint des paysages provençaux et orientaux, ainsi que des portraits (Comtesse Pastré etc.). À partir de 1928, elle expose régulièrement au salon des artistes français à Paris et aux expositions régionales. Elle réalise également des vitraux (chapelle Saint-Lucien aux Goudes à Marseille).

En 1946, elle crée sa propre académie sur le Vieux Port au 13 quai de Rive Neuve où elle est la voisine du peintre François Diana. Elle y enseigne le dessin, la peinture, l'histoire de l'art et la décoration1. Cette académie va pendant des années connaître une grande notoriété et contribue à former de nombreux jeunes artistes. Elle réussit en 1957 le concours d'histoire de l'art à l'École des beaux-arts de Marseille.

Œuvres

  • La Maison Diamantée, dessin, musée des Beaux-Arts de Marseille2
  • La Maison Diamantée, Pierre noire et gouache sur papier, Musée Cantini à Marseille3

Bibliographie

  • Renée Dray-Bensousan, Hélène Echinard, Régine Goutalier, Catherine Maran-Fouquet, Éliane Richard et Huguette Vidalou-Latreille, Marseillaises, vingt-six siècles d’histoire, Edisud, Aix-en-Provence, 1999 (ISBN 2-7449-0079-6), p. 35.
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 12.

Annexes

Notes et références

  1. Les peintres en Provence et sur la Côte d'Azur pendant la Seconde Guerre mondiale par Mireille Pinsseau (p. 103)
  2. (fr) Notice no 000DE005614 [archive], base Joconde, ministère français de la Culture
  3. (fr) Notice no 09150100250 [archive], base Joconde, ministère français de la Culture

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03 mai 2021

Coëssin de la Fosse Charles-Alexandre

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Charles-Alexandre Coëssin de la Fosse

 

Charles Alexandre Coessin de la Fosse

Coessin_de_la_Fosse_Diane_1889

Diane de Coessin de la Fosse (1889).
Naissance
7 septembre 1829
Lisieux
Décès
9 juillet 1910
16e arrondissement de Paris
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre, graveur
Formation
École de Pont-Aven
Maître
François-Édouard Picot, Thomas Couture
Mouvement
Art académique
Distinctions
Médaille de 3e classe en 1873
Œuvres principales
  • L'Embuscade
  • La Mort de Dom Juan
  • La Joueuse de tambourin
signature de Charles Alexandre Coessin de la Fosse
signature

Charles Alexandre Coessin de la Fosse, né le 7 septembre 1829 à Lisieux et mort le 9 juillet 1910 dans le 16e arrondissement de Paris1, est un peintre et graveur français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Collections publiques
  • 3 Galerie
  • 4 Bibliographie
  • 5 Notes et références
  • 6 Liens externes

Biographie

Signature du peintre, Scène de pacification de la Vendée en 1795 - 9e hussard (détail), Tarbes, musée Massey.

Natif de Lisieux (Calvados), après avoir passé sa jeunesse à Crouttes (Orne) dans la demeure familiale dite « Le Prieuré Saint-Michel »2, Charles Alexandre Coessin de la Fosse devient l'élève de François-Édouard Picot, puis de Thomas Couture à l'École des beaux-arts de Paris. Il gagne Paris pour sa première exposition au Salon de 1857. À compter de cette date, il y présentera son travail durant toute sa vie. Il peint surtout des scènes de genre, des batailles, des tableaux religieux, puis brossera des scènes mythologiques Il sera remarqué pour ses performances dans la composition et la couleur.

Nombre de ses toiles représentent les Chouans, telles L'Embuscade, ou des scènes de culte catholique comme Procession autour d'une croix en pierre. Le fait que son œuvre soit fortement marquée par la réaction à la République et le cléricalisme tient certainement de ses origines nobles, mais aussi de l'influence de ses mécènes. Il signe habituellement ses œuvres du simple nom de « Coëssin ».

Charles Alexandre Coessin de la Fosse obtient une médaille de 3e classe au Salon de 1873 pour La Joueuse de tambourin. En 1882, il peint L'Embuscade, qui reste son œuvre la plus connue. Typique de son style, elle représente le combat des chouans contre les républicains. Il choisit de représenter un évènement local, visiblement mineur du conflit, qu'il dénomme en sous-titre « épisode de la chouannerie » et dont il ne montre ni le déroulement, ni la préparation, mais l'attente. Quelques insurgés ainsi que des paysans armés de leurs outils attendent leur heure dans le clair-obscur d'un petit chemin creux. La tension qui transparaît dans la toile ainsi que la force de la composition furent appréciées de la critique.

Au cours des années qui suivent, la peinture d'histoire tombe peu à peu en désuétude et Coessin de la Fosse n'expose plus au Salon. Plus aucune de ses toiles n'a été remarquée depuis 1890. Il meurt à Paris en 1910. Il demeurait au no 13 du boulevard Lannes, à Paris3.

Collections publiques

  • Bayeux, musée Baron Gérard : Le Vieillard et les trois jeunes hommes, huile sur bois4
  • Musée d'art et d'histoire de Cholet : L'Embuscade, épisode de la Chouannerie, 1883, huile sur toile
  • Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin : Départ des émigrés de la grève du Mont St-Michel, huile sur toile, 65 x 92 cm
  • Liège
  • Musée d'art et d'histoire de Lisieux :
    • Ariane abandonnée, huile sur toile5
    • Thésée et Ariane, vers 1866, huile sur toile6
  • Paris, musée du Louvre : Procession autour d'une croix de pierre, plume, encre noire7
  • Reims
  • Tarbes, musée Massey : Scène de pacification de la Vendée en 1795 - 9e hussard, 1882, huile sur toile
  • New York

Galerie

Bibliographie

  • Dictionnaire Bénézit
  • Bellier de la Chevagnerie, Dictionnaire des artistes
  • René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne
  • Les Artistes normands au salon de 1874
  • Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants exposés au Palais de Champs-Élysées, mai 1889

Notes et références

  1. Archives de Paris, état-civil numérisé du 16e arrondissement, acte de décès No1009 de l'année 1910. Le peintre d'histoire décède à son domicile 13 boulevard Lannes.
  2. Aujourd'hui transformé en gîte rural.
  3. Adresse indiquée dans le catalogue de la 27e Exposition de la Société des Amis des Arts de la Somme 1885, p. 23.
  4. « Le Vieillard et les trois jeunes hommes » [archive], notice no 06550000004, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « Ariane abandonnée » [archive], notice no 06650001219, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Thésée et Ariane » [archive], notice no 06650001220, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Procession autour d'une croix de pierre » [archive], notice no 50350132339, base Joconde, ministère français de la Culture

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02 mai 2021

Giacometti Alberto

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Alberto Giacometti

 

Alberto Giacometti

Alberto-Giacometti,-etching-(author-Jan-Hladík-2002)

Naissance
10 octobre 1901
Borgonovo (Suisse)
Décès
11 janvier 1966 (à 64 ans)
Coire (Suisse)
Nationalité
Drapeau de la Suisse Suisse
Activité
Peintre, sculpteur
Formation
Académie de la Grande Chaumière
Maître
Antoine Bourdelle
Représenté par
Galerie Kamel Mennour, Artists Rights Society (en)
Mouvement
Surréalisme
Père
Giovanni Giacometti
Fratrie
Diego Giacometti
Bruno Giacometti
Œuvres principales
  • L'Homme qui marche I (1960)

Alberto Giacometti est un sculpteur et un peintre suisse, né à Borgonovo, dans le val Bregaglia, le 10 octobre 1901, et mort à Coire, le 11 janvier 1966.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Giacometti et les surréalistes
    • 1.2 L'art de la maturité
  • 2 Peintures et dessins
  • 3 Principales œuvres
    • 3.1 Sculptures
    • 3.2 Peintures
    • 3.3 Dessins
    • 3.4 Écrits et livres d'artistes
  • 4 Postérité
    • 4.1 Principales expositions
    • 4.2 Cote de l'artiste
    • 4.3 Hommages
  • 5 Notes et références
  • 6 Voir aussi
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Articles connexes
    • 6.3 Liens externes

Biographie

Alberto Giacometti naît en 1901 en Suisse, dans le canton des Grisons. Il est l'aîné de quatre enfants. Son père, Giovanni Giacometti, lui-même peintre, le pousse à s'intéresser à l'art. Il peint ses premières œuvres dans le domicile familial, essentiellement des portraits des membres de sa famille ou de ses condisciples, reprenant le style postimpressionniste paternel. Au terme de ses écoles obligatoires, Alberto part étudier à l'École des beaux-arts de Genève avant d’arriver à Paris en janvier 1922.

Il fréquente l'atelier d’Antoine Bourdelle, à l’Académie de la Grande Chaumière, à Montparnasse. Il découvre le cubisme, l’art africain et la statuaire grecque et s'en inspire dans ses premières œuvres1. Ses sculptures sont en plâtre, ensuite parfois peintes ou coulées en bronze, technique qu'il pratiquera jusqu'à la fin de sa vie.

Il emménage en décembre 1926, au no 46, rue Hippolyte-Maindron (14e arrondissement), dans « la caverne-atelier » qu'il ne quittera plus2, malgré la petite taille et l'inconfort des lieux. Son frère Diego le rejoint de façon permanente en 1930. Bien que l'essentiel de sa production soit fait à Paris, Giacometti retourne régulièrement en Suisse où il travaille dans l'atelier de son père à Maloja, hameau de Stampa. En 1927, Giacometti expose ses premières œuvres au Salon des Tuileries (Femme cuillère, 1927).

Giacometti et les surréalistes

Après avoir créé des sculptures « plates » (Femme, 1929) et « ouvertes » (Homme et Femme, 1929), Giacometti se rapproche des surréalistes et expose, à partir de 1930, aux côtés de Joan Miró et Jean Arp, à la galerie Pierre avec laquelle il a passé un contrat en 1929. Il rencontre Tristan Tzara, René Crevel, Louis Aragon, André Breton, Salvador Dalí, André Masson. Il adhère officiellement au groupe surréaliste parisien en 1931. Il crée des gravures et des dessins pour illustrer des livres de René Crevel, Tristan Tzara et André Breton. Il participe à la rédaction des revues du groupe.

Avec La Boule suspendue, Giacometti réalise le premier « objet à fonctionnement symbolique » (1930) et une série de sculptures surréalistes qui enchantent Breton : L’Objet invisible (1934), Le Palais à 4 heures du matin à propos duquel il publie un texte capital. « Depuis des années, je n'ai réalisé que des sculptures qui se sont offertes tout achevées à mon esprit ; je me suis borné à les reproduire dans l'espace sans y rien changer, sans me demander ce qu'elles pouvaient signifier. […] Rien ne m’est jamais apparu sous la forme de tableau, je vois rarement sous la forme de dessin. Les tentatives auxquelles je me suis livré quelquefois, de réalisation consciente d'une table ou même d'une sculpture ont toujours échoué. […] L’objet une fois construit, j’ai tendance à y retrouver transformés et déplacés des images, des impressions, des faits qui m’ont profondément ému (souvent à mon insu), des formes que je sens m’être très proches, bien que je sois souvent incapable de les identifier, ce qui me les rend toujours plus troublantes… » (Minotaure, 1933).

L'inquiétude, l'onirisme, l'incertitude, la violence sont les caractéristiques des sculptures de cette époque : Cube, Femme qui marche, Femme couchée qui rêve, Femme égorgée, Cage, Fleur en danger, Objet désagréable à jeter, Table, Tête crâne. La plupart de ses œuvres de jeunesse ou surréalistes sont connues par leur édition en bronze faite dans les dix dernières années de la vie de l'artiste.

Exclu du groupe surréaliste en 1935, Giacometti garde toutefois des relations amicales avec Michel Leiris et Georges Limbour, et ses sculptures ne cesseront d'être présentées dans les diverses expositions surréalistes.

L'art de la maturité

Alberto Giacometti à la 31e Biennale de Venise, 1962 (photo par Paolo Monti) en 1962, photographié par Paolo Monti (Fondo Paolo Monti, BEIC).

À partir de 1935, Giacometti délaisse l'anecdote et les titres littéraires pour poursuivre une quête de la représentation de la réalité, produisant des séries de têtes pour lesquelles posent son frère et un modèle.

En décembre 1941, il quitte Paris pour Genève. Il travaille dans une chambre d'hôtel, poursuivant la production des sculptures minuscules commencée à Paris. L'impossibilité de réaliser une sculpture de grande taille le hante, et ce n'est qu'après avoir vaincu cet obstacle avec la Femme au chariot, en 1944-1945, qu'il quitte la Suisse.

En septembre 1945, Giacometti revient à Paris où il est rejoint, en 1946, par Annette Arm qu'il épouse en 1949. En octobre 1946, André Breton, de retour des États-Unis, déclare à la presse : « Au terme de ses nouvelles recherches, j’ai vérifié avec enthousiasme qu’en sculpture, Giacometti était parvenu à faire la synthèse de ses préoccupations antérieures de laquelle m’a toujours paru dépendre la création du style de notre époque. » Néanmoins, Giacometti décline la proposition de Breton de le rejoindre et de participer activement à l'exposition que Breton prépare à la galerie Maeght : Le Surréalisme en 1947. Certaines de ses œuvres font néanmoins écho au surréalisme (Le Nez, 1947-1949, et La Main, 1947).

