Vendée Militaire et Grand Ouest

19 décembre 2018

du Marhallac'h Auguste

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Auguste du Marhallac'h

felix

Auguste du Marhallac'h
Fonctions
Député
 
Protonotaire apostolique (en)
 
Biographie
Naissance
6 septembre 1808
Quimper
Décès
17 août 1891 (à 82 ans)
Nationalité
Français
Lieu de travail
Paris
Activité
Homme politique
Autres informations
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎

Auguste François Félix du Marhallac'h1 (parfois dénommé Monseigneur ou Mgr du Marhallac'h) est un fonctionnaire et un ecclésiastique entré tardivement dans l'Église catholique romaine. Il est né le 6 septembre 1808 à Quimper et est décédé le 17 août 1891 à Plomelin (Finistère). Il a été brièvement député du Finistère en 1871, à Bordeaux, puis, à Versailles, puis vicaire général du diocèse de Quimper et Léon. Il a été cité à l'ordre de l'armée et fait chevalier de la Légion d'honneur en 1870 pour sa conduite courageuse dans la bataille de l'Haÿ-les-Roses comme aumônier d'un bataillon de gardes mobiles du Finistère.

Vie

Issu d'une très ancienne famille de propriétaires terriens, dont l'un des berceaux est le hameau du Marhallac'h en Plonéis (Finistère), son père, Jean-Félix du Marhallac'h a émigré pendant la Révolution et a servi dans l'armée de Condé. Les deux-tiers de la propriété familiale sont vendus comme bien national, mais il retrouvera son manoir du Pérennou, à Plomelin. Rentré sous l'Empire et amnistié en 1802, il occupe diverses charges publiques jusqu'en 1848, dont la présidence du Conseil général du Finistère et la députation.
Après des études de droit et de médecine à Paris, où il se lie avec d'autres jeunes nobles bretons, Auguste est nommé inspecteur des monuments historiques en 1835. Il devient, ensuite, administrateur de l'hôpital civil de Quimper.

Dans sa jeunesse, il fait partie d'un groupe de jeunes nobles qui veulent redonner du lustre à la Bretagne, sans revenir à l'Ancien Régime, et y maintenir les traditions religieuses et les coutumes anciennes. En 1838, il est l'un des participants au voyage pour assister à l'Eisteddfod d'Abergavenny (Pays-de-Galles) et, en même temps que La Villemarqué et son beau-frère, Louis de Carné, il est accueilli comme barde d'honneur par la Gorsedd du Pays de Galles.
Il se marie en 1839 avec Mélanie Harrington, de nationalité britannique, et en a trois enfants2.

Après la mort de ceux-ci en bas âge et, en 1845, de son épouse,en couches, il entre en 1851 au séminaire de Quimper et est ordonné prêtre en 1854.

En 1870, il est, sur sa demande, aumônier d'un bataillon de mobiles du Finistère. Lors de la bataille de l'Haÿ-les-Roses, le 30 novembre 1870, il reste près des soldats et sa soutane et son chapeau sont traversés par des balles3. Le 2 décembre 1870, sur la place de l'Hôtel de Ville de Paris, il est cité à l'ordre de l'armée par le colonel du régiment et fait, par la suite, chevalier de la Légion d'honneur.

Député du Finistère de février à octobre 1871, il démissionne pour devenir, à sa demande, recteur (curé) d'une paroisse rétablie dans l'archipel des Glénan, au large de Fouesnant où les conditions de séjour sont très rudes en hiver. Il y fait bâtir une église sur l'île du Loc'h.

En 1873, l'évêque de Quimper, Monseigneur Anselme Nouvel de la Flèche le rappelle pour le nommer vicaire général auprès de lui. Il se consacre particulièrement à l'ouverture d'écoles catholiques gérées par les Frères des écoles chrétiennes (80 sont créées dans le Finistère4). En 1888, le pape Léon XIII lui confère la dignité de protonotaire apostolique, ce qui lui donne droit au titre de Monseigneur.

Lors de ses moments de repos, il recevait dans son château du Pérennou (en Plomelin) des personnalités religieuses, et dirigeait la fouille archéologique d'une villa gallo-romaine avec ses thermes du Ier siècle découverts dans le parc par son père. Il fut vice-président pendant 17 ans de la Société archéologique du Finistère, dont il enrichit le musée par ses découvertes5.

Il accueillit dans ce même château du Pérennou dans les dix dernières années de la vie de celui-ci, son beau-frère, l'historien et homme politique, Louis de Carné (1804-1876), dont la petite-fille, Marie, fut sa légataire universelle en tant que sa petite-nièce, puisqu'il était le dernier représentant de la très ancienne famille du Marhallac'h6.

Bibliographie

  • Jakez Cornou, Monseigneur Auguste-Félix du Marhallac'h : une destinée hors du commun. In : Manoirs et vieilles demeures en Cornouaille, n° 3, p. p. 24-25, Décembre 2012.
  • Bruno Plouzennec, Mémoire de maîtrise sur le domaine du Pérennou
  • « Auguste du Marhallac'h », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]
  • Jean Pascal. Les députés bretons de 1789 à 1983. Paris : PUF, 1983. p. 525.
  • Finistère : dictionnaire bibliographique illustré, Paris, 1911. p. 281.
  • Annexe au procès-verbal de la réunion de la Société archéologique du Finistère du 27 août 1891. Le décès d'A. du Marhallac'h est indiqué comme intervenu le 16 août.

Notes et références

  1. Marhallac'h (marc'had + lec'h) signifie en breton « place du marché ».
  2. Jakez Cornou, dans le n° 3 de Manoirs et vieilles demeures en Cornouaille, 2012, p. 24.
  3. Jakez Cornou, dans le n° 3 de Manoir et vieilles demeures en Cornouaille, 2012, p. 25 : « Dans le secteur de Villejuif, il joua un rôle prépondérant, lors d'une attaque prussienne en tant qu'interprète. Il traduisait les ordres en breton à ses compatriotes et les encourageait vivement à résister. L'assaut fut contenu, mais il en revint portant de nombreuses traces de balles sur son chapeau et ses habits ».
  4. Bruno Plouzennec, dans le n° 3 de Manoir et vieilles demeures en Cornouaille, 2012, p. 21
  5. Lucien Rossi, "Notice sur Mgr Du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général du diocèse de Quimper, ancien aumônier de mobiles", 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6581136w/f42.image.r=Plomelin?rk=278971;2 [archive]
  6. Journal La Croix, n° du 20 août 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2127926/f2.image.r=Plomelin?rk=150215;2 [archive]

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18 décembre 2018

de Lacretelle Jacques

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Jacques de Lacretelle


Jacques de Lacretelle

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Jacques de Lacretelle, avant 1934

Naissance 14 juillet 1888
Cormatin
Décès 2 janvier 1985 (à 96 ans)
Activité principale
Écrivain
Distinctions
Membre de l'Académie française
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Roman1

Jacques de Lacretelle, né le 14 juillet 1888 au château de Cormatin à Cormatin (Saône-et-Loire) et mort le 2 janvier 1985, est un écrivain français. Il est l'arrière-petit-fils de Jean-Charles de Lacretelle.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvre
  • 3 Distinctions
  • 4 Filmographie
  • 5 Notes et références
  • 6 Liens externes

Biographie

Avec son père, consul général, Jacques de Lacretelle passa son enfance à Salonique, Alexandrie et Florence mais après la mort de celui-ci il fut élevé par son grand-père Pierre-Henri de Lacretelle. Après avoir fait des études au lycée Janson-de-Sailly avec, pour professeur, le jeune agrégé André Bellessort, il poursuivit ses études à l'Université de Cambridge.

Pendant la Première Guerre mondiale, il ne peut rester sur le front pour des raisons de santé et se consacre alors à la littérature. Ami de Marcel Proust, André Gide, Anatole France, Marcel Rivière, il commence sa carrière littéraire en 1920 en faisant publier La Vie inquiète de Jean Hermelin, à l'âge de 32 ans. Il habite le parc de Maisons-Laffitte en 1921. Il y restera de juin à octobre au 2 avenue La Fayette dans Le Pavillon des Charmes. Une plaque en marbre rappelle ce lieu aux promeneurs. Il publie Silbermann en 1922 aux éditions Gallimard qui obtient le prix Femina2 et sera traduit en dix langues.

En 1929 il obtient le Grand prix de l'Académie française pour L'amour nuptial et de 1932 à 1935 il écrit Les Hauts-Ponts en quatre volumes qui décrit la décadence d'une famille sur trois générations.

Il a fait partie de la rédaction du journal des Croix-de-feu, Le Flambeau ; il était membre du Parti social français.

Il est élu le 12 novembre 1936 à l'Académie française (le même jour que l'amiral Lacaze et le futur cardinal Grente), devenant ainsi le troisième académicien de sa famille3. Il y restera pendant plus de quarante-huit ans et en deviendra le doyen d'élection dans les quinze dernières années de sa vie à la mort de François Mauriac en 1970.

Il fut membre du Comité de direction de l'Association du Foyer de l’Abbaye de Royaumont.

En outre, il joua un rôle prépondérant lors de la renaissance du Figaro, à la Libération. Après avoir été l'un des cinq membres de l'équipe Brisson, il fut administrateur de la Société fermière du Figaro de 1950 à 1969, dont il fut président-directeur général, du Figaro littéraire et de la S. A. Le Figaro.

D'un naturel pessimiste, l'auteur écrit sans se soucier des conventions, notamment dans son roman La Bonifas (homosexualité féminine) et dans son chef-d'œuvre Silbermann , récit d'une amitié entre un lycéen protestant et un autre élève, juif, particulièrement brillant et orgueilleux, mais soumis à de croissantes brimades.

Sans évidemment être soupçonnable d'antisémitisme, théorie que son roman réfute activement en maints endroits, Lacretelle semble parfois sensible aux théories pseudo-ethnologiques de Gobineau, auxquelles il fait référence avec quelque distance dans un récit de voyage : « Que ce copieux métissage ait abouti à un avorton contrefait et prompt à l'imitation autant qu'un singe, voilà qui eût enchanté Gobineau » (Le Demi-Dieu ou le voyage de Grèce, Paris, Grasset, 1930, I, p. 18). On y trouve également d'autres passages sur l'Italie fasciste.

En 1973, il devient propriétaire du célèbre château d'Ô, dans l'Orne avec son épouse, née Yolande Jacobé de Naurois (1912-1991), descendante de Jean Racine4.

Œuvre

  • 1920 : La Vie inquiète de Jean Hermelin (Grasset)
  • 1922 : Silbermann (Gallimard) — Prix Femina
  • 1925 : La Bonifas (Gallimard)
  • 1925 : Mélanges sur l'amour et les livres, terminés par un envoi (Gallimard)
  • 1926 : Trébuchet. Mort de la jalousie (La Lampe d'Aladin)
  • 1926 : Lettres espagnoles (Gallimard)
  • 1926 : Quatre études sur Gobineau (La Lampe d'Aladin)
  • 1927 : Aparté. Colère. Journal de colère. Dix jours à Ermenonville (Gallimard)
  • 1927 : Aperçus (Marcelle Lesage)
  • 1927 : Rêveries romantiques. Dix jours à Ermenonville. Le rêveur parisien (Stendhal)
  • 1927 : Virginie, ou les manies (Champion (Édouard))
  • 1927 : Le Christ aux bras étroits (Eos)
  • 1928 : D'une colline. Quatre jours à Bayreuth (Les Cahiers Libres)
  • 1928 : L'Âme cachée, nouvelles, (Gallimard)
  • 1928 : Quatre nouvelles italiennes (Lemarget)
  • 1928 : Album napolitain (Hazan)
  • 1928 : Études (Librairie Picard)
  • 1929 : Histoire de Paola Ferrani (Flammarion)
  • 1929 : Le Retour de Silbermann (Gallimard)
  • 1929 : Amour nuptial (Gallimard) — Grand prix du roman de l'Académie française
  • 1930 : À la rencontre de France (Trémois)
  • 1930 : Le Demi-dieu ou le Voyage en Grèce (Grasset)
  • 1930 : Pressentiments (Les Quatre Chemins)
  • 1931 : Luce, ou l'enfance d'une courtisane (Trémois)
  • 1932 : Les Hauts Ponts. I. Sabine (Gallimard)
  • 1933 : Les Hauts Ponts. II. Les fiançailles (Gallimard)
  • 1934 : Les aveux étudiés (Gallimard)
  • 1935 : Les Hauts Ponts. III. Années d'espérance (Gallimard)
  • 1935 : Les Hauts Ponts. IV. La monnaie de plomb (Gallimard)
  • 1936 : L'Écrivain public (Gallimard)
  • 1936 : Qui est La Roque ? (Flammarion)
  • 1936 : Discours de réception à l'Académie Française
  • 1937 : Haute-Plainte, traduction avec son épouse Yolande, du roman anglais d'Emily Brontë dont le titre en langue originale est Wuthering Heights. On le trouve aussi traduit en français sous les titres Les Hauts de Hurlevent, Les Hauts des Tempêtes, Hurlemont
  • 1938 : Morceaux choisis (Gallimard)
  • 1939 : Croisières en eaux troubles, carnets de voyage (Gallimard)
  • 1940 : Le Canada entre en guerre. Choses vues (Flammarion)
  • 1941 : L'Heure qui change (Le Milieu du monde)
  • 1945 : Libérations (Brentano's)
  • 1946 : Idées dans un chapeau (Le Rocher)
  • 1946 : Le Pour et le Contre (Le Milieu du monde)
  • 1949 : La Vie privée de Jean Racine
  • 1953 : Une visite en été, pièce en quatre actes (Gallimard)
  • 1953 : Deux cœurs simples (Gallimard)
  • 1958 : Paris. Présentation de Jacques de Lacretelle. Photos de Jacques Boulas (Hachette)
  • 1959 : Les Maîtres et les Amis. Études et souvenirs littéraires (Wesmael-Charlier)
  • 1959 : Le Tiroir secret (Wesmael-Charlier)
  • 1963 : La Galerie des amants, Anthologie de lettres d'amour (I) (Librairie académique Perrin)
  • 1964 : L'Amour sur la place, Anthologie de lettres d'amour (II) (Librairie académique Perrin)
  • 1964 : Portraits d'hier et figures d'aujourd'hui (Librairie académique Perrin)
  • 1974 : Journal de bord (Grasset)
  • 1977 : Les vivants et leur ombre (Grasset)
  • 1981 : Quand le destin nous mène (Grasset)

Distinctions

  • Grand officier de la Légion d'honneur
  • Commandeur des Arts et des Lettres

Filmographie

  • Son roman La Bonifas a été adapté, en 1968, à la télévision par Pierre Cardinal avec Alice Sapritch dans le rôle-titre.

Notes et références

  1. (en) http://oxfordindex.oup.com/view/10.1093/acref/9780198661252.013.2547 [archive]
  2. Le roman fera également partie de la liste des douze romans retenus dans le Grand prix des Meilleurs romans du demi-siècle en 1951.
  3. Après son arrière-grand-père Charles de Lacretelle (1766-1855) et son frère aîné Pierre Louis de Lacretelle (1751-1824).
  4. Arnaud Chaffanjon, Jean Racine et sa descendance, Paris, Les Seize Éditions du Palais Royal, 1964.

Liens externes

 

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17 décembre 2018

Julien Pierre

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Pierre Julien

 

Pierre Julien


Pierre Julien
Naissance
20 juin 1731
Saint-Paulien
Décès
17 décembre 1804 (à 73 ans)
Paris
Activité
Sculpteur
Distinction
Prix de Rome

Pierre Julien, né à Saint-Paulien le 20 juin 1731 et mort à Paris le 17 décembre 1804, est un sculpteur néo-classique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
  • 3 Prix et honneurs
  • 4 Notes et références
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Liens externes

Biographie

Jean de La Fontaine (1785), marbre, musée du Louvre.

Après un apprentissage au Puy chez un maître sculpteur, puis à l'école de dessin de Lyon, Pierre Julien entre dans l'atelier de Guillaume II Coustou. Obtenant un premier prix de sculpture en 1765, il entre ensuite à l'École royale des élèves protégés. Pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1768 à 1773, il y rencontre |Van Loo et François Boucher. Rentré en France, il travaille sous la direction de son ancien maître Coustou au mausolée du Grand Dauphin à la cathédrale Saint-Étienne de Sens. Après un premier échec en 1776, il est reçu à l'unanimité à l'académie royale de peinture et de sculpture deux ans plus tard et présente le Gladiateur mourant comme morceau de réception1.

Professeur de sculpture à l'école des beaux-arts de Paris, le 30 janvier 1790, et confirmé le 12 octobre 1795, succédant à van Loo, il aura Jean-Antoine Houdon pour lui succéder2. Élu membre de l'Institut en 1795, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Il reçoit de Louis XVI une commande pour la série des « Grands hommes de la France », il réalise alors les statues grandeur nature de Jean de La Fontaine et de Nicolas Poussin. Tout en travaillant pour des chantiers parisiens tels que l'église Sainte-Geneviève ou le pavillon de Flore du palais du Louvre, il crée, en 1785, un ensemble de sculptures pour la laiterie de la reine du château de Rambouillet où il laisse libre cours à sa virtuosité3.

Une grande part de ses œuvres est conservée au musée du Louvre à Paris et au musée Crozatier du Puy-en-Velay.

Œuvres dans les collections publiques

  • Musée du Louvre
    • Gladiateur mourant (1779), statue, marbre4
    • Ganymède versant le nectar à Jupiter changé en aigle (1776-1778), groupe, marbre5
    • Jean de La Fontaine (1785), statue, marbre6
    • Nicolas Poussin (1789-1804), statue, marbre7
    • Nicolas Poussin (vers 1787-1788), statuette (esquisse), terre cuite8
    • Amalthée et la chèvre de Jupiter (1787), groupe, marbre9
    • La Jeune fille à la chèvre (1786), statuette, terre cuite10
    • Sainte Geneviève rendant la vue à sa mère (1776), bas-relief, terre cuite11
  • musée Crozatier
    • Ariane endormie ou Cléopâtre (1785), statue, marbre

Prix et honneurs

  • Premier prix de Rome de sculpture en 1765
  • Chevalier de la Légion d'honneur

Notes et références

  1. Conservé au musée du Louvre.
  2. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme, 1996. no 93. p. 95-101.
  3. Ces bas-reliefs, constituant un de ses chefs-d'œuvre, sont vendus aux enchères en 1819, et ont fait l'objet d'une dation par le fils du grand collectionneur Daniel Wildenstein à l'État français en 2005.
  4. Notice no 4310 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  5. Notice no 4317 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  6. Notice no 2520 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  7. Notice no 2534 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  8. Notice no 2472 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  9. Notice no 28408 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  10. Notice no 2475 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  11. Notice no 2490 [archive], base Atlas, musée du Louvre

Voir aussi

Bibliographie

  • Collectif, Skulptur aus dem Louvre. Sculptures françaises néo-classiques. 1760 - 1830, catalogue d'exposition, Paris, musée du Louvre, 23 mai - 3 septembre 1990.
  • Michael Preston Worley, Pierre Julien : Sculptor to Queen Marie-Antoinette, iUniverse. Lincoln, NE, USA, 2003 (ISBN 0-595-29471-5).
  • André Pascal, « Pierre Julien, Sculpteur », Gazette des Beaux-arts, 1er semestre 1903, p. 325-342, 407-420.

Liens externes

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16 décembre 2018

de Fersen Axel

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Axel de Fersen

220px-Hans_Axel_von_Fersen2

Portrait par Carl Frederik von Breda
vers 1800, Château de Löfstad, Suède

Nom de naissance Hans Axel von Fersen
Naissance 4 septembre 1755
Stockholm
Décès 20 juin 1810 (54 ans)
Stockholm
Nationalité Drapeau de Suède Suédois
Activité principale
Comte suédois et officier
Distinctions
Ordre du Séraphin
Ordre de l'Épée
Institution du Mérite militaire
Ascendants
Fredrik Axel de Fersen (père)
Hedwige-Catherine de La Gardie (mère)
Famille
Hedvig Eleonora von Fersen (sœur)
Eva Sophie von Fersen (sœur)
Description de l'image Fersen coa.png.

Hans Axel von Fersen, appelé aussi Axel von Fersen le Jeune ou surtout en français Axel de Fersen (né le 4 septembre 1755 à Stockholm et mort le 20 juin 1810 dans la même ville), comte suédois, est célèbre pour son rôle de favori auprès de la reine de France Marie-Antoinette.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 À Versailles
    • 1.2 La guerre d'indépendance américaine
    • 1.3 La Révolution
    • 1.4 En Suède
  • 2 Notes et références
  • 3 Voir aussi
    • 3.1 Bibliographie
      • 3.1.1 Biographies
      • 3.1.2 Romans historiques et biographies romancées
    • 3.2 Articles connexes
    • 3.3 Liens externes

Biographie

À Versailles

Il est le fils du feld-maréchal Fredrik Axel de Fersen et de la comtesse, née Hedwige-Catherine de La Gardie, et frère de la comtesse Piper et de la comtesse Klinckowström. Cousin de la maîtresse du futur roi de Suède et dame d'honneur (Hovmästarinnan) de la reine Sophie-Madeleine, la comtesse Löwenhielm, née Augusta von Fersen et Ulrika von Fersen, il a pour tante la fameuse scientifique Eva Ekeblad.

En 1774, achevant son Grand Tour d'Europe destiné à parfaire son éducation, il arrive à la cour de France, où il fait vive impression par son physique avantageux. Le comte de Creutz, ambassadeur de Suède, écrit à son sujet au roi Gustave III :

« De tous les Suédois qui ont été ici de mon temps, c'est celui qui a été le mieux accueilli dans le grand monde. Il a été extrêmement bien traité dans la famille royale. Il n'est pas possible d'avoir une tenue plus sage et plus décente que celle qu'il a tenue. Avec la plus belle figure et de l'esprit, il ne pouvait manquer de réussir dans la société, aussi l'a-t-il fait complètement. »

Le 30 janvier, il rencontre la dauphine Marie-Antoinette, incognito, au bal de l'Opéra. Il rentre ensuite en Suède, puis revient à la Cour de France en août 1778. La reine, qui ne l'a pas oublié, en le voyant dit « C'est une vieille connaissance ! » et toute la Cour note qu'elle traite avec une attention particulière le jeune homme. Au cours de l'hiver 1779, il devient l'un des familiers de la reine, et collectionne les conquêtes féminines. Mais Fersen rêve également de se battre.

Il demande à rejoindre le corps expéditionnaire français qui part en Amérique. Le Roi de Suède, à qui le Comte de Creutz a fait part de l'inclination de Marie-Antoinette, intervient, et Fersen obtient d'être nommé aide de camp du comte de Vaux, qui doit commander les troupes. Finalement, le corps expéditionnaire ne part pas, et Fersen rentre au château de Versailles, très dépité. Il fait le siège du comte de Vergennes et du prince de Montbarrey, ministre de la Guerre. Le 20 janvier 1780, il est nommé colonel attaché à l'infanterie allemande, et part enfin pour les Amériques fin mars 1780, où il participe à la guerre d'indépendance des États-Unis sous les ordres du comte de Rochambeau.

La guerre d'indépendance américaine

Il se fait apprécier de Rochambeau qui l'appelle son « premier aide de camp », se lie avec duc de Lauzun qui lui promet le brevet de colonel commandant sa légion, et le marquis de Ségur, qui lui promet également de le nommer colonel en second. Fersen se conduit brillamment au siège de Yorktown en Virginie. Grâce à l'intercession de Marie-Antoinette, il obtient, en octobre 1782, la place de colonel en second du régiment de Royal-Deux-Ponts. Il déclare alors à son père qu'il souhaite rester en Amérique jusqu'à la fin du conflit, et ensuite passer au service de Gustave III.

Il rentre de campagne en juin 1783, et se rend à Versailles où il obtient, toujours par la faveur de Gustave III et de la reine, le Royal-Suédois en pleine propriété. La rumeur va alors bon train à la cour[réf. nécessaire]. En septembre, il quitte Versailles et rejoint Gustave III qui se rend incognito en Italie. Tout en multipliant les conquêtes, il entretient une correspondance suivie avec Marie-Antoinette.

En juin 1784, Fersen revient à Versailles, dans l'entourage de Gustave III qui voyage toujours sous le nom de « comte de Haga », et qui ne va pas tarder à le gratifier d'une pension de 20 000 livres annuelles, qui lui permet de mener bon train à la cour. En juillet, il rentre en Suède pour huit mois. Il revient ensuite en France prendre possession de son régiment, à Landrecies, près de Valenciennes, et partage son temps entre la cour et son régiment.

En 1787, il part quelques semaines pour accompagner Gustave III dans sa guerre en Finlande contre Catherine II de Russie. Au printemps 1789, son père est arrêté pour avoir pris parti pour les droits de la noblesse dans le conflit qui oppose Gustave III à son aristocratie, après des revers dans la guerre (que Gustave III menait finalement à terme après la bataille navale à Svensksund). Marie-Antoinette lui ordonne alors de rentrer à Paris. En juin, inquiet pour la reine, il prend un logement à Versailles. Les proches de la famille royale prennent mal l'installation de Fersen près de la reine, redoutant que cela n'attise la haine des courtisans envers elle[réf. nécessaire]. Fersen devient un favori du couple royal.

La Révolution

En 1791, Fersen participe à la fuite à Varennes dont il est l’un des principaux organisateurs. Devenu l'amant d'Eleonore Sullivan1, il lui emprunte les 300 000 livres nécessaires pour la préparation de la fuite. Fersen escorte lui-même la famille royale, la nuit du 20 juin, jusqu'à Bondy, mais Louis XVI refuse qu'il les accompagne plus avant. Fersen doit rejoindre la place-forte de Montmédy, où se dirige la famille royale, en passant par la Belgique. Mais, mal préparée, la fuite échoue et les fugitifs sont reconduits à Paris.

Fersen continue à correspondre avec Marie-Antoinette. Il se rend à Vienne pour avertir la cour de l'empereur et le décider à l'action. Mais Léopold II temporise, et Fersen, se sentant berné, parle à la reine de trahison. Lui-même est désorienté par les rumeurs faisant de Barnave l'amant de la reine. Il quitte alors Vienne pour Bruxelles.

Il reçoit une lettre de Marie-Antoinette, datée du 4 janvier 1792, où elle l'assure de son amour : « je vais finire, non pas sans vous dire mon bien cher et tendre ami que je vous aime a la folie et que jamais jamais je ne peu etre un moment sans vous adorer »2.

En février 1792, Fersen revient en France et rencontre la reine, puis le roi, en secret. Il veut leur faire part d'un nouveau plan d'évasion par la Normandie. Louis XVI refuse toute nouvelle tentative de fuite. Fersen rentre alors à Bruxelles retrouver Éléonore sa maîtresse, et aider à la préparation d'une coalition européenne contre la Révolution française. C'est lui qui inspire, en juillet, le « manifeste de Brunswick », l'ultimatum des armées austro-prussiennes aux révolutionnaires français. Il croit fermement à la victoire rapide de la coalition et imagine même le rétablissement de la royauté.

Enfin, en 1793, après l'exécution de Louis XVI, il espère encore sauver la reine. S'imaginant que tout est le fruit des intrigues des Orléans, il pense acheter les meneurs du « parti d'Orléans », Laclos, Santerre ou Dumouriez. Quand Dumouriez fait défection et rejoint les Autrichiens en mars, Fersen y voit la fin des révolutionnaires, et imagine déjà Marie-Antoinette régente. En août, quand il apprend la nouvelle du transfert de la reine à la Conciergerie, il essaie d'obtenir du prince de Cobourg qu'il marche sur Paris, mais c'est en vain. Il ne peut pas non plus empêcher l'exécution de la reine le 16 octobre 1793.

En Suède

Mort de Fersen.

Rentré en Suède, il se consacre ensuite à sa carrière. En 1792, Gustave III est assassiné et, comme tous ses anciens favoris, Fersen se trouve en disgrâce pendant la régence de Charles de Södermanland, futur Charles XIII, frère du feu roi, de 1792 à 1796. Quand Gustave IV Adolphe monte sur le trône, il retrouve ses offices et dignités. En 1797, il est envoyé pour représenter son pays au traité de Rastatt, mais la délégation française proteste, et il doit se retirer. En 1801, il est nommé riksmarskalk (Grand maréchal du royaume), ministre et chancelier d'Uppsala, mais il perd la faveur royale en s'opposant fermement à l'entrée en guerre de la Suède contre la Prusse, voulue par Gustave IV pour punir celle-ci d'avoir refusé d'envahir la France.

Jusqu'à la fin de sa vie, il tente en vain de se faire rembourser les sommes avancées aux souverains français.

En 1809, quand Gustave IV est chassé par un coup d'État militaire, Fersen ne prend pas parti, mais tout le monde soupçonne ses sympathies pour le jeune prince Gustave, fils de Gustave IV. En 1810, Christian-Auguste, frère cadet de Frédéric-Christian II, duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg, de la branche cadette des souverains du Danemark, est élu prince héritier de Suède. Il prend alors le nom de Charles-Auguste, et est adopté par le nouveau roi Charles XIII, oncle du roi déchu. Mais ce nouvel héritier meurt peu après. La rumeur accuse Fersen de l'avoir empoisonné. Le 20 juin 1810 (date anniversaire de la fuite à Varennes), en vertu de ses fonctions de riksmarskalk, Fersen est chargé d'escorter le corps du prince dans Stockholm. Une émeute se forme et Fersen meurt lapidé et piétiné par la foule, en présence de nombreuses troupes qui n'interviennent pas. Il est probable que Charles XIII ait saisi l'occasion de se débarrasser aisément de l'un des leaders gustaviens.

Notes et références

  1. Née à Lucques, Anna-Éléonora Franchi, née le 12 juin 1750, fille d'un costumier de troupe de comédiens ambulants, débute à douze ans comme ballerine au théâtre de Lucques, puis à La Fenice de Venise. Elle y épouse en 1768 un camarade, Martini, puis, à sa mort, devient la maîtresse du duc de Wurtemberg (avec qui elle a un fils et une fille illégitimes, M. et Mlle de Francquemont, cette dernière Eleanore de Francquemont étant la future mère d'Alfred d'Orsay), puis de Joseph II du Saint-Empire, frère de Marie-Antoinette. Expulsée par Marie-Thérèse d'Autriche, elle s'exile à Paris où elle se marie en 1776 à Mr Sullivan, frère d'un diplomate anglais. Ce dernier l'emmène aux Indes où il fait fortune. En 1790, elle prend un nouvel amant plus riche, Quintin Craufurd (en), qui l'enlève et l'emmène à Paris. Devenue la maîtresse du comte de Fersen elle lui avance les 300 000 livres nécessaires pour la préparation de la fuite de Varennes. Après la mort de Sullivan en Inde, elle se marie à Quintin Craufurd. Après la rupture de la paix d'Amiens, Talleyrand qui est l'ami du couple royaliste, obtient leur radiation de la Liste des émigrés et le droit d’établissement en France dans l’hôtel Craufurd (futur Hôtel Matignon). Elle meurt le 14 septembre 1833. Source : Jacques de Lacretelle, Talleyrand, Hachette, 1964, p. 213
  2. lettre déchiffrée par spectrométrie de fluorescence des rayons X, micro-faisceau μXRF, Centre de Recherche sur la Conservation, « Les passages cachés des lettres de Marie-Antoinette au comte de Fersen livrent leurs premiers secrets » [archive] [PDF], sur crc.mnhn.fr, novembre 2015 (consulté le 28 janvier 2016).

Voir aussi

Bibliographie

Biographies

  • (sv) Ture Nerman, Fersenska mordet (Le Meurtre de Fersen), Stockholm, 1933.
  • Baron R. M. deKlinckowström, Le Comte de Fersen et la cour de France, 2. vols, Firmin-Didot, 1877–1888.
  • Évelyne Lever, Marie-Antoinette, Fayard, 1991.
  • Simone Bertière, Marie-Antoinette, 2002
  • Le comte de Fersen et la Cour de France, extraits de ses papiers, publiés par son petit-neveu le baron R. M. de Klinckowström, 2 tomes, Paris, 1878.
  • Françoise Kermina, Hans-Axel de Fersen, Perrin, 1985.
  • Françoise Wagener, L'énigme Fersen, Albin Michel, 2016

Romans historiques et biographies romancées

  • Henry Bordeaux, Amitié ou amour. L'amitié amoureuse, Marie-Antoinette et Fersen, Pauline de Beaumont et Chateaubriand, les amours de Xavier de Maistre à Aoste, Rosalie de Constant, le secret de madame RécamierPlon, 1932
  • Stefan Zweig, Marie-Antoinette, 1933.
  • Henry Vallotton, Marie-Antoinette et Fersen, La Palatine, 1952
  • Jean-François Parot, L'année du volcan, (Les enquêtes de Nicolas Le Floch, no 11)

Articles connexes

  • Marie-Antoinette d'Autriche
  • Histoire de la Suède
  • Marie-Antoinette

Liens externes

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15 décembre 2018

de Contades Louis Georges Érasme

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Louis Georges Érasme de Contades

 

Louis Georges Érasme de Contades

250px-Contades


Le maréchal de Contades. École française du XVIIIe siècle. Château de Montgeoffroy.

