Vendée Militaire et Grand Ouest

29 juin 2022

Gaignault Fabrice

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Fabrice Gaignault

 

Fabrice-Gaignault

Naissance 29 novembre 1956 (62 ans)
Neuilly-sur-Seine
Activité principale
journaliste, écrivain
Auteur
Langue d’écriture français

Fabrice Gaignault, né le 29 novembre 1956 à Neuilly-sur-Seine est un journaliste et écrivain français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Bibliographie
  • 3 Collaboration
  • 4 Notes et références
  • 5 Liens externes

Biographie

Journaliste, rédacteur en chef Culture et Célébrités à Marie Claire, Fabrice Gaignault tient également la chronique Poches du magazine Lire.

Après avoir publié un recueil de ses rencontres littéraires, La chasse à l’âme, il se fait remarquer en 2006 avec Egéries Sixties, premier volet d’un quatuor consacré aux sixties et seventies, suivi d’Aspen Terminus en 2010, de Vies et mort de Vince Taylor en 2014 et de Bobby Beausoleil et autres anges cruels en 2017.

Il est également l’auteur du Dictionnaire de Littérature à l’usage des snobs, élu l’un des dix meilleurs livres de l’année 2011 en Espagne.

Il a publié un récit de voyage, Éthiopie Itinérances, en collaboration avec la photographe Catherine Henriette.

En 2008, il effectue avec le photographe Michel Monteaux la Marche du Sel, entreprise par Gandhi en 1930 dans le Gujarat. Gandhi Express est le témoignage de leur long périple.

L’Eau noire, son premier roman paru en 2012, est, selon ses termes, « le récit d’une croisière jet set qui commence bien et se termine moins bien, avec l’irruption de Daesh. »

En 2015, il coordonne et préface Chanel par Willy Rizzo, présenté par la critique comme l'un des 5 livres mode indispensables de la rentrée [archive].

Président du Prix Marie Claire du Roman féminin, Fabrice Gaignault est également membre du Prix Hennessy, qui récompense chaque année le meilleur critique littéraire.

Bibliographie

  • La Chasse à l'âme : Spécimens des arts et des lettres, Paris, La Table Ronde, 2004, 299 p. (ISBN 2-7103-2643-4)1
  • Égéries Sixties, Paris, Éditions Fayard, 2006, 345 p. (ISBN 978-2-213-62054-1)2,3 et Éditions J'ai Lu
  • Éthiopie : Itinérances, photos de Catherine Henriette, Éditions Place des Victoires, 2006, 159 p.  (ISBN 978-2-84459-152-4)
  • Dictionnaire de littérature à l’usage des snobs et (surtout) de ceux qui ne le sont pas : lexique indispensable de connaissance littéraire pointue, ill. d'Alberto Vejarano, Paris, Scali, 2007, 222 p. (ISBN 978-2-35012-149-9)4 Éditions Le Mot et le Reste, Paris, 2014.
  • Gandhi express : La Marche du sel, avec Michel Monteaux, Paris, Éditions Buchet-Chastel, 2008, 105 p.  (ISBN 978-2-283-02342-6)
  • Aspen terminus, Éditions Grasset, 2010, 240 p. (ISBN 978-2-246-74841-0)5,6
  • L’Eau noire, Paris, Éditions Stock, coll. « La Bleue », 2012, 304 p.  (ISBN 978-2-234-06448-5)7
  • Vies et mort de Vince Taylor, Paris, Fayard, 2014, 226p.  (ISBN 978-2-213-66152-0)
  • Bobby Beausoleil et autres anges cruels, éditions Séguier, 2017.

Collaboration

  • Chanel par Willy Rizzo, Paris, Minerve, 2015, 190p.  (ISBN 978-2911469473))

Notes et références

  1. Coumba Diop, « Drôles de papillons » [archive], sur http://www.jeuneafrique.com [archive], 2 août 2004 (consulté le 7 mars 2012)
  2. Baptiste Liger, Lire, 01/07/2006, « Les filles, c'est fait pour faire l'amour » [archive], sur http://www.lexpress.fr [archive] (consulté le 7 mars 2012)
  3. « Passage dans "Tout le monde en parle" » [archive], sur http://www.ina.fr/ [archive], 17 juin 2006 (consulté le 7 mars 2012)
  4. Peras Delphine (L'Express), publié le 20/09/2007, « Le club des snobs litt' » [archive], sur http://www.lexpress.fr [archive] (consulté le 7 mars 2012)
  5. Tristan Savin, Lire, publié le 20/04/2010, « Aspen terminus, itinéraire d'une icône déchue » [archive], sur http://www.lexpress.fr [archive] (consulté le 7 mars 2012)
  6. Marc Lambron, « Fabrice Gaignault revient sur l'affaire Claudine Longet » [archive], sur http://www.lepoint.fr [archive], 15 avril 2010 (consulté le 7 mars 2012)
  7. Françoise Dargent, « Fabrice Gaignault : L'Eau noire » [archive], sur Le Figaro (consulté le 25 juin 2015)

Liens externes


28 juin 2022

Royer Clémence

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Clémence Royer

 

Clémence Royer

Clemence_Royer_1865_Nadar

Clémence Royer (1830-1902), photographiée à l'âge de 35 ans par Nadar.
Biographie
Naissance
21 avril 1830
NantesVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès 6 février 1902Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité
Française
Activités
Anthropologue, linguiste, traductrice, philosophe
Autres informations
Mouvement
Libre-pensée
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur (1900)

Clémence Augustine Royer, née le 21 avril 1830 à Nantes, morte le 6 février 1902 à Neuilly-sur-Seine est une philosophe et scientifique française. Elle fut à la fin du XIXe siècle une figure du féminisme et de la libre pensée. On lui doit notamment la première traduction en français de L'Origine des espèces de Charles Darwin et d'avoir ainsi introduit en France le darwinisme, en 1862.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 La traduction de L'Origine des espèces
    • 2.1 Première édition (1862)
    • 2.2 Deuxième et troisième éditions (1866, 1870)
    • 2.3 Quatrième édition (1882)
  • 3 Œuvres
  • 4 Postérité et hommages
  • 5 Notes et références
  • 6 Voir aussi
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Liens internes
    • 6.3 Liens externes

Biographie

Clémence Royer est issue d'une famille catholique et légitimiste qu’elle reniera par la suite. Son père, officier royaliste, a été condamné à mort pour son soutien aux forces contre-révolutionnaires. La famille se réfugie en 1832 en Suisse et s'établit pour trois ans sur les bords du lac Léman, avant de rentrer à Paris en 1835. À l'âge de dix ans, elle est placée par ses parents dans un couvent au Mans où elle reçoit une éducation religieuse. Lorsqu'elle perd son père, elle est âgée de 19 ans et doit alors subvenir à ses besoins en travaillant comme gouvernante. Elle profite des bibliothèques de ses employeurs pour lire avec passion des ouvrages philosophiques et parfaire une formation d'autodidacte. Elle s'intéresse à l'anthropologie, à l'économie politique, à la biologie et à la philosophie. Entre 1853 et 1855, elle enseigne le français et la musique en Angleterre, y perfectionnant du même coup son anglais. Dès l'été 1856, elle s'établit à nouveau en Suisse romande, d'abord à Lausanne, puis à Cully où elle loue une chambre dans une maison vigneronne à Praz-Perey. C'est à Lausanne, à la bibliothèque de l'Académie, qu'elle entreprend sa célèbre traduction de Darwin, tout en donnant des cours de logique et de philosophie1. C'est là aussi qu'elle fait la connaissance de l'économiste Pascal Duprat avec qui elle vivra par la suite en union libre2. En 1863, elle obtient avec Proudhon le premier prix d'un concours sur le thème de la réforme de l'impôt et de la dîme sociale.

En 1870, elle devient la première femme à être admise à la Société d’anthropologie de Paris, fondée onze années auparavant par Paul Broca. Elle y fera de nombreuses communications et y défendra avec vigueur ses positions non conventionnelles. Féministe convaincue, elle milite pour l'instruction des femmes et pour la philosophie populaire : en 1881, elle fonde la Société des études philosophiques et morales, pour en faire une « école mutuelle de philosophie ». Se méfiant des utopistes socialistes, elle déclare : « pas d'utopie ni de rêve, mais un savoir réel des choses ». Elle collabore au Journal des femmes et à La Fronde, avec Marguerite Durand et « la grande Séverine ». Son Cours de philosophie naturelle est une tentative d'inspiration encyclopédique de réaliser une « synthèse scolaire ».

Membre fondatrice de la première obédience maçonnique mixte, « Le Droit humain »3, elle est décorée de la Légion d'honneur le 17 novembre 19004.

La traduction de L'Origine des espèces

Première édition (1862)

Charles Darwin était impatient de voir son livre traduit en français, mais on ne connaît pas le détail des négociations qui ont attribué la première traduction de L'Origine des espèces à Clémence Royer. Darwin avait d’abord sollicité Louise Belloc, qui avait décliné son offre, considérant le livre comme trop technique. Darwin a été également démarché par Pierre Talandier, mais ce dernier fut incapable de trouver un éditeur.

Clémence Royer connaissait bien les ouvrages de Lamarck et de Malthus et a saisi l'importance de l'ouvrage de Darwin. Elle fut probablement encouragée par ses étroites relations avec l'éditeur Guillaumin, qui publia les trois premières éditions françaises de L'Origine des espèces.