C'est pendant cette période (1946-1947) que s'affirme le nouveau style de Giacometti, caractérisé par de hautes figures filiformes. Sa production est stimulée par les relations qu'il renoue avec le marchand new-yorkais Pierre Matisse qui accueille sa première exposition personnelle d'après-guerre en janvier 1948. Grâce à la reconduction des accords passés en 1936 avec le galeriste, Giacometti peut faire fondre en bronze, en 1947, huit de ses nouvelles sculptures dont L'Homme qui pointe et le premier Homme qui marche. Suivent, en 1948, Les Trois Hommes qui marchent et les Places. Mais c'est pour l'exposition à la galerie Pierre Matisse de décembre 1950 que Giacometti produit quelques-unes de ses plus fameuses sculptures dont commence l'édition en bronze : Quatre femmes sur socle, Quatre figurines sur piédestal, La Forêt, La Clairière, La Cage, Le Chariot, La Femme qui marche entre deux boîtes qui sont des maisons.

C'est seulement en juin 1951, qu'a lieu sa première exposition d'après-guerre à Paris, à la galerie Maeght, où son ami Louis Clayeux l'a convaincu d'entrer. Il y présente des œuvres déjà montrées à la galerie Matisse et plusieurs œuvres nouvelles, toutes en plâtre, dont Le Chat et Le Chien. Contrairement à la légende qui veut qu'Aimé Maeght ait permis à Giacometti de faire fondre ses œuvres en bronze, Giacometti peut faire fondre ce qu'il veut, depuis 1947, grâce à Pierre Matisse.

En 1948, Jean-Paul Sartre avait signé la préface de sa première exposition à New York, « La Recherche de l'absolu ». En 1951, ce sont Leiris et Ponge qui accompagnent l'exposition chez Maeght. En 1954, Sartre écrit un autre texte de référence sur l'artiste. La même année, Giacometti rencontre Jean Genet dont il fait le portrait et c'est pour la publication de la galerie Maeght, Derrière le miroir, que Genet écrit en 1957 un des plus brillants essais sur l'artiste, L'Atelier d'Alberto Giacometti.

À partir du milieu des années 1950, Giacometti réduit ses motifs à des têtes, des bustes et des figures. Représentant la France à la Biennale de Venise, en 1956, Giacometti expose une série de figures féminines un peu moins grandes que nature, connues par la suite sous l'appellation de Femmes de Venise, même si certaines furent montrées pour la première fois à Berne la même année. À la fin de 1958, il obtient, grâce à Pierre Matisse, une commande pour une place à New York devant la Chase Manhattan Bank, projet qu'il abandonnera. Pour ce monument, il crée trois éléments : une grande femme, un homme qui marche, une grande tête, poursuivant ses recherches antérieures en grande taille. Ce monument ne sera installé finalement que dans la cour de la Fondation Maeght. Il comprend alors deux Hommes qui marchent, deux Grandes Femmes et une tête monumentale.

À la fin de sa vie, Giacometti est comblé d'honneurs. Il remporte le prix Carnegie en 1961, le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1962, le prix Guggenheim en 1964 et le grand prix international des arts décerné par la France en 1965.

Opéré d'un cancer de l'estomac, en février 1963, Giacometti en guérit. À cette époque, il participe activement au projet de la Fondation Maeght en faisant cadeau pour le prix de la fonte d'un nombre important de bronzes (« Il y a un certain intérêt à ce que ces sculptures existent groupées ensemble », écrit-il à Pierre Matisse). Dans ses dernières années, il suit attentivement le projet de la Fondation à son nom qui est créée en Suisse pour recueillir la collection de G. David Thompson, un industriel de Pittsburgh qui avait le projet d'ouvrir un musée aux États-Unis.

Alberto Giacometti meurt à l’hôpital cantonal de Coire, en Suisse, le 11 janvier 1966. Son corps est transféré à Borgonovo et inhumé auprès de la tombe de ses parents.

Sa veuve, qui lui survit jusqu'au 19 septembre 19933, se consacre à la défense de son œuvre et a créé par testament la Fondation Alberto et Annette Giacometti, reconnue d'utilité publique en 2003, dont le siège est à Paris. Elle comprend un grand nombre de tableaux et de sculptures de l'artiste, ainsi qu'un centre de recherche et de documentation4.

Peintures et dessins

Il s'agit d'un pan important de l'œuvre de l'artiste. Il est connu essentiellement pour ses portraits, même s'il a fait quelques paysages ou natures mortes dans sa jeunesse. Il a également peint des tableaux abstraits dans les années 1920 et 1930.

Ses portraits sont faits soit d'après modèle, soit de mémoire. Le nombre de ses modèles est relativement limité. Les plus connus sont son frère Diego et sa femme Annette. Il a également utilisé des modèles professionnels, ainsi que certains de ses amis (dont le professeur de philosophie Yanaihara, à partir de 1955).

Les portraits de Giacometti se caractérisent par l'absence de décor, le caractère quasi monochrome et sombre de la palette, l'attitude figée du modèle, toujours de face, qui contraste avec l'abondance des retouches au niveau du visage, jusqu'à en effacer l'esquisse initiale.

Principales œuvres

Sculptures

  • Torse, 1926
  • Femme cuillère, 1927 ( première )
  • Le Couple, 1927
  • Composition cubiste. Homme, 1927, bronze5
  • Tête qui contemple, 1927
  • Femme couchée qui rêve, 1929
  • Homme et femme », 1929
  • La Boule suspendue, 1930-1931
  • Projet pour un couloir, 1932
  • Cage, 1933
  • Objet désagréable à jeter, 1931, bronze
  • Pointe à l’œil, 1932
  • On ne joue plus, 1932
  • Femme égorgée, 1932
  • Main prise, 1932
  • Table, 1933
  • Le Palais à quatre heures du matin, 1932
  • Fleur en danger, 1933
  • L’Objet invisible ou Mains tenant le vide, 1934
  • La femme qui marche, 1932
  • Nuit, 1946
  • Femme assise, 1946
  • L’Homme au doigt, 1947
  • Le Nez, 1947 et 1949
  • Tête sur tige, 1947
  • Homme qui marche, 1947
  • Femme au chignon,1948
  • Grande figure, 1949
  • La Place, 1949
  • Le Chariot, 1950
  • Le Chien, 1951
  • Le Chat, 1951
  • Tête de Diego sur socle, 1953
  • Femme debout, 1953, bronze à patine brune, signé et numéroté6.
  • Le Petit Lustre avec figurine (années 1950), adjugée pour 1,86 M€ aux enchères, en octobre 2007, chez Artcurial Paris. Œuvre réalisée pour le critique et éditeur Tériade, de la revue surréaliste Le Minotaure.
  • Bust of Diego, 1954
  • Femme de Venise V, 1956-1957
  • Buste de femme aux bras croisés. Francine Torrent, Madame Télé (Mrs. T.V.), 19607.
  • Grande femme IV, 1960
  • Grandes figures II et III, 1960
  • L'homme qui marche I, 1960 ; Palais de l'UNESCO, Paris
  • Arbre, sculpture pour le décor d’En attendant Godot de Samuel Beckett, 1961
  • L'Homme qui chavire, 1950

Peintures

  • Auto-portrait, 1921
  • Le Couple, 1926
  • La Mère de l’artiste, 1937
  • Pomme sur un buffet, 1937
  • Stehende Figur, 1947
  • La rue, 1952
  • Paysage à Stampa, 1952
  • Diego in a Plaid Shirt, 1954
  • Rue d'Alésia, 1954
  • Annette dans le studio, 1954
  • Yanaihara, 1958
  • Annette, 1962
  • Jean Genet
  • Michel Leiris

Dessins

  • Paris sans fin, recueil de 150 dessins de Paris, dernière œuvre restée inachevée, publié à 200 exemplaires par Tériade en 19698.

Écrits et livres d'artistes

  • Olivier Larronde, Rien voilà l'ordre, illustré de 31 dessins d'Alberto Giacometti, Paris, Barbezat, 1959 ; réédition Paris, Gallimard, coll. « L'Arbalète », 144 p. (ISBN 978-2070751518).
  • Robert Lebel, La Double-vue suivi de L'Inventeur du temps gratuit, composé avec Marcel Duchamp et Alberto Giacometti, Paris, Le Soleil noir, 1964.
  • René Char, Retour amont, illustré de quatre eaux-fortes d'Alberto Giacometti, Paris, Guy Lévis Mano, 1965. Il s'agit de l'ultime œuvre de Giacometti qui, malade, ne put signer les exemplaires, comme mentionné dans le justificatif. L'ouvrage parut en décembre 1965, et Giacometti mourut le 11 janvier 19669.
  • Écrits, préfaces de Michel Leiris et Jacques Dupin, Paris, éd. Hermann, 1991 ; édition revue et augmentée, 2007.
  • Écrits, nouvelle édition revue et augmentée sous la direction de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, Paris, Hermann Éditeurs des sciences et des arts, 2009.

Postérité

Principales expositions

  • Rétrospective à Londres, New York et Copenhague en 1965.
  • Première rétrospective française au Musée de l'Orangerie à Paris en 1969.
  • Alberto Giacometti 1901-1966, peintures, sculptures, dessins et estampes au Gemeente museum à La Haye, Hollande (Pays-Bas) en 1986.
  • Rétrospective au musée d’Art moderne de Paris en 1991.
  • « L'Atelier d'Alberto Giacometti », exposition au Centre Pompidou à Paris, du 17 octobre 2007 au 11 février 2008.
  • Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, du 27 juin au 31 octobre 2010.
  • « Giacometti et les Étrusques », Pinacothèque de Paris, du 16 septembre 2011 au 8 janvier 2012.
  • Alberto Giacometti au Musée de Grenoble, du 9 mars au 9 juin 2013.
  • Alberto Giacometti au Pera Museum, Istanbul, du 11 février au 26 avril 2015.
  • Giacometti, Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture, Landerneau, du 14 juin au 31 octobre 201510,11.
  • Giacometti: Pure Presence, National Portrait Gallery, Londres, du 15 octobre 2015 au 10 janvier 2016.
  • Derain, Giacometti et Balthus : une amitié artistique, musée d'art moderne de la ville de Paris, du 2 juin au 29 octobre 201712.
  • Alberto Giacometti, une aventure moderne, Lille Métropole - musée d'Art moderne, d'Art contemporain et d'Art brut (LaM), du 13 mars au 11 juin 201913.

Cote de l'artiste

Le 3 février 2010, L'Homme qui marche I est vendu pour 74,2 millions d'euros chez Sotheby's à Londres, trois fois plus cher que son estimation la plus élevée14. Deux petites sculptures, intitulées Projet pour un monument pour Gabriel Péri et Projet pour une place ont été vendues en 2007 à Cologne, chez Lempertz Kunsthaus, pour une valeur de 1 590 000 euros frais compris. L'estimation était de 1 300 000 euros15.

Le 11 mai 2015, chez Christie's à New York, son œuvre L'Homme au doigt, réalisée en 1947, est vendue aux enchères pour un montant record de 141,2 millions de dollars.

Hommages

Son portrait apparaît sur les billets de 100 francs suisses.

CHF100 8 front horizontal.jpg

En 2018, l'Institut Giacometti ouvre 5 rue Victor-Schœlcher (14e arrondissement de Paris)16.

Notes et références

  1. (it) Dominique Radrizzani, « Alberto Giacometti nel paese di Fidia », Art + Architecture en Suisse, L, 1, 1999 (numéro spécial Grèce et modernité), p. 57-65.
  2. Valérie Duponchelle, « Picasso et Giacometti, les affinités des "Monument Men" » [archive], Le Figaro, samedi 29 / dimanche 30 octobre 2016, page 30.
  3. « Hommage à Annette Giacometti » [archive], sur Fondation Alberto et Annette Giacometti, 2014 (consulté le 11 mai 2015).
  4. « La Fondation Alberto et Annette Giacometti reconnue d'utilité publique… » [archive], sur www.lesechos.fr, 19 décembre 2003 (consulté le 14 octobre 2014).
  5. Reproduction dans Beaux-Arts magazine, no 70, juillet-août 1989, p. 5.
  6. Afin de donner un ordre d'idée de la cote de l'artiste, lors de la vente publique chez Artcurial (Paris), en octobre 2007, cette œuvre a été adjugée pour 616 000 euros.
  7. [1] [archive].
  8. Réédité en 2003 par Les Cahiers dessinés.
  9. Livres & manuscrits, vente Christie's 27 avril 2015 [archive]
  10. http://www.fonds-culturel-leclerc.fr/En-cours-642-9-0-0.html [archive]
  11. http://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/landerneau-l-exposition-giacometti-prolongee-jusqu-au-1er-novembre-02-10-2015-10797046.php [archive]
  12. Musée d'art moderne de la ville de paris [archive]
  13. « Alberto Giacometti, une aventure moderne » [archive], sur LaM (consulté le 11 avril 2019)
  14. Article du Figaro [archive]
  15. Catalogue, Die 900 Auktionen, Lempertz, Cologne, 2007.
  16. Pascale Deschamps, « Un Institut Giacometti ouvre à Paris, lieu unique au monde pour une rencontre intime avec le célèbre sculpteur » [archive], francetvinfo.fr, 27 juin 2018.

