Vendée Militaire et Grand Ouest

04 juillet 2020

Maistre François-Xavier

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François-Xavier Maistre


François-Xavier Maistre

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Buste en marbre du président Maistre1 , par le sculpteur Giuseppe Moretti de Turin, d'après une esquisse de son fils Xavier de Maistre (Collection particulière).
Naissance 27 novembre 1705
Aspremont (Comté de Nice).
Décès 16 janvier 1789 (à 83 ans)
Chambéry (Savoie).
Nationalité Savoisien
Pays de résidence Drapeau de la Savoie Duché de Savoie
Profession
Avocat, sénateur
Activité principale
Second président du sénat de Savoie
Autres activités
corédacteur des Royales Constitutions de 1770
Formation
Études de droit
Ascendants
André Maistre (de Nice) et Henriette Berengero
Conjoint
Christine de Motz de La Salle (1727-1774).
Descendants
dix enfants dont Joseph de Maistre et Xavier de Maistre
Famille
Maistre

François-Xavier, comte Maistre (1705-1789) (alias François-Xavier de Maistre), sujet des États de Savoie, président du sénat de Savoie à Chambéry. Il est le fondateur de la Famille de Maistre (Savoie) dont de nombreux descendants se sont illustrés au service de leur pays.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Carrière
  • 3 Union et Postérité
  • 4 Citations
  • 5 Articles connexes
  • 6 Notes et références

Biographie

François-Xavier Maistre est savoisien d’origine niçoise. Il est né le 20 novembre 1705 à Aspremont, dans le comté de Nice2. Il est le fils d'André Maistre, négociant, deuxième syndic de Nice (1708- 1709) et d'Henriette, alias Angèle, Berengero3. Dans les actes, le nom d'André Maistre est précédé du qualificatif nobilis4. La famille ne porte alors pas de particule5. Elle est composée de douze enfants, dont neuf furent baptisés en la cathédrale Sainte-Réparate de Nice. Parmi les frères de François-Xavier, trois sont rentrés dans les ordres, dont Joseph-André, religieux Augustin, maître provincial et professeur de théologie sacrée aux royales écoles de Nice. Un autre de ses frères, Jean-Baptiste est avocat à Nice.

François-Xavier Maistre épouse le 7 avril 1750, en la paroisse Saint-Léger de Chambéry, Christine Demotz de La Salle (1722-1774), d'une famille noble originaire de Rumilly (fille de Joseph Demotz, Sénateur honoraire et juge mage de Savoie et de Marie Fortis). De cette union sont issus quinze enfants, dont dix vivants, parmi lesquels le philosophe Joseph de Maistre, l’écrivain Xavier de Maistre et André-Marie de Maistre, nommé évêque d'Aoste. Le cousin germain de François-Xavier est Jean-François Maistre (1698-1760), comte de Castelgrana et Carraz, second président de la chambre royale des comptes à Turin. Dans la famille Maistre, François-Xavier est le fondateur de la branche savoisienne, son cousin Jean-François est le fondateur de la branche piémontaise.

Issu d’une famille d'avocats et de marchands, François-Xavier Maistre exerce au sénat de Nice. En 1740, il est transféré par décision royale du sénat de Nice au sénat de Savoie. Promu sénateur au sénat de Savoie, il prend ses fonctions à Chambéry6. Sénateur, puis second président du sénat, il mène une carrière brillante. Il est notamment l'artisan principal, avec le président Salteur et le chancelier Caissotti, des Royales Constitutions de 1770 promulguées par Charles-Emmanuel III .

Le président François-Xavier Maistre est décédé en fonction à Chambéry, à l'âge de 84 ans, le 16 janvier 17897.

Carrière

Les étapes principales de la carrière du comte sont :

1729, avocat à Nice ;
1730, substitut de l'avocat des pauvres8 ;
1738, nommé au bureau de l'avocat fiscal général de Nice ;
1740, promu sénateur, transféré par décision royale au sénat de Savoie à Chambéry, prend le titre d'avocat fiscal général. Son appartenance au Sénat de Savoie entraine statutairement l'aggrégation de sa famille à la noblesse du duché de Savoie (Voir la thèse de 1977 d'Henri Arminjon publiée à Annecy, chez Gardet, intitulée : « De la noblesse des sénateurs au Souverain Sénat de Savoie et des Maitres Auditeurs à la cour des Comptes ». Cette thèse est agréée par la commission des preuves de l'ANF depuis l'année 1983)9 ;
1749, prend la direction du parquet10 ;
1761, se rend à Turin pour participer à l'édit d'affranchissement ;
1764, 25 novembre, nommé second président du sénat de Savoie (premier président étant Jacques Salteur)11,12 ;
1768, nommé à la présidence du conseil de réforme pour réorganiser l'enseignement universitaire dans le duché, et rédacteur à la commission de législation pour les Royales Constitutions de 1770 ;
1778, reçoit le titre et la dignité de comte  pour lui et ses descendants par ordre de primogéniture13 ;
1785, conservateur général des apanages des altesses royales en Savoie14 ;
1789, 16 janvier, sur les 4 heures du soir, décès de François-Xavier comte Maistre15.

Union et Postérité

Il épouse le 7 avril 1750 Christine de Motz de La Salle (alias Demotz), née le 24 novembre 1727, décédée le 21 juillet 1774 à l'âge de 47 ans (fille de Joseph de Motz de La Salle - 1699-1769, juge mage de Savoie, et de Marie Fortis), qui lui donne 15 enfants, dont 10 vivants16.

  • Marie-Josephte (1751-1751).
  • Marie-Jacqueline (1751-1751).
  • Joseph (1753-1821). Il épouse en 1786 Françoise de Morand de Saint-Sulpice dont il a trois enfants: Leur fils Rodolphe de Maistre est l'ancêtre de tous les Maistre d'origine savoisienne.
  • Jeanne Baptiste Françoise (1754-1759).
  • Marie-Christine (1755-1814). Elle épouse en 1778 Pierre-Louis Vignet . Elle a trois enfants, dont le sénateur François-Xavier de Vignet.
  • Nicolas (1756-1837), colonel du régiment de Savoie. Il épouse en 1802 sa cousine Marthe Perrin d'Avressieux dont il a un enfant, Eloi de Maistre (1805-1806).
  • André-Marie (1757-1818), nommé évêque d'Aoste juste avant sa mort en 1818.
  • Anne (1758-1822). Elle épouse en 1796 Alexis de Saint Réal dont elle a une fille, Elisabeth, future comtesse de Foras, mère du comte Amédée de Foras, auteur de l'Armorial et nobiliaire de Savoie.
  • Marie-Marthe (1759-1826). Elle est religieuse Ursuline sous le nom de sœur Eulalie.
  • N.(née et décédée le 21 octobre 1760).
  • Jeanne-Baptiste, dite Jenny 17.(1762-1834). Elle épouse en 1794 Charles-François de Buttet (1738-1797), colonel d'Artillerie, dont elle a un fils, Louis-Eloi-Audifax de Buttet (1795-1877).
  • Xavier (1763-1852). Il épouse en 1813 Sophie Zagriaski dont il a quatre enfants morts jeunes.
  • Marie-Thérèse (1765-1832). Elle épouse en 1792 le chevalier Constantin de Moussy dont elle a cinq enfants.
  • Eugène Claude (1767-1771).
  • Victor (1771-1801), officier aux Dragons de Sardaigne. Mort sans alliance.

Citations

« Charles-Emmanuel III acheva le monument législatif dont Marie-Jeanne de Savoie-Nemours avait esquissé le plan et Victor-Amédée II fait le gros œuvre. Il s'appliqua à en unifier encore les dispositions, à en perfectionner les détails, à en polir les aspérités; de cette révision définitive sortirent ces Royales Constitutions de 1770, qui sont la base fondamentale du droit public et civil moderne...Maistre et Salteur furent les principaux ouvriers de cette codification éminemment libérale pour l'époque. ...Cette œuvre superbe, dès 1770, mit le petit royaume de Sardaigne à la tête du progrès législatif en Europe, laissant bien loin derrière elle sa grande voisine, la France. Lorsque les cahiers contenant les observations du Sénat furent achevés, sa Majesté appela Maistre à Turin pour lui en exposer les grandes lignes et participer aux travaux de la commission de législation instituée dans la capitale. Le magistrat savoyard s'acquitta de sa tâche avec une telle supériorité que le roi, qui présidait en personne, le chargea de la rédaction définitive du code. »

« Le comte François-Xavier Maistre est décédé le 16 janvier 1789 en son hôtel de la place Saint-léger à Chambéry. Les funérailles du grand magistrat eurent lieu avec une pompe extraordinaire. Victor-Amédée III, dans un message au Premier Président, exprima les regrets que lui causait la perte de ce serviteur fidèle, associé à l'œuvre législative du règne de Charles-Emmanuel III, de celui qui, le 22 mars 1773, était allé au pied du trône, porter au nouveau roi les hommages du peuple de Savoie. Le Sénat tout entier assista aux funérailles. Les royales Finances ont fourni dix-huit flambeaux et dix-huit écussons, lesdits flambeaux pesant chacun trois livres. Le Gouverneur, les troupes de la garde, et, ce qui valait mieux encore, le peuple de Chambéry, les pauvres qui vénéraient le Président, l'accompagnèrent à sa dernière demeure. »

François Descotes, Joseph de Maistre Avant la Révolution. Souvenir de la Société d'autrefois, Picard, Paris, 1893.

Articles connexes

  • Famille de Maistre (Savoie)

Notes et références

  1. Sur le socle, Joseph de Maistre a fait inscrire: Incorrupta fides nudaque veritas. Quando ullum invenient parem.
  2. La commune d'Aspremont incite les touristes à visiter la maison natale de François-Xavier Maistre, répertorié comme président du Sénat de Savoie. (La famille savoyarde de Maistre n'a aucun lien de parenté avec la famille languedocienne de Maistre originaire de Toulouse
  3. Anno dni millesimo septingentesimo sexto Franciscus Xavieri filius nobilis Andreae Maistre e D. Angelae Berengario conjugum natus est die vigesimo novembris eademque die baptisatus fuit. Patrem fuerunt D. Joannes Baptista Maistre et D.Margarita ejus mater. (Registre des baptêmes de la paroisse d'Aspremont. Signé par Andreas, curé). Nous observons que le parrain est Jean-Baptiste Maistre, avocat, oncle de l'enfant et que la marraine, Marguerite Dalmassi (épouse de François Maistre), est sa grand-mère paternelle.
  4. Selon l'opinion de Jean Nicolas, la tradition permet d'appliquer le qualificatif de noble aux syndics et consuls de Nice. André Maistre fut syndic de Nice au cours des années 1708 et 1709. Il avait marié sa sœur, Angèle Maistre, à Germano, comte de Villefranche, seigneur de Peillon (Peglione) et confié tous ses fils au collège des jésuites, voisins de sa propriété niçoise. En 1717, le blason des Maistre niçois est apparu pour la première fois sur le sceau du testament de Marguerite Dalmassi, veuve de François Maistre :" Trois soucis d'or, deux et un, sur champ d'azur", probablement directement inspiré de celui de la famille parisienne Le Maistre à laquelle appartenait l'illustre Isaac Le Maistre, dit Le Maistre de Sacy (1613-1684), janséniste de Port-Royal, sans pour autant que le moindre lien de parenté semble avoir existé entre les deux familles. Pour ce qui concerne François-Xavier Maistre, l'appartenance au Souverain Sénat de Savoie à partir du 17 mars 1740 lui confère la noblesse ainsi qu'à ses descendants par voie héréditaire. C'est donc l'année 1740 qui doit être retenue comme date d'accession à la noblesse de la famille de Maistre en duché de Savoie. La date de 1778 ne fait que confirmer l'attribution du titre comtal. De la noblesse des sénateurs au Souverain Sénat de Savoie et des Maîtres Auditeurs à la Chambre des Comptes; Henri Arminjon. Gardet. Annecy. 1977. 198 p.
  5. Cette marque (la particule) ainsi que la devise de la famille de Maistre "Fors l'Honneur, nuls soucis", n’apparaîtront définitivement qu’au moment où son petit-fils Joseph de Maistre sera ministre plénipotentiaire à la cour de Russie.
  6. Patentes de bourgeois de Chambéry et d'Annecy accordées à noble François-Xavier Maistre, du 25 août 1756, Archives départementales Haute-Savoie/Archives départementales Savoie
  7. Le sort a voulu que ce fidèle serviteur de la dynastie de Savoie échappe aux tourmentes de la Révolution françaises de 1789 et à l'invasion de la Savoie par les révolutionnaires français en 1792, qui vont bouleverser la vie de toute sa famille.
  8. Mentionné dans les Statuta Sabaudiae d'Amédée VIII en 1430, le bureau des pauvres est un organe d'Assistance juridictionnelle en faveur des orphelins, des déshérités; il est composé d'un procureur pour mettre en forme les plaintes, d'un avocat et d'un greffier, tous chargés de défendre la cause des illettrés et des plus démunis; le service gratuit existait déjà auparavant, mais la réforme de 1723 le rattachait au Sénat. Le chef de bureau des pauvres, à partir de cette date, était élevé au rang de sénateur, ce qui le plaçait au même plan que le Ministère public. Le poste de substitut de l'avocat des pauvres était, pour sa part, un excellent tremplin pour accéder à plus ou moins longue échéance au poste de sénateur.
  9. Le tableau XI 5, intitulé Promotions Sénatoriales 1700-1792 mentionne : François-Xavier Maistre, niçard, entré au Sénat le 17 mars 1740. Statut ou profession du père : négociant. Statut personnel : roturier. in Jean Nicolas La Savoie au XVIIIe siècle-Noblesse et Bourgeoisie'', Maloine, Paris, 1978, 672 p.
  10. Le 8 mai, M. le sénateur Maistre reçu avocat général in François Mugnier (Conseiller-doyen de la Cour d'appel de Chambéry), Les registres des entrées à l'audience du Sénat de Savoie (Seconde partie : 1600-1792). Les anciens avocats de Savoie, Inventaire partiel du Trésor des chartes de Chambéry, 1900, p. 149).
  11. François-Xavier de Maistre et Jacques Salteur ont travaillé ensemble à l‟adaptation des Royales Constitutions de 1770 et ont conservé de ce temps une vive amitié. Leurs fils, Joseph de Maistre et Jean-Baptiste Salteur partagèrent ensuite les mêmes sentiments ; Colloque international d’Aoste du 25 et 26 octobre 2007 « Le Sénat de Chambéry dans la société savoyarde du XVIIIe siècle  » par Frédéric Meyer.
  12. L'avocat général François-Xavier Maistre avait été nommé président le 3 décembre, et remplacé comme avocat général par le sénateur César Lovera di Maria in François Mugnier, Les registres des entrées à l'audience du Sénat de Savoie (Seconde partie : 1600-1792). Les anciens avocats de Savoie, Inventaire partiel du Trésor des chartes de Chambéry, 1900, p. 154.
  13. Lettres patentes du 16 septembre, sans payement.
  14. Lettres patentes du 5 juillet 1785.
  15. François Mugnier (Conseiller-doyen de la Cour d'appel de Chambéry), Les registres des entrées à l'audience du Sénat de Savoie (Seconde partie : 1600-1792). Les anciens avocats de Savoie, Inventaire partiel du Trésor des chartes de Chambéry, 1900, p.161.
  16. Amédée de Foras. Armorial et nobiliaire de Savoie.
  17. C'est à sa soeur Jenny que Xavier de Maistre dédie son premier ouvrage, intitulé Voyage autour de ma chambre : « Je m'étais promis de ne laisser voir dans ce livre que la face riante de mon âme... Il me suffit que tu le trouves selon ton coeur, ma chère Jenny, toi, la meilleure et la plus aimée des soeurs ; c'est à toi que je dédie mon ouvrage »

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03 juillet 2020

de Maistre Xavier

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Xavier de Maistre


Xavier de Maistre

220px-Xavier_de_Maistre

Gravure de Cyprien Jacquemin
Naissance 8 novembre 1763
Chambéry, Drapeau de la Savoie Duché de Savoie (faisant partie du Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne)
Décès 12 juin 1852 (à 88 ans)
Saint-Pétersbourg, Drapeau de la Russie Russie
Activité principale
Écrivain, peintre, militaire
Distinctions
l'épée d'honneur pour la bravoure, la médaille de la campagne de 1812 sur le ruban de Saint-André, l'ordre de Sainte-Anne de deuxième classe (commandeur) avec les insignes en diamants ; l'ordre de Saint-Vladimir
Auteur
Langue d’écriture Français

Xavier de Maistre, né à Chambéry le 8 novembre 1763 et mort à Saint-Pétersbourg le 12 juin 1852, est un écrivain savoisien de langue française, un peintre, et un général au service du tsar Alexandre Ier de Russie.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Union et postérité
  • 3 L'hommage de Lamartine
  • 4 Œuvre littéraire
  • 5 Œuvre artistique
  • 6 Citations
  • 7 Théâtre
  • 8 Bibliographie
  • 9 Institut d'études maistriennes
  • 10 Notes et références
  • 11 Articles connexes
  • 12 Liens externes

Biographie

Né dans une famille savoisienne originaire du comté de Nice1, Xavier de Maistre est le douzième enfant parmi quinze, dont cinq garçons et cinq filles ont survécu2. Son père, François-Xavier Maistre, est président du Sénat de Savoie. Sa mère, Marie-Christine de Motz, meurt alors qu'il vient d'avoir dix ans. Son frère aîné, Joseph de Maistre, homme politique et écrivain, va assumer pleinement son rôle de parrain3,4 ; ses autres frères et sœurs contribuent également à son éducation. Il reçoit dans son enfance des cours de français et de dessin qui marqueront son destin, de l'abbé André Isnard, curé de la Bauche5, lorsqu'il est mis en pension dans sa famille maternelle Perrin d'Avressieux. Xavier, enfant doux, timide et rêveur, est appelé « Ban » ou « Bans » (peut-être un diminutif de « baban », mot qui signifie « étourneau » ou « gobe-mouche »6 en patois savoyard), surnom qu'il conserve toute sa vie7 (il signe certaines de ses lettres et quelques-uns de ses tableaux « Bans » ou « X. B. » pour « Xavier Bans »).

Il n'est pas encore âgé de dix-huit ans, lorsqu'il s'engage, le 13 juin 1781, dans le corps d'infanterie du régiment de la Marine, le Real Navi, à Alexandrie8. Ce régiment sera ensuite stationné à Chambéry, Pignerol, Fenestrelle puis à Turin.

Le 6 mai 1784, Xavier de Maistre se porte volontaire pour participer à une ascension en Montgolfière. Cet événement a un caractère exceptionnel en Savoie : c'est la première expédition expérimentale savoyarde en vol libre après la démonstration des frères Montgolfier, le 5 juin 1783 à Annonay, après l'ascension de Pilâtre de Rozier du 19 octobre 1783, et, au total, la huitième après les prouesses des quelques pionniers français de l'aérostation. L'ingénieur Louis Brun a procédé à la réalisation du ballon, dont le financement est assuré par une souscription proposée aux savoisiens, à l'initiative des frères de Maistre9. Xavier, en uniforme de la Marine royale, prend place dans la nacelle en se cachant sous une bâche pour n'être point vu de son père, hostile à son projet. Louis Brun se met aux commandes, et, aux acclamations de la foule, la montgolfière s'élève du parc du château de Buisson-Rond, à Chambéry, pour atterrir dans les marais de Challes-les-Eaux10, après un parcours de quatre kilomètres. On attribue aux frères de Maistre la publication du prospectus de lancement du projet, édité le 1er avril 1784, et de la lettre contenant une relation de l'expérience aérostatique de Chambéry, publiée le 8 mai suivant11.

Plaque sur la façade de la Maison Barillier à Aoste (rue Croix-de-Ville) en souvenir de Xavier de Maistre

Xavier de Maistre est nommé cadet le 4 octobre 1784, sous-lieutenant le 3 mars 1785 et lieutenant le 24 septembre 1790. En 1793, son régiment, combattant contre les troupes françaises, se replie sur le Petit-Saint-Bernard. Il fait partie de la colonne qui, commandée par le duc de Montferrat, passe l'été sur la montagne et prend ses quartiers d'hiver à Aoste. Il va retrouver sa famille qui s'y est réfugiée en 1792, depuis l'invasion de la Savoie par les troupes du général Anne Pierre de Montesquiou-Fézensac. Il met à profit ses heures de loisir pour approfondir ses connaissances littéraires, sous la férule des pères de l'ordre des Barnabites de la Cité. Son passage est aussi marqué par les dessins et portraits de famille qu'il lègue à ses proches et par ses peintures de paysages valdôtains. Il resta cinq ans à Aoste, jusqu'en 1799. Voulant perfectionner ses études, il allait prendre des leçons de rhétorique auprès du père Frassy et des leçons de philosophie auprès du père Tavernier, tous les deux professeurs au collège Saint-Bénin. Il s'adonnait aussi à la peinture. On conserve deux paysages dessinés de sa main : l'un représente le pont de Châtillon, l'autre les usines de Léverogne12. Il entre en conversation avec un lépreux, Pierre-Bernard Guasco, qui vivait dans une tour près de l'ancien Hospice de charité, dénommée par la suite « Tour du lépreux ». Cette rencontre est à l'origine de son futur roman. Mais ce qui a surtout retenu l'attention du romancier savoyard Henry Bordeaux est son idylle amoureuse sans lendemain avec une jolie jeune femme valdôtaine, Marie-Delphine Pétey, veuve du notaire aostois Jean-Joseph Barillier, qu'il surnomme Elisa13. La présence de Xavier de Maistre à Aoste est rappelée entre autres par la rue allant de l'école Monseigneur Jourdain au Grand séminaire jusqu'à la place Émile Chanoux, qui lui a été dédiée.

C'est en 1794 qu'il écrit le Voyage autour de ma chambre, au cours des quarante-deux jours d'arrêts qui lui sont infligés dans sa chambre de la citadelle de Turin pour s'être livré à un duel contre un officier piémontais du nom de Patono de Meïran, dont il est sorti vainqueur. Un premier duel l'avait déjà opposé à un autre camarade, le lieutenant Buonadonna14. Il est nommé capitaine de l'armée sarde le 26 janvier 1797. Sa carrière militaire ne présente pas de perspectives très favorables après 16 ans de service ! Mais le sort va en décider autrement.

Dans la nuit du 7 au 8 décembre 1798, Charles-Emmanuel IV abdique, dissout son armée et se réfugie en Sardaigne. Xavier de Maistre est placé dans la position d'officier sans solde à Turin. Son avenir semble compromis, lorsqu'un hasard heureux vient à son secours : le prince Piotr Ivanovitch Bagration, commandant l'avant-garde de l'armée russe, recherche un officier de l'ex-armée sarde connaissant la guerre de montagne. Il accepte d'emblée cette proposition et le 4 octobre 1799, s'engage dans l'armée russe avec le grade de capitaine. Mais il s'engage après la bataille : l'armée russe est en train de se replier ! Il parvient à Coire, au quartier général du général Miloradovich et rejoint à pied à Feldkirch le général Bagration qui lui demande de lui faire son portait : il le commence sur le champ. Il est désormais revêtu d'un uniforme vert pomme, avec un collet et des parements couleur brique. On lui fournit un cheval et il est admis à la table du général ou à celle du grand-duc Constantin Pavlovitch de Russie. Ses lettres sont datées de Lindau et signées « Bans, capitaine piémontais, servant à l'avant-garde russe ». La présence de l'auteur du Voyage est bientôt connue et son ouvrage est traduit en allemand. Parvenu à Ratisbonne le 15 décembre 1799, il peint le portrait de la princesse de Tour et Taxis, sœur de la reine de Prusse15. Le 31 décembre 1799 à Prague, il est attaché au général en chef Souvorov et lui propose de peindre son portrait. « Eh bien ! oui, lui répond ce dernier, et si je ne me tiens pas bien, vous me donnerez un soufflet. »16. Il est reçu à la table du prince Alexandre Souvorov en présence du prince de Condé et du duc de Berry. Rien, dans sa correspondance, ne démontre qu'il ait participé directement à la bataille de Novi, ou à la bataille de Zurich, contrairement à l'opinion de certains de ses biographes17. Ces deux batailles sont antérieures à son engagement dans l'armée russe.