Par une lettre du 10 septembre 1861, Darwin demanda à Murray, son éditeur en Angleterre, d'envoyer une copie de la troisième édition originale de L'Origine des espèces à « Mlle Cl. Royer […] en vue d'un accord avec un éditeur pour une traduction française ». René-Édouard Claparède, un naturaliste suisse de l'université de Genève qui fit une recension favorable de L'Origine des espèces pour la Revue Germanique, offrit d'aider Clémence Royer pour la traduction des termes techniques de biologie.

Elle outrepassa largement son rôle de traductrice en ajoutant à l’édition française une préface de 64 pages5 dans laquelle elle livrait son interprétation personnelle de l’ouvrage, ainsi que des notes de bas de page où elle commentait le texte de Darwin. Dans sa préface, véritable pamphlet positiviste consacré au triomphe du progrès de la science sur l’obscurantisme, elle s’attaque vigoureusement aux croyances religieuses et au christianisme, argumente en faveur de l’application de la sélection naturelle aux races humaines et s’alarme de ce qu’elle considère comme les conséquences négatives résultant de la protection accordée par la société aux faibles. Elle dénonce une société où le faible prédomine sur le fort sous prétexte d’une « protection exclusive et inintelligente accordée aux faibles, aux infirmes, aux incurables, aux méchants eux-mêmes, à tous les disgraciés de la nature ». Ces idées eugénistes avant l’heure (le terme est inventé par le cousin de Darwin, Francis Galton, en 1883) lui valurent une certaine notoriété.

Elle modifia également le titre pour le faire correspondre à ses vues sur la théorie de Darwin : l’édition de 1862 fut ainsi intitulée De l'origine des espèces ou des lois du progrès chez les êtres organisés. Ce titre, ainsi que la préface, mettaient en avant l’idée d’une évolution tendant vers le « progrès », ce qui était en fait plus proche de la théorie de Lamarck que des idées contenues dans l’ouvrage de Darwin.

Clémence Royer a donc projeté sur L'Origine des espèces (qui ne traite nullement des origines de l’homme, de l’application de la sélection naturelle aux sociétés humaines et moins encore du progrès dans la société industrielle du XIXe siècle) ses propres idées et aspirations.

En juin 1862, après qu’il eut reçu un exemplaire de la traduction française, Darwin écrivit une lettre au botaniste américain Asa Gray : « J’ai reçu il y a deux ou trois jours la traduction française de L'Origine des espèces par Mlle Royer, qui doit être une des plus intelligentes et des plus originales femmes en Europe : c’est une ardente déiste qui hait le christianisme, et qui déclare que la sélection naturelle et la lutte pour la vie vont expliquer toute la morale, la nature humaine, la politique, etc. !!! Elle envoie quelques sarcasmes curieux et intéressants qui portent, et annonce qu’elle va publier un livre sur ces sujets, et quel étrange ouvrage cela va être. » (Lettre de Ch. Darwin à Asa Gray du 10-20 juin 1862).

En revanche, un mois plus tard, Darwin fait part de ses doutes au zoologiste français Armand de Quatrefages : « J’aurais souhaité que la traductrice connaisse mieux l’histoire naturelle ; ce doit être une femme intelligente, mais singulière ; mais je n’avais jamais entendu parler d’elle avant qu’elle se propose de traduire mon livre. » (Lettre de Ch. Darwin à Armand de Quatrefages du 11 juillet 1862). Darwin était insatisfait des notes de bas de page de Clémence Royer, et s’en est plaint dans une lettre au botaniste anglais Joseph Hooker : « Presque partout dans L'Origine des espèces, lorsque j’exprime un grand doute, elle ajoute une note expliquant le problème ou disant qu’il n’y en a pas ! Il est vraiment curieux de voir quelle sorte de vaniteux personnages il y a dans le monde… » (Lettre de Ch. Darwin à Joseph Hooker du 11 septembre 1862).

Deuxième et troisième éditions (1866, 1870)

Pour la deuxième édition de la traduction française, publiée en 1866, Darwin suggéra à Clémence Royer plusieurs modifications et corrigea quelques erreurs. L’expression « les lois du progrès » fut retirée du titre pour la rapprocher de l’original anglais : L'Origine des espèces par sélection naturelle ou des lois de transformation des êtres organisés. Dans la première édition, Clémence Royer avait traduit natural selection par « élection naturelle », mais pour cette nouvelle édition, cela fut remplacé par « sélection naturelle » avec une note de bas de page où la traductrice expliquait toutefois qu’« élection » était en français l’équivalent de l’anglais 'selection et qu’elle adoptait finalement le terme « incorrect » de « sélection » pour se conformer à l’usage établi par d’autres publications.

Dans l’avant-propos de cette deuxième édition, Clémence Royer tenta d’adoucir les positions eugénistes exposées dans la préface de la première édition (reproduite en intégralité), mais ajouta un plaidoyer en faveur de la libre pensée et s’en prenait aux critiques qu’elle avait reçues de la presse catholique. En 1867, le jugement de Darwin était déjà nettement plus négatif : « L’introduction a été pour moi une surprise totale, et je suis certain qu’elle a nui à mon livre en France. » (cité par D. Becquemont in Ch. Darwin, L’Origine de espèces, éd. Flammarion-GF, 2008).

Clémence Royer publia une troisième édition6 en 1870 sans en avertir Darwin. Elle y ajouta encore une préface où elle critiquait vertement la « théorie de la pangénèse » que Darwin avait avancée dans son ouvrage de 1868, Les variations des animaux et des plantes à l’état de domestication. Cette nouvelle édition n’incluait pas les modifications introduites par Darwin dans les 4e et 5e éditions anglaises. Lorsque Darwin apprit l’existence de cette troisième édition, il écrivit à l’éditeur français Reinwald et au naturaliste genevois Jean-Jacques Moulinié qui avaient déjà traduit et publié Les variations… pour mettre au point une nouvelle traduction à partir de la 5e édition.

Quatrième édition (1882)

En 1882, l'année de la mort de Darwin, Clémence Royer publie une quatrième édition chez Flammarion. Elle y inclut la préface de la première édition et ajoute un court « avertissement aux lecteurs de la quatrième édition » (5 pages). Cette édition sera publiée jusqu'en 1932, soit trente ans après sa mort.

Œuvres

Clémence Royer a laissé une œuvre abondante et diverse comprenant des études philosophiques, d’économie politique, d’histoire et de préhistoire et de nombreux sujets annexes (dont une étude du système pileux chez l’homme).

  • Introduction à la philosophie des femmes : cours donné à Lausanne : leçon d'ouverture, Lausanne, A. Larpin, 18597.
  • Traduction d'un ouvrage de Charles Darwin : De l'origine des espèces ou des lois du progrès chez les êtres organisés, Paris, Guillaumin & Cie, 18628.
  • Les rites funéraires aux époques préhistoriques et leur origine, Paris, Typographie A. Hennuyer, 18769.
  • « Souvenirs de Suisse », La Semaine littéraire, no 82,‎ 190210.

Postérité et hommages

Une rue du premier arrondissement de Paris, une rue nantaise, ainsi qu'un lycée situé en Haute-Garonne à Fonsorbes et un collège de Montpellier, portent son nom. Le rosiériste français Jean-Pierre Vibert a baptisé une rose « Clémence Royer »11.

Notes et références

  • (de) Bernhard C. Schär, « Evolution, Geschlecht und Rasse. Darwins ‚Origin of Species’ in Clémence Royers Übersetzung », dans Patrick Kupper, Bernhard C. Schär (éd.), Die Naturforschenden. Auf der Suche nach Wissen über die Schweiz und die Welt, 1800-2015, Baden, Hier und Jetzt, 2005 (ISBN 978-3-03919-338-7), p. 69-85.

Voir aussi

Bibliographie

  • Aline Demars, Clémence Royer l'intrépide : la plus savante des savants : Autobiographie et commentaires par Aline Demars, Paris, L'Harmattan, 2005, 288 p. (ISBN 2-7475-9322-3, lire en ligne [archive]).
  • Claude Blanckaert, « L’anthropologie au féminin : Clémence Royer (1830-1902) », Revue de Synthèse, vol. 3e série, no 105,‎ janvier-mars 1982, p. 23-38.
  • Geneviève Fraisse, « Clémence Royer (1830-1902), lecture de Darwin et regard féministe », Raison présente, no 67,‎ 1983, p87-102.
  • Geneviève Fraisse, Clémence Royer. Philosophe et femme de sciences, Paris, La Découverte, 2002 (1re éd. 1984), 196 p. (ISBN 2-7071-3837-1).
  • Michel Prum, « La 'verdammte Mademoiselle Royer' : Clémence Royer, première traductrice française de On the Origin of Species de Charles Darwin »", in Guyonne Leduc et Michèle Vignaux (dir.), Avant l'Europe, l'espace européen : le rôle des femmes. Paris: L'Harmattan, coll. "Des idées et des femmes", 2013, p. 137-151
  • (en) Joy Harvey, "Almost a man of genius" : Clémence Royer, feminism and nineteenth-century science, New Brunswick, Rutgers University Press, 1985, 274 p. (ISBN 0-8135-2397-4).
  • (de) Bernhard C. Schär, « Evolution, Geschlecht und Rasse. Darwins ‚Origin of Species’ in Clémence Royers Übersetzung », dans Patrick Kupper, Bernhard C. Schär (éd.), Die Naturforschenden. Auf der Suche nach Wissen über die Schweiz und die Welt, 1800-2015, Baden, Hier und Jetzt, 2005 (ISBN 978-3-03919-338-7), p. 69-85.