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Yves Bonnefoy, Alberto Giacometti. Biographie d’une œuvre, Paris, Flammarion, coll. « Les grandes monographies », 1991, 575 p. (ISBN 978-2081266131).
  • Jean Clair, Le Nez de Giacometti, Paris, Gallimard, coll. « Art et Artistes », 1992, 96 p. (ISBN 978-2070727926).
  • Jean Clair, Le Résidu de la ressemblance. Un souvenir d’enfance d’Alberto Giacometti, Paris, l’Échoppe, 2000, 49 p. (ISBN 978-2840681205).
  • Claude Delay, Giacometti, Alberto et Diego, l’histoire cachée, Paris, Fayard, coll. « Littérature générale », 2007, 280 p. (ISBN 978-2213634425).
  • Georges Didi-Huberman, Le Cube et le Visage, Paris, Éditions Macula, coll. « Vues », 1993, réédition 2007, 243 p. (ISBN 978-2865890408).
  • André Du Bouchet, Alberto Giacometti. Dessins, Paris, Maeght éditeur, 1969, réédition 1991, 78 p. (ISBN 978-2869411692).
  • Thierry Dufrêne, Giacometti, Genet. Masques et portrait moderne, Paris, l’Insolite, coll. « L'art en perspective », 2006, 94 p. (ISBN 978-2916054056).
  • Thierry Dufrêne, Alberto Giacometti. Les dimensions de la réalité, Genève, Éditions d’art Albert Skira, 1994 (ISBN 978-2605002764).
  • Thierry Dufrêne, Le Journal de Giacometti, Paris, Hazan, coll. « Bibliothèque Hazan », 2007, 335 p. (ISBN 978-2754101653).
  • Jacques Dupin, Alberto Giacometti, Tours, Farrago, 1999, 115 p. (ISBN 978-2-84490-019-7).
  • Marco Fagioli, Chiara Gatti, Giuseppe Marchiori, Jean-Paul Thuillier et Alessandro Furiesi, Giacometti et les Étrusques, Éd. Pinacothèque de Paris, 336 p. (ISBN 978-88-09-77146-8)
  • Jean Genet, L’Atelier d’Alberto Giacometti, Décines (Isère), L’Arbalète, 1958 ; rééditions 1963 et 2007, Paris, Gallimard, coll. « L'Arbalète », 96 p. (ISBN 978-2070786312).
  • Reinhold Hohl, Alberto Giacometti, Stuttgart, Gerd Hatje Verlag, 1971 (ISBN 978-0810901391).
  • Charles Juliet, Giacometti, POL, coll. « Essais », 1995, 96 p. (ISBN 978-2867444913).
  • Michel Leiris, « Pierre pour un Alberto Giacometti », dans Derrière le miroir, nos 39-40, juin-juillet 1951 ; réédition Paris, L’Échoppe, 1991 (ISBN 978-2905657879).
  • James Lord, Giacometti: A Biography, New York, Farrar Straus Giroux, 1983, 576 p. (ISBN 978-0374525255) ; Nil éditions, traduit par André Zavriew, 1997, 600 p. (ISBN 978-2-84111-049-0).
  • Suzanne Pagès (dir.), Alberto Giacometti. Sculptures, peintures, dessins, catalogue de l’exposition du Musée d'art moderne de la ville de Paris, 1991-1992.
  • Jean Soldini, Alberto Giacometti. Le colossal, la mère, le sacré, préface de René Schérer, Lausanne, Éditions L'Âge d'Homme, coll. « Esthétiques », 1993, 120 p. (ISBN 978-2841747474).
  • David Sylvester, Looking at Giacometti, éd. Henry Holt & Co., 1996, 176 p. (ISBN 978-0805041637).
  • Giacometti, Paris sans fin, Les Cahiers dessinés, Buchet/Chastel, 2003, 176 p. (ISBN 2-283-01994-X).
  • Véronique Wiesinger, Alberto Giacometti, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes », 2007, 144 p. (ISBN 978-2070341221).
  • Véronique Wiesinger, L'Atelier d'Alberto Giacometti. Collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, cat. exp., Paris, Centre Georges-Pompidou, 2007 (ISBN 978-2844263322).
  • Casimiro Di Crescenzo, Thierry Dufrêne, Marco Franciolli, Donat Rütimann et Nadia Schneider, Alberto Giacometti. Rétrospective, coédition du Musée d'art et d'histoire de Genève et des Presses du réel, Dijon, 2009, 280 p. (ISBN 978-3037640609).
  • Franck Maubert, Le Dernier Modèle, Mille et une nuits, coll. « Littérature », 2012, 128 p. (ISBN 978-2755506525).
  • Jean Soldini, Alberto Giacometti. L'espace et la force, Paris, Éditions Kimé, 2016, 120 p.

Articles connexes

  • Diego Giacometti, son frère
  • Peindre le Siècle 101 Portraits majeurs 1900-2000
  • Fondation Alberto et Annette Giacometti, Paris
  • Fondation Maeght
  • Antoine Bourdelle
  • Fonderie Susse

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01 mai 2021

Lavrillier André

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André Lavrillier

 

André Lavrillier

André_Lavrillier

Portrait photographique par Carol-Marc Lavrillier (1957).
Naissance
7 mai 1885


Paris

Décès
1958
Nationalité
Français
Activité
Médailleur
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Maître
Antoine Bourdelle
Fratrie
Gaston Lavrillier
Conjoint
Margaret Cossaceanu
Enfant
Carol-Marc Lavrillier
Distinction
Prix de Rome (1914)

André-Marie Lavrillier, né le 7 mai 1885 à Paris, et mort en 1958, est un graveur-médailleur français, lauréat du prix de Rome en 1914.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Récompenses et distinctions
  • 3 Notes et références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Articles connexes
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Léda et le Cygne, Rome 1921.
La pièce de 5 francs « type Lavrillier » en bronze-aluminium (tirage de 1940 de la pièce gravée en 1933).

André Lavrillier étudie à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans les ateliers de Jules Chaplain (1839-1909)1, Frédéric de Vernon (1858-1912) et de Auguste Patey (1855-1930)1,2.

En 1911, André Lavrillier obtient le premier second grand Prix de Rome et en 1914 le premier grand prix de Rome1.

Il épouse la sculptrice roumaine Margaret Cossaceanu (1893-1980). Ils sont les parents du photographe Carol-Marc Lavrillier.

André Lavrillier est l’auteur de nombreuses médailles et pièces de monnaies françaises. Il est le frère ainé de Gaston Lavrillier3.

Récompenses et distinctions

  • Prix de Rome en 19141. pour le sujet « Un soldat Grec mourant sur l’autel de la Patrie ».

Notes et références

  1. a b c et d « Les grands prix de Rome gravures en médailles [archive], L’Ouest-Éclair (Éd. de Caen), 1914. gallica.bnf.fr, consulté le 23 août 2015.
  2. « Concours de Rome de gravure en médaille. Les 1ers grands prix de Rome de 1866 à 1966 » [archive], sur www.grandemasse.org, consulté le 23 août 2015.
  3. « Les concours du Prix de Rome » [archive], Le XIXe siècle, n° 16226, page 2. Paris, 18 juillet 1914.

Voir aussi

Articles connexes

  • Carol-Marc Lavrillier
  • Type Lavrillier

Liens externes

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30 avril 2021

de Chasseloup-Laubat Prosper

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Prosper de Chasseloup-Laubat

 

Prosper de Chasseloup-Laubat

Chasseloup-Laubat,_Prosper_-_1

Prosper de Chasseloup-Laubat en 1862.
Fonctions
Ministre
 
Député
 
Sénateur du Second Empire
 
Biographie
Naissance
29 mars 1805


Alexandrie

Décès
29 mars 1873

(à 68 ans)
Versailles

Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité
Français
Activité
Homme politique
Autres informations
Distinction
Grand-croix de la Légion d'honneur‎
Chasseloup-Laubat - Père-Lachaise 01.jpg
Vue de la sépulture.

Justin Napoléon Samuel Prosper, comte, puis1 4e marquis de Chasseloup-Laubat est un homme politique français né à Alexandrie (Italie) le 29 mai 1805 et mort à Versailles (actuel département des Yvelines) le 29 mars 1873. Il fut ministre de la marine et des colonies du 24 novembre 1860 au 20 janvier 1867, puis ministre présidant le Conseil d'État du 17 juillet 1869 au 2 janvier 1870.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Bibliographie
    • 1.2 Références
  • 2 Voir aussi
    • 2.1 Sources
  • 3 Liens externes

Biographie

Plus jeune des fils du général-marquis François Charles Louis de Chasseloup-Laubat (1754-1833), Prosper de Chasseloup-Laubat fit ses études à Paris au Lycée Louis-le-Grand puis entra dans l'administration et fut attaché au comité du contentieux du Conseil d'État en qualité d'auditeur de 2e classe (1828).

Après la Révolution de 1830 il fut, dès le 4 août, attaché au général de La Fayette, commandant général de la garde nationale, en qualité de capitaine aide-de-camp. Maintenu au sein de la nouvelle organisation du Conseil d'État il fut promu maître des requêtes en service ordinaire (novembre 1830) et devint commissaire du roi auprès du comité du contentieux (1830-1836).

En 1836, Prosper de Chasseloup-Laubat fut adjoint à Jean-Jacques Baude, commissaire du roi en Algérie et remplit sa mission à Alger, puis à Tunis, à Bône et à Constantine. Il assista au siège malheureux de cette dernière ville, avant de reprendre ses fonctions au Conseil d'État. Il fut nommé conseiller d'État en 1838.

Le 3 septembre 1837, il fut élu député par le 5e collège de la Charente-Inférieure (Marennes) en remplacement du vicomte Duchâtel, nommé préfet (111 voix sur 200 votants contre 106 à M. Leterme). Il fut réélu le 4 novembre 1837 (160 voix sur 260 votants et 331 inscrits), le 2 mars 1839, le 9 juillet 1842 (175 voix sur 252 votants et 335 inscrits) et le 1er août 1846 (266 voix sur 309 votants et 379 inscrits). Siégeant au centre gauche, il soutint le gouvernement, vota avec le Tiers Parti, et monta quelquefois à la tribune : comme rapporteur de l'élection de Béziers (1838) ; pour défendre, contrairement au projet de loi sur les cours d'eau, le droit que l'administration semblait abandonner ; au nom de la commission chargée d'examiner la loi sur l'amélioration des ports, etc. Il fut également membre puis président du conseil général de la Charente-Inférieure.

La Révolution de 1848 l'écarta momentanément de la politique, mais il fut élu, le 13 mai 1849, représentant de la Charente-Inférieure à l'Assemblée législative (5e sur 10 par 42 924 voix sur 90 799 votants et 142 041 inscrits). Il vota avec les conservateurs pour l'expédition de Rome, pour les poursuites contre les représentants de la Montagne, pour les lois répressives, soutint la politique de l'Élysée et fut désigné par Louis-Napoléon Bonaparte comme ministre de la Marine entre le 10 avril et le 26 octobre 1851.

Prosper de Chasseloup-Laubat vu par Honoré Daumier.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, il fut nommé membre de la commission consultative et le gouvernement le présenta, le 29 février 1852, comme son candidat dans la 2e circonscription de la Charente-Inférieure. Il fut élu au Corps législatif (12 170 voix sur 16 566 votants et 29 556 inscrits contre 2 639 voix au général Montholon et 418 à M. Roy-Bry). Il prit part au rétablissement de l'Empire et fut de la majorité législative dans cette législature comme dans la suivante. Il fut en effet réélu le 22 juin 1857 (13 422 voix sur 15 151 votants et 27 708 inscrits contre 1 303 à M. Dupont de Bussac).

Membre du conseil de colonisation près le nouveau ministère de l'Algérie et des Colonies créé en 1858, Prosper de Chasseloup-Laubat fut appelé, par décret du 24 mars 1859, à succéder comme ministre au précédent titulaire de ce portefeuille, le prince Napoléon. Un mois plus tard, il se rendit personnellement en Algérie et mit à l'étude la question des ports de refuge à ouvrir sur le littoral de l'Océan Atlantique et de la Méditerranée. Devenu, après le rétablissement du poste de gouverneur général de l'Algérie, ministre de la marine et des colonies (24 novembre 1860), il soutint la nécessité d'augmenter le personnel de l'état-major de la marine (août 1861), fit décréter l'établissement des pupilles de la marine pour les orphelins des marins morts au service (15 novembre 1862) et limita aux bâtiments de la marine et aux sémaphores des côtes l'usage du code commercial des signaux. Un décret du 25 mai 1862 le nomma sénateur du Second Empire. En accord avec son collègue aux Affaires étrangères il donne son aval au contre-amiral Roze pour une expédition de représailles à caractère limité contre la Corée en septembre 18662. Après avoir présidé à la transformation générale de la flotte et des armements maritimes, il donna sa démission de ministre le 20 janvier 1867.

Il fut rappelé au pouvoir le 17 juillet 1869 en qualité de ministre-présidant le Conseil d'État en 1869, en remplacement de M. Vuitry. En cette qualité, il participa à la mise en place de l'« Empire libéral » annoncé par Napoléon III dans son message du 12 juillet. Il se retira avec tous ses collègues en décembre 1869 et reprit son siège au Sénat impérial.

Élu, le 8 février 1871, représentant de la Charente-Inférieure à l'Assemblée nationale (8e sur 10 par 42 357 voix sur 105 000 votants et 148 277 inscrits), il siégea au centre droit et vota pour la paix, pour les prières publiques, pour le pouvoir constituant de l'Assemblée, contre le retour de l'Assemblée à Paris. Nommé rapporteur de la loi sur l'organisation de l'armée, il déposa son rapport le 26 mars 1872 ; celui-ci suscita des discussions approfondies.

Prosper de Chasseloup-Laubat mourut un an plus tard, pendant la législature.

Président de la Société de géographie de 1864 à sa mort et collaborateur régulier de la Revue des deux Mondes, il était, depuis le 18 septembre 18603, grand-croix de la Légion d'honneur.

Bibliographie

  • Albert Duchêne, Un ministre trop oublié : Chasseloup-Laubat, SEGMC, Paris, 1932, LVII-288 p.