Xavier de Maistre écrit le 17 mars 1800 depuis Kobryn que Souvorov est malade. Le général, tombé en disgrâce par la volonté du tsar Paul Ier, meurt à Saint-Pétersbourg le 18 mai 1800. Il sera assisté fidèlement par Xavier jusqu'à la fin18. Après la mort de Souvorov, le capitaine de Maistre demande son congé de l'armée. Recommandé par le grand-duc Constantin Pavlovitch de Russie, il est placé à Saint-Pétersbourg sous la protection du prince Gagarine. Il l'accompagne le 28 septembre 1801 à Moscou pour assister au couronnement du tsar Alexandre Ier de Russie qui succède à son père, Paul Ier, assassiné le 23 mars 1801. Il réside désormais à Moscou, au palais de la princesse Maria Anna Petrovna Chakhovskoï19, qui l'héberge à proximité de la Place rouge ; il ouvre un atelier de peinture qui devient à la mode. Ses portraits connaissent un certain succès auprès de la noblesse russe20. Le 25 janvier 1802, il reçoit une lettre du prince Dolgorouky, aide de camp général de l'Empereur, lui annonçant son congé absolu avec le grade de major, la permission de porter l'uniforme et une gratification21. Le 11 février 1803, Joseph de Maistre est nommé ministre plénipotentiaire du roi de Sardaigne auprès du tsar. Il rejoint Saint-Pétersbourg le 13 mai, après être passé par le Vatican où il est reçu en audience par le pape Pie VII. Les deux frères se revoient à plusieurs reprises en 1803 et en 180422. Mais ce n’est qu’en 1805 que Xavier, en provenance de Moscou, vient s'installer à Saint-Pétersbourg. Il est alors nommé directeur de la bibliothèque et du musée de l'Amirauté par l'amiral Tchitchagov, sur intervention de Joseph23. Le 26 août 1809, il est nommé colonel et rejoint l’armée russe qui se bat dans le Caucase, ce qui lui inspire Les Prisonniers du Caucase. Il est grièvement blessé le 15 novembre 1810, à la bataille d'Akaltsikhe, en Géorgie24. Il est membre de l’état-major du tsar pendant la campagne de Russie. Dans un court récit, Histoire d'un prisonnier français, il raconte ce qu'il a vu de la retraite de Russie. Il est nommé général le 18 juillet 1813, et fait la campagne de Saxe, puis celle de 181525.

Il épouse le 19 janvier 1813 la princesse Sophie Zagriaski, nièce de la princesse Chakhovskoï26, demoiselle d'honneur de la Cour impériale27, et tante de l'épouse de Pouchkine. Le mariage est célébré à la Cour en présence des deux impératrices. Le couple va résider au palais d'Hiver et donner le jour à quatre enfants. Mais il subit la perte de deux enfants de huit et de trois ans, Alexandrine et André.

Il est élu le 23 avril 1820 à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif (titulaire)28.

Le 1er décembre 1825, le tsar Nicolas Ier de Russie succède à son frère Alexandre Ier qui vient de décéder. Xavier de Maistre assiste aux désordres de l'insurrection décabriste du 14 décembre 1825 qui est matée dans le sang par le nouveau souverain29. Devant ces circonstances et pour soustraire leurs deux enfants survivants – Cathinka et Arthur – au rude climat de Russie, Xavier et Sophie de Maistre décident de partir pour l'Italie, sur la recommandation de leur médecin. Ils resteront absents de Saint-Pétersbourg une douzaine d'années de 1826 à 183830. C'est à Florence que Xavier de Maistre rencontre Lamartine en septembre 1828. Ce dernier lui a dédié un long poème. Les deux hommes se retrouvèrent dix ans plus tard, le 26 septembre 1838 dans la maison du poète à Saint-Point31.

Malgré les soins qui leur sont prodigués et les bienfaits du climat italien, les deux enfants meurent lors de leur séjour à Naples et à Castellammare di Stabia, le dernier, Arthur, à l'âge de seize ans, au mois d'octobre 183732. En avril 1838, Xavier de Maistre décide alors de retourner en Russie avec sa femme, en passant par la Savoie. Sa belle-sœur, veuve depuis 1836 de son frère Nicolas, leur offre l'hospitalité au château de Bissy, proche de Chambéry33. En 1839, il rencontre à Paris le critique littéraire Charles-Augustin Sainte-Beuve, qui lui consacre un article34. Le 2 juillet 1839, le couple rentre enfin à Saint-Pétersbourg. Il aménage le 20 août 1841 dans la maison Jadimirsky, au no 11 du quai de La Moïka, près du pont de la Poste, à proximité de l'actuel consulat général de France à Saint-Pétersbourg. Xavier de Maistre découvre que la société est différente de ce qu'elle était avant son départ35. Il se remet à la peinture et s'intéresse à l'invention du daguerréotype dont il prévoit un grand profit pour la reproduction des gravures36. Il visite en détail la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg avec l'architecte Auguste Ricard de Montferrand37. Jusqu'en 1846, il est dans une relation épistolaire suivie avec Rodolphe Töpffer, dont il a contribué à faire connaître les ouvrages en France38. Sa femme Sophie Zagriaski qu'il avait épousée en 1813 et dont il a eu quatre enfants morts jeunes, décède le 18 août 1851. Xavier de Maistre meurt le 12 juin 185239. Bien que catholique, il est inhumé au cimetière luthérien de Saint-Pétersbourg, dit de Smolensk, sur l'île des Dékabristes, près de la rivière Smolenska, ce cimetière servant de lieu d'inhumation des chrétiens non-orthodoxes, aussi bien catholiques que protestants.

Union et postérité

Le comte Xavier de Maistre épouse le 19 janvier 1813 à Saint-Pétersbourg la princesse Sophie Zagriaski (1779-1851), fille du prince Ivan Alexandrovitch Zagriaski (1740-1807), dont il aura quatre enfants :

  • Alexandrine de Maistre (1814-1823). Elle est inhumée dans le cimetière orthodoxe de Saint-Pétersbourg.
  • Catherine, alias Cathinka, de Maistre (1816-1830). Elle est inhumée dans le cimetière de Livourne.
  • André de Maistre (1817-1820). Il est inhumé dans le cimetière de Smolensk de Saint-Pétersbourg, auprès de son père.
  • Arthur de Maistre (1821-1837). Il est inhumé en la basilique Notre-Dame-de-Pozzano, à Castellammare.

L'hommage de Lamartine

Le poète Alphonse de Lamartine lui dédie en 1826, Le Retour, une épître en vers qui lui est entièrement consacrée. Il y évoque au passage son lien de parenté avec lui, par sa sœur Césarine, morte en 1824 et qui avait épousé Xavier de Vignet, neveu de Xavier de Maistre. Faisant l’éloge de son parent, il assure que son génie lui vaudra une gloire durable de génération en génération.

« Ils renaîtront pour toi jusqu’à tes derniers jours ;
Que dis-je ? Quand la mort, sous un vert mausolée,
Rendant un peu de terre à ton ombre exilée,
Couvrira de gazon le fils de la vallée,
Des amis ? ta mémoire en gardera toujours :
Ils y viendront pleurer et cette grâce attique,
Et cet accent naïf, tendre, mélancolique,
Qui sans les demander fait ruisseler nos pleurs ;
De leurs jeunes vertus tu nourriras la flamme ;
Et se sentant meilleurs, ils diront : C’est son âme
Qui de ses doux écrits a passé dans nos cœurs ! »

— Alphonse de Lamartine, Le Retour

Mémorial de Joseph et Xavier de Maistre au château des ducs de Savoie à Chambéry.

Œuvre littéraire

Son œuvre la plus connue, le Voyage autour de ma chambre, est imprimée en 1795 à Lausanne à compte d'auteur40. Cette première édition est datée de Turin, en 1794, sans nom d'imprimeur ni de librairie. Elle est publiée à l'initiative de son frère Joseph41, sous une forme anonyme : M.LE CHEV.X****** O.A.S.D.S.M.S. (Xavier, officier au service de Sa Majesté sarde)42. Ce récit de forme autobiographique raconte les arrêts d’un jeune officier, contraint à rester dans sa chambre pendant quarante-deux jours. Il détourne le genre du récit de voyage, ce qui donne à ce roman une dimension clairement parodique, mais annonce aussi les bouleversements du romantisme, avec l’intérêt constant apporté au moi. Le Voyage est remarquable de par sa légèreté, et la fantaisie avec laquelle l’auteur s’y joue de son lecteur, dans la lignée de Laurence Sterne43.

Dans l'hiver de 1809-1810, il écrit le Lépreux de la cité d’Aoste, dont la première édition est datée de 1811 à Saint-Pétersbourg, petit ouvrage d’une trentaine de pages, d’une grande simplicité stylistique, où est exposé un dialogue entre un lépreux et un soldat. Plus tard, il écrit deux autres romans, La Jeune Sibérienne en 1825 et Les Prisonniers du Caucase.

  • Voyage autour de ma chambre (1794). Rééditions : Mille et une Nuits, Paris, 2002 (postface de Joël Gayraud) ; Garnier-Flammarion, 2003
  • Expédition nocturne autour de ma chambre
  • Le Lépreux de la cité d’Aoste (1811). L’histoire d’un lépreux reclus dans une tour dénommée par la suite tour du lépreux et qui se souvient des temps heureux de sa jeunesse. Son seul bonheur est la vision des Alpes. Réédition : Éditions Thylacine, 2014.
  • La Jeune Sibérienne (1825). L’histoire d’une voyageuse Prascovie Lopouloff qui partit à pied de Ichim au fond de la Sibérie pour aller à Saint-Pétersbourg demander la grâce de son père à l'empereur. Ce roman est basé sur une histoire vraie de Praskovia Lupolova (ru), sur laquelle Madame Cottin a déjà écrit un roman intitulé Élisabeth ou les Exilés de Sibérie en 1806.
  • Les Prisonniers du Caucase (1825). Réédition récente : Éditions Le Tour, 2006

Œuvre artistique

Dans son discours de réception à l'Académie de Savoie en 1896, le chambérien Emmanuel Denarié exprime un regret : les tableaux de Xavier de Maistre qui sont gardés dans les demeures inaccessibles de la haute société russe, ou pieusement abrités dans les salons de sa famille, loin des appréciations tapageuses de la critique, ont échappé à la curiosité de ses biographes les plus érudits.

Xavier de Maistre est connu pour ses peintures des grands personnages de la cour de Russie et pour la peinture de paysages. La plus grande partie de ses œuvres a disparu dans l'incendie du Palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg, en 183744,45. Il subsiste toutefois un spécimen de son talent de miniaturiste au musée des beaux-arts Pouchkine de Moscou : le portrait à l'aquarelle sur ivoire du futur tsar Alexandre II enfant, réalisé en 1802. À la galerie Tretiakov, on peut voir le portrait du généralissime Alexandre Souvorov. Quelques paysages de facture néo-classique sont exposés au musée des beaux-arts de Chambéry. En l'église de l'Assomption de La Bauche (Savoie), est exposé le tableau de l'Assomption de la Vierge, peint par Xavier de Maistre à Pise en 182846.

Citations

Plaque en souvenir de Xavier de Maistre, sur la maison où il écrivit Le Lépreux de la cité d'Aoste, à Aoste (avenue Conseil des Commis)

« Que la peinture est un art sublime ! pensait mon âme; heureux celui que le spectacle de la nature a touché, qui n'est pas obligé de faire des tableaux pour vivre, qui ne peint pas uniquement par passe-temps, mais qui frappé de la majesté d'une belle physionomie et des jeux admirables de la lumière qui se fond en mille teintes sur le visage humain, tâche d'approcher dans ses ouvrages des effets sublimes de la nature. Heureux encore le peintre que l'amour du paysage entraîne dans des promenades solitaires, qui sait exprimer sur la toile le sentiment de tristesse que lui inspire un bois sombre ou une campagne déserte ! Ses productions imitent et reproduisent la nature; il crée des mers nouvelles et de noires cavernes inconnues au soleil; à son ordre, de verts bocages sortent du néant, l'azur du ciel se réfléchit dans ses tableaux; il connaît l'art de troubler les airs et de faire mugir les tempêtes. D'autres fois, il offre à l'œil du spectateur enchanté les campagnes délicieuses de l'antique Sicile; on voit des nymphes éperdues fuyant à travers les roseaux la poursuite d'un satyre; des temples d'une architecture majestueuse élèvent leur front superbe par dessus la forêt sacrée qui les entoure; l'imagination se perd dans les routes silencieuses de ce pays idéal; des lointains bleuâtres se confondent avec le ciel, et le paysage entier, se répétant dans les eaux d'un fleuve tranquille, forme un spectacle qu'aucune langue ne peut décrire. »

Xavier de Maistre. Extrait du Voyage autour de ma chambre.

« Cet écrivain est le Sterne et le J-.J. Rousseau de la Savoie; moins affecté que le premier, moins déclamateur que le second. C'est un génie familier, un causeur du coin du feu, un grillon du foyer champêtre. …Connaître Xavier de Maistre et l'aimer, c'était la même chose. Je m'attachai à cet homme qui avait tous les agréments et tous les âges : omnis Aristippum decuit color. »

Alphonse de Lamartine. Citation par Georges Roth. Lamartine et la Savoie. Dardel. Chambéry. 1927.

« Qu'est-ce que ce Voyage Autour de ma Chambre ? Une conversation de l'auteur avec lui-même. On a très justement dit que c'est là comme un portait, une confession… Et quelle confession naturelle et charmante ! Je ne sais pas de livre plus sincère et qui fasse mieux connaître son auteur, et qui vous attache davantage. Nulle recherche; une vérité malicieuse et touchante. Tout un monde de sentiments, d'émotions et de souvenirs tient dans cette petite chambre où le dada de l'oncle Tobie, comme dit Xavier de Maistre lui-même, peut piaffer en toute fantaisie. Mais cette fantaisie même (et voilà son charme) est toujours humaine. »

Jules Claretie. Préface du Voyage Autour de ma Chambre, chez Jouaust.

« Xavier de Maistre est humain. Il est vrai avec lui-même; il est vrai avec les autres. C'est le maître indulgent du bon Joannetti, c'est l'ami fidèle de la pauvre Rosine engraissée et vieille sur son coussin, c'est l'amant discret de l'imaginaire dame de Hautecastel. Il a le don de s'attendrir à point. Il s'égaie et pleure en même temps. Et après tout, c'est un charme encore que le sourire mouillé d'Andromaque sur le visage de la petite muse d'Aoste. Peu après la prise de Turin par les armées Austro-russes, avant de quitter cette ville, il écrivit L'Expédition nocturne autour de ma Chambre. Ce second opuscule est plus court encore que le premier. Il est d'une allure plus ferme et marque plus de maturité dans les idées. C'est un rare exemple en littérature d'une suite ajoutée à un livre sans le gâter. »

Anatole France-Le Génie latin.

« Elisa est le nom qu'il avait donné à Delphine Bariller. C'était le nom dont elle se parait pour lui. Sur les deux dessins à la plume dont j'ai parlé, j'ai noté cette suscription : « Xavier à son Elisa ». Un peu plus loin, dans L'Expédition nocturne, je trouve encore ce passage sur la rupture: "Je vais descendant le rapide sentier de la vie, sans crainte et sans projets, en riant et en pleurant à la fois, ou bien en sifflant quelque vieil air pour me désennuyer le long du chemin. D'autres fois, je cueille une marguerite dans le coin d'une haie, j'en arrache les feuilles les unes après les autres en disant: Elle m'aime, un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout… En effet, Elisa ne m'aime plus". »

Henry Bordeaux-Les Amours de Xavier de Maistre à Aoste.

« Je voudrais bien être aussi tranquille pour l'autre monde que pour celui-ci. Mon frère Joseph, lui-même, si ferme dans ses principes, disait, en mourant à son frère Nicolas:"Ah ! mon cher, quel voyage !". Je devrais bien davantage m'effrayer de ce même voyage, que je suis au moment d'entreprendre, car j'ai été moins sage que notre aîné et, cependant, j'achève ces quelques mois qui me restent à vivre, plein de confiance en la miséricorde de Dieu. »

Xavier de Maistre-Correspondance du 2 octobre 1851.

« À force d’être malheureux on finit par devenir ridicule. »

— Xavier de Maistre, Expédition nocturne autour de ma chambre

« Les souvenirs du bonheur passé sont les rides de l’âme. »

— Xavier de Maistre, Expédition nocturne autour de ma chambre

« Une bonne imitation est une nouvelle invention. »

— Xavier de Maistre

« Quoique la puissance de Dieu soit aussi visible dans la création d’une fourmi que dans celle de l’univers entier, le grand spectacle des montagnes en impose davantage à mes sens : je ne puis voir ces masses énormes, recouvertes de glaces éternelles, sans éprouver un étonnement religieux. […] J’aime surtout à contempler les montagnes éloignées qui se confondent avec le ciel dans l’horizon. Ainsi que de l’avenir, l’éloignement fait naître en moi le sentiment de l’espérance. […] il existe peut-être une terre éloignée où, à une époque d’avenir, je pourrai goûter enfin ce bonheur pour lequel je soupire, et qu’un instinct secret me présente sans cesse comme possible. »

— Xavier de Maistre, Le Lépreux de la cité d’Aoste

Théâtre

Le Voyage autour de ma chambre, est joué pour la première fois le 15 novembre 2013 à Zurich47.

Bibliographie

Plaque en souvenir de Xavier de Maistre sur la tour du lépreux à Aoste.
  • Paul Louisy, Notice biographique sur Xavier de Maistre, en introduction aux Œuvres complètes, Firmin-Didot, 1880.
  • Emmanuel Denarié, Xavier de Maistre, peintre, Académie de Savoie, Chambéry, 1896.(Discours de réception extrait des Mémoires de l'Académie de Savoie.IV° série. Tome VI).
  • Henry Bordeaux de l’Académie française, Les Amours de Xavier de Maistre à Aoste, 1931
  • Xavier de Maistre, Sa vie, ses écrits, édition à l'usage de la jeunesse, librairie Saint-Paul, 6 rue Cassette, Paris et Œuvre de Saint-Charles, Grammont, Belgique, 208 p.
  • Charles de Buttet, Aperçu de la vie de Xavier de Maistre, d'après sa correspondance, des notes et des souvenirs de famille, Grenoble, 1919, chez Allier frères (p. 216sp, reproduction des toiles de Xavier de Maistre)
  • Bastien Miquel, Joseph de Maistre, un philosophe à la cour du tsar, Paris, Albin Michel, 2000
  • Alfred Berthier, Xavier de Maistre, Slatkine, 1984, 381 p.
  • Eva Pellissier, Xavier de Maistre, Les péripéties d'un exilé, Bibliographica - Collection d'histoires et de vies valdôtaines, Le Château éditions, Imprimerie Jona, Saint-Christophe, 2001.
  • Pierre Lexert (par les soins de), Première rétrospective bicéphale de l’œuvre gravé de Xavier de Maistre : domaines privés, tirages hors-commerce, Aoste, 1997.
  • Xavier de Maistre, "Lettres à sa famille", tomes 1, 2, 3, 4. Édition établie par Gabriel de Maistre. Paleo, 2005.
  • Georgette Chevallier, Xavier de Maistre et l'Italie, in La Revue Savoisienne, 154° année -2014- p.157-182, de l'Académie Florimontane, Annecy.
  • Textes réunis par Michael Kohlhauer, Autour de Joseph et Xavier de Maistre, Mélanges pour Jean-Louis Darcel, Université de Savoie, Electre, 2015.

Institut d'études maistriennes

Institut fondé par Jacques Lovie en 1975 au sein de l'Université de Savoie. Voir aussi l'Association des Amis de Joseph et de Xavier de Maistre animée par son fondateur, Jean-Louis Darcel. Publication de la Revue des études maistriennes.