Naissance octobre 1704
Gizeux
Décès 19 janvier 1795 (à 90 ans)
Livry
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 1729-
Faits d'armes Bataille de Minden (1759)
Distinctions Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (1759)
Famille Marie-Jean Hérault de Séchelles (petit-fils)

Louis Georges Érasme, 6e marquis de Contades, seigneur de Verne, Montgeoffroy, La Roche-Thibaut et autres lieux, est un maréchal de France né en octobre 1704, et mort à Livry le 19 janvier 1795.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille
    • 1.2 Carrière militaire
  • 2 Le maréchal de Contades et la Révolution française
  • 3 Propriétés
  • 4 États de service
  • 5 Décorations, titres, honneurs
  • 6 Voir aussi
  • 7 Armoiries
  • 8 Notes et références
  • 9 Sources
  • 10 Article connexe
  • 11 Liens externes

Biographie

Famille

Louis Georges Érasme de Contades est issu d'une famille anoblie en 16191. Il est le fils cadet de Gaspard de Contades (1666-1735), lieutenant général, et de son épouse Madeleine-Françoise Grespin de La Chabosselais, il épousa en octobre 1724 Marie-Françoise Nicole Magon de La Lande, fille de l'armateur malouin François-Auguste Magon de La Lande, qui devait finir folle, dont il eut trois enfants :

  • Georges Gaspard François Auguste Jean-Baptiste (1726-1794), 7e marquis de Contades, brigadier des armées du roi, qui épousa Julie-Victoire Constantin de Marans (dont postérité) ;
  • Adrien Maurice, né le 28 décembre 1736 ;
  • Françoise Gertrude, mariée au comte de Plouër, maître de camp de dragons, qui fut la marraine de François-René de Chateaubriand2.

Il eut pour maîtresse, à partir de 1737 environ, Hélène Hérault de Séchelles (1715-1798), fille de Jean Moreau de Séchelles (1690-1760) et seconde femme du lieutenant général de police René Hérault (1691-1740), qui lui donna un fils, Jean-Baptiste Martin Hérault de Séchelles (1737-1759), qui épousa lui-même une Magon de La Lande, Marguerite-Marie, petite-fille de François-Auguste. Colonel du régiment de Rouergue, il tomba alors qu'il combattait sous les ordres de son père à la bataille de Minden, le 18 août 1759. Son fils, le conventionnel Marie-Jean Hérault de Séchelles, que le maréchal faisait passer pour un de ses neveux, était ainsi, en réalité, son petit-fils.

La femme politique Anne d'Ornano, née Anne de Contades, est une de ses descendantes.

Carrière militaire

Louis Georges Érasme de Contades fut capitaine aux Gardes-Françaises en 1729 puis colonel du régiment de Flandres infanterie le 10 mars 1734, colonel du régiment d'Auvergne le 15 juin 1734 avec lequel il est blessé à la bataille de Parme.

Il est fait brigadier des armées du roi le 18 octobre 1734, promu maréchal de camp le 1er janvier 1740, lieutenant général dès le 1er mai 17453, puis nommé inspecteur général de l'infanterie en 1745 et maréchal de France en 1758.

Il avait déjà pris part à toutes les guerres que la France eut à soutenir de 1737 à 1748, lorsque le traité d'Aix-la-Chapelle fut rompu. Il fut alors nommé général en chef, et quelques années après, nommé gouverneur du Fort-Louis en Alsace (janvier 1758). Nommé commandant en chef à la place du comte-abbé de Clermont après la bataille de Krefeld (23 juin 1758), il fut créé maréchal de France (24 août 1758) et chevalier des ordres du roi (2 février 1759).

Il soumit successivement la Hesse-Cassel, Paderborn, Minden, Osnabruck, une partie du Hanovre et Münster ; mais il fut défait à Minden (18 août 1759), par le prince Ferdinand de Brunswick-Lüneburg. Il allégua les « mauvaises dispositions » du duc de Broglie, sans toutefois convaincre le roi : remplacé par Broglie4, Contades fut rappelé en France.

Il est doyen des maréchaux de France le 19 octobre 1788 à la mort du maréchal de Biron et, à ce titre, tint dans son hôtel de la rue d'Anjou à Paris les dernières séances du tribunal de connétablie jusqu'à sa suppression sous la Révolution française.

Le maréchal de Contades et la Révolution française

Propriétés

  • Hôtel de Contades, correspondant à l'actuel no 11 rue d'Anjou, Paris (8e arrondissement) : Construit en 1728, l'hôtel avait remplacé un hôtel de Lorraine, nommé d'après François IV-Armand de Lorraine-Armagnac (1665-1728), évêque de Bayeux de 1719 à 1728. Il abrite la mairie du Ier arrondissement de 1835 à 1859 puis du VIIIe arrondissement de 1860 à 1926, date à laquelle il est démoli.
  • Château de Montgeoffroy, Mazé (Maine-et-Loire) : La terre de Montgeoffroy fut acquise en 1676 par Érasme de Contades, grand-père du maréchal de Contades. Le château fut reconstruit à partir de 1772 sur l'ordre du maréchal, qui avait l'intention d'y prendre sa retraite, sous la direction de l'architecte parisien Jean-Benoît-Vincent Barré. Le maréchal étant éloigné de l'Anjou, les travaux furent principalement dirigés par son fils, le marquis de Contades, sa belle-fille, Julie Constantin de Marans, son ancienne maîtresse, Hélène Hérault, et la belle-fille de cette dernière, Marie-Marguerite Magon de La Lande. Ils durèrent trois ans.
  • Château de Gizeux, Gizeux (Indre-et-Loire).

États de service

  • 10 mars 1734 : colonel du régiment de Flandres infanterie
  • 15 juin 1734 : colonel du régiment d'Auvergne
  • 18 octobre 1734 : brigadier des armées du roi
  • 1er janvier 1740 : maréchal de camp
  • 1er mai 1740 : lieutenant général
  • janvier 1758 : gouverneur du Fort-Louis
  • 24 août 1758 : maréchal de France
  • 1763 : commandant en chef en Alsace
  • 1788 : gouverneur de Lorraine

Décorations, titres, honneurs

  • 2 février 1759 : chevalier de l'ordre du Saint-Esprit

Voir aussi

  • Érasme Gaspard de Contades

Armoiries

Figure Nom du prince et blasonnement
Blason fam fr Contades.svg Armes de la famille de Contades

D'or, à l'aigle d'azur, becquée, languée et membrée de gueules.6,7

Blason Louis Georges Érasme de Contades.svg Armes du marquis de Contades, doyen des maréchaux de France et chevalier du Saint-Esprit

Notes et références

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, p. 47.
  2. Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, livre I, chap. 3.
  3. Histoire de l'ancienne infanterie française par le général Louis Susane, tome 3, p. 417.
  4. qui sera créé maréchal le 16 décembre 1759.
  5. Il y a un problème de date. S'il est maréchal il n'est pas colonel !
  6. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)
  7. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. (lire en ligne [archive]), et ses Compléments sur www.euraldic.com [archive]

Sources

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Louis Georges Érasme de Contades » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
  • Gilles Dubois, « La famille de Contades » [archive], sur Carnet web de généalogie, 12 juin 2008 (consulté le 28 novembre 2010)
  • Les Archives nationales conservent, sous la cote MC/ET/LIV/1171, une trentaine de pièces du XVIIIe siècle sur le maréchal de Contades et sa famille dont un extrait du procès-verbal d’apposition et levée des scellés après-décès, le brouillon d’inventaire après-décès de la maréchale, des extraits de registres paroissiaux, des mémoires, des titres, de la correspondance, etc.

Article connexe

  • Familles subsistantes de la noblesse française

Liens externes

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14 décembre 2018

de Saint-Georges de Vérac Olivier

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Olivier de Saint-Georges de Vérac (1768-1858)

 

Olivier de Saint-Georges de Vérac

olivier


Portrait1 de Armand-Maximilien-François-Joseph de Saint-Georges, marquis-pair de Vérac (1768-1858)- maréchal de camp- gouverneur du château de Versailles de 1819 à 1830, Robert Lefèvre, 1817, château de Versailles

Titre Vicomte2 de Vérac
Autre titre Marquis de Vérac (1817)
Grade militaire Maréchal de camp
Commandement Gouverneur du château de Versailles
Conflits Guerres révolutionnaires
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Légion d'honneur
(Grand officier)
Autres fonctions Conseiller général de Seine-et-Oise
Pair de France
Biographie
Dynastie Famille de Saint-Georges3
Nom de naissance Armand-Maximilien-François-Joseph-Olivier de Saint-Georges de Vérac
Surnom Olivier de Saint-Georges de Couhé
Naissance 1er août 1768
Paris
Décès 13 août 1858 (à 90 ans)
Le Tremblay-sur-Mauldre
Père Charles Olivier de Saint-Georges de Vérac
Mère Marie Charlotte Joséphine Sabine de Croÿ d'Havré
Conjoint Euphémie de Noailles

Orn ext marquis et pair OSE.svg
Blason fam fr Saint-George (de).svg

Armand-Maximilien-François-Joseph-Olivier de Saint-Georges, vicomte2 puis marquis de Vérac, né le 1er août 1768 à Paris et mort le 13 août 1858 en son château du Tremblay-sur-Mauldre 4 est un militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Émigration
    • 1.2 Premier Empire
    • 1.3 Restauration française
    • 1.4 Monarchie de Juillet
  • 2 Récapitulatifs
    • 2.1 Titres
    • 2.2 Décorations
    • 2.3 Armoiries
  • 3 Ascendance et postérité
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Articles connexes
    • 5.2 Liens externes
    • 5.3 Bibliographie

Biographie

Quatrième fils du marquis de Vérac, Olivier de Saint-Georges naquit à Paris, le 1er août 1768.

Destiné comme ses aïeux à la carrière des armes, il débuta à l'âge de quinze ans dans les gardes du corps du roi ; passa, en 1786, sous-lieutenant dans les carabiniers royaux, y reçut le grade de capitaine en 1788. Sa carrière naissante fut brisée par la Révolution française5.

Émigration

S’étant rendu à Soleure, auprès de son père, ambassadeur en Suisse, il y trouva le baron de Breteuil, ancien ministre de la maison du roi, qui y résidait avec sa famille depuis les premiers jours de l’émigration. Le baron de Breteuil, « qui avait la confiance et les pouvoirs de Louis XVI, et était seul confident, au dehors, du voyage de Varennes […]5 » choisit le jeune Olivier de Vérac pour être son secrétaire, l’aider dans sa correspondance avec le roi et l’étranger, l’envoyer même porteur de dépêches à Paris, « au péril de sa vie5 », l’initiant ainsi à des secrets qu’ignorait son père.

Après que l'on ait appris la nouvelle de l’arrestation du roi, le jeune homme demeura au même poste, associé aux efforts que continua de faire M. de Breteuil pour sauver le roi et la reine5. Il fut constamment initié aux confidences que les souverains déchus et captifs, parvenaient quelquefois à adresser à leurs serviteurs.

Après l'exécution de Louis XVI, de Vérac suivit le baron de Breteuil à Bruxelles6 puis prit du service à l’étranger5. En 1796, il suivit, dans l'état-major de Wurmser les opérations de la campagne d'Italie6.

Le vicomte de Vérac, qui n'était porté nominativement sur aucune liste d’émigrés, rentra en France, en 1799.

Premier Empire

De Vérac, en 1807, fut l’objet d’une rigueur personnelle, et exilé en Belgique, par l’Empereur, qui le mit pendant plusieurs années sous la surveillance des autorités administratives. Il rentra définitivement en France en 18096.

En 1810, il épousa mademoiselle Euphémie de Noailles, fille du général-vicomte de Noailles, qui venait de périr, en 1804.

Restauration française

Après l’abdication de Fontainebleau, il salua, avec enthousiasme, le retour des Bourbons, qui n’avaient pas perdu le souvenir de son dévouement à Louis XVI. Il fut nommé chevalier de Saint-Louis, le 24 août 1814 ; membre du conseil général de Seine-et-Oise, le 30 septembre de la même année, et pair de France, le 17 août 1815.

Entré dans la vie publique, « son esprit éclairé et judicieux ne le fit pas hésiter sur la nécessité de marcher avec franchise5 » dans la voie du gouvernement représentatif dont la Restauration venait de doter la France. Aussi fut-il un des membres les plus décidés et les plus intelligents du parti modéré qui formait la majorité de la pairie, et qui fut connu plus tard sous le nom de centre droit5. On aura tout dit sur sa couleur politique, en disant qu’il était ami intime du duc de Richelieu, et partageait ses opinions5. Il le servit activement dans sa ligne de conduite, et entre autres, contribua beaucoup à son rapprochement avec M. de Villèle.

Vérac vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney6.

Il tint constamment une place importante à la chambre haute (bien qu'éloigné de la tribune par un léger défaut de prononciation6), par la part qu’il prit aux questions qui s’y traitaient, au travail des commissions, aux transactions des partis, et il porta le même esprit et la même influence dans les conseils généraux et les collèges électoraux (qu’il présidait, depuis 1818, à chaque session7), également apprécié par les hommes politiques et par la cour, où il tenait une place marquante, comme grand officier de la Légion d'honneur5 et gouverneur du château de Versailles (18197).

M. de Forbin ayant eu l'idée, en 1822, en raison de l'abondance des tableaux, d'installer un musée à Versailles, M. de Vérac s'opposa à tout aménagement qui rendrait le palais inhabitable pour le roi ; il objecta en outre que, parmi les tableaux, il y en avait de peu convenables, entre autres une Athalie « qui montre un derrière aussi effrayant que le songe qui l'agite ». L'idée fut abandonnée6.

Gouverneur intérimaire du palais des Tuileries en 1823, commandeur de la Légion d'honneur à l'occasion du sacre de Charles X, le marquis de Vérac fut élevé au rang de grand officier de la Légion d'honneur en 18296.

Monarchie de Juillet

Il était encore gouverneur de Versailles lorsqu'éclata la révolution de Juillet 1830 : « il la vit avec une amère douleur5 », mais la chambre des pairs ayant été conservée, il y resta, professant la maxime « qu’il ne faut pas se séparer volontairement du pays, quand on occupe une position indépendante, où l’on peut encore empêcher le mal et faire le bien8 ».

Il y prêta, en effet, son appui aux mesures qui pouvaient affermir l’ordre et repousser la révolution, sans faire pour cela le sacrifice de ses sentiments et de ses opinions8. Il protesta vivement contre la proposition de l'abolition du deuil national du 21 janvier (commémorant la mort de Louis XVI), parla (1836) dans le procès Meunier en faveur de Lavaux6, et éleva encore quelquefois la voix dans l’assemblée « pour réclamer en faveur de ce qui était juste et utile au pays8 ».

Bien qu'il eut prêté serment à Louis-Philippe Ier, il n'apparut plus aux Tuileries après la Révolution d'août 1830. Il se rendit à Londres pour rencontrer le « comte de Chambord » vers 1843-18449 et fut par la suite, en correspondance avec lui.

Du reste, il ne vécut réellement plus qu’en homme privé, ne siégeant que fort irrégulièrement 6 jusqu'à la révolution de Février 1848 qui le rend à la vie privée. Il meurt le 13 août 1858, à 90 ans, en son château du Tremblay sur Mauldre.

Récapitulatifs

Titres

  • Vicomte2 de Vérac (1768-1817) ;
  • Pair de France10 :
    • 17 août 1815 - février 1848 ;
    • Marquis de Vérac-pair héréditaire (31 août 1817, lettres patentes du 14 avril 18187) ;

Du fait de son élévation au rang de marquis, il y eut deux marquis de Vérac2 :

  • de 1818 à 1828, Olivier (marquis et pair) et son père Charles Olivier (4e marquis de Vérac) ;
  • de 1828 à 1838, Olivier et son frère aîné Anne Louis Joseph César Olivier (5e marquis de Vérac).

Sa titulature était : S.S. le marquis de Vérac9.

Décorations

Chevalier du Saint-Esprit Grand officier de la Légion d'Honneur Chevalier de Saint-Louis Décoration du Lys
  • Chevalier du Saint-Esprit2 (dernière promotion : au palais des Tuileries, le 31 mai 1830, Jour de la Pentecôte) ;
  • Légion d'honneur11 :
    • Officier (19 août 1820)7, puis,
    • Commandeur (22 mai 1825)7, puis,
    • Grand officier de la Légion d'honneur5 (18296) ;
  • Chevalier de Saint-Louis (24 août 1814) ;
  • Décoration du Lys (d'après le portrait en début d'article) ;

Armoiries

Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à la croix de gueules ; aux 2 et 3, fascé ondé enté d'argent et de gueules de six pièces (de Rochechouart).12,13,14,10

  • Supports : deux sirènes12 ;
  • Cimier : une Mélusine12.
  • Devise : « Nititur Per Ardua Virtus12 ».

Ascendance et postérité

Armand-Maximilien-François-Joseph-Olivier était le cinquième enfant de Charles Olivier de Saint-Georges (1743-1828), 4e marquis de Vérac et de Marie Charlotte Joséphine Sabine de Croÿ d'Havré (1740-1776).

Il avait pour frères et sœurs :

  • Charles François Marie Joseph (Paris, 31 octobre 1761 - 19 juin 1763) ;
  • Anne Louis Joseph César Olivier (Paris, 22 juillet 1763 - Paris, 13 février 1838), 5e marquis de Vérac, marié, le 24 octobre 1785 à Paris, avec Gabrielle Françoise Eustachie ( † 15 juin 1822), fille de Charles François Gaspard Fidèle de Vintimille, sans postérité. César de Vérac fut marié très-jeune à mademoiselle de Vintimille, fille du comte de Vintimille, chevalier d'honneur de madame la comtesse d'Artois, qui obtint pour son gendre la survivance de cette place. Le comte de Vérac suivit la princesse en émigration, servit il l’armée des princes, et rentra en France quand les circonstances le permirent. Il fut nommé, à la Restauration, gentilhomme d’honneur de Monsieur, comte d'Artois, et plus tard, un des quatre chambellans de Charles X de France8.
  • Alphonse Christian Théodoric Joseph Olivier (né le 16 février 1765 - Paris) ;
  • Anne Justine Elisabeth Joséphine (née le 13 avril 1767 - Paris), mariée, le 27 avril 1779 à Paris, avec Benjamin Léonor Louis Frotier (1760-1806), marquis de La Coste-Messelière, colonel de cavalerie, ministre plénipotentiaire, député aux États généraux de 1789, député du Cantal à la Convention nationale, préfet napoléonien (Allier), dont postérité ;
  • Gabriel Louis Christian Joseph ( † 10 mars 1839 à Paris), chevalier de Malte et chevalier de Saint-Louis. Il servit à l’armée des princes et en Espagne8.

Il épousa, le 12 mai 1810 à Paris, avec Adélaïde-Marie-Euphémie-Cécile de Noailles (Paris, 17 mai 1790 - La Norville, 21 août 1870), fille de Louis-Marie, vicomte de Noailles, maréchal-de-camp, chevalier des ordres de Saint-Louis et chevalier de Malte, et de l'« association » de Cincinnatus, et d'Anne-Jeanne-Baptiste-Pauline-Adrienne-Louise-Dominique de Noailles d'Ayen7 (1758-1794).

  • Ensemble, ils eurent trois filles :
  • Armes de la famille de Rougé.
    Marie Charlotte Adrienne Philippine (Paris VIIe, 27 février 1811 - Paris, 18 mars 1886), mariée, le 17 juin 1833 à Paris Xe, avec Adolphe (1808-1871), comte de Rougé, dont :
    • Jeanne-Charlotte de Rougé (née le 20 octobre 1834), mariée le 10 mai 1859 à Théodore de Rous, marquis de La Mazelière (1820 ✝ 1873), dont postérité ;
    • Marguerite de Rougé (née le 15 décembre 1835), mariée le 25 juillet 1865 à Gonzague (né en 1838), marquis d'Isoard de Vauvenargues, dont postérité ;
    • Cécile de Rougé, religieuse,
    • Arthur Marie Paul Augustin, 10e comte de Rougé, comte du Plessis-Bellière, marquis du Fay, Grand d'Espagne, 5e duc de Caylus, marié le 14 juin 1888 à Agnès (1854 ✝ 1927), fille de Charles de Rohan-Chabot et sœur de Alain, dont :
      • Postérité ;
    • Marie Pauline Herminie de Rougé (4 octobre 1845 - Paris ✝ 16 mars 1920 - Chambéry), mariée le 27 mai 1869 (Paris) à son cousin Paul Costa de Beauregard (1839 ✝ 1901), dont postérité ;
    • Elodie de Rougé, morte jeune,
  • Armes de la maison Costa de Beauregard.
    Marthe Augustine Antoinette Adrienne (Paris VIIe, 11 avril 1812 - Chambéry, 14 juillet 1884), mariée, le 12 mai 1834 à Marcieu (Isère), avec Louis Marie Pantaléon, marquis de Costa de Beauregard (1806-1864), dont :
    • Charles-Albert (1835-1909), historien, homme politique, marié, dont postérité ;
    • Josselin (1836-1916), marié (1864), avec Béatrix Budes de Guébriant (1840-1898)), dont postérité ;
    • Henri (né en 1838), secrétaire d'ambassade ;
    • Paul (1839-1901), marié, le 27 mai 1869 à Paris VIIe, avec sa cousine Herminie de Rougé (1845-1920), fille d'Adolphe, comte de Rougé (1808-1871) et de Marie de Saint-Georges de Vérac (1811-1886), dont postérité ;
    • Camille (1841-1910), chanoine de Chambéry, refusa par deux fois l'épiscopat ;
    • Elisabeth (29 août 1842 - 18 octobre 1843) ;
    • Félicie Marie (30 janvier 1844 - 19 mars 1844) ;
    • Félicie Marie Louise (1845-1893), mariée, le 2 juillet 1866 à Paris VIIe, avec Jules, marquis de Prunelé 1836-1897, dont postérité ;
    • Alix (1845-1915), fille de la Charité (Sœur Mélanie) ;
    • Olivier (1848-1870), sous-lieutenant de lanciers mort pour la France à Sedan
    • Marie-Antoinette (1850-1875), mariée, le 30 mai 1872 à Paris VIIe, avec Arthur de Lancrau (1843-1904), comte de Bréon, polytechnicien (X 1862), capitaine d'artillerie, union sans postérité.
    • Armes de la maison de La Croix de Castries.
      Alix Marie Léontine (Paris VIIe, 30 mai 1818 - Paris VIIe, 13 février 1900), mariée le 4 juin 1838 avec Gaspard de La Croix (1816-1869), 2e comte de Castries, dont 18 enfants, dont :
      • Marie Joseph Augustin de La Croix de Castries (1852-1912), contre-amiral ;
      • Jacques de La Croix de Castries (1868-1913), marié, en 1894, avec Valentine Emilie Goffe (1870-), dont :
        • Christian de La Croix de Castries (1902-1990), général de brigade.

Notes et références

 

  1. Un autre portrait du marquis, par Claude Marie Paul Dubufe (vers 1830), est conservé au château de Castries. Notice no PM34001678 [archive], base Palissy, ministère français de la Culture
  2. a, b, c, d et e Pinoteau 1983, p. 83.
  3. Courcelles 1827, p. 235.
  4. Archives départementales des Yvelines, état-civil numérisé de la commune du Tremblay-sur-Mauldre, NMD 1847-1860, acte de décès N°10 de l'année 1858 (vue 158 de la numérisation).
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Michaud 1843, p. 130.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Robert & Cougny 1891, p. 499.
  7. a, b, c, d, e et f Courcelles 1827, p. 234.
  8. a, b, c, d et e Michaud 1843, p. 131.
  9. a et b Pinoteau 1983, p. 84.
  10. a et b Velde 2005, p. Lay peers.
  11. Base Léonore LH/2436/31.
  12. a, b, c et d Courcelles 1827, p. 236.
  13. Rietstap 1884.
  14. Popoff 1996, p. 62 & 77.

Annexes

Articles connexes

  • Château de Versailles ;
  • Garde du corps du roi ;
  • Liste des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit ;
  • Chronologie du château de Versailles ;

Liens externes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • « VÉRAC (ARMAND-MAXIMILIEN-FRANÇOIS-JOSEPH-OLIVIER DE SAINT-GEORGES, marquis de) », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, vol. 43, 2e édition, 1843-1865, 697 p. [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 130-131 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • « DE SAINT-GEORGES, vicomte, puis marquis DE VÉRAC, (Armand-Maximilien-François-Joseph-Olivier) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII, 1827, 378 p. [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 234-235 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • « VÉRAC (ARMAND-MAXIMILIEN-FRANÇOIS-JOSEPH-OLIVIER DE SAINT-GEORGES, marquis de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, t. V, 1889, 570 p. [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 499 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • Hervé Pinoteau, État de l'ordre du Saint-Esprit en 1830 : et la Survivance des ordres du Roi, Nouvelles Éditions latines, 1983, 165 p. (lire en ligne [archive]), p. 83-84 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 [archive] et 2 [archive]), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 « et ses Compléments » [archive], sur www.euraldic.com (consulté le 23 décembre 2011) ;
  • Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X) ;
Pour approfondir 
  • Germain Sarrut et Edme Thédore Bourg, Biographie Des Hommes Du Jour, vol. 5, Krabbe, 1840, 416 p. (lire en ligne [archive]), p. 101-103 ;
  • Arthur Marie Paul Augustin, comte de Rougé, Le marquis de Vérac et ses amis : 1768-1858, Plon, 1890, 368 p. (lire en ligne [archive]) ;
  • Guizot : collection de pamphlets, vol. 37, 1840 (lire en ligne [archive]) ;

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13 décembre 2018

Championnet Jean-Étienne

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Jean-Étienne Championnet

 

Jean-Étienne Championnet

250px-Général_championnet


Surnom Championnet
Naissance 14 avril 1762
Valence
Décès 9 janvier 1800 (à 37 ans)
Antibes, Alpes-Maritimes
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Conflits Guerres de la Révolution
Campagne d'Italie (1799-1800)
Commandement armée de Rome
armée des Alpes
Faits d'armes Bataille de Fleurus
conquête de Capoue puis Naples
prise de Rome.
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 3e colonne.

Jean Étienne Vachier dit Championnet, né le 14 avril 1762 à Valence1, mort le 9 janvier 1800 à Antibes (Alpes-Maritimes), est un général de division de la Révolution française

Sommaire

  • 1 Origine
  • 2 Les débuts de la Révolution française
  • 3 La campagne du Rhin
  • 4 L'armée de Rome
  • 5 La destitution
  • 6 Le retour en Italie
  • 7 Carnaval de Frosinone
  • 8 Monuments
  • 9 Source partielle
  • 10 Notes et références
  • 11 Annexes
    • 11.1 Bibliographie
    • 11.2 Iconographie
  • 12 Liens externes

Origine

Il est le fils naturel de Madeleine Collion (ou Colion), fille de Pierre Collion et Marie Vachier née le 15 septembre 1740 à Alixan2 et entrée en 1756 comme servante au service de la famille Grand à Hostun3, dans laquelle prospèrent avocats et notaires (ils sont traditionnellement châtelains du lieu pour la puissante famille d'Hostun).

Le père de l'enfant est le fils de la maison, l'avocat Étienne Grand, né le 2 janvier 17393. Celui-ci a obtenu en 1760, après des études de droit à l'université de Valence, le privilège accordé à son père, Claude Grand, hôtelier au logis du Louvre et maître de la poste mort en 17423. Pour ne pas le compromettre, Madeleine déclare comme patronyme à l'état civil celui de sa propre mère, Vachier. Il existe deux actes d'état civil relatant cette naissance, strictement identiques à une exception près : l'un est daté du 13 avril[réf. nécessaire], l'autre du 143,1. Étienne surnomme l'enfant « Championnet », en référence à « Champ de Pionnet », une de ses propriétés située au quartier dit « le Championnet » à Valence, où l'enfant a vraisemblablement été conçu3. À la mort de son père, Jean Étienne Vachier prend le nom de « Grand-Championnet », puis, à partir de 1792, il ne signe plus que sous le nom de Championnet, les noms nobles ou composés devenant mal vus.

Jean Étienne est élevé de 1765 à 1770 à Soyons par Pierre Brian, un cultivateur. Mis en pension en 1771 chez Savary, précepteur et greffier de la police royale et ducale, il suit ses leçons jusqu'au 1er octobre 1777, avant de partir pour Barcelone. De retour à Valence en mai 1781, il devient le 10 octobre 1782, grâce à son père, adjudicataire général des fermes unies de France, receveur pour la perception des droits, au bureau de La Roche-de-Glun. Deux jours avant sa mort, à Valence le 14 juin 1788, Étienne Grand épouse Madeleine Collion. Ne pouvant léguer directement sa fortune, évaluée à une centaine de milliers de francs, à sa femme et à son fils, il nomme légataire universel Jean-André Colombier, procureur au siège présidial, avec pour mission expresse de leur reverser cet héritage3.

Les débuts de la Révolution française

Il entre fort jeune au service de la patrie et doit à sa valeur un avancement rapide. Membre de la garde nationale dès sa création en 1789, il prend une part importante dans le mouvement révolutionnaire.

Il sert quelque temps en Espagne. Quelques railleries sur l'illégitimité de sa naissance l'ont forcé à s'expatrier. Rentré en France en 1791, il continue la carrière militaire et est nommé chef du 6e bataillon de la Drôme. Il est nommé adjudant-général en 1792. En mai 1793, il est chargé de juguler et neutraliser la révolte des Girondins du Jura, ce qu'il accomplit sans bain de sang.

La campagne du Rhin

Jean Étienne Championnet

Sous le commandement de Pichegru, il prend part à la campagne du Rhin, puis à Wissembourg et dans le Palatinat, et gagne l'estime de Lazare Hoche. Il est nommé colonel après le combat d'Arlon, et général de brigade le 6 février 1794.

À la bataille de Fleurus le 26 juin 1794, assailli par des forces quatre fois supérieures en nombre, il repousse le prince Charles et culbute la cavalerie de Kaunitz. Par son combat appliqué au centre du champ de bataille, il contribue grandement à la victoire de Jean-Baptiste Jourdan, puis s'élançant à la suite des vaincus, les taille en pièces à Marbas et leur enlève, après un combat sanglant, les hauteurs de Clermont.

Dans les campagnes suivantes, il commande l'aile gauche des armées françaises du Rhin entre Neuwied et Düsseldorf, et son action est décisive dans les succès ou les échecs des expéditions vers le Lahn et le Main. Wurtzbourg, Altenkirchen sont témoins de sa valeur et de son habileté.

Les préliminaires de Leoben viennent arrêter ses succès de ce côté ; mais, chargé du commandement d'un corps d'armée dans le nord, il bat en 1798, à Blankenberge, les Anglais venus pour bombarder Ostende. Il réussit plusieurs actions d’éclat, au point que Hoche dira de lui : « La division Championnet demande où est l’ennemi, elle ne s’informe jamais du nombre ! »

L'armée de Rome

Article connexe : République romaine (1798).

En 1798, Championnet est nommé commandant en chef de l'armée de Rome, chargée de protéger la jeune république contre la Cour de Naples et la flotte britannique. Censée être de 32 000 hommes, l'armée n'en compte que 8 000 en état de combattre, avec à peine 15 cartouches par homme.

L'armée de Rome doit se replier devant les 50 000 hommes que le général autrichien Karl Mack pousse devant lui ; 7 000 Anglais débarqués à Livourne, sont dispersés ; bientôt Championnet rentre en vainqueur à Rome, fait investir Capoue et s'empare de Gaëte. Capoue ayant capitulé le 10 janvier 1799, il entre à Naples le 23 janvier 1799, en chassant les Britanniques et les troupes royales. Il organise la République napolitaine qui devait durer jusqu'en juin de la même année.

La destitution

Ces succès lui suscitent de solides inimitiés qui entraînent sa destitution et son remplacement par Macdonald le 13 février 1799 puis son arrestation le 24 février, par ordre du Directoire, à la suite d'un démêlé qu'il a eu avec un commissaire du gouvernement, et son jugement pour abus de pouvoir. Le général en chef Championnet est traduit devant un conseil de guerre, traîné de brigade en brigade jusqu'à Grenoble, où il est incarcéré jusqu'à la révolution du 30 prairial an VII.

Le retour en Italie

Statue de Championnet sur le Champ de Mars à Valence
Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).