Liens internes

  • Darwinisme
  • Darwinisme social
  • Évolution (biologie)
  • L'Origine des espèces (livre de Darwin)
  • Progrès

Liens externes

27 juin 2022

Lepautre Antoine

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Antoine Lepautre


Antoine Le Pautre

Antoine_Lepautre_by_Robert_Nanteuil

 
Antoine Lepautre, burin de Robert Nanteuil, 1653.
Présentation
Naissance 1621
Paris
Décès 1679
Nationalité française
Activités Architecte ordinaire des bâtiments du roi
Œuvre
Réalisations Abbaye de Port-Royal de Paris
hôtel de Beauvais
Distinctions Membre de l'Académie royale d'architecture

Antoine Le Pautre (ou Lepautre) est un architecte français né à Paris en 1621 et mort en 1679. Il est le frère ainé de Jean Lepautre, dessinateur et graveur.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Publications
  • 3 Dessins
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

En 1646-1648, Le Pautre édifie le couvent de Port-Royal à Paris. Protégé du cardinal Mazarin, il lui dédie son Recueil de dessins de plusieurs palais (1653), dans lequel il donne libre cours à son imagination.

Édifié entre 1655 et 1660, l’hôtel de Beauvais, rue François-Miron, à Paris, lui vaut la célébrité par l'ingéniosité avec laquelle l'architecte sait tirer parti d'une parcelle de forme très irrégulière.

En 1660, Le Pautre est nommé contrôleur général des bâtiments de Monsieur, frère du roi Louis XIV. En cette qualité, il construit en 1667 la célèbre Grande cascade du domaine de Saint-Cloud, très admirée par les contemporains et qui a heureusement été conservée.

De 1664 à 1669, il construit le château de Saint-Ouen pour Joachim Adolphe de Seiglière de Boisfranc, surintendant général de la maison puis chancelier de Monsieur, frère du Roi, édifice détruit en 1820 pour être remplacé par l'actuel château.

Plusieurs dessins, conservés au musée national de Stockholm, désignent Le Pautre comme l’auteur des écuries de Jean-Baptiste Colbert au château de Sceaux, au début des années 1670. Il entre à l'Académie royale d'architecture à la fondation de celle-ci en 1671.

À la même époque, Madame de Montespan le sollicite afin de dresser les plans de son château de Clagny, proche de Versailles. La mort de Le Pautre en 1679 interrompit ce travail qui fut achevé par Jules Hardouin-Mansart.

Publications

Dessins

Deux enfants sur les côtés d'un arc en plein cintre, Fondation Roi Baudouin

 

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Robert W. Berger, Antoine Le Pautre. A french architect of the Era of Louis XIV, New York University Press, for the College Art Association of America, 1969, 182 p.
  • David de Pénanrun, Roux et Delaire, Les architectes élèves de l'école des beaux-arts (1793-1907), Librairie de la construction moderne, 2e éd., 1907, p. 324
  • Maxime Préaud, Graveurs du XVIIe siècle. Inventaire du fonds français. Tome IX : Antoine Lepautre, Jacques Lepautre, Jean Lepautre, BnF éditions, Paris, 1993 (ISBN 9782717718874)

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

26 juin 2022

Guéneau de Mussy Noël

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Noël Guéneau de Mussy

 

Noël Guéneau de Mussy

Noël_Guéneau_de_Mussy

Biographie
Naissance
6 novembre 1813


Paris

Décès
2 juin 1885

(à 71 ans)
Paris

Nationalité
Français
Formation
Collège Stanislas
Activités
Médecin, chirurgien
Père
Philibert Guéneau de Mussy
Autres informations
Membre de
Académie nationale de médecine
Distinction
Officier de la Légion d'honneur

Noël François Odon Guéneau de Mussy, né le 6 novembre 1813 à Paris et mort le 2 juin 1885 dans la même ville, est un médecin et chirurgien français, fils de l'écrivain Philibert Guéneau de Mussy et d'Augustine Françoise Marie Hallé.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Travaux
  • 3 Œuvres et publications
  • 4 Bibliographie
  • 5 Notes et références
  • 6 Liens externes

Biographie

À l'issue de ses études de médecine, il devient, en 1835 interne des hôpitaux de Paris et obtient son diplôme en 1837. En 1842 il exerce la fonction de médecin des hôpitaux de Paris, notamment à l'Hôpital Saint-Antoine, à l'Hôpital de la Pitié et à l'Hôtel-Dieu de Paris. Il épouse le 24 mai 1847 Claire Amélie Rozet (1825-1859), dont il a cinq enfants : Noël (1848-1906), Odon Charles Adam Philibert (1849-1931), Léon (1850-1853), René (1851-1883) et Henry (1854-1929).Il se remarie le 23 octobre 1862 avec Isabelle Mac Swiney (1835-1892), dont il a trois autres enfants : Valentine (1863-1932), Pierre (1865-1865) et Noëlie (1867-1947). Il meurt le 2 juin 1885 à son domicile dans le 8e arrondissement de Paris1

Travaux

Noël Guéneau de Mussy a deux assistants de renom comme collaborateurs : l'ophthalmologiste Henri Parinaud (1844-1905) et le chirurgien pédiatrique Édouard Francis Kirmisson.Il se spécialise dans certaines affections et contribue à la recherche médicale sur la coqueluche, l'angine, la glossite (inflammation de la langue), l'hyperthyroïdie (maladie de Basedow) et la pleurésie.

Il laisse son nom en postérité pour désigner les points douloureux appelés « point de Noël Guéneau De Mussy » dans la pleurésie diaphragmatique. Il est l'auteur d'un important ouvrage en quatre volumes : Clinique médicale (1874-1885). Il est membre de l'Académie de médecine.

Œuvres et publications

  • Traité de l'angine glanduleuse et observations sur l'action des Eaux-Bonnes dans cette affection, précédés de considérations sur les diathèses Paris, Éditions Masson, Paris : 1857.
  • Exposé des titres et travaux scientifiques (1839-1864), Paris, Impr.de E. Martinet, 1864, Texte intégral [archive].
  • Clinique médicale A. Delahaye (Paris), 1878-1885
  1. Tome premier, 1874, disponible [archive] sur Gallica
  2. Tome second, 1875, disponible [archive] sur Gallica
  3. Tome troisième, 1884, disponible [archive] sur Gallica
  4. Tome quatrième , 1885, disponible [archive] sur Gallica
  • Remerciements adressés par le Dr Noël Gueneau de Mussy à ses anciens internes et à plusieurs autres de ses anciens élèves, qui lui avaient offert, à l'occasion de sa sortie des hôpitaux, une copie en bronze de la Charité de M. Dubois, impr. de Malteste (Paris), 1889, disponible [archive] sur Gallica.

Bibliographie

  • Sabine Danguy des Deserts, Noël Guéneau de Mussy (1813-1885) : un clinicien à l'aube de l'ère pastorienne, [Éditeur inconnu] 2004, Thèse.

Notes et références

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 juin 2022

Messimy Adolphe

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 


Adolphe Messimy

 

Adolphe Messimy

220px-Adolphe_Messimy

 
Adolphe Messimy lors des Grandes manœuvres de 1911.
Fonctions
Député 1902-1912
puis 1914-1919
Sénateur 1923-1935
Gouvernement Troisième République
Groupe politique RRRS (1902-1919)
GD (1923-1935)
Ministre des Colonies
2 mars 1911 – 23 juin 1911
Président Armand Fallières
Président du Conseil Ernest Monis
Gouvernement Monis
Prédécesseur Jean Morel
Successeur Albert Lebrun
Ministre de la Guerre
27 juin 1911 – 14 janvier 1912
Président Armand Fallières
Président du Conseil Joseph Caillaux
Gouvernement Caillaux
Prédécesseur François Goiran
Successeur Alexandre Millerand
13 juin 1914 – 26 août 1914
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil René Viviani
Gouvernement Viviani I
Prédécesseur Théophile Delcassé
Successeur Alexandre Millerand
Biographie
Date de naissance 31 janvier 1869
Lieu de naissance Lyon (1er arrondissement)
Date de décès 1er septembre 1935 (à 66 ans)
Lieu de décès Charnoz-sur-Ain
Résidence Seine
puis Ain

Adolphe Marie Messimy, né dans le 1er arrondissement de Lyon le 31 janvier 1869 et mort à Charnoz (Ain) le 1er septembre 1935, est un militaire et homme politique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Carrière
    • 2.1 Militaire
    • 2.2 Écriture
      • 2.2.1 Publications
    • 2.3 L'élu et le ministre
  • 3 Notes et références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Hommages

Biographie

Adolphe Marie Messimy est issu d'une famille de la bonne bourgeoisie lyonnaise ; il est le fils aîné de Paul Charles Léon Messimy, notaire à Lyon, et de Laurette Marie Anne Girodon.

Il épouse d'abord Andrée Cornil, fille de Victor Cornil, professeur de médecine, député puis sénateur de l'Allier, dont il a une fille et un fils. Divorcé en 1921, il épouse en secondes noces Marie-Louise Viallar1.