Notes et références

  1. La famille savoisienne de Maistre n'a aucun lien de parenté avec la famille languedocienne de Maistre originaire de Toulouse
  2. Xavier de Maistre est né, en l'hôtel de Salins à Chambéry, le 8 novembre 1763 et baptisé, le lendemain par Rd Burdin, curé de la paroisse Saint-Léger, dans la chapelle du château de Chambéry où se faisait le service paroissial, en attendant que l'ancienne église Saint-Léger, en cours de démolition soit remplacée par l'église Saint-François, le 27 avril 1767. Il reçoit le nom de François-Xavier que portait son père.
  3. En 1851, Xavier confie au marquis Alphonse de Gabriac, diplomate français de passage à Saint-Pétersbourg : « Mon frère et moi, nous étions comme les deux aiguilles d'une montre ; il était la grande, je n'étais que la petite ; mais nous marquions la même heure, quoique d'une manière différente » (citation rapportée par François Descostes dans Joseph de Maistre avant la Révolution, Paris, Picard, 1893).
  4. « Toute sa vie, il sera le mentor et le confident de son cadet et leurs vies parallèles, en Savoie puis en Russie, reflètent presque toujours cette unité de pensée et de sentiment » (Philippe Barthelet, Joseph de Maistre)
  5. L'abbé André Isnard (1728-1823) fut pendant soixante ans curé de La Bauche. Pendant toute la tempête révolutionnaire, il est resté au milieu de ses ouailles, en se réfugiant chez les habitants lors des perquisitions des gendarmes. Il symbolise l'héroïsme des prêtres savoyards dont plus de mille furent exilés ou déporté sous le régime de la Terreur. Un certain nombre de religieux ont été fusillés par les révolutionnaires français pendant cette période tragique. Le père Isnard est mort à 95 ans le 18 avril 1823.
  6. Eva Pellissier, Xavier de Maistre, Les péripéties d'un exilé, Bibliographica - Collection d'histoires et de vies valdôtaines, Imprimerie Jona, Saint-Christophe, 2001.
  7. Alfred Berthier, Xavier de Maistre, Slatkine, 1984, p. 13.
  8. Vassalo Zaviero Maistre, figlio del conte Zaverio, nato in Chambéry (Savoja) : volontario nel regimento La Marina, 13 giugno 1781-(Archives d'État. Turin)
  9. Selon les historiens de l'aérostation, c'est un certain chevalier de Chevelu qui serait l'instigateur du projet et également son principal financier. Son nom est d'ailleurs affiché en gros caractères sur l'enveloppe de la montgolfière. Le marquis d'Yenne, son père, ayant eu connaissance d'un premier essai désastreux le jeudi 22 avril 1784, lui interdit de « recommencer une pareille folie ». (Jean et Renée Nicolas. La Vie quotidienne en Savoie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Hachette. 1979.)
  10. Commune de Triviers jusqu'en 1872.
  11. Philippe Barthelet, Joseph de Maistre ; les services de la Poste ont procédé à l'émission d'un cachet rond commémoratif du 5 mai 1984 pour célébrer le bicentenaire du vol de la montgolfière de Chambéry.
  12. Joseph-Marie Henry, Histoire de la vallée d'Aoste, Imprimerie Marguerettaz, Aoste, 1929.
  13. Dans l’Expédition nocturne autour de ma chambre, Xavier de Maistre fait allusion à ses amours de la cité d'Aoste : « Je regrette les feuilles qui tombent et jusqu'au zéphir qui passe. Où est maintenant celui qui agitait tes cheveux noirs, Elisa, lorsque, assise auprès de moi sur les bords de la Doire baltée, la veille de notre éternelle séparation, tu me regardais dans un triste silence ? Où est ton regard ? Où est cet instant douloureux et chéri…? » (Henry Bordeaux, de l'Académie française: Les Amours de Xavier de Maistre à Aoste, Chambéry, Dardel, 1931).
  14. « J'ai sur la conscience la catastrophe de Buonadonna : si j'avais eu l'adresse de lui donner un bon coup d'épée, au lieu de le recevoir, il ne se serait probablement pas fait tuer à Grenoble. C'est moi qui l'ai rendu tapageur… » (extrait d'une lettre du 19 juin 1804 à sa famille)
  15. Thérèse de Mecklembourg-Strelitz (1773-1839), épouse du prince Charles de Tour et Taxis (1770-1827). Elle est la sœur de Louise (1776-1810), épouse de Frédéric-Guillaume III(1770-1840), roi de Prusse.
  16. « Je fais à présent le portait du grand Souvorov : il me donne des séances, chose qu'il fait pour la première fois de sa vie » (lettre du 31 décembre 1799 à sa famille). Souvorov, atteint de maladie, est mort quatre mois plus tard. Ce portrait (reproduit à l'article Alexandre Souvorov), est celui peint à Prague par Xavier de Maistre. Il est exposé à la galerie Tretiakov de Moscou.
  17. Je n'ai point encore vu d'affaire (de bataille). J'en suis fâché, mais cela viendra. Je profite du temps de repos pour apprendre le russe. Lettre à sa famille du 26 octobre 1799.
  18. « J'ai écrit depuis Cracovie : d'Anzeno s'est chargé de faire parvenir ma lettre. J'essaie une autre voie depuis Kobryn où la maladie du prince Souvorof, qui est mieux, me retient. »
  19. Le portrait miniature de la princesse Maria Anna Petrovna Chakhovskoï peint par Xavier de Maistre est exposé au musée d'État de Moscou.
  20. « Je n'ai pas lieu de me repentir jusqu'à présent, puisque, depuis le Ier octobre, j'ai fait 20 portraits à 15 louis pièce. » (Lettre du 30 janvier 1802 à sa famille).
  21. " Je vais quelquefois passer ma soirée ailleurs : J'endosse alors mon bel uniforme et mon plumet et on ne parle plus de peinture ." (Lettre à sa famille du 30 janvier 1802).
  22. « Je suis maintenant dans un moment de crise quant à ma situation. On m'a fait espérer un emploi à Pétersbourg et, si cela a lieu, mon existence changera absolument et je crains bien que ce ne soit en mal. Mais je suis forcé, en quelque sorte, à cela, parce que, n'ayant presque plus de travail ici, où il est arrivé une nuée de peintres… » (lettre du 4 mars 1803 à sa famille).
  23. « Comte Xavier Xaviérovitch, il faut partir. Hier, l'assurance de ta place a été donnée au ministère qui m'a dit le soir que je pouvais te faire venir. Cependant comme l'ukase n'est pas signé à cause de ces difficultés de forme dont je t'ai parlé, nous sommes convenus (…) que tu pourrais dire que tu viens vivre avec moi, et que nos arrangements de famille l'exigent ainsi, mais suivant les apparences, avant que tu aies pu monter dans ton traîneau, l'ukase sera signé. Partez, mon enfant, partez ! (…) L'Empereur te donne le choix de major, comme tu es, ou de conseiller de cour, équivalent du lieutenant-colonel, dans le civil. Moi je penche pour le civil à cause de l'ennui de l'uniforme que tu ne pourras quitter que pour dormir. », in Bastien Miquel, op. cité p. 101-102.
  24. Une division russe, sous le commandement du général Philip Osipovich Paulucci, l'emporta sur les troupes de Hussein Ghuli, khan d'Erevan, envoyé pour porter assistance aux Turcs. "Ce n'est pas ma faute si M. votre frère a reçu deux coups de feu… Heureusement, il ne sera pas estropié. Le général en chef le présente pour la 3e classe de l'ordre de Saint-Vladimir". (lettre non datée envoyée par le général Paulucci à Joseph de Maistre).
  25. Les Deux Frères Joseph et Xavier de Maistre - Leur vie, leurs écrits, Librairie Saint Charles, Lille, vers 1880.
  26. Dix années plus tard, Xavier de Maistre écrit : Nous avons été dans la douleur par la perte de notre bonne tante, la princesse Anna Alexandrovna Chakhovskoï, qui est morte le 28 octobre 1823 à 74 ans. C'était une mère pour nous. Elle nous a comblés d'amitié depuis que je la connais. Elle a fini sa carrière et celle de ses bienfaits en annulant une dette de 250 000 roubles que nous avions chez elle".
  27. « c'est une personne du plus grand mérite et de la plus grande distinction. Sa Majesté Impériale a daigné donner à ce mariage une approbation qui ajoute beaucoup à la satisfaction de ma famille. » (extrait d'une lettre de Joseph de Maistre au chevalier Rossi, ministre du roi de Sardaigne, datée du 19 février 1812).
  28. « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 » [archive], sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie et « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie » [archive], sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques - cths.fr.
  29. « Nous l'avons échappé belle, mon cher ami, une horrible conjuration vient d'éclater dans l'armée russe. Trois généraux ont été massacrés, les insurgés ont été au Sénat, à la forteresse, au palais, mais heureusement, trop tard. L'Empereur est descendu dans la cour et a fait lui-même charger les fusils de la garde… ». Lettre de janvier 1826 à sa famille.
  30. « J'ai eu le malheur de perdre deux enfants, une fille de huit ans et un garçon de trois. Il me reste une fille de onze ans et un garçon de six. Ce dernier était malade et c'est pour lui que je suis venu chercher un climat plus doux… » (extrait d'une lettre à Marie-Delphine Pétey citée par Henry Bordeaux.)
  31. Le marquis de Caraman qui assistait à cette rencontre écrit dans ses mémoires : «…Je remarquai le compliment si flatteur qu'il adressa à M. de Maistre, en lui attribuant la révélation première de son talent poétique : "Car c'est vous, lui dit-il, c'est la lecture du Lépreux qui m'a fait poète !" ». Citation par Georges Roth. Lamartine et la Savoie. Extraits situés et commentés. Dardel éditeur. Chambéry. 1927.
  32. « Lorsque tant d'espérances déçues me reviennent dans la mémoire et que je pense qu'elles ne m'ont été données avec tant de profusion dans les derniers temps de ma vie que pour être foudroyées, je ne puis m'empêcher quelquefois de les regarder comme une exécrable ironie de ma cruelle destinée… Ma femme, maintenant doit retourner en Russie, n'ayant plus la raison de la santé de son fils : la loi l'y oblige et d'ailleurs, mon devoir est de la ramener dans son pays, dont je l'ai si malheureusement arrachée. Dieu nous aidera ; j'espère encore en lui, lorsque ma raison n'est pas troublée » (extrait d'une lettre datée du 7 novembre 1837 à sa famille).
  33. « J'ai profité de ces courts intervalles, pour aller visiter le tombeau de mon frère à La Motte Servolex. Toute l'histoire de notre jeunesse, le souvenir de sa constante tendresse pour moi semblaient sortir de la terre. La place de Fanchette (sa cousine Françoise Perrin d'Avressieux) est déjà plus affaissée et s'aperçoit à peine. J'écrivais jadis : Et l'azur d'un ciel sans nuage est moins serein que ton regard. Ces vers sont revenus à ma mémoire auprès de son tombeau et j'ai souri amèrement sur les chimères qui animent la vie humaine et qui finissent là » (lettre à sa famille, Bissy, le 25 août 1838).
  34. « Loin de nous, en Savoie, en Russie, au ciel de Naples, il semblait s'être conservé exprès pour nous offrir dans sa trop courte visite, à l'âge de près de soixante-seize ans, l'homme le plus moralement semblable à ses ouvrages qui se puisse voir, le seul de nos jours peut-être, tout à fait semblable et fidèle par l'âme à son passé, naïf, étonné, doucement malin et souriant, bon surtout, reconnaissant et sensible jusqu'aux larmes comme dans la première fraîcheur, un auteur enfin qui ressemble d'autant plus à son livre, qu'il n'a jamais songé à être un auteur ». Sainte-Beuve, article paru dans la Revue des deux Mondes, t. 18, 1839.
  35. « Le jeu envahit tout. Les jeunes femmes, elles-mêmes, passent leur temps au whist… Parmi les hommes marquants, on cite M.Moritz von Jacobi qui a fait plusieurs inventions utiles, entre autres, celle d'employer l'électro-magnétisme comme principe de mouvement et a, par ce moyen, fait avancer un bateau contre le courant de la Néva. » (lettre à sa famille-12 novembre 1839).
  36. « J'attendais avec empressement la publication du Daguerréotype pour mettre la main à l'œuvre ; mais, quoique l'opération, en elle-même, ne soit pas difficile, il faut avoir un appartement adapté à cet effet… » (lettre du 4 octobre 1839 à sa famille).
  37. « On s'effraie, en approchant de ces colonnes de 8 pieds anglais de diamètre, les plus grands monolithes que les hommes aient soulevés, depuis les Égyptiens. La colonne d'Alexandre, qui est vis-à-vis du palais, est bien plus grande encore, au dire de l'architecte : elle aurait 10 pieds de diamètre. Je n'en crois rien. » (Lettre du 1er novembre 1839 à sa famille).
  38. « Ces deux hommes appartenaient à deux mondes différents, mais le noble comte, dans le modeste maître de pension, avait pressenti un conteur de même race, gai, simple, naturel comme lui, et aux éditeurs qui lui demandaient de nouveaux récits, il présentait comme son héritier l'auteur des Nouvelles genevoises et du Presbytère », Eugène Réaume, édition des Œuvres inédites de Xavier de Maistre chez Alphonse Lemerre, 1877.
  39. Voici l'acte de décès et de sépulture de Xavier de Maistre, extrait du registre de l'église catholique de Sainte-Catherine (perspective Newsky) : « L'année 1852, et le 1er juin, est mort de vieillesse à Saint-Pétersbourg, à l'âge de 90 ans, le comte François-Xavier de Maistre, général major et chevalier de nombreux ordres. Enseveli le 4 du même mois au cimetière de Smolensk par le père Jacques Skiliondz, dominicain ». Ce cimetière est l'un des grands cimetières de Saint-Pétersbourg où les catholiques avaient et ont encore leur terrain.
  40. « Lausanne, 15 février 1795. Ma sœur aînée m'a compté deux louis et s'est chargée d'une dette de quatre louis, que j'avais à Turin, auprès de M. de Loches ; au moyen de quoi, je demeure chargé d'employer six louis à l'impression de l'ouvrage de mon frère » (Joseph de Maistre, carnets manuscrits).
  41. « Mon frère, dit Xavier, était mon parrain et mon protecteur ; il me loua de la nouvelle occupation que je m'étais donnée, et garda le brouillon, qu'il mit en ordre après mon départ. j'en reçus bientôt un exemplaire imprimé, et j'eus la surprise qu'éprouverait un père en revoyant adulte un enfant laissé en nourrice » (Préface par Jules Claretie de la réédition des œuvres de Xavier de Maistre chez Raymond Jouaust).
  42. Le Voyage autour de ma Chambre a fait l'objet de nombreuses rééditions. Dans celle de Saint-Pétersbourg de 1812, Joseph de Maistre rédige la préface en plaisantant sur l'identité de l'auteur anonyme de l'ouvrage qui pourrait bien être identifié sous le nom d'un certain Augustin Ximenez.
  43. Écrivain irlandais, auteur en 1768 d'un roman inachevé, le Voyage sentimental à travers la France et l'Italie.
  44. « Pour remplacer tous les tableaux, brûlés au Palais d'hiver avec tout ce que nous avions de précieux, nous avons fait encadrer tous ceux que nous avons faits en Italie, Nathalie et moi… » Extrait d'une lettre à sa famille du 12 novembre 1839 (Nathalie est la fille adoptive de son épouse, venue en séjour à Naples).
  45. « Ma belle-sœur (la princesse Catherine Zagriaski, demoiselle d'honneur de l'impératrice), nous écrit qu'elle a eu le temps de sauver l'argenterie et mon buste en marbre. Après quoi, elle a pensé se sauver elle-même. Meubles, miroirs, linge de table, tableaux, parmi lesquels les portraits de mes premiers enfants, tout a péri. Ce dernier article est le seul que je regrette. Si le feu avait pris après son départ, tout aurait été perdu et s'il avait pris pendant son sommeil, la pauvre fille y serait restée elle-même ; cela fait frémir. Elle nous dit que l'embrasement a été si rapide qu'elle n'a été avertie de l'incendie que par le prince Butera, ministre de Naples, qui, passant devant le palais, est monté chez elle et lui a donné la première nouvelle. Ce brave homme, voyant qu'elle regrettait d'abandonner son buste, l'a pris lui-même, malgré son énorme poids et l'a emporté ». Ce buste en marbre est l'œuvre en 1830 du sculpteur romain Raimondo Trentanove (1792-1832). (Lettre à sa famille du 23 janvier 1838).
  46. Une exposition a rassemblé une quarantaine de ses tableaux et de ses dessins au Musée des Beaux-Arts de Chambéry en 1998.
  47. http://www.keller62.ch/spielplan/index.html [archive]

Articles connexes

  • Famille de Maistre (Savoie)
  • François-Xavier Maistre
  • Joseph de Maistre
  • Rodolphe de Maistre
  • Jean-François Maistre

Liens externes

  • Notices d'autorité

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02 juillet 2020

Butler Édith

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Édith Butler


Édith Butler

Édith_Butler_à_St-Hyacinthe

Biographie
Naissance
27 avril 1942

(78 ans)
Paquetville

Nationalité
Acadie
Activité
Chanteuse
Autres informations
Site web
www.edithbutler.net
Distinctions
Officier de l'Ordre du Canada
Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle
Ordre du Nouveau-Brunswick (2013)

Édith Butler, née Marie Nicole Butler le 27 juillet 1942 à Paquetville dans la Péninsule Acadienne, comté de Gloucester, Nouveau-Brunswick, est une chanteuse Acadienne francophone.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Honneurs et distinctions
  • 2 Discographie
    • 2.1 Albums
    • 2.2 Albums faits avec Jacqueline Lemay
    • 2.3 Compilations
    • 2.4 En concert
  • 3 Références
  • 4 Liens externes

Biographie

Sa carrière a débuté au milieu des années 1960 à Moncton et fut propulsée à travers le Canada grâce à l'émission Singalong Jubilee. Très vite, elle acquiert une popularité et est invitée à participer aux différents festivals Folks du Canada et des États-Unis. Au début des années 1970 elle représente le Canada à l'Exposition Universelle d'Osaka et donne 500 représentations partout au Japon. Après cette période, elle fait plusieurs tournées notamment en Irlande, en Angleterre et aux États-Unis.

C'est en 1973, au moment de la sortie de son premier album Avant d'Être Dépaysée chez Sony, qu'elle rencontre Lise Aubut qui deviendra son imprésario. Commence alors une série de spectacles et de disques d'où découleront de nombreuses tournées tant au Québec qu'en Europe. Elle sera l'hôte des plus grandes villes et des plus grands festivals européens. Elle offrira plusieurs représentations à Paris dans des salles aussi prestigieuses que l'Olympia, Le Théâtre de la Ville, L'Européen et même La Madeleine.

Au Québec, sa carrière sur scène n'a eu de cesse depuis 1973 du Patriote à La Place des Arts en passant par toutes les grandes villes ainsi que tous les festivals important, des FrancoFolies de Montréal au Festival d'été de Québec en passant par le Festival de Saint-Tite. Elle lance plusieurs albums populaires et traditionnels entre 1973 et 1985, et se tourne vers les albums de partys (Le Party d'Édith en trois volumes) qui obtiennent un bon succès entre 1985 et 1989. Elle revient à des chansons plus engagées à partir de 1990 (Drôle d'hiver...). On retient parmi ses titres les plus importants Grain de mil, Laissez-moi dérouler le soleil, Je vous aime, ma vie recommence, C'est beau l'amour, C'est une chanson d'amour, Voguer sur des étoiles de mer, J'étions fille du vent et d'Acadie, Escarmouche à Restigouche, Hymne à l'espoir, Un million de fois je t'aime et Paquetville.

Elle fait aussi du théâtre en participant à la pièce d'Antonine Maillet Le tintamarre aux côtés de Viola Léger (La Sagouine). En 2003, après sept ans d'absence sur disque, elle enregistre Madame Butlerfly. Elle passe ensuite l'essentiel de sa carrière en tournée partout au Québec et au Nouveau-Brunswick, visitant principalement les écoles et les petites salles de concerts. Elle lance l'album Le retour à l'automne 2013.

Elle est officier de l'Ordre du Canada depuis 1975.

Édith Butler c'est 50 ans de carrière - 2 millions de disques vendus - une carrière internationale.

Honneurs et distinctions

Chevalier de l'Ordre du Mérite de la Culture Française

Chevalier de l'Ordre de la Pléiade

Chevalier de l'Ordre des Francophones d'Amérique

Princesse abénakise

1975 - Officier de l'Ordre du Canada

1981 - Prix international Jeune Chanson Française, prix Président de la République

1983 - Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros

1985 - Félix du Meilleur Spectacle sur Scène

1985 - Personnalité du journal La Presse

1986 - Félix de la Meilleure Vente de Disques de l'année

1986 - Félix de l'Artiste s'étant le Plus Illustrée à l'étranger

1986 - Nellie Award for Best Performance In Radio

1994 - Personnalité du journal La Presse

1994 - Prix Meritas Acadien

1996 - Web d'Or

1996 - Membre et Porte-Parole de la Fondation Téléglobe

1997 - Prix Dr Helen Creighton Lifetime Achievement Award

1999 - Chevalier de l'Ordre National du Mérite de la République Française

2003 - Prix Hommage aux Prix les Éloizes

2004 - Prix Montfort

2007 - La chanson Paquetville entre au Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens

2009 - Prix des Arts de la Scène du Gouverneur Général du Canada

2009 - Timbre poste à son effigie

2010 - Prix Excellence de la SOCAN

2012 - Titre de Grand diplômé de l'Université de Laval

2012 - Ordre du Mérite des diplômées et diplômés de l'Université de Moncton

2012 - Prix Excellence des Arts de la Scène du lieutenant-gouverneur du Nouveau - Brunswick

2013 - Ordre du Nouveau-Brunswick

3 disques de platine

5 disques d'or

Membre du Conseil des Arts du Canada

Docteur Honoris Causa en Musique - Université de Moncton

Docteur Honoris Causa en Lettres - Université du Nouveau-Brunswick

Docteur Honoris Causa en Lettres - Université Acadia

Discographie

Albums

  • 1973 : AVANT D'ÊTRE DÉPAYSÉE (Avant d'être dépaysée, Il m'envoie à l'école, Nos hommes ont mis la voile, L'escaouette, On parlera de nous, someday, Et puis je t'aime…)
  • 1974 : L'ACADIE S'MARIE (Le Mascaret, Le rêve, Tous nos hommes, Le dix avril, L'Acadie s'marie, Mon ami, Dans l'Acadie…)
  • 1975 : CHANSONS D'ACADIE (Il a tout dit, Blanche comme neige, Ma fille vous ne l'aurez pas, Le petit bateau, Le 25 de mai, Meurette…)
  • 1976 : JE VOUS AIME, MA VIE RECOMMENCE (Je m'avance au-devant de toi, Tu regardes la mer, Le grain de mil, Je vous aime, ma vie recommence, Une fleur à ma fenêtre, Dans l'île, Le p'tit bœuf…)
  • 1978 : L'ESPOIR (C'est une chanson d'amour, J'étions fille du vent et d'Acadie, Voguer sur des étoiles de mer, Anne, ma sœur Anne, C'est beau l'amour, Chanson pour endormir le vent, Hymne à l'espoir…)
  • 1979 : ASTEUR QU'ON EST LÀ (Le soleil se lève, Nounages, Le fil de la rivière, Paquetville, Marie Caissie…)
  • 1981 : JE M'APPELLE ÉDITH
  • 1983 : DE PAQUETVILLE À PARIS (Paquetville, Escarmouche à Restisgouche, Hale, Je m'appelle Édith, Laissez-moi dérouler le soleil, Meurette…)
  • 1984 : UN MILLION DE FOIS JE T'AIME (Un million de fois je t'aime, La complainte de Marie-Madeleine, Super Summertime I love you, Oh cher, veux-tu venir danser ?, Les petits tracas…)
  • 1985 : LE PARTY D'ÉDITH (Vot'ti chien madame, Diggy Liggy Lo, Ma mère chantait toujours, La Bastringue, Les petits cœurs…)
  • 1986 : ET LE PARTY CONTINUE (Hommage à Gilles Vigneault, Y mouillera pu pan toutte pan toutte, L'arbre est dans ses feuilles, On n'a pas tous les jours 20 ans, Hommage à Madame Bolduc…)
  • 1987 : PARTY POUR DANSER (Samba Samba, Na na hey hey good bye, La bamba, Ça m'fait quelque chose, Aiko aiko, Branchée sur le cœur…)
  • 1990 : ÉDITH BUTLER (Drôle d'hiver, Certains jours de pluie, Matawila, Cœur qui danse, Cajuns de l'an 2000, Comme un béluga…)
  • 1992 : ÇA SWINGUE ! (Laissez faire, Travailler c'est trop dur, Cœur de Cajuns, Ça swingue au pays de la Sagouine, Quand je reviendrai à Caraquet…)
  • 1995 : À L'ANNÉE LONGUE (La 20, Joli-Cœur, Dis oui, si tu m'aimes, Le paquet d'nerfs de Paquetville, Paquetville 95, Ne m'appelle plus l'Acadienne, Au chant de l'alouette…)
  • 1996 : LA VRAIE HISTOIRE DE TI-LOUP (Livre-cassette)
  • 2003 : MADAME BUTLERFLY (J’avais un bel ami, Le grain de mil, À la claire fontaine, C’est dans le mois de mai, Dans les prisons de Nantes, L’enfant au tambour.)
  • 2013 : LE RETOUR1 (Rue Dufferin, Un petit mot, N'oublie pas ton violon, Aimer la vie, Chanson pour mon père, Dessine-moi...)

Albums faits avec Jacqueline Lemay

  • 1981 : BARBICHON, BARBICHÉ (Cet été, Qui chante, La valse des fleurs, Entends la nature, L'étoile de Noël...)
  • 1991 : MON FOLKLORE, Vol. 1
  • 1993 : MON FOLKLORE, Vol. 2
  • 1994 : MON FOLKLORE, Vol. 3

Compilations

  • 1985 : LES GRANDS SUCCÈS D'ÉDITH BUTLER
  • 1992 : TOUT UN PARTY (Compilation)
  • 1995 : 24, LES 27 CHANSONS (Compilation)

En concert

  • 1980 : PAQUETVILLE LIVE

Références

  1. Alain de Repentigny, « Édith Butler: mordre de nouveau dans la vie » [archive], sur lapresse.ca, 10 novembre 2013 (consulté le 16 mai 2015).

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01 juillet 2020

Thilda Harlor

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Thilda Harlor

 

Jeanne Fernande PERROT


Jeanne Fernande Perrot dite Thilda Harlor est une journaliste, femme de lettres, critique d’art et militante féministe française, née à Paris le 9 août 1871, ville où elle morte le 28 décembre 1970.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Notes et références
  • 4 Liens externes

Biographie

Jeanne Perrot naît le 9 août 1871 au no 38 rue Jacob dans le 6e arrondissement de Paris1. Elle est la fille d'Eugène Dominique Perrot et d'Amélie Sylvia Ragon de Bettignies, remariée à Richard Hammer2.

Pianiste, ayant suivi la carrière de son père, elle devient ensuite critique d'art.

Comme journaliste, elle fait ses débuts à La Fronde avec Marguerite Durand, écrit dans Le Journal des Femmes, La Revue Socialiste, etc. Elle a notamment préfacé le catalogue de l'exposition Girieux, Launay, Picasso et Pichot du 15 novembre au 15 décembre 1902 à la Galerie tenue par Berthe Weill.

Elle a été directrice de la bibliothèque Marguerite Durand (morte en 1936) jusqu'en 19453.