Après le coup d’État du 18 juin 1799 qui ramène les Jacobins au pouvoir, Championnet est libéré et reprend de l'activité au commandement de l'armée des Alpes, qu'il doit réorganiser tout entière. Mais, à la tête de soldats trop peu nombreux, démunis et affaiblis par une épidémie de typhus, il échoue dans sa mission de défendre les frontières des Alpes. Chargé de remplacer Joubert, tué à la bataille de Novi, il s'établit sur la rivière de Gênes et s'y trouve bientôt acculé dans la position la plus difficile, sans munitions, sans argent, en face d'un ennemi nombreux ; il est défait par les Austro-Russes à Genola le 4 novembre 1799. Heureusement le retour de Napoléon Bonaparte vient relever son courage. Il envoie sa démission au Directoire dans une lettre où il signale le jeune général comme le seul homme qui puisse sauver l'Italie.

Après le coup d'État du 18 brumaire, Championnet demande et obtient son remplacement. Il tombe malade du typhus et s'éteint à Antibes le 9 janvier 1800, à l'âge de 37 ans. Il est enterré au Fort Carré.

Antibes maison de décés de Jean-Étienne Championnet.
Antibes tombe de Jean-Étienne Championnet.

Carnaval de Frosinone

La figure du général Championnet est liée au Carnaval de Frosinone : le Mardi gras, au cours de la « fête de la Radeca », un mannequin représentant le général est promené sur un char dans les rues du centre historique de la ville avant d'être livré aux flammes à la fin de la journée.

Monuments

Antibes statue de Jean-Étienne Championnet
Monument à Championnet dans le chœur du temple Saint-Ruf de Valence
Antibes tombe de Jean-Étienne Championnet.

Son cœur, suivant son désir, fut déposé, à Valence, dans la chapelle de Saint-Ruf, utilisée comme temple de la Raison et devenue aujourd'hui temple protestant. L'urne funéraire contenant son cœur, offerte par Napoléon Bonaparte, s'y trouve dans un monument élevé au fond de l'abside.

À Valence, sa statue construite par Victor Sappey en 1848 trône sur le Champ de Mars.

À Antibes, place Masséna, à côté de la cathédrale, buste par Léopold Morice (1891) 

Son nom figure sur l'arc de Triomphe, à Paris.

Source partielle

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jean-Étienne Championnet » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
  • « Jean-Étienne Championnet », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  • Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme no 23, octobre 2005

Notes et références

  1. a et b Acte de naissance [archive], registre des baptêmes, mariages et sépultures (1760-1769) de la paroisse Saint-Jean de Valence, p. 85 (feuillet 21), sur le site des Archives départementales de la Drôme
  2. Acte de naissance [archive], registre des baptêmes, mariages et sépultures (1553-1791) de la paroisse d'Alixan, p. 328 (feuillet 218), sur le site des Archives départementales de la Drôme.
  3. a, b, c, d, e et f Maurice Faure, « Souvenirs du général Championnet », La Nouvelle revue, vol. XXVII (nouvelle série), no 3-4,‎ 15 avril 1904, p. 459-470 (lire en ligne [archive]).

Annexes

Bibliographie

  • Agricol Hippolyte de Lapierre de Châteauneuf, Histoire du général Championnet, 1829
  • Henri Dourille, Histoire de Championnet, H. Dourille, 1839
  • Antoine Alexandre Romieu, Éloge historique du général Championnet, commandant en chef des armées de Rome, de Naples, des Alpes et d'Italie, Dupont père et fils, 1843, 112 pages
  • Alexandre-Charles Rousselin Corbeau de Saint-Albin, Championnet, général des armées de la République française, ou les Campagnes de Hollande, de Rome et de Naples [archive], Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1860 (l'ouvrage a été publié par son fils, Hortensius de Saint-Albin)
  • Jean Étienne Championnet, Marcellin Pellet, Le Général Championnet et l'Éducation patriotique : « Recueil des actions héroïques, ou le Livre du soldat français », Paris, Quantin, 1885
  • Jean Étienne Championnet, Maurice Faure, Souvenirs du général Championnet (1792-1800) : Étude préliminaire, notes et documents, avec un portrait en un autographe, Paris, Flammarion, 1904
  • Marius Villard, Jules Tavenas, Nouvelle étude critique sur Championnet, Jules Céas, 1904, 212 pages
  • Patrice Mahon, Études sur les armées du Directoire. Joubert à l'armée d'Italie, Championnet à l'armée de Rome, octobre 1798-janvier 1799 : Joubert à l'armée d'Italie, Championnet à l'armée de Rome, octobre 1798-janvier 1799, Service historique de l'Armée, Chapelot, 1905
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Louis Mainard, Drôme, Paris, Éd. Curel, Cougis & Cie, coll. « Galerie Française », 1894, 72 p.
    pages 25 à 31
L’Apothéose des Héros français morts pour la patrie pendant la guerre de la Liberté par Girodet
  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 218

Iconographie

Dans la toile l’Apothéose des Héros français morts pour la patrie pendant la guerre de la Liberté (1802), le peintre Anne-Louis Girodet représente le barde Ossian accueillant les généraux Desaix, Kléber, Marceau, Hoche et Championnet.

Liens externes

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12 décembre 2018

Cicéri Eugène

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Eugène Cicéri

 

Eugène Cicéri

EUGÈNE_CICÉRI

Loÿs Delteil, Eugène Cicéri (1891).

Naissance
27 janvier 1813
Paris
Décès
20 avril 1890 (à 77 ans)
Bourron-Marlotte
Nom de naissance
Étienne Eugène Cicéri
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre, graveur, illustrateur
Maître
Pierre-Luc-Charles Cicéri, Eugène Isabey
Mouvement
École de Barbizon
Orientalisme
Le Moulin de la Galette, Paris, musée Carnavalet.

Eugène Cicéri, né Étienne Eugène Cicéri le 27 janvier 1813 à Paris et mort le 20 avril 1890 à Bourron-Marlotte, est un peintre, illustrateur et graveur français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Collections publiques
  • 3 Élèves
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Iconographie
    • 5.2 Bibliographie
    • 5.3 Liens externes

Biographie

Château de Brest : la tour de César (vers 1845), dessin, Paris, Bibliothèque nationale de France.

Eugène Cicéri est le dernier fils et l'élève du peintre et scénographe Pierre-Luc-Charles Cicéri, et le petit-fils du peintre Jean-Baptiste Isabey. Sa mère est la sœur du peintre Eugène Isabey.

Il reçoit son premier enseignement de son père, ainsi que de son oncle Eugène Isabey. Eugène Cicéri subit ensuite l'influence de l'École de Barbizon. Il travaille le paysage à Fontainebleau et ses environs, il fait partie des premiers artistes installés à Marlotte (devenu depuis Bourron-Marlotte)1,2, village où il se fixe en 1849. Il expose pour la première fois au Salon de Paris en 1851. L'année suivante, sa Vue prise au bord du Loing lui vaut une médaille de deuxième classe.

Peintre et aquarelliste, il sacrifie à la mode des « artistes voyageurs » et publie des recueils de lithographies d'après ses dessins, qui témoignent d'un souci de réalisme plus marqué que ses prédécesseurs romantiques, en ayant recours au nouveau médium de la photographie comme documentation. Il voyage dans les Alpes et les Pyrénées (Les Pyrénées dessinées d'après nature et lithographiées3 ; La Suisse et la Savoie4). Il participe aux illustrations des grands recueils du baron Taylor et Charles Nodier, les Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, en particulier avec des vues de la Bretagne. Il a réalisé quelques paysages en Afrique du Nord qui lui valent d'être aussi classé parmi les peintres orientalistes.

Comme son père, il réalise aussi des décors de théâtre.

Illustration pour le Voyage en Océanie et au Pôle Sud de Dumont d'Urville (1846), lithographie d'Eugène Cicéri d'après un dessin de Louis Le Breton.

Collections publiques

  • Paris, musée du Louvre :
    • Paysage avec maisons et figures, gouache et aquarelle5
    • Paysage de plaine avec un couple et un enfant, vu de dos, 1830, aquarelle6
  • Musée des beaux-arts d'Angers : Une Cour de ferme, 1837, crayon et aquarelle7
  • Dijon, musée Magnin :
    • Paysage rocheux, ancien titre : Paysage montagneux, aquarelle8
    • Un coude de la Seine à Bougival, 1872, fusain et craie9
    • Une rue de Raincy, 1874, fusain et craie10
  • Musée des beaux-arts de Pau : Vue générale des Eaux-Bonnes, 1858, lithographie11
  • Perpignan, musée Hyacinthe Rigaud : Le Lac, aquarelle12
  • Musée des beaux-arts de Rennes : Paysage, bords de rivière, 1878, huile sur bois13

Élèves

  • Jules-Adolphe Chauvet

Notes et références

  1. Site de Bourron-Marlotte [archive]
  2. Apophtegme.com [archive]
  3. Deux volumes : Souvenir de Luchon et de ses environs ; Hautes et Basses Pyrénées, Luchon, Laffont, libraire-éditeur.
  4. D'après les photographies de Frédéric Martens, éditeur Adolphe Goupil, 1859-1865.
  5. « Paysage avec maisons et figures » [archive], notice no 50350035114, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Paysage de plaine avec un couple et un enfant, vu de dos » [archive], notice no 50350039627, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Une Cour de ferme » [archive], notice no 07480000629, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Paysage rocheux » [archive], notice no 50110001063, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Un coude de la Seine à Bougival » [archive], notice no 50110001065, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Une rue de Raincy » [archive], notice no 50110001064, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Vue générale des Eaux-Bonnes » [archive], notice no 00980002588, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Le Lac » [archive], notice no M0491001016, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Paysage, bords de rivière » [archive], notice no 00000075242, base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes

Iconographie

Bibliographie

  • Dictionnaire Bénézit
  • Hélène Saule-Sorbé, Pyrénées, voyage par les images, éditions de Faucompret, 1993
  • Gérald Schurr et Pierre Cabanne, Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture, 1820-1920, Paris, éditions de l'Amateur, 2008.

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Id RKDartists • WorldCat

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Prévost d'Arlincourt Charles-Victor

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Charles-Victor Prévost d'Arlincourt

 

Charles-Victor Prévost d'Arlincourt

Charles-Victor_Prévost_d'Arlincourt_-_Robert_Lefèvre

Portrait par Robert Lefèvre (1822).
Le Vicomte d'Arlincourt prend ici la pose qu'il décrit dans son roman Le Solitaire : « C'est tantôt sur la cime des monts les plus escarpés, tantôt sur le bord des torrents les plus sauvages que j'ai tracé les scènes variées de mon ouvrage. »

Biographie
Naissance
26 septembre 1788
Versailles
Décès
22 janvier 1856 (à 67 ans)
Paris
Activités
Poète, écrivain, romancier, dramaturge

Charles-Victor Prévost d'Arlincourt, né à Magny-les-Hameaux, au château de Mérantais, le 26 septembre 17881 et mort à Paris le 22 janvier 1856, est un romancier, poète et auteur dramatique français.

La popularité de cet écrivain, surnommé « le Prince des romantiques » avant de tomber peu à peu dans l'oubli, rivalisa au début des années 1820 avec celle de Victor Hugo.

Sommaire

  • 1 Famille
  • 2 Sa vie et son œuvre
    • 2.1 Le succès
    • 2.2 Le déclin
  • 3 Ouvrages
  • 4 Bibliographie
  • 5 Notes et références

Famille

Sa mère est Marie-Jeanne Gourgon de Precy (1749-1813) et son père Louis-Adrien Prévost d'Arlincourt né en 1744, il est guillotiné le 8 mai 1794 en même temps qu'Antoine Lavoisier et vingt-six autres fermiers généraux. Son grand-père Charles-Adrien Prévost d'Arlincourt, né en 1718, lui aussi ancien fermier général, est guillotiné le 14 mai 1794.

Il épouse en premières noces le 2 février 1808, Laure Cholet (1788-1847), fille du sénateur Impérial, le Comte François-Armand Cholet (1747-1826) et en secondes noces le 18 décembre 1851, Elisabeth Contenot de Laneuville (1797-1864). Ils n'ont pas d'enfants.

Sa vie et son œuvre

Au commencement de l'Empire, sa mère plaide sa cause auprès de Napoléon, qui le nomme écuyer de Madame Mère. À l'âge de dix-neuf ans, il compose une tragédie, Charlemagne, qui est refusée par le Théâtre-Français. En 1811, Napoléon le nomme auditeur au Conseil d'État, puis intendant de l'armée d'Espagne. Il participe à la campagne espagnole et assiste à la prise de Tarragone.

Après la déchéance de l'empereur, il parvient à s'insinuer dans les bonnes grâces de Louis XVIII, qui le nomme maître des requêtes. Il s'achète alors un château et se proclame vicomte. En 1818, il orchestre à grand renfort de publicité la publication d'un poème épique, Charlemagne ou La Caroléide, et se présente à l'Académie française, où sa candidature n'obtient qu'une voix. Déçu, mais nullement découragé, il se met à rédiger un roman dont il espère qu'il fera de lui l'égal de Chateaubriand.

Le succès

Le Solitaire paraît en 1821 et connaît aussitôt « une vogue extraordinaire, colossale2 ». En l'espace de quelques mois, le livre est réimprimé une douzaine de fois ; il est traduit en dix langues ; on en tire pas moins de sept opéras3 et le double de pièces dramatiques ; il fait l'objet d'innombrables chansons, parodies, peintures et lithographies. Le succès des trois romans qui suivent, Le Renégat en 1822, Ipsiboé en 1823, L'Étrangère en 1825, est presque aussi grand.

Miniature par Jean-Baptiste Isabey (1824).
Pour ce portrait, le vicomte, dont la chevelure avait blanchi, s'était fait teindre les cheveux avec une pommade « vraiment merveilleuse ».

Adulé en tout premier lieu par le public féminin, qui voit en lui « le nouvel Ossian4 », il se fait harponner par la critique. Ses intrigues sont jugées invraisemblables, ses caractères faux, ses images grotesques. Son goût pour les inversions dont il émaille sa prose le fait surnommer « l'inversif vicomte5 » et si Balzac fait de cette manie une parodie mémorable dans Illusions perdues6, il a néanmoins été très influencé, à ses débuts, par le style gothique d'Arlincourt7. L'académicien Charles-Marie de Feletz écrit : « Le Solitaire a été traduit dans toutes les langues, excepté le français8 ». Les jugements plus tardifs enfoncent le clou : « Le style n'appartient qu'à l'auteur ; jamais on n'avait écrit la langue française d'une manière aussi extraordinaire9 ». Les romans du vicomte sont assimilés aux romans gothiques, que l'on appelle alors « frénétiques » : « Toujours une intrigue mystérieuse ayant pour centre quelque illustre et coupable infortuné qui se traîne à travers mille violentes péripéties vers une catastrophe sanglante10 ».

Le déclin

Le vicomte, qui pose entre-temps pour Robert Lefèvre et Jean-Baptiste Isabey, se défend. Ce qui lui tient à cœur, écrit-il à propos du « roman-poème » qui succède à L'Étrangère, c'est de « spiritualiser toutes les impressions de l'existence11 ». Désireux de se renouveler, il fait représenter une œuvre de jeunesse, Le Siège de Paris, au Théâtre-Français en 1826, mais la pièce est promptement taillée en pièces par les critiques. Parfois injustement : les vers les plus ridicules que l'on reproduit dans toutes les anthologies ne sont en fait pas de lui12.

À l'époque des Trois Glorieuses, il se lance dans la rédaction de romans historiques, lesquels sont perçus comme des attaques plus ou moins déguisées contre le pouvoir. Lassé des critiques qui continuent à pleuvoir sur lui, il fait deux longs voyages à travers l'Europe, en 1841 et 1844, et se console chez les princes en exil. De retour en France, il fait jouer une nouvelle pièce, La Peste noire, accueillie tout aussi froidement que la première. En 1848, indigné par les journées de Juin, il publie Dieu le veut !, pamphlet qui lui vaut d'être poursuivi en cours d'assises en même temps qu'il lui donne un regain de popularité. En 1850, il rapporte d'un voyage en Italie un récit, L'Italie rouge, où il dépeint ce que sont pour lui les horreurs du Risorgimento. Pendant les dernières années de sa vie, toujours « insatiable de réclame13 », il se fait l'ornement des salons.

Ouvrages

Romans
  • Une Matinée de Charlemagne, fragmens tirés d'un poëme épique qui ne tardera point à paraître (1810)
  • Charlemagne, ou La Caroléide, poème épique en vingt-quatre chants (1818). Texte en ligne 1 [archive] 2 [archive]
  • Le Solitaire (2 volumes, 1821). Réédition : Slatkine, Genève, 1973. Texte en ligne 1 [archive] 2 [archive]
  • Le Renégat (2 volumes, 1822). Texte en ligne 1 [archive] 2 [archive]
  • Ipsiboé (2 volumes, 1823)
  • L'Étrangère (2 volumes, 1825)
  • Ismalie, ou la Mort et l'amour, roman-poëme (2 volumes, 1828)
  • Le Chef des Penitens noirs, ou le Proscrit et l'Inquisition (5 volumes, 1828)
  • Les Rebelles sous Charles V (3 volumes, 1832)
  • Les Écorcheurs, ou l'Usurpation et la peste, fragmens historiques, 1418 (1833)
  • Le Brasseur roi, chronique flamande du quatorzième siècle (2 volumes, 1834)
  • Double Règne, chronique du treizième siècle (2 volumes, 1835)
  • L'Herbagère (2 volumes, 1837)
  • Les Trois Châteaux, histoire contemporaine (2 volumes, 1840)
  • Ida et Nathalie (2 volumes, 1841)
  • Les Anneaux d'une chaîne (2 volumes, 1845)
  • Les Fiancés de la mort, histoire contemporaine (1850)
  • La Tache de sang (5 volumes, 1851)
  • Le Château de Chaumont (1851)
Théâtre
  • Le Siège de Paris, tragédie en 5 actes, Paris, Théâtre-Français, 8 avril 1826.
  • La Peste noire, ou Paris en 1334, drame en 5 actes et 7 tableaux dont 1 prologue, Paris, Théâtre de l'Ambigu-Comique, 7 avril 1845.
Récits
  • Le Pèlerin. L'Étoile polaire (2 volumes, 1843)
  • Les Trois Royaumes (1844)
  • L'Italie rouge, ou Histoire des révolutions de Rome, Naples, Palerme, Messine, Florence, Parme, Modène, Turin, Milan, Venise, depuis l'avènement du pape Pie IX, en juin 1846, jusqu'à sa rentrée dans sa capitale, en avril 1850 (1850)
Pamphlets
  • Dieu le veut ! (1848)
  • Suite à Dieu le veut, par le Vte d'Arlincourt. Place au droit. Première partie. La Révolution et l'Élysée. Seconde partie. La Royauté et Frohsdorf (1850)

Bibliographie

  • Virginie Ancelot, Les Salons de Paris : Foyers éteints, Paris, Éditions Jules Tardieu, 1858, 245 p. (lire en ligne [archive]), « Le Salon du vicomte d’Arlincourt », p. 207-233.

Notes et références

  1. La plupart des sources le font naître en 1789. L'acte de baptême, consultable en ligne sur le site des Archives départementales des Yvelines, est daté du 27 septembre 1788 et indique que la naissance a eu lieu la veille.
  2. Alfred Marquiset, op. cit., p. 87.
  3. Notamment ceux de Victor Ducange, Eugène de Planard et Rodolphe Kreutzer.
  4. Alfred Marquiset, op. cit., p. 109.
  5. Ibid., p. 102.
  6. Par exemple : « Le Solitaire en province, paraissant, les femmes étonne. » « Chez les sauvages, le Solitaire expliqué, le plus succès brillant obtient. » « Lu à l'envers, étonne le Solitaire les académiciens par des supérieures beautés. » Honoré de Balzac, Un grand homme de province à Paris, 1839.
  7. Notamment dans ses œuvres de jeunesse, telle L'Héritière de Birague, 1822. Pierre Barbéris, Le Monde de Balzac, Artaud, 1973, réédition Kimé, 1999, p. 257 (ISBN 284174163X)
  8. Cité par Alfred Marquiset, op. cit.,, p. 107.
  9. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877.
  10. Alfred Marquiset, op. cit., p. 108.
  11. Ismalie, ou la Mort et l'amour, préface, 1828.
  12. Par exemple : « J'habite à la montagne et j'aime à la vallée », « Sur le sein de l'épouse, j'écrase l'époux », « Seigneur le Roi s'avance avec vingt mille Francs ».
  13. Hippolyte de Villemessant, Le Corsaire, 3 février 1852, cité par Alfred Marquiset, op. cit., p. 228.

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Bérenger Jean

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Jean Bérenger (homme politique)


Jean Bérenger

Tableau_du_Comte_Bérenger_au_Conseil_d'état_(1767-1850)


le Comte Bérenger au Conseil d'état.
Fonctions
Membre du Conseil des Cinq-Cents, Président du Tribunat, Conseiller d'état, Conseil d'administration de la guerre, Président de la Caisse d'amortissement, Commissaire du Roi, Pair de France
Biographie
Date de naissance 8 avril 1767
Lieu de naissance Mens (Chateau-Bas, Tréminis, dans le canton de Mens)
Date de décès 4 avril 1850 (à 82 ans)
Lieu de décès Saint-Germain-en-Laye
Sépulture Mens (Isère)
Nationalité française
Père Jean Bérenger (1730-1813)
Mère Angélique Alloard
Conjoint Claudine-Elisabeth Saussac
Enfants Jules, Jenny, Léontine
Entourage Napoléon 1er, Lucien Bonaparte, Stendhal, Benjamin Constant, Nicolas François Mollien, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Emmanuel-Joseph Sieyès, Jean-Jacques Régis de Cambacérès, François Barbé-Marbois, Dominique Vivant Denon,Louis XVIII, Louis-Philippe, le Baron Joseph-Dominique Louis
Religion Protestant (fils d'un «ministre au désert», condamné à mort)
Résidence Rue du Coq-Héron, Rue Taitbout, Rue d'Enfer (Paris), La Planchette (Levallois-Perret), Mens (Isère)

Signature de Jean Bérenger
Commandeur de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre de la Réunion

Le comte Jean Bérenger est un homme politique français. Né à Tréminis1 près de Mens2 en Isère le 8 avril 1767, il est mort à Saint-Germain-en-Laye le 4 avril 18503.

Sommaire

  • 1 Une éducation protestante, inspirée par la Philosophie des Lumières
  • 2 La Terreur : fuite, puis arrestation pour «fédéralisme»
  • 3 Conseil des Cinq Cents : l'homme en dehors des partis
    • 3.1 Un indépendant
    • 3.2 Résister à un Directoire qui se durcit
  • 4 Coup d'état du 18 Brumaire : la motion «Bérenger»
  • 5 Président du Tribunat
  • 6 Étendre la domination française dans les nouveaux territoires
  • 7 Un demi siècle au Conseil d'état
  • 8 Œuvre législative, administrative et institutionnelle
  • 9 Défense des libertés fondamentales
    • 9.1 Contre l'hérédité du pouvoir
    • 9.2 Pour la laïcité
    • 9.3 Pour le suffrage universel
    • 9.4 Pour la liberté de la presse
  • 10 Refondation de la Cour des comptes
  • 11 Promoteur et patron de l'ancêtre de la Caisse des dépôts
    • 11.1 Directeur général de la Caisse d'amortissement
    • 11.2 Financement de la Grande Armée
    • 11.3 Un économiste de l'École anglaise
  • 12 Louis XVIII et la lettre de l'Orpheline du Temple
  • 13 Pair de France sous Louis Philippe
  • 14 Jugement de ses contemporains
  • 15 Propriétaire du futur Levallois-Perret
    • 15.1 Paris
    • 15.2 La campagne
  • 16 La robe de la Comtesse Bérenger : un des derniers vestiges du Sacre de Napoléon
  • 17 Descendance et parentèle
  • 18 L'hommage de Napoléon III
  • 19 Bibliographie
  • 20 Liens externes
  • 21 Documents officiels
  • 22 Notes et références

Une éducation protestante, inspirée par la Philosophie des Lumières

Bérenger "père" est formé au Séminaire de Lausanne
Rabaut Saint-Etienne (ancien du séminaire de Lausanne)
André Jeanbon (ancien du séminaire Lausanne)

Jean Bérenger est le fils de Jean Bérenger (1730-1813), «ministre» au désert huguenot, surnommé le Pasteur Colombe ou encore le «Martyr»4 . Président du Consistoire du Dauphiné, proscrit, il a vécu plus de 40 ans dans la clandestinité. C'est au sud de Grenoble, à Tréminis, dans les environs de Mens, considéré alors comme la petite "Genève des Alpes" qu'il nait. Peu avant sa naissance, le 8 avril 1767, son père, une fois de plus condamné à mort, vient d’être brûlé en effigie sur la place Grenette à Grenoble. Sa mère Angélique, fervente militante et admiratrice de John Locke, a été elle aussi inquiétée pour sa religion. Jean leur doit son instruction et ses convictions.

Bérenger «père» a été formé au séminaire français de Lausanne, une école de combat, financée par des princes et riches protestants à travers l'Europe, pour remplacer les Académies protestantes, fermées à la Révocation de l’édit de Nantes. Il y a appris le grec, le latin, la philosophie et la théologie; un enseignement marqué par la philosophie des Lumières, dans lequel une place importante est donnée à la « raison »5. De cette école, qui formera à peine 5 ou 6 élèves par an, sortira une élite faite d'hommes comme Rabaut Saint-Etienne : défenseur de « la liberté de la pensée et des opinions » dans la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen de 1789 ou comme André Jeanbon, qui fera adopter à la France son drapeau "Bleu, blanc, rouge".

Nouvel "Émile"6, le jeune Jean apprend aussi à assouplir le fer sous le marteau du forgeron, à manier le rabot du menuisier, l'instrument du tourneur, le marteau du tailleur de pierre ; il se livre aussi chaque jour à la culture du jardin de son père7.

Il étudie la médecine: l'un des rares carrières qui lui soit ouvertes; ses convictions religieuses l'empêchant de pouvoir prétendre à un emploi public.

L'Édit de tolérance (29 novembre 1787) met fin à la proscription des protestants.

La Terreur : fuite, puis arrestation pour «fédéralisme»

Caché à Paris, Bérenger va souvent place de la Révolution pour «s'entrainer à mourir»
Bérenger passe 6 mois à Sainte-Marie-d'en-Haut à la même époque que le père de Stendhal
L'Arrestation de Robespierre sauve Bérenger de l'échafaud

Après la Journée du 10 août 1792, la Révolution, entre dans sa phase dictatoriale et arbitraire. Bérenger considère alors que les bornes de la liberté légale sont franchies, et conforme ses votes et ses actes politiques à cette conviction au sein de conseil. En bon huguenot, il est prêt à toutes les luttes pour conserver le pouvoir de décision local. Au printemps 1793, il lance même la proposition de faire arrêter Dubois-Crancé, Antoine Louis Albitte, Jean-Pierre Gauthier, envoyés par la Convention contre les Girondins7. Ils veulent obliger l'assemblée du département à s'incliner.

Il est inscrit sur la liste des suspects8,9,10. Il lui est interdit de s'éloigner de Grenoble sans autorisation expresse, sous peine d'emprisonnement11.

Exposé à d'inévitables poursuites, Bérenger qui a démissionné la veille, part de Grenoble, à pied, le sac sur le dos ; il se rend à l'armée des Pyrénées, auprès de l'un de ses amis, ancien élève de l'école de médecine de Montpellier, et qui avait un commandement supérieur dans cette armée. De là, il regagne à Paris et renoue avec la clandestinité de la tradition du Désert, en se fondant dans l'anonymat, en trouvant un modeste emploi d'aide-pharmacien à l'Hôtel Dieu, tout en se rendant régulièrement sur la place de la Révolution pour, dit-il, « apprendre à mourir ! ».

Une circonstance inattendue le détermine toutefois à sortir volontairement de cet asile : une loi est promulguée, rendant les chefs de famille responsables de l'absence de ceux de leurs enfants dont ils ne peuvent pas justifier l'éloignement. Ceux-ci sont réputés émigrés. Ne voulant pas que son père, pourchassé tant d'années par les dragons, soit rattrapé par la justice, Bérenger se rend. Il est arrêté en possession d'un faux passeport à Lons-le-Saunier, incarcéré à la Conciergerie de Grenoble puis transféré à la prison de Sainte-Marie d'en Haut; où il sera incarcéré 6 mois12,13 et s'attend à être conduit à l’échafaud, lorsqu'on vient lui annoncer qu'il est libre : le coup d'État du 9 thermidor le sauve.

Conseil des Cinq Cents : l'homme en dehors des partis

Bérenger est le benjamin du Conseil des Cinq-Cents (Palais Bourbon)
Jean Bérenger (1767-1850)

Un indépendant

C'est en tant que député de l'Isère qu'il est envoyé en 179714,15 au Conseil des Cinq-Cents dont il se trouve être le membre le plus jeune16. Il arrive dans cette assemblée, nommé par l'opposition. Son mandat, il le tient de la réaction, mais lui-même, proscrit pour ses opinions, fugitif, plus tard incarcéré comme suspect, a en son cœur un profond dédain pour le parti dominant. L'étude de sa participation aux affaires le montre, dès ses débuts, avec le caractère indépendant. Bérenger ne s'engage avec aucun parti, combattant ce qui lui parait injuste sans regarder de trop près à la couleur du drapeau sur lequel il tire, prenant la parole dans les comités; à la tribune, dans la plupart des questions pendantes que soulève l'état de nos finances, que provoque la situation politique, ou même qui rentrent dans les hautes appréciations de l'organisation administrative, de l'instruction publique, de l'économie politique, etc.

Au, lendemain de la journée du 18 fructidor an 5 de la République, la politique du Directoire devient plus dictatoriale

Résister à un Directoire qui se durcit

Député aux Cinq-Cents

Durant ses quatre années d'existence, le Directoire est confronté à des poussées et complots royalistes, mais aussi jacobins. Les élections annuelles sont également autant de désaveux pour l'exécutif qui doit recourir à plusieurs reprises à des coups d’État pour ne pas mettre en danger le régime (notamment celui du 18 fructidor an V, contre la majorité royaliste nouvellement élue). Le 18 fructidor marque une profonde rupture. La politique modérée laisse place à une politique répressive, à des coups d'État à répétition et à une censure accrue. Une nouvelle vague anti-royaliste et anti-émigrés va rapidement s'installer ainsi qu'une nouvelle terreur anticléricale. Dans les trois mois qui précèdent ce coup d’État, les partis dans une agitation à peine contenue, se préparent à une lutte devenue imminente. Que fait Bérenger?

Le 24 messidor, (12 juillet) le député Duplantier dépose une proposition pour contingenter les sociétés populaires (de 19 à 40 membres maximum selon la taille de la ville), dont le nombre se multiplie dans une direction plutôt républicaine que monarchiste, Bérenger, combat cette motion sur le fondement du respect dû à la liberté et au droit de réunion17.

Un autre jour (27 juillet 1787), un député de la gauche, Leclerc des Vosges, lance, dans le journal montagnard de François-Martin Poultier (l'Ami des Lois), tout dévoué au Directoire, un article incendiaire et anarchiste qui, dans un rapport de force avec l'exécutif, vise à exciter la haine contre la représentation nationale et la menacer. Bérenger dénonce courageusement à la tribune, face à face, et le député auteur de l'article, et le journaliste Poultier.

Bérenger contre l'anticlérical, Révellière-Lépeaux, instigateur du coup d'État du 18 fructidor an V, qui rêve de détruire la papauté

Le 18 thermidor an V, peu avant le coup d’État; le député Henri Fargue propose au Conseil l'envoi d'un message au Directoire pour l'avertir du danger dont la patrie est menacée ("caveant consules"). C'est la foire d'empoigne. Dans une scène de désordre ou une foule de membres s’écrient, « Oui ! Oui !! Sauvons la patrie !! ». Le président Boulay refuse de mettre aux voix la proposition déclarant la Patrie en danger. Augereau, ne se possédant plus court vers lui, l’air menaçant, semble être prêt à l'attaquer lorsque Bérenger, bouillant de jeunesse et d’ardeur, le repousse vigoureusement en faisant barrage de son corps ; la tribune est évacuée et le calme par degré se rétablit. Bérenger monte à la tribune et s'oppose au message ; il sait que l'adoption de cette mesure aura pour conséquence une concentration de pouvoir aux mains du Directoire qu'il veut à tout prix éviter. Boulay et Bérenger par leur résistance évitent un double péril, de la fureur du jacobinisme et de la réaction des royalistes, ou comme on disait alors, les « Russes » du corps législatif. S’ils avaient cédé, le premier parti triomphait et ses excès auraient pu amener le déploiement d’une force extraordinaire pour servir la contre-révolution, et peut-être l’invasion des hordes ennemies sur la France.