Carrière

Militaire

Sur le front en tenue de chasseur à pied, droite.
Le général Messimy entrant à Colmar.

Il entre à Saint-Cyr en 1887. En sortant en 1889 il choisit de commencer une carrière d'officier d'infanterie dans l'armée française. Il est admis en 1894 à l'École supérieure de guerre. Il en sort avec la mention très bien en 1896 (officieusement seizième).

Dreyfusard il est poussé à quitter l’armée en 18992 et devient agent de change. Remarqué par le député Maurice Berteaux pour avoir publié "l'armée républicaine de demain" dans la Revue politique et parlementaire, il se présente sous les couleurs du parti radical et radical-socialiste à la députation, élu député de la Seine de 1902 à 1912, puis de l'Ain de 1912 à 1919, avant de devenir sénateur de l'Ain de 1923 à 1935.

Rapporteur du budget de la Marine, par deux fois du budget de la Guerre, également par deux fois du budget des Colonies, il est nommé ministre des Colonies dans le gouvernement d'Ernest Monis, du 2 mars au 27 juin 1911. Il glisse au ministre de la Guerre dans le gouvernement de Joseph Caillaux, du 27 juin 1911 au 14 janvier 1912. C'est au cours de cette première attribution du portefeuille de la Guerre qu'il se bat pour faire supprimer les uniformes voyants de l'armée française. Il ne parvient pas à faire adopter l'uniforme réséda qui ressemble trop au feldgrau. L'opinion générale est que le pantalon rouge garance du fantassin peut facilement être masqué en tenue de campagne si à la capote et aux jambières de cuir on adjoint des bandes molletières assorties à la capote. Adolphe Messimy doit accepter deux nouveaux essais d'uniformes qui seront conduits par son successeur. Il tente également de rénover la formation continue des officiers, propose la création d'un grade de sous-officier (celui d'adjudant-chef, officiellement créé par son successeur en 1912, A. Millerand) et essaye de développer une artillerie lourde, sans succès.

En 1911, le général Victor-Constant Michel, vice-président du conseil supérieur de la guerre, propose de modifier le plan XVI de mobilisation. Envisageant un passage massif de l'armée allemande à travers toute la Belgique, il propose de masser onze corps le long de la frontière franco-belge pour lancer une contre-offensive, ne laissant à la défense de l'Est que les trois corps frontaliers. Pour avoir les effectifs nécessaires, il propose de faire disparaître les divisions de réserve en réunissant, à la mobilisation, les régiments de réserve aux brigades d'active, ralentissant de deux à trois jours la durée de la concentration3. Soumis au conseil supérieur de la guerre le 19 juillet 1911, la proposition de supprimer les divisions de réserve est rejetée à l'unanimité4. Le 28 juillet, Messimy qualifie le général Michel d'« incapable », l'exclut du conseil supérieur de la guerre et le remplace dans ses fonctions par le général Joffre5.

Il est à nouveau ministre de la Guerre dans le gouvernement Viviani du 13 juin au 26 août 19146. Les choses ayant peu évolué en 1913 avec le ministre Eugène Étienne pour lequel le pantalon garance c'est la France, sa première préoccupation sera de faire voter une loi supprimant l'uniforme trop visible de l'armée française6. Le 2 juillet 1914, il présente à la commission de l'armée un nouvel uniforme "bleu ardoise" en drap dit tricolore, tissé de fils composés de fibres de laines bleues, blanches et rouges - C'est alors le meilleur compromis qui ait été trouvé entre les conservateurs, souhaitant garder le pantalon garance, et les partisans du changement d'uniforme -7. Le 9 juillet, il propose et débat à la Chambre des députés un projet de loi adoptant le concept de la "substitution aux draps actuels d'un drap unique de couleur neutre" pour les confections d'uniformes7. Ce projet de loi est voté le 10 par la Chambre, le 14 par le Sénat et la loi est publiée au Journal Officiel le 18 juillet 19146. Au moment de la mobilisation générale le 2 août 1914, les nouveaux uniformes en drap tricolore ne sont qu'un projet et aucun n'a été produit. Aussi, lors des trois premières semaines d'août, Messimy va personnellement sélectionner un nouveau drap bleu clair, plus voyant que le drap tricolore mais plus simple à produire, qui sera popularisé sous le nom de Bleu Horizon8. Au prix d'un énorme effort pour l'industrie textile, Messimy fait mettre en place la production nationale de ce nouveau drap qui deviendra le symbole des Poilus de 14-189. En outre, il désigne Gallieni pour défendre Paris le 25 août 191410, mais il est finalement remplacé par Alexandre Millerand son principal concurrent, qui lui était avant guerre le porte-parole des partisans de la conservation du pantalon garance[réf. nécessaire].

Son nom est étroitement attaché à l'affaire du 15e corps d'armée. Le sénateur Auguste Gervais (saint-Cyrien, journaliste, franc-maçon et membre du Parti républicain, radical et radical-socialiste comme lui) l'a accusé dans un article publié après sa mort d'avoir écrit l'article diffamatoire contre les soldats du Midi. Après la guerre, la mobilisation des anciens combattants, menés par les députés du midi, conduira à son éviction de l'Assemblée nationale en 1919. Adolphe Messimy se fera élire quelques années plus tard comme sénateur. Rapporteur de la loi sur le recrutement de 1928, il défend la prolongation de la ligne Maginot jusqu'à Dunkerque. Spécialiste des questions coloniales, vice-président de l'Exposition Universelle de 1931, il demande instamment la création d'un fonds monétaire spécial pour assurer le développement de l'Empire colonial, rêvant de faire de la vallée du Niger, le grenier à blé et à coton de l'Afrique Occidentale.

De retour au front comme chef de bataillon de réserve, Adolphe Messimy commandera successivement le 229e Régiment d'infanterie territoriale, le groupe de bataillons de chasseurs de la Weiss (Vosges), la 213e Brigade d'infanterie territoriale, la 6e brigade de chasseurs, l'infanterie de la 46e Division de chasseurs puis la 162e Division d'infanterie, à la tête de la laquelle il sera le premier à pénétrer dans Colmar. Libéré des obligations militaires en janvier 1919, il est le seul député et le seul officier de réserve à terminer la guerre au grade de général de brigade de réserve à titre définitif, et fut décoré Grand officier de la Légion d'honneur11.

Il fut blessé deux fois au front : à la cuisse le 27 juillet 1915 au cours de la bataille du Linge en Alsace puis à la joue le 4 septembre 1916 au Bois de Riez (Somme). Il fut cité cinq fois, il est nommé chevalier puis officier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre et reçoit la Croix de guerre avec palme. Il est élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur à titre militaire le 8 juillet 1934, et Grand Croix de l'Ordre de la Couronne (Belgique).

Écriture

Il a participé à de nombreuses revues comme Le Temps, Le Matin, Le Rappel, Le Radical ou encore le Lyon Républicain. Il a aussi écrit dans la Revue politique et parlementaire

Il a surtout écrit sur des sujets coloniaux (La revue des questions coloniales) et militaires où il soutient le point de vue que l'armée doit être un soutien de la République et de la Démocratie (la Revue bleue et la Revue de Paris).

Publications

Ministre il organise un concours pour choisir les camions.
  • Proposition de loi tendant : 1 °) à l'abrogation du code de justice militaire et à la suppression des conseils de guerre en temps de paix ; 2 °) à la réglementation du droit de punir, présentée par MM. Messimy et Maujan…Publication : Paris, de Motteroz, 1902.
  • Proposition de loi ayant pour objet d'assurer, avec une complète communauté d'origine, le recrutement des officiers de toutes armes, aussi bien pour l'armée active, que pour la réserve de l'armée active et l'armée territoriale…, Paris, de Motteroz, 1903.
  • Proposition de loi tendant à modifier l'organisation de l'armée métropolitaine, à organiser une armée coloniale entièrement autonome, à réduire les cadres, les effectifs, les charges militaires de la RépubliquePublication : Paris, de Motteroz, 1903.
  • La paix armée (la France peut en alléger le poids), Paris, V. Giard et E. Brière, 1903.
  • Considérations générales sur l'organisation de l'armée, l'évolution nécessaire Extraits du rapport sur le budget de la guerre pour l'exercice 1907, Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1907.
  • Notre œuvre coloniale, Paris, E. Larose, 1910.
  • Le Problème militaire. I. L'effort allemand et l'effort français. II. La leçon d'une guerre, Paris, publications du journal Le Rappel, 1913.
  • Le Statut des indigènes algériens, Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1913.
  • Causerie radiotéléphonique faite à l'école des P.T.T. par M. le général Messimy…, La Bresse (région), le Syndicat d'initiative et de tourisme de Bourg-en-Bresse, 1926.
  • I. Le Service d'un an. II. Le recul des 10 kilomètres en 1914. Discours des séances du Sénat des 17 février et 8 mars 1928, Le Mans, de Monnoyer, 1928.
  • Général Messimy. Mes souvenirs. Jeunesse et entrée au Parlement. Ministre des colonies et de la guerre en 1911 et 1912 : Agadir. Ministre de la guerre du 16 juin au 26 août 1914 : la guerre, Paris, Plon, 1937.