Elle a signé ses ouvrages Th. Harlor, ses articles Harlor. Elle a publié des romans et des biographies. Elle meurt le 28 décembre 1970 en son domicile au no 63 boulevard Saint-Michel dans le 5e arrondissement de Paris4

Œuvres

  • Le Triomphe des vaincus, Bibliothèque des réformes sociales, 1908, roman
  • Tu es femme..., Plon-Nourrit et Cie, 1913
  • Léopold Lacour, Bibliothèque internationale d'édition E. Sansot et Cie, 1914, biographie
  • Liberté, liberté chérie, G. Crès, 1916
  • Le Pot de réséda, A. Michel, 1921, roman
  • Benvenuto Cellini, Nilsson, 1924, biographie
  • Les Fers forgés d'Emile Robert, Éditions de la Gazette des Beaux-arts, 1925
  • Arielle, fille des champs, Le Rouge et le Noir, 1930, roman
  • Gustave Geffroy, Privas, 1934, biographie
  • Georges Lecomte, Privas, 1935, biographie
  • Pascale, ou l'École du bonheur, Éditions du Dauphin, 1955, roman
  • Les Énamourés, Éditions du Manuscrit, 1960, contes
  • Un ouvrier poète. Gabriel Gauny, 1806-1889, Éditions du manuscrit, 1962, biographie
  • Est-ce un crime ?, Éditions du Manuscrit, 1964

Notes et références

Liens externes

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30 juin 2020

Riffardeau de Rivière Charles François

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Charles François Riffardeau de Rivière


Charles François de Riffardeau

250px-Vigée_Lebrun_-_Charles_de_Riffardeau_de_Rivière_(1763-1822)

 
Le marquis de Rivière, Élisabeth Vigée Le Brun (1755–1842), 1828

Titre Vicomte de Rivière
(1786-1817)
Autre titre Marquis de Rivière
1er Duc de Rivière
Prédécesseur Charles Jean de Riffardeau de Rivière
Grade militaire Lieutenant général
Commandement 21e division militaire1
8e division militaire1
23e division militaire (Corse)1
5e compagnie des gardes du corps
Conflits Guerres révolutionnaires
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Officier de la Légion d'honneur
Grand-croix de Saint-Louis
Autres fonctions Pair de France
Ambassadeur
Gouverneur du duc de Bordeaux
Biographie
Dynastie Famille Riffardeau
Naissance 17 décembre 17652
Reuilly (Berry)
Décès 21 avril 1828 (à 62 ans)
Paris
Père Charles François de Riffardeau de Corsac3,4
Mère Agnès Élisabeth Cailleteau de La Chasseloire
Conjoint Marie Louise de La Ferté-Meung

Orn ext Duc et pair de France (Restauration) OSE.svg
Blason famille fr Riffardeau de Rivière.svg

Charles François de Riffardeau, vicomte, marquis, puis 1er duc de Rivière, né au château de la Ferté2 à Reuilly dans le Berry le 17 décembre 1765 et mort à Paris le 21 avril 1828, est un militaire, diplomate et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

« Charles François, duc de Rivière de Riffardeau fut l’un des officiers de l’ancienne armée qui, dans le cours des dernières révolutions, montrèrent le plus de dévouement à la monarchie des Bourbons et en furent le mieux récompensés5. »

— Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Émigration
    • 1.2 Chute de l'Empire
    • 1.3 Restauration française
  • 2 Récapitulatifs
    • 2.1 Titres
    • 2.2 Décorations
    • 2.3 Armoiries
  • 3 Ascendance & postérité
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Articles connexes
    • 5.2 Liens externes
    • 5.3 Bibliographie
  • 6 Chronologie

Biographie

Le château de la Ferté à Reuilly (Indre), lieu de naissance de Riffardeau.

Charles François de Riffardeau, IIe du nom3, est issu d'une noble et ancienne famille établie en Bourbonnais dès l'année 1407 puis dans le Berry3. Il est le petit-fils du vicomte de Rivière de Riffardeau6, officier au régiment Royal-La-Marine en 1745, puis aide de camp du prince de Carignan en 1748. Il naît à la Ferté-sur-Cher6, dans le diocèse de Bourges7, en 1763.

Il reçut une éducation très soignée, et, voué dès l'enfance à la carrière des armes5, il entra pensionnaire à l'École militaire en 1778, il en sortit en 1780, pour passer officier dans le régiment des Gardes-Françaises (enseigne surnuméraire en 1780, enseigne en 1781, sous-lieutenant en second en 1784, de grenadiers en 1787, sous-lieutenant en premier en 17887). Il commandait une compagnie de ce corps en 1789, lorsque la Révolution française commença. Ses efforts, comme ceux de tous les autres officiers, furent vains pour maintenir dans l’ordre et la soumission cette troupe indisciplinée5. Il ne la quitta néanmoins que lorsqu’elle fut dissoute, ou qu’elle reçut une autre organisation5.

Émigration

Alors le vicomte de Rivière suit les princes en émigration, sert d’abord dans l'armée du prince de Condé8, puis se rend à Turin, auprès du comte d’Artois5,9,10, dont il devient à partir de cette époque le fidèle serviteur. Chargé par les Bourbons exilés de diverses missions qui le ramènent plusieurs fois en France, M. de Rivière les remplit « avec autant de zèle que de bonheur11 », malgré la peine de mort qu'il encourait et comme émigré et comme agent des princes. Il pénètre secrètement (jusqu’à sept fois5) en territoire français, sous divers déguisements, et porta à plusieurs reprises les ordres des princes frères de Louis XVI aux généraux Charette, Stofflet, Sapinaud, Cadoudal et Bourmont5.

Après avoir rejoint l'armée des princes, et avoir fait la campagne de 1792, il est nommé colonel par Louis XVIII, puis, en 1795, aide de camp de Monsieur, comte d'Artois, et chevalier de Saint-Louis11. Il suit ce prince dans tous ses voyages en Allemagne, en Russie, en Angleterre et au cours de l'expédition de Quiberon5. Il est chargé par ce dernier de plusieurs missions auprès des chefs royalistes de la Vendée et de la Bretagne8.

En la même année 1795, le marquis de Rivière se rend à Belleville (Vendée), au camp de Charette11, afin de concerter avec ce général royaliste les mesures à prendre pour seconder le débarquement que Monsieur, le comte d'Artois, voulait effectuer sur les côtes de la Bretagne. Le marquis de Rivière essaie en même temps de réconcilier Stofflet avec Charette et il remet à ces deux chefs les brevets et décorations que leur envoyait le comte d'Artois au nom du roi exilé11. Arrêté et conduit au château de Nantes, en 1795, il réussit à s’en échapper5,9,12 « par sa présence d’esprit5 », et se rend à Paris, où il avait une mission à remplir près des agents des princes, Lemaître et la Villeurnoy5.

Après être retourné en Angleterre et avoir rendu compte au roi de sa mission8, il s'embarque avec Monsieur pour une expédition navale dont le résultat est l'occupation momentanée de l'île-Dieu. Il reçoit ordre, lorsque ce prince retourne en Angleterre, de rester dans la Vendée, d'où il ne revient à Londres qu'au mois de novembre 1795, avec des dépêches de Charette, et après avoir échappé à de nombreux dangers[Lesquels ?]11. Le trajet qu’il parcourt pour gagner les côtes de la Bretagne, au milieu des postes républicains dont le pays était couvert, l'expose à de nombreux dangers, auxquels il n’échappe que par « beaucoup d’adresse et de vigilance8 ». Ayant reçu de ce prince une nouvelle mission, il fait naufrage sur les plages de Normandie. Vivement poursuivi, il est sur le point de tomber à nouveau entre les mains des républicains. Il parvient une fois encore jusqu’à Charette, et réussit à lui porter les ordres de son roi5. C’est alors que le frère de ce prince, qui avait été vivement alarmé des périls auxquels son aide de camp s’était exposé pour le servir, lui écrivit :

« Tu m’as fais une belle peur, cher Rivière ; grâce à Dieu et à ton courage, tu t’en es tiré, et j’en ai été bien heureux. J’ai annoncé le premier à tes amis que tu vivais. — Je t’embrasse5. »

Après tant et de si terribles épreuves, le marquis de Rivière suit son prince en Angleterre, puis en Écosse, où il vit paisiblement pendant plusieurs années, jusqu’à ce que de nouveaux ordres du comte d’Artois viennent le mêler à l'entreprise dans laquelle devaient périr les Georges Cadoudal, les Pichegru « et tant d’autres royalistes dévoués5 ».

Fin 18035 le marquis de Rivière, le général Pichegru, Cadoudal et trente-deux autres royalistes dévoués s’embarquent sur la Tamise pour aborder aux côtes de Normandie et se rendre secrètement à Paris avec pour objectif de renverser le gouvernement consulaire et rétablir celui des Bourbons. Ils débarquent le 16 janvier, au pied de la falaise de Belleville (Normandie), sur les côtes de France, et se rendirent à Paris8. On sait comment ils tombent dans les pièges de la police, et comment ils sont successivement arrêtés en mars 18045. Le marquis de Rivière est l'un des premiers à être arrêtés (le même jour que MM. Jules de Polignac et du Pré de Saint-Maur), il est incarcéré et fait l'objet d'une procédure devant le tribunal criminel de Paris. « Toujours franc et loyal5 », il ne nie, en présence des juges, ni ses affections13 ni ses projets contre Bonaparte. Après un procès instruit pendant quatre mois contre lui et ses coaccusés, il fait partie des huit personnes condamnées, le 10 juin, à la peine de mort8. Cependant sa famille obtient sa grâce par l'intercession de Joséphine de Beauharnais, épouse du premier Consul, et la peine de mort est commuée en une peine de déportation, après une détention préalable de quatre ans dans le fort de Joux, en Franche-Comté1.

Rivière, enfermé dans le cachot où avait péri Toussaint Louverture peu de mois auparavant5, voit sa captivité prolongée jusqu'en 18101. On lui permit ensuite d’habiter le département du Cher, où il reste sous la surveillance de la police jusqu’à la chute du trône impérial en 1814.

Chute de l'Empire

À cette époque, Sémonville, qui se trouvait dans ce pays comme commissaire extraordinaire de l’empereur5, reçoit du ministre de la police Savary l’ordre de le faire arrêter, et il était près d’exécuter cet ordre lorsque le rétablissement de la royauté des Bourbons sauve le marquis de Rivière14. Rivière est appelé auprès de Monsieur dès l’arrivée de ce prince à Paris14.

Lorsqu'à la suite des désastreuses campagnes de Moscou (1812) et de Leipzick (1813) les souverains alliés pénétrèrent en France « pour renverser le despotisme de Bonaparte1 », le marquis de Rivière accompagne Monsieur, qui, pour récompenser son dévouement15, l'attache à sa personne comme son premier aide de camp, et le créé maréchal-de-camp le 28 février 18141.

La croix de commandeur de l'ordre de Saint-Louis lui est donnée par Louis XVIII le 11 septembre de la même année et il est pourvu du commandement de la 21e division militaire1.

Désigné, au mois de février 1815, pour l'ambassade de Constantinople, il attendait à Marseille un vent favorable pour se rendre à sa destination, lorsqu'il apprit le retour de l'île d'Elbe. Le duc d'Angoulême, qui se trouvait alors dans le midi de la France, promeut le marquis de Rivière, le 30 mars, au grade de lieutenant-général des armées du roi1 et lui confère des pouvoirs très étendus[Lesquels ?]. Le marquis « fit tous ses efforts1 » pour faire soulever le pays en faveur de la cause royale. Les événements ayant rendu ses efforts inutiles, il s'embarque, le 11 avril, avec le comte de Bruges, sur un petit bateau espagnol, pour se rendre à Barcelone, où ils arrivent le 15. Dès ce moment, le marquis de Rivière ne quitte plus le duc d'Angoulême, jusqu'au mois de juillet suivant, époque à laquelle il s'approche des côtes de France, sur l'escadre commandée par lord Exmouth16.

Restauration française

Le 24 juillet1 suivant, le marquis de Rivière est nommé gouverneur de la 8e division militaire, et fait, en cette qualité, son entrée à Marseille, « où il reçut des habitants l'accueil que lui méritait son inaltérable dévouement à la famille des Bourbons16 ». Le 21 du même mois, il reçoit la nouvelle de la rentrée du roi dans ses États, et rassemble aussitôt les officiers généraux, ainsi que l'état-major, et provoque leur soumission au gouvernement restauré16,17. Cependant la ville de Toulon tenant encore à cette époque pour Bonaparte16, le marquis de Rivière s'y rend et fait connaître au maréchal Brune que les souverains alliés s'engageraient à ne faire aucuns actes hostiles, si ce maréchal consentait à abandonner le commandement de l'armée du Var, et à s'éloigner de Toulon. Brune ne fait point de difficulté d'accéder à cet arrangement, évacue Toulon, et prend la route d'Avignon18, où il est assassiné par la population de la ville17. Le gouverneur, qui peut faire arborer le drapeau blanc sur la ville de Toulon1,9, semble avoir une certaine responsabilité dans la mort du maréchal, auquel il avait garanti la sécurité et qu'il ne put pas protéger lors de son passage en Avignon12.

Créé pair de France le 17 août de la même année 1815 (son nom ne figure pas au procès du maréchal Ney12), et confirmé le 29 août dans le grade de lieutenant-général, le marquis de Rivière est appelé, en novembre, au commandement de la 23e division militaire (la Corse). « Sa prudence et sa fermeté1 » dissipent les troubles insurrectionnels qui désolaient cette île. Il se rend sur l'île, où il trouve plusieurs cantons en pleine insurrection. Jugeant que des mesures trop rigoureuses ne pourraient qu'exaspérer les esprits, il sait allier « beaucoup de prudence à toute la fermeté que les circonstances rendaient nécessaires18 ». Cependant, six mois s’étaient écoulés depuis qu’il commandait en Corse ; et il n'avait encore pu parvenir à soumettre le canton de Fiumorbo. Il y risque plus d'une fois sa vie18. Un jour, entre autres, il y est couché en joue par 200 rebelles18,17 ; mais il se précipite aussitôt vers eux, suivi de quelques personnes, et en criant : « Vive le Roi ! » Cette intrépidité désarme les rebelles, et les manières affables du marquis de Rivière achevèrent de les soumettre18. Rivière ne peut s'emparer de Joachim Murat, en fuite, lors de son passage en Corse, mais, par ses poursuites, il hâte l'expédition qui devait coûter la vie à l'ancien roi de Naples12.

Estampe gravée par Alexandre Giboy en 1821, d'après un dessin d'un des fils Debay, reconstituant la plinthe de la statue avec le fragment inscrit aujourd’hui disparu.

Le roi lui envoya la grand'croix de l'ordre de Saint-Louis le 3 mai 1816. Peu de jours après, il remit le gouvernement de l'île dont il avait rétabli les administrations17 au général Willot, et partit alors pour son ambassade de Constantinople. Il débarqua, le 4 juin suivant, dans le port de cette capitale de l'Empire ottoman, et a, le 16 du même mois, sa première audience du « grand-seigneur » le sultan Mahmoud II14, auquel il offre, de la part du roi, des présents d'un grand prix18. En 1819, le commerce de Marseille s'étant plaint du tarif de douanes que l'ambassadeur avait signé, M. de Rivière est dénoncé le 19 juin 1819 à la Chambre des pairs, mis à la retraite le 21 juillet et remplacé à Constantinople12. « Du reste, sa mission dans ce pays n’eut rien de remarquable pendant quatre ans qu’il eut à la remplir14 ».

Le roi Louis XVIII l'institue pair de France, au titre de marquis (par lettres patentes, qui furent communiquées à la Chambre des pairs, le 2 février 181918) et le créa chevalier-commandeur des ordres du roi le 30 septembre 1820.

Riffardeau de Rivière est nommé, peu de temps après son retour de l'ambassade de Constantinople, capitaine des gardes de Monsieur (il est reçu en cette qualité, le 22 janvier 182119), devenus, depuis la mort de Louis XVIII, 5e compagnie des gardes du corps du roi Charles X de France20,21.

Le marquis de Rivière est créé officier de la Légion d'honneur le 19 août 1823. Charles X ne pouvait plus lui accorder d’autre titre que celui de duc héréditaire : c'est ce qu'il fait, « de la manière la plus gracieuse14 » avec application de ce titre à sa pairie le 30 mai 1825. Nommé par le roi, le 10 avril 1826, gouverneur de la personne du duc de Bordeaux22,21, le duc de Rivière ne devait pas jouir longtemps de ces faveurs. Tant de vicissitudes, de persécutions et d’emprisonnements avaient gravement altérés sa santé. Dès le mois de février 1828, il ressentit de cruels maux d’estomac qui, « malgré tous les secours de l’art14 », ne font qu’augmenter jusqu’au 21 avril, date à laquelle il meurt, « après avoir rempli de la manière la plus édifiante ses devoirs de religion14 ».

Récapitulatifs

Titres

  • Pair de France23 :
    • 17 août 1815 - 21 avril 1828 ;
    • Marquis et pair (31 août 1817) ;
    • Duc et pair (30 mai 1825, sans lettres patentes, ni majorat23) ;

Décorations

Chevalier du Saint-Esprit Officier de la Légion d'Honneur Grand'croix de Saint-Louis
  • Chevalier du Saint-Esprit (7e promotion : Paris, 30 septembre 1820) ;
  • Légion d'honneur2 :
    • Chevalier (1er mai 1821), puis,
    • Officier de la Légion d'honneur (19 août 1823) ;
  • Ordre royal et militaire de Saint-Louis :
    • Chevalier (vers 179511-1796), puis,
    • Commandeur (11 septembre 18141), puis,
    • Grand'croix de Saint-Louis (3 mai 18161).

Armoiries

Fascé d'argent et d'azur, au chevron de gueules brochant sur le tout.21,24,23

Ascendance & postérité

Fils de Charles François de Riffardeau3 (1717-1786), comte de Corsac et d'Agnès Elisabeth Cailleteau de La Chasseloire (1728-1794), Riffardeau de Rivière avait trois sœurs6 :

  1. l'aînée, dame du marquisat de Paudy, non mariée ;
  2. la seconde, Agnès Marie Madeleine (11 juillet 1761 - Paris, 18 juin 1808), épouse (le 18 mars 1794 à Bourges) de Nicolas du Pré de Saint-Maur (1767-1846), maire de Vierzon (1807-1820), fils de l'ancien intendant de Bordeaux, dont postérité ;
  3. et la troisième, Claude Agnès (Reuilly (Indre), 10 mars 1766 - après le 7 vendémiaire an VII), épouse (le 12 août 1788 à Paris) de Charles Armand Louis (vers 1744-1795) marquis du Chesneau, officier au régiment des Gardes-Françaises (dont une fille), puis, le 12 nivôse an VI (1er janvier 1798) à Paris, avec César Auguste Brière de Montaudin 1769-1836, dont un fils (sa naissance coûta la vie à sa mère).
  • Le duc de Rivière épousa, épousa, le 4 juin 1811 à Paris, Marie Louise de La Ferté de Meung21 (1776-186025), dont il eut :
    • Charles Antoine Adrien (Cervon (Nièvre), 1er juillet 1812 - Paris, 22 janvier 1870), 2e duc de Rivière, marié, le 14 avril 1841 à Paris, avec Stéphanie (1819-1872), fille d'Arthus Hugues Gabriel Timoléon (1790-1857), comte de Cossé-Brissac, chevalier des ordres du Roi, premier pannetier de France, dont :
      • Délie Louise Marie Gabrielle (11 juillet 1842 - 3 février 1907), mariée, le 14 janvier 1863, avec le vicomte de Mandat Grancey (1831 - Tué le 2 décembre 1870 à la bataille de Champigny), dont postérité ;
      • Louise Marie Aldegonde (Tours, 12 juillet 1844 - Tuée le 4 mai 1897 dans l'incendie du Bazar de la Charité), mariée, le 21 mai 1867 à Paris VIIe, avec Joseph-Louis de Luppé (1837-1912), député des Basses-Pyrénées, dont postérité ;
      • Ludovic (né en 1850, mort jeune) ;
    • Adrienne Charlotte (12 juillet 1814 - Paris, 14 juin 1875), mariée, le 12 juin 1839, avec Hippolyte de Solages (1809-1850) ;
    • Louis Marie Charles (Constantinople, 8 juillet 1817 - 31 août 1890), 3e duc de Rivière, sénateur du Cher (1876-1885).

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Courcelles 1827, p. 183.
  2. a, b et c Léonore LH/2436/31.
  3. a, b, c et d Courcelles 1823, p. 2.
  4. Le père du duc de Rivière (Charles-François), comte de Corsac, avait fait, de la manière la plus honorable, les guerres d’Italie au commencement du XVIIIe siècle, puis celles de Flandre et d’Allemagne sous le maréchal de Saxe et le duc de Richelieu. D’abord capitaine de cavalerie, il parvint successivement aux rangs de colonel, de brigadier et de maréchal de camp. Il mourut en 1786.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Michaud 1843, p. 88.
  6. a, b et c Courcelles 1827, p. 181.
  7. a et b Mazas 1861, p. 32.
  8. a, b, c, d, e et f Courcelles 1823, p. 3.
  9. a, b et c Feller 1829, p. 396.
  10. Robert & Cougny 1891, p. 155.
  11. a, b, c, d, e et f Courcelles 1827, p. 182.
  12. a, b, c, d et e Robert & Cougny 1891, p. 156.
  13. On avait trouvé, suspendu sur la poitrine du marquis de Rivière, un portrait de Monsieur, le comte d'Artois. Interrogé sur ce gage précieux de la confiance et de rattachement du prince, M. de Rivière déclare hautement le reconnaître, et souhaite aux descendants de celui qui gouvernait alors la France, s'ils tombaient un jour dans le malheur, des serviteurs aussi dévoués qu'il avait juré de l'être à la dynastie des Bourbons.
  14. a, b, c, d, e, f et g Michaud 1843, p. 89.
  15. Le marquis de Rivière avait été, pendant l'émigration, du petit nombre de ceux qui, indépendamment du sacrifice de leurs vies, « avaient été assez heureux » pour pouvoir offrir ce qu'ils avaient pu sauver de leur fortune à leurs princes exilés.
  16. a, b, c et d Courcelles 1823, p. 4.
  17. a, b, c et d Feller 1829, p. 397.
  18. a, b, c, d, e, f et g Courcelles 1823, p. 5.
  19. Courcelles 1823, p. 6.
  20. Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 9, 1820-1823 [détail de l’édition]
  21. a, b, c et d Courcelles 1827, p. 184.
  22. Moniteur du 19 avril 1826.
  23. a, b et c Velde 2005, p. Lay peers.
  24. Rietstap 1884.
  25. Roglo 2012.

Annexes

Articles connexes

  • Liste des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit ;
  • Ambassade de France en Turquie ;

Liens externes

Bibliographie

  • « DE RIVIÈRE DE RIFFARDEAU (Charles-François, IIe du nom, marquis) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 9, t. IX, 1823, 542 p. [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 2-6 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • « DE RIVIÈRE, (Charles-François marquis, puis duc) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII, 1827, 378 p. [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 181-184 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • François-Xavier de Feller, Dictionnaire historique : ou histoire abrégée des hommes qui se sont fait un nom par le génie, les talens, les vertus, les erreurs, depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours, vol. 1, t. II, Rolland-Rusand, 1829, 528 p. (lire en ligne [archive]), p. 396-397 ;
  • « RIVIÈRE DE RIFFARDEAU (CHARLES-FRANÇOIS, duc DE) », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, vol. 36, 2e édition, 1843-1865, 706 p. [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 88-89 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • Alexandre Mazas, Histoire de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis : depuis son institution en 1693, jusqu'en 1830, Didot, 1861, 638 p. (lire en ligne [archive]), p. 32 ;
  • « RIVIÈRE (CHARLES-FRANÇOIS RIFFARDEAU, duc DE) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, t. V, Edgar Bourloton, 1889-1891, 570 p. [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 155-156 Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 [archive] et 2 [archive], Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 « et ses Compléments » [archive], sur www.euraldic.com (consulté le 23 décembre 2011) ;


29 juin 2020

Collingwood Cuthbert

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Cuthbert Collingwood

 

Cuthbert Collingwood
1er baron Collingwood

280px_Cuthbert_Collingwood__Baron_Collingwood_by_Henry_Howard

 
Cuthbert Collingwood, peinture de Henry Howard au Greenwich Hospital

Surnom Lord Collingwood
Naissance 26 septembre 1750
à Newcastle-upon-Tyne
Décès 7 mars 1810 (à 59 ans)
à bord du HMS Ville de Paris
Origine Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Allégeance Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Arme Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Grade Vice-Admiral
Années de service 1761-1810
Commandement HMS Badger
HMS Hinchinbrook
HMS Pelican
HMS Sampson
HMS Mediator
HMS Prince
HMS Barfleur
HMS Triumph
HMS Royal Sovereign
Mediterranean Fleet
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Faits d'armes Glorious First of June
Bataille du cap Saint-Vincent
Bataille de Trafalgar
Distinctions Pairie du Royaume-Uni

Le Vice-Admiral Cuthbert Collingwood, 1er baron Collingwood, né le 26 septembre 1750 à Newcastle-upon-Tyne et mort le 7 mars 1810 à bord du HMS Ville de Paris au large de Port-Mahon, est un officier de marine britannique des XVIIIe et XIXe siècles. Au cours de sa carrière dans la Royal Navy, il prend part - aux côtés de Lord Nelson - à plusieurs victoires britanniques pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, et est fréquemment considéré comme le successeur de Nelson au commandement de la flotte britannique1.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Jeunesse et débuts
    • 1.2 Premier commandement
    • 1.3 Bataille de Trafalgar
    • 1.4 Fin de carrière et mort
  • 2 Notes et références
  • 3 Sources et bibliographie

Biographie

Jeunesse et débuts

Collingwood nait à Newcastle upon Tyne. Il suit les cours de la Royal Grammar School de Newcastle. À l'âge de onze ans, il prend la mer à bord de la frégate de sixième rang HMS Shannon sous les ordres de son cousin captain (futur amiral) Richard Brathwaite (ou Braithwaite), qui prend en charge son instruction en matière de navigation. Après plusieurs années de services sous le captain Brathwaite et une courte période passée sur le HMS Lenox, un navire de garde basé à Portsmouth commandé par le captain (et lui aussi futur amiral) Robert Roddam, Collingwood navigue en direction de Boston en 1774 sous l'Admiral Samuel Graves, et combat dans la brigade navale britannique à la bataille de Bunker Hill (juin 1775), ce qui lui vaut d'être promu au grade de lieutenant, le 17 juin 1775.