Le Directoire pense qu'en soutenant le culte théophilanthrope, une religion "mère" autour de laquelle devra se développer un syncrétisme de toutes les autres religions, il pourra affaiblir le catholicisme. Avec le retour des religieux réfractaires et des émigrés, des mouvements de vengeance spontanée de familles de victimes de la Terreur et de catholiques fanatiques se développent au cours de l'année 1795. L'an IV est marqué par une renaissance du "péril prêtre". La République est agitée par la Terreur blanche, par les prêches de prêtres réfractaires hostiles à la République, par un faible soutien de la part des prêtres constitutionnels.. Le 7 fructidor an V, le Bérenger, défenseur de la laïcité et de la liberté de culte, s'oppose avec énergie à la consécration de cette nouvelle religion d'État inventée par le tout puissant Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux l'un des cinq Directeurs du Directoire, corédacteur de la Constitution civile du clergé. Dès cette époque, Bérenger distingue nettement les affaires de la foi, domaine personnel et inviolable de chacun, des affaires d'Églises dans l'État. Ce n'est nullement le rôle des Conseils de s'immiscer dans la conscience du peuple.

Il combat avec succès la proposition faite d’éliminer du Conseil des Cinq-Cents, Frédéric Hermann, au motif qu’il est parent d’émigrés. Il s'oppose catégoriquement à la loi des otages contre les parents des émigrés.

Le Directoire s'acharne contre la liberté d'opinion : mandats d'arrêt contre les journalistes, journaux supprimés pour délit de conspiration, les feuilles dévouées au Directoires se chargeant d’ailleurs de faire la police par ses dénonciations. Bérenger défend la Liberté de la presse contre Berlier qui veut la cadenasser toujours davantage.

Bérenger se montre toujours, sans s'inquiéter du nombre et de la qualité des adversaires qu'il rencontre en face. On le voit constamment n'ayant d'autre soin que de soutenir les opinions qu'il croit utiles au développement de la prospérité de l'État et vrais principes au premier rang desquels, pour Bérenger, il y a les Libertés publiques.

Vestige d'origine du Conseil des Cinq-Cents (1798) : la tribune de l'actuelle Assemblée nationale au palais Bourbon

Le 19 vendémiaire an VI (octobre 1797), il appelle par exemple l'attention du Conseil sur le meilleur mode d'éducation pour la jeunesse, et les idées les plus saines sont émises sur ce sujet au sein d'une assemblée trop ardemment troublée par les préoccupations politiques pour donner suite à cette importante communication.

En 1798, il s’intéressa à l’organisation de l’ École polytechnique.

Surtout, il est déjà considéré comme un augure des finances publiques et de l'économie, qu'il intervienne à l'occasion de la monnaie de billon, contre l'emprunt forcé18 ou lors du débat ouvert par Frédéric Hermann, en l'an VI, sur le projet de créer des fabriques nationales pour le tabac comme ressource financière, et contre lequel on le voit s'élever, par respect pour la liberté de l'industrie.

Dans ses notes personnelles, le Comte Bérenger résumera ainsi le Directoire : « manque d'autorité de l'exécutif, fiction de la séparation des pouvoirs, lutte incessante entre les Conseils et les Directeurs... »19.

Coup d'état du 18 Brumaire : la motion «Bérenger»

Le général Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents
Talleyrand
Joseph Fouché
Sieyès

C'est dans ce contexte que Jean Bérenger va contribuer au coup d'État du 18 brumaire, se rangeant au côté de Bonaparte. C'est lui en effet qui fait rédiger et voter par le Conseil des Cinq-Cents l'acte d'acceptation du coup d'État20.

Le jour même, à Saint-Cloud21, le succès n'apparaît pas certain. Résistance des Cinq-Cents, hésitation des troupes, Bonaparte ayant perdu tout sang-froid, «tout allant de travers ce jour-là », suivant l'expression de Jean-Baptiste Bernadotte.

Dans la nuit du 18 au 19 brumaire, les conciliabules bonapartistes se réunissent à Paris. Bérenger retrouve à l’hôtel de Breteuil, Talleyrand, Joseph Fouché, Lucien Bonaparte, Cabanis, l'abbé Sieyès, Gaudin, Daunou, car une fraction du parti de Madame de Staël s'est réunie à Bonaparte. Tout doit être prêt pour le lendemain ; la nuit entière est consacrée à la rédaction de toutes les pièces qui doivent servir à assurer le succès de leur entreprise22.

Le lendemain 19 brumaire à 12 h 30, Lucien Bonaparte, président du Conseil des Cinq-Cents, ouvre la séance. Des Jacobins prennent la parole. On crie : « Point de dictature ! À bas les dictateurs ! Vive la Constitution ! ». L'un d'eux fait décider que tous les députés devront prêter serment de « fidélité à la Constitution de l'an III ».

À 15h30, Bonaparte tient un discours maladroit. Il proteste de son dévouement à la liberté. On lui demande de nommer les conspirateurs. Il répond en disant sa confiance dans le Conseil des Anciens et sa méfiance envers le Conseil des Cinq-Cents. Il termine en menaçant de faire appel aux soldats. Son discours est très mal perçu par les députés, qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Dans les heures suivantes, dans un grand désordre, certains députés demandent la mise hors la loi de Napoléon Bonaparte, d'autres, qu'on lui retire son commandement des troupes, d'autres enfin, que Lucien Bonaparte reprenne la présidence pour mettre aux voix le « hors la loi ».

Salle des Cinq Cents à Saint Cloud

À 21 heures, Lucien Bonaparte reprend la présidence mais le tumulte continue. Remonté au fauteuil, il ouvre la séance en déclarant la chambre légalement constituée. Jean Bérenger prend aussitôt la parole, et comme par un coup de poker, va prononcer et faire voter la motion d’ordre de ralliement qui fera basculer l'histoire.

Bérenger trace le tableau des dangers qu'avaient courus dans cette journée la représentation nationale, Bonaparte et la liberté ; il fait ensuite ressortir les avantages d'une victoire à laquelle on devait la fin de la Révolution, et obtient sans peine cette déclaration unanime, que Bonaparte, ses généraux, ses troupes avaient bien mérité de la patrie23,24 :

Extrait : « Gloire et reconnaissance à Bonaparte, aux généraux, à l’armée, qui ont délivré le corps législatif de ses tyrans sans verser une goutte de sang (…). La journée du 19 brumaire est celle du peuple souverain, de l’égalité, de la liberté, du bonheur et de la paix. Elle terminera la Révolution, et fondera la République, qui n’existait encore que dans le cœur des républicains ».

La nuit, après cette victoire, le soir, les conjurés eux-mêmes rédigent tous les actes pour sanctionner le mouvement militaire qui avait expulsé de leurs fonctions les représentants dans la journée du 19 brumaire. Dans l'orangerie de Saint-Cloud, les initiés au complot délibèrent à eux seuls comme une assemblée légale25, la nuit, à la lueur de quelques bougies, ici là posées sur des bancs. Les membres principaux des deux Conseils présents sont notamment : MM. Cabanis, Bérenger, Boulay (de la Meurthe), Chazal, Lucien Bonaparte, Chénier, Creuzé-Latouche, Daunou, Gaudin, Cretet, etc26.

Une commission pour la révision de la Constitution est formée ; une commission consulaire exécutive, composée de Sieyès, Napoléon Bonaparte et Roger Ducos, hérite du pouvoir directorial ; les trois Consuls prêtent serment dans les deux conseils d'être fidèles « à la souveraineté du peuple, à la République unie et indivisible, à la liberté, à l'égalité et au système représentatif ». Jean Bérenger intègre aussitôt, avec des hommes comme Cabanis, Lucien Bonaparte et Daunou, la commission extraordinaire des vingt-cinq membres de cette assemblée qui est chargée d'approuver « les mesures législatives que nécessitent les conjonctures nouvelles ». Cette Commission , dite « intermédiaire » va exercer le pouvoir législatif jusqu’au 4 nivôse, An VIII. Elle siège d’abord aux Tuileries, puis au Petit Luxembourg, et va rédiger la Constitution de l’An VIII, signée le 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799)27.

Le 3 nivôse, M. Bérenger prend de nouveau les choses en main. C'est lui qui se charge de démontrer aux membres des conseils législatifs, qu'ils doivent se rallier : "

Extraits de la Résolution "Bérenger" :

Les trois Consuls
  • « le premier consul doit se hâter de se saisir de la puissance. Nous sommes pressés au dehors, dit-il, par la guerre étrangère; au dedans, la chouannerie fait des progrès alarmants. Nous avons la paix intérieure et extérieure à conquérir, et nous ne saurions y parvenir qu'avec le régime constitutionnel. La nation l'attend avec impatience l'enthousiasme public va reproduire les beaux jours de 1789 soutenu de l'assentiment du peuple, le gouvernement deviendra cher à nos alliés, terrible à nos ennemis, et maître des traités. La loi du 19 brumaire fixe au premier ventôse la réunion du corps législatif; mais le salut de la patrie ne souffre point d'ajournement ! »28.
  • « La voix publique nous presse d’accélérer cet instant désiré. L’intérêt général et le nôtre, nos vœux et ceux de la nation appellent l’heureuse époque qui doit terminer la Révolution, et fixer irrévocablement les hautes destinées du plus grands de tous les peuples ».
  • Bérenger soumet alors au vote sa Loi qui fixe au lendemain l'inauguration du pacte constitutionnel29.

Le Lendemain 4 nivôse, Bonaparte, Cambacérès et Lebrun, les second et troisième consuls, pouvaient entrer immédiatement au pouvoir, après avoir présenté au Peuple la Constitution de l’an VIII en terminant par ces mots : « Citoyens, la révolution est fixée aux principes qui l'ont commencée; elle est finie30 ! »

Président du Tribunat

Napoléon visitant le Tribunat au Palais Égalité (aujourd'hui Palais Royal)
Les deux protestants, Bérenger et Benjamin Constant se lient au Tribunat

Ce haut fait durant le coup d'État du 18 brumaire vaut à Jean Bérenger d'intégrer le Tribunat au même titre que des hommes comme Benjamin Constant, Daunou, Defermon, Gaudin31,32. Bérenger se rapproche d'un coreligionnaire, Benjamin Constant, avec lequel il continuera de correspondre, après le départ en 1803 de l'homme de Lettres pour l'Allemagne, comme en témoignent les "Journaux intimes" de l'écrivain33.

Nommé secrétaire, puis le 22 mai 180034, président du Tribunat, Bérenger inspire une grande confiance à ses collègues. Le président du Tribunat est nommé par l’empereur sur la présentation de trois candidats par le Tribunat35.

Témoin des périls qu'avait courus la France dans la dernière période de la durée de la constitution de l'an III, il prête son concours au gouvernement nouveau qui cherche à réorganiser toutes les branches de l'administration publique. Bérenger demeure cependant intraitable quant à la question essentielle du redressement des finances de l'État quitte à s'opposer à Bonaparte.

Séance au Tribunat

Dans un discours au tribunat le 17 ventôse an IX. Bérenger invite les élus de rejeter le projet de loi pour la perception des contributions à cause de son insuffisance pour forcer le gouvernement à entreprendre les réformes demandées l'année précédente, réformes toujours éludées :

Extrait : « Je crois vous avoir démontré, dit-il, que nous n'avons point de finances, que nos lois sur cette matière sont en contravention perpétuelle avec les principes, et l'intérêt tant public que particulier; que l'insuffisance des recettes multiplie les dépenses, altère l'ordre et la morale publique, déprave l'administration, ruine la nation et oppose un obstacle invincible au rétablissement du crédit (…) ».

Cette opposition, de la part d'un homme aussi respecté que Bérenger, jette un embarras sérieux dans la marche des affaires. Le premier Consul s'en irrite; il s'en plaint un jour sèchement à Bérenger lui-même, lui disant qu'il le rencontrait "toujours, résistant à-tout". Bérenger, avec calme, lui répondit : - « Soit ! Mais, citoyen Premier Consul, vous le savez ! On ne peut s'appuyer que sur ce qui résiste. » La conversation n'alla pas plus loin...

Désormais Bonaparte allait surnommer le Protestant... "La contradiction" !

Étendre la domination française dans les nouveaux territoires

Bataille de Marengo
La Consulte de la République cisalpine

Bonaparte le nomme au Conseil d'administration de la Guerre par décret du 17 ventôse an X. En effet, l’Empereur organise régulièrement des « conseils d’administrations », réunissant autour de lui ministres et hauts fonctionnaires sur un problème particulier. Un ministère de l’Administration de la guerre vient ainsi s’ajouter au ministère de la Guerre (1802).

En ces temps difficiles où il faut rétablir l'ordre, à la suite d'événements qui depuis 1793 s'étaient succédé sans interruption, il y a beaucoup à faire pour réorganiser l'administration de la guerre. Jean Bérenger concourt à cette œuvre et s'y fait de nouveau remarquer du premier Consul. Napoléon va donc songer à lui pour une nouvelle mission.

Après sa victoire à la Bataille de Marengo, Napoléon procède à des annexions, dictées par des raisons stratégiques et économiques. Pour s’assurer des cols des Alpes, le 28 août 1802, le canton du Valais est détaché de la République helvétique et, le 11 septembre, est officialisée l'annexion du Piémont, jusqu'alors occupé militairement. De même, en prenant possession, à la fin de 1802, du duché de Parme et de la ville de Plaisance qui, pourtant ne seront officiellement annexées qu'en 1808, Napoléon entend exclure les marchandises anglaises du continent européen et, si possible de les remplacer par des marchandises françaises.

Il confie à Bérenger des missions en Piémont, en Suisse, en Italie, soit pour liquider les comptes d'anciennes administrations, soit pour procéder à l'organisation d'administrations nouvelles dans des pays sur lesquels venait s'étendre la domination française36.

Accessoirement, il ne manque pas de lui demander de « surveiller » les héros de la Grande Armée comme André Masséna par exemple, le héros de la Bataille de Rivoli que Napoléon soupçonne de se livrer au pillage systématique37.

Un demi siècle au Conseil d'état

Nomination par Bonaparte, Premier Consul, de Bérenger (1767-1850) au Conseil d'État

Le 26 nivôse an IX, cherchant un homme capable de diriger la police « sans mollesse et sans haine », Napoléon envisage le nom de Bérenger pour remplacer Joseph Fouché qu’il ne trouvait pas assez «appliqué» : « Il faut pour ce poste du talent, du dévouement et de la fidélité »38. »

Convaincu que ce protestant, avec sa probité sévère, peut rendre service à l'État, Bonaparte le nomme finalement Conseiller d'état à vie, le 24 vendémiaire an X39. Il prête serment à la Malmaison le 8 vendémiaire de la même année40. Ses collègues s’appellent Barbé de Marbois, Bernadotte, Portalis, Bourienne, Defermon, Joseph Bonaparte, Gouvion Saint Cyr…

Bérenger prête serment le 8 vendémiaire an X à la Malmaison

Bérenger va exercer ses talents au Conseil d'État pendant 45 ans, sans presque aucune interruption.

L’article 52 de la Constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) instituait le Conseil d’État avec une double mission administrative (participer à la rédaction des textes les plus importants) et contentieuse (résoudre les litiges liés à l’administration). Choyé par Napoléon, le Conseil d’État aura une activité très importante sous le Consulat et le Ier Empire (1799-1814). C’est à lui que l’on doit notamment la préparation des codes napoléoniens. Jean Bérenger siège à la section finance mais s'implique dans tous les domaines, notamment la rédaction du Code civil.

Parallèlement, en 1806, Jean Bérenger est nommé à la tête de la Caisse d'Amortissement, l'ancêtre de la Caisse des dépôts et consignations.

Œuvre législative, administrative et institutionnelle

Présentation à Napoléon du Code civil au Conseil d'état (Palais des Tuileries)

Au sein du Conseil d’État, qui à cette époque, à l'initiative des lois, Jean Bérenger prend une part considérable aux travaux de préparation du Code civil41, du Code de procédure civile, du Code de commerce, du Code d'instruction criminelle, du Code pénal et de toutes les lois qui successivement promulguées en France. Ami de Nicolas François Mollien 42, il est considéré par ses contemporains comme la "lumière du conseil d'État", notamment en matière de finances43. Les lois s'élaborent au Conseil d'État en présence de l'Empereur. Bérenger raconte que celui-ci laissait souvent échapper, dans la discussion au Conseil d'État, l'expression a fortiores, sans que personne fût tenté de rire, même intérieurement, de l'énormité du solécisme, parce qu'au sentiment de la puissance du maître se joignait celui de la supériorité du génie44.

Défense des libertés fondamentales

Le 2 août 1802, les citoyens français se rendent aux urnes pour répondre à la question qui leur est posée par plébiscite : «Napoléon Bonaparte sera-t-il Consul à vie ?»

Contre l'hérédité du pouvoir

En 1802, Bonaparte devient un monarque absolu sans en avoir le titre (Constitution de l'an X). Lors de la discussion sur le consulat à vie, Bérenger fait partie des cinq conseillers qui ne votent pas la résolution. Deux ans plus tard, en 1804, Bonaparte veut instaurer une nouvelle légitimité dynastique pour clore la Révolution et couper court aux complots royalistes. Il interroge tous les conseillers individuellement26 : Bérenger s’oppose là encore au projet de Bonaparte. Il est des rares qui font valoir qu’avec l'hérédité, il ne reste plus rien de l'état républicain pour l’obtention et la conservation duquel la France a épuisé ses trésors, et sacrifié des millions d'hommes. Le système héréditaire et monarchique exposera tous les hommes qui ont plus ou moins contribué à la Révolution à la risée et au mépris de ses ennemis, en lui faisant reconstruire de ses propres mains l'édifice qu'ils avaient renversé45.

De même, devenu pair de France, Bérenger est-il contre l'hérédité des pairs au grand dam du comte Louis-Mathieu Molé qui voit le protestant être rallié par Royer-Collard, Guizot et Barante46 ; ce qui fera dire plus tard à Casimir Bonjour, « il fut regardé comme obstacle par les uns, comme oracle par les autres47 ».

Premier mariage civil à Sens en 1792
Pour le suffrage universel
Descente dans les ateliers de la liberté de la presse

Pour la laïcité

Bérenger refuse de légiférer à outrance sur des points qui n’exigent pas de législation. Cette volonté de ne pas tout codifier prend un relief particulier quand il s’agit du droit familial. Pour lui, le droit doit être une énumération de moyens législatifs de garantir une société tranquille et de liberté. En aucun cas, le droit ne peut prétendre ériger en dogme des principes qui ne soient pas purement législatifs : en bref, le droit ne doit pas devenir un catéchisme. En ce sens, Bérenger est déjà à cette époque laïc, au sens moderne du terme48.

Lors des travaux du Conseil d'État, Bérenger est contre la consécration, dans le Code civil, du dogme de l'indissolubilité du mariage. « Nos lois politiques en ramenant parmi nous la liberté des consciences, l'assirent sur la base de la liberté des cultes. Ces deux principes posés, il en résulta la division du pouvoir civil et du pouvoir religieux ; celui-ci devint, à l'exemple de tous les pouvoirs du même genre, l'accessoire et l'ornement du premier, mais il cessa d'y être identifié. » « La morale de la religion proscrit le divorce et la polygamie mais la loi civile n'est pas obligée de se plier à tous les préceptes de la morale religieuse ; s'il en était autrement les lois ecclésiastiques deviendraient les seules lois de l'État parce qu'il n'est rien que la morale ne règle par ses préceptes. »49. Et de conclure : « la moralité n'est point intéressée au maintien d'une union mal assortie ».

Pour le suffrage universel

Enfin, François Guizot rapporte dans ses Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps que Bérenger, « esprit quasi-républicain sous l’Empire », soutiendra « avec une subtilité ingénieuse et forte, le suffrage universel (…) ».

Pour la liberté de la presse

La liberté de la presse est la grande affaire de Bérenger. Il l'a défendue au Conseil des Cinq-Cents, durant le Directoire. Il rédige par ailleurs de nombreux écrits sur cette question. À ses yeux, « la liberté de la presse n'est rien sans la liberté des opinions ». « Il y a des opinions qui font un crime d'autres opinions. » Bérenger s'oppose à tous les tenants des « systèmes prohibitifs qui ne servent qu'à ranimer les curiosités et à faire regorger les bibliothèques de livres interdits ». Aux religieux qui réclament le délit de blasphème, il répond que le clergé n'a qu'à suivre l'exemple des apôtres pour que le nombre des croyants augmente tous les jours. Toute prohibition risquerait de mettre les physiciens, les naturalistes, les historiens et la plupart des gens de lettres aux prises avec les tribunaux ecclésiastiques. Le mal que cette pratique a fait à la religion doit ôter l'envie d'y revenir. Aux philosophes qui font volontiers le sacrifice des religions révélées mais qui ne veulent pas qu'on touche à la religion naturelle, comprise comme base nécessaire de l'ordre public, il adresse la même mise en garde19.

Refondation de la Cour des comptes

Bérenger, auteur du décret impérial de 1807 sur La Cour des comptes

.

Après la Révolution, le Bureau de comptabilité créé par la Constituante, transformé en Commission de la comptabilité sous la Convention, n'a ni l'autorité, ni les moyens de garantir la régularité des fonds publics. Pour compléter l'organisation financière du gouvernement, il manquait une institution propre à donner de suffisantes garanties sur le maniement des deniers publics. Au retour de Tilsitt, Napoléon Bonaparte va créer un corps unique centralisé de contrôle des comptes publics, avec la Loi du 16 septembre 1807. L'établissement de la Cour des comptes et l'adoption d'un code commercial furent les actes législatifs les plus importants de 1807.

Le 5 septembre 1807, Jacques Defermont et Jean Bérenger sont chargés de « présenter au nom de Sa Majesté, le projet de loi portant création d’une cour des Comptes au Corps législatif ». L’exposé des motifs est présenté le 5 septembre. La discussion du projet de loi, lui-même est remise au 16 septembre50. La Loi adoptée, c'est Jean Bérenger (1767-1850), qui va alors rédiger et déposer à l'Empereur, le décret impérial no 2801 du 28 septembre 1807 sur l'organisation de la Cour des comptes, signé au Palais de Fontainebleau.

Un double de ce tableau du Comte Bérenger était exposé aux Palais Tuileries. Il a brûlé dans l'incendie volontaire des Communards du 23 mai 1871

Au Conseil d'état, il y avait eu d'âpres discussions devant Napoléon, pour savoir si la nouvelle Cour jugerait ou ne jugerait pas les ordonnateurs, c'est- à-dire si elle irait jusqu'à décider que les ordonnateurs, c'est-à-dire les ministres, avaient bien ou mal administré, en un mot, ou n'avaient pas été dispensateurs intelligents, économes et habiles de la fortune publique. Aller jusque-là, c'était donner à des magistrats qui devaient être inamovibles pour être indépendants le moyen, et, avec le moyen, la tentation d'arrêter la marche du gouvernement lui-même, en leur permettant de s'élever du jugement des comptes au jugement des agents suprêmes du pouvoir. Le gouvernement eût abdiqué son autorité en faveur d'une juridiction inamovible, dès lors invincible dans ses écarts. Il fut donc résolu que la nouvelle Cour des Comptes ne jugerait que les comptables, jamais les ordonnateurs ; et, pour plus de sûreté, il fut établi que ses décisions, loin d'être sans appel, pourraient être déférées au Conseil d'État, juridiction souveraine, à la fois impartiale et... "imbue de l'esprit de gouvernement".

Restait à régler l'organisation de la nouvelle Cour. On voulut proportionner le nombre de ses membres à l'étendue de sa tâche. D'abord, pour que l'examen auquel elle se livrerait fût réel, et ne devînt pas une simple homologation du travail exécuté dans les bureaux des finances, on institua, sous le nom de conseillers référendaires, une première classe de magistrats n'ayant pas voix délibérative, aussi nombreux que la multiplicité des comptes l'exigerait, et chargés de vérifier chacun de ces comptes, les pièces comptables sous les yeux. Ils devaient soumettre le résultat de leur travail à la haute magistrature des Conseillers-maîtres qui seuls auraient voix délibérative, et seraient divisés en trois chambres de sept membres chacune, six conseillers et un vice-président. Il fut établi que, suivant la gravité des questions, les trois chambres se réuniraient en une seule assemblée, sous la présidence d'un premier président qui, avec un procureur général, devait être à la tête de la compagnie, lui donner l'impulsion et la direction. Ce corps respectable, devait prendre rang immédiatement après la Cour de cassation ; et recevoir les mêmes traitements51.

Promoteur et patron de l'ancêtre de la Caisse des dépôts

Archives du Comte Bérenger à la Caisse d'Amortissement, ancêtre de la Caisse des dépôts et Consignations

Lorsque Bérenger commence le chantier de la Loi créant la Cour des Comptes et celui du décret impérial de 1807 sur son organisation, il est depuis peu de temps affairé par de nouvelles attributions : celles de Directeur général de la Caisse d'Amortissement.

Directeur général de la Caisse d'amortissement

Dans un discours au Conseil des Cinq-Cents du 9 messidor an V, Bérenger avait évoqué l’idée de la création d’une caisse d’amortissement. (27 juin 1797) :

Extrait : « une des mesure les plus urgentes quant à la dette publique : se séparer du service journalier des arriérés, et affecter celui-ci à une caisse d’amortissement »19.

Mollien, ministre du Trésor public

Il est exaucé trois ans plus tard; cette caisse, ancêtre de la Caisse des dépôts et consignations, est créée en 1800. Elle est située rue de l’Oratoire. C'est en même temps une caisse de garantie et de dépôt. Son rôle est de garantir le paiement des obligations en souffrance, de contribuer à l'amortissement de la dette et, accessoirement, de concourir à l'établissement de la Banque de France en prenant de ses actions pour un montant de cinq millions, soit près de la moitié de son capital initial.

« Napoléon en matière financière, allie un grand bon sens et même quelques éclairs de génie, à une quasi-nullité théorique et un goût excessif pour la simplicité qu'il assimile à l'ordre ». Il sépare la gestion de l'État (Trésor public) de la gestion militaire, comme s'il voulait séparer son propre budget de celui de la Nation. De plus, il a la capacité d'être dans les petites choses aussi minutieux et pointilleux qu'il est audacieux dans les grandes : craignant toujours d'être volé, par tous ceux qu'il englobe dans la catégorie des «fripons», il contrôle tout dans le moindre détail de comptabilité et s'entoure, de ces domaines plus qu'aucun autre, de collaborateurs scrupuleusement intègres.

Face à cette volonté de tout régenter, Mollien, Louis et Bérenger, font corps pour s'opposer discrètement à l'Empereur lorsque ce dernier fait fausse route. C'est le cas notamment lorsque Napoléon décide de faire circuler les bons de la Caisse d'amortissement, recréant ainsi une monnaie de papier dont la valeur n'est plus fondée sur rien.

Financement de la Grande Armée

La Grande Armée à Iena
Financement de Arc de Triomphe

Bérenger conservera cette fonction pendant la plus grande partie de l'empire, recevant une abondante correspondance de l'empereur qui, comme évoqué, s'implique quotidiennement dans les affaires financières du pays, et plus encore dans le financement à travers l'Europe, de sa Grande Armée. C'est d'ailleurs à ce même poste, qu'en juin 1806, en lien avec Vivant Denon, Bérenger se charge de l'érection de l’Arc de triomphe en hommage à ses troupes. L'Empereur, prévoit un million pour cet objet sur les contributions de la Grande Armée. Chaque mois, Bérenger devra "débloquer" cinquante mille francs pour l'architecte et quinze mille francs pour les travaux d'art et de sculpture52,53.

Un économiste de l'École anglaise

Jean-Baptiste Say, un autre huguenot

Ses principes économiques ? Rigueur de la gestion du trésor public, contrôle par l’exécutif des fonds de l’État, - car les finances sont un moyen de gouvernement-, et en matière fiscale, méfiance envers les systèmes contraignants qui alourdissent les frais de perception et risquent de tarir la source des richesses: « une contribution est d'autant plus avantageuse qu'elle occasionne moins de dépenses et qu'elle laisse à l'agriculture , au commerce et aux arts une plus grande liberté ». « La véritable richesse d'un pays se mesure à la vitalité de son économie, et non à l'entassement de numéraire dans les caisses de l'État »19. Au yeux de ses contemporains, Bérenger passe pour un penseur de l'économie : "un économiste de l'école anglaise", selon le Comte Molé; en clair, un partisan des théories défendues également en France par un autre huguenot du même âge : Jean-Baptiste Say54.

Lettres patentes et armoiries55 du Comte Bérenger

Après avoir prêté serment le 7 vendémiaire à la Malmaison, Bérenger est fait comte d'Empire par lettres patentes du 26 avril 180856.

Louis XVIII et la lettre de l'Orpheline du Temple

Madame Royale, la fille de Louis XVI et Marie-Antoinette
Louis XVIII

Sous la Restauration, Louis XVIII le nomme à la direction générale des impôts indirects le 13 mai 1814.

Le lendemain du jour où le comte Bérenger est installé dans ses fonctions de directeur général, un auguste personnage, Marie-Thérèse de France, duchesse d’Angoulême, surnommée « Madame Royale », le premier enfant de Louis XVI et Marie-Antoinette, entraîné par son cœur, lui écrit pour lui demander cinq directions importantes en faveur de ses compagnons d'exil. M. Bérenger répond que « le quart environ de son personnel venait d'être supprimé par suite de la réduction de nos frontières, que les premières places vacantes appartiendraient naturellement aux employés du même coup sans affectation, et qu'après eux viendraient les candidats recommandés avec tant d'instance ». Le lendemain nouveau message : on notifie au directeur général qu'il faut des emplois aux personnes indiquées et qu'il leur en faut sur-le-champ7.

À cette notification, voici sa réponse : « Madame la duchesse, j'ai l'honneur d'informer Votre Altesse Royale qu'il n'y a de place à donner dans mon administration que la mienne ».

Les affaires ne devaient point se terminer là. Quelques jours après, il parait dans la feuille officielle une ordonnance royale portant nomination des cinq candidats aux postes les plus élevés des contributions indirectes. Aussitôt que M. Bérenger en a connaissance, il demande sa voiture, se rend aux Tuileries et donne au roi sa démission en la motivant. Un moment surpris, Louis XVIII se frotte le front et dit en souriant : « Calmez-vous, Bérenger ! Il ne faut pas que deux amis se brouillent pour si peu de chose ; il y aura demain un erratum au Moniteur ».

Pair de France sous Louis Philippe

Louis Philippe
La Chambre des pairs (Palais Royal)
Baron Louis, l'ami complice de Bérenger

Bérenger est à présent élevé au grade de Commandeur de la Légion d'honneur et Louis-Philippe le nomme pair de France le 11 octobre 183257.

Bien que le régime constitutionnel, en reportant la discussion et le vote des lois dans le sein des chambres, ait modifié la part d'action que le Conseil d'État avait exercée jusqu'alors dans la préparation des lois, il reste toujours aux membres du Conseil d'État un rôle considérable à remplir au sein des chambres elles-mêmes, sous le titre de Commissaire du Roi, chargés de soutenir les projets de loi dont la présentation est réservée au gouvernement.

M. le comte Bérenger est, l'un des premiers et forme tandem avec son ami, le Baron Louis, nommé à cinq reprises ministre des Finances, sous les deux Restaurations et la monarchie de Juillet. Leur collaboration contribue à poser les vrais principes de la participation des chambres au règlement des budgets.

Le comte Bérenger prend sa retraite du Conseil d'État le 26 octobre 184658, date à laquelle il a 78 ans.

Jugement de ses contemporains

Napoléon aux Tuileries (1812)
Stendhal et Bérenger, deux Parisiens unis par le Dauphiné
Le Duc d’Audiffret Pasquier, Ministre de la Justice et des Affaires étrangères
Louis Marie de Lahaye de Cormenin, Jurisconsulte, père du Suffrage universel
Michel Chevalier, conseiller économique de Napoléon III, titulaire de la chaire d'économie politique au Collège de France
François Guizot de l’Académie Française; historien, homme politique, père de l'école primaire
La Princesse de Canino, veuve de Lucien Bonaparte

« Il me faut pourtant de l'opposition ici. Monsieur de Bérenger, vous avez la parole dit Napoléon 1er avant sa chute »59.

Impression confirmée par Stendhal, l'auteur du roman Le Rouge et le Noir, simple auditeur au Conseil d'état, d'une quizaine d'années le cadet de Bérenger mais Dauphinois comme lui. Ces messieurs partagent un grand ami, Louis Crouzet et Bérenger a séjourné dans les mêmes geôles que Chérubin Beyle, le père de Stendhal durant la Terreur60. . Dans La vie de Napoléon, Stendhal relate à propos du Protestant : « Il y avait au Conseil d’État des têtes du Midi qui s’animaient, allaient fort loin, et souvent ne se payaient pas de mauvaises raisons : le comte Bérenger par exemple. L’empereur n’en gardait aucune rancune ; au contraire ... … »61.