Les papiers personnels d'Adolphe Messimy sont conservés aux Archives nationales sous la cote 509AP12

L'élu et le ministre

Ministre lors des Grandes manœuvres de 1911 avec les généraux Joffre et Chomer.
  • Député de la Seine de 1902 à 1912. En 1905 il vote la Loi de Séparation des églises et de l'état.
  • Maire de Charnoz-sur-Ain de 1908 à 193513
  • Député de l'Ain de 1912 à 1919
  • Sénateur de l'Ain de 1923 à 1935
  • Ministre des Colonies du 2 mars au 27 juin 1911 dans le gouvernement Ernest Monis
  • Ministre de la Guerre du 27 juin 1911 au 14 janvier 1912 dans le gouvernement Joseph Caillaux
  • Ministre de la Guerre du 13 juin au 26 août 1914 dans le gouvernement René Viviani (1)

Notes et références

  1. * Vincent Wright, Éric Anceau, Les préfets de Gambetta (coll. du Centre Roland Mousnier, 34), Paris, Presses de Paris Sorbonne, 2007, p. 148-149. (ISBN 9782840505044) (consultable en ligne [archive])
  2. http://www.affairedreyfus.com/2013/03/militaire-et-dreyfusard.html [archive]
  3. Rapport au ministre de la Guerre au sujet de l'étude d'un projet d'opérations, 10 février 1911, AFGG 1922, tome 1, volume 1, annexe no 3, p. 8-11.
  4. Note du 15 juin 1911 du général Michel et délibérations du conseil supérieur de la Guerre le 19 juillet 1911, AFGG 1922, tome 1, volume 1, annexe no 4, p. 12-17.
  5. « Général de Division Victor-Constant Michel » [archive], sur http://passion-histoire.net/ [archive].
  6. a b et c Louis Descols, La Genèse du drap Bleu Horizon, Eguzon, Point d'Ancrage, août 2014, 40 p. (ISBN 2-911853-16-4)
  7. a et b Louis Descols, « Le rôle de la société Balsan dans la création du drap Bleu Horizon », L'Indre dans la Grande Guerre (actes du colloque),‎ février 2016, p. 93. (ISBN 978-2-953-165-05-0)
  8. Louis Descols, « Août 1914, La Naissance du Drap Bleu Horizon », Militaria Magazine, no 362,‎ septembre 2015, p. 20. 2e partie
  9. Louis Descols, « Août 1914, La Naissance du Drap Bleu Horizon », Militaria Magazine, no 358,‎ mai 2015, p. 66. 1re partie
  10. L'armée française de l'été 1914, Henri Ortholan, Ed. Bernard Giovanangeli, 2004
  11. sur la base LEONORE [archive].
  12. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales [archive].
  13. revue n°28 de l'Académie de la Dombes [archive]

Voir aussi

Hommages

  • Avenue du Général-Messimy à Paris;
  • la rue Messimy à Colmar, Charnoz-sur-Ain, Chaleins, Lurcy


24 juin 2022

Le Blant Julien

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Julien Le Blant

 

Julien Le Blant

Petit-Le_Blant

Julien Le Blant
Photo de Pierre Lanith Petit
Naissance
30 mars 1851
Paris
Décès
28 février 1936 (à 84 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre, dessinateur
Père
Edmond Le Blant (en)

Julien Le Blant (1851 - 1936), est un peintre français, spécialisé notamment dans les scènes de la guerre de Vendée.

Sommaire

  • 1 Parcours
  • 2 Bibliographie
  • 3 Galerie
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Liens externes

Parcours

Autodidacte, il prend quelques cours avec Ernest Girard, un élève d'Ingres, avant de faire ses débuts en 1874 avec le tableau L'Assassinat de Lepeletier Saint-Fargeau. Il est le fils d'Edmond-Frédéric Le Blant, un ancien directeur de l'École française de Rome.

Il reçoit le prix du salon de 1878 pour le tableau Mort du général d’Elbée, obtient la médaille d’argent au salon de 1880 puis la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris de 1889 pour son tableau Le Bataillon carré. Ce dernier, exposé pour un certain temps au Musée des beaux-arts de Canberra (National Gallery of Australia) en Nouvelle-Galles du Sud, se trouve à présent à l’Université Brigham Young (Brigham Young University, BYU) de Provo, dans l'Utah. En 1893, ledit tableau fut sélectionné pour représenter la France à l’Exposition universelle de Chicago.

Bibliographie

Galerie

Voir aussi

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 juin 2022

Dutilh Étienne Marie

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Étienne Marie Dutilh


Étienne Marie Dutilh

VIP


Naissance 25 mai 1751
Tarbes (Hautes-Pyrénées)
Décès 11 mai 1801 (à 50 ans)
Belle-Île-en-Mer (Morbihan)
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1778-1801

Étienne Marie Dutilh, né le 25 mai 1751 à Tarbes (Hautes-Pyrénées), mort le 11 mai 1801 à Belle-Île-en-Mer (Morbihan), est un général de la révolution française.

Il est le fils de Guillaume Duthil, avocat et procureur du Sénéchal et de Marie Lanière.

Sommaire

  • 1 États de service
  • 2 Sources
  • 3 Références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Bibliographie

États de service

Il entre en service le 1er mars 1778, comme soldat au régiment de Beauvoisis, futur 57e régiment d'infanterie. Il est nommé sergent-major le 14 mars 1785, adjudant en 1787, et sous-lieutenant en 1791.

Le 16 janvier 1792, il devient lieutenant dans l'armée du Nord placée sous le commandement de Custine, et il passe capitaine le 12 juillet 1792. En octobre 1792, Georges Six le fait distinguer par les représentants du peuple. Il est envoyé à l'armée de l'Ouest.

Le 1er octobre 1793, il est nommé Adjudant-général chef de bataillon, employé comme chef d’état-major provisoire à l’armée de l’Ouest auprès d'Aubert Dubayet1. Il est nommé adjudant-général chef de brigade provisoire le 1er novembre 1793, grade confirmé à l’armée de l’Ouest le 18 mai 1794.

Il est promu général de brigade d’infanterie le 1er janvier 1796 à l’Armée des côtes de l'Océan, et en mars 1796, il prend le commandement de Nantes. Il va instruire le procès Charette comme président du conseil de guerre

Le 22 septembre 1796, il est mis en congé de réforme. En 1797, il reprend du service comme commandant du département du Morbihan, et le 27 décembre 1798, il est nommé commandant militaire du département de la Manche.

Le 19 février 1801, il est envoyé à Belle-Île-en-Mer pour prendre le commandement de la garnison où il meurt le 11 mai 1801.

Sources

Références

  1. Jean-Baptiste Kléber, Roger Nougare, Mémoires politiques et militaires, Vendée, 1793-1794, p. 292, Tallandier, 1989

Voir aussi

Bibliographie

  • Le général Duthil (1751-1801), p. 22-23, Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, année 1950 (lire en ligne) [archive]

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 juin 2022

Muret Théodore

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Théodore Muret

 

Théodore Muret

Personnalités_des_arts_et_des_lettres_-_Théodore_Muret

Biographie
Naissance
24 janvier 1808


Rouen

Décès
23 juillet 1866

(à 58 ans)
Soisy-sous-Montmorency

Nationalité
Français
Activités
Écrivain, historien, dramaturge, poète

Théodore César Muret (Rouen, 24 janvier 1808 -Soisy-sous-Montmorency, 23 juillet 1866) est un auteur dramatique, poète, essayiste et historien français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
    • 2.1 Théâtre
    • 2.2 Histoire
    • 2.3 Essais
    • 2.4 Poésies
    • 2.5 Roman
  • 3 Bibliographie
  • 4 Notes et références
  • 5 Liens externes

Biographie

Né dans une famille protestante chassée de France après la révocation de l’Édit de Nantes, il commence des études de droit à Rouen, qu'il termine à Genève1. Avocat puis journaliste politique et théâtral à La Mode (1831-1834), La Quotidienne, L'Opinion publique (1848-1849) ou encore L'Union2, ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : Théâtre du Palais-Royal, Théâtre des Folies-Dramatiques, Théâtre des Variétés, Théâtre de l'Odéon etc.

Légitimiste, il est emprisonné deux fois en 1842 et 1845 pour ses opinions.