En 1777, Collingwood rencontre pour la première fois Nelson lorsque tous deux servent à bord du HMS Lowestoffe. Deux ans plus tard, Collingwood succède à Nelson en tant que commander du HMS Badger (20 juin 1779), et l'année suivante il succède à nouveau à Nelson en tant que post-captain du HMS Hinchinbrook (22 mars 1780), une petite frégate. Nelson avait conduit l'expédition avortée destinée à traverser l'Amérique centrale depuis l'océan Atlantique vers l'océan Pacifique en naviguant sur le río San Juan, le lac Nicaragua, et le lac Leon. Nelson est affaibli par la maladie et doit se soigner avant de pouvoir être promu sur un vaisseau plus important, Collingwood lui succède donc au commandement du Hinchinbrook et ramène les restes de l'expédition à la Jamaïque.

Premier commandement

Après avoir commandé une autre petite frégate, le HMS Pelican, avec laquelle il est pris dans un ouragan et fait naufrage en 1781, Collingwood est promu sur le HMS Sampson, vaisseau de ligne de 64 canons, et en 1783 il passe sur le HMS Mediator (1782) et envoyé dans les Indes occidentales, où il reste jusqu'en 1786, toujours en compagnie de Nelson, empêchant les vaisseaux américains de commercer avec les Indes occidentales.

En 1786 Collingwood retourne en Angleterre, où, à l'exception d'un voyage qu'il fait vers les Indes occidentales, il reste jusqu'en 1793. Cette année-là, il est nommé captain du HMS Prince, le vaisseau amiral du Rear Admiral George Bowyer au sein de la Channel Fleet. Le 16 juin 1791, Collingwood épouse Sarah Blackett, fille d'un riche marchand de Newcastle et petite-fille de Robert Roddam (1711-1744) d'Hethpoole et de Caldburne (à ne pas confondre avec l'amiral, Robert Roddam, sous les ordres duquel il sert étant plus jeune).

En tant que captain du HMS Barfleur, Collingwood est présent au sein de la flotte britannique au Glorious First of June. À bord du HMS Excellent, il participe à la victoire à la bataille du cap Saint-Vincent, et se fait une bonne réputation au sein de la flotte pour sa conduite lors de ce combat. Après le blocus de Cadix, il rentre quelques semaines à Portsmouth pour réparations. Au début de l'année 1799, Collingwood est promu au grade de Rear-Admiral of the White le 14 février 1799; puis à celui de Rear-Admiral of the Red, le 1er janvier 1801; et, arborant son pavillon sur le HMS Triumph, il rejoint la Channel Fleet et met les voiles en direction de la Méditerranée où le principal des forces navales combinées de France et d'Espagne s'étaient réunies. Collingwood continue à servir activement jusqu'à la signature de la paix d'Amiens, qui lui permet de rentrer en Angleterre.

Avec la reprise des hostilités avec la France au printemps 1803 il quitte à nouveau son foyer, qu'il ne reverra jamais. Dans un premier temps, il participe au blocus de la flotte française au large de Brest. Le 23 avril 1804, il est promu au grade de Vice-Admiral of the Blue puis Vice-Admiral of the Red le 9 novembre 1805. Cela faisait près de deux ans qu'il avait repris le service, lorsque Napoléon décide d'équiper une force d'invasion destinée à envahir l'Angleterre, une campagne qui devait décider du sort de l'Europe et dont la réussite dépendant de la suprématie sur les mers. La flotte française ayant mis les voiles de Toulon, l'Admiral Collingwood est nommé à la tête d'une escadre avec pour ordre de la poursuivre. Les flottes combinées de France et d'Espagne, commandées par l'amiral amiral Villeneuve, après s'être rendues dans les Indes occidentales, retournent à Cadix. Sur leur chemin, elles rencontrent la petite escadre de Collingwood au large de Cadix. Il ne disposait alors que de trois vaisseaux sous ses ordres; et conscient de la disproportion des forces - il est chassé par seize vaisseaux de ligne - il préfère fuir et parvient à éviter le combat. Avant que la moitié des forces ennemies ne soit entrée dans le port il reprend le blocus, utilisant de faux signaux pour dissimuler la petite taille de son escadre. Il est bientôt rejoint par Nelson, qui espère alors convaincre les flottes ennemies de s'engager dans un combat majeur.

Bataille de Trafalgar

Article détaillé : Bataille de Trafalgar.

La flotte combinée quitte Cadix en octobre 1805. La bataille de Trafalgar s'ensuit immédiatement. Villeneuve, l'amiral français, dispose sa flotte en forme de croissant. La flotte britannique se scinde en deux, une première ligne conduite par Nelson à bord du HMS Victory, et l'autre par Collingwood sur le HMS Royal Sovereign. Le Royal Sovereign était le voilier plus rapide, principalement parce que sa coque avait été pourvue d'une nouvelle couche de cuivre qui, comparée aux vaisseaux dont le revêtement en cuivre était oxydé, offrait une résistance moindre. Ayant pris une avance considérable sur le reste de la flotte, il est le premier à engager le combat. « Voyez, dit Nelson, pointant du doigt le Royal Sovereign engageant le combat avec le centre de la ligne ennemie, voyez comme ce noble compagnon Collingwood conduit son vaisseau au combat! »2. Au même moment, comme s'il répondait à l'observation de son grand commandant, Collingwood fait remarquer à son capitaine: « Qu'est ce que Nelson donnerait pour être ici? »3.

Le Royal Sovereign s'approche du vaisseau amiral espagnol, et lui décharge ses bordées avec une telle rapidité et une telle précision que le Santa Ana était sur le point de sombrer avant que les autres vaisseaux britanniques n'aient le temps de rejoindre le combat. Plusieurs vaisseaux espagnols viennent porter assistance au Santa Ana et font feu de toute part sur le Royal Sovereign; plus tard, après avoir été gravement endommagé - le vaisseau n'est plus manœuvrable et devra être remorqué -, il est soulagé par l'arrivée du reste de la flotte britannique. Peu de temps après le Santa Ana abaisse son pavillon. À la mort de Nelson, Collingwood le remplace comme commandant en chef, transférant son pavillon sur la frégate Euryalus. Conscient qu'une violente tempête était en formation au large, Nelson avait l'intention de placer la flotte au mouillage à l'issue de la bataille, mais Collingwood choisit de ne pas suivre cet ordre : de nombreux bâtiments britanniques et les prises réalisées étaient trop endommagés pour se mettre à l'ancre, et Collingwood concentre ses efforts pour ramener ses bâtiments à l'aide de vaisseaux remorqueurs. Dans la tempête qui s'ensuivit, de nombreuses prises font naufrage sur la côte rocheuse et les autres sont détruites pour empêcher leur récupération, cependant aucun navire britannique n'est perdu.

Le 9 novembre 1805, Collingwood est promu Vice-Admiral of the Red et élevé à la pairie sous le titre de Baron Collingwood de Caldburne et Hethpool, dans le comté de Northumberland4. Il reçoit également les remerciements de la Chambre des communes et de la Chambre des lords et se voit octroyé une pension de 2 000 £ par an. Comme tous les capitaines et amiraux ayant combattu ce jour-là, il reçoit une médaille en or, sa troisième, après celles reçues pour le Glorious First of June et le cap Saint-Vincent ; seuls Nelson et Sir Edward Berry ont partagé l'honneur de porter trois médailles d'or pour leurs services pendant les guerres contre la France.

Lorsqu'il n'est pas en mer, il réside à Collingwood House dans la ville de Morpeth située à 15 miles au nord de Newcastle upon Tyne. Il est connu pour avoir remarqué, « quand je pense combien je suis heureux à nouveau, mes pensées me ramènent à Morpeth5 ».

Fin de carrière et mort

Entre Trafalgar et sa mort, aucun grand combat naval n'est disputé bien qu'à plusieurs reprises des escadres françaises aient tenté de briser le blocus qui pesait sur la France, l'une d'entre elles réussissant même à débarquer des troupes dans les Caraïbes deux mois après Trafalgar, la majorité d'entre elles étaient chassées et battues au combat. Collingwood est alors occupé par d'importantes négociations politiques et diplomatiques dans la Méditerranée, au cours desquelles il fait preuve de tact et de jugement. En 1805, il est nommé commandant en chef de la Mediterranean Fleet. Il demande alors à être relevé de son commandement et à pouvoir rentrer chez lui, cependant, le gouvernement britannique qui avait grand besoin d'un amiral doté de l'expérience et du talent de Collingwood lui ordonne de rester en poste, arguant que son pays ne pouvait se passer de ses services alors qu'il était toujours menacé d'invasion par la France et par ses alliés. Sa santé commence à se dégrader de manière alarmante en 1809, et il demande à nouveau à l'Admiralty de lui permettre de se retirer, ce qui lui est finalement accordé. Collingwood meurt avant d'avoir revu l'Angleterre, à bord du Ville de Paris, au large de Port Mahon alors qu'il faisait route vers l'Angleterre, le 7 mars 18106. Il est inhumé aux côtés de Nelson dans la crypte de la cathédrale Saint-Paul de Londres.

Notes et références

  1. Admiral Cuthbert Collingwood [archive], HMS Collingwood Officers' Association.
  2. En anglais : See, see how that noble fellow Collingwood carries his ship into action!
  3. En anglais : What would Nelson give to be here?
  4. (en) London Gazette: no. 15859. p. 1376 [archive]. 5 novembre 1805.
  5. En anglais : whenever I think how I am to be happy again, my thoughts carry me back to Morpeth
  6. (en) Roy Adkins, Trafalgar, The Biography of a Battle, Abacus, 2004, (page 238)

Sources et bibliographie

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cuthbert Collingwood, 1st Baron Collingwood » (voir la liste des auteurs).
En anglais
  • (en) Max Adams, Admiral Collingwood - Nelson's Own Hero, Phoenix, Londres, 2005, (ISBN 0-304-36729-X)
  • (en) Colin White and the 1805 Club, The Trafalgar Captains, Chatham Publishing, Londres, 2005, (ISBN 1-86176-247-X)
  • (en) J. Gold, The Naval Chronicle Volume 15, Londres, 1806. Réédité par Cambridge University Press, 2010. (ISBN 978-1-108-01854-8))
  • (en) William Davies, A Fine Old English Gentleman exemplified in the Life and Character of Lord Collingwood, a Biographical Study, Londres, 1875
  • (en) « Cuthbert Collingwood », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne [archive]]
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28 juin 2020

Calder Robert

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Robert Calder

 

Robert Calder

280px-Abbott,_Robert_Calder

 
Portrait de Robert Calder par Lemuel Francis Abbott

Naissance 13 juillet 1745
à Elgin (Écosse)
Décès 1er septembre 1818 (à 73 ans)
à Holt (comté de Hampshire, Angleterre)
Origine Britannique
Allégeance Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Arme Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Grade Admiral
Années de service 1759-1818
Commandement Commander-in-Chief, Plymouth
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Chevalier commandeur de l'Ordre du Bain (KCB)

Robert Calder (né le 13 juillet 1745 à Elgin en Écosse, mort le 1er septembre 1818 à Holt dans le comté de Hampshire), 1er baronnet, est un officier de marine britannique. Il sert pendant la guerre de Sept Ans, la Guerre d'indépendance des États-Unis, les guerres de la Révolution française et les guerres napoléoniennes.

Sommaire

  • 1 Débuts militaire
  • 2 Amiral
  • 3 Notes et références
  • 4 Sources et bibliographie

Débuts militaire

Calder est le troisième fils de James Calder, 3e baronnet Muirton de Calder, et d'Alice Hughes. Il fait ses études au lycée d'Elgin, et entre dans la Royal Navy en 1759 à l'âge de quatorze ans. Comme aspirant, il reçoit 1 800 £ pour son rôle dans la capture de l'Hermione navire de la flotte du trésor espagnol, le 21 mai 1762, il est par la suite promu lieutenant. À ce rang, il sert à bord du HMS Essex (en), dans les Caraïbes. Il lui faut attendre jusqu'en 1782 pour atteindre le grade de capitaine. Il commande la frégate HMS Diana (en) sous les ordres de l'amiral Richard Kempenfelt, et s'acquitte honorablement des différents services qui lui sont demandés. Il lui faut quand même attendre encore un certain temps la promotion.

Amiral

En 1796, il a été nommé capitaine de la flotte sous les ordres de l'amiral John Jervis et prend part à la bataille du cap Saint-Vincent le 14 février 1797. Il est désigné pour annoncer la victoire à George III qui pour ses services, l'anobli le 3 mars 1797. Il reçoit les remerciements du Parlement, qui le 22 août 1798 le fait 1er baronnet Calder de Southwick. Il épouse Amelia Michell en mai 1779.

En 1799 il est promu contre-amiral et est envoyé avec une petite escadre pour entraver le ravitaillement de l'Armée d'Orient par l'amiral Gantheaume.

Pendant la guerre de la Troisième Coalition (1805-1806), il commande les escadres de blocus des ports de Rochefort et de Ferrol, où sont construits les navires destinés à l'invasion de l'Angleterre. Malgré des forces très inférieures à celles de l'ennemi, Calder refuse de se laisser attirer vers le large et maintient le blocus.

Lorsqu'il devient évident que Napoléon s'apprête à briser le blocus de Ferrol, l'Amirauté lui envoie les renforts de l'amiral Charles Stirling pour intercepter la flotte franco-espagnole à destination de Brest. Celle-ci émerge du brouillard, le 22 juillet 1805. Les navires alliés sont plus nombreux que les britanniques, mais Calder passe à l'action, c'est la bataille du cap Finisterre. Après quatre heures de combat, alors que la nuit tombe, Calder donne l'ordre d'interrompre les hostilités. L'amiral Villeneuve ne poursuivit pas son voyage, et se réfugie à Ferrol avant de retourner à Cadix. Les alliés comptent plusieurs centaines de morts et de blessés et ont perdu deux navires.

Le 27 août, Napoléon, découragé par ces événements et appelé à d'autres projets, dut renoncer à son projet d'envahir l'Angleterre. Il quitta Boulogne avec l' « armée d'Angleterre », rebaptisée la « Grande Armée », pour se porter au-devant de la menace austro-russe (bataille d'Austerlitz).

La victoire de Calder eut de grandes conséquences car elle obligea Villeneuve à se réfugier à Cadix jusqu'à la bataille de Trafalgar, au cours de laquelle la flotte franco-espagnole fut anéantie le 21 octobre 1805 par la flotte britannique de Nelson. Gravina y laissa la vie tandis que Villeneuve sera fait prisonnier par les Anglais.

Cependant, l'amirauté et l'opinion publique britanniques ne récompensèrent pas Calder pour sa victoire au cap Finisterre, bien au contraire. Calder fut dégradé, passa en cour martiale, et fut sévèrement réprimandé pour ne pas avoir cherché à reprendre le combat les 23 et 24 juillet. Il n'obtint par la suite plus aucun commandement dans la Royal Navy.

Notes et références

Sources et bibliographie

  • (en) William James, Naval History of Great Britain, 1793–1827 [détail des éditions]
  • (en) George Edward Cokayne, editor, The Complete Baronetage, 1900.

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27 juin 2020

Saumarez James

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James Saumarez

 

James Saumarez
1er baron de Saumarez

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Portrait de James Saumarez, 1st Baron de Saumarez par Philip Jean

Naissance 11 mars 1757
Saint-Pierre-Port, Guernesey
Décès 9 octobre 1836 (à 79 ans)
Guernesey
Allégeance Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Arme Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Grade Amiral
Années de service 1770-1821
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres napoléoniennes
Distinctions Ordre du Bain
Ordre de l'Épée

James Saumarez (11 mars 1757 – 9 octobre 1836), est un officier de marine britannique connu pour sa victoire à la bataille d'Algésiras. Il termine sa carrière dans la Royal Navy avec le grade d'Amiral.

Biographie

Il est né à Saint-Pierre-Port sur l'île de Guernesey dans une vieille famille de l'île. Plusieurs de ses ancêtres se sont distingués dans la marine britannique où il commence sa carrière à l'âge de treize ans. Pour son courage au cours de l'attaque de Charleston en 1776 à bord du HMS Bristol, il est nommé au grade de lieutenant, puis commandant à l'issue de la bataille de Dogger Bank, le 5 août 1781, où il est blessé.

Au commandement du HMS Russell, il contribue à la victoire de l'amiral Rodney sur l'amiral français comte de Grasse à la bataille des Saintes le (12 avril 1782). Il est fait chevalier en 1793 pour la capture de La Réunion, une frégate française.

Au déclenchement de la guerre avec la Russie en 1809, il reçoit le commandement de la flotte de la Baltique. Il en garde le contrôle pendant les guerres précédant la chute de Napoléon, et fait preuve de tact à l'égard du gouvernement suédois lors de la crise résultant de l'invasion de la Russie. Charles XIII lui attribue la grand-croix de l'ordre militaire de l'Epée. Il est nommé amiral et devint baron. En 1819, il est nommé Contre-Amiral du Royaume-Uni. Il est mort à Guernesey en 1836.

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26 juin 2020

Blanquet du Chayla Armand

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Armand Blanquet du Chayla

 


Armand Blanquet du Chayla

VIP


Naissance 9 mai 1759
à Marvejols
Décès 29 avril 1826 (à 66 ans)
à Versailles
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade Vice-amiral honoraire
Années de service 1775-1803
Commandement Le Tonnant
Le Franklin
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Faits d'armes Campagne d'Égypte
Bataille d'Aboukir
Distinctions Comte d'Empire
Hommages Trois bâtiments de la marine française
Autres fonctions Commissaire général de la Marine

Parti : au 1er, d'argent, à la bande de gueules, chargée de trois quintefeuilles du champ et accompagnée en chef et en pointe d'un croissant de gueules, celui du chef renversé ; au 2e, d'azur au vaisseau à trois mâts d'or ; à la champagne de gueules, chargée du signe des chevaliers légionnaires.

Armand Simon Marie Blanquet du Chayla, né le 9 mai 1759 à Marvejols1 (Gévaudan) et mort le 29 avril 1826 à Versailles, est un officier de marine français. Il sert pendant la guerre d'indépendance des États-Unis puis pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire et termine sa carrière avec le grade de vice-amiral honoraire.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 La Guerre d'Indépendance des États-Unis
    • 1.2 La Révolution
    • 1.3 L'escadre d'Égypte
    • 1.4 La Restauration
  • 2 Les bâtiments ayant porté le nom Du Chayla
  • 3 Notes et références
  • 4 Sources
  • 5 Article connexe

Biographie

Armand Simon Marie Blanquet du Chayla : Armand, est né à Marvejols, en Gévaudan, en 1759, d'une famille noble originaire du Chayla-d'Ance2. Il commence son service dans la marine en juin 1775 comme aspirant-garde. Deux ans plus tard, il devient garde-marine, et est placé au service du comte de Provence3.

La Guerre d'Indépendance des États-Unis

En 1778, il est enseigne de vaisseau à bord de l'Hector4 au sein de l'escadre du comte d'Estaing et part pour les Amériques ; il participe aux combats de Newport. Transféré sur la prise le Stanley, il est fait prisonnier par le vaisseau HMS Culloden le 6 novembre 1778. Il ne rentre en France qu'en avril 1780.

Il part avec l'escadre du comte de Grasse en octobre 1780 et participe à tous les combats de la campagne : combat de Fort-Royal sur le Languedoc5, bataille de la baie de Chesapeake sur le Palmier, puis de nouveau sur le Languedoc6 aux combats de Saint-Christophe et il est gravement blessé au visage et aux jambes lors de la bataille des Saintes (avril 1782). Pendant cette campagne, il se lie d'amitié avec Laurent Truguet, alors lieutenant de vaisseau embarqué sur les mêmes bâtiments que lui.

La paix signée, il participe à plusieurs missions en Méditerranée, notamment sur les côtes d'Albanie où, second sur la Belette, il livre un dur combat contre des pirates.

La Révolution

Son premier commandement est la Flèche en 1791, toujours en Méditerranée. Il est promu capitaine de vaisseau en juillet 1792 au moment où Truguet est promu contre-amiral. Ce dernier l'appelle pour être son capitaine de pavillon sur le Tonnant dans l'escadre de la Méditerranée. Alors que l'escadre mouille devant Oneille (Oneglia), il est envoyé en tant que plénipotentiaire pour demander le ralliement de la ville à la République, mais son canot est accueilli par une intense mousqueterie : deux officiers et cinq matelots sont tués et Duchayla, blessé. Cet incident conduit au bombardement pendant 36 heures de la ville et à sa destruction. Toujours au commandement du Tonnant, il participe au bombardement et à l'attaque manquée contre Cagliari (février 1793).

Pour échapper à la Terreur, il se réfugie à Chartres où il s'est marié en décembre 17907 ; il est, sans aucun fondement, mis sur la liste des émigrés, puis arrêté début 1794. Ses biens sont confisqués. Il est libéré à la suite du 9 Thermidor8. Dès sa nomination au ministère de la marine, Truguet l'appelle auprès de lui comme adjudant-major (fonction correspondant aujourd'hui à celle de chef de cabinet). Il est l'homme de confiance du ministre, en butte aux violentes attaques des « Clichyens » hostiles au Directoire et surtout des partisans du rétablissement de l'esclavage dans les colonies. Il est l'un des principaux rédacteurs, aux côtés du ministre, du règlement de tactique navale de l'An V. Il est contre-amiral en septembre 1796.

Quand Truguet est révoqué du ministère, il est chargé du commandement d'une escadre à Brest (avril 1797 - février 1798)

L'escadre d'Égypte

L'Orient à la bataille d'Aboukir. Le Franklin est tout à gauche.

En avril 1798, il reçoit le commandement de la seconde escadre au sein de la flotte de Brueys qui conduit Bonaparte pour la campagne d'Égypte. Son pavillon est sur le Franklin. Il s'illustre en dirigeant le débarquement et la prise de Malte. Lors du conseil de guerre à bord du vaisseau l'Océan, il s'efforce avec Dupetit-Thouars de convaincre Brueys de combattre à la voile mais, appuyé par Ganteaume (Honoré Joseph Antoine Ganteaume), Villeneuve et Decrès, l'amiral préfère combattre à l'ancre. Le lendemain la flotte est détruite, Brueys tué dans l'explosion de l'Océan, et du Chayla est gravement blessé, défiguré, le nez emporté par la mitraille. L'équipage du Franklin est décimé, son capitaine de pavillon tué. Du Chayla survit mais est fait prisonnier.

Libéré sur parole quelques mois plus tard, il revient à Paris et critique avec véhémence les mauvais choix tactiques de Brueys et la passivité coupable des autres amiraux lors de la bataille d'Aboukir. Bonaparte qui n'a confiance que dans les quelques marins qu'il connaît, c'est-à-dire les autres rescapés d'Aboukir9, n'admet pas ces critiques et le met en disgrâce. Lorsque Decrès devient ministre de la marine, du Chayla qui depuis deux ans réclame un commandement, comprend qu'il n'a plus rien à espérer et demande sa mise à la retraite, effective en octobre 1803. Il perçoit un traitement de retraite de vice-amiral sans toutefois en avoir reçu le titre.