L’international Weekly Miscellany of New York du 29 juillet 1850, écrira à sa mort : « Parmi les grands Français disparus ces derniers mois, le Comte Bérenger, conseiller de l'Empereur, réputé pour son indépendance d’esprit et ses très hautes qualités administratives ». Le vicomte de Cormenin, père du suffrage universel (Décret du 5 mars 1848) et filleul de la pauvre « Madame de Lamballe », écrira quant à lui dans Des Orateurs, au chapitre intitulé "de l'éloquence délibérative" : « Je n'ai jamais rencontré dans nos cirques parlementaires d'orateur plus insinuant et de lutteur plus hardi. Quelque épuisée que fût une thèse, il y trouvait une lance nouvelle. Quelque solide sur pied que parût une argumentation, il savait par quelque trébuchet la faire trébucher. C'était comme un sillon qu'il s'ouvrait dans le champ de la discussion la plus aride, la plus obscure, et qui laissait toujours après soi une trace lumineuse ! Je n'ai jamais vu dans le Conseil d'État ou dans les chambres de plus rude dialectique ni de plus vif emportement dans les causes généreuses. C'était un diamant de la plus belle eau ! »

Pour François Guizot, membre de l'Académie française, plusieurs fois ministre, en particulier des Affaires étrangères de 1840 à 1848, président du Conseil en 1847 et père de l’école primaire : « Au conseil d’état, la politique prenait plus de place et s’y produisait avec plus de liberté et d’éclat qu’à aucune autre époque. (…) . J’ai entendu là, le comte Bérenger, esprit indépendant et querelleur, quasi-républicain sous l’Empire, soutenir avec un subtilité ingénieuse et forte, le suffrage universel et les divers degrés d’élection contre l’élection directe et le droit électoral concentré »62.

Pour M. Casimir Bonjour (1795-1856), auteur dramatique : « les contemporains de notre orateur dauphinois, assignèrent à M. Bérenger une si belle place, dans les discussions solennelles et approfondies, que soulevèrent l'édification de nos Codes au Conseil d'État. » [...] Quant à l'époque de sa jeunesse, Bérenger se fit remarquer, selon Bonjour « comme économiste, comme financier, mais surtout comme homme de cœur »19. « Il fut obstacle pour les uns , oracle pour les autres ».

Pour Félix Martin Réal (1792-1864), député de l'Isère de 1830 à 1834, conseiller d’État en 1837 : « Parmi les hommes du Dauphiné dont la Révolution de 1789 a mis la valeur en lumière, l’un des plus remarquables est certainement Jean Bérenger.(…) Pendant plus de cinquante ans, (il) a pris part à l'administration générale de notre pays, et s'est trouvé mêlé aux plus grands événements de notre époque »59.

Pour le Duc d’Audiffret-Pasquier, (Étienne-Denis Pasquier), préfet de police sous l'Empire, ministre (Justice, Affaires étrangères), président de la Chambre des députés des départements sous la Restauration puis de la Chambre des pairs sous la Monarchie de Juillet, Bérenger était « un homme fort distingué, excellent administrateur, ayant une grande autorité dans le Conseil, (…) assez porté à défendre, avec les ressources d’un incontestable talent les idées les plus paradoxales. Le fond de ses opinions était le «républicanisme» »63.

Pour Michel Chevalier (1806-1879), économiste saint-simonien, titulaire de la chaire d'économie politique au Collège de France, conseiller économique de Napoléon III, artisan du traité franco-anglais de libre-échange de 1860 (« traité Cobden-Chevalier »), créateur de la société d'études pour le tunnel sous la Manche (1880) : « Bérenger (était) un des hommes les plus éclairés et les plus honorables que le conseil d’état eût dans son sein »64. « Une intelligence élevée, et l'un des hommes de son temps les plus versés dans l’économie. (Ses) rapports (auraient) leur place dans un recueil de documents législatifs et dans une anthologie économique. J'ai eu l'honneur d'être le collègue de M. Bérenger au conseil d'État Je l'ai vu plusieurs fois prendre part aux délibérations, et j'ai été témoin du respect si bien mérité avec lequel sa parole était écoutée »65.

Pour Alfred Nettement (1805 -1869), journaliste et historien royaliste : « Bérenger était « la Lumière » du Conseil d’état en matière de finances ». Si Louis XVIII ne le choisit pas comme ministre des finances, c’est en raison de « son caractère trop entier »66.

Pour Alexandrine Bonaparte, Princesse de Canino (Alexandrine de Bleschamp), veuve de Lucien Bonaparte : « Bérenger reste avec les Boissy-d'Ânglas, les Boulay de la Meurthe, les Chénier, les Daunou une notabilité parlementaire, dont les discours sont restés des modèles d'éloquence et de patriotisme. Un membre distingué de cette opposition libérale et modérée, dont s'honorera toujours la représentation nationale française »67.

Propriétaire du futur Levallois-Perret

La Planchette à Levallois, maison de campagne du Comte Bérenger

Paris

♦ Bérenger est passé dans le Dauphiné, pour embrasser son vieux père, sa vieille mère qu'il n'a pas vus depuis 8 ans ! Il y rencontre l'une de ses cousines germaines, (Claudine-Elisabeth Saussac, parentes des familles protestantes de Nyons, qui se sont lancées dans l'industrie de la savonnerie, au début du règne de Louis XV). Bérenger trouve chez mademoiselle Saussac toutes les qualités qui promettent et peuvent assurer une union bien assortie68. Il l'épouse à Valence. Son contrat de mariage est daté du 9 mai 1 800 : il a alors trente-trois ans.

♦ À Paris, le couple habite rue Taitbout et bientôt, 20 rue d'Enfer près du Jardin du Luxembourg69. Cependant, pour le confort sa femme, qui attend Léontine son troisième enfant, Bérenger projette d'investir également dans une maison à la campagne. Il compte laisser sa famille au vert et n'habiter à Paris que les jours où son travail l'y retient.

La campagne

Parc de la Planchette, dont certains marronniers ont été plantés par les petits enfants du comte Jean

♦ Les époux jettent leur dévolu sur une propriété à la limite de Neuilly et Clichy, au lieu-dit La Planchette à l'emplacement du futur village de Levallois qui n'existe pas encore. L'acte de vente est signé en 180670,71. Sur ce vaste terrain, figure une belle dépendance d'un ancien château. Vingt ans après l'achat de cette maison, une des filles de Bérenger, épouse de l'agent de change Henri Lhuillier, acquiert l'une des dépendances de la ferme de Courcelles avec une maison et deux hectares de terrain.

La famille Bérenger se retrouve ainsi à la tête du plus gros domaine de la région. Nicolas Levallois commencera le morcellement de la propriété à compter de sa mort en 1850. Il faudra plus d'un demi-siècle pour achever le démembrement.

La comtesse Bérenger (1773- 1828)

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les filles du Comte cèdent 34 000 mètres carrés de terrain, puis une autre partie dans le prolongement des rues de Courcelles (Président-Wilson) et Gide (Paul-Vaillant-Couturier).

♦ Au début du XXe siècle, la petite fille du comte Jean Bérenger), lotit les dix hectares restant. À la veille de la Première guerre mondiale, elle morcelle deux hectares, un demi autre hectare est acheté par la Ville qui permet la création du groupe scolaire Jean-Jaurès.

En 1924, la municipalité communiste tolère difficilement l'existence d'une telle enclave privée au beau milieu de la ville, exproprie les héritiers Bérenger puis crée l'actuelle place de Verdun. Quant à la maison familiale, elle deviendra le Club de la Planchette, une maison pour retraités. Le Parc devient public dès l'expropriation de 1924.

La robe de la Comtesse Bérenger : un des derniers vestiges du Sacre de Napoléon

Bérenger est sur les premiers bancs des gradins situés à droite du trône
Robe de la contesse Bérenger au Sacre

En 1804, Jean Bérenger, hostile à l'hérédité du pouvoir, est malgré tout invité aux cérémonies du sacre de Napoléon Ier qui se déroulent le dimanche 2 décembre 1804 à Notre-Dame de Paris en présence du pape Pie VII72.

La comtesse Bérenger meurt à 55 ans, 22 ans avant son époux

♦ Dans la nef de Notre Dame, il est sur les premiers bancs des gradins situés à droite du trône. Son épouse est dans les tribunes, au même titre que toutes les femmes des grands Dignitaires.

Cette robe et cette traîne de cour constituent parmi les derniers vestiges du sacre. Elles ont été présentées pour l'exposition Les Trésors de la Fondation Napoléon. Dans l'intimité de la Cour impériale, qui s'est tenue pour le bicentenaire de la cérémonie, du 28 septembre 2004 au 24 avril 2005 au Musée Jacquemart-André à l'initiative de la Fondation Napoléon73. Depuis lors, elles sont régulièrement exposées dans divers musées en France comme à travers le monde.

Descendance et parentèle

Le comte Jules Bérenger, né en 1803, fils du conseiller d'État Jean Bérenger, premier protestant à intégrer la Cour des comptes avec Odier
Le comte Bérenger (1767-1850) et ses enfants, Jules, Léontine et Jenny
Félix Ravaisson-Mollien, philosophe, maître d'Henri Bergson, conservateur du département des antiquités au musée du Louvre

♦ Le comte Bérenger a eu trois enfants : Jules, Jenny et Léontine. Il perdit sa femme le 18 juillet 1828, et cette perte laissa dans son intérieur un vide que rien ne put remplir. Madame Saussac, sa belle-mère, qui a survécu à sa fille, est décédée le 27 mars 1832.

♦ Le baron Jules Bérenger (1803-1867), sera le premier protestant magistrat à la Cour des comptes. La cour jusque là n’avait pas admis de protestants dans son sein : institution vénérable de l’Ancien Régime, elle répugnait aux nouveautés. En 1834, cependant, deux réformés, fils de familles influentes, Jules Bérenger et Auguste Alfred Odier (1802-1870), fils du banquier et pair de France, Antoine Odier (1766-1853), sont nommés conseillers référendaires74.

Gaspard Théodore Mollien, l’explorateur et diplomate rescapé de la Méduse (Cf. le Radeau de la Méduse)

Le baron Jules Bérenger75 épouse Catherine Sophie de Courpon76, fille du préfet de Vendée, François de Courpon77.

♦ Les comtes Jean et Jules Bérenger sont les aïeux en ligne directe du magistrat à la Cour des comptes et auteur Pierre-Patrick Kaltenbach (1936-2014).

L'hommage de Napoléon III

Louis Napoléon Bonaparte envoie ses officiers d'ordonnance aux obsèques de Bérenger

♦ Bérenger meurt le 13 avril 1850. Il est enterré à Saint-Germain-en-Laye, avant d'être rapatrié au cimetière de Mens (Isère), ce village où il était né et où son père avait vécu une large partie de sa vie dans la clandestinité.

♦ Le président Louis-Napoléon Bonaparte, futur empereur Napoléon III, enverra ses officiers d’ordonnance à ses obsèques pour honorer la mémoire de cet ancien serviteur de son oncle78.

Le comte Bérenger repose au pied de la montagne surnommée "le Bonnet de Calvin" dans le cimetière protestant du village de Mens (Isère) appelé autrefois, la "Petite Genève des Alpes", village près duquel il était né et dans lequel son père avait vécu plus de 40 ans dans la clandestinité...

Bibliographie

  • Conseil des Cinq-Cents. Opinion de Bérenger sur le second projet de résolution présenté́ par la Commission des finances. Séance du 9 messidor an V
  • Conseil des Cinq-Cents.Opinion de Bérenger sur l'impôt du tabac : séance du 19 fructidor an VI
  • Conseil des Cinq-Cents.Opinion de Bérenger, sur le sel, considéré́ comme matière imposable : séance du 11 pluviôse an VII
  • Conseil des Cinq-Cents.Rapport fait au nom d'une commission spéciale chargée d'examiner les opérations de l'assemblée électorale du département d'Indre-et-Loire. Séance du 25 floréal. an VII
  • Conseil des Cinq-Cents.Motion d'ordre faite par Bérenger, concernant le général Bonaparte, les généraux et l'armée sous ses ordres : séance du 19 brumaire an VIII
  • Commission constituante au lendemain du 18 Brumaire : Rapport fait par Bérenger et projet de résolution, sur la mise en activité́ de la Constitution an VIII
  • Tribunat : Rapport et projet de résolution présentés par Bérenger sur les contributions directes. Séance du 9 frimaire an VIII
  • Tribunat : Observations sur la discussion du projet de loi portant établissement de tribunaux d'exception Tribunat. Séance du 14 pluviôse IX
  • Philippe Le Bas, France, Dictionnaire encyclopédique, vol.2, 1840, p. 387
  • Antoine-Vincent Arnault, Biographie nouvelle des contemporains (1787-1820), 1827, p. 365
  • Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Vol.2, 1865, p. 571
  • Michel Bruguière, La première Restauration et son budget, 1969, p. 44
  • Marc Bouvet, Le Conseil d'État sous la Monarchie de Juillet, 2001, p. 432
  • Bulletin de la Société de statistique, des sciences naturelles et des arts industriels du département de l'Isère, 1838, Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2008-49025.
  • Le dix-huit brumaire, ou Tableau des évènements qui ont amené cette journée, des moyens secrets par lesquels elle a été préparée, des faits qui l'ont accompagnée, et des résultats qu'elle doit avoir ([Reprod.]) / [par M. V. Lombard]. Éditeur : chez Garnery (Paris). Date d'édition : 179979.
  • Les Origines d'une dynastie. Le Coup d'État de brumaire an VIII, étude historique, par Paschal Grousset. Éditeur : A. Le Chevalier (Paris). 1869
  • Léonce de Brotonne, Les sénateurs du consulat et de l'empire, 1974, p. 208
  • Les Français peints par eux-mêmes. Tome 3. 1876-1878 . 4 vol. Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2009-60412. Page 366]
  • Le Comte Bérenger par Félix Réal, in Bulletin de la Société de statistique, des sciences naturelles et des arts industriels du département de l'Isère. Auteur : Société scientifique du Dauphiné. Éditeur : [s.n.] (Grenoble). 1861. Identifiant : (ISSN 2022-1312). Source : Bibliothèque nationale de France, département Centre technique du livre, 2008-49025
  • Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Pierre-Célestin Roux-Lavergne : Histoire parlementaire de la Révolution française ou Journal des..., Volume 37
  • "Du désert à la vie publique". Nathalie Bolgert. Mémoire de maîtrise sous la direction de M. J.M. Mayeur. Université Paris IV (U.E.R d’histoire) / analyse des correspondances et notes du Comte Bérenger.
  • Jean-Charles Sournia, La médecine révolutionnaire (1789-1799), Payot, 1989, p. 48
  • M. V. Lombard. Le dix-huit brumaire, ou Tableau des évènements qui ont amené cette journée, des moyens secrets par lesquels elle a été préparée, des faits qui l'ont accompagnée, et des résultats qu'elle doit avoir ([Reprod.]) Éditeur : chez Garnery (Paris). Date d'édition : 1799. Source : Bibliothèque nationale de France
  • Louis-Gabriel Michaud. Biographie des hommes vivants ou Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits. 1817-1819
  • Locré, Jean-Guillaume (1758-1840). Esprit du Code Napoléon, tiré de la discussion, ou Conférence... du projet de Code civil, des observations des tribunaux, des procès-verbaux du Conseil d'État, des observations du Tribunat, des exposés de motifs. Éditeur : Impr. impériale (Paris). 1805-1807. Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, F-20181
  • François-Nicolas Mollien, : Mémoires d'un ministre du Trésor public, 1780-1815.... Tome 2. H. Fournier (Paris), 1845.
  • Alfred Nettement . Histoire de la restauration, Volume 1 - Page 358, - 1860.
  • La Révolution française, revue historique du Centre d'études de la Révolution française (Paris). Auteur : Institut d'histoire de la Révolution française (Paris). Éditeur : Charavay frères (Paris). 1913. Bibliothèque nationale de France, département Fonds du service reproduction, 8-Lc18-333.
  • La Décade philosophique, littéraire et politique - Page 511. Juillet, aout, septembre 1807 . Bureau de la Revue philosophique. Rue du Vieux Colombier. Paris
  • M. Kermoysan¨Napoléon : recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins, discours sur les matières civiles et politiques, etc., formant une histoire de son règne écrite par lui-même. Tome 4 / et accompagnée de notes historiques. Napoléon Ier (empereur des Français ; 1769-1821). Éditeur : F. Didot frères, fils et Cie (Paris). Date d'édition : 1853-1865. Éditeur scientifique. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  • Thibaudeau, Antoine-Clair (1765-1854). Mémoires sur le Consulat, 1799 à 1804 , par un ancien conseiller d'État. Éditeur : Ponthieu (Paris). Date d'édition : 1827. Page 457 et suiv. Source : Bibliothèque nationale de France, département.
  • Locré, Jean-Guillaume (1758-1840). Esprit du Code Napoléon, tiré de la discussion, ou Conférence... du projet de Code civil, des observations des tribunaux, des procès-verbaux du Conseil d'État, des observations du Tribunat, des exposés de motifs. T3 /... par J. Éditeur : Impr. impériale (Paris). Date d'édition : 1805-1807. Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit.
  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 275.
  • Stendhal. Vie de Napoléon, Payot.
  • M. le duc d'Audiffret-Pasquier, 1893-1895. Histoire de mon temps. Mémoires du chancelier Pasquier, (6 vol.)
  • Bulletin de la société de statistique du département de l’Isère – page 308 - 1861.
  • Procès des derniers ministres de Charles X, devant la cour des pairs, en décembre 1830. Auteur : Martignac, Jean-Baptiste Sylvère Gaye (1778-1832 ; vicomte de). Date d'édition : 1831. Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme
  • Les grands épisodes de la monarchie constitutionnelle. Le Procès des ministres (1830) : d'après les pièces officielles et des documens inédits / par Ernest Daudet. Auteur : Daudet, Ernest (1837-1921). Éditeur : A. Quantin (Paris). Date d'édition : 1877. Source : Bibliothèque nationale de France
  • Céline Borello, « Jean Bérenger », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, p. 244-245 (ISBN 978-2846211901)

Liens externes

 

  • Notice biographique sur Histoire-empire : [3] [archive]

Documents officiels

Notes et références

  1. Fiche identité [archive] sur Léonore
  2. C'est son propre père, Jean Bérenger, dit le Pasteur Colombe, qui rédige son acte de naissance, le fait baptiser le 13 avril.
  3. Acte de décès [archive] AD78 p. 353/483
  4. [1] [archive]
  5. [2] [archive]
  6. Émile ou De l’éducation, est un traité d'éducation portant sur « l'art de former les hommes » de Jean-Jacques Rousseau publié en 1762
  7. a, b et c Bulletin de la Société de statistique, des sciences naturelles et des arts industriels du département de l'Isère. Auteur : Société scientifique du Dauphiné. Éditeur : [s.n.] (Grenoble). Identifiant : (ISSN 2022-1312). Source : Bibliothèque nationale de France, département Centre technique du livre, 2008-49025
  8. « Vers mai/juin 1793, on apprit que la Convention délibérant sous la pression des partisans de la Commune, avait décrété l’arrestation des Girondins. Cette nouvelle provoqua à Grenoble une vive réaction en faveur des idées modérées. Les personnalités élues par les assemblées primaires du département se réunirent le 20 juin et prirent le titre d’assemblée des délégués immédiats de la section du peuple français. La mission qui leur incombait était difficile et dangereuse. Dubois Crancé et d’Albitte dénoncèrent une tentative de fédéralisme, cette explosion de l’indignation publique », in Histoire de Grenoble. Prudhomme, Auguste (1850-1916). Éditeur : A. Gratier (Grenoble). Date d'édition : 1888. Source : Bibliothèque nationale de France, département]
  9. Chérubin Beyle, le père de Stendhal est lui aussi sur la liste des suspects depuis le 23 avril. Il fera un séjour à Sainte Marie d’En Haut, in « La jeunesse de Stendhal/ : Grenoble, 1783-1799. Paul Arbelet. É. Champion, 1919
  10. La suspension de Bérenger figure à l’article 2 de l’arrêté qui fut adressé au directoire du département le 29 juin 1793. Bulletin, Volume 5 de la Société scientifique du Dauphiné, page 86
  11. article 7 de l'arrêté Volume 5 de la Société scientifique du Dauphiné, page 87
  12. Registres d’écrou de la conciergerie (L 675). Archives départementales de l’Isère. Registre des mandats de dépôt et la conciergerie (L 683-684). Archives départementales de l’Isère
  13. Tous les prisonniers de Sainte-Marie étaient obligés de travailler. Le dimanche comme les autres jours, ils devaient remplir leur tâche, autrement, on leur retranchait les vivres. Ils chômaient juste le décadi, jour de repos de la République. In, Notice sur le couvent de Sainte-Marie-d'en-Haut, par le chevalier Radulph de Gournay. Éditeur : A. Merle (Grenoble). Date d'édition : 1862. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  14. Bérenger n’a pu se présenter à la première élection du 29 vendémiaire en IV ; il n’a alors que 28 ans et le seuil d’éligibilité est fixé à 30 ans
  15. Aux élections de vendémiaire , An IV
  16. A cette époque, Jean Bérenger habite, entre le Louvre et la place des Victoires, dans le 1er arrondissement de Paris : 66 rue du Coq-Héron
  17. Histoire parlementaire de la Révolution française ou Journal des..., Volume 37 Par Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Pierre-Célestin Roux-Lavergne
  18. Il s’agissait d’un emprunt forcé de cent millions établi sur la classe aisée des citoyens. La taxe était progressive, les nobles devaient payer une cotisation double, les parents d'émigrés une cotisation triple.
  19. a, b, c, d et e [Jean Bérenger (1767-1850). Du désert à la vie publique. Nathalie Bolgert. Mémoire de maîtrise sous la direction de M. J.M. Mayeur. Université Paris IV (U.E.R d’histoire)
  20. Jean-Charles Sournia, La médecine révolutionnaire (1789-1799), Payot, 1989, p. 48
  21. «Le 16 brumaire au soir, Sieyès et Bonaparte convinrent que le conseil des Anciens, feignant la découverte d'une conspiration, décréterait la translation du Corps législatif à Saint-Cloud, sous la garde du général Bonaparte. Cette translation, éviterait l'action tumultueuse des masses des faubourgs parisiens. Le 17 brumaire au matin, le décret de translation fut rédigé ; on arrêta que l'exécution en serait confiée au général Bonaparte, et qu'il disposerait de la garde du Corps législatif sans le concours d'autres troupes, circonstance qui eût fait avorter le mouvement, si Bérenger n'avait obtenu de ses collègues que Bonaparte aurait aussi sous ses ordres la 17e division militaire» .In, Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque : au point de vue de l'influence des idées napoléoniennes sur le monde. Tome 3 / par Émile Bégin. Auteur : Bégin, Émile-Auguste-Nicolas-Jules (1802-1888). ; Éditeur : Plon frères (Paris). Date d'édition : 1853-1854. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  22. L'Europe pendant le Consulat et l'Empire de Napoléon. Tome 1 / par M. Capefigue,.... Auteur : Capefigue, Baptiste (1801-1872). Éditeur : Pitois-Levrault et Cie (Paris). Date d'édition : 1840.Source : Bibliothèque nationale de France, département
  23. In, Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque : au point de vue de l'influence des idées napoléoniennes sur le monde. Tome 3 / par Émile Bégin. Auteur : Bégin, Émile-Auguste-Nicolas-Jules (1802-1888). ; Éditeur : Plon frères (Paris). Date d'édition : 1853-1854. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  24. Texte de sa résolution, in extenso, pages 226/227 de l’Histoire parlementaire de la Révolution française, ou Journal des assemblées nationales depuis 1789 jusqu'en 1815 : contenant la narration des événements... précédée d'une introduction sur l'histoire de France jusqu'à la convocation des États-Généraux. Tome 38 / par P.-J.-B. Buchez et P.-C. Roux/ Auteur : Buchez, Philippe-Joseph-Benjamin (1796-1865)/ Auteur : Roux-Lavergne, Pierre-Célestin (1802-1874)/ Éditeur : Paulin (Paris). Date d'édition : 1834-1838
  25. « Cinq-Cents » et « Anciens » adoptent par un vote la chute du Directoire : « Il n'y a plus de Directoire et ne sont plus membres de la représentation nationale, pour les excès et les attentats auxquels ils se sont constamment portés et notamment le plus grand nombre d'entre eux dans la séance de ce matin, les individus ci-après nommés (suit une liste de 61 noms). Le Corps législatif crée provisoirement une commission exécutive composée des citoyens Sieyès, Roger Ducos, ex-directeurs, et Bonaparte, général, qui porteront le nom de consuls de la République française. Cette commission est investie de la plénitude du pouvoir directorial et spécialement chargée d'organiser l'ordre dans toutes les parties de l'administration, de rétablir la tranquillité intérieure ci, de procurer une paix honorable et solide [...]. Le Corps législatif s'ajourne au 1er, ventôse prochain [...]. Avant sa séparation et séance tenante, chaque conseil nommera dans son sein une commission composée de vingt-cinq membres. Ces commissions statueront, avec la proposition formelle et nécessaire de la commission consulaire exécutive, sur tous les objets urgents de police, de législation et de finances. Elles sont encore chargées de préparer un code civil (loi du 19 brumaire an VII). Une proclamation au peuple fut également rédigée au nom du Conseil des Cinq-Cents ».
  26. a et b L'Europe pendant le Consulat et l'Empire de Napoléon. Tome 2 / par M. Capefigue.... Auteur : Capefigue, Baptiste (1801-1872). Éditeur : Pitois-Levrault et Cie (Paris). Date d'édition : 1840.Source : Bibliothèque nationale de France, département
  27. Précis historique des assemblées parlementaires et des hautes cours de justice en France de 1789 à 1895, d'après les documents officiels, par Léon Muel,... (janvier 1896.). Auteur : Muel, Léon. Éditeur : Guillaumin (Paris). Date d'édition : 1896. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  28. Pour lire le texte de Bérenger et sa résolution : https://books.google.fr/books?id=73Z1HLC72qcC&pg=PA1&lpg=PA1&dq=b%C3%A9renger+%22conseil+des+cinq+cents%22&source=bl&ots=L2NYHQVwcP&sig=clSvUMPyzafb3lR8Wd-4WP6LZ3s&hl=fr&sa=X&ei=nzAHVayAIYu5UZDOgOAI&ved=0CFgQ6AEwDQ#v=onepage&q=b%C3%A9renger%20%22conseil%20des%20cinq%20cents%22&f=false [archive]
  29. Mémoire pour servir à l'histoire de France sous le gouvernement de Napoléon Buonaparte et pendant l'absence de la maison de Bourbon. [Volume 3] / ... par J.-B. Salgues. Auteur : Salgues, Jacques-Barthélemy (1760-1830). Éditeur : L. Fayolle (J.-G. Dentu) (Paris). Date d'édition : 1814-1826. Source : Bibliothèque nationale de France, 8-Lb44-299 (3)
  30. L'Univers. France, annales historiques. T. 2 / par M. Ph. Le Bas,...Le Bas, Philippe (1794-1860). Éditeur : Firmin-Didot frères (Paris). Date d'édition : 1840-1843. Source : Bibliothèque nationale de France
  31. Sur les débats au Tribunat : Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats . Par Assemblée nationale : https://books.google.fr/books?id=LYNwzEj5sQMC&pg=PA761&dq=b%C3%A9njamin+constant++comte+b%C3%A9renger&hl=fr&sa=X&ei=ETwPVd3xM4flavCEgIgG&ved=0CC8Q6AEwAw#v=snippet&q=b%C3%A9renger%20constant&f=false [archive]
  32. Archives : cahier contenant la liste des tribuns avec leur signature = http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/caran_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=MOTS-MAT&VALUE_98=%20signataires%20&DOM=All&REL_SPECIFIC=3 [archive]
  33. Journaux intimes de Benjamin Constant. Paris. Gallimard. 1852
  34. Biographie des hommes vivants ou Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits. Louis-Gabriel Michaud. 1817-1819]
  35. Les cent membres du Tribunat sont nommés par le Sénat sur la liste des notabilités nationale. Il est installé au Palais Égalité (Palais Royal). Le traitement annuel d’un tribun est de 15 000 francs; in Précis historique des assemblées parlementaires et des hautes cours de justice en France de 1789 à 1895, d'après les documents officiels, par Léon Muel,... (janvier 1896.). Auteur : Muel, Léon. Éditeur : Guillaumin (Paris). Date d'édition : 1896. Source : Bibliothèque nationale de France, département.
  36. Il est notamment chargé de liquider la dette publique en Piémont juin-juillet (1805) et à Parme (octobre-novembre 1805), in «  Jean Bérenger (1767-1850). Du désert à la vie publique ». Nathalie Bolgert. Mémoire de maîtrise sous la direction de M. J.M. Mayeur. Université Paris IV (U.E.R d’histoire)
  37. Lettre de Napoléon au général Dejean (Haag près Wels, 2 novembre 1805) : « Monsieur Dejean, je ne sais pourquoi vous avez envoyé en Italie le commissaire des guerres Masséna : je vous l'avais défendu. Il s'est déjà très-mal conduit. Donnez-lui l'ordre de se rendre à Paris. Lorsqu'il y sera arrivé, demandez-lui la justification de sa conduite. Si M. Bérenger est encore sur les lieux, qu'il aille y faire un tour, (…).
  38. Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque : au point de vue de l'influence des idées napoléoniennes sur le monde. Tome 3 / par Émile Bégin. Auteur : Bégin, Émile-Auguste-Nicolas-Jules (1802-1888). Éditeur : Plon frères (Paris). Date d'édition : 1853-1854. Source : Bibliothèque nationale de France, département. Page 22
  39. Bérenger donne sa démission du Tribunat le 6 vendémiaire : https://books.google.fr/books?id=LYNwzEj5sQMC&pg=PA761&dq=b%C3%A9njamin+constant++comte+b%C3%A9renger&hl=fr&sa=X&ei=ETwPVd3xM4flavCEgIgG&ved=0CC8Q6AEwAw#v=onepage&q=%20b%C3%A9renger&f=false [archive]
  40. Journal de Paris, 10 vendémiaire an 10-2 octobre 1801
  41. Titre : Esprit du Code Napoléon, tiré de la discussion, ou Conférence... du projet de Code civil, des observations des tribunaux, des procès-verbaux du Conseil d'État, des observations du Tribunat, des exposés de motifs. Locré, Jean-Guillaume (1758-1840). Éditeur : Impr. impériale (Paris). 1805-1807. Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, F-20181
  42. Mémoires d'un ministre du Trésor public, 1780-1815.... Tome 2, par François-Nicolas Mollien, H. Fournier (Paris), 1845.
  43. Histoire de la restauration, Volume 1 - Page 358, Alfred Nettement - 1860.
  44. La Révolution française, revue historique du Centre d'études de la Révolution française (Paris). Auteur : Institut d'histoire de la Révolution française (Paris). Éditeur : Charavay frères (Paris). 1913. Bibliothèque nationale de France, département Fonds du service reproduction, 8-Lc18-333.
  45. Antoine Claire Thibaudeau, Mémoires sur le Consulat, 1799 à 1804, par un ancien conseiller d'État, Paris, Ponthieu, 1827, p. 457 et suiv..
  46. Archives parlementaires, 2e série, tome 73, 24 décembre 1831.
  47. Allocution de Casimir Bonjour aux obsèques de Bérenger, Le Constitutionnel du 8 avril 1850.
  48. Nathalie Bolgert, Du désert à la vie publique, mémoire de maîtrise sous la direction de Jean-Marie Mayeur, Université Paris IV (U.E.R d’histoire), p. 45.
  49. Esprit du Code Napoléon, tiré de la discussion, ou Conférence... du projet de Code civil, des observations des tribunaux, des procès-verbaux du Conseil d'État, des observations du Tribunat, des exposés de motifs. T3 /... par J.-G. Locré, Impr. impériale (Paris), 1805-1807.
  50. La Décade philosophique, littéraire et politique - Page 511. Juillet, aout, septembre 1807 . Bureau de la Revue philosophique. Rue du Vieux Colombier. Paris
  51. Napoléon : recueil par ordre chronologique de ses lettres, proclamations, bulletins, discours sur les matières civiles et politiques, etc., formant une histoire de son règne écrite par lui-même. Tome 4 / et accompagnée de notes historiques par M. Kermoysan. Napoléon Ier (empereur des Français ; 1769-1821). Éditeur : F. Didot frères, fils et Cie (Paris). Date d'édition : 1853-1865. Éditeur scientifique. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  52. Vivant Denon : Directeur des musées sous le Consulat et l'Empire correspondance (1802-1815). Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1999? .
  53. Lettre du 5 juin 1806 de Vivant Denon à M. Béranger. « Monsieur le Directeur général, Le décret impérial du 26 février 1806, qui ordonne l'érection d'un arc de triomphe à la gloire des armées1, porte : Article X : « Il sera pris un million pour cet objet sur les contributions provenant de la Grande Armée. La caisse d'amortissement tiendra chaque mois, à dater du 1er mars, une somme de cinquante mille francs à la disposition de notre architecte et celle de quinze mille francs à la disposition du directeur de notre musée pour les travaux d'art et de sculpture ». Je vous prie, Monsieur le Directeur général, de me faire savoir si le payement des trois mois qui sont échus au 1er juin peut m'être fait et quelle formalité j'ai à remplir pour toucher cette somme de quarante-cinq mille francs ». Le directeur général du musée Napoléon à M. Bérenger, conseiller d'État, directeur de la caisse d'amortissement. Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1999. 915 5 juin 1806 Archives des musées nationaux, registre *AA5 p. 233 Denon.
  54. CF. Le marquis de Noailles : Le comte Molé, 1781-1855. Paris Champion (1922), tome 1. Page 71.
  55. Règlement d'armoiries : De sable, au chevron d'or accompagné de quatre besants d'argent, 3 et 1 ; au franc-quartier des comtes conseillers d'État
  56. (Règlement d'armoiries : De sable au chevron d'or accompagné de quatre besants d'argent, 3 et 1 ; au franc-quartier des comtes conseillers d'État)
  57. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 275.
  58. Dictionnaire historique et biographique de la révolution et de l'empire, 1789-1815. Ouvrage rédigé pour l'histoire générale ([1899).
  59. a et b [Felix Réal, dans le Bulletin de la société de statistique, des sciences naturelles et des arts industriels du departement de l'Isère, 1861.
  60. Leur relation commune : Louis Crozet, polytechnicien, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, marié en 1816 à Mens (Isère), bourg d'origine du comte Bérenger.
  61. Vie de Napoléon, Stendhal, Payot.
  62. Mémoire pour servir à l’histoire de mon temps ; Tome 1. M. Guizot. 1858-1867, 8 vol.
  63. Histoire de mon temps. Mémoires du chancelier Pasquier, publiés par M. le duc d'Audiffret-Pasquier, 1893-1895 (6 vol.)
  64. Revue des deux mondes, Volume 4 . Volume 111. 1856
  65. De la baisse probable de l'or, des conséquences commerciales et sociales qu'elle peut avoir et des mesures qu'elle provoque. Auteur : Chevalier, Michel (1806-1879). Éditeur : Capelle (Paris). Date d'édition : 1859. Identifiant : ark:/12148/bpt6k229435h . Source : Bibliothèque nationale de France
  66. Histoire de la restauration : Volume 1 - Alfred Nettement - 1860 - Page 358.
  67. Appel à la justice des contemporains de feu Lucien Bonaparte, en réfutation des assertions de M. Thiers, dans son "Histoire du Consulat et de l'Empire" / par Mme la princesse de Canino, veuve Lucien Bonaparte. Bonaparte, Alexandrine (1778-1855 ; princesse). Éditeur : Garnier frères (Paris). Date d'édition : 1845. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  68. Elle est née à Rioux dans la Drôme en septembre 1773, morte le 28 juillet 1828 à La Planchette). Depuis la mort de son père, elle habite Valence avec sa mère. Plus d'informations sur les familles de Nyons : http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/Pdf/PH-2002-52-208_06.pdf [archive]
  69. Bérenger habite au 66 rue du Coq Héron près de la Place des Victoires à son arrivée à Paris. Au début de l'empire, on le retrouve au no 20 de la Rue Taitbout et ce, jusqu'à la mort de son épouse. Dans les années 1835, après un séjour chez son fils Jules, au 42 rue Laffitte, traverse la Seine pour s'installer au 20 de la rue d'Enfer, qui fut aussi l'adresse de la maréchale Lannes puis de Royer-Collard ! Cette rue d'Enfer sera absorbée par le prolongement du boulebard Saint Michel (Sébastopol à l'époque) jusqu'à la rue de l'abbée de l'épée par Haussmann : http://www.paris-pittoresque.com/rues/196.htm [archive]
  70. Minutier central des notaires. N° 15 : minutes de l’étude maître Chodron, notaire de Bérenger.
  71. [Pour 51 000 francs, mais la valeur de ce bien montera en flèche pour atteindre 100 000 francs à la mort de Bérenger en 1850.]
  72. http://www.histoire-empire.org/persos/berenger/berenger.html [archive]
  73. http://www.napoleon.org/fr/galerie/iconographie/files/robesacre_josephine.asp [archive]
  74. Bulletin de la société de statistique du département de l’Isère, 1861, p. 308.
  75. Transmission des dotations majorataires accordées à Jean Bérenger, comte de l'Empire, par décret du 16 janvier 1810, autorisée en faveur de son fils unique, Jean-Pierre-Paul-Jules Bérenger, par arrêté ministériel du 3 septembre 1850.
  76. Mariage Jules Berenger [archive] sur familysearch.org
  77. Né à Blaye en Gironde, mort à Plombières (Vosges), le 29 juin 1847, il a été sous la Restauration, sous-préfet dans le Tarn et préfet de Vendée. En quittant la carrière administrative, il entra dans la Compagnie des agents de change et en était devenu syndic. Il était officier de la Légion d’honneur. Sa femme, Sophie-Rosalie-Madeleine Gamba de Questinghen, est née à Dunkerque le 17 septembre 1789 et morte à Paris le 2 novembre 1835
  78. SEVERAL FAMOUS FRENCHMEN have left the world within a few weeks. Quatremere de Quincy, who was in the first rank of archæology and æsthetics, died at the age of ninety-five; Count Mollien, the famous financier—often a minister—at eighty-seven; Baron Meneval, so long the private, confidential, all-trusted private secretary of Napoleon, between seventy and eighty; Count Berenger, one of the Emperor's Councillors and Peers, conspicuous for the independence of his spirit, as well as administrative qualifications, was four-score and upward. The obsequies of these personages were grand ceremonials. President Napoleon sent his carriages and orderly officers to honor the [pg 141] remains of the old servants of his uncle. This class might be thought to have found an elixir of life, in their devotion to the Emperor or his memory. A few of them survive, like Marshal Soult, wonders of comfortable longevity.” « INTERNATIONAL WEEKLY MISCELLANY Of Literature, Art, and Science. Vol. I.NEW YORK, JULY 29, 1850.No. 5.
  79. Source : Bibliothèque nationale de France