Œuvres

Théâtre

  • Corneille à Rouen, comédie en 2 acte, 1829
  • Le docteur de Saint Brice, drame en deux actes, avec Cogniard frères, 1831
  • Paul Ier, drame historique en 3 actes et en prose, avec Cogniard frères, 1831
  • Le Tasse à l'hôpital Sainte-Anne, scène historique (1580), 1835
  • Les droits de la femme, comédie en 1 acte, 1837
  • Pour ma mère !, drame-vaudeville en 1 acte, avec Cogniard frères, 1837
  • Pretty, ou Seule au monde !, comédie en un acte, mêlée de chant, avec de Courcy, 1837
  • Le Cousin du Pérou, comédie-vaudeville en 2 actes, avec Michel Delaporte et Lubize, 1837
  • Les coulisses, tableau-vaudeville en deux actes, 1838
  • Juana ou Deux dévouements, drame en 1 acte, mêlé de chant, 1838
  • Le Médecin de campagne, comédie-vaudeville en 2 actes, avec Frédéric de Courcy et Emmanuel Théaulon, 1838
  • Les bamboches de l'année, revue mêlée de couplets, 1839
  • Le Docteur de Saint-Brice, drame en 2 actes, mêlé de couplets, avec Cogniard frères, 1840
  • L'Élève de Presbourg, opéra-comique en un acte, 1840
  • Une journée chez Mazarin, comédie en 1 acte, mêlée de couplets, avec Fulgence de Bury et Alexis Decomberousse, 1840
  • 1841 et 1941, ou Aujourd'hui et dans cent ans, revue fantastique en 2 actes, avec Cogniard frères, 1841
  • Une vocation, comédie en 2 actes, mêlée de couplets, avec de Courcy, 1841
  • Mil huit cent quarante et un et mil neuf cent quarante et un..., revue fantastique, avec Cogniard frères, 1842
  • Les Philanthropes, comédie en trois actes, en vers, avec de Courcy, 1842
  • Les Iles Marquises, revue de 1843, en 2 actes, avec Cogniard frères, 1844
  • Si j'étais homme ou les canotiers de Paris, comédie vaudeville en 2 actes, avec Laurencin, 1846
  • Les Marrons d'Inde, ou les Grotesques de l'année, revue fantastique en 3 actes et 8 tableaux, avec Cogniard frères, 1848
  • La Course au plaisir, revue de 1851, en 2 actes et 3 tableaux, avec Michel Delaporte et Gaston de Montheau, 1851
  • Michel Cervantès, drame en cinq actes, en vers, 1856
  • Les Dettes, comédie en 3 actes, en vers, 1859

Histoire

  • Jacques le Chouan : Madame en Vendée, 1833
  • Le Chevalier de Saint-Pont (histoire de 1784), 1834
  • Gresset (Jean-Baptiste-Louis), 1836
  • Mademoiselle de Montpensier, histoire du temps de la Fronde (1652), 1836
  • Histoire de Paris depuis son origine jusqu'à nos jours, 1837
  • Les Grands hommes de la France, 2 vol., 1837-1838
  • Souvenirs de l'Ouest, 1839
  • Vie populaire de Henri de France, 1840
  • La Vie et la mort du duc d'Orléans, prince royal, 1842
  • Le Grand convoi de la ville de Rouen, 1843
  • Voyage et séjour de Henri de France dans la Grande-Bretagne, octobre 1843-janvier 1844, 1844
  • Histoire de l'armée de Condé, 2 vol., 1844
  • Vie populaire de Bonchamps, 1845
  • Vie populaire de Cathelineau, 1845
  • Vie populaire de Charette, 1845
  • Vie populaire de Georges Cadoudal, 1845
  • Vie populaire de Henri de La Rochejaquelein, 1845
  • Mariage de Henri de France, relation populaire, 1846
  • Histoire des guerres de l'Ouest : Vendée, chouannerie (1792-1815), 1848
  • Vie de Henri de France, abrégé, 1849
  • Les Ravageurs, 1850
  • Album de l'exil, 1850
  • Histoire de Henri Arnaud, pasteur et chef militaire des Vaudois du Piémont, résumé de l'histoire vaudoise, 1853
  • Les Galériens protestants, 1854
  • Italie. Au roi Victor-Emmanuel, au comte de Cavour, au général Garibaldi, 1860
  • Histoire de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, précédée d'une Étude sur Marguerite de Valois, sa mère, 1861
  • L'Histoire par le théâtre, 1789-1851, 3 vol., 1865

Essais

  • Georges, ou Un entre mille, 1835
  • Simples questions d'un ignorant au sujet des chemins de fer en général, et du chemin de fer de Paris à Rouen et au Havre en particulier, 1842
  • Le Drapeau anglais, 1843
  • La Vérité aux ouvriers, aux paysans, aux soldats, simples paroles, 1849
  • Casse-cou ! socialisme, impérialisme, orléanisme, 1849
  • Démocratie blanche, 1850
  • Le Bon messager, almanach pour l'an de grâce 1842, 1851
  • Paroles d'un protestant, 1855
  • A travers champs, souvenirs et propos divers, 1858
  • Le Théâtre-français de la rue de Richelieu, histoire théâtrale, 1861

Poésies

  • A propos d'un chien, non daté
  • Le nez rouge, non daté
  • Comment on dégénère, 1847
  • Paris à Dieppe, discours en vers, 1852

Roman

  • Une histoire de voleur, 1845

Bibliographie

  • Louis Charles Dezobry, Théodore Bachelet, Dictionnaire général de biographie et d'histoire, 1869, p. 2961 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, vol.2, 1870, p. 1324 Lire en ligne [archive] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jules Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes..., 1872, p. 148-149
  • George Ripley, Charles Anderson Dana, The American Cyclopaedia: A Popular Dictionary, 1875, p. 54
  • Ludovic Lalanne, Dictionnaire historique de la France, 1877, p. 1333
  • Camille Dreyfus, André Berthelot, La Grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, 1886, p. 575
  • Pierre Larousse, Claude Augé, Nouveau Larousse illustré: dictionnaire universel, 1898, p. 269
  • Pierre Henri Guignard, Les servitudes foncières dans le Code civil vaudois, 1975, p. 16
  • Edmond Biré, La presse royaliste de 1830 à 1852, 1901, p. 365
  • Louis Aymer de La Chevalerie (marquis d'), Henri Carré, Le journal d'émigration, 1791-1797, 1933, p. 58

Notes et références

  1. Précis analytique des travaux de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, 1865-1866, p.184 (Lire en ligne [archive])
  2. Jean Touchard, La gloire de Béranger, 1968, p.383

Liens externes

  • Notices d'autorité

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

21 juin 2022

Chevalier Pierre-Michel-François

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Pierre-Michel-François Chevalier

 

Pierre-Michel-François Chevalier

220px-Chevalier,_Pierre_Michel_François,_dit_Pitre-Chevalier,_Bayard_et_Bertall,_BNF_Gallica

Pitre-Chevalier
Alias
Pitre-Chevalier
Naissance 16 novembre 1812
Paimbœuf, France
Décès 15 juin 1863 (50 ans)
Paris (37bis rue d'Artois)
Activité principale
Historien
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Nouvelles, histoire

Pierre-Michel-François Chevalier dit Pitre-Chevalier est un auteur, historien et journaliste français né le 16 novembre 1812 à Paimbœuf (Loire-Inférieure) et mort à Paris le 15 juin 1863. Il a été rédacteur en chef du Figaro et directeur du Musée des familles.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
    • 2.1 Ouvrages historiques
    • 2.2 Livrets
    • 2.3 Nouvelles
  • 3 Hommages
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Références
  • 5 Voir aussi

Biographie

Pierre-Michel-François Chevalier naît le 16 novembre 1812 à Paimbœuf (Loire-Inférieure)1. Rédacteur en chef du Figaro à la suite d'Alphonse Karr, il devient directeur du Musée des familles, fondée en 18342. À ce titre il fait publier de 1851 à 1855 les premières nouvelles de Jules Verne, avec qui il collabore à l'écriture en 1852 de la comédie-proverbe Les Châteaux en Californie2.

Il épouse Camille Decan de Chatouville en 1835 à Paris, avec pour témoin le vicomte Alfred de Vigny. Ensemble, ils ont une fille, Marguerite Pitre-Chevalier3.

La station de Villers-sur-Mer est fondée par Félix Pigeory, architecte à Paris, créateur et rédacteur de la Revue des Beaux-Arts et par Pitre-Chevalier, qui a sans doute découvert le site par l'intermédiaire de son prédécesseur à direction du journal Le Figaro, Alphonse Karr. Pierre-Michel-François Chevalier choisit un terrain faisant face à la baie de Seine pour faire édifier la villa Durenne, qui hébergera par la suite l'Office du Tourisme4.

Pitre-Chevalier est mort le 15 juin 18631 à Paris, au 37bis rue d'Artois, où une plaque commémorative a été apposée.

Œuvres

(Source : Bibliothèque nationale de France5).

Ouvrages historiques

  • Jeanne de Montfort (époque guerrière, 1342), règne de Philippe de Valois. (W. Coquebert, 1840)
  • Aliénor, prieure de Lok-Maria, 1842
  • La Bretagne ancienne et moderne. (W. Coquebert, 1844)
  • Bretagne et Vendée. Histoire de la Révolution française dans l'ouest. (W. Coquebert, 1845-1848)
  • Nantes et la Loire-Inférieure : monuments anciens et modernes, sites & costumes pittoresques (Charpentier Père, Fils et Cie. Nantes , 1850), écrit en collaboration avec Émile Souvestre.
  • Histoire des guerres de la Vendée comprenant l'histoire de la Révolution dans la Bretagne, l'Anjou, le Poitou, le Maine et la Normandie. (Paris : Didier, 1851)
  • Les révolutions d'autrefois. Chroniques de la Fronde, 1648-1652. (V. Lecou, 1852)
  • Les Reines s'en vont... (Musée des familles, 1853)
  • Les Costumes et ornements ecclésiastiques. (Musée des familles, 1857)
  • Les Prédicateurs de notre temps. Le Père Lavigne. (Nice : impr. de Caisson, 1862)

Livrets

  • Air final de Velléda, opéra en deux actes. (sans date)
  • Duo de Cynodocée opéra en cinq actes. (sans date)

Nouvelles

  • Brune et blonde. (W. Coquebert, 1841)
  • Porte à porte. (De Vigny, 1843)
  • Celle que j'aime. (Le livre des feuilletons, 1843)
  • Une histoire de revenants. (Le livre des feuilletons, 1843)
  • Le mauvais parti. (De Vigny, 1843)

Hommages

Nantes, Quimper et Paimbœuf ont chacune une rue qui porte de nom de Pitre-Chevalier, de même qu'un boulevard de Villers-sur-mer. Pitre-Chevalier est mentionné dans un poème des Odes funambulesques de Théodore de Blanville, pour constater sa « fécondité prodigieuse »6. Une plaque commémorative a été apposée au 37bis rue d'Artois à Paris, immeuble où est décédé Pierre-Michel-François Chevalier.