Références

  1. À la suite des morts successives de son père et de ses frères aînés.
  2. "L Expédition de l'Amiral ROZE en Corée", par Marc ORANGE - CNRS Paris - Extrait de la Revue de la Corée N°30 1976.
  3. « Cote LH/500/41 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture

dans le dictionnaire des marins français de Etienne Taillemite il est noté que son titre est celui de "marquis".

Voir aussi

Sources

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Prosper de Chasseloup-Laubat » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (lire sur Wikisource)
  • « Prosper de Chasseloup-Laubat », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Jean-Philippe Zanco, Dictionnaire des ministres de la marine 1689-1958 [détail des éditions]
  • « Cote LH/500/41 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture

Liens externes

  • Notices d'autorité

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29 avril 2021

Chapu Henri

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Henri Chapu

 
Henri Chapu

Petit-Chapu

Henri Chapu, photographie de Pierre Petit,
Paris, musée d'Orsay.
Naissance
29 septembre 1833


Le Mée-sur-Seine

Décès
21 avril 1891

(à 57 ans)
Paris

Nationalité
Français
Activités
Sculpteur, médailleur, graveur
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Académie de France à Rome (1856-1860)
Distinctions
Prix de Rome
Officier de la Légion d'honneur

Henri Michel Antoine Chapu est un sculpteur et médailleur français, né le 29 septembre 1833 au Mée-sur-Seine et mort le 21 avril 1891 dans le 7e arrondissement de Paris1.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 L'enfance
    • 1.2 La formation, le prix de Rome
    • 1.3 Les années difficiles
    • 1.4 La célébrité
    • 1.5 Projets inachevés
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
    • 2.1 Belgique
    • 2.2 Danemark
    • 2.3 États-Unis
    • 2.4 France
    • 2.5 Royaume-Uni
    • 2.6 Suède
  • 3 Collections privées référencées
  • 4 Œuvres non localisées ou disparues
  • 5 Galerie
  • 6 Réception critique
  • 7 Récompenses et distinctions
  • 8 Expositions
    • 8.1 Expositions collectives
    • 8.2 Expositions personnelles
  • 9 Élèves et collaborateurs
  • 10 Iconographie
  • 11 Notes et références
  • 12 Annexes
    • 12.1 Bibliographie
    • 12.2 Conférences
    • 12.3 Article connexe
    • 12.4 Liens externes

Biographie

Léonce de Vogüé
Léon Bonnat, Autoportrait (1855) , Paris, musée d'Orsay.
Fronton de la Cour de cassation à Paris.
Hercule et Mars au repos, château de Versailles.
Carl Jacobsen (1893) par August Jerndorff (en).

L'enfance

Henri Chapu naît du mariage de Julien Chapu (1811-1869) et de Claire Lecoq (morte en 1880), dans la propriété que possède le marquis Armand Pierre de Fraguier (mort en 1841), au Mée-sur-Seine, où ceux-ci sont employés respectivement comme cocher et comme ménagère. Après avoir été placé en nourrice chez des alliés familiaux, successivement à Marcq et à Thoiry2, À l'âge de dix ans, il est de retour au Mée-sur-Seine pour aussitôt suivre ses parents à Paris lorsque son père devient concierge du marquis Léonce de Vogüé dans son immeuble aujourd'hui disparu du 92, rue de Lille. Les traits de ses parents nous sont connus : ceux de Julien, doublement, par le portrait au pastel réalisé en 1846 par la jeune Ursule de Vogüé (future comtesse Charles-Marie de Bryas)3 avant qu'ils ne soient fixés par le portrait en médaillon que Chapu lui-même exécutera en 18614, ceux de Claire par le portrait sur toile que brossera Pierre De Coninck vers 18613.

La formation, le prix de Rome

Après qu'il ait fréquenté l'école des Frères, c'est dans la perspective d'aboutir au métier de tapissier par l'apprentissage du dessin qu'il entre à la Petite école, rue de l'École-de-Médecine à Paris, où ses aptitudes lui valent une bourse lui offrant de changer de voie.

Devenu l'élève de James Pradier à partir de 1849 puis, au décès de celui-ci en 1852, de Francisque Duret et Léon Cogniet à l'École des beaux-arts de Paris, il remporte, successivement, en 1851 le second grand prix de Rome en gravure de médaille et pierre fine pour Neptune faisant naître un cheval, en 1853, le second grand Prix de Rome de sculpture pour Le Désespoir d'Alexandre après le mort de Clitus et, en 1855, conjointement avec Amédée Doublemard, le premier grand prix de Rome de sculpture pour Cléobis et Biton, à l'unanimité du jury malgré une mutilation de l'œuvre survenue accidentellement pendant son transport2.

Il part pour la villa Medicis à Rome en décembre 1855, en même temps que les autres primés qui, outre Doublemart, sont l'architecte Honoré Daumet, le médailleur Alphée Dubois et le compositeur Jean Conte, les haltes lui offrant de visiter Lyon, Avignon, Arles, Nîmes, Marseille, Gênes et Florence2. Sur le trajet, il s'initie à la langue italienne et exécute quelques portraits en médaillons de ses camarades. Effectuant deux grands périples, l'un vers le nord (Pise, Sienne, Venise, Padoue, Bologne et à nouveau Florence), l'autre vers le sud (Naples, Baïes, Pouzzoles, le Cap Misène, le lac Lucrin et Pompéi), il se rapproche de Gustave Moreau avec qui il mesure les proportions des sculptures antiques, plus durablement de Léon Bonnat, les Paysages d'Italie qu'il dessine alors et que conservent aujourd'hui le musée Bonnat-Helleu à Bayonne et la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art à Paris portant témoignage des promenades qu'affectionnent les deux amis tant dans la ville que dans la campagne et les montagnes environnantes5. Chapu reviendra ensuite fréquemment dans la campagne romaine afin de s'y délasser, continuant d'en rapporter « des aquarelles bien écrites »6. Après ses deux premiers envois à Paris — Le Christ aux anges en 1857, le Triptolème en 1859 —, qui font l'objet de critiques cinglantes de l'Institut, son troisième envoi, Mercure inventant le caducée en 1861, année où au mois d'août s'achève ce premier séjour à Rome, est enfin favorablement apprécié2.

Les années difficiles

De retour à Paris en septembre 1861, Henri Chapu trouve un « modeste atelier » situé rue de l'Abbaye, dans le 6e arrondissement, acceptant les travaux qui dans l'art industriel (ornements divers) et l'architecture (cariatides et mascarons) — Charles Rohault de Fleury, notamment, fait appel à lui — lui fournissent tant bien que mal une maigre subsistance alimentaire. Son œuvre de 1862-1863 intitulée Beauvais, sur la façade de la gare du Nord à Paris, sera suivie entre autres d'un cartouche cantonné de deux enfants et du médaillon Napoléon Ier ornant la façade de la Cour de cassation2.

La société des Caldarrosti, qui s'est formée à la villa Medicis vers 1860, continue de grouper fraternellement un groupe d'artistes se rassemblant au cours d'un dîner mensuel qui l'été se déroule à la campagne et où Henri Chapu retrouve des peintres, sculpteurs, architectes ou compositeurs, tous anciens de Rome comme Léon Bonnat, Jean-Baptiste Carpeaux, Jules Chaplain, Pierre De Coninck, Honoré Daumet, Théodore Dubois, Alexandre Falguière, Jean-Paul Laurens, Jules Lefebvre, Charles Lenepveu, Louis Hector Leroux, Constant Moyaux ou Tony Robert-Fleury : de plusieurs d'entre eux il réalise alors des portraits en médaillons. Chapu s'associera également au groupe des Florentins avec Ernest Christophe, Paul Dubois, Alexandre Falguière, Laurent Marqueste, Antonin Mercié et Hippolyte Moulin.

Henri Chapu expose chaque année au Salon à partir de 1863 où la médaille de troisième classe qu'il reçoit pour son Mercure inventant le caducée ouvre la série des récompenses officielles. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en juin 1866. Après les bustes de Léon Bonnat et Paul Sédille, celui du comte Tanneguy Duchâtel (1803-1867), qui est une commande de sa veuve née Rosalie Paulée et qu'il expose au Salon de 1869, énonce le début de sa célébrité en ce qu'il l'introduit « dans le monde d'amateurs riches et éclairés dont l'estime devait se traduire par d'importantes commandes : peu à peu, le talent devait s'affirmer dans le grand public, et les demandes de bustes (comme Jean Civiale) et de médaillons (comme Alfred Velpeau) devenaient chaque jour plus nombreuses »2. Frédéric Le Play, dont il réalise le buste en marbre que conserve aujourd'hui le musée Henri-Chapu au Mée-sur-Seine, lui commande deux cariatides monumentales pour l'Exposition universelle de 1867.

La célébrité

En 1869, Henri Chapu reconstitue dans la cour de Marbre du château de Versailles, « en remplacement de l'ensemble original ruiné » datant de 16797, les statues Mars au repos de Gaspard Marsy et Hercule au repos de François Girardon formant, en allégorie de Louis XIV victorieux, l'ensemble décoratif encadrant l'horloge du pavillon central8.

Le Monument à Henri Regnault (1876), avec la figure de La Jeunesse, École des beaux-arts de Paris.

Chapu s'engage dans la Garde nationale en 1870, avant que le mandat d'arrêt dont il fait l'objet, suite à ses protestations contre le vandalisme subi par les monuments de Paris, ne le contraigne à demeurer caché dans une chambre de l'hôtel de Vogüé jusqu'à l'entrée des troupes versaillaises dans Paris2.

Sa production, qui devient alors très abondante, est souvent inspirée de l'antique. Il reçoit de nombreux honneurs et distinctions, et devient l'un des sculpteurs les plus sollicités de la Troisième République. Le marbre de sa Jeanne d'Arc écoutant ses voix9, exposé au Salon de 1872, le révèle au grand public. Cette œuvre dévoile en effet son talent pour rendre des expressions et des sentiments subtils et justes dans une enveloppe idéale. Il est promu officier de la Légion d'honneur le 1er juillet 1872. Le marbre de La Jeunesse, « figure au drapé particulièrement élégant » qui témoigne de l'influence de la Renaissance qui vient s'ajouter à l'idéal des années romaines10, sculpté pour le Monument à Henri Regnault et aux élèves morts pour la patrie érigé dans la cour du Mûrier à l'École des beaux-arts de Paris, lui vaut l'obtention de la médaille d'honneur au Salon de 187511. Cette œuvre, que Chapu réutilisera maintes fois pour des monuments aux morts12, connut un grand succès d'édition en bronze par la Maison Barbedienne.

Il fait encore mémoire du récent conflit en co-réalisant avec Charles-Arthur Bourgeois le sphinx pour le Mémorial aux soldats français tombés durant la guerre franco-prussien de 1870-1871 du cimetière de Bruxelles13, de même qu'avec les quatre statues[Information douteuse] [?] co-réalisées avec Jean-Baptiste Charles Émile Power[réf. nécessaire] (Le Garde mobile, Le Fusilier marin, Le Soldat de ligne et L'Artilleur pour le cimetière du Père-Lachaise, aux angles du piédestal du Monument aux soldats morts pendant le siège de 187014 élevé par l'État et recueillant les ossements de 2 500 soldats ainsi que 180 dépouilles des gardes nationaux tués lors de la bataille de Buzenval.

Henri Chapu réalise en 1875, en association avec le médailleur Alphée Dubois, la Médaille du vœu national15, frappée en l'honneur de la pose de la première pierre de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre16. Il épouse Marie Cozette de Rubempré (née en 1847) le 15 décembre 18805, dont il avait réalisé le portrait en médaillon en 186117. Une lettre écrite à son épouse depuis Nohant, où il restitue un dîner en présence d'Ivan Tourgueniev, Pauline Viardot et Ludovic Vitet, le situe alors dans l'entourage de George Sand18. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1880 au fauteuil no 7 de la deuxième section, et deviendra le président de cette institution en 1889.

Après son séjour à Münich en 1883 dans le cadre de l'Exposition internationale des beaux-arts qui s'y tient, Chapu séjourne plusieurs semaines durant en 1885 à Copenhague sur l'invitation du collectionneur et mécène Carl Jacobsen qui, à Münich, s'est porté acquéreur d'un exemplaire en plâtre de La Jeunesse19 et qui l'y charge d'exécuter en marbre le buste d'Alexandra, princesse de Galles20, en même temps que Jean Gautherin est appelé à y réaliser celui de sa sœur Dagmar, future tsarine Maria Feodorovna2.

Mgr Augustin David, cathédrale Saint-Étienne de Saint-Brieuc.

Les œuvres de Chapu ornent de nombreux bâtiments parisiens, notamment l'hôtel de ville, l'Opéra Garnier, le Palais de justice, la gare du Nord, le palais Galliera ou le grand magasin Printemps Haussmann. Quelques statues funéraires lui valent également un grand succès : le Tombeau de Mgr Dupanloup (1886) dans la cathédrale d'Orléans, celui en marbre de Mgr Augustin David dans la cathédrale Saint-Étienne de Saint-Brieuc, et surtout la statue funéraire de la duchesse d'Orléans, sculptée pour la chapelle royale de Dreux ; la jeune femme y est représentée sur son lit de mort, le bras droit pendant.

Une partie de sa production, et en particulier sa Jeanne d'Arc à Domrémy, ainsi que le Buste de Jean-Félix Bapterosses, ont été édités en bronze par la fonderie Barbedienne.

Projets inachevés

Désiré Fosse, Chemin de croix (1895, détail), d'après les dessins et la maquette inachevée d'Henri Chapu, Notre-Dame-de-Benoite-Vaux.