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Girardet Jean

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Jean Girardet

jean

Jean Girardet
StanislausLeszczynski02.jpg

Portrait du roi Stanislas par Girardet.

Naissance
1709
Lunéville
Décès
28 septembre 1778
Nancy
Activité
Peintre
Élèves
Jean-Baptiste Isabey, Jacques Augustin

Jean Girardet, né à Lunéville en 1709 et mort à Nancy en 1778, est un peintre lorrain, puis français à la suite de l'annexion du Duché de Lorraine par la France en 1766.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Collections publiques
  • 3 Bibliographie
  • 4 Notes et références

Biographie

Girardet est successivement séminariste, étudiant en droit, officier de cavalerie, puis apprend la peinture à l'académie de Nancy, sous la direction de Claude Charles (1661-1747).

Il effectue divers travaux de décoration à Nancy avant de rejoindre, en 1738, le duc François III à Florence où il achève ses études.

En 1748, il regagne la Lorraine au Service de Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne et duc viager de Lorraine et de Bar par la grâce de son gendre Louis XV de France et du cardinal de Fleury. Girardet deviendra « Peintre Ordinaire du roi de Pologne » en 1758.

Portraitiste de talent, il est le peintre attitré de Stanislas Leszczynski qu'il immortalise sous tous les angles ainsi que celui des gens de la cour et des artistes et de la noblesse Lorraine et Barroise.

Il excelle aussi dans la grande peinture décorative comme dans les tableaux religieux. Ses œuvres ornent la cathédrale de Toul, les églises de Lunéville, Chanteheux, Commercy, Verdun, Metz.

Ses fresques décorent le Kiosque de Lunéville, le salon de la Nouvelle Intendance, la Comédie, la coupole de l’abbatiale Sainte-Glossinde de Metz… Nombre de ces travaux ont aujourd'hui disparu ; subsiste une de ses œuvres les plus abouties, témoin de son talent : les peintures de l'Hôtel de Ville de Nancy.

Notamment, au plafond, le peintre nancéien a représenté Stanislas Leszczynski en Phébus, "dieu de la lumière". Accompagné par la Victoire, il conduit le char du soleil et dissipe les nuées sous le regard ébloui des muses. Sur les murs du grand salon carré, quatre grandes fresques évoquent les bienfaits du monarque. Apollon offrant une couronne à un jeune artiste est une allusion à la fondation de la société des sciences et belles-lettres. Jupiter symbolise la justice royale, Esculape rappelle la création du Collège des médecins et Mercure la bourse attribuée aux marchands.

Il est également l'auteur de l'un des premiers tableaux dédié au Sacré-Cœur en la Cathédrale Saint-Étienne de Toul1.

Faute d'académie de peinture, l'enseignement des beaux arts se poursuit au sein des ateliers. Le plus convoité est celui de Girardet à Lunéville qui accueille quelque 140 élèves. En 1758, il est nommé « Premier peintre ». En 1766, à la mort de Stanislas, la reine de France Marie Leszczynska, unique fille survivante de Stanislas, le prend à son service.

Girardet poursuit son travail à Versailles mais revient assez vite à Nancy où il meurt dans sa maison au no 31 de la rue Saint-Jean à Nancy.

Il fut inhumé dans le cimetière de l'église Saint-Sébastien de Nancy.

Tombeau de Girardet à Nancy.

Son tombeau s'ornait alors d'une stèle avec un médaillon reproduisant les traits de l'artiste par le sculpteur Johann Joseph Söntgen. Il fut malheureusement détruit par les Fédérés de passage à Nancy en novembre 1792. En 1801, un groupe d'artistes, à l'initiative de Joseph Laurent, entreprit d'édifier un nouveau mémorial. Il existe toujours, dans le collatéral gauche de l'église... orné d'un portrait de Girardet en médaillon peint par Joseph Laurent et de statues sculptées par Joseph Labroise2.

Collections publiques

  • Portrait de Paul-Victor Coster, 1767, huile sur toile, 55.7 x 43.5 cm, Dijon, musée des beaux arts de Dijon3

Bibliographie

  • Gérard Voreaux, Girardet, un peintre lorrain à la Cour du roi Stanislas, Ed. Place Stanislas, Abbeville, 2007, imprimé chez Paillart.

Notes et références

  1. Les richesses du patrimoine de la Cathédrale de Toul [archive]
  2. Voreaux page 181.
  3. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice » [archive], sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 31 janvier 2017)

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Gérard François

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François Gérard

 

François Gérard

François_Gérard_(1770–1837),_later_Baron_Gérard_MET_DP327712

Antoine-Jean Gros, Portrait de François Gérard, âgé de 20 ans (1790), New York, Metropolitan Museum of Art.

Naissance
4 mai 1770
Rome
Décès
11 janvier 1837 (à 66 ans)
Paris
Nom de naissance
François Pascal Simon Gérard
Autres noms
Baron Gérard
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Maître
Augustin Pajou, Jacques-Louis David
Mouvement
Néoclassicisme
Influencé par
Nicolas Guy Brenet, Jacques-Louis David, Thomas Lawrence
Père
Jean Simon Gérard
Fratrie
Alexandre Gérard
Distinctions
Second prix au prix de Rome de 1789
Œuvres réputées
Austerlitz, Psyché et l'Amour, L'Entrée d'Henri IV à Paris

François Pascal Simon Gérard, dit baron Gérard, né à Rome le 4 mai 1770 et mort à Paris le 11 janvier 1837, est un peintre d’histoire, portraitiste et illustrateur néo-classique français.

Élève de Jacques-Louis David, il fut l'un des principaux peintres du premier Empire et de la Restauration. Peintre de cour sous Napoléon Ier, puis Premier peintre des rois Louis XVIII et Charles X, Gérard bénéficia d'une grande renommée, non seulement française, mais aussi européenne. Surnommé « le peintre des rois, le roi des peintres », il fut en effet le portraitiste de toutes les familles souveraines européennes. Son salon, un des plus réputés de son temps, accueillit les plus grandes personnalités.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Enfance et premiers succès
    • 1.2 Succès sous le Premier empire et la Restauration
      • 1.2.1 Portraits
      • 1.2.2 Évocations historiques
  • 2 Distinctions et hommages
  • 3 Élèves
  • 4 Œuvres
    • 4.1 Portraits
    • 4.2 Œuvres du genre historique et mythologique
    • 4.3 Allégories
    • 4.4 Compositions murales
  • 5 Gravures d'après les œuvres de François Gérard
  • 6 Galerie
  • 7 Bibliographie
  • 8 Liens externes
  • 9 Notes et références

Biographie

Enfance et premiers succès

François Gérard naît à Rome, en 1770 . Fils de Jean Simon Gérard, intendant du cardinal François-Joachim de Pierre de Bernis, et de l’Italienne Cléria Mattei, il passe les dix premières années de sa vie dans « la ville éternelle ». Il y montre très vite de réelles dispositions pour le dessin.

Jean Simon Gérard, père de François

En 1782, son père, revenu à Paris avec sa femme et ses trois fils, passe au service de Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil, ministre de la maison du roi, qui fait admettre le jeune François à la Pension du Roi : établissement pour jeunes artistes talentueux. Deux ans plus tard il devient élève d'Augustin Pajou, sculpteur alors très vogue, puis de Nicolas Guy Brenet, artiste peintre. Fasciné par l'art développé par Jacques-Louis David, le jeune François Gérard rejoint son atelier à partir de 1786, où il a pour camarades Anne-Louis Girodet, Antoine-Jean Gros ou encore François-Xavier Fabre. En 1789, il obtient le second prix de Rome, derrière Anne-Louis Girodet, son ami de jeunesse. Il se représente au concours l'année suivante, mais la mort de son père le contraint à abandonner l'épreuve.

Claire Mattéi, mère de François
Généalogie de la famille Gérard

Sa mère désirant retourner vivre à Rome, Gérard part avec toute sa famille dont il a désormais la charge, dans le courant de l'été 17901. Le séjour romain n'est pas long, bientôt la famille Gérard est contrainte de retourner à Paris, pour éviter l’inscription sur la liste des émigrés, et ainsi préserver leur modeste patrimoine.

Sur place, les principaux commanditaires des œuvres artistiques sont mis à mal par la révolution ; les peintres se retrouvent bientôt sans commandes. C'est le cas de Gérard. Il perd sa mère en 1793 et doit subvenir aux besoins de ses deux frères et de sa jeune tante, Marguerite Mattei, qu’il a ramenée d’Italie. « Par commodité et afin d'éviter l'éclatement familial, il épouse cette dernière en 17952. »

Grâce à la protection de son maître David, Gérard obtient un logement et un atelier au Louvre, plus la commande d'une série d'illustrations (La Fontaine, Virgile) pour l'éditeur Didot. Pour éviter la conscription militaire, il obtient, toujours par l'intermédiaire de David, un poste de juré au Tribunal révolutionnaire, où il rejoint son collègue le peintre paysagiste Claude-Louis Châtelet. Il y siégera peu, prétextant une maladie. Bien que n'ayant que peu participé aux évènements révolutionnaires, ce passé lui sera notamment reproché au moment de la Restauration, et Gérard devra se défendre des attaques de ses détracteurs, en prouvant qu'il ne faisait pas partie des jurés lors du procès de la reine Marie-Antoinette.

Réunion d'artistes dans l'atelier d'Isabey (1798) par Boilly, où l'on distingue F. Gérard, assis face au chevalet, examinant de près un tableau aux côtés d'Isabey, debout.

Au sortir de la Révolution, le succès vient rapidement. Au Salon de 1795, Gérard expose un Bélisaire, se plaçant ainsi dans la continuité de son maître David. Mais c'est surtout avec son œuvre Psyché et l'Amour, exposée au Salon de 1798 que Gérard atteint un début de célébrité. Dès lors, les nombreux portraits de la bonne société qu'il réalise lui assurent une réputation plus qu'établie. C'est ainsi à partir des environs de 1800 que l'artiste commence à réunir autour de lui un salon littéraire où la bonne société parisienne aime à venir discuter et jouer. Grâce à l'intervention de Chaptal, François Gérard reçoit un logement au Collège des Quatre Nations, futur Institut de France, alors que les artistes sont priés par le premier consul Napoléon Bonaparte de quitter le Louvre pour aménager le musée Napoléon. En 1801, Girodet et Gérard reçoivent la commande de deux tableaux illustrant les légendes du barde Ossian pour le salon des Bonaparte à la Malmaison. Le peintre bénéficie alors de la protection de la famille Bonaparte et devient la même année le « Premier peintre » de Joséphine de Beauharnais, puis se voit décerner la Légion d'honneur en 1803, soit peu après sa création. L'élève de Jacques-Louis David est alors le peintre de la future cour impériale française et l'un des peintres les plus recherchés. Son succès dépasse désormais les frontières et ce sont bientôt les grandes familles régnantes d'Europe qui voudront être immortalisées sous les pinceaux de Gérard3.

Succès sous le Premier empire et la Restauration

François Gérard se voit attribuer la commande de la représentation de la Bataille d'Austerlitz par l'administration impériale, pour le Salon de 1808. L'œuvre monumentale n'est pas achevée à temps et ne sera exposée que pour le Salon de 1810. L'ouvrage rencontre alors un accueil chaleureux. Par le biais de cette grande peinture d'histoire, Gérard entend bien confronter son talent à celui de son confrère Antoine-Jean Gros, peintre attitré des scènes de batailles napoléoniennes. Longtemps attaché au Louvre, le 5 avril 1811 il est nommé professeur de l'École des beaux-arts de Paris en remplacement de Jean Simon Berthélemy et sera remplacé par Michel Martin Drolling en 18374.

Tombe de François Gérard au cimetière Montparnasse.

L'année suivante (7 mars 1812) il est élu à l'Institut au fauteuil no 8, succédant ainsi au peintre d'histoire Jean Simon Berthélemy. Il est alors le premier élève de David à y faire son entrée. Girodet et Gros seront quant à eux élus en 1816. En tant que peintre de la cour impériale, Gérard peindra le portrait de l'impératrice Marie-Louise après son mariage avec Napoléon, puis celui de leur unique enfant, le roi de Rome.

Sous la Restauration il est nommé Premier peintre du roi en 1817, fonction qu'il exercera sous les règnes de Louis XVIII, et de Charles X. La reconnaissance royale lui vaudra d'être créé baron en 18195. Professeur à l'École des beaux-arts, Gérard n'a formé que peu d'élèves, en comparaison avec son confrère Antoine-Jean Gros. Pour autant, il soutient la nouvelle génération, et notamment les débuts d'Eugène Delacroix Son œuvre, son salon, ses relations, en feront l'un des personnages les plus influents des milieux intellectuels et artistiques de l'époque.

Vers 1835, sa santé chancelante se détériore rapidement ; fragilisé, il s’éteint à Paris, d’une maladie qui l’emporte en quelques jours, au début de 1837, à l’âge de 66 ans. Sa sépulture se trouve au cimetière Montparnasse à Paris6.

Portraits

Bien connues, parce que nombreuses et appréciées, ses peintures de portraits peuvent être admirées pour leur virtuosité, grâce à l’étonnante galerie de réductions (appelées « esquisses ») gardées dans l’atelier à Versailles. Sens de la nature, symbole de la silhouette bien détachée dans l’espace, lumière légèrement vaporeuse, ces qualités évoquent Prud’hon et l’école anglaise.

Sous l’Empire il devient le portraitiste de la cour : portrait de Madame de Visconti, comtesse Regnaud de Saint-Jean d'Angély (Laure de Bonneuil)… Il a le goût de la matière brillante, de la lumière claire et des glacis : tel est le portrait de Madame Récamier de 1805, que l’on peut comparer au tableau de David de 1800. Chez David, la peinture est sobre, sur fond uni, avec une tenue simple du modèle sur un divan à l’antique. Chez Gérard, la robe est plus élaborée avec une évocation en fond de paysage, masqué par une tenture.

En 1808, il réalise un très célèbre portrait de l’Empereur.

Évocations historiques

Quelques tableaux d’histoire :

  • Austerlitz, au traitement presque classique de la bataille dans la tradition du XVIIIe siècle - il dut soumettre son esquisse à l'empereur.
  • Entrée d’Henri IV à Paris. Ce tableau de 1817 qui eut un grand succès, est une commande des Bourbons qui veulent prouver leur légitimité, à la suite de l'expédition napoléonienne, par leur rattachement par le sang à Henri IV.

Distinctions et hommages

  • 1789 : Second Prix de Rome
  • 1806 : Chevalier de la Légion d'Honneur, premier peintre de l'impératrice Joséphine
  • 1809 : baron d'Empire
  • 1812 : membre de l'Institut (7 mars)
  • 1817 : nommé premier peintre du roi (Louis XVIII)
  • 1853 : à Paris l'ancienne rue des Planchettes est débaptisée pour s'appeler désormais Rue François-Gérard
  • 2014 : Exposition-rétrospective au château de Fontainebleau7.

Élèves

Élèves et collaborateurs8 :

  • Jacques-Luc Barbier-Walbonne, (1769-1860), artiste-peintre français ;
  • Eugène-Louis Charpentier (1811-1890), artiste peintre français9
  • Auguste Charpentier (1813-1880)
  • Ephraïm Conquy (1808-1843), graveur de son portrait de Jean-Pierre-Joseph d'Arcet.
  • Alexis-François Girard (1787-1870), graveur de ses œuvres et ami ;
  • Marie-Éléonore Godefroid (1778-1849), artiste-peintre française ;
  • Paulin Guérin (1783-1855), artiste peintre français ;
  • Charles de Steuben (1788-1856), artiste peintre français ;
  • James Pradier (1790-1852), sculpteur et peintre français ;
  • Julie Duvival de Montferrier (1798-1865), artiste-peintre française ;
  • Charles-Louis Bazin (1802-1859), artiste peintre, sculpteur, graveur et lithographe français ;
  • Giovanni Carnevali (1804-1873), artiste peintre italien ;
  • Mademoiselle Adèle Grasset10 ;
  • Mademoiselle Samba10.

Œuvres

Au XIXe siècle, on comptait, entre autres : quatre-vingt-sept portraits en pied, plus de deux cents portraits à mi-corps et en buste et près de trente tableaux de genre historique11.

Aujourd'hui plusieurs centaines d'œuvres sont inventoriées et cataloguées 12.

Portraits

  • Portrait de Hugues-Bernard Maret, duc de Bassano, huile sur toile, 81.2 x 58 cm, musée des beaux-arts de Dijon, Dijon13
  • Portrait de madame Lecerf, née Gérard, 1794, huile sur toile, 56 × 47 cm, Musée du Louvre, Paris
  • Portrait de la reine Louise de Prusse, vers 1795-1800
  • Portrait de Simon Chenard, 1797, Musée d'Auxerre
  • Portrait de Désirée Clary, 1800
  • Madame Bonaparte dans son salon, vers 1801, huile sur toile, 171 x 164 cm, Châteaux de Malmaison et Bois-Préau, Rueil-Malmaison14
  • Portrait de Joachim Murat (1767-1815) représenté en uniforme de hussard, 1801, huile sur toile, 215x133 cm, Musée des châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles15
  • Portrait de Bonaparte premier consul, portrait en buste, 1803, huile sur toile, 62 x 53 cm, Musée Condé, Chantilly16
  • Plusieurs grands portraits de Maria-Letizia (ou Marie-Laetitia) Ramolino, mère de Napoléon Bonaparte, assise dans un intérieur sont dues à Gérard. Le compositeur allemand Johann Friedrich Reichardt (1752-1814) voit le peintre la fin de l'année 1802 dans son atelier travaillant au portrait de la mère Bonaparte17,18, mais ne décrit pas le tableau dont il existe trois versions qui présentent de notables différences iconographiques, tant dans la sculpture posée auprès du modèle (une statue de la Fécondité dans la première, un buste de Bonaparte premier consul dans la seconde, enfin un buste en hermès de Napoléon Ier, empereur lauré, qui paraît être inspiré du modèle de Chaudet) que dans la composition du fond (fermé dans la première version, puis ouvert sur la vue d'un palais, sur des arbres dans la dernière) et les variations dans les ornements de la coiffure et la configuration du repose-pieds.
    • Portrait de Madame Mère, mère de Napoléon, n.d., vers 1802, huile sur toile, 210 × 129 cm, passé en vente le jeudi 26 janvier 2006, Sotheby's New York, collection privée19. Cette toile représentant Madame Mère à côté d'une statue allégorique de la Fécondité est supposée être la première version peinte par Gérard, aperçue dans son atelier en 1802.
    • Portrait de Madame Mère, Maria Laetitia Ramolino Bonaparte, 1750-1836), n.d., c. 1800-1804, huile sur toile, 210,8 × 129,8 cm, National Galleries Scotland, Édinbourg, Royaume-Uni20. Version avec perspective vers un palais, généralement désigné comme étant celui des Tuileries et buste comparable au Bonaparte premier consul de la République sculpté par Louis-Simon Boizot en 1800.
      • dont une copie signée et datée Pierre-Edmond Martin, septembre 1810 dans l'appartement de Joachim Murat (Joachim Ier, roi de Naples de 1808-1815) au Palais de Caserte, Caserta, Italie21,22
    • Marie Laetitia Ramolino (1750-1836), n.d., esquisse, huile sur toile, 32x24cm, Inv. MV4861 du Musée des châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles23. Esquisse de la version au buste d'empereur lauré, les pieds du modèle reposant sur un coussin.
    • Marie-Laetitia Ramolino, madame Mère, pieds du modèle posés sur un tabouret de pied, à côté d'un buste de Napoléon Ier, empereur lauré, 1803, Inv. MV4558 Versailles, déposé au Musée des Châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Rueil-Malmaison
      • dont réplique de l'atelier Gérard au Musée national du château de Fontainebleau
  • Portrait de Madame Tallien, 1804, musée Carnavalet, Paris
  • Portrait de Juliette Récamier assise, 1805, Musée Carnavalet, Paris
  • Portrait de Joachim Murat (1764-1815), maréchal d'Empire, en grande tenue, 1805, huile sur toile 243,5x168,5 cm, Musée de l'Armée, Paris24
    • une autre version au Musée national du château de Fontainebleau
  • Portrait de l’empereur Napoléon Ier en robe de sacre, vers 1806, musée national allemand d’Histoire. Plusieurs copies sur lithon[Quoi ?] (musée Rijk d’Amsterdam)
  • Portrait de Talleyrand assis, 1806, château de Valençay
  • Portrait d'Hortense, reine de Hollande avec le Prince royal de Hollande, 1807, Musée national du château de Fontainebleau
  • Portrait de Napoléon Ier, 1808
  • Portrait de l'Impératrice Joséphine en grand costume ou en costume de sacre, 1807-1808, Musée national du château de Fontainebleau25
  • Portrait de Stéphanie de Beauharnais (1789-1860), grande-duchesse de Bade, 1808, 31x21 cm, Musée des châteaux de Versailles et Trianon, Versailles26
  • Portrait de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838, Prince de Bénévent, huile sur toile, 1808, Metropolitan Museum of Art, New York27
    • copie d'après l'original précédent au Musée des châteaux de Versailles et Trianon
  • Portrait d’Antoine-François Fourcroy, 1808, châteaux de Versailles et Trianon
  • Portrait de Caroline Murat entourée de ses enfants, 1808-1810, Musée national du château de Fontainebleau
  • Portrait de Marie Leczynska, comtesse Walewska puis comtesse d'Ornano, vers 1811-1812, Paris, musée de l'Armée
  • Portrait de Joachim Murat, grand duc de Cleves et de Berg, roi de Naples (1767-1815), 1812, huile sur toile, Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon28
  • Portrait de l'impératrice Marie-Louise (1791 - 1847) présentant le roi de Rome, 1813, Musée national des châteaux de Versailles et du Trianon
  • Portrait du tsar Alexandre Ier de Russie, 1814, musée cantonal des beaux-arts de Lausanne (Suisse)
  • Portrait de Constance Ossolinska Lubienska, 1814, Paris, musée du Louvre
  • Portrait de la duchesse d'Orléans, 1817, musée Condé
  • Portrait de [[Marie-Caroline de Bourbon-Siciles (1798-1870)|Caroline des Deux-Siciles, duchesse de Berry et ses deux enfants devant le Château de Rosny]], 1820, huile sur toile, 40 x 30 cm, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles29
  • Portrait de Louis-Philippe, 1823, musée du château de Versailles
  • Portrait de Tommaso Sgricci, 1824, Modène, musée d’art médiéval et moderne
  • Portrait d’Alphonse de Lamartine, 1831, musée du château de Versailles
  • Portrait du prince Eugène de Suède tenant sa fille par la main, Suède
  • Portrait de Jean-Nicolas Corvisart, musée de Versailles
  • Portrait d’Eugénie de Beauharnais
  • Portrait de la comtesse Regnault de Saint-Jean d’Angély, Paris, musée du Louvre
  • Esquisse du général Jean Victor Marie Moreau, château de Versailles

Œuvres du genre historique et mythologique

  • Bélisaire, salon de 1795
  • Ossian invoque les Esprits, 1801
  • Représentation de Napoléon à cheval à la Bataille d’Austerlitz, 1805, château de Versailles, Galerie des Batailles
  • Entrée d’Henri IV à Paris, 22 mars 1594, 1817, huile sur toile, 510x958 cm, musée des châteaux de Versailles et de Trianon30
  • Le Sacre de Charles X, à Reims, 29 mai 1825, vers 1827, exposé au salon carrée en 1829 (hors salon), huile sur toile, 514 × 972 cm, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, grand tableau conservé roulé31
    • dont réplique réduite, 1830-1831, huile sur toile, 175 × 330 cm, Palais du Tau, Reims32
  • Achille jurant de venger la mort de Patrocle, musée des beaux-arts de Caen (laissé inachevé à la mort de l'artiste, œuvre détruite)

Allégories

  • Psyché et l’Amour, 1798, Paris, musée du Louvre
  • Les trois âges de l’Homme, 1806, Chantilly, musée Condé
  • Corinne au Cap Misène, 1819-1821, huile sur toile, 256,65 × 277 cm, Musée des beaux arts de Lyon

Compositions murales

  • Allégories La Mort, La Patrie, La Gloire, La Justice, achevés en 1837, pendentifs de la coupole du Panthéon, Paris

Gravures d'après les œuvres de François Gérard

On compte plus de soixante gravures exécutées (vingt-et-une d'après tableaux et quarante d'après dessins), répertoriées en 1886 par Henri Gérard, son neveu.

On peut citer, parmi les plus célèbres :

  • L'Entrée d'Henri IV à Paris, par Toschi, en 1826.