Annexes

Bibliographie

  • Jean-Paul Faivre, À propos d'un cinquantenaire : Jules Verne (1828-1905) et le Pacifique. Contribution à l'étude de l'exotisme océanien au XIXe siècle, vol. 11, 1955 (lire en ligne [archive]), chap. 11
  • Jean-Loup Avril, 1000 bretons, dictionnaire biographique, 2003 (ISBN 2-914612-10-9)

Références

  1. a et b « Pitre-Chevalier (1812-1863) » [archive], sur site de la bibliothèque nationale de France (consulté le 28 septembre 2010)
  2. a et b Faivre 1955, p. 135
  3. « Descendants de Pierre Chevalier dit Pitre-Chevalier » [archive], sur Geneanet [archive] (consulté le 12 janvier 2011)
  4. « Villers, station balnéaire » [archive], sur site de la ville de Villers-sur-Mer (consulté le 29 septembre 2010)
  5. « Pitre-Chevalier » [archive], sur site de la bibliothèque nationale de France (consulté le 28 septembre 2010)
  6. Théodore de Blanville, Commentaire des Odes funambulesques, 1873 (lire en ligne [archive])

Voir aussi

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 juin 2022

Krantz Jean-Baptiste Sébastien

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Jean-Baptiste Sébastien Krantz

 

Jean-Baptiste Sébastien Krantz

Krantz,_Jean-Baptiste_Sebastien

Jean-Baptiste Sébastien Krantz
Fonctions
Sénateur inamovible
10 décembre 1875 - 16 mars 1899
Député
2 juillet 1871 - 10 décembre 1875
Biographie
Naissance
17 janvier 1817


Arches

Décès
16 mars 1899

(à 82 ans)
Paris

Nationalité
Français
Formation
École polytechnique
École des Ponts ParisTech
Activités
Homme politique, ingénieur
Autres informations
Distinction
Grand officier de la Légion d'honneur‎ (1878)

Jean-Baptiste Sébastien Krantz (17 janvier 1817, Arches - 16 mars 18991, Paris), est un ingénieur et homme politique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Famille
  • 3 Publications
  • 4 Références
  • 5 Sources
  • 6 Annexes
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Liens externes

Biographie

Entré à l'École polytechnique en 1836, et à l'École des ponts et chaussées en 1838, il fut nommé ingénieur ordinaire de 2e classe le 22 août 1843, ingénieur de 1re classe le 31 janvier 1855, et ingénieur en chef de 1re classe le 12 mars 1864. Il dirigea en cette qualité les travaux du chemin de fer du grand-central, le service vicinal de l'Ardèche, et construisit le palais de l'Exposition universelle de 1867 à Paris. Inventeur en 1868 d'un barrage mobile pour faciliter le cabotage de la Seine, il fut mis à la tête du service de la navigation de la Seine en 1870.

Il a pris une part active à la défense de Paris pendant le siège. Au début de l'investissement de la capitale, il a établi des moulins à blé dans la ville pour alimenter la population à partir des réserves de grains2. Il a été colonel des ouvriers auxiliaires de la 2e armée3 et fut chargé des travaux de défense d'une partie de l'enceinte, notamment du côté de Saint-Denis, jeta sur la Marne les ponts mobiles sur lesquels l'armée du général Ducrot passa la Marne à Champigny le 1er décembre, et installa des moulins à vapeur qui réduisirent en farine toutes les céréales disponibles.

Candidat à Paris aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, il échoua, mais, aux élections complémentaires du 2 juillet suivant, porté dans la Seine sur la liste de l'Union parisienne de la presse, il fut élu. Il s'inscrivit au centre gauche et devint vice-président de ce groupe.

Élu par l'Assemblée nationale, le 10 décembre 1875, sénateur inamovible, le 4e sur 75, il prit place à la gauche de la Chambre haute, fut nommé, le 5 août 1876, commissaire général de l'Exposition de 1878, et promu grand-officier de la Légion d'honneur, le 20 octobre 18784. Le 14 août 1877, il avait été admis à la retraite comme ingénieur en chef de 1re classe des ponts et chaussées, avec le titre d'inspecteur général honoraire. Au Sénat, il a voté avec les républicains opportunistes, mais s'est prononcé cependant contre l'expulsion des princes (22 juin 1886).

Famille

  • Nicolas Krantz II (1737-1810), fontainier, marié Marie Jeanne Dorvasi Donasky (1732-1799) :
    • Jean Nicolas Krantz (1756-1828)
    • Claude Krantz (1757-1828), marié en secondes noces avec Marie Louise Chardar (1764-1823)
      • Dominique Nicolas Krantz (1788-1856), fabricant de papier à Dinozé, commune d'Arches (Vosges), marié à Catherine Ancillon (1789-1855) :
        • Joséphine Krantz (1814-1899), mariée en 1836 à Eugène Dominique Collignon (1807-1888), fabricant de papier à Metz, frère de Charles-Étienne Collignon (1802-1885), inspecteur général des ponts et chaussées :
          • Marie-Louise Collignon (1837-1879)
          • Albert Collignon (1839-1922)
          • Eugénie Collignon (1842-1926), mariée en 1865 avec Joseph Vincendon (1833-1909), général en 18755,6
        • Antoine Théodore Krantz (1816-1820)
        • Jean-Baptiste Sébastien Krantz7, marié à Anaïs Thérèse Duval (1828-1922), sœur de Martin Léonard Edmond Duval (1824-1904) :
          • Thérèse Krantz (1855-1929), mariée à Edmond Georges Sohier (1851-1916)
          • Edmond Julien Krantz (né en 1857), marié en 1885 à Camille Marguerite Millon (née en 1862), fille de Claude Millon, ancien député de la Meuse8
        • Charles Dieudonné Krantz, marchand de papier, marié à Louise Charlotte Rosalie Collignon, fille de Charles-Étienne Collignon :
          • Charles Camille Julien Krantz, ministre, marié en 1875 avec Madeleine Alexandrine Balfourier (1855-1941)
    • Paul Louis Krantz (1759- )
    • Claude Nicolas Krantz (1771-1800), marié en 1792 avec Marie Françoise Julienne Reiset (1770-1832), cousine de Marie Antoine de Reiset (1775-1836) :
      • Marie Nicolas Krantz (1795-1863), chef de bataillon, marié en 1821 avec Joséphine Machy (1802-1863) :
        • Jules François Émile Krantz (1821-1914), amiral et ministre de la Marine, marié à Marie Valléry Beau :
          • Jules François Joseph Krantz (1849-1909)9, contre-amiral, marié en 1881 avec Antoinette Eusébie Marie Jean (1858-1935)
    • Claude Krantz (1773-1800)

Publications

  • Étude sur l'application de l'armée aux travaux d'utilité publique (1847)
  • Projet de création d'une armée des travaux publics (1847)
  • Études sur les murs de réservoirs (1870)
  • Amélioration de la navigation de la Seine, entre Paris et Rouen (1871 (lire en ligne) [archive]
  • Observations sur les chemins de fer économiques à voie normale et à voie réduite, Paris, Delamotte et fils, 1875, 106 p. (lire en ligne [archive])

Références

  1. « Krantz, Jules François Joseph » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture

Sources

  • « Jean-Baptiste Sébastien Krantz », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

Annexes

Bibliographie

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers... : ouvrage rédigé et continuellement tenu à jour, avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays, p. 1040, Librairie Hachette et Cie, Paris, 1880 (lire en ligne) [archive]

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

19 juin 2022

Roux Paul

A compléter . Votre aide est la bienvenue !

 

Paul Roux

 

123493447

Paul Roux
Naissance
8 septembre 1851


Paris

Décès
Mars 1918
(à 66 ans)
Nationalité
Français
Activité
Peintre
Père
Louis Roux 

Paul Roux1, né Paul-Louis-Joseph Roux, le 8 septembre 1851, à Paris, mort en mars 1918, est un peintre, graveur et aquarelliste français.

Sépulture des peintres Louis ROUX et son fils Paul ROUX - Cimetière Montmartre

Il est le fils du peintre Louis Roux (1817-1903)2 et de Joséphine Jullien, ils sont inhumés au cimetière Montmartre (10e division).

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Collections publiques
  • 3 Œuvres exposées aux Salons
  • 4 Notes
  • 5 Sources

Biographie

Élève de son père, Louis Roux, d'Alexandre Cabanel et d'Henri Harpignies3, il se détache de l'enseignement académique pour travailler sur le motif, dans la forêt de Fontainebleau4, en région parisienne, puis en Normandie et en Bretagne. Il voyage en Angleterre, dont il rapporte des paysages de la campagne anglaise et des bords de la Tamise, exposés au Salon à partir de 1882.

Paul Roux expose régulièrement au Salon de Paris à partir de 1870. Il y présente souvent des eaux-fortes et des aquarelles caractérisées par une touche légère et subtile, pleine de spontanéité[réf. nécessaire]. Il est membre de la Société des artistes français.