Il est fait chevalier de l'Empire par lettres patentes du 21 décembre 1808.

La Restauration

Il est promu par Louis XVIII vice-amiral honoraire le 1er mai 1816. Il reçoit également le titre de comte et meurt à Versailles le 29 avril 1826.

Les bâtiments ayant porté le nom Du Chayla

Trois bâtiments de la Marine nationale française ont porté le nom de Du Chayla10 :

  • Un corvette à hélice mise sur cale à Lorient en 1852, initialement lancée en 1855 sous le nom de Volta, elle devint la frégate Du Chayla le 11 août 1859 et fut désarmée le 4 novembre 1875 puis démantelée à Lorient en 1890.
  • Un croiseur mis à flot en 1895 ; il fut retiré du service le 27 octobre 1921. Il servit comme école des officiers mécaniciens. Il fut démantelé à Lorient en 1933.
  • Un escorteur d'escadre D630 lancé le 27 novembre 1954 et désarmé le 15 novembre 1991. Il était parrainé par le département de la Lozère.

Notes et références

  1. Nobiliaire universel de France sur Google Livres, p. 475
  2. De la même famille est issu l'abbé François de Langlade du Chayla dont le meurtre déclenche la guerre des camisards
  3. Archives nationales de la Marine C7 dossier Blanquet du Chayla
  4. A. N. Mar. B4/141 f°119 Rôle d'équipage de l'Hector 1778
  5. A. N. Mar. C6/617 Rôle d'équipage du Languedoc
  6. A. N. Mar. C6/697 Rôle d'équipage du Languedoc (2d armement)
  7. Archives Départementales Eure & Loir E4/59 Baptêmes, Mariages Sépultures, Paroisse Sainte Foy
  8. Archives Départementales Eure & Loir 1Q 43
  9. Auguste Thomazi, Les Marins de Napoléon
  10. http://www.netmarine.net/bat/ee/duchayla/ancien.htm [archive] NetMarine.net L'escorteur d'escadre Du Chayla sur le site de netmarine.net]

Sources

  • E. Chevalier, Histoire de la Marine Française pendant la guerre d’Indépendance Américaine, Librairie Hachette & Cie, Paris 1884
  • E. Chevalier, Histoire de la Marine Française sous la 1re République, Librairie Hachette & Cie, Paris 1884
  • Georges Six, Dictionnaire Biographique des Généraux et Amiraux Français de la Révolution et de l'Empire Paris, Librairie Historique et Nobiliaire Georges Saffroy, 1934
  • Auguste Thomazi, Les Marins de Napoléon, Tallandier, Paris 1978
  • Onésime Troude, Les Batailles navales de la France (4 volumes) en particulier tomes 2 et 3, Paris 1867
  • Victoires, Conquêtes, Désastres, revers et guerres civiles des Français de 1792 à 1815 par une société de militaires et de gens de lettres, Paris de 1817 à 1821

Article connexe

  • Histoire de la marine française

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25 juin 2020

de Richery Joseph

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Joseph de Richery

 

Joseph de Richery

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Naissance 13 septembre 1757
à Allons (Alpes-de-Haute-Provence)
Décès 3 nivôse an VII de la République, (23 décembre 1798 (à 41 ans))
à Éoulx
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Monarchie constitutionnelle française Monarchie constitutionnelle française
Drapeau de la France République française
Arme  Marine royale française
 Marine de la République
Grade Contre-amiral
Années de service 1774-1798
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution française

Joseph de Richery, né le 13 septembre 1757 à Allons (Alpes-de-Haute-Provence)1 dans les Basses-Alpes et mort le 3 nivôse an VII de la République, (23 décembre 1798 (à 41 ans)) à Éoulx2, actuelle commune de Castellane3, est un contre-amiral français, qui s’est particulièrement distingué durant les guerres de la Révolution.

Sommaire

  • 1 Ancien Régime
  • 2 Révolution française
  • 3 Famille
  • 4 Armoiries
  • 5 Hommage
  • 6 Notes et références
  • 7 Annexes
    • 7.1 Bibliographie

Ancien Régime

Descendant de Louis Cælius, Italien installé en Provence au XVe siècle4, il bénéficie du patronage des Glandèves qui lui permet d’entrer et de monter en grade dans la Marine royale5. Il est mousse à neuf ans, et devient élève officier en 1774. En 1777, il est garde du pavillon, puis enseigne de vaisseau l’année suivante.

Lors de la guerre d'indépendance des États-Unis, il se distingue à l’attaque de Newport en détournant les brûlots britanniques lancés sur l’escadre française6.

De 1781 à 1785, il est dans l’océan Indien sous le bailli de Suffren (provençal comme lui) et obtient un premier commandement, qu’il exerce jusqu’en 1789 dans les mers d’Inde et de Chine. Il est alors nommé lieutenant de vaisseau.

Révolution française

Attaque française de Richery sur les établissements anglais de Terre-Neuve en 1796.

En 1793, il est nommé capitaine de vaisseau (sur le Bretagne), puis destitué car noble. Il est rapidement réintégré (1794), et on lui donne le grade de contre-amiral.

Il commande, en tant que contre-amiral, une escadre de 6 vaisseaux et trois frégates basées à Toulon, en Méditerranée. Après avoir quitté le port le 14 septembre, il passe Gibraltar et capture un important convoi de navires marchands le 7 octobre 1795 (trente navires marchands, et reprend le vaisseau de ligne le Censeur), près de Cadix. Il vend le produit de ses prises dans ce port. À la fin de 1795, il mène un raid sur Saint-Domingue et capture un nouveau convoi ennemi. Il appareille à nouveau en août 1796, et effectue alors le raid pour lequel il avait quitté Toulon, sur les côtes canadiennes de Terre-Neuve et du Labrador. Arrivé le 28 août sur le grand banc de Terre-Neuve, il s’empare d’environ 80 bâtiments qu’il envoie par le fond. Il bombarde et détruit les pêcheries britanniques de ces régions, bombarde et brûle les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon, bombarde sans succès Signal Hill, qui protège le port de Saint-John.

Il rejoint ensuite Rochefort en novembre, et parvient à en sortir malgré l’escadre britannique et entre à Brest début décembre, ce qui lui permet de participer à l’expédition d'Irlande.

Malade, il se retire à Allons et y meurt.

Famille

  • Louis-Cælius Riccieri ou Richeri, né à Rovigo dans l'État de Venise, vers 1450. Il s'est rendu en France à la demande de Charles VIII qui lui donne des marques de son estime. Jules César Scaliger a été son disciple qui parle de lui avec éloge. Il a composé plusieurs ouvrages. Il est mort à 75 ans en 15257.
    • Jacques de Richery, viguier et capitaine pour le roi à Saint-Maximin, s'est marié par acte du 16 octobre 1547 avec Catherine Roland ou des Rolands,
      • Roland de Richery, marié par acte du 7 août 1580 avec Madeleine Sauvaire, fille d'Éléazar, secrétaire du roi en la Grande chancellerie,
        • Jacques de Richery, marié par contrat du 3 mars 1613 avec Sibile de Peyruis, fille de Nicolas, seigneur de Montauroux, et de Jeanne de Cambe,
          • Jean de Richery a épousé par acte passé le 2 février 1642 avec Marguerite de Glandevès de Montblanc,
            • Jean-Annibal de Richery, s'est marié par contrat passé le 24 janvier 1667 avec Claire d'Aiguillon. Il a acquis la terre d'Allons et a été déchargé du droit de franc-fief par ordonnance de l'intendant de Provence Pierre-Cardin Lebret, en 1695,
              • François de Richery, seigneur d'Allons, marié par contrat du 22 novembre 1723, avec Ursule d'Henri, fille de noble Jean, seigneur de la Mottière, et de Françoise de Hondis, d'où :
                • Jean-Louis Alexandre de Richery, seigneur d'Allons, chevalier de Saint-Louis, qui a servi dans la cavalerie et était présent à la bataille de Fontenoy, marié le 1er septembre 1754 à Marie Lucrèce Marguerite de Grasse, fille de François-René de Grasse, seigneur de Briançon, et de Marie de Chailan8 :
                  • Joseph de Richery (1757-1799), contre-amiral,
                  • Charles-Alexandre de Richery (1759-1830), évêque de Fréjus et archevêque d'Aix9,10.
                • Jean-Baptiste de Richery, capitaine au régiment de Bourbonnais,
              • Jean-Baptiste de Richery, capitaine au régiment de La Marine, mort sans postérité,
            • Armand de Richery, tenu sur les fonts baptismaux par le prince de Conti, Armand de Bourbon-Conti.
        • Hector de Richery, jurisconsulte. Il a dédié au parlement de Grenoble le livre De verborum obligationibus, imprimé à Lyon en 1553 sous le nom d'Hector Richer ou Hector Richerius (lire en ligne) [archive].

Armoiries

De gueules, à la colombe d'argent, aux ailes éployées ; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or4.

Hommage

  • Rue Amiral de Richery, à Allons

Notes et références

  1. Selon la Biographie générale et la Biographie universelle ancienne et moderne de Louis-Gabriel Michaud. Allons est le fief d’origine des Richery
  2. Jules de Séranon, Le contre-amiral de Richery et sa famille. Étude biographique, p. 173
  3. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 147
  4. a et b Gilles du Bois, Carnet web de généalogie, en ligne [archive], publié en 2005, consulté le 9 mars 2008
  5. Frédéric d’Agay, Un épisode naval de la guerre de Sept Ans, en ligne, publié en 2005, consulté le 9 mars 2008
  6. Biographie universelle
  7. Artefeuil, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, chez François Seguin imprimeur-libraire, Avignon, 1776, tome 2, p. 316-318 (lire en ligne) [archive]
  8. François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique, héraldique, historique et chronologique contenant l'origine & l'état actuel des premières Maisons de France, des Maisons souveraines & principales d'Europe, chez Duchesne libraire, Paris, 1756, tome 6, p. 266 (lire en ligne) [archive]
  9. C. d'Agrigente, Nécrologies épiscopales. Année 1830, dans Annales catholiques, 17 septembre 1904, p. 278-282 (lire en ligne) [archive]
  10. Diocèse de Fréjus-Toulon : Charles-Alexandre de Richery (16 mai 1823 - transféré le 8 février 1829 à l’archevêché d’Aix-Arles-Embrun) [archive]

Annexes

Bibliographie

  • « Joseph de Richery », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]
  • « Joseph de Richery », dans Dr Hoefer, Biographie générale, Firmin Didot, 1852
  • Prosper Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 438-439 (lire en ligne) [archive]
  • Jules de Séranon, Le contre-amiral de Richery et sa famille. Étude biographique, dans Mémoires de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix, 1891, tome 15, p. 89-173 (lire en ligne) [archive]
  • Édouard Chevalier, Histoire de la marine française sous la Première République, faisant suite à L'histoire de la marine française pendant la guerre de l'indépendance américaine, Librairie L. Hachette, Paris, 1886 p. 112, 201, 220-221, 223, 229, 249, 251-253, 259, 263, 266, 286, 272, 274, 280, 295, 307, 313, 404, 421 (lire en ligne) [archive]
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002 (ISBN 2-84734-008-4), p. 450

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24 juin 2020

Martin Pierre

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Pierre Martin (amiral)

 

 

Pierre Martin

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Naissance 29 janvier 1752
à Louisbourg (Nouvelle-France)
Décès 1er novembre 1820 (à 68 ans)
Rochefort (Charente-Maritime)
Origine Royal Standard of King Louis XIV.svg Nouvelle-France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade vice-amiral
Années de service 1762-1814
Commandement Armée navale de la Méditerranée
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Faits d'armes Bataille du Cap Noli
Bataille des îles d'Hyères
Distinctions Grand Officier de la Légion d'honneur (1804)
Chevalier de Saint-Louis (1791)
Comte d'Empire
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
Autres fonctions Préfet maritime

Pierre Martin, né le 29 janvier 1752 à Louisbourg (Nouvelle-France) et mort le 1er novembre 1820 à Rochefort, est un officier de marine canadien-français de la Révolution et de l’Empire.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Les années de formation
    • 1.2 La guerre d'indépendance des États-Unis
    • 1.3 Les promotions accélérées de la Révolution
    • 1.4 Amiral en Méditerranée
    • 1.5 Préfet maritime sous l’Empire
    • 1.6 La disgrâce et la retraite
  • 2 Famille et descendance
    • 2.1 Bibliographie
    • 2.2 Sources
  • 3 Liens externes

Biographie

Les années de formation

Sa famille installée au Canada doit se réfugier en France en 1759 à Rochefort après la prise de Louisbourg lors de la guerre de Sept Ans. Il est d’abord mousse sur la flûte Le Saint Esprit de la marine royale. Après cette première expérience, il suit une formation à l’école d’hydrographie et devient pilotin en 1769 et navigue à destination de l'océan Indien. Aide-pilote, il perd accidentellement un œil lors d’une campagne sur la frégate Terpsichore en 1775.

La guerre d'indépendance des États-Unis

Premier pilote sur le vaisseau le Magnifique, il participe à la bataille d'Ouessant le 27 juillet 1778 puis, sur le même bâtiment, fait toute la campagne de l'amiral d’Estaing : combats de la Grenade, et la Dominique au cours duquel il est blessé, opération de Savannah, etc.

En 1781, il sert sur la frégate Cérès dans l’escadre du marquis de Vaudreuil. Il devient officier auxiliaire (« officier bleu ») en 1782.

Au retour à la paix, il demeure dans la marine royale et sert sur différents bâtiments essentiellement aux Antilles. Il commande en 1785 la corvette Rossignol puis de 1786 à 1791 la corvette La Cousine basée à Gorée (Sénégal). Il bénéficie de la réforme de Castries et devient sous lieutenant de vaisseau en 1788.

Les promotions accélérées de la Révolution

Comme beaucoup de ses homologues formés comme pilotes et officiers bleus, il va bénéficier des avancements accélérés et faire partie des premiers promus de la marine révolutionnaire. Il est lieutenant de vaisseau début 1792 et commande la corvette l’Espoir toujours sur les côtes du Sénégal.

capitaine de vaisseau début 1793, il commande la frégate L'Hermione sur les côtes de France et s’empare d’un corsaire. Il est posté trois mois dans l’embouchure de la Loire pour appuyer les troupes républicaines contre les Vendéens. En septembre 1793, L'Hermione fait naufrage et sombre près du Croisic par la faute d’un pilote local. Martin est exonéré de toute faute par le conseil de guerre.

En novembre 1793, il est promu contre-amiral.

Amiral en Méditerranée

Il est chargé au début 1794 du commandement en chef de l’armée navale de Toulon avec pavillon sur le vaisseau Le Sans Culotte, trois ponts de 124 canons. Il dispose initialement de sept vaisseaux, quatre frégates, une corvette et trois avisos mais reçoit rapidement le renfort de huit vaisseaux en provenance des ports de l'Atlantique. Si nombre de capitaines servant sous ses ordres feront une carrière honorable par la suite (Gantheaume, Brueys, etc.) la flotte qui lui est confiée est peu reluisante : « Il est impossible de voir des navires plus mal armés en marins que ceux de Port la Montagne (Toulon) » écrit-il dans l’un de ses rapports au ministre. Après l’occupation de Toulon et la destruction d'une bonne partie de la flotte par les Britanniques et les Espagnols, les équipages ont été largement renouvelés mais sont sans aucune expérience.

En 1795, il prend, sur l’Orient, la tête d'une escadre chargée de reconquérir la Corse alors occupée par les Britanniques. Il s’empare du HMS Berwick (74) puis combat les forces de l’amiral Hotham au Cap Noli les 13 et 14 mars 1795. Il y perd deux vaisseaux.

En juillet 1795, lors de la bataille des îles d'Hyères, disposant de dix-sept vaisseaux et six frégates, il attaque la flotte d'Hotham composée de 23 vaisseaux près des îles d'Hyères. Il y perd le vaisseau L'Alcide qui explose lors du combat.

Il lance ensuite un certain nombre de petites divisions pour des missions particulières mais le gros de ses forces se trouve bloqué en rade de Toulon. Il est promu vice-amiral en mars 1796 mais quitte son commandement qu’il remet à Brueys en 1797.

Préfet maritime sous l’Empire

Il est alors nommé commandant des armes à Rochefort puis préfet maritime à la création de cette fonction en 1801. Il va y demeurer jusqu’à 1809. À la mort de Latouche Tréville, en 1804, nombre de capitaines et d’officiers demandent qu’il soit nommé pour lui succéder au poste de commandant de la flotte de la Méditerranée.

En 1809, il s’entend très mal avec le commandant de la flotte bloquée en rade de l’île d'Aix, le vice-amiral Allemand qu’il avait déjà voulu destituer alors que ce dernier était sous ses ordres en 1795. Il s’efforce toutefois de fournir à l’amiral des moyens de défense contre une attaque prévisible de brûlots par l’escadre de l’amiral Gambier. Après le désastre de la nuit du 11 au 12 avril 1809, il ne cache pas son désaccord sur la condamnation à mort du capitaine Laffon qui sert de bouc émissaire au conseil de guerre manipulé par le ministre soucieux avant tout d’épargner le seul vrai responsable du désastre, Allemand.

La disgrâce et la retraite

Martin est révoqué et tenu éloigné de toute responsabilité jusqu’à la fin de l’Empire. Il est mis en retraite en 1814 mais réintégré lors des Cent-Jours. La Seconde Restauration va dans un premier temps le considérer comme compromis avec « l’ogre » d’autant que Martin qui vivait toujours à Rochefort s’était efforcé de fournir à Napoléon des plans et moyens de s’échapper vers l’Amérique.

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 31e et 32e colonnes.

Toutefois, en 1817, son titre de comte sera confirmé par la monarchie restaurée. Il passe les dernières années de sa vie à Rochefort vivant très modestement. Il y meurt en 1820. Son nom est sur le pilier ouest de l’Arc de Triomphe de Paris.

Son épitaphe :

« Passant, ci-git un homme de bien
Il protégea l’opprimé, secourut le pauvre.
Qu’il repose en paix à la source du bonheur
Promise par sa vertu. »

Famille et descendance

Pierre Martin s'est marié le 2 février 1776 à Magdelaine Schimellé avec laquelle il a eu une fille Marguerite (1776-1825)

Bibliographie

  • Comte Pouget, La vie et les campagnes du vice-amiral comte Martin, Paris, 1852 ;
  • George Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l’Empire, Paris, Librairie Historique et Nobiliaire Georges Saffroy, 1934 ;
  • Auguste Thomazi, Les Marins de Napoléon, Tallandier, Paris 1978.
  • Contre-amiral Hubert Granier, Histoire des marins français (1789-1815), Marine Éditions, Nantes, 1998

Sources

Liens externes

  • Notices d'autorité

23 juin 2020

Renaudin Jean François

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Jean François Renaudin

 

Jean François Renaudin

250px-Renaudin

 
Portait de l'amiral Renaudin

Naissance 13 juillet 1750
au Gua
Décès 29 avril 1809 (à 58 ans)
au Gua
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Grade Contre-amiral
Années de service -1809
Conflits Guerres de la Révolution française
Faits d'armes Bataille du 13 prairial an II
Campagne du Grand Hiver

Jean François Renaudin, né le 13 juillet 17501 au Gua en Saintonge, mort le 29 avril 1809 au Gua en Charente-Inférieure, est un officier de marine français des XVIIIe et XIXe siècles. Il sert pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire et termine sa carrière avec le grade de contre-amiral.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Hommages
  • 3 Notes et références
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Le Vengeur du peuple, entouré par la flotte anglaise, coule tandis que l'équipage crie « Vive la Nation » et chante la Marseillaise

Jean-François Renaudin, commandait l'équipage du navire le Vengeur du Peuple à la bataille du 13 prairial an II (28 mai-1er juin 1794), premier grand combat naval de la Révolution entre la France et le Royaume-Uni. La flotte française de 25 vaisseaux de ligne accompagnés de 15 à 16 frégates et corvettes, commandée par Villaret-Joyeuse, accompagné du conventionnel André Jeanbon Saint-André, livre à la flotte britannique de l'amiral Howe un violent combat pour protéger un grand convoi de blé venant d’Amérique. Les pertes sont très lourdes du côté français mais le convoi arrive à Brest.

Au cours du combat, le Vengeur du Peuple se porte en avant en recevant les tirs de trois vaisseaux anglais avant de s'accrocher au HMS Brunswick. Les deux navires vont se canonner à bouts portants. Le Vengeur est coulé, le tiers de l’équipage est tué. Renaudin se rend. Il est recueilli avec son fils de 12 ans par les Anglais avec 260 rescapés (sur 723 hommes d’équipage). Il a été ensuite échangé et libéré.

Son combat entre dans la légende lorsque Barère l'utilise comme élément de propagande dans une de ces fameuses carmagnoles à la tribune de la Convention. Dans son discours, le Vengeur du Peuple sombre avec tout son équipage au cri de « Vive la Nation ! Vive la République ! » et en chantant la Marseillaise

Il a été nomme contre-amiral à la suite de ce combat, en octobre 1794.

Il est ensuite :

  • commandant la 3ème escadre de l'armée navale de l'Océan; du 29 octobre 1794 au 24 mars 1798,
  • commandant le 2ème escadre, du 24 mars 1798 au 19 mars 1799,
  • commandant la force navale de Naples, du 21 mars 1799 au 25 mai 1799,
  • commandant d'armes de Toulon, du 25 mai 1799 au 23 septembre 1799,
  • inspecteur général des ports de l' Océan, du 23 septembre 1799 au 04 février 1801.

Il est ensuite mis à la retraite.

Il a été inhumé au cimetière du Gua.

Hommages

arc de triomphe de l'Étoile
  • Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 40e colonne.
  • Son nom a été donné à :
    • un aviso à hélice, lancé à Bordeaux le 19 mai 1857,
    • un torpilleur d'escadre, en 1913, coulé par un sous-marin ennemi le 18 mars 1916 au large de Durazzo. Pierre Bréart de Boisanger, commandant de la 1ère escadrille de torpilleurs à la Division des flottilles de l'Adriatique, se trouvait sur la passerelle du Renaudin quand il est torpillé.

Notes et références

  1. Dans le livre de Prosper Levot, on trouve comme date de naissance le 27 mars 1757, par erreur, car c'est la date de naissance de son cousin, Cyprien Renaudin, qui a servi sous ses ordres sur L'Andromaque.

Annexes

Bibliographie

  • Prosper Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 430-433 (lire en ligne) [archive]
  • Onésime Joachim Troude, Batailles navales de la France, Challamel aîné éditeur, Paris, 1867, tome 2, p. 348-356 (lire en ligne) [archive]
  • (en)William James, The naval history of Great Britain, from the declaration of war by France in 1793, to the accession of George IV, Richard Bentley & son, London, 1886, volume 1, p. 182-183 (lire en ligne) [archive]

Liens externes

  • Notices d'autorité

22 juin 2020

de Graimberg Charles

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Charles de Graimberg

 

Charles de Graimberg

Charlesdegraimberg

Portrait de Charles de Graimberg.
Naissance
30 juillet 1774


Château-Thierry

Décès
10 novembre 1864

(à 90 ans)
Heidelberg

Activités
Collectionneur d'art, peintre
Père
Gilles-François de Graimberg de Belleau

Charles (ou Carl), comte de Graimberg (30 juillet 1774, château de Paars – 10 novembre 1864, Heidelberg) est un conservateur, collectionneur et artiste français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Publications
  • 3 Sources
  • 4 Voir aussi

Biographie

Fils de Gilles-François de Graimberg de Belleau, il entra à l'École royale militaire de Rebais. Il émigra avec sa famille en mai 1791 et participa aux guerres de la Première Coalition au sein de la Compagnie de la noblesse de Champagne, des Chasseurs Nobles de Damas, puis comme officier au Régiment de Mortemart. Après avoir quitté le service actif, il s'installa avec sa famille sur l'île de Guernesey et voyagea à travers l'Europe.

Passionné par le dessin, il s'installa à Paris en 1807 et devint l'élève de Jean-Victor Bertin. En 1810, il se rendit à Karlsruhe pour suivre les cours de Christian Haldenwang (de).