La Société des gens de lettres lui avait initialement commandé une statue d'Honoré de Balzac. Mais Henri Chapu meurt avant d'avoir pu exécuter son œuvre et n'a laissé que des esquisses et des ébauches de son monument21, de même qu'il ne réalisera jamais le chemin de croix de l'église Notre-Dame-de-Benoite-Vaux, à Rambluzin-et-Benoite-Vaux, dont il a entamé les dessins en 1889, n'ayant le temps que de dessiner treize des quatorze stations et d'entreprendre une seule maquette22,23 : Chapu est emporté en trois jours par une congestion pulmonaire au cours de la grande épidémie de grippe de 1891 et il meurt dans son domicile parisien du 14, cité Vaneau le 21 avril 189124. Il est inhumé au cimetière du Mée-sur-Seine.

Le tombeau en marbre de Carrare d'Eugène Chapu, commandé par Henri Delaborde, le secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts. est orné d’un haut-relief réalisé par son élève Henri-Auguste-Jules Patey, qui réalisa aussi les deux médaillons représentant les parents du sculpteur. La statue du Génie de l'immortalité, réalisée en 1880 pour la sépulture de Jean Raynaud, orne également le tombeau. Celui-ci sera inauguré en 189425.

Œuvres dans les collections publiques

Sadi Carnot, musée des beaux-arts et d'archéologie de Châlons-en-Champagne.
Pluton, parc du château de Chantilly.
Monument aux frères Galignani, Corbeil-Essonnes, place Galignani.
Frédéric Le Play, buste en marbre, musée Henri-Chapu, Le Mée-sur-Seine.
Jeanne d'Arc, médaillon, église Saint-Aspais de Melun.
La Pensée, tombe de Marie d'Agoult, Paris, cimetière du Père-Lachaise.
Ferdinand Barbedienne, Paris, cimetière du Père-Lachaise.
Le Génie du Patriotisme ranimant la France, tombe d'Adolphe Thiers, Paris, cimetière du Père-Lachaise.
Monument à Urbain Le Verrier, observatoire de Paris.
Monument à Berryer, palais de justice de Paris.
Adolphe Thiers, buste en marbre, Paris, palais du Luxembourg.
Les Saisons, Paris, Printemps Haussmann.
Les Lettres, Paris, Sorbonne.
Orant du cardinal de Bonnechose, cathédrale Notre-Dame de Rouen.
Monument aux morts, Saint-Yrieix-sous-Aixe.
Monument funéraire Morgan, Springfield.

Belgique

  • Bruxelles, cimetière : Mémorial aux soldats français tombés durant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, coréalisé avec Charles-Arthur Bourgeois, Chapu est l'auteur du sphinx13.

Danemark

  • Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek26.

États-Unis

  • Chicago, Art Institute of Chicago27 :
    • Jeanne d'Arc à Domrémy, bronze ;
    • La Pensée, bronze.
  • Fredericksburg, université de Mary Washington : Jeanne d'Arc à Domrémy, plâtre28.
  • Harrisonburg, université James Madison : Jeanne d'Arc à Domrémy, plâtre29.
  • Louisville, Speed Art Museum : La Pensée, 1877, bronze30.
  • New Brunswick, Jane Voorhees Zimmerli Art Museum (en) : Cantate, 1868-186931.
  • New York, Metropolitan Museum of Art :
    • La Musique, 1869, terre cuite32 ;
    • Buste de Ferdinand Barbedienne, 1882, bronze33 ;
    • Monument à Flaubert, bronze34.
  • Oberlin, Allen Memorial Art Museum : Monument à Gustave Flaubert, 1877, bronze35.
  • Philadelphie, Philadelphia Museum of Art : Honoré Daumet, 1859, médaillon en bronze36.
  • Silver Spring, Forest Glen Annex (en) : Jeanne d'Arc à Domrémy37.
  • Springfield, cimetière (en) : Monument funéraire de la famille Morgan.
  • Stanford, Iris & B. Gerald Cantor Center for Visual Arts : La Jeunesse, bronze, fonte Barbedienne38.
  • Washington, National Gallery of Art : La Pensée, bas-relief marbre39.

France

  • Aix-en-Provence, musée Arbaud : Jeanne d'Arc à Domrémy, bronze40.
  • Amboise, hôtel de ville : Jeanne d'Arc à Domrémy, bronze40.
  • Angers, musée des beaux-arts : La Jeunesse, plâtre41.
  • Arras, cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast : Saint Germain et Sainte Geneviève, statue8.
  • Barbizon : Théodore Rousseau et Jean-François Millet, 1884, bas-relief en bronze ornant un rocher en forêt de Fontainebleau.
  • Bayonne, musée Bonnat-Helleu, 67 dessins et 30 sculptures dont : Dédale et Icare, bronze42.
  • Bordeaux, musée des beaux-arts.
  • Briare :
    • musée de la mosaïque et des émaux ;
    • place de la République : Monument à Jean-Félix Bapterosses, 1887, bronze (fonte Barbedienne).
  • Châlons-en-Champagne, musée des beaux-arts et d'archéologie, Buste de Sadi Carnot.
  • Chantilly, musée Condé, parc de Chantilly :
    • Proserpine, 1885, statue en marbre43 ;
    • Pluton, 1885, statue en marbre44.
  • Cherbourg, parc du Roule : Monument à Jean-François Millet, 1892.
  • Clermont-Ferrand, lycée Jeanne-d'Arc, vestibule : Jeanne d'Arc à Domrémy.
  • Corbeil-Essonnes, place Galignani : Monument aux frères Galignani45.
  • Dreux, chapelle royale : Gisant de la duchesse d'Orléans.
  • Eu, musée Louis-Philippe, Jeanne d'Arc à Domrémy40.
  • La Bouille, square Hector-Malot : Monument à Hector Malot, 1866, bronze.
  • Le Creusot, : Monument à Eugène Schneider, 1879.
  • Le Mée-sur-Seine, musée Henri-Chapu, importante collection dont :
    • Le Christ aux anges, 1857 ;
    • La Mort de Clytie, Salon de 1866 ;
    • Frédéric Le Play, 1869, buste en marbre46 ;
    • Alexandre Dumas père, 1873, buste en terre cuite47 ;
    • Ludovic Vitet, 1878, buste en terre cuite48 ;
    • La Danseuse à l'éventail49 ;
    • Jean-Félix Bapterosses, médaillon en plâtre50 ;
    • Léon Cogniet, 1884, médaillon en plâtre51 ;
    • Hector Malot, 1887, buste en plâtre52 ;
    • Armand Chappée, 1889, médaillon en plâtre53.
  • Le Pecq, cimetière : tombe de Félicien David († 1876), bas-relief54.
  • Lille :
    • lycée privé Saint-Paul : Jeanne d'Arc à Domrémy, bronze ;
    • palais des beaux-arts : Eugène Guillaume, 1861, médaillon en bronze.
  • Melun :
    • église Saint-Aspais : Jeanne d'Arc, 1868, médaillon en bronze.
    • musée de la Vicomté : Hérold, 1881, étude en terre cuite55.
  • Montpellier, cimetière protestant : Tombe de Frédéric Bazille (mort en 1870), statue en bronze54.
  • Nemours, château-musée de Nemours56: Allégorie de la Peinture, 1877, plâtre57.
  • Orléans :
    • cathédrale Sainte-Croix : Tombeau de Félix Dupanloup, 1888, marbre58.
    • église Saint-Pierre du Martroi : Mgr Félix Dupanloup, 1888, buste en bronze59.
  • Oroux, chapelle Sainte-Marie, parc du château : Jeanne d'Arc à Domrémy, bronze.
  • Paris :
    • Académie d'architecture : Émile Vaudremer, médaillon en bronze60.
    • bibliothèque interuniversitaire de santé : Jean Civiale, 1868, buste en bronze61.
    • cimetière de Montmartre : Joseph-Louis Duc (mort en 1879), médaillon en pierre62.
    • cimetière du Montparnasse : Auguste Axenfeld, 1878, médaillon.
    • cimetière du Père-Lachaise :
      • La Pensée, 1877, ornant la tombe de la comtesse d'Agoult (Daniel Stern) ;
      • Tombe d'Ernest Picard (mort en 1877) ;
      • Le Génie de L'immortalité, 1880, sépulture de Jean Reynaud63 ;
      • Tombe de Léon Cogniet (mort en 1880) ;
      • Tombe du jeune Juan Martin de Ycaza (mort en 1890) ;
      • Ferdinand Barbedienne, 1894, buste en bronze ;
      • Le Génie du Patriotisme ranimant la France, ornant la tombe d'Adolphe Thiers.
      • Sépulture de Clara Bancroft-Peabody, 1884, haut-relief en bronze, division 3564.
    • collège Stanislas : L'Abbé de Lagarde, après 1884, buste.
    • Comédie-Française : Alexandre Dumas, 1876, buste.
    • École nationale supérieure des beaux-arts :
      • Neptune faisant naître un cheval, 1851, médaillon en plâtre ;
      • Cléobis et Biton, 1855, prix de Rome ;
      • Le Tireur d'épines, 1858, plâtre, copie d'après l'antique, envoi de Rome ;
      • Monument à Henri Regnault, 1872. Le buste de Regnault est l'œuvre de Charles Degeorge ;
      • Eugène Guillaume, médaillon en plâtre ;
      • Eugène Millet, 1875, buste en plâtre65.
      • Joseph-Louis Duc, buste en marbre66.
    • École normale israélite orientale : Moïse, d'après Michel-Ange.
    • église Saint-Augustin : Saint Joseph, 1876.
    • église Saint-Joseph-des-Carmes : L'Abbé Thénon.
    • gare du Nord : Beauvais, 1862.
    • hôpital Boucicaut : Buste de Marguerite Boucicaut.
    • hôtel de ville, façade :
      • Ferdinand Hérold, 1883, statue en pierre ;
      • La Moisson, 1883, statue en marbre67.
    • Institut national d'histoire de l'art, bibliothèque : recueil de 51 dessins d'Henri Chapu (plume, fusain, mine de plomb) parfois rehaussés de gouache blanche ou de couleurs, dont 26 sont des paysages d'Italie, les autres des études et croquis préparatoires pour ses œuvres (collections Jacques Doucet).
    • maison de Balzac : Monument à Balzac, 1890, épreuve plâtre21.
    • musée Carnavalet :
      • Madame Robert-Fleury, 1866, médaillon plâtre68 ;
      • Christiane Garnier, petite-fille de Charles Garnier, médaillon plâtre69 ;
      • Sadi Carnot, entre 1874 et 1896, buste sur piédouche70 ;
      • La Jeunesse, vers 1875, maquette71 ;
      • L'Été, cariatide, maquette72 ;
      • L'Hiver, cariatide, maquette73.
    • musée national Jean-Jacques-Henner74 :
      • Léon Bonnat, 1858, médaillon en plâtre ;
      • Pierre De Coninck, 1861, médaillon en plâtre.
    • musée du Louvre :
      • département des arts graphiques : Dédale et Icare, dessins75 ;
      • Jean-Baptiste Adolphe Gibert, médaillon plâtre.
    • musée d'Orsay :
      • Marie Cozette de Rubempré, 1861, médaillon en bronze17 ;
      • Félix Lionnet, 1862, médaillon en bronze ;
      • Tony Robert-Fleury, médaillon en bronze76 ;
      • Mercure inventant le Caducée, 1861, statue en marbre, exécuté à Rome. Envoi de Rome de cinquième année. Un plâtre fut aussi envoyé de Rome en 186077 ;
      • Léon Bonnat, 1864, buste ;
      • Jeanne d'Arc écoutant ses voix, 1870, plâtre ;
      • Jeanne d'Arc écoutant ses voix, 1872, marbre ;
      • La Jeunesse, 1875, esquisse en plâtre12 ;
      • Le jeune Robert D. (Desmarres), 1879, statue en marbre78.
    • Observatoire de Paris :
      • Buste d'Urbain Le Verrier, 1880 ;
      • Monument à Urbain Le Verrier, 1889.
    • Opéra Garnier, façade :
      • La Cantate, 1864 ;
      • L'Ode, 1872.
    • palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris : La Peinture, statue ornant la façade.
    • palais de justice, salle des pas perdus : Monument à Berryer.
    • palais du Luxembourg : Adolphe Thiers, buste en marbre.
    • parc Monceau : Le Semeur, ou Triptolème, 1872-1873, bronze, envoyé à la fonte sous le régime de Vichy79.
    • Petit Palais :
      • Léon Bonnat, 1855, médaillon en plâtre patine bois, 185580 ;
      • Le Père de Henri Chapu, 1861, médaillon en bronze4 ;
      • Portrait de Marie, jeune femme, médaillon en bronze81;
      • Portrait de Nino Garnier, fils de Charles Garnier, médaillon en bronze82 ;
      • Élie Delaunay, 1864, médaillon en bronze83 ;
      • La Cantate, 1866, plâtre84 ;
      • La Sécurité, entre 1870 et 1875, plâtre85 ;
      • La Moisson, 1883, modèle en plâtre67 ;
      • Nu debout, dessin86.
    • Printemps Haussmann, façade : L'Automne et L'Hiver, statues en pierre87.
    • Sorbonne, rue des Écoles : Les Lettres, second fronton, à droite (le premier fronton, à gauche, Les Sciences, est l'œuvre d'Antonin Mercié).
  • Rouen :
    • cathédrale Notre-Dame : Orant du cardinal de Bonnechose, 1891.
    • musée Flaubert et d'histoire de la médecine : Monument à Gustave Flaubert, 1890, marbre.
  • Saint-Brieuc, cathédrale Saint-Étienne : Tombeau de Mgr Augustin David, marbre.
  • Saint-Yrieix-sous-Aixe : Monument aux morts, avec la figure de La Jeunesse, bronze.
  • Sens : Monument à Jean Cousin, 1880.
  • Valenciennes, musée des beaux-arts :
    • Marie Cozette de Rubempré, 1861, médaillon en plâtre17 ;
    • Le jeune Robert Desmarres, 1869, plâtre.
  • Virelade : Buste de Joseph de Carayon-Latour, 1889.