Galerie

Bibliographie

  • Charles Lenormant, François Gérard, peintre d'Histoire. Essai de biographie et de critique, Paris, 1847. Lire en ligne : Gallica, BnF [archive]
  • Henri Gérard, Œuvre du baron François Gérard, Paris, Vignières et Rapilly, 1852-1857, 3 vol.
  • Virginie Ancelot, Les Salons de Paris : Foyers éteints, Paris, Éditions Jules Tardieu, 1858, 245 p. (lire en ligne [archive]), « Le Salon du baron Gérard », p. 45-82.
  • Adolphe Viollet-le-Duc, « Notice sur la vie et les œuvres de François Gérard », dans Correspondance de François Gérard, peintre d'histoire avec les artistes et les personnages célèbres de son temps publiée par M. Henri Gérard, son neveu, Paris, 1867.
  • Henri Gérard, Lettres adressées au baron François Gérard, peintre d'histoire…, Paris, Quantin, 1886, 2e éd., 2 vol.
  • Christophe Marcheteau de Quinçay, « Les fantômes du musée (II), Achille jurant de venger la mort de Patrocle du baron François Gérard (1770-1837) », Cahiers du musée des Beaux-Arts de Caen et des Amis des musées de Basse-Normandie, no 2, Caen, 2012, p. 22-35.
  • Julien Coudert, La commande royale dans l'œuvre du baron François Gérard (1770-1837), Premier peintre du roi sous la Restauration (1814-1830), Mémoire universitaire, Université François Rabelais, Tours, 2013. 153 p.
  • Xavier Salmon, Peintre des rois, roi des peintres : François Gérard (1770-1837) portraitiste, Paris, Réunion des musées nationaux, 2014 (catalogue de l'exposition au château de Fontainebleau, 29 mars-30 juin 2014).
  • Lucie Lachenal: François Gérard et la critique d'art pendant la Restauration dans Lucie Lachenal, Catherine Méneux (ed.): La critique d'art de la Révolution à la monarchie de Juillet, actes du colloque organisé à Paris le 26 novembre 2013, Paris, site de l'HiCCSA en ligne [archive]

Liens externes

Notes et références

  1. Le voyage se fait avec M. Tortoni, frère de sa mère, qui était venu de Rome à Paris pour la visiter. Voir pour références Café Tortoni de Paris.
  2. François Gérard et Marguerite Mattei n’auront pas d’enfants. Son neveu, Henri Gérard, son seul héritier - plus tard député du Calvados - sera alors autorisé à reprendre le titre de baron.
  3. Julien Coudert, La commande royale dans l'œuvre du baron François Gérard (1770-1837), Premier peintre du roi sous la Restauration (1814-1830), Bibliographie.
  4. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Ars (1794-1873), dans : Romantisme, 1996. no 93. p. 95-101.
  5. roglo.eu [archive]
  6. http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article69 [archive]
  7. Présentation de l'exposition de 2014 à Fontainebleau [archive]
  8. Pour la plupart d'entre eux, voir : Henri Gérard, 1886, (voir Bibliographie), T. 1, p. 216.
  9. Catalogue de la 27e Exposition d'Amiens de 1885, organisée par la Société des Amis des Arts de la Somme, p.21.
  10. a et b Cité par Xavier Salmon,Catalogue de l'exposition François Gérard Portraitiste, Fontainebleau, château, 2014, p. 176.
  11. Gaïté Dugnat et Pierre Sanchez, Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers..., L'Échelle de Jacob, Dijon, 2001 ; article GÉRARD.
  12. Henri Gérard, 1886, (voir Bibliographie), T. 2, p. 395 pour un inventaire d'époque ; Collections des musées de France, catalogue JOCONDE : Requête : 'GERARD BARON' [archive]
  13. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice » [archive], sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 8 novembre 2016)
  14. Madame Bonaparte dans son salon sur le site du site du Musée national des châteaux de Malmaison & Bois-Préau [archive]
  15. Joachim Murat en uniforme de hussard sur le site de la Réunion des Musées nationaux (RMN) [archive]
  16. Portrait de Bonaparte, premier consul dans la base Joconde [archive]
  17. Johann Friedrich Reichardt: Vertraute Briefe aus Paris geschrieben in den Jahren 1802 und 1803 [archive], Erster Teil, 1804, B.G. Hoffmann, p 480
  18. A. Laquiante: Un hiver à Paris sous le Consulat d'après les lettres de J.F. Reichardt, Paris 1896, p.216
  19. Un exceptionnel portrait de Madame Mère par Gérard en vente chez Sotheby's sur le site Napoleon.org [archive]
  20. Madame Mère, Maria Laetitia Ramolino Bonaparte sur le site des National Galleries Scotland [archive]
  21. Cf. Gérard Hubert, Guy Ledoux-Lebard: Napoléon: portraits contemporains, bustes et statues, Athena, 1999
  22. Pierre-Edmond Martin: Ritratto di Marie Laetitia Bonaparte, Caserta, Palazzo Reale, Appartamento Muratiano sur le site d'Arte.it [archive]
  23. Marie Laetitia Ramolino (1750-1836) sur le site de la Réunion des Musées Nationaux (RMN) [archive]
  24. Portrait de Joachim Murat en grande tenue sur le site de la Réunion des Musée Nationaux (RMN) [archive]
  25. Joséphine en costume de sacre sur le site du Musée national du Château de Fontainebleau [archive]
  26. Portrait de Stéphanie de Beauharnais (1789-1860), grande duchesse de Bade, sur le site de la Réunion des Musées Nationaux (RMN) [archive]
  27. Portrait de Charles-Maurice de Talleyrand sur le site du Metropolitain Museum [archive]
  28. Joachim Murat, roi de Naples dans la base Joconde [archive]
  29. Caroline Ferdinande-Louise des Deux-Siciles, duchesse de Berry et ses deux enfants devant le Château de Rosny dans la base Joconde [archive]
  30. Entrée d'Henri IV à Paris, 22 mars 1594 sur le site de la Réunion des Musées Nationaux (RMN) [archive]
  31. Cf. Lucie Lachenal: François Gérard et la critique d'art pendant la Restauration
  32. Le Sacre de Charles X, à Reims, 29 mai 1825 sur le site L'Histoire par l'image [archive]
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Goëzman de Thurn Louis Valentin

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Louis Valentin Goëzman de Thurn



Louis Valentin Goëzman de Thurn
Biographie  
Naissance
16 septembre 1729
Landser
Décès
27 juillet 1794(à 64 ans)
Paris
Activités
Juriste, diplomate

Louis-Valentin Goëzman de Thurn, connu sous le nom de Goëzman, est un juriste et agent diplomatique français, né à Landser (Alsace) en 1729 et décédé à Paris le 27 juillet 1794. On trouve aussi Goesman, Goetsmann, Goetzmann, Götsmann.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Sources
  • 4 Bibliographie
  • 5 Liens externes

Biographie

Fils de Georges Adam Goëzman, bailli de Landser, et de Marie-Anne Poirot, il est issu d'une ancienne famille originaire d'Allemagne établie depuis le XVe siècle en Alsace et qui comptait de nombreux parlementaires. Après des études à l’Université de droit de Strasbourg où il présente une thèse sur "les privilège militaires pécuniaires" en 1749 il accède comme avocat au Conseil souverain d'Alsace à Colmar. Il y obtint en juillet 1755 des provisions pour l'office de substitut du procureur général puis le 22 novembre 1757, de conseiller. Il épouse en premières noces, Amand Marie Françaie, qui donne naissance en 1755, au seul fils qu'on lui connaisse, Georges Jacques Louis Goëzman. « Ayant voulu cumuler avec son office auprès d'une juridiction supérieure celui de bailli d'Eschentzwiller, il déplut à la Compagnie où il comptait cependant de nombreux parents et alliés. » (Intérmédiaire, op. cit. p. 560).

Aussi, après avoir vendu sa charge en 1773, il s'installe à Paris. C'est sûrement dans ces années qu'il épouse en secondes noces Gabrielle Julie Jamard qui devait jouer un rôle important dans l'affaire Goëzman. Jurisconsulte érudit et reconnu, il publie en 1768 un Traité du droit commun des fiefs qui est couronné par l'Académie royale des sciences et des arts de Metz dont il devient membre l'année suivante. On lui doit aussi d'autres ouvrages de droit public et d'histoire de l'Alsace. On lui prête une existence aventureuse à Paris. En 1771 il est nommé au sein du « parlement Maupeou ». C'est à cette occasion qu'il est nommé rapporteur judiciaire dans le procès qui oppose le comte de la Blache à Beaumarchais ( voir affaire Goëzman). Le dénouement n'en est pas heureux puisqu'il est mis hors Cour et il doit se débarrasser de sa charge en 1774.

Goëzman, désavoué en Cour et raillé dans l'opinion, entame une nouvelle carrière, celle d'agent secret pour le gouvernement. Il est successivement chargé de diverses « commissions » à Londres par le secrétaire d'État de la Marine puis par les Affaires étrangères, dans le courant de l'année 1775 et pendant une quinzaine d'année.

Sous le nom emprunté de baron de Thurn, prétextant de son séjour par la composition d'une Histoire de la Guerre d’Amérique, il se livre à l'espionnage et au renseignement. Il surveille les mouvements des bâtiments britanniques et tente d’apprécier la situation économique et politique du royaume, en particulier la chute attendue du ministère North. Il se charge de diverses missions secrètes, transmet des extraits d'ouvrages et de journaux londoniens à Versailles. Il est aussi chargé de diverses missions de surveillance des "mauvais français" installés à Londres, à l'instar de Simon-Nicolas-Henri Linguet. C'est sous les noms de Lerchenberg, de baron de Thurn ou de John Williams qu'il signent des dépêches, apparemment prisées dans un premier temps, puis avec le temps, considérées comme vagues et imprécises. Son correspondant principal est le maréchal de camp Baudouin. Pendant la guerre d'Indépendance, il séjourne un moment à Ostende, craignant pour sa sécurité. Dans ses voyages, son fils Georges, formé au régiment de Royal-Bavière, l'accompagne.

Mais à partir de l’été 1781, la confiance du gouvernement en ses bons services vacille, Lenoir ainsi juge sa conduite suspecte : on lui prête des liaisons malhonnêtes avec lord Shelburne et avec Charles James Fox. Au-delà, il est accusé de complicité avec le libraire Boissière qui distribue des ouvrages clandestins en France. Mais on continue à lui verser une pension. Durant l'été 1783, son retour en France est évoqué et au même moment, il livre un Mémoire à Franklin pour l'informer de son projet de s'établir en Amérique pour y cultiver la vigne. Apparemment, il devait regagner la France seulement quelques années plus tard, tout en continuant probablement de servir sous les ordres du comte de Montmortin. Suspecté sous la Terreur, jugé lors de la « conspiration des prisons », il meurt guillotiné à Paris, le 7 thermidor an II (25 juillet 1794).

Œuvres

  • Traité du droit des fiefs, contenant les principes du droit féodal, avec la jurisprudence qui a lieu dans les pays qui sont régis par le droit commun des fiefs, et notamment en Alsace ... terminé par un dictionnaire féodal, Paris, Des Ventes de Ladoue, 1768, 2 v.
  • Essais politiques sur l'autorité, et les richesses que le clergé séculier et régulier ont acquises depuis leur établissement, (s. l.), 1776.
  • Histoire politique du gouvernement français, ou Les quatre âges de la monarchie française, Paris, Grangé, 1777.
  • On ne sait si son Histoire de la guerre d'Amérique, aussi connue sous le titre Relations fidèle et impartiale de la dernière guerre fut imprimée, mais il en existe un prospectus.

Sources

  • Répertoire, ou Almanach historique de la Révolution française ... , 1797 – 1798, Lefort, vol. I., p. 213.
  • Archives des Affaires étrangères, Correspondance Politique Angleterre, v. 514 ; v. 536 ; v. 538 ; v. 541 ; 542 ; v. 543; v. 545.

Bibliographie

  • Émile Bos, Les avocats aux conseils du roi : étude sur l'ancien régime judiciaire de la France, Marchal-Billard, 1881.
  • Nicolas Toussaint Lemoyne Desessarts, Les siècles littéraires de la France ou Nouveau dictionnaire, historique, critique, chez l'auteur, 1803, t. 7, supplément.
  • Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace (col.), Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, Strasbourg, 1988, vol. 13.
  • L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1935, v. 98, no 1824 – 1844, p. 471, 559, 754.
  • Louis de Loménie, « Beaumarchais, sa vie, ses écrits et son temps, d'après des papiers de famille inédits », Revue des deux Mondes, janvier-mars 1853, t. 1, p. 142 - 179.

Liens externes

  • disponible sur Gallica Louis Valentin Goëzman, Histoire politique du gouvernement françois, ou Les quatre âges de la monarchie françoise, Paris, Grangé, 1777. [archive]

11 décembre 2018

Lebrun-Tondu Pierre Henri Hélène

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Pierre Henri Hélène Lebrun-Tondu


Pierre Henri Hélène Lebrun-Tondu
Fonction
Ministre de la Guerre
 
Biographie
Naissance
27 août 1754
Noyon
Décès
27 décembre 1793 (à 39 ans)
Paris
Activités
Journaliste, diplomate

Pierre-Henri-Hélène-Marie Tondu, dit Lebrun, nom sous lequel il développa son implication dans la vie politique de la principauté de Liège de 1781 à 1791, puis dont il signa les actes officiels lors de son passage aux affaires de la France au niveau ministériel en 1792/1793, né à Noyon le 27 août 1754 et guillotiné à Paris le 28 décembre 1793, est un journaliste et un ministre franco-liégeois.

Sommaire

  • 1 Avant la Révolution
  • 2 Sous la Révolution
  • 3 Jugement de Madame Roland
  • 4 Source partielle
  • 5 Notes et références
  • 6 Bibliographie

Avant la Révolution

Pierre Henri Hélène Lebrun-Tondu est baptisé le lendemain de sa naissance, le 28 août, à la paroisse Sainte Madeleine de Noyon – la date du 6 mars 17541,2 donnée est parfois erronée.

Fils de Christophe-Pierre Tondu, un bourgeois aisé de Noyon, marguillier de la paroisse Saint Martin de cette ville, et détenteur de divers offices, et d'Elisabeth-Rosalie Lebrun3, il étudie au collège de Noyon, avant de rejoindre le collège Louis-le-Grand, à Paris, grâce à l'une des bourses d'études dite du collège d'Inville administrées conjointement par les chanoines de cette ville et ceux de la ville d'Arras (ce type de fonctionnement, très courant au XVIIIe siècle, était la base de l'organisation des grandes institutions éducatives, d'ailleurs la plupart du temps tenue par des religieux, tels les Jésuites à Louis le Grand), où il démontre un talent certain pour les disciplines scientifiques. La mort de son père en 1780, apparemment au milieu de difficultés financières importantes, le conduit à envisager d'embrasser la carrière d'enseignant, ce qui allait de pair avec l'adoption d'un statut religieux au moins d'ordre mineur. Il devient donc clerc tonsuré1, d'où la désignation d'« abbé Tondu » qui lui sera imputée et le reproche de « défroqué » d'auteurs divers du XIXe siècle, et obtient une position de pensionnaire à l'Observatoire de Paris, dont les conditions de fonctionnement sous Cassini, quatrième du nom, sont, en ces années, plutôt misérables. Son frère Achille l'y rejoint en 1778, et tous deux logent dans une petite chambre qui jouxte le deuxième cabinet d'observations 4

Il prend alors la première d'une série de ruptures qui, via la ville de Liège, le conduiront sur le chemin de la contestation libertaire, de la lutte pour une société plus juste et plus égalitaire, de l'agitation politique contre les pouvoirs absolutistes, et feront de lui l'un des personnages influents de la Révolution Française sous la période girondine.

Début 1779, il abandonne son état de clerc et quitte l'Observatoire (où son frère Achille reste auprès de Pierre Mechain, pour le compte duquel il partira en mission d'observations et de mesures, tout d'abord dans les Antilles en 1781-1782, puis en Turquie en 1784 avec l'ambassadeur Choiseul-Gouffier, où il mourra en 1787 à Constantinople) ; pendant deux ans, il est militaire, avant d'obtenir son congé. Prenant une nouvelle rupture, il quitte alors la France et, rejoignant la Principauté de Liège en 1781, sous le nom de « Pierre Lebrun » (Lebrun est le patronyme de sa mère)5, il entre comme prote à l'atelier d'imprimerie de Jean Jacques Tutot, où il devient bientôt rédacteur, et se marie à Liège le 28 juillet 1783 avec Marie-Jeanne-Adrienne Cherette (ou Chéret comme son nom sera écrit en France), qui lui donnera sept enfants. En juin 1785, il quitte Tutot et, avec Jacques-Joseph Smits, fonde à Liège le Journal général de l'Europe, périodique favorable aux idées nouvelles qui obtient un grand succès. De plus en plus critique à l'égard du Prince-Évêque, il doit, en juillet 1786, installer ses presses dans les Pays-Bas autrichiens, à Herve (Limbourg), en pratique à peine à quelques kilomètres de Liège. Ayant acquis la nationalité liégeoise, il s'implique étroitement dans la vie politique et participe à la révolution liégeoise en 1789, rédigeant également le Journal patriotique de Liège du 18 mars au 4 juillet 1790.

Sous la Révolution

Contraint à l'exil lors de la restauration de 1791, il passe à Lille en janvier et élabore avec d'autres exilés un projet de constitution proclamant l'égalité de tous les citoyens, la liberté de la presse et la formation d'une assemblée nationale où les bourgeois compteraient une représentation deux fois plus nombreuse que celles du clergé et de la noblesse.

Selon des traditions non vérifiées, il aurait rencontré à cette période le général Dumouriez, originaire de Valenciennes, qui l'aurait invité à le rejoindre à Paris.Quoi qu'il en soit, il est rapidement à Paris avec sa famille; dès avril 1791, il reprend, en association avec d'autres émigrés, la publication de son ancien journal, sous le nom de le Mercure national et étranger, ou Journal politique de l'Europe : pour faire suite aux deux journaux, connus, l'un sous le titre de Mercure national et Révolutions de l'Europe, l'autre sous celui de Journal général de l'Europe, et parallèlement, devenu un familier de Jacques-Pierre Brissot, il entre, grâce à ce dernier et à Charles François Dumouriez, comme premier commis du 1er bureau du Ministère des Affaires étrangères6.

C'est dans ce contexte que fidèle à ses amitiés et à ses engagements politiques dans la principauté de Liège, le 18 décembre, il se présente devant l'Assemblée législative à la tête d'une délégation liégeoise pour demander de décréter le recrutement d'une légion de volontaires belges et liégeois7, scellant une solidarité avec les républicains liégeois qui se manifestera même à l'heure tragique de la chute en 1793.

Après la journée du 10 août 1792, il devient ministre des Affaires étrangères dans le Conseil exécutif provisoire (11 août 1792) et présente à la Convention nationale un tableau politique de l'Europe le 25 septembre. Partisan d'une paix immédiate avec la Prusse après la victoire de Valmy, il mène des négociations secrètes dans ce sens puis, après l'échec des négociations, il se montre un partisan de la guerre de conquête et défend l'annexion de la Belgique et des Pays-Bas. Le 12 novembre, il fait baptiser sa fille, née la veille, Civilis-Victoire-Jemmapes-Dumouriez, le parrain étant Dumouriez.

Provisoirement chargé du ministère de la Guerre après la démission de Servan en octobre, il dépose, les 19 et 31 décembre, des rapports sur les projets de l'Angleterre contre la France dans lesquels il se prononce cependant pour une politique de paix à son égard, et révèle les protestations de l'Espagne en faveur de Louis XVI. Président de quinzaine du Conseil exécutif le 20 janvier 1793, c'est lui qui signe l'ordre d'exécution du souverain déchu.

Dans les premiers mois de 1793, il tente de renouer avec lord Grenville, afin d'éviter une rupture avec la Grande-Bretagne. Le 7 mars, il rend compte devant l'Assemblée de la rupture des relations diplomatiques avec l'Espagne et de l'imminence de son entrée en guerre. Le 2 février, Sémonville étant suspecté d'intelligence avec Louis XVI après la publication d'une lettre de Talon retrouvée fin novembre 1792 dans l'armoire de fer, il l'invite à venir se justifier à Paris et le suspend de ses fonctions8.

Dénoncé dès la fin de 1792 par les Montagnards pour ses liaisons étroites avec les Girondins, soupçonné de complicité avec le général Charles François Dumouriez, il est décrété d'arrestation le 2 juin 1793 avec 29 députés girondins et son collègue ministre Étienne Clavière. D'abord maintenu provisoirement en fonctions, il est renvoyé par décret avec Clavière devant le tribunal révolutionnaire le 5 septembre, mais parvient à s'évader le 9. Restant à Paris où se trouve sa famille assignée à résidence surveillée, il se dissimule sous de fausses identités, mais il est arrêté, le 4 nivôse an II (24 décembre 1793), par François Héron, un des instruments du comité de sûreté générale. Traduit devant le tribunal révolutionnaire, il est condamné à mort le 7 nivôse (27 décembre) « comme ayant été appelé au ministère par Roland, Brissot, Dumouriez, et ayant à cette époque été l'âme du parti d'Orléans et appuyé de tous ses efforts, avec Clavière et Roland, la proposition de Kersaint de fuir au delà de la Loire avec l'Assemblée législative, le conseil exécutif et Capet ». Il est exécuté le lendemain 8 nivôse an II (28 décembre 1793).

Une ébauche de défense, rédigée par ses soins, mais dont seul le préambule était esquissé, a été publiée en l'an IV sous le titre : Mémoires historiques et justificatifs de mon ministère.

Jugement de Madame Roland

Dans ses Mémoires, Madame Roland, qui a généralement tiré des portraits plutôt à l'acide des acteurs de l'époque, dont ceux, Brissotins ou assimilés comme Pierre Lebrun, qui fréquentaient son salon, lieu de regroupement de la Gironde à Paris, en contrepoint de l'éloge dithyrambique qu'elle faisait de son mari, qu'elle avait par ailleurs délaissé pour une passion platonique avec Buzot, le décrit ainsi : « Il passait pour un esprit sage, parce qu'il n'avait d'élans d'aucune espèce, et pour habile homme, parce qu'il était un assez bon commis, mais il n'avait ni activité, ni esprit, ni caractère. » Ce jugement apparaît, à la lecture du Journal général de L'Europe que Lebrun a écrit seul pendant plus de sept ans, au vu des vicissitudes de sa vie à Liège et de ses démêlés avec l'Empire et les États de Flandre belge, à la lumière de la reconnaissance qui fut la sienne de la part des patriotes liégeois jusqu'à l'heure de son exécution malgré les périls de la Terreur, extrêmement biaisé. D'ailleurs Mme Roland n'écrit quasiment rien de plus sur lui, et Pierre Lebrun ne semble guère avoir fréquenté son salon, au contraire de Dumouriez, Brissot et beaucoup d'autres. Le lecteur gardera enfin en mémoire qu'au moment où Madame Roland écrit, en prison, ses "Mémoires", Dumouriez, dont la défection est le détonateur de la chute des Girondins, est passé en Allemagne et Pierre Tondu alias Pierre Lebrun, qu'elle voit comme son ancien bras droit dans son Ministère, est en fuite, et introuvable. Elle mourra en octobre 1793 sur l'échafaud, trois mois avant lui.

Source partielle

Notes et références

  1. a et b Marcel Dorigny, « Lebrun-Tondu », dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989 (rééd. Quadrige, 2005, p. 657-658.
  2. Le 27 août 1754 selon Jean François Eugène Robinet, Adolphe Robert, Julien Le Chaplain, Dictionnaire historique et biographique de la révolution et de l'empire, 1789-1815, Librairie historique de la révolution et de l'empire, 1899, t. II, p. 364.
  3. François Moureau, Anne-Marie Chouillet, Jean Balcou, Dictionnaire des journalistes (1600-1789): supplément, Centre de recherche sur les sensibilités, Université des langues et lettres de Grenoble, 1984, 212 p., p. 106-107 (ISBN 290270934X).
  4. Charles Wolf, "Histoire de l'Observatoire de Paris de sa fondation à 1793", 1902, chez Gauthier-Villars, p. 93, 243, 369-372, 384.
  5. Daniel Droixhe, Livres et lumières au pays de Liège: 1730-1830, Desoer Éditions, 1980, 401 p., p. 276.
  6. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1998, no 552-562, p. 927.
  7. Jo Gérard, « Édouard de Walckiers, le La Fayette belge », La Revue générale, Éditions Duculot, juin-juillet 1989, « Au temps des révolutions », p. 91 [archive].
  8. Fernand Beaucour, Un fidèle de l'empereur en son époque, Jean Mathieu Alexandre Sari (1792-1862), Société de Sauvegarde du Château impérial de Pont-de-Briques, 1972, vol. 1, p. 97-98.

Bibliographie

  • Eugène Muller, Lebrun-Tondu, de Noyon, ministre des affaires étrangères en 1793, Andrieux, 1877.
  • Bernadette Vanderschuren, « Les Premières années du Journal Général de l'Europe », La Vie Wallonne, 1960, t. 34, p. 245–282.
  • Bernadette Vanderschuren, « Pierre Lebrun et la Révolution brabançonne » et « Pierre Lebrun et la Révolution liégeoise », La Vie wallonne, 1961, t. 35, p. 114–138 et 243-267.
  • Bernadette Vanderschuren, Pierre Lebrun et le « Journal général de l'Europe », 1962, 92 p..

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de Jaucourt Louis

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Louis de Jaucourt


Louis de Jaucourt

220px-ChevalierLouisJaucourt

Alias
Chevalier de Jaucourt
Louis de Neufville
Naissance 27 septembre 1704
Paris
Décès 3 février 1779 (à 74 ans)
Compiègne
Activité principale
Médecin, philosophe et homme de lettres
Auteur
Mouvement Lumières

Louis de Jaucourt, dit aussi le chevalier de Jaucourt, né à Paris le 27 septembre 1704 et mort à Compiègne le 3 février 17791, est un médecin, philosophe et encyclopédiste français. Jusqu'en 1736 au moins, il écrit sous le pseudonyme de Louis de Neufville.

Homme d'une immense culture, membre des académies de Berlin, de Stockholm et de Bordeaux, Jaucourt compte parmi les plus importants collaborateurs scientifiques de l’Encyclopédie. En plus de nombreux articles touchant à la médecine et à la science dans l’Encyclopédie, il est également l’auteur d’une Vie de Leibniz, ainsi que d’un grand nombre de mémoires adressés à diverses académies ou sociétés savantes2.

À la fin de sa vie, il se retire à Compiègne où il emploie le jeune Mercier de Compiègne comme secrétaire.

On ne lui connait aucun mariage ni aucune descendance.

Sommaire

  • 1 Une encyclopédie perdue
  • 2 L'esclave de l’Encyclopédie
  • 3 Postérité
  • 4 Publications (sélection)
    • 4.1 Ouvrages
    • 4.2 Sélection d'articles de l’Encyclopédie attribués à Jaucourt
  • 5 Notes et références
  • 6 Annexes
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Articles connexes
    • 6.3 Liens externes

Une encyclopédie perdue

Bien qu'officiellement convertie au catholicisme, sa famille, de vieille noblesse bourguignonne et protestante, est en butte à la suspicion des autorités. C'est pourquoi, lorsque ses parents cherchent à exploiter leurs réseaux familiaux huguenots à l'étranger pour offrir à leur fils une formation universitaire satisfaisante, ce dernier est-il obligé d'utiliser un nom d'emprunt pour étudier à l'université de Genève la théologie protestante3. Il se consacre ensuite aux mathématiques et à la physique à l'université de Cambridge, puis à la médecine à l'université de Leyde3, où il fait la connaissance de Théodore Tronchin et d'Herman Boerhaave4 et obtient un doctorat en médecine, sans toutefois avoir l’intention de pratiquer cet art. Il revient en France en 1736.

Il consacre vingt ans de sa vie (1730–1750) à consigner ses connaissances médicales dans un grand dictionnaire encyclopédique, son Lexicon medicum universalis. Malheureusement, le manuscrit, dont il n’existait aucune copie, disparaît dans le naufrage (1750) du vaisseau qui l’amenait à l’imprimeur hollandais à Amsterdam.

Le 8 janvier 1756, Louis de Jaucourt devient membre de la Royal Society de Londres et, en 1764, de l'académie de Berlin5.

L'esclave de l’Encyclopédie

Le premier article signé de Jaucourt est l'article Bysse inséré dans le volume 2, publié en 1752. À partir de cette date, l'implication de Jaucourt croîtra jusqu'à la fin de l'aventure éditoriale (1765), en dépit des suspensions de la publication et les dangers. Il a ainsi rédigé près du quart des articles des derniers tomes, ou près de 17 000 pour un total de 68 0006.

En 1765, après huit ans d’interdiction, la publication de l’Encyclopédie reprend. Le travail inlassable de Jaucourt, aidé de secrétaires qu’il paye de sa poche7, allant jusqu’à rédiger quatre articles par jour, n'est pas étranger à la publication d'un coup des dix derniers volumes : une contribution sur deux émanait de la plume de celui que Diderot surnomma l’« esclave de l’Encyclopédie »7.

Publiquement, Diderot faisait l’éloge de Jaucourt. Il fait son éloge dans l'Avertissement du tome 8 (1765) :

« Si nous avons poussé le cri de joie du matelot, lorsqu’il aperçoit la terre, après une nuit obscure qui l’a tenu égaré entre le ciel et les eaux, c’est à M. le Chevalier de Jaucourt que nous le devons. Que n’a-t-il pas fait pour nous, surtout dans ces derniers temps ? Avec quelle constance ne s’est-il pas refusé à des sollicitations tendres et puissantes qui cherchaient à nous l’enlever ? Jamais le sacrifice du repos, de l’intérêt et de la santé ne s’est fait plus entier et plus absolu. Les recherches les plus pénibles et les plus ingrates ne l’ont point rebuté. Il s’en est occupé sans relâche, satisfait de lui-même, s’il pouvait en épargner aux autres le dégoût. Mais c’est à chaque feuille de cet ouvrage à suppléer ce qui manque à notre éloge ; il n’en est aucune qui n’atteste et la variété de ses connaissances et l’étendue de ses secours. »

En privé pourtant, à travers sa correspondance en tous cas, Diderot se montrait plus nuancé à l'égard de celui qu'il traite de pédant : « Ne craignez pas qu'il s'ennuie de moudre des articles : Dieu le fit pour cela8. » .

Les contributions de Jaucourt touchent tous les domaines du savoir (histoire, géographie, sciences, politique) mais en particulier la médecine et la biologie, domaine où il se montre mécaniste et donc en opposition avec Menuret de Chambaud dont les contributions épousent le vitalisme. Il est également l'un des quatre contributeurs aux articles d'astronomie9 à répandre la théorie de l'héliocentrisme dans la société de l'époque10.

Jaucourt est notamment l’auteur des articles « esclavage » et « traite des nègres » (demandant son abolition) en 1755, ou encore d’articles engagés tels que « guerre », « inquisition », « monarchie », « patrie », « peuple » ou « presse », …

Dans une telle masse d’écrits, on ne pouvait éviter que le tout ne fût inégal, mais Philipp Blom écrit : « Alors que certaines définitions sont plutôt mal rédigées, on trouve sous le nom de Jaucourt des contributions dont l’éloquence ne le cède en rien aux plus grands noms de son époque, comme les droits des citoyens, les persécutions religieuses ou la liberté de religion11. »

Postérité

Malgré son implication et son rôle décisif dans l'achèvement de la publication, Jaucourt n'a pas atteint la notoriété de Diderot et d'Alembert12. « Sa modestie, sa discrétion, son militantisme serein13 », sa foi protestante, n'y sont sans doute pas totalement étrangers. Par ailleurs, sur la quantité d'articles fournis, peu, finalement, sont originaux et issus de l'esprit même de Jaucourt ; il ne pouvait dès lors revendiquer naturellement le statut d'homme de lettres.

  • Une rue porte son nom dans le 12e arrondissement de Paris depuis 1885.
  • La rue où il habitait au château de Brinon-sur-Beuvron porte également son nom.

Publications (sélection)

Ouvrages

Les titres précédés de « LN » ont été publiés sous le pseudonyme de Louis de Neufville.

Sélection d'articles de l’Encyclopédie attribués à Jaucourt

On ne reprend ici que les articles cités dans les sources consultées. Dans l’Encyclopédie, les articles de Jaucourt sont généralement15 signés « D. J. » ou suivi de la mention "Cet article est de M. le chevalier de Jaucourt". Pour chaque article, on donne l'entrée, la localisation dans l'Encyclopédie (volume:page), un lien vers la première page de l'article dans l'Encyclopédie et les références d'une éventuelle réédition isolée de l'article. On ignore, ici, les rééditions incluses dans des sélections d'articles de l’Encyclopédie16.

Notes et références

  1. Il fut inhumé au cimetière de Saint-Jacques de Compiègne.
  2. Bruno Lagarrigue a cherché — sans succès — à confirmer la participation de Jaucourt à la Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savans de l'Europe. Voir dans Un temple de la culture européenne (1728–1753) [archive] le passage consacré à Jaucourt, p. 79.
  3. a et b Albane Cogné, Stéphane Blond et Gilles Montègre, Les circulations internationales en Europe, 1680-1780, Atlande, 2011, p. 316.
  4. On n'a pas pu retrouver une Vie de Boerhaave qu'il aurait écrite.
  5. Voir Kafker.
  6. Voir Schwab.
  7. a et b Voir Birnstiel.
  8. Lettre de Diderot à Sophie Volland du 25 novembre 1760.
  9. Avec d'Alembert, Jean-Baptiste Le Roy, et Jean Henri Samuel de Formey.
  10. Colette Le Lay, sous la direction de Jacques Gapaillard, Les articles d’astronomie dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert [archive], Mémoire de D.E.A. d’Histoire des Sciences et des Techniques, Faculté des Sciences et des Techniques de Nantes Centre François Viète, 1997.
  11. « Der Ritter ohne Gesicht », dans Frankfurter Allgemeine Zeitung, 14 octobre 2004, p. 48.
  12. Voir Perla.
  13. Pierre Lepape, Diderot, Flammarion, 1991, p. 124.
  14. Voir Bulletin du bibliophile, février-mars 1840, p. 100.
  15. Des erreurs de signatures ne sont pas à exclure.
  16. Par exemple : Diderot, D'Alembert et de Jaucourt, Synonymes français [archive], Paris, Favre, An IX.
  17. Orthographié « dépends ».
  18. Traduction et notes de David A. Ross.