Il s'installa dans à Heidelberg pour se consacrer aux ruines du château de Heidelberg. Il consacra sa vie à sa protection et à restauration, fit connaitre les ruines au travers d'une série de gravures et réussi à convaincre le grand-duc Léopold Ier de Bade de faire réparer une partie des corps de bâtiment.

Il s'était lié d'amitié avec Helmina von Chézy.

Publications

  • Das Heidelberger Faß (1816)
  • Notice de l'entreprise des vues de Heidelberg (1820)
  • Collection des Vues de Heidelberg. Dessinées d'apres nature par Charles de Graimberg (1817/18)
  • Vues lythographiées de la ruine, de la ville et des environs de Heidelberg (1820)
  • Notice de l'entreprise des vues de Heidelberg (1820)
  • Livraison des vues de Heidelberg. Dessinées d'apres nature par Charles de Graimberg, mises en perspective par Thomas Alfred Leger, professeur d'architecture à l'université de Heidelberg, et gravées par Charles Haldenwang, graveur de la Cour de Bade (1821-1825)
  • Collection des Vues de Heidelberg, de la vallé du Neckar, de Schwetzingen, de Bade et du Rhin (1825)
  • Collection de vues à l'aquatinte de la ville et du château de Heidelberg (1825)
  • Le guide des voyageurs dans la ruine de Heidelberg d'après un plan du château (1827)
  • Vues du jardin de Schwetzingen (1828)
  • Histoire du gros tonneau de Heidelberg (1828)
  • Ansichten von Heidelberg, Schwetzingen, Baden und vom Rhein (1828/29)
  • Antiquités de Château de Heidelberg, dessinées d'après nature par Charles de Graimberg, mises en perspective par Thomas Alfried Leger, gravées par Texier (1830)
  • Collection de vues à l'aquatinte de Heidelberg et du Rhin (1830)
  • Ansichten des Heidelberger Schlosses, des Wolfsbrunnens, von Stift Neuburg, Dilsberg und Neckarsteinach. Dessiné par Charles de Graimberg (1830)
  • Les grandes Planches du chateau de Heidelberg dessinées et publiées par Charles de Graimberg (1830/31)
  • Die Statuen der achtzehn Stammhäupter des kurpfalz-baierischen Fürstenhauses auf dem Heidelberger Schlosse (1831)
  • Annonce de la troisième exposition des collections d'antiquités palatines et badoises appartenant à Monsr. le Comte Chs. de Graimberg (1831-1840)
  • Le guide de voyageurs dans la ruine de Heidelberg
  • Vues de la Ville, du Château et des Environs de Heidelberg (1837/39)
  • Notice de la Galerie des Antiquités du Château de Heidelberg (1842)
  • Les gravures de Heidelberg et la Galerie des Antiquités du Château de Heidelberg (1847)
  • Guide dans les Ruines du Chateau de Heidelberg, orné d'un plan et de vues gravées. Extrait du guide des voyageurs du professeur Dr. Th. Alfr.
  • Statues des princes de la Maison Palatine-Bavarovise sur la Chapelle du Chateau de Heidelberg

Sources

  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Charles de Graimberg » (voir la liste des auteurs).
  • Anja-Maria Roth, Louis Charles François de Graimberg (1774-1864): Denkmalpfleger, Sammler, Künstler, 1999
  • Manfred Berger, Graimberg-Bellau, Maria Antoinette Josephine Theresia Franziska Gräfin von, dans "Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon" (BBKL), 2003

Voir aussi

 

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21 juin 2020

Brugière de Barante Prosper-Claude-Ignace-Constant

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Prosper-Claude-Ignace-Constant Brugière de Barante

 

Prosper-Claude-Ignace-Constant Brugière de Barante

BONNEFOY(1897)_p4

Le baron de Barante, Histoire de l'administration civile dans la province d'Auvergne et le département du Puy-de-Dôme.
Fonctions
Sénateur du Puy-de-Dôme
30 janvier 1876 - 7 janvier 1882
Député du Puy-de-Dôme
6 juin 1869 - 7 mars 1876
Conseiller général du Puy-de-Dôme
1863-1880
Biographie
Naissance
27 août 1816


Paris

Décès
9 mai 1889

(à 72 ans)
Paris

Nationalité
Français
Activités
Homme politique, diplomate
Père
Prosper de Barante
Mère
Césarine d’Houdetot
Conjointe
Lucie Élisabeth de Montozon 
Autres informations
Membre de
Société de l'histoire de France
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎

Prosper-Claude-Ignace-Constant Brugière, baron de Barante (27 août 1816, Paris - 9 mai 1889, Paris), est un homme politique français.

Biographie

Fils de Prosper de Barante, il débuta dans la diplomatie en 1837 comme attaché d'ambassade à Saint-Pétersbourg auprès de son père, fut attaché au cabinet de Narcisse-Achille de Salvandy, ministre de l'Instruction publique, et nommé sous-préfet à Boussac, puis à Autun (1842), et chevalier de la Légion d'honneur en 1844. Préfet de l'Ardèche l'année suivante, il démissionna à la Révolution française de 1848 et rentra dans la vie privée jusqu'en 1863, date à laquelle il accepta le mandat de conseiller général du canton de Saint-Rémy (Puy-de-Dôme).

Le 1er juin de la même année, il se présenta sans succès à la députation comme candidat de l’opposition, mais fut plus heureux aux élections du 24 mai 1869. Il siégea au centre gauche et signa l'interpellation des 116, sur la nécessité de donner satisfaction aux sentiments du pays en l'associant d'une manière plus directe à la direction de ses affaires par la constitution d'un ministère responsable, et le droit pour le Corps législatif de régler les conditions organiques de ses travaux et ses communications avec le gouvernement (juillet 1869). Cette interpellation amena le senatus-consulte libéral du 8 septembre.

Réélu, le 8 février 1871, à l'Assemblée de Bordeaux, il prit place au centre droit. Le 30 janvier 1876, Barante, rallié à la Constitution, fut élu sénateur du Puy-de-Dôme ; il vota la dissolution de la Chambre demandée par le ministère du 16 mai 1877, et ne fut pas réélu au renouvellement de 1882.

Il était président honoraire de la Société de secours mutuels de Thiers, et administrateur de la Compagnie de l'Est.

Gendre de Charles-Édouard de Montozon, il est le beau-père d'Alfred Sommier.

Notes et références

Source

  • « Prosper-Claude-Ignace-Constant Brugière de Barante », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]]

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20 juin 2020

Barbeault Marcel

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Marcel Barbeault

 

Marcel Barbeault
Tueur en série

Marcel_Barbeault

Information
Nom de naissance Marcel Henri Barbeault
Naissance 10 août 1941 (76 ans)
Liancourt (Oise)
Surnom Le tueur de l'ombre
Condamnation 10 juin 1981 confirmé en novembre 1983
Sentence Prison à perpétuité
Meurtres
Victimes 8
Période 10 janvier 1969-6 janvier 1976
Pays Drapeau de la France France
Régions Picardie
Ville Nogent-sur-Oise
Arrestation 14 décembre 1976

Marcel Henri Barbeault, né le 10 août 1941 à Liancourt (Oise), est un tueur en série qui a sévi dans les alentours de Nogent-sur-Oise dans les années 1970. Il est probablement l'auteur de huit meurtres de femmes et d'un homme. Ses crimes avaient toujours lieu le soir ou tôt le matin d'où son surnom de « Tueur de l'ombre ».

Sommaire

  • 1 Origines familiales et jeunesse
  • 2 Les faits et l'enquête
  • 3 Procès et condamnation
  • 4 Notes et références
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Documentaire télévisé
    • 5.3 Émission radiophonique
    • 5.4 Articles connexes
    • 5.5 Liens externes

Origines familiales et jeunesse

Fils aîné d'un père conducteur de locomotive à vapeur et d’une mère travaillant dans le textile, il quitte l'école très jeune après avoir raté son certificat d'études primaires. À 14 ans, il est engagé dans les ateliers mécaniques des « Établissements Rivière » de Creil, en tant que chauffeur de rivets1. Il est Cœurs vaillants puis militant JOC. À sa majorité, le 13 décembre 1960, il s'engage dans l'armée et est mobilisé durant la guerre d'Algérie où il est brancardier2. À son retour, il retourne à l'usine et occupe un emploi d'ouvrier spécialisé à Saint-Gobain, il fait les trois huit. Du haut de son mètre quatre vingt il pratique la boxe et le judo en amateur et aurait voulu être parachutiste ou gendarme mais il est sujet au vertige et a échoué 8 fois au code de la route. En 1964 il se marie avec Josiane puis a deux garçons en 1966 Patrice et 1972 Laurent. Sa mère, Micheline décède d'un cancer en 1968, puis ses deux frères. À cette période il se lance dans des cambriolages il agit seul en mobylette sur son trajet de retour du travail, il vole notamment des armes. Les décès dans sa famille semblent être les évènements clés de sa plongée dans le crime et la violence (sa mère ayant subi l'ablation des deux seins avant sa mort, ce traumatisme aurait pu entraîner une volonté de vengeance et des rites sexuels similaires)3.

Les faits et l'enquête

Le 10 janvier 1969, il commet son premier meurtre sur Françoise Lecron, épouse d'un ingénieur de Saint-Gobain, le dernier en janvier 19764.

Il attaque ses victimes le long de la voie ferrée, les frappe avec un casse-tête, en réalité avec une pelle à ballast de la SNCF, leur donne un coup de poignard dans le cœur puis leur tire une balle de carabine 22 long rifle à la nuit tombante (entre 19 et 21 h)5. Toutes ses victimes sont des femmes brunes selon la rumeur6, tuées après les avoir longtemps épiées (pendant ses journées de congé) afin de surveiller leurs faits et gestes. Il les déshabille, sans toutefois les violer, et les dépouille de leur sac à main, fait rare chez les tueurs en série. Pourtant Marcel Barbeault est un mari et un père exemplaire de deux enfants, individu renfermé et « banal ». C'est ce comportement de schizophrène qui lui a permis pendant des années de passer à travers les filets de la police7.

Finalement, après plus de 7 ans de traque, il est arrêté grâce à un coup de téléphone anonyme : « Âgé de 35 ans, il mesure 1,80 m, il est marié à une blonde, il a deux enfants, pas de permis de conduire, il a fait l’Algérie, il a pratiqué la boxe et il a travaillé chez Rivière… ". Le commissaire Christian Jacob n’a jamais réussi à identifier le « corbeau » mais il a trouvé Barbeault. L’inspecteur Daniel Neveu fraîchement promu à la Police judiciaire de Creil, lui, a réussi à faire le rapprochement entre Barbeault et les meurtres, grâce à une douille de 22 LR trouvée au cimetière et à la carabine découverte dans la cave de l’accusé8. Celui-ci découvre que la clé de l'énigme est le cimetière de Nogent-sur-Oise qui se trouve au centre du triangle où se sont produits tous les meurtres. De plus, le double homicide commis sur un couple a eu lieu sur le parking du cimetière de Laigneville. Or ce meurtre, bien que différent des autres, est aussi attribuable au « tueur de l'ombre ». L'inspecteur Neveu en conclut que contrairement aux autres, celui-ci n'est pas prémédité, mais est plus un meurtre "d'opportunité" et que donc le tueur se trouvait sur les lieux avant l'arrivée du couple et qu'il fréquentait peut-être régulièrement ce cimetière.

Le raisonnement du policier est corroboré par la découverte d'une balle de carabine 22LR près d'un robinet d'eau dans le cimetière. Ce robinet est situé derrière l'église, difficile à trouver et dont seuls les habitués connaissaient l'existence. Le policier décide donc de recouper les noms des lettres de dénonciation et les patronymes gravés sur les tombes du cimetière. La liste obtenue de 30 noms permet de remonter une nouvelle fois jusqu'à Barbeault. Sa mère qu'il adorait est morte d'un cancer du sein (elle décède dans les bras de Marcel après une longue agonie) et est enterrée dans le cimetière de Nogent depuis 19689.

Neveu interpelle un à un les trente suspects. Lors de la perquisition au domicile de Barbeault à Montataire le 14 décembre 1976, il est retrouvé dans sa cave une carabine sciée avec silencieux, un imperméable et différentes casquettes. L'analyse balistique révèle que l'arme est celle utilisée pour deux des meurtres. Les armes des autres homicides n'ont pu être retrouvées mais le mode opératoire similaire laisse peu de doutes sur un tueur unique. Marcel Barbeault ayant déjà été condamné pour cambriolage dans le passé, la police reprend la liste de tous les méfaits commis dans la région et en découvre un avec vol d'une carabine. Le propriétaire s'entraîne au tir avec cette arme dans son jardin, les enquêteurs peuvent donc retrouver des douilles dans ce dernier et démontrer que celles-ci ont servi à certains des meurtres. Le cambriolage est imputé à Barbeault. Les policiers peuvent également démontrer que les jours où les meurtres sont commis correspondent à ceux où Barbeault est de repos alors qu'il travaille dans une usine de la région.

Procès et condamnation

Son procès s'ouvre au Palais de justice de Beauvais le 25 mai 1981 devant la cour d'assises de l'Oise10. Il doit répondre de cinq meurtres dont il est accusé. Les trois autres crimes attribués à Barbeault n'ont pu être retenus contre lui faute de preuves. Il nie toujours être le « tueur de l'ombre », malgré de lourds éléments à charge et il reste très froid pendant la durée de son procès. L'avocat général requiert la peine de mort (même si celle-ci a peu de chance d'être appliquée puisque François Mitterrand vient d'être élu président de la République et a annoncé son abolition prochaine). Malgré la plaidoirie de cinq heures de son avocat maître Jean-Louis Pelletier, Marcel Barbeault est condamné le 10 juin 1981 à la prison à perpétuité. S'étant pourvu en cassation, il est rejugé en novembre 1983 par les assises de l'Oise et de nouveau condamné à la prison à vie4.

Marcel Barbeault est toujours incarcéré à la prison centrale de Saint-Maur, dans l’Indre, n'ayant bénéficié d'aucune remise de peine7. Il y est bibliothécaire.

Notes et références

  1. Pascal Dague, Tueurs en série, Mon Petit Éditeur, 2012, p. 57.
  2. Pascal Dague, Tueurs en série, Mon Petit Éditeur, 2012, p. 407.
  3. Jacques Expert, Scènes de crime, Place des Éditeurs, 2015, p. 122
  4. a et b « Les grands crimes du XXe siècle : Marcel Barbeault » [archive], sur France-Soir, 9 août 2009
  5. Patricia Tourancheau, « Lignée sanguinaire » [archive], sur liberation.fr, 5 août 2002.
  6. Cette même rumeur pousse certaines femmes de Nogent-sur-Oise à se teindre les cheveux en blond. Il se trouve que ses victimes ressemblent à sa mère (même gabarit, couleur de chevelure).
  7. a et b Alain Hamon, « Marcel Barbeault, "le premier tueur de l'Oise" », émission L'heure du crime sur RTL, 13 juin 2012
  8. Alain Hamon, Jean-Charles Marchand, Dossier P … comme police, A. Moreau, 1983, p. 93
  9. Pascal Dague, Tueurs en série, Mon Petit Éditeur, 2012, p. 408.
  10. Pascal Dague, Tueurs en série, Mon Petit Éditeur, 2012, p. 419

Voir aussi

Bibliographie

  • Daniel Neveu, Le mort n'a pas le profil d'un assassin, Anabet éditeur, 2010, 462 pages, (ISBN 2352660661)
  • François Lapraz, Alain Morel, Terreur en banlieue, l'affaire du tueur de l'Oise, Guy Authier Éditeur, 1977.
  • Georges Moréas (conseiller technique) et Bill Waddell (conseiller technique), Dossier meurtre. Enquête sur les grands crimes de notre temps, vol. 28 : Le tueur de l'ombre. Marcel Barbeault : pendant sept années, ce bon père de famille sema la terreur à Nogent-sur-Oise, Paris, ALP, 1991, 30 p.
  • Alain Hamon, Un tueur dans l'ombre. L'Affaire Marcel Barbeault, J'ai lu, 1994 (épuisé) 4 janvier 1999, 186 pages, (ISBN 227707067X)
  • Pascal Michel, 40 ans d'affaires criminelles 1969-2009 (chapitre : L'affaire Marcel Barbeault, le tueur de l'ombre) pages 7 à 13, 17 avril 2009, 208 pages, (ISBN 978-1-4092-7263-2)
  • Pascal Dague, Tueurs en série, éd. Publibook, pages 407 à 425, 11 mai 2012, 430 pages, (ISBN 2748383923)

Documentaire télévisé

  • Faites entrer l'accusé, présenté par Christophe Hondelatte en février 2005, octobre 2007 et juillet 2010, Marcel Barbeault, le tueur de l'ombre, sur France 2.

Émission radiophonique

  • « Marcel Barbeault, le tueur de l’Oise » le 18 mars 2014 et « L'affaire Marcel Barbeault » le 24 mars 2016 dans L'Heure du crime de Jacques Pradel sur RTL.
  • «L'affaire Marcel Barbeault » le 22 août 2016 dans Hondelatte raconte sur Europe 1.

Articles connexes

  • Alain Lamare, autre criminel actif dans l'Oise peu après
  • Liste de tueurs en série
  • Liste d'affaires criminelles françaises

Liens externes

  • Notices d'autorité

19 juin 2020

de Rochechouart Aimery-Louis-Roger

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Aimery-Louis-Roger de Rochechouart

 


Aimery-Louis-Roger de Rochechouart

Ouverture_des_États_généraux_de_1789_à_Versailles

5 mai 1789
Ouverture des états généraux de 1789 à Versailles
Fonction
Député français
13 mai 1789 - 7 juillet 1791
 
Biographie
Naissance
15 novembre 1744


Paris

Décès
7 juillet 1791

(à 46 ans)
Paris

Activité
Homme politique
Père
François-Charles de Rochechouart
Autres informations
Distinction
Chevalier de Saint-Louis

Le marquis Aimery-Louis-Roger de Rochechouart (1744-1791) est un général et un homme politique français.

Sommaire

  • 1 Carrière militaire
  • 2 Député aux États-Généraux
  • 3 Pour en savoir plus
    • 3.1 Notes et références
    • 3.2 Articles connexes
    • 3.3 Liens externes
    • 3.4 Bibliographie

Carrière militaire

Aimery-Louis-Roger de Rochechouart, né le 15 novembre 1744 à Paris, est le fils du général François-Charles de Rochechouart (1703-1784) et de Marie-Françoise de Conflans d'Armentières (1713-1764), dame d'honneur de la dauphine.

Il devient militaire à l'âge de 15 ans. En 1760, il est cornette dans le régiment Orléans Cavalerie, puis devient aide de camp de son oncle, le maréchal Louis de Conflans d'Armentières, puis du maréchal de Broglie. Il participe à la guerre de Sept Ans, notamment au siège de Munster en 1760. En 1764, il épouse Madeleine de Barberie de Courteilles, fille de Jacques de Barberie de Courteilles, conseiller d'État et intendant du roi. Cette même année, il est nommé capitaine des dragons dans le régiment d'Autichamps, puis colonel au régiment de Navarre en 1768, où il reste douze ans. Louis-Aimery-Roger de Rochechouart devient maréchal de camp en 1784. En 1777, il a été fait chevalier de Saint-Louis.

Député aux États-Généraux

En 1776, il entreprend la construction d'un hôtel dans le Faubourg Saint-Germain, l'Hôtel de Rochechouart, où siège actuellement le ministère de l'Éducation Nationale. Membre de la haute noblesse parisienne gagnée par les idées des Lumières, Aimery-Louis-Roger de Rochechouart s'intéresse de plus en plus aux affaires publiques et veut participer au mouvement de réforme qui devient inéluctable. En 1786, il rejoint la franc-maçonnerie et entre à la société Olympique. Cette même année, il est désigné par le roi pour faire partie de l'Assemblée des notables. Ami du chevalier de Saint-George, il adhère à la Société des amis des Noirs qui prône l'abolition de l'esclavage.

En 1789, Aimery-Louis-Roger de Rochechouart se présente à l'élection des députés de la Noblesse aux États-Généraux convoqués par Louis XVI. Il est élu le 13 mai, à Paris, où il arrive en quatrième position, devançant le Duc d'Orléans. Le 25 mai, il fait partie du groupe des 47 députés de la Noblesse qui se rallient au Tiers état. Membre de l'Assemblée Constituante, il participe à l'abolition des privilèges, lors de la Nuit du 4 août. Très affecté par le décès de sa fille aînée, il demande sa mise en congé de l'Assemblée le 13 mai 1790. Il s'éteint à son tour le 6 juillet 1791 (à 46 ans). Sa mort fut annoncée le 8 juillet à l'Assemblée Nationale par le président de séance Charles de Lameth, qui rendit hommage à "un homme qui voulait toujours le bien et le bien de tous, le cherchait avec des Lumières qu'il avait acquise dans le commerce et dans l'amitié de quelques hommes qui, même sous l'Ancien Régime, s'occupaient du bonheur du peuple".

De son mariage avec Mélanie Barberie de Courteilles, Aimery-Louis-Roger de Rochechouart eut quatre filles:
-Madeleine (1765-1790), qui épousa le duc Louis-Marie-Céleste d'Aumont.
-Diane (1767-1776)
-Rosalie (1768-1830), qui épousa le duc Armand-Emmanuel de Richelieu, Premier ministre sous de la Restauration.
-Constance (1771-1855), qui épousa Paul-François de Quelen de la Vauguyon, Prince de Carency, puis le vicomte de Cayeux en secondes noces.

Pour en savoir plus

Notes et références

Articles connexes

  • Hôtel de Rochechouart
  • Les 47 députés de la Noblesse ralliés au Tiers Etat en 1789
  • Maison de Rochechouart

Liens externes

  • Fiche sur le site de l'Assemblée nationales [archive]

Bibliographie

  • Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Rochechouart
  • Michel Lallemand, Aimery de Rochechouart, un noble libéral à la fin du XVIIIe siècle
  • « Aimery-Louis-Roger de Rochechouart », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

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18 juin 2020

de Bengy de Puyvallée Philippe-Jacques

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Philippe-Jacques de Bengy de Puyvallée

 


Philippe-Jacques de Bengy de Puyvallée

260px-Philippe-Jacques_de_Bengy_de_Puyvallée_(1743-1823)

Fonction
Député français
 
Biographie
Naissance
1er mai 1743


Bourges

Décès
3 octobre 1823

(à 80 ans)
Bourges

Sépulture
Cimetière des Capucins
Activité
Homme politique
Autres informations
Distinction
Chevalier de Saint-Louis

Philippe-Jacques de Bengy de Puyvallée (1er mai 1743, Bourges - 3 octobre 1823, Bourges), est un militaire et homme politique français, député aux États généraux de 1789.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Publications
  • 3 Voir aussi
    • 3.1 Articles connexes
    • 3.2 Liens externes

Biographie

Appartenait à une famille de magistrats et d'hommes de guerre, et descendait d'Antoine Bengy, seigneur de Pur-Vallée (1569-1616) qui succéda à Cujas dans la chaire de jurisprudence à l'Université de Bourges. 

Entré comme sous-lieutenant dans le régiment de la Vieille-Marine en 1763, à la fin de la guerre de Sept Ans, il quitta le service en 1775, consacra ses loisirs à l'étude, et à l'exploitation de ses propriétés, fut nommé, en 1778, administrateur de l'Hôtel-Dieu de Bourges, et enfin, le 27 mars 1789, député de la noblesse aux États généraux par le bailliage du Berry. 

Les trois ordres s'étaient réunis à Bourges le 16 mars, pour cette élection de députés; le président de la séance, le comte de la Châtre, bailli d'épée du bailliage de Berry, maréchal de camp, inspecteur de cavalerie, premier gentilhomme de la chambre de Monsieur frère du Roi, était assisté de son lieutenant général, Claude de Bengy. 

À l'Assemblée constituante, Bengy de Puyvallée siégea à droite et défendit l'Ancien Régime; il opina en faveur du veto absolu, demanda que le droit de paix et de guerre fût dévolu au roi, et que les apanages des enfants de France fussent considérés comme domaines privés; son discours le plus remarquable fut celui qu'il prononça, à la séance du 5 novembre 1789, sur la division territoriale de la France en départements. Bengy de Puyvallée avait également insisté en termes précis sur les vices de la combinaison adoptée qui donnait comme base à la représentation nationale, la contribution directe. 