Royaume-Uni

  • Liverpool, Walker Art Gallery : gisant de la duchesse de Nemours88.
  • Saint-Pierre-Port, musée Victor-Hugo : Auguste Vacquerie, 1866, médaillon plâtre89.

Suède

  • Stockholm, Nationalmuseum, Nino, fils de Charles Garnier.

Collections privées référencées

  • Carl Jacobsen, Copenhague19.

Œuvres non localisées ou disparues

  • Le Désespoir d'Alexandre après la mort de Clitus, 1853, second prix de Rome, localisation inconnue.
  • Vienne, hôtel de Nathaniel de Rothschild : fontaine, 1879, œuvre disparue90.

Galerie

Réception critique

  • « L'auteur de la Jeunesse41, écrivit une critique à propos de cette délicieuse création, s'est fait une spécialité de la sculpture funéraire. L'idéal, quand on veut laisser une trace d'immortalité, consiste à être ensépulturé par Chapu. Il semble, en effet, qu'aucun genre ne convienne mieux à la tendresse émue de son talent. Chapu y trouvera encore l'occasion de nombreux chefs-d'œuvre. » - Octave Fidière2
  • « Auprès des figues palpitantes de passion de Carpeaux, les ouvrages de Chapu, inspirés de l'antique et pourtant si modernes, ne perdent rien de leur charme délicat et discret. La Jeanne d'Arc à Domrémy, la Jeunesse, du monument de Regnault, restent parmi les chefs-d'œuvre dont peut s'enorgueillir la sculpture du XIXe siècle. » - Maurice Demaison91
Tombeau de Félix Dupanloup, cathédrale Sainte-Croix d'Orléans.
  • « Au lendemain de la proclamation de la IIIe République, un nouveau style républicain, laïque et patriotique surgit du macadam. Essentiellement bourgeois et toujours rétrograde, chargé de lourds symboles, il se veut le héraut du progrès. Ce style, où l'emphase le dispute à la naïveté, n'est pas dépourvu d'intérêt et il n'est pas exclu que, dans un avenir assez proche, on rende justice au talent de Barrias ou de Chapu. Certaines de leurs sculptures telles l'Électricité ou la Vapeur sont remarquables par le génie qu'ils eurent - mêlant les symboles aux appareils techniques - de réaliser des œuvres d'une originalité aussi belle sur le plan plastique que singulière par la composition. » - Maurice Rheims92
  • « L'un des meilleurs représentants de la sculpture française des années 1860-1890, génération qui s'émancipe enfin de l'autorité de l'antique, mais demeure respectueuse des maîtres. Si le Prix de Rome lui ouvre, comme à Carpeaux, Falguière et Barrias une carrière officielle dès son retour à Paris en 1861, comme Carrier Belleuse, il éprouve pour la Renaissance un attrait que révèlent, sous des aspects différents, la silhouette bellifontaine de la Jeunesse ou le tombeau monumental de Mgr Dupanloup de caractère plus florentin ; comme Carpeaux et Dalou, et peut-être à cause de la formation qu'il a reçue comme eux à la Petite École, il admire les grandes figures de l'art baroque romain ou versaillais. Leur leçon restera sensible tout au long de son œuvre. » - Antoinette Le Normand-Romain93
  • « La France du XIXe siècle fut passionnée par la figure de Jeanne d'Arc, héroïne historique et mythifiée qui participa du fort mouvement nationaliste, volontiers antibritannique, de la seconde moitié du XIXe siècle. Henri Chapu, sculpteur classique qui sut explorer la voie d'un naturalisme sincère et élégant, ne choisit pas de représenter la vierge guerrière en armure, mais la bergère lorraine entendant les voix qui lui demandent d'aider le roi à libérer le royaume. Présenté au dernier Salon du Second Empire, en 1870, le plâtre fut transcrit en marbre en 1872 et connut un succès considérable : l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine, après la défaite de Sedan, avait fait de Jeanne d'Arc un emblème national et une véritable sainte laïque, bien avant sa canonisation par le Vatican en 1920. La sculpture de Chapu fut l'une des plus célèbres images de Jeanne d'Arc en France, diffusée dans toutes les dimensions et tous les matériaux bien après 1900 ; cette statue est particulièrement chère au cœur des Melunais car, en 1429, venue inspecter les remparts de la ville récemment libérée, Jeanne y aurait entendu ses voix l'avertir qu'elle serait bientôt faite prisonnière, qu'elle devrait accepter l'épreuve et que Dieu lui apporterait son aide, épisode rapporté dans les pièces de son procès. Le 11 mai 1930, une copie en marbre est inaugurée dans le square Henri-Chapu. » - Pascal-Raphaël Ambrogi et Dominique Le Tourneau40

Récompenses et distinctions

  • Prix de Rome en sculpture de 1855.
  • Chevalier de la Légion d'honneur en 1866.
  • Officier de la Légion d'honneur en 1872.
  • Médaille d'honneur aux Salons de 1875 et 1877.
  • Prix biennal de l'Institut en 1877.
  • Membre de l'Académie des beaux-arts en 1880.

Expositions

Expositions collectives

  • Exposition universelle de 1867, Paris.
  • Exposition universelle de 1878, Paris.
  • Exposition internationale des beaux-arts, Münich, 1883.
  • Première exposition nationale des beaux-arts, décembre 1883.
  • Exposition universelle de 1889, Paris.
  • Exposition universelle de 1893, Chicago, Jeanne d'Arc écoutant ses voix>ref>Art Institute of Chicago40.
  • Exposition universelle de 1900, Paris, Jeanne d'Arc écoutant ses voix94.
  • De Carpeaux à Matisse. La sculpture française de 1850 à 1914 dans les musées et les collections publiques du Nord de la France, exposition itinérante, Calais, Lille, Arras, Boulogne-sur-Mer, Paris, 1982-1983.
  • Trésors sacrés, trésors cachés. Patrimoine des églises de Seine-et-Marne, musée du Luxembourg, Paris, septembre-octobre 1988.
  • Souvenirs d'Italie, musée d'art et d'histoire de Melun, juillet-août 201195.
  • Les « Caldarrosti », une fraternité d'artistes au XIXe siècle, musée des beaux-arts de Valenciennes, de décembre 2013 à mars 2014.
  • Un séjour enchanteur : Jean-Jacques Henner en Italie, Paris, musée national Jean-Jacques-Henner, de janvier à mai 201874.
Le musée Henri-Chapu au Mée-sur-Seine.

Expositions personnelles

  • Exposition des dessins de Chapu, Melun, musée d'art et d'histoire de Melun, 1976.
  • Chapu. Dessins, sculptures, résidence des personnes âgées, Le Mée-sur-Seine, 1983.
  • Centenaire Henri Chapu, musée Henri-Chapu, Le Mée-sur-Seine, et musée d'art et d'histoire de Melun, de novembre 1991 à janvier 1992.
  • Rétrospective Henri Chapu, musée de Grenoble, 1995.
  • Études pour la danse par Henri Chapu, musée d'art et d'histoire de Melun, d'octobre à décembre 201796.

Élèves et collaborateurs

« Ne rêvez pas de trop grandes choses, disait Henri Chapu à ses élèves, un objet de petite importance, mais bien et solidement exécuté, peut faire plus pour votre réputation qu'une œuvre plus ambitieuse rendue de façon insuffisante. Une petite monnaie grecque contient plus d'art que le groupe du Taureau de Dircé »2. Il a été professeur à l’Académie Julian à Paris97 où, parmi d'autres, il a eu pour élèves :

  • Miguel Blay (en) ;
  • Élisa Bloch ;
  • Jean Boucher, en 1888 ;
  • Eugène-Jean Boverie ;
  • Joseph Carlier ;
  • Cyrus Edwin Dallin ;
  • Jules Déchin ;
  • Henri Alfred Auguste Dubois ;
  • Jacques Froment-Meurice ;
  • Paul Guibé, collaborateur ;
  • George William Hill ;
  • Đorđe Jovanović ;
  • Jacques Loysel ;
  • Blanche Moria ;
  • François Mouly ;
  • Henry Nocq ;
  • Louis Oury (1867-1940) ;
  • Henri-Auguste-Jules Patey ;
  • Charles Pillet ;
  • Bela Lyon Pratt (en) ;
  • Denys Puech (1854-1942), de 1872 à 1884 ;
  • Mathilde Thomas-Soyer ;
  • Alphonse Voisin-Delacroix.

Iconographie

  • Léopold Bernstamm, Buste de Henri Chapu, Versailles, musée de Versailles et des Trianons98.
  • Léon Bonnat, Portrait de Henri Chapu, huile sur toile, 92 × 73 cm, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts99.
  • Henri-Auguste-Jules Patey, Henri Chapu, buste marbre, Melun, musée de Melun.
  • Charles Pillet, Henri Chapu, 1895, buste marbre, Le Mée-sur-Seine, musée Henri-Chapu.