Annexes

Bibliographie

  • Gilles Barroux et François Pépin (dir.), Le Chevalier de Jaucourt : l’homme aux dix-sept mille articles, Société Diderot, 2015 (ISBN 9782952089890) (en ligne [archive]).
  • « Le Chevalier de Jaucourt », in agora.qc.ca (en ligne [archive])
    Article original, reproduction d'articles d'autres encyclopédies, témoignages et liens vers des articles de Jaucourt en ligne.
  • Eckart Birnstiel, « Louis de Jaucourt (1704-1779) », in Musée virtuel du protestantisme (en ligne [archive]).
  • (en) Philipp Blom, Enlightening the World: Encyclopédie, The Book That Changed the Course of History, Londres, Palgrave Macmillan, 2005.
  • (de) Philipp Blom, Das vernünftige Ungeheuer, Frankfurt-sur-le-Main, Eichborn Verlag, 2005, p. 385–391 (ISBN 3-8218-4553-8).
  • J.-D. Candaux, « Trois lettres de Voltaire au chevalier de Jaucourt », Bulletin de la Société d'Histoire du Protestantisme français, 1962, p. 254-255.
  • Anne-Marie Chouillet, « Louis de Jaucourt (1704-1780) », in Dictionnaire des journalistes (1600-1789) (en ligne [archive]).
  • Luigi Delia, « Crime et châtiment dans l'Encyclopédie. Les enjeux de l'interprétation de Montesquieu par Jaucourt », Dix-huitième siècle, no 41, 2009, p. 469-486 (en ligne [archive]).
  • E. Haag, La France protestante, t. 6, Paris, Joël Cherbuliez, 1856, p. 53 (en ligne [archive]).
  • Jean Haechler, L’Encyclopédie de Diderot et de Jaucourt : essai biographique sur le chevalier Louis de Jaucourt, Paris, Champion, 1995 (ISBN 2852034859) (Recension [archive] par Lucette Perol).
  • Frank A. Kafker, « Notices sur les auteurs des dix-sept volumes de “discours” de l'Encyclopédie », in Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, 1989, vol. 7, n° 1, p. 125–150 (en ligne [archive]). — Voir la p. 144.
  • Georges A. Perla, « La philosophie de Jaucourt dans l’Encyclopédie », Revue de l'histoire des religions, t. 197, no 1, 1980, p. 59–78 DOI:10.3406/rhr.1980.5108 (en ligne [archive]).
  • Daniel Roche, Les circulations dans l'Europe moderne : XVIIe-XVIIIe siècle, Fayard/Pluriel, 2011, non paginé (ISBN 9782818500347).
    Le début du chapitre VIII reprend des informations biographiques et intellectuelles sur Jaucourt.
  • (en) Richard N. Schwab, « The Chevalier de Jaucourt and Diderot's Encyclopédie », in Modern Language Forum, 1957, p. 44-51.
  • (en) Richard N. Schwab, « The extent of the Chevalier de Joucourt's [sic] contribution to Diderot's Encyclopédie », Modern Language Notes, 1957, vol. 72, no 7, p. 507-508.
  • Richard N. Schwab, Un encyclopédiste huguenot : le chevalier de Jaucourt, B.S.H.P., 1962, p. 45-74.
  • (de) Werner Raupp, « Jaucourt, Louis, Chevalier de », in Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon, 2015, vol. 36 (en ligne [archive]).

Articles connexes

  • Famille Jaucourt
  • Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers

Liens externes

 

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Le Carpentier Jean-Baptiste

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Jean-Baptiste Le Carpentier


Jean-Baptiste Le Carpentier
Fonctions
Député de la Manche
7 septembre 1792 – 26 octobre 1795
(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Date de naissance 1er juin 1759
Lieu de naissance Helleville (Manche)
Date de décès 27 janvier 1829 (à 69 ans)
Lieu de décès Mont-Saint-Michel (Manche)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Profession Huissier
Agent d'affaires
députés de la Manche

Jean-Baptiste Le Carpentier, né le 1er juin 1759 à Helleville (Manche) et mort au Mont-Saint-Michel le 27 janvier 1829, est une personnalité politique normande.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Avant la Révolution
    • 1.2 Sous la Révolution
    • 1.3 Sous la Restauration
  • 2 Notes et références
  • 3 Sources

Biographie

Avant la Révolution

Jean-Baptiste Lecarpentier naît dans une famille de laboureurs du Cotentin. Ses parents l'envoient au petit séminaire à Valognes. Il entre à 17 ans comme clerc chez un notaire valognais.

Sous la Révolution

En 1789, ayant acheté un cabinet d'affaires, Jean-Baptiste Le Carpentier est huissier à Valognes. Enthousiaste pour les idées révolutionnaires, il crée une société populaire, Les Amis de la Constitution. En 1790, il entre au conseil municipal et est désigné comme chef de la garde nationale locale. En 1792, il est élu membre du Conseil de la Manche et député de la Convention. Il siège aux côtés des Montagnards, hostile aux Girondins. Lors du Procès de Louis XVI, il vote la mort du roi. En août 1793, la Convention l'envoie en mission afin d'activer la conscription dans les départements de la Manche et de l'Orne. Chargé de la défense de Granville contre l'armée vendéenne, il exhorte la population à la résistance lors du siège de la ville en novembre. Il organise également la défense de Cherbourg et de Saint-Lô.

Envoyé à Saint-Malo, il met en place la chasse aux suspects, informant la Convention que dans cette ville, au moyen de purgatifs1 révolutionnaires, l'aristocratie, le fédéralisme et la superstition ont été replongés dans le néant. Après la chute de Maximilien de Robespierre après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Jean-Baptiste Le Carpentier est rappelé à Paris, on lui reproche ses excès à Saint-Malo, pour sa défense, il invoque la défense de Granville. Il est arrêté, mais gracié à la séparation de la Convention, le 26 octobre 1795. Il est de retour à Valognes où il ouvre un cabinet de consultations juridiques.

Sous la Restauration

Au retour des Bourbons, il est exilé comme régicide, en 1816, il trouve refuge à l'île de Guernesey, mais en est chassé par les autorités britanniques et revient de façon clandestine dans la Manche, se cachant dans le canton des Pieux. Après trois années de recherches, il est de nouveau arrêté, le 6 novembre 1819, sur dénonciation. Condamné à la prison à perpétuité, il meurt dans la prison du Mont-Saint-Michel, où il chantait les louanges de la famille royale et répondait comme servant à la messe tous les matins. Sa dépouille est décapitée et enterrée dans le cimetière d'Ardevon.

Notes et références

  1. Le 1er pluviôse, Jean-Baptiste Volcler, accusateur public utilise les mêmes mots pour le district de la Mayenne.

Sources

  • Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 de Jean Tulard, Jean-François Fayard, Alfred Fierro
  • La Terreur à Port-Malo de Etienne Maignen, bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine,t.CVIII, 2004

Hentz Nicolas

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Nicolas Hentz


Nicolas Hentz
Fonctions
Député de la Moselle
6 septembre 1792 – 26 octobre 1795
Groupe politique Montagne
Biographie
Date de naissance 17 janvier 1768 ou 5 juin 1753 ou 1750
Lieu de naissance Thionville
Date de décès 1er juillet 1830 ou 1824 ou 1829 ou 1831
Lieu de décès Philadelphie
Nationalité Français
Profession Avocat

Nicolas Hentz (1750, 1753 ou 1768 - 1er juillet 1824, 1829, 1830 ou 1831)1 est un révolutionnaire français. Il fut député de la Moselle à la Convention nationale de 1792 à 17952.

Biographie

Issu d'une famille de dix-neuf enfants, dont le père est maréchal-ferrant, Nicolas Hentz naît à Metz, le 5 juin 17533. En 1780, il devient avocat au Parlement de Metz3. Il est élu juge de paix à Sierck, en décembre 1790, et épouse des idées révolutionnaires plutôt radicales. Il fait ainsi procéder à des arrestations d'émigrés sur la route de Trèves3. En septembre 1792, il est élu député de la Moselle à la Convention nationale2, où il siège sur les bancs Montagnards2. Il devient membre du Comité de législation, où il propose une limitation des héritages.

Lors du procès du roi Louis XVI en décembre 1792, il vote pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, contre le sursis et pour la peine de mort. L'année 1793 le voit chargé de différentes missions auprès des armées. D'avril à juillet, il est envoyé en qualité de commissaire à l'armée des Ardennes. Il ne participe ni aux scrutins relatifs à la mise en accusation de Marat, ni à la condamnation des Girondins. D'août à septembre, il est en mission à l'armée du Nord, où il procède à l'arrestation du général Houchard. En octobre, une autre mission le conduit à l'armée de l'Ouest; en novembre, de nouveau à l'armée des Ardennes, puis de la Moselle et du Nord. Il rentre à Paris fin novembre 1793 et repart aussitôt pour l'armée du Nord, jusqu'à mi-janvier 1794.

De février 1794 à début mai 1794, Hentz est à l'armée de l'Ouest, où, selon le Comité de salut public, il se signale en Vendée par un « zèle inconsidéré », dont les Fusillades d'Avrillé sont un tragique exemple. Fin 1793 "Ance", "Anse" s'était signalé comme guillotineur à Rochefort (Moniiteur du 14 novembre 1793). En juin 1794, il part pour l'armée du Rhin, où on lui reproche sa violence et l'incendie de la ville de Kusel. Rappelé par le Comité de salut public le 13 thermidor de l'an II (31 juillet 1794), il rentre à Paris le 26 thermidor de l'an II (13 août 1794).

Hentz est placé en état d'arrestation le 16 germinal de l'an III (5 avril 1795), mais il arrive à prendre la fuite. Il est amnistié en brumaire de l'an IV et on perd ensuite sa trace. En l'an VII (1799), on le retrouve receveur de l'Enregistrement à Douai, poste qu'il occupe jusqu'en 1803. Il devient contrôleur des droits réunis dans le département de la Lippe en 1812, employé dans un ministère à Paris en 1813, avant d'être contraint à l'exil, comme régicide, en 1817 suite à la loi contre les régicides de Louis XVIII.

Nicolas Hentz s'embarque alors pour les États-Unis, où il ouvre une exploitation de tabac à Wilkes-Barre en Pennsylvanie. Il enseigne quelque temps le français et la musique à Hollowel, à la frontière du Canada3. Il serait décédé à Philadelphie le 1er juillet 18302.

Son fils Nicolas Marcel (1797-1856), connu aux États-Unis sous le nom de Nicholas Marcellus Hentz est l'un des fondateurs de l'arachnologie.

Sources

  • « Nicolas Hentz », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]

Notes et références

  1. Nicolas Hentz naît en 1753, et non en 1768, comme l’affirment certaines sources [1] [archive].
  2. a, b, c et d Nicolas, Joseph Hentz (1768 - 1830) sur assemblee-nationale.fr [archive].
  3. a, b, c et d Nicolas Hentz par Pierre Brasme sur De Roederer à Merlin de Thionville : des Mosellans dans la Révolution [archive] Conférence présentée devant le Comité d’Historicité Européenne de la Lorraine le 12 décembre 2009.

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Gratien Pierre Guillaume

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Pierre Guillaume Gratien

 

Pierre Guillaume Gratien
Image illustrative de l'article Pierre Guillaume Gratien

Naissance 1er janvier 1764
Paris (Seine)
Décès 24 avril 1814 (à 50 ans)
Plaisance (Drapeau de l'Italie Italie)
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade général de division
Années de service 1787-1814
Distinctions baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
grand-croix de l'Ordre royal de Dannebrog
commandeur de l'ordre de l'Union
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 7e colonne.

Pierre Guillaume Gratien, né le 1er janvier 1764 à Paris (Seine)1 et décédé le 24 avril 1814 à Plaisance, est un général de division français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Il servit d'abord comme dragon dans le régiment de Dauphin-Dragons depuis le 21 janvier 1787 jusqu'au 1er octobre 1789, époque à laquelle il est nommé lieutenant de grenadiers au bataillon des Enfants-Rouges de la garde nationale parisienne et en devient capitaine en 1790. Lorsque la patrie en danger fit un appel à tous ses défenseurs, Gratien reprit les armes, et fut nommé capitaine au 2e bataillon de volontaires de Paris le 26 septembre 1791. Proclamé lieutenant-colonel en second du même bataillon le 8 janvier 1792, il fit à l'armée du Nord les campagnes de 1792 et 1793.
Lors de la défection de Dumouriez, il fit sortir son bataillon du camp de Maulde et le conduisit à travers les bois jusqu'à Hecq-au-Pont. Arrivé là, il donna connaissance à sa troupe de ce qui se passait, et la dirigea ensuite sur Douai, où il arriva le même soir.

En avril 1793, il résiste énergiquement avec son bataillon à Quiévrain. Le 18 août 1793, à l'affaire de Linselles, lorsque l'armée entière eut été repoussée de ce village, il rallia le demi-bataillon qu'il commandait, fit battre la charge et reprit, malgré la mitraille, les redoutes en avant de Linselles. Il pénétra ensuite dans le village et empêcha ensuite l'armée anglo-hollandaise de poursuivre les corps français, en soutenant seul ses charges, et la tenant en échec jusqu'à la nuit. Sur le rapport qui fut fait de sa conduite dans cette journée, le gouvernement le nomma général de brigade le 3 septembre suivant, pour être employé à l'armée du Nord.

Le 25 vendémiaire an II, à la bataille de Wattignies, ses troupes ayant été prises en flanc par les batteries ennemies qui portèrent le désordre dans leurs rangs, il se vit contraint de battre en retraite au moment même où il recevait l'ordre de se porter en avant. Les représentants du peuple Carnot et Duquesnoy le suspendirent de ses fonctions sur le champ de bataille même et le traduisirent devant-le tribunal révolutionnaire du Pas-de-Calais, sous l'accusation d'avoir refusé de marcher contre les satellites des despotes, d'avoir retardé par là le gain de la bataille et facilité la retraite de l'ennemi. Le général Gratien, absous de ces accusations par un jugement du tribunal révolutionnaire du Pas-de-Calais, le 10 germinal suivant, retourna sur-le-champ au quartier général de l'armée ; mais le décret de suspension n'avait point encore été révoqué, et il demeura sans emploi jusqu'au 23 prairial an III.

Il est réintégré et envoyé à l'armée de l'Ouest. Suspendu de nouveau le 7 brumaire an IV, il fut encore rappelé à l'activité le 11 nivôse suivant pour servir à l'armée des côtes de Cherbourg, à l'armée des côtes de Brest puis à l'armée des côtes de l'Océan, et reçut à la fin de cette année une armure des manufactures de Versailles pour les services qu'il avait rendus pendant la guerre de la Vendée.

Réformé à la suppression de cette armée, le 1er vendémiaire an V, il fut maintenu en activité dans les divisions militaires de l'Ouest par le général en chef Hoche, avec lequel il s'embarqua pour l'expédition d'Irlande sur le vaisseau le Tourville.

Le 7 germinal an V, il fut envoyé à l'armée de Sambre-et-Meuse ; il continua d'y servir jusqu'en l'an VII, époque à laquelle il fut envoyé à l'armée d'Angleterre, et revint à celle de l'Ouest le 9 frimaire an VIII. Il fit partie, vers la même époque, des troupes embarquées sur la flotte du contre-amiral Ganteaume, et servit à l'armée de l'Ouest pendant les ans IX et X. Cette armée ayant été supprimée à dater du 1er prairial an X, le général Gratien fut désigné pour faire partie de l'expédition de la Louisiane ; mais cette désignation ayant été annulée, il fut envoyé le 10 fructidor de la même année, à l'armée de Batavie.

Créé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, il fut mis en disponibilité le 11 ventôse, puis maintenu en activité le 1er germinal, et obtint la croix de commandeur le 25 prairial de la même année. Attaché à l'armée du Nord (division française en Batavie), le 26 brumaire an XIV, le général Gratien fut envoyé dans la 12e division militaire le 19 juillet 1806, et passa au service du roi de Hollande en vertu d'une autorisation de l'Empereur du 15 novembre suivant. Nommé lieutenant-général le 15 février 1807, il reçut la décoration de l'ordre du Mérite de Hollande quelques jours après. Au mois de juin 1809, le général Gratien, avec une division hollandaise, marcha sur Stralsund, où s'était retranché le partisan Schill, et enleva ses retranchements d'assaut. Schill lui-même fut frappé sur la grande place au moment où il se sauvait et cherchait à gagner le port pour s'embarquer. À la suite de cette affaire, le roi de Hollande envoya, le 12 juin, au général Gratien, la croix en diamants de commandeur de l'ordre de l'Union, et le roi de Danemark lui conféra la grand-croix de l'Ordre royal de Dannebrog.

Réadmis au service de France comme général de brigade, et chargé du commandement d'une brigade d'infanterie dans la 1re division de réserve à l'armée d'Espagne le 31 octobre 1809, il se trouva sous les ordres du duc d'Abrantès pendant l'année 1810 et 1811. À Caxèirias (Portugal), le 11 octobre 1810, le lendemain du combat de Sobral, où les Anglais avaient été battus, l'ennemi s'étant aperçu que la droite du corps du duc d'Abrantès n'était point appuyée, s'avança pour la déborder. Le général Solignac soutint d'abord le choc avec fermeté ; mais, accablé par le nombre, il était sur le point de succomber, lorsque le général Gratien, à la tête du 15e régiment d'infanterie de ligne, tomba brusquement sur l'ennemi et rétablit le combat à l'avantage des Français. Chargés à la baïonnette, les Anglais se retiraient en désordre, laissant leurs blessés et beaucoup de prisonniers sur le champ de bataille.

Créé baron de l'Empire vers cette époque, le général Gratien fut appelé à l'armée d'Allemagne le 13 juillet 1811. Il fit ensuite partie de la grande armée de Russie en 1812, blessé lors de la bataille de la Moskowa et les services qu'il rendit pendant cette mémorable campagne lui valurent le grade de général de division le 23 septembre 1812.

Parti en congé le 8 janvier 1813, il fut employé au corps d'Italie, à la grande armée, le 21 juin suivant ; et se distingua le 16 octobre, où il fut blessé d'un coup de feu, et le 31 du même mois, au combat et à la prise de Bassano. Nommé au commandement de la 3e division de l'armée de réserve d'Italie le 1er janvier 1814, le général Gratien mourut de maladie, à Plaisance, le 24 avril suivant.

Son nom est inscrit sur la partie Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Bibliographie

  • Charles-Louis Chassin & Léon Hennet : Les volontaires nationaux pendant la Révolution Volume 1

Sources

  • Les ouvrages cités en Bibliographie
  1. Page252- Fastes de la Légion d'Honneur par A. Lievyns,Jean -Maurice Verdot,Pierre Bégat -Publié en 1844 -archivé à l'université du Wisconsin-Madison - numérisé par Google Books

« Pierre Guillaume Gratien », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]

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Méaulle Jean Nicolas

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Jean Nicolas Méaulle

 

Jean Nicolas Méaulle
Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
16 mars 1757
Saint-Aubin-du-Cormier
Décès
17 octobre 1826 (à 69 ans)
Gand
Lieu de travail
Paris
Activités
Homme politique, avocat, juge
Autres informations
Membre de
Conseil des Cinq-Cents
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎

Jean-Nicolas Méaulle, né le 16 mars 1757 à Saint-Aubin-du-Cormier, mort le 17 octobre 1826 en exil à Gand, était un homme politique français.

Biographie

Issu d'une famille originaire de Normandie, il est le fils de Jean Méaulle (mort le 16 mars 1785)1, riche agriculteur qui a acquis vers 1777 une partie de l'ancien château de Saint-Aubin, ancienne propriété des ducs de la Trémoille, et de Perrine Sirel. Après des études au collège Saint-Thomas de Rennes, il se fait recevoir avocat et s'établit à Châteaubriant, où, grâce à son éloquence, son goût du travail et son humeur égale et enjouée, il acquiert de la clientèle et devient très populaire.

Au début de la Révolution, il est élu successivement commandant de la garde nationale (1789), juge puis président du tribunal de Châteaubriant, administrateur du département de Loire-Inférieure et député suppléant à la Législative (septembre 1791).

Le 5 septembre 1792, le département de Loire-Inférieure l'envoie, le 1er sur 8 avec 256 voix sur 476 votants, à la Convention nationale, où il siège sur les bancs de la Montagne. C'est lui qui conseille aux électeurs d'élire également Joseph Fouché, dont la notoriété est alors seulement locale. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort sans appel ni sursis. Hostile à Jean-Paul Marat, il l'accuse, le 27 février 1793, d'avoir favorisé par ses conseils les pillages commis deux jours, dont Robespierre avait attribué le 26 la responsabilité aux royalistes, et fait voter un décret demandant au ministre de la Justice de faire poursuivre « les auteurs et les instigateurs de ces délits ». Toutefois, Marat ayant fait admettre comme faux les cinq numéros incriminés de L'Ami du peuple, il est acquitté. Le 16 mai, il s'oppose aux arrestations.

Le 30 mai, il est élu secrétaire de l'Assemblée avec Ducos et Durand-Maillane puis, le 16 juin, membre du comité de sûreté générale. Le 20 juin, un décret le nomme représentant en mission auprès de l'armée du Nord en remplacement de Duquesnoy malade. Toutefois, sa destination est changée par un nouveau décret, le 24 juin, qui l'envoie avec Esnue-Lavallée, Fouché et Philippeaux dans les départements du Centre et de l'Ouest pour lever des volontaires contre les insurgés vendéens; il parcourt la Seine-et-Marne, l'Yonne, la Saône-et-Loire, le Puy-de-Dôme et la Creuse. Puis, le 1er août, il est envoyé par décret avec Ruelle et, sur le papier, Garnier de Saintes à l'armée des côtes de Brest, qu'il suit dans sa poursuite des Vendéens après la victoire républicaine de Granville (voir la Virée de Galerne). Encore à Rennes le 16 brumaire an II (6 novembre 1793), il est de retour à Paris le 1er frimaire (21 novembre)2.

Chargé d'une mission à Cherbourg le 18 frimaire (8 décembre), il est remplacé par Bouret. Le 9 nivôse (29 décembre), un arrêté du comité de salut public l'envoie avec Fouché et Laporte, en remplacement de Collot d'Herbois, dans le Rhône et la Loire pour organiser le gouvernement révolutionnaire2. Toutefois, sur sa demande, le comité de salut public l'envoie le 3 floréal (22 avril 1794) dans l'Ain. Le 11 floréal (30 avril), il annonce l'arrivée de Dupuy, son remplaçant, à Commune-Affranchie et son prochain départ pour l'Ain2. Dans ce département, il fait libérer plus de 200 personnes, tout en demandant qu'on juge rapidement par des commissions populaires.

Puis, le 13 thermidor (31 juillet), le comité de salut public le nomme dans la Drôme, l'Ardèche et la Lozère. Rappelé après le 9 thermidor par décret du 26 thermidor (13 août) et par lettre du comité de salut public du 8 fructidor (25 août), il est de retour à Paris le 16 fructidor (2 septembre)2. La Convention l'élit une seconde fois au comité de sûreté générale, mais il s'oppose à la réaction thermidorienne. En butte aux attaques et accusations des modérés, il se défend avec succès.

Réélu le 22 vendémiaire an IV par le département de Loire-Inférieure, par 128 voix sur 232 votants, au Conseil des Cinq-Cents, il sort de cette assemblée en l'an V (mai 1797), et le Directoire l'envoie dans la Meuse comme commissaire du gouvernement. L'année suivante, ce même département l'élit juge au tribunal de cassation, où il est plusieurs fois choisi par ses collègues pour présider la chambre dont il fait partie. Le 17 messidor an VIII, il est nommé commissaire près le tribunal criminel de Gand. Sous l'Empire, il est procureur impérial à la Cour de Bruxelles. Le 25 prairial an XII, il obtient la Légion d'honneur. En 1813, il est nommé procureur général près la Haute-Cour instituée dans le département des Bouches-de-l'Elbe.

En 1814, il quitte Hambourg avec le corps d'armée du prince d'Eckmühl et, sous les habits de chef de bataillon, part retrouver sa femme à Gand, où il demeure jusqu'aux Cent-Jours. Rentré alors en France, il est nommé conseiller à la cour de Rennes mais refuse ces fonctions. Proscrit par la loi du 12 janvier 1816 sur les régicides, il retourne à Gand, où était demeurée sa femme. Son fils, Hyacinthe-Charles, alors avocat à Rennes, demande le 20 février un passeport pour l'y rejoindre. Revenu à Rennes, il demande en vain le retour de son père le 5 janvier 1819.

Fait chevalier de l'Empire le 20 août 1809, il portait sur ses armoiries une main rouge.

Notes et références

  1. Paul Paris-Jallobert, Anciens registres paroissiaux de Bretagne: baptêmes, mariages, sépultures (antérieurs à 1793), Plihon et Hervé, 1899, tome I, p. 31.
  2. a, b, c et d Michel Briard, Missionnaires de la République, Paris, CHTS, 2002, p. 551-552.

Sources partielles

  • Adolphe Robert, Gaston Cougny (dir.), dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Paris, Edgar Bourloton, 1889, tome 4 (de Maurel à Méchin [archive]), p. 328-329
  • Prosper Jean Levot, Biographie bretonne, Vannes, Cauderan; Paris, Dumoulin, 1857, tome II, p. 435-438 [archive]

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10 décembre 2018

Curial Napoléon Joseph

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Napoléon Joseph Curial

 

Napoléon Joseph Curial

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Fonctions
Pair de France
(1835-1848)
Député à l'Assemblée constituante
(1848)
Député à l'Assemblée législative
(1849)
Sénateur
(1852-1861)
Gouvernement Monarchie de Juillet
IIe République
Second Empire
Groupe politique Droite
Biographie
Date de naissance 9 janvier 1809
Date de décès 23 septembre 1861
Résidence Orne

Napoléon Joseph Curial (9 janvier 1809 - Paris - 23 septembre 1861 - Paris) était un homme politique français du XIXe siècle.

Il devait son prénom de Napoléon au titre de filleul de l'Empereur1.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Fonctions
  • 3 Publications
  • 4 Titres
  • 5 Distinctions
  • 6 Armoiries
  • 7 Vie familiale
  • 8 Annexes
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Notes et références
  • 9 Voir aussi
    • 9.1 Articles connexes
    • 9.2 Liens externes

Biographie

Fils du général-comte Curial, Napoléon Joseph fut admis dans les pages de Louis XVIII, entra, à seize ans, à l'École de Saint-Cyr (1825), et en sortit, deux ans après, sous-lieutenant dans les grenadiers à cheval de la garde royale. Il fit partie de l'expédition d'Alger (1830), s'y distingua, et y gagna les épaulettes de lieutenant et la croix de la Légion d'honneur.

Démissionnaire après les journées de juillet 1830, il se retira dans ses propriétés aux environs d'Alençon, où il se livra avec zèle à des travaux d'agriculture dont l'exemple fut très profitable au pays. Il dirigea surtout ses soins vers le perfectionnement de la race chevaline, et encouragea les comices et les concours annuels, si profitables au progrès de l'agriculture.

Après son mariage célébré en 1832, il achète, en 1836, la propriété, dite de Berthaux, à Saint-Germain-du-Corbéis, commune dont il sera le maire de 1837 à 1843.

Le 23 mars 1835, il fut admis à titre héréditaire à la Chambre des pairs.

La mairie d'Alençon.

Installé à Alençon, il est l'un des trois fondateurs, en 1843, de la Banque de l'Orne. Nommé maire de la ville la même année, il exerce ses fonctions avec zèle. Alençon lui doit la fondation de plusieurs établissements utiles aux classes ouvrières et indigentes. Du 4 au 7 août 1843, le duc de Nemours et son épouse visitent Alençon. À cette occasion, Napoléon Curial demande et obtient que leur premier héritier soit titré duc d'Alençon : Ferdinand d'Orléans sera le dernier personnage à porter ce titre de 1844 à 1910.

Conseiller général du canton d'Alençon-Ouest en 1846, il est réélu en 1848, 1852 et 1855 devenant président du conseil général de l'Orne de 1848 à 1861.

Révoqué de ses fonctions de maire par le gouvernement provisoire de 1848, il fut élu2, le 23 avril 1848, représentant de l'Orne à l'Assemblée constituante. Il siégea à droite, fit partie des comités de la guerre et de l’administration départementale et communale, et vota pour le maintien du cautionnement des journaux, contre le droit au travail, contre l'impôt progressif, pour l'amendement Duvergier de Hauranne sur les deux Chambres, contre l'amendement Grévy (qui empêchait l'élection du président de la République française au suffrage universel), pour la remplacement militaire, pour la proposition Râteau, contre la diminution de l'impôt sur le sel, pour la suppression des clubs.

Réélu3 par le même département, le 13 mai 1849, à l'Assemblée législative, il soutint fidèlement la politique du Prince-président, vota pour les lois sur l'enseignement, contre le suffrage universel, pour l'expédition de Rome.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, il fit partie de la commission consultative, et figura, le 26 janvier 1852, sur la première liste des nouveaux sénateurs. Le gouvernement le nomma, le 19 mai suivant, membre du Conseil supérieur des haras. À la Chambre haute, il fit partie de la commission du sénatus-consulte de la liste civile, de la commission des pétitions, etc., mais l'état de sa santé le tint souvent éloigné de son siège sénatorial.

Fonctions

  • Officier de cavalerie ;
  • Pair de France (à titre héréditaire, 23 mars 1835) ;
  • Conseiller général de l'Orne ;
  • Maire d'Alençon (1843-1848) ;
  • Député de l'Orne :
    • à l'Assemblée constituante (23 avril 1848) ;
    • à l'Assemblée législative (13 mai 1849) ;
  • Sénateur du Second Empire (26 janvier 1852).

Publications

  • Précis sur la demande en défrichement de la garenne de Monchy, 1843 ;
  • Assemblée nationale. Proposition relative à l'ouverture par anticipation et sur les fonds qui seront alloués par le budget de 1849, d'un crédit de quatre millions, applicable à l'achat des chevaux nécessaires pour la remonte générale de l'armée, présentée le 24 janvier 1849, par les citoyens de Corcelle et Napoléon Curial ;
  • Assemblée législative. Rapport fait sur la proposition de loi tendant à distraire la commune de Blaziert du canton de Valence, pour la réunir au canton de Condom, Séance du 5 mars 1850 ;
  • Assemblée législative. Rapport fait sur le projet de loi tendant à ériger en commune, sous le nom de Fontaines-sur-Saône, la section de Saint-Louis, distraite à cet effet de la commune de Fontaine-Saint-Martin, Séance du 8 mars 1850 ;

Titres

  • 2e comte Curial (1829).

Distinctions

  • Chevalier de la Légion d'honneur (mai 1847)4.

Armoiries

Figure Blasonnement
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Blason à dessiner.svg
Armes du comte Curial, pair de France,

D’or au bouclier de sable, orlé d’argent, chargé d’un foudre d’or et d’argent, traversé par deux lances passées en sautoir d’aregent, accompagné de quatre étoiles du même en orle; ledit bouclier adextré en chef d’une tête de Borée au naturel soufflant d’argent et soutenu d’une rivière d’azur, avec un crocodile au naturel contourné enchaîné au bouclier par une chaîne de sable.5

Vie familiale

Fils de Philibert Jean-Baptiste Curial, général d'Empire, et de Clémentine Marie Amélie Beugnot (5 mai 1788 - Bar-sur-Aube ✝ 14 juin 1840 - Montpellier), fille de Jacques Claude, comte Beugnot, Napoléon Joseph épousa, le 26 mars 1832 à Alençon, Louise Félicie Gérard ( ✝ 13 septembre 1869 - Alençon), fille d'un ancien capitaine du génie militaire. Ensemble, ils eurent :

  • Henri Napoléon Claude Philibert (14 octobre 1835 ✝ 1904), 3e comte Curial (1861), zouave pontifical (1860-1861), marié avec Gabrielle Delahaye, dont 2 fils.

Annexes

Bibliographie

  • « Napoléon Joseph Curial », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]  ;
  • Société de l'histoire de France, Bulletin de la Société de l'histoire de France, BiblioBazaar, LLC, 2008, 436 p. (ISBN 0559460961, lire en ligne [archive]) ;

Notes et références

  1. Société de l'histoire de France, Bulletin de la Société de l'histoire de France, BiblioBazaar, LLC, 2008, 436 p. (ISBN 0559460961, lire en ligne [archive])
  2. Le 8e sur 11, par 53 062 voix (le chiffre des votants et des inscrits manque au procès-verbal des élections).
  3. Le 7e sur 9, par 38 288 voix sur 94 068 votants et 126 096 inscrits.
  4. « Cote LH/641/49 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org [archive]

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des maires d'Alençon ;

Liens externes

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