Après la session de la Constituante, Bengy de Puyvallée quitta la France et émigra; pourtant, il ne resta pas au service des princes, et revint en France en 1792. Mais son attitude à l'Assemblée et son départ avaient suffi à le rendre suspect; ses biens furent séquestrés, et il eut grande peine à se soustraire à la condamnation capitale dont il était menacé. Rayé, sous le Directoire, de la liste des émigrés, puis replacé sur cette liste et frappé d'une mesure de proscription, il multiplia les démarches auprès des députés de Paris. Un d'eux, Guyot des Herbiers, finit par obtenir pour lui, de Merlin de Douai, la faveur de résider en France. Redevenu, sous le Consulat, membre de la commission administrative des hospices de Bourges, il n'accepta point d'autres fonctions de Napoléon Ier, et ne dut qu'à la Restauration les titres et grades de chevalier de Saint-Louis (1814), de président (1820) du collège électoral du Cher, et de conseiller général de ce département. Il est enterré au cimetière des Capucins de Bourges.

il est le père de Claude-Austrégésile de Bengy de Puyvallée.

Publications

  • Réflexion sur le cadastre (1818) 
  • Essai sur l'état de la Société religieuse en France
  • Les rapports avec la Société politique depuis l'établissement de la monarchie jusqu'à nos jours (1820)

Voir aussi

Articles connexes

  • Familles subsistantes de la noblesse française

Liens externes

  • Notices d'autorité

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17 juin 2020

Boldini Giovanni

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Giovanni Boldini

 


Giovanni Boldini

Giovanni_Boldini

Naissance
31 décembre 1842
Ferrare, Italie
Décès
11 janvier 1931 (à 88 ans)
Paris (France)
Nationalité
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Activité
peintre
Formation
Académie du dessin de Florence
Mouvement
Macchiaioli
Mécènes
Diego Martelli, Adolphe Goupil
Influencé par
Edgar Degas
Distinction
Officier de la Légion d'honneur
Autoportrait «de Montorsoli» (1892), Florence, Galerie des Offices, Corridor de Vasari
Giovanni Boldini dansant avec Ava Astor, 1912, caricature par Sem.

Giovanni Boldini, né le 31 décembre 1842 à Ferrare en Italie, et mort le 11 janvier 1931 à Paris, est un peintre et illustrateur italien.

À l'instar de John Singer Sargent, Giovanni Boldini est un portraitiste de réputation internationale, travaillant principalement à Paris et à Londres. Au début du XXe siècle, il est l'un des portraitistes les plus en vue à Paris.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
  • 3 Galerie
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Article connexe
    • 5.3 Liens externes

Biographie

Giovanni Boldini est le huitième enfant d'une famille de treize. Son père est peintre et restaurateur d'art, peut-être imitateur occasionnel de tableaux de Raphaël et de paysagistes vénitiens (Guardi).

Il fréquente d'autres peintres de Ferrare et s'intéresse aux grands peintres du Quattrocento et à Dosso Dossi.

En 1862, portraitiste déjà renommé, il s'installe à Florence pour compléter ses études, s'inscrit à l'Académie et devient l'élève de Enrico Pollastrini, un « figuratif délicat non indifférent à la “nouvelle peinture” et de S. Ussi, qui, malgré de déplorables compositions historiques, put lui donner quelque enseignement en matière de nature et de lumière »1.

Il entre alors en contact avec le groupe des Macchiaioli, composé de peintres influencés par les impressionnistes qui rejettent l'académisme et préconisent l'immédiateté et la fraîcheur, en particulier le portraitiste Michele Gordigiani (it) et Cristiano Banti, qui le présente à des « personnages importants, surtout étrangers »1, dont les Falconer, propriétaires d'une villa à Pistoie, où il travaille vers 1866-1870.

Il se lie également avec le critique Diego Martelli, qui contribua à populariser en Italie les principes de l'impressionnisme français.

Boldini produit, au début de sa carrière quelques paysages et peint, en 1870, une série de fresques à la villa La Falconiera près de Pistoia, dont des panneaux muraux dans un boudoir.

En 1867, il va à Paris avec les Falconer pour voir l'Exposition universelle et fait la connaissance d'Edgar Degas — qui séjourne souvent à Florence — Édouard Manet, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte, mais son admiration va surtout à Jean-Baptiste Corot.

En 1869, un parent des Falconer l'invite à Londres, où il étudie les grands portraitistes et les caricaturistes anglais, dont Thomas Gainsborough, exécute de nombreux portraits en petit format de dames de haut rang, qui lui valent ses premiers succès mondains, obtient de nombreuses commandes et fait de nombreux séjours dans cette ville jusqu'en 1874.

En 1872, il s'installe à Paris et prend un atelier près de la place Pigalle. Il travaille sous contrat d'exclusivité avec le marchand d'art Adolphe Goupil « en s'inspirant de Watteau et de Fragonard dans le genre anecdotique de Meissonnier et Fortuny »[réf. nécessaire]. En 1874, un de ces tableaux est vendu 3 000 francs.

Il commence à portraiturer le Tout-Paris, expose au Salon, et le prix de ses tableaux arrive à doubler, puis grimpe à 25 000 francs.

En 1875, il voyage en Hollande où il découvre Frans Hals, rencontre décisive pour son art.

Vers 1880, il intensifie sa production de pastels, s'éloigne des galeries Goupil qu'il quitte en 1885.

Repartant à Londres, John Singer Sargent lui cède son atelier du no 41 boulevard Berthier dans le (17e arrondissement) en 1885.

Boldini exécute pour Goupil des petits tableaux de genre en costumes du XVIIIe siècle, brillamment colorés, qui ont un grand succès, mais on admire surtout ses portraits de femmes de la haute société, brillants et élégants, caractérisés par un coup de pinceau hardi et fluide.

En 1886, il réalise une première fois le Portrait de Giuseppe Verdi sur toile (Galerie d'art moderne de Milan) — il le lui donne sept ans plus tard à Milan — mais, insatisfait du résultat, il le refait au pastel le 9 avril 1886, en seulement cinq heures. Le peintre conserve d'abord le célèbre Portrait de Giuseppe Verdi à l'écharpe blanche et haut-de-forme pour le présenter lors des expositions universelles, de Paris en 1889, de Bruxelles en 1897 et à la première Biennale de Venise, pour le donner finalement à la Galerie nationale d'art moderne et contemporain de Rome en 1918.

En septembre 1889, il se rend avec Degas en Espagne et au Maroc, où ils sont impressionnés par Diego Vélasquez, Francisco de Goya et les deux Tiepolo.

En 1892, il séjourne en Italie pour réaliser un autoportrait à la demande de la Galerie des Offices de Florence (Sargent en fait autant en 1907).

En 1897, il expose à New York et peint les portraits entre autres notabilités, de Cornelius Vanderbilt et de Gertrude Vanderbilt Whitney. Il réalise ensuite le portrait de Marthe de Florian.

En 1900, il travaille à Palerme au Portrait de Franca Florio, qui « scandalise le mari du modèle qui impose des corrections moralisatrices draconiennes »1.

Jusqu'en 1923-1924, Boldini produit nus, natures mortes, paysages de Venise, de Rome, de la province française. Sa vue s'affaiblit et il meurt en 1931. Sa veuve, Émilie Cardona, épouse l'année suivante le sculpteur Francis La Monaca.

Œuvres dans les collections publiques

Au Brésil
  • São Paulo, musée d'Art de São Paulo :
    • Portrait d'homme en chapeau haut-de-forme ou Le Poète Hanvin - l'homme du Figaro, vers 1895-1900, huile sur toile2
    • Jeune fille brune et autres personnages en plein air ou Promenade matinale - portrait de dame, vers 1902-1905, huile sur toile3
En France
  • Dijon, musée des beaux arts de Dijon :
    • Jeune fille au chien, 1874, huile sur bois, 54,7 x 45,6 cm4
    • Portrait de Gyp, 1894, pastel sur papier, 56 x 50 cm5
  • Paris, musée d'Orsay : Le Comte Robert de Montesquiou, 1897, huile sur toile
En Italie
  • Ferrare, musée Giovanni Boldini :
    • Promenade au bois de Boulogne, 1909, huile sur toile ;
    • La Dame en rose 1916, huile sur toile ;
  • Gênes, Museo Villa Grimaldi Fassio Raccolte Frugone : Miss Bell, 1903, huile sur toile ;
  • Rome, Galerie nationale d'art moderne et contemporain : Portrait de Giuseppe Verdi à l'écharpe blanche et haut-de-forme, 1886, huile sur toile ;

Galerie

Notes et références

  1. a, b et c Trésors du musée de Sao Paulo - de Raphael à Corot, [catalogue de l'exposition du 26 mars au 26 juin 1988], Martigny, fondation Pierre Gianadda, 1988, p. 208 à 214.
  2. Reproduit p. 209 et 211 dans le catalogue de l'exposition de 1988.
  3. Reproduit p. 212 et 215 dans le catalogue de l'exposition de 1988.
  4. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice » [archive], sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 12 novembre 2017)
  5. « Joconde - catalogue - dictionnaires » [archive], sur www.culture.gouv.fr (consulté le 12 novembre 2017)

Annexes

Bibliographie

  • David Downton (trad. Brigitte Quentin, préf. Stéphane Rolland), Les Maîtres de l'illustration de mode [« Master of Fashion Illustration »], Paris, Eyrolles, septembre 2011 (1re éd. 2010), 226 p. (ISBN 978-2-212-12705-8, présentation en ligne [archive]), « Giovanni Boldini », p. 24 à 31

Article connexe

  • Musée Giovanni Boldini

Liens externes

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16 juin 2020

Lambert Claude Guillaume

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Claude Guillaume Lambert

 

Claude Guillaume Lambert

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Jean-Baptiste Delafosse, Claude Guillaume Lambert, d'après Carmontelle

Biographie
Naissance
9 août 1726
Paris
Décès
27 juin 1794 (à 67 ans)
Paris
Activités
Contrôleur Général des Finances, maître des requêtes, Parlement de Paris
Père
Claude Guillaume Lambert
Mère
Catherine Thérèse Pattu
Conjoint
Marie Madeleine Beyssier de Pizany

Claude Guillaume Lambert, baron de Chamerolles, comte d'Auverse, né à Paris (paroisse Saint-André-des-Arcs) le 9 août 1726 et guillotiné à Paris le 27 juin 1794, est un magistrat et ministre français.

Biographie

Fils de Claude Guillaume Lambert (1694-1774), conseiller au Grand Conseil, et de Catherine Thérèse Pattu (1698-1774), il suit ses études au collège de Beauvais avant de devenir conseiller au parlement de Paris le 21 août 1748. En 1767, il est maître des requêtes, puis conseiller d'État semestre en 17781. Le 28 août 1788, il est nommé conseiller au Conseil des dépêches, puis le 26 octobre 1788, conseiller d'État ordinaire2.

Il occupe les fonctions de contrôleur général des finances à deux reprises et pour de courtes durées. Il le devient d'abord du 31 août 1787 au 25 août 1788, puis du 22 juillet 1789 au 4 décembre 1790, comme adjoint de Necker dans le Gouvernement Louis XVI.

Il est arrêté le 12 juillet 1793 à Lyon où il s’était retiré. Il y est alors jugé pour corruption par le tribunal révolutionnaire du département du Rhône. Il est acquitté. Il est de nouveau arrêté le 22 novembre 1793 à Cahors et transféré à Paris pour y être jugé par le tribunal révolutionnaire3. Il est condamné avec vingt-et-une autres personnes pour conspiration contre la liberté et la souveraineté du peuple français et meurt guillotiné4 le 27 juin 1794. Son corps est enterré au cimetière de Picpus.

Il a épousé en premières noces, le 1er septembre 1756, Marie Madeleine Beyssier de Pizany (décédée en 1772), puis le 4 mai 1774, Anne Henriette Guignace de Villeneuve (décédée en 1783). Il a eu six enfants de ses deux mariages dont le préfet Paul-Augustin Lambert de Chamerolles (1764-1817).

Notes et références

  1. Archives : Papiers de Claude Guillaume Lambert [archive]
  2. [1] [archive]
  3. [2] [archive]
  4. [3] [archive]

Bibliographie

15 juin 2020

Tardieu Ambroise

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Ambroise Tardieu (graveur)


Ambroise Tardieu

1802_Tardieu_Map_of_Santo_Domingo_or_Hispaniola,_West_Indies_-_Geographicus_-_StDomingue2-tardieu-1802

Carte de l'île de Saint-Domingue par Ambroise Tardieu.

Biographie
Naissance
2 mars 1788
Paris
Décès
17 janvier 1841 (à 52 ans)
Paris
Activités
Cartographe, graveur
Enfant
Auguste Ambroise Tardieu
Parentèle
Pierre Alexandre Tardieu (oncle paternel)
Autres informations
Membre de
Société de géographie

Ambroise Tardieu, né le 2 mars 1788 à Paris où il est mort le 17 janvier 1841, est un cartographe et graveur français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Naissance et formation
    • 1.2 Graveur officiel
    • 1.3 Famille et mort
  • 2 Portraits gravés
  • 3 Musées et collections publiques
    • 3.1 France
    • 3.2 Pays-Bas
    • 3.3 Royaume-Uni
    • 3.4 Suisse
    • 3.5 Canada
    • 3.6 États-Unis
    • 3.7 Australie
  • 4 Collections privées
  • 5 Publications
  • 6 Références
  • 7 Bibliographie
  • 8 Liens externes

Biographie

Naissance et formation

Ambroise Tardieu a été formé dès son plus jeune âge par son oncle, Pierre Alexandre Tardieu (1756-1844).

Graveur officiel

Il fut nommé graveur géographique officiel pour le gouvernement français, pour lequel il a reçu une petite allocation. Il fut notamment graveur géographe notamment du Dépôt de la Marine et du Dépôt des fortifications, dont il dirigea les travaux de 1811 à 1814. Pour mieux gagner sa vie qu'avec ce maigre salaire, il a commencé à échanger des copies, des livres et des cartes. Il est connu pour les plus de 800 portraits de nombreux scientifiques contemporains, gravés tout au long de sa carrière.

Ambroise Tardieu a publié un certain nombre d'atlas, dont l'un fut édité en 1842 sous le titre Atlas universel de géographie, ancienne et moderne / par Ambroise Tardieu dressé par Ambroise Tardieu pour l'intelligence de la Géographie universelle par Malte-Brun.

Ambroise Tardieu publia notamment la revue la Muse française, à partir de 1823, en se qualifiant d'éditeur. Il était membre de la Société de géographie1.

Famille et mort

Marié à Anne-Charlotte Virginie Boulland (1798-1873), Ambroise Tardieu est le père du médecin légiste Auguste Ambroise Tardieu (1818–1879)2 qui était aussi un artiste et un savant célèbre en médecine légiste, qui a fourni les illustrations pour le Docteur Pierre Rayer pour son ouvrage en trois volumes Traité des maladies des reins (1839-1841), un traité sur les maladies des reins.

Portraits gravés

   

Musées et collections publiques

France

  • Archives municipales d'Angers, Portrait de Pierre-Augustin Béclard, gravure.
  • Musée basque et de l'histoire de Bayonne, Portrait d'Emmanuel Rey, aquatinte sur papier.
  • Musée franco-américain du château de Blérancourt, Portrait de Benjamin Franklin, gravure3.
  • Bibliothèque Mériadeck, Bordeaux, Portrait de Charles-Louis de Secondat de Montesquieu, gravure.
  • Bibliothèque-médiathèque d'Évreux, Portrait d'Étienne Louis Malus, gravure.
  • Musée d'Orbigny Bernon, La Rochelle, Portrait de Jean-Baptiste Mercier Dupaty, gravure.
  • Archives départementales de l'Hérault, Montpellier, Portrait de Jean-Baptiste Silva, gravure.
  • Bibliothèque de l'École polytechnique, Portrait de Pierre Louis Dulong4.
  • Bibliothèque centrale des musées nationaux, palais du Louvre, Paris, recueil de gravures et dessins originaux.
  • Bibliothèque nationale de France, Paris, Portraits de Christophe Colomb et de l'amiral Henri de Rigny, gravures.
  • École nationale supérieure des beaux-arts, Paris, Portrait de Marc-Auguste Pictet, gravure.
  • Institut national d'histoire de l'art, Paris, gravures de portraits.
  • Musée d'art et d'histoire du judaïsme, Paris, Portrait de Marcus Elieser Bloch, gravure5.
  • Musée Carnavalet, Victoires et conquêtes des Français : bataille d'Arcole6 ; Bataille de Rivoli7, gravures.
  • Muséum national d'histoire naturelle, Paris, Carte des îles Savu, expédition de la corvette de S.M. la Coquille commandée par Louis Isidore Duperrey, Capitaine de corvette, levée par Auguste Bérard, gravée par Ambroise Tardieu, novembre 1823 ; Portrait de Jérôme Cardan, gravure.
  • Musée du quai Branly - Jacques Chirac, Cascade à Port-Praslin, gravure d'après Louis Lejeune8.
  • Observatoire de Paris, Portrait d'Augustin Fresnel9.
  • Archives départementales du Finistère, Quimper, Portrait de Louis Charles Antoine Desaix, gravure.
  • Musée d'art et d'histoire de Rochefort, Chefs de l'île de Bora-Bora, gravure.
  • Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, Rueil-Malmaison, Portraits d'Étienne Eustache Bruix10 et d'Étienne Geoffroy Saint-Hilaire11, gravures.
  • Bibliothèque de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, carte des environs de Carthage ; carte de Syracuse lors du siège des Athéniens, gravures.
  • Archives départementales du Morbihan, Vannes, Portrait de Claude-Juste-Alexandre Legrand; gravure.
  • Château de Versailles, Portraits de François Guillaume Jean Stanislas Andrieux, Jacques Barrelier12, Henri Cochin13, gravures.

Pays-Bas

  • Rijksmuseum Amsterdam, Portrait du botaniste Charles Bonnet, gravure d'après Jens Juel.

Royaume-Uni

  • British Museum, Londres, Portrait de René Descartes, gravure14.
  • Science Museum, Londres (en), Portrait de Joseph Priestley, gravure15.

Suisse

Ambroise Tardieu, plan de Paris, David Rumsey Map Center, Stanford
  • Bibliothèque Werner Oechslin, Einsiedeln, La Colonne de la Grande Armée d'Austerlitz.
  • Fondation de l'Hermitage, Lausanne, Portrait de Benjamin Constant, gravure.
  • Musée suisse de l'appareil photographique, Vevey, Portrait de Humphry Davy, gravure.

Canada

  • Centre canadien d'architecture, Montréal, La Colonne de la Grande Armée d'Austerlitz.
  • Bibliothèque des livres rares de l'université de Montréal, Des maladies mentales considérées sous les rapports médical, hygiénique et médico-légal.

États-Unis

  • Museum of the big bend, Alpine (Texas), Carte du Mexique, gravure, 182116.
  • Académie des sciences naturelles, Philadelphie, plusieurs portraits gravés.
  • Athénée de Philadelphie, Napoléon Bonaparte à la bataille d'Austerlitz, gravure17.
  • David Rumsey Map Center, Université Stanford, plan de Paris (photo ci-contre).

Australie

  • National Portrait Gallery of Australia, Canberra, Portrait de René Primevère Lesson, gravure18.

Collections privées

  • Comte René Philippon (1870-1936), château de Vert-Cœur, Milon-la-Chapelle, La Colonne de la Grande Armée d'Austerlitz19.

Publications

  • Jean-Jacques Barthélemy, Voyage du jeune Anacharsis en Grèce vers le milieu du quatrième siècle avant l'ère vulgaire, trente-neuf grandes gravures dont quinze cartes établies par Jean-Denis Barbié du Bocage et gravées par Ambroise Tardieu, Didot le jeune, Paris, an 7 de la République (1799).
  • John Barrow, Voyage à la Cochinchine par les îles de Madère, de Ténérife et du Cap-Vert, le Brésil et l'île de Java, dix-huit planches gravés par Ambroise Tardieu, chez François Buisson, Paris, 1807.
  • Jean-Baptiste Delambre, Histoire de l'astronomie ancienne, dix-huit planches gravées par Ambroise Tardieu, chez Madame Veuve Courcier, imprimeur-libraire pour les sciences, Paris, 1817.
  • Ambroise Tardieu, Galerie des uniformes des Gardes nationales de France, chez Ambroise Tardieu, Paris, 1817.
  • Général Mathieu Dumas, Précis des événements militaires de 1799 à 1807, plans gravés par Ambroise Tardieu, dix-neuf volumes, 1817-1826.
  • Rollin, Atlas de la géographie ancienne, 1818.
  • Portraits des généraux français, faisant suite aux victoires et conquêtes des français, Charles-Louis-Fleury Panckoucke, 1819.
  • Monument national - Portraits des députés, écrivains et pairs constitutionnels, défenseurs invariables de la charte et de la loi des élections du 5 février 1817, dessinés et gravés par Ambroise Tardieu, édité par Ambroise Tardieu, 12 rue du Battoir-Saint-André, Paris, 1820-1821.
  • Iconographie universelle ou collection de portraits de tous les personnages célèbres, chez Ambroise Tardieu, 1820-1828.
  • Ambroise Tardieu, Atlas pour servir à l'intelligence de l'histoire générale des voyages, de Laharpe chez Étienne Ledoux, Paris, 1821.
  • La Colonne de la Grande Armée d'Austerlitz ou de la Victoire, monument triomphal érigé en bronze, sur la place Vendôme à Paris - Description accompagnée de trente-six planches représentant la vue générale, les médailles, piédestaux, bas-reliefs et statue dont se se compose ce monument, par Ambroise Tardieu, édité par Ambroise Tardieu, Paris, 1822.
  • Édouard Lapene, Événements militaires devant Toulouse en 1814, grand plan hors-texte gravé par Ambroise Tardieu, chez Bidan, libraire, 1822.
  • L. Sam Colart, instituteur, premier élève de l'abbé Gaultier, Histoire de France représentée par des tableaux synoptiques et par soixante-dix gravures, dédiée aux enfants de France et employée pour leur éducation, soixante-dix planches couleur par Ambroise Tardieu, chez Ambroise Tardieu, 1825.
  • Aristide-Michel Perrot (nl), Manuel du graveur, ou traité complet de l'art de la gravure en tous genres, illustrations d'Ambroise Tardieu, Librairie encyclopédique de Roret, 1830.
  • Manuel législatif de la Garde nationale française, 1831.
  • Jean-Étienne-Dominique Esquirol, Des maladies mentales considérées sous les rapports médical, hygiénique et médico-légal, vingt-sept gravures sur cuivre par Ambroise Tardieu, Baillière, Paris, 1838.
  • Buffon, Histoire universelle, cartes gravées par Ambroise Tardieu, 1839.
  • Atlas universel de géographie, dressé par Ambroise Tardieu, publié par Amédée Tardieu, 1842.

Références

  1. Données de la Bibliothèque Nationale de France [archive]
  2. Histoire généalogique des Tardieu, Université de Toronto, texte intégral [archive]
  3. Chäteau de Blérancourt, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  4. École polytechnique, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  5. Musée d'art et d'histoire du judaïsme, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  6. Musée Carnavalet, La bataille d'Arcole, gravure dans les collections [archive]
  7. Musée Carnavalet, La bataille de Rivoli, gravure dans les collections [archive]
  8. Musée du quai Branly - Jacques Chirac, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  9. Observatoire de Paris, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  10. Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, Portrait de Bruix par Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  11. Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, Portrait de Saint-Hilaire par Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  12. Chäteau de Versailles, Jacques Barrelier, portrait par Ambroise Tardieu [archive]
  13. Château de Versailles, Charles Cochin, portrait par Ambroise Tardieu [archive]
  14. British Museum, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  15. Science Museum, Londres, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  16. Museum of the big bend, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  17. Athénée de Philadelphie, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  18. National Portrait Gallery of Australia, Ambroise Tardieu dans les collections [archive]
  19. Joron & Derem, commissaires-priseurs, Catalogue de la collection du Comte René Philippon, châtelain de Vert-Cœur, Hôtel Drouot, Paris, 17 décembre 2014.

Bibliographie

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, édité par Madame Vergne, Paris, 1834.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Liens externes

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