Notes et références

  1. Archives de Paris 7e, acte de décès no 894, année 1891, p. 23 [archive].
  2. a b c d e f g h i et j Octave Fidière, Chapu, sa vie, son œuvre, E. Plon, Nourrit et Cie, 1894.
  3. a et b [PDF] Les portraits intimes : les parents de Henri Chapu par Ursule de Vogüé et Pierre De Coninck, collections du musées de Melun [archive].
  4. a et b Petit Palais, Le père de Henri Chapu, médaillon en bronze dans les collections [archive].
  5. a et b Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française, tome premier, Librairie ancienne Honoré Champion, 1914.
  6. Dictionnaire Bénézit, vol.3, Gründ, 1999, p. 485.
  7. Versailles, décors sculptés extérieurs, catalogues des collections, Hercule et Mars au repos, allégorie de Louis XIV victorieux [archive].
  8. a et b Wikiphidias, encyclopédie des sculpteurs français, Henri Chapu [archive].
  9. Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, Éditions du C.T.H.S., 2012, p. 103.
  10. Françoise Cachin (dir.), L'art au XIXe siècle. Seconde moitié : 1850-1905, Citadelles, 1990, p. 206.
  11. Catherinne Chevillot et Laure de Margerie (dir.), La sculpture au XIXe siècle. Mélanges pour Anne Pingeot, Paris, Éditions Nicolas Chaudun, 2008, p. 431.
  12. a et b « La Jeunesse » [archive], notice sur musee-orsay.fr.
  13. a et b Cimetière de Bruxelles, Monuments remarquables, 2017 [archive].
  14. « Monument aux soldats morts pendant le siège de 1870 – Père Lachaise – Paris (XXe) » [archive], notice sur e-monumen.net.
  15. Le dessin du projet est conservé au musée d’art et d’histoire de Melun.
  16. Jacques Benoist, « Henri Chapu et la médaille de vœu national (1875) », Le Sacré-Cœur de Montmartre de 1870 à nos jours, Les Éditions ouvrières, 1992, p. 621-622 [archive].
  17. a b et c Musée d'Orsay, Portrait en médaillon de Marie Cozette de Rubempré [archive].
  18. Les amis du musée de Melun, Une lettre du sculpteur Henri Chapu [archive].
  19. a et b Archives Jacobsen, Lettre de Henri Chapu à Carl Jacobsen, 28 octobre 1883 [archive].
  20. Ny Carlsberg Glyptotek (cf. Ny Carlsberg Glyptotek, buste d'Alexandra de Danemark, princesse de Galles, par Henri Chapu [archive]).
  21. a et b Maison de Balzac, Henri Chapu dans les collections [archive].
  22. Le sculpteur Désiré Fosse (1862-1913) achèvera en 1895 l'œuvre constituée de quatorze grands monolithes alignés tels des mégalithes bretons.
  23. Église Notre-Dame-de-Benoite-Vaux, Histoire du chemin de croix [archive].
  24. Généa 77, Les célébrités : Henri Chapu [archive].
  25. « Tombe d'Henri Chapu » [archive], sur le site Cimetières de France et d'ailleurs, consulté le 15 février 2015.
  26. Ny Carlsberg Glyptotek, Henri Chapu dans les collections [archive]
  27. Art Institute of Chicago, Henri Chapu dans les collections [archive].
  28. Université de Mary Washington, Henri Chapu dans les, collections [archive].
  29. Université James Madison, Henri Chapu dans les collections [archive].
  30. Speed Art Museum, Henri Chapu dans les collections [archive].
  31. Janne Voorhees Zimmerti Art Museum, Henri Chapu dans les collections [archive].
  32. Metropolitan Museum of Art, "La Musique" par Henri Chapu dans les collections [archive].
  33. Metropolitan Museum of Art, "Buste de Ferdinand Barbedienne" par Henri Chapu dans les collections [archive].
  34. Metropolitan Museum of Art, "Monument à Flaubert" par Henri Chapu dans les collections [archive].
  35. Allen Memorial Art Museum, Henri Chapu dans les collections [archive].
  36. Philadelphia Museum of Art, Henri Chapu dans les collections [archive].
  37. Forest Glen Annex, Henri Chapu dans les collections [archive].
  38. Iris & B. Gerald Cantor Center for Visual Arts, Henri Chapu dans les collections [archive].
  39. National Gallery of Art, Henri Chapu dans les collections [archive].
  40. a b c d et e Pascal-Raphaël Ambrogi et Dominique Le Tourneau, Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d'Arc, Desclée de Brouwer, 2017.
  41. a et b Musée des beaux-arts d'Angers, Henri Chapu dans les collections [archive].
  42. Musée Bonnat-Helleu, Henri Chapu dans les collections [archive].
  43. « Proserpine » [archive], notice no 50520006762, base Joconde, ministère français de la Culture
  44. « Pluton » [archive], notice no 50520006763, base Joconde, ministère français de la Culture
  45. Reporter citoyen, Les frères Galignani, bienfaiteurs de Corbeil-Essonnes [archive].
  46. Musée Henri-Chapu, buste de Frédéric Le Play [archive].
  47. Musée Henri-Chapu, buste d'Alexandre Dumas père [archive].
  48. Musée Henri-Chapu, buste de Ludovic Vitet [archive].
  49. Musée Henri-Chapu, La danseuse à l'éventail [archive].
  50. Musée Henri-Chapu, médaillon de Jean-Félix Bapterosses [archive].
  51. Musée Henri-Chapu, médaillon de Léon Cogniet [archive].
  52. Musée Henri Chapu, buste d'Hector Malot [archive].
  53. Musée Henri-Chapu, Armand Chappée, médaillon [archive].
  54. a et b cimetières de France et d'ailleurs, Œuvres funéraires de Henri Chapu [archive].
  55. latribunedelart.com [archive].
  56. http://www.nemours.fr/culture-et-sport/le-chateau-musee [archive]
  57. n° inv. : 2016.0.17 (cf. photo.rmn.fr [archive].
  58. « classé aux monuments historiques en 1862 » [archive], notice no PM45001761, base Palissy, ministère français de la Culture.
  59. « classé aux monuments historiques en 2001 » [archive], notice no PM45000934, base Palissy, ministère français de la Culture.
  60. Académie d'architecture, Henri Chapu dans les collections [archive].
  61. Bibliothèque interuniversitaire de santé, Henri Chapu dans les collections [archive].
  62. Cimetières de France et d'ailleurs, sépulture Joseph-Louis Duc, cimétière de Montmartre [archive].
  63. « Reynaud Jean Ernest (1806-1863) » [archive] sur appl-lachaise.net.
  64. « Sépulture de Clara Bancroft-Peabody – Cimetière du Père-Lachaise – Paris (75020) » [archive], notice sur e-monumen.net.
  65. École nationale supérieure des beaux-arts, Buste d'Eugène Millet par Henri Chapu [archive].
  66. Notice de la base Cat'zArts [archive].
  67. a et b « La Moisson » [archive], notice sur parismuseescollections.paris.fr.
  68. Musée Carnavalet, Madame Robert-Fleury par Henri Chapu dans les collections [archive].
  69. Musée Carnavalet, "Christiane Garnier" par Henri Chapu dans les collections [archive].
  70. Musée Carnavalet, Sadi Carnot par Henri Chapu dans les collections [archive].
  71. Musée Carnavalet, "La Jeunesse" de Henri Chapu dans les collections [archive].
  72. Musée Carnavalet, "L'Été" de Henri Chapu dans les collections [archive].
  73. Musée Carnavalet, "L'Hiver" de Henri Chapu dans les collections [archive].
  74. a et b [PDF] Musée national Jean-Jacques-Henner, Un séjour enchanteur : Jean-Jacques Henner en Italie, dossier de l'exposition, 2018. Les deux médaillons de Henri Chapu dans les collections sont reproduits en dernière page [archive].
  75. Musée du Louvre, cabinet des arts graphiques, Henri Chapu dans les collections [archive].
  76. Henri Chapu, Tony Robert-Fleury, médaillon, collections du musée d'Orsay [archive].
  77. « Mercure inventant le caducée » [archive], notice sur musee-orsay.fr.
  78. « Le jeune Robert D. (Desmarres) » [archive], notice sur musee-orsay.fr.
  79. « Semeur ou Triptolème » [archive], notice sur anosgrandshommes.musee-orsay.fr.
  80. Petit Palais, Léon Bonnat par Henri Chapu dans les collections [archive].
  81. Petit Palais, Marie, jeune femme, par Henri Chapu dans les collections [archive].
  82. Petit Palais, Portrait de Nino Garnier par Henri Chapu dans les collections [archive].
  83. Petit Palais, Élie Delaunay par Henri Chapu dans les collections [archive].
  84. Petit Palais, "La Cantate" dans les collections [archive].
  85. Petit Palais, "La Sécurité" dans les collections [archive].
  86. Petit Palais, "Nu debout", dessin de Henri Chapu dans les collections [archive].
  87. Paristoric, Les sculpteurs de la capitale : Henri Chapu [archive].
  88. Walker Art Gallery, Henri Chapu dans les collections [archive].
  89. Haauteville House (musée Victor-Hugo), Henri Chapu dans les collections [archive].
  90. « Catalogue du musée Chapu au Mée » [archive].
  91. Maurice Demaison, « La sculpture. L'exposition centennale », Revue de l'art ancien et moderne, 10 juillet 1900.
  92. Maurice Rheims, La sculpture au XIXe siècle, Arts et métiers graphiques, 1972, p. 226.
  93. Antoinette Le Normand-Romain, « Chapu : entre nature et tradition », in ouvrage collectif Centenaire Henri Chapu - 1833-1891, co-édition musée Henri-Chapu et musée de Melun, 1991, p. 9-16.
  94. Reproduite au catalogue de l'exposition sous le titre Jeanne d'Arc à Domrémy.
  95. L'Italie à Paris, "Souvenirs d'Italie", musée de Melun, présentation de l'exposition, juillet 2011 [archive]
  96. Musée d'art et d'histoire de Melun, Études pour la danse par Henri Chapu, présentation de l'exposition, 2017 [archive].
  97. Site officiel [archive] de ESAG Penninghen.
  98. Musée d'art et d'histoire du judaïsme, Buste de Henri Chapu par Léopold Bernstamm, photographie de l'œuvre conservée à Versailles [archive].
  99. École nationale supérieure des beaux-arts, "Portrait de Henri Chapu" par Léon Bonnat dans les collections [archive].

Annexes

Bibliographie

  • Henri Chapu, Rapport sur la sculpture, Paris, Imprimerie nationale, 1884.
  • Octave Fidière, Chapu, sa vie, son œuvre, E. Plon, Nourrit et Cie, 1894 (lire en ligne [archive]).
  • Henri Delaborde, Notice sur la vie et les ouvrages de M. Henri Chapu, Académie des beaux-arts, 1895.
  • B. d'Oyloct, Henri Chapu, sculpteur, membre de l'Institut (1833-1891), Les Contemporains, no 563, 1903.
  • Charles du Bousquet, « Chapu - Lettres, pages d'albums et croquis inédits », Revue de l'art ancien et moderne, juillet 1911.
  • Henri Lapauze, « Lettres inédites du sculpteur Chapu », Le Gaulois, 29 juillet 1911.
  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française du XIXe siècle, tome premier, Librairie ancienne Honoré Champion, 1914 (lire en ligne [archive]).
  • Encyclopédie Larousse, Larousse, 1964.
  • Maurice Rheims, La sculpture au XIXe siècle, Arts et métiers graphiques, 1972.
  • Anne-Marie Lussiez, Henri Chapu au Mée-sur-Seine, Le Mée-sur-Seine, Éditions du musée Henri-Chapu, 1977.
  • (en) James Mackay, The Dictionary of sculptors in bronze, Woodbridge, Suffolk, Antique Collectors Club, 1977.
  • Anne Pingeot, « Le Flaubert et le Balzac de Chapu », Revue du Louvre, no 1, 1979.
  • Françoise Cachin (dir.), L'art du XIXe siècle. Seconde moitié : 1859-1905, Citadelles, 1990.
  • Antoinette Le Normand-Romain, Philippe Grunchec, Annie-Claire Lussiez, Jacques Letève, Laure de Margerie, Chantal Rouquet, Marie Bouchard et Annette Gélinet (préface de René André et Jacques Marinelli), Centenaire Henri Chapu. 1833-1891, co-édition musée Henri-Chapu et musée de Melun, 1991.
  • Antoinette Le Normand-Romain, Mémoire de marbre. La sculpture funéraire en France, 1804-1914, Agence culturelle de Paris, 1995.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • (en) Ruth Butler, Suzanne Glover Lindsay, Alison Luchs, Douglas Lewis, Cynthia J. Mills et Jeffrey Weidman, European sculpture of the nineteenth century, Washington, National Gallery of Art, 2000.
  • Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, CTHS, coll. « Format no 71 », 2012, 559 p. (ISBN 978-2-7355-0780-1, OCLC 828238758, notice BnF no FRBNF43504839), p. 102-108.
  • Pascal-Raphaël Ambrogi et Dominique Le Tourneau, Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d'Arc, Paris, Desclée de Brouwer, 2017.
  • Dominique Ghesquière, « Des musées, une collection (1887-2017), Henri Chapu, sculpteur : études, recherches et prospectives », Sculptures, no 4, 2017.

Conférences

  • Dominique Ghesquière, « Henri Chapu (1833-1891) : un sculpteur au-delà d'une œuvre. Premières pistes de réflexion », colloque La sculpture entre 1850 et 1880, Paris, Fondation Singer-Polignac, 27-28 mai 2014 ([vidéo] en ligne sur Dailymotion, durée : 18'56" [archive]).

Article connexe

  • Liste d'œuvres d'Henri Chapu (en).

Liens externes

  • Notices d'autorité

 

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28 avril 2021

Devambez André

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André Devambez

 

André Devambez

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André Devambez (c.1900)
Naissance
26 mai 1867
Paris
Décès
18 mars 1944 (à 76 ans)
Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Nom de naissance
André Victor Édouard Devambez
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activités
Peintre
Graveur
Illustrateur
Autres activités
Enseignant
Formation
École des beaux-arts de Paris
Académie Julian
Maître
Benjamin Constant
Jules Lefebvre
Élève
Jean Rigaud
Père
Édouard Devambez
Enfant
Pierre Devambez
Distinctions
Prix de Rome en peinture de 1890.
Œuvres principales
La Charge

André Devambez né le 26 mai 1867 à Paris et mort dans la même ville le 18 mars 1944 est un peintre et illustrateur français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Vie et œuvre
    • 1.2 Le peintre
    • 1.3 Le dessinateur et graveur
    • 1.4 L'illustrateur
  • 2 Œuvres
  • 3 Collections publiques
  • 4 Distinctions
  • 5 Réception critique
  • 6 Élèves notables
  • 7 Notes et références
  • 8 Annexes
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Liens externes

Biographie

Vie et œuvre

André Devambez est le fils du graveur, imprimeur et éditeur Édouard Devambez, fondateur de la Maison Devambez à Paris. À sa naissance dans le 1er arrondissement1, son père a vingt-trois ans et sa mère vingt-deux. André grandit dans une ambiance artistique et décide très jeune de devenir un artiste. Dès son plus jeune âge, André Devambez travaille également avec son père. Ils conçoivent dans l’atelier du passage des Panoramas, où se situe la Maison Devambez, papiers à lettres, menus, impressions artistiques et diverses publicités, tous animés d’un fourmillement de vie qui font le succès de la Maison. Il étudie à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier du peintre Benjamin Constant, et reçoit aussi des conseils de Gabriel Guay et de Jules Lefebvre à l’académie Julian2.

Il expose au Salon des artistes français dès 1889 et y obtient une médaille de 2e classe en 1898, année où il passe en hors-concours3.

Membre du jury du Salon des artistes français, il obtient le grand prix de Rome en peinture de 1890 et se lie d'amitié avec le peintre Adolphe Déchenaud dont il fait le portrait lors de son séjour à la Villa Médicis4.

Chef d'atelier de peinture à l'école nationale supérieure des beaux-arts de 1929 à 1937, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1911 et est élu à l'Académie des beaux-arts le 7 décembre 1929 en replacement d'Henri Gervex3.

Il meurt le 18 mars 1944 en son domicile au no 19 avenue d'Orléans dans le 14e arrondissement de Paris5, et, est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (42e division)6.

Le peintre

La Charge - 1902/1903 - Musée d'Orsay
La Charge (1902-1903), Paris, musée d'Orsay.

Devambez oriente son art vers les représentations de scènes de la vie moderne. Le musée d’Orsay à Paris conserve neuf de ses œuvres, dont son tableau le plus connu, La Charge. Cette scène de rue dramatique, peinte en 1902, montre la violente confrontation entre la police et les manifestants sur le boulevard Montmartre, vue de la fenêtre d'un étage élevé. Cette perspective plongeante se retrouve régulièrement dans l’œuvre de Devambez, tout comme les tableaux peints souvent sur bois en petit format, connus sous le nom de « tous-petits »,

Le seul oiseau qui vole au-dessus des nuages - 1910 - Musée d'Orsay
Le seul oiseau qui vole au-dessus des nuages (1910), Paris, musée d'Orsay.

En 1910, il est invité à réaliser des panneaux décoratifs pour la nouvelle ambassade de France à Vienne. Il choisit comme thème les inventions de son temps, peignant le métro, un omnibus, un avion, un aéroplane.

Le dessinateur et graveur

André Devambez produit un nombre considérable de dessins, y compris un album de douze eaux-fortes, issues d’un tirage limité à 150 exemplaires en 1915. Les douze gravures de cet album représentent des scènes de la Première Guerre mondiale, aux titres suivants : Le Froid, Les Trous d’obus, Le Bouclier, L’Incendie, Un Schrapnell, La Pluie, L'Espionne, Les Otages, Gare la Marmite, Les Réserves, Le Charbon, Le Fou.

L'illustrateur

Devambez écrit et illustre aussi des livres. Auguste a mauvais caractère (1913) est un livre pour enfants avec ses illustrations coloriées à la main par le maître du pochoir stencil technique, Jean Saudé. Les illustrations originales sont présentées à une exposition l’année suivante au palais de Glace. C'est le premier d’un grand nombre de livres pour enfants, Histoire de la petite Tata et du gros patapouf, Les Aventures du Gros Patapouf et Les Aventures du Capitaine Mille-Sabords. Ces histoires trouvent probablement leur origine lorsque André Devambez les racontait à ses deux enfants, l’archéologue et conservateur des antiquités grecques et romaines du Louvre, Pierre Devambez (1902-1980), et Valentine (1907-?), sa fille artiste.

André Devambez illustre également des ouvrages d'Émile Zola (La Fête à Coqueville7), Charles Le Goffic (Le poilu a gagné la guerre, 1919), et Claude Farrère (Les Condamnés à mort8).

Devambez collabore comme illustrateur pour Le Figaro illustré, Le Rire, et L'Illustration9.

Œuvres

L'Appel

La Place Pigalle
La Place Pigalle, Buenos Aires, musée national des beaux-arts d'Argentine.

Collections publiques

Argentine
  • Buenos Aires, musée national des beaux-arts d'Argentine : La Place Pigalle, huile sur toile.
Canada
  • Québec (ville), Musée national des beaux-arts du Québec : Les Trois Veillards, huile sur toile10.
France
  • Paris :
    • musée de l'Armée : Verdun, 1917, huile sur toile .
    • musée d'Orsay :
      • La Charge, 1902-1903, huile sur toile ;
      • Le seul oiseau qui vole au-dessus des nuages, 1910, huile sur toile.
  • Saint-Quentin, musée Antoine Lécuyer : La Pensée aux Absents, 1927, triptyque, huile sur toile pour le panneau central .
  • Versailles, musée de l'Histoire de France : Philippe Pétain, maréchal de France, 1932, huile sur toile.

Distinctions

En 1899, André Devambez est élu membre de la Société des artistes français, Salon dans lequel il a l’habitude d’exposer. Il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts et est élu à l'Institut en 1930. En 1934, il est nommé peintre officiel du ministère de l'Air.

Réception critique

Arsène Alexandre, du journal Le Rire, écrit en 1913 : Devambez nous livre un spectacle extrêmement vivant et toujours imprévu, bien qu’il soit emprunté à la réalité la plus stricte. Devambez fait non seulement du fantastique avec le réel, mais il fait aussi du réel avec le fantastique.

Élèves notables

  • François Baboulet (1914-2010)
  • Maurice Buffet
  • Jean Even
  • Jean-Denis Maillart
  • André Maire
  • Jean Rigaud

Notes et références

  1. « André Devambez » [archive], sur www.mnbaq.org (consulté le 19 janvier 2019).

Annexes

Bibliographie

  • Pierre Couvreur, A propos de bottes, Chansons d'occupation, ill. de André Devambez, Imprimerie Nuez et Cie, Lille 1919
  • René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, t. 1, A-E, Art & Édition, 1930.
  • Noémie Bertrand, Michel Ménégoz, André Devambez, 1867-1944, [catalogue d'exposition, 4 juin-4 juillet 1992], Ville de Neuilly-Plaisance, 1992

Liens externes

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27 avril 2021

Oberkampf Christophe Philippe

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Christophe-Philippe Oberkampf

 

Christophe-Philippe Oberkampf

260px-Christophe-Philippe_Oberkampf_(1738-1815)

Fonctions
Maire de Jouy-en-Josas
1790-1793
Conseiller général de Seine-et-Oise
Biographie
Naissance
11 juin 1738
Wiesenbach, Principauté d'Ansbach
Décès
4 octobre 1815(à 77 ans)
Jouy-en-Josas, France
Sépulture
Jouy-en-Josas
Nom de naissance
Christoph Philipp Oberkampf
Nationalité
Principauté d'Ansbach (1738-1770), française (1770-1815)
Activités
Homme d'affaires, homme politique
Enfants
Marie-Julie Oberkampf
Émile Oberkampf
Émilie Oberkampf
Laure Oberkampf
Autres informations
Propriétaire de
Manufacture Oberkampf, Château du Montcel
Distinction
Ordre national de la Légion d'honneur (1806)

Christophe-Philippe Oberkampf, né le 11 juin 1738 à Wiesenbachnote 1 et mort le 4 octobre 1815 à Jouy-en-Josas, est un industriel français d’origine allemande. Il est resté célèbre pour avoir fondé la manufacture royale de toiles imprimées de Jouy-en-Josas où était fabriquée la toile de Jouy.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Manufacture royale
    • 1.2 Déclin
  • 2 Hommages et postérité
  • 3 Iconographie
  • 4 Notes et références
    • 4.1 Notes
    • 4.2 Références
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Articles connexes
    • 5.3 Liens externes

Biographie

Né dans une famille de teinturiers de Wiesenbach, Oberkampf est le descendant d'une lignée de teinturiers luthériens du Wurtemberg. Il apprend le métier chez son père, établi à Aarau en Suisse comme fabricant de toiles imprimées, les indiennesnote 2, puis se rend à Bâle chez des indienneurs, des producteurs d'indiennes.

En 1756, à 18 ans, le jeune Oberkampf acquiert son indépendance et entre comme graveur à la manufacture d'impression Koechlin et Dollfusnote 3 à Mulhouse. En octobre 1758, il monte à Paris et s'engage comme coloriste dans les ateliers d'indiennes du fabricant Cottin installés à l'Arsenal1.

Lorsque cette industrie devient légale en France le 9 novembre 1759, il propose au suisse du roi Louis XVI, Antoine Guernes, dit « Tavannes », de s'associer avec lui pour la création, à Jouy-en-Josas, d'une manufacture d'indiennes. Les premières toiles sont imprimées le 1er mai 1760 et connaissent un succès qui permet à Oberkampf d'agrandir, en 1764, sa fabrique sur un vaste terrain de 18 000 m2. L'effectif de la manufacture croît rapidement et atteint 900 ouvriers en 1774. Son seul associé, de 1762 à 1790, fut Sarrasin de Maraise, dont la femme, Marie-Catherine-Renée, née Darcel, tenait la comptabilité de la manufacture.

En août 1770, justifiant de dix ans de résidence en France, Oberkampf et son frère sont naturalisés français. À la même époque, les planches de bois sont remplacées par des plaques de cuivre, gravées également, mais souples pouvant être fixées sur des tambours cylindriques. Cette évolution technique importante, due à son neveu Samuel Widmernote 4, va permettre à l'entreprise d'augmenter considérablement sa production et d'entrer dans l'ère de la mécanisation.

Manufacture royale

Buste d'Oberkampf dans le jardin de la mairie de Jouy-en-Josas.

En 1783, la fabrique reçoit du roi Louis XVI le titre de manufacture royale et en 1787, Oberkampf, anobli par lettre de mérite en 1787, reçoit du roi le titre d'écuyer ainsi que le droit de disposer d'armoiries et d'une devise Recte et vigilanter (droiture et vigilance). Sa manufacture produit à cette époque environ 30 000 pièces par an et mobilise 800 ouvriers2.

La réforme des départements et des communes par la Révolution l'amène à être nommé, le 7 février 1790, maire de Jouy-en-Josas. Le 26 fructidor an III, Oberkampf se porte acquéreur de l'ancienne ferme royale de Bouviers à Guyancourt, afin de contrôler la qualité des eaux de la Bièvre dont la source se trouve sur les terres de cette ferme. Il ouvre aussi une succursale dans le bourg d'Essonnes, sur la rivière Essonne3.

La manufacture reste florissante durant la Révolution et devient la deuxième entreprise du pays après la manufacture de glaces de Saint-Gobainnote 5. À partir de 1805, le commerce décline et l'effectif du personnel, qui avait atteint 1 600 ouvriersnote 6, doit être réduit. En 1816, 550 travailleurs sont salariés par l'entreprise Oberkampf.

En 1806, Oberkampf obtient la médaille d'or de première classe à l'exposition des produits de l'industrie au Louvre pour son rôle éminent dans la fabrication des toiles peintes. Le 20 juin 1806, à l'occasion d'une visite des ateliers, Napoléon lui décerne la légion d'honneur.

Déclin

De nouveau en 1815, la baisse de la demande et la concurrence se font sentir. L'effectif tombe à 435, avant que la manufacture ne ferme momentanément durant l'invasion des armées coalisées contre l'Empereur. Quand Oberkampf meurt en 1815, la manufacture est confiée à son neveu Samuel Widmer. À la mort de celui-ci, en 1821, un de ses fils Émile Oberkampf, s'associe à Barbet de Jouy, puis lui cède totalement en 1822 les bâtiments. La manufacture, spécialisée dans le haut de gamme, ne peut résister à la concurrence et fait finalement faillite, fermant ses portes en 1843.

La famille Oberkampf, peint par Louis-Léopold Boilly.

Christophe-Philippe Oberkampf est enterré dans le jardin de sa maison, devenue le conservatoire de musique de Jouy-en-Josasnote 7.

Hommages et postérité

Son nom a été donné à une rue de Paris, dans le XIe arrondissement ainsi qu'à la station de métro qui la dessert.

Gendre de Michel Massieu de Clerval, il est le père d'Émilie Oberkampf, pionnière de l'école maternelle en France et épouse du banquier Jules Mallet, de Laure Oberkampf, épouse du baron James Mallet, et du baron Émile Oberkampf. Il est également le grand-père d'Ernest Feray, et de Nathalie Mallet (1813-1884), (fille d’Émilie), épouse du peintre Pierre-Antoine Labouchère.

Iconographie

Le musée de la toile de Jouy conserve plusieurs portraits peints d'Oberkampf, un par François Gérard daté de 1819, deux de Louis-Léopold Boilly.

Notes et références

Notes

  • Ce village fait aujourd'hui partie de la ville de Blaufelden dans l'arrondissement de Schwäbisch Hall de l'État de Bade-Wurtemberg : voir Blaufelden sur la Wikipédia germanophone.
  1. De nombreux ouvrages indiquent qu'il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (39e division). Il s'agit en fait de son fils Émile Oberkampf. Voir Cimetières de France et d'ailleurs [archive]

Références

  1. Charles Oudiette, Dictionnaire des environs de Paris, p. 235, 1817, reprint les éditions du Bastion, 2000.

Voir aussi

Bibliographie

  • Serge Chassagne, Christophe-Philippe Oberkampf, un entrepreneur capitaliste au Siècle des Lumières, Paris, Aubier-Montaigne, 1981.
  • Alain Dewerpe & Yves Gaulupeau, La fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas 1760-1815, Rue d'Ulm, 1990, 224 p. (ISBN 978-2728801503)
  • Aziza Gril-Mariotte, « Christophe-Philippe Oberkampf (1738-1815) et l'industrie des toiles peintes en France. L'impact du protestantisme sur son parcours et la création », Revue d'histoire du protestantisme, vol. 1, no 2,‎ avril-mai-juin 2016, p. 207-227 (lire en ligne [archive], consulté le 9 février 2019).
  • Etienne Mallet, Oberkampf, vivre pour entreprendre, Editions Télémaque, 2015
  • « Christophe-Philippe Oberkampf (1738-1815) », notice du Musée virtuel du protestantisme, en ligne [archive].
  • Sébastien Palle, L'étoffe du destin [archive], roman aux Editions Héloïse d'Ormesson, 2019
  • Michel Sementery, Christophe-Philippe Oberkampf, sa famille et sa descendance, éd. Christian, 1990.

Articles connexes

  • Familles subsistantes de la noblesse française
  • Manufacture Oberkampf
  • Musée de la toile de Jouy

Liens externes

  • Une indienne est une étoffe de coton peinte ou imprimée, initialement fabriquée en Inde, puis copiée par les manufacturiers européens
  • En 1746, la ville de Mulhouse devient industrielle lorsque de jeunes bourgeois (Jean-Henri Dollfus, Jean-Jacques Schmaltzer, Samuel Kœchlin et Jean-Jacques Feer) lancent l'indiennage, c'est-à-dire l'impression de cotonnades à la planche (Encyclopaedia Universalis, Mulhouse) [archive]
  • Samuel Widmer, inventeur de la machine à graver les cylindres métalliques
  • En exceptant les entreprises minières telles les Mines d'Anzin (4 000 travailleurs en 1789)
  • Ce nombre regroupe les effectifs de deux établissements de l'entreprise Oberkampf, celui de Jouy-en-Josas et celui de la filature de coton d'Essonnes près de Corbeil. En 1806 les archives de l'entreprise mentionnent 1 021 ouvriers à Jouy et 306 à Essonnes. En 1808 les effectifs sont de 714 à Jouy et 189 à Essonnes. En 1815 le total des deux établissements tombe à 550. Cf A. Dewerpe, Y. Gaulupeau, p. 31.
  • Mélanie Riffel, Sophie Rouart et Marc Walter, La toile de Jouy, Citadelles & Mazenod, 2003, p. 14
  • Françoise Bayard et Philippe Guignet, L'économie française aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Ophrys, 1991, 264 p. (ISBN 978-2-7080-0645-4, lire en ligne [archive]), p. 172