Collections publiques

  • Boucle de la Seine à Tournedos (Eure), 1888, musée de Louviers

Œuvres exposées aux Salons

  • La Pointe de Pospoder (Salon 1880)
  • Le Minou près Brest (Salon 1880)
  • La Mer sauvage, Quiberon (Salon 1909)
  • Environs de Camaret, 9 aquarelles (Salon 1909)

Notes

  1. Ou Paul Louis Roux d'après le fonds photographique de la RMN [archive], ou Paul Louis Joseph Roux d'après le dictionnaire Bénézit. Voir aussi la notice du Centre Pompidou [archive].
  2. Catalogue de vente publique [archive]
  3. Site de l'éditeur Jérôme Feugereux [archive].
  4. Voir dans la base Artnet [archive].

Sources

  • Gérald Schurr, Pierre Cabanne, Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture, 1820-1920, Paris, Éditions de l'Amateur, 2008
  • Dictionnaire Bénézit, tome 12, Paris, 1999, p. 48.
  • Catalogue illustré du Salon de 1909, édité par Ludovic Baschet, Paris, 1909.

Posté par blonjacky à 00:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

18 juin 2022

Collignon Charles-Étienne

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Charles-Étienne Collignon

 

123493447

Charles-Étienne Collignon
Fonctions
Député
Conseiller d'État
Vice-président du Conseil général des ponts et chaussées
Biographie
Naissance
16 mai 1802


Metz

Décès
6 décembre 1885

(à 83 ans)
Paris

Nationalité
Français
Formation
École polytechnique
Activités
Homme politique, ingénieur
Autres informations
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur‎

Charles-Étienne Collignon, né le 16 mai 1802 à Metz, mort le 4 décembre 1885 (à 83 ans) à Paris, est un ingénieur des ponts et chaussées français qui a été un temps député sous la Monarchie de Juillet.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Notes et références
  • 3 Sources
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Charles-Étienne Collignon est un élève brillant, il rentre à l’École polytechnique pour faire carrière dans les ponts-et-chaussées1. Ingénieur en chef des ponts-et-chaussées, Collignon travaille aux chemins de fer de l'Est. Il se lance dans la politique et se présente aux législatives à Sarrebourg, où il est élu le 31 janvier 18461. Il siège jusqu'à jusqu'à la Révolution de février 1848, soutenant la majorité ministérielle1. Ayant abandonné la vie politique, il retourne au corps des ponts et chaussées : il est promu inspecteur-général des ponts-et-chaussées en 1854. Il est choisi en 1857 pour l'étude et la direction du nouveau réseau des chemins de fer russes. En 1867, Collignon est promu commandeur de la Légion d'honneur2. Après l'annexion de sa ville natale, scellée par le Traité de Francfort, Charles-Étienne Collignon est vice-président du Conseil général des ponts et chaussées de 1872 à 1873 et nommé conseiller d'État par l'Assemblée nationale le 22 juillet 1872. Conservateur, il soutient constamment la politique du maréchal de Mac Mahon, qui aurait même envisagé de le nommer ministre des Travaux publics en 1877.

Charles-Étienne Collignon meurt à Paris en 1885. Il est le père d'Édouard Collignon.

Notes et références

  1. « Cote LH/568/58 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture

Sources

Annexes

Bibliographie

  • Jean-Baptiste Sébastien Krantz, Notice sur la vie et les travaux de Charles-Étienne Collignon, inspecteur général des ponts et chaussées, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1er semestre 1886, p. 789-844 (lire en ligne) [archive]

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 juin 2022

Lamblardie Jacques-Élie

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Jacques-Élie Lamblardie

 

Jacques-Élie Lamblardie

Jacques_Elie_Lamblardie_fondateur_Polyt

Biographie
Naissance
2 novembre 1747
Loches
Décès
26 décembre 1797 (à 50 ans)
Paris
Nationalité
Français
Formation
École des Ponts ParisTech
Collège Sainte-Barbe
Activité
Ingénieur

Jacques-Élie Lamblardie ou de Lamblardie, né le 2 novembre 1747 à Loches et mort le 26 décembre 1797 à Paris, est un ingénieur français, premier directeur de l'École polytechnique, dont il est l'un des quatre fondateurs en 1794.

Il œuvre sur les travaux maritimes dans les ports de Dieppe, du Tréport et du Havre. Il en conçoit les agrandissements, les systèmes de jetées, d'écluses et les nouveaux bassins. Il convainc sur place Louis XVI de l'utilité des travaux du Havre, et les met en œuvre. Il préconise aussi, mais sans succès, l'implantation d'Antifer pour un grand port qui serait accessible en permanence pour de grands vaisseaux.

Directeur de l'École des ponts et chaussées, Lamblardie est confronté à une pénurie d'élèves suffisamment formés : il conçoit l'idée d'une école préparatoire à l'ensemble des corps d'ingénieurs.

La Convention nationale décrète alors la création de l'École centrale des travaux publics que Lamblardie met en œuvre, en étant soutenu par Monge, Carnot et Prieur. Il est le premier directeur de cette nouvelle École qui, peu après, est renommée « École polytechnique ».

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Études
    • 1.2 Ingénieur hydrographe
    • 1.3 Le nouveau port de Dieppe
    • 1.4 Mémoire sur les côtes, projet d'Antifer
    • 1.5 Agrandissement du port du Havre
    • 1.6 Autres recherches
    • 1.7 Directeur de l'École des ponts et chaussées
    • 1.8 Fondation de l'École polytechnique
  • 2 Ouvrages
  • 3 Hommages
  • 4 Notes et références
  • 5 Sources bibliographiques
  • 6 Voir aussi
    • 6.1 Articles connexes
    • 6.2 Liens externes

Biographie

Études

Jacques (ou Jacques-Élie) Lamblardie est né à Loches le 2 novembre 1747, et baptisé le même jour. Il est le troisième des huit enfants de Pierre-Elie Lamblardie, maître chirurgien de l'Hôtel-Dieu de Loches, et de Marie CattrouF 1,1.

Il fait ses études au collège des Barnabites de Loches, puis est boursier au collège Sainte-Barbe à ParisF 2.

Son frère aîné Pierre-Christophe de Lamblardie (futur aumônier du roi de Hollande) l'attire à Paris et le destine à devenir prêtre, selon le désir de leurs parents ; mais Jacques-Élie s'intéresse plus aux mathématiques, et la rencontre de Perronet, alors directeur de l'École des ponts et chaussées, lui permet de suivre la voie qu'il désirait en intégrant cette école2.

Ingénieur hydrographe

Après cinq ans d'études, Lamblardie est sous-ingénieur des ponts et chaussées sur les côtes de Normandie2. Il y est affecté à Dieppe et au Tréport, sous la responsabilité de Cessart2,F 3.

Le nouveau port de Dieppe

Lamblardie étudie les méthodes de Labelye et Voglie, pour réaliser l'écluse du nouveau port de Dieppe. Il étudie la possibilité de jetées conçues pour préserver les ports des alluvions, avec un système d'écluses de chasse flottantes, pouvant être ancrées à marée haute aux endroits d'où on veut retirer les galets3,F 4. En 1778, il affronte une polémique : un capitaine critique ses projets et l'accuse de manquer de probité ; Lamblardie obtient justice et vingt-deux des vingt-trois capitaines approuvent ses projets relatifs au nouveau port. La première partie des travaux est terminée et fêtée en avril 1779 ; elle est suivie de plusieurs perfectionnements. Lamblardie est récompensé et reçoit la responsabilité du port du HavreF 5.

Il épouse en 1780 à Fécamp Hélène-Marguerite Bérigny (1756-1841), fille de l'armateur de Fécamp Jean Bérigny (mort en 1793) et de Suzanne-Hélène-Marguerite Maze ; son épouse est aussi la cousine germaine de l'ingénieur et député Charles Bérigny4. Le couple a ensuite un fils et quatre filles.

Mémoire sur les côtes, projet d'Antifer

Mémoire sur les Côtes de la haute Normandie, édition de 1789.

Il publie à Dieppe le Mémoire sur les côtes de la haute Normandie comprises entre l'embouchure de la Seine et celle de la Somme, considérées relativement au galet qui remplit les ports situés dans cette partie de la Manche. Ce rapport est présenté à l'Académie des sciences le 20 novembre 1782, et publié aux frais de la Couronne, par l'Imprimerie royale ; Lamblardie y présente l'hydrographie régionale, le problème d'érosion des falaises, la formation des galets, leur circulation, les moyens d'y remédier. Il préconise Étretat et Antifer comme emplacements possibles pour un nouveau port, avec Antifer comme implantation pouvant abriter vingt vaisseaux de ligne, qui pourraient y accéder presque tout le tempsF 6,5. Il suggère aussi la création d'un canal entre Le Havre et Rouen6,7.

Agrandissement du port du Havre

Responsable du Havre à partir de 1783, Lamblardie y conçoit plusieurs nouveaux bassins, des écluses de chasse, des ponts. Avant d'accepter le coût des travaux, Louis XVI veut en vérifier le bien-fondé et vient sur place en 1786 ; convaincu, il approuve et encourage les ingénieurs ; les travaux débutent en 1787F 7.

Autres recherches

Lamblardie étudie aussi les moyens d'améliorer l'estuaire de la Seine2.

Il s'intéresse aussi à la recherche expérimentale. Il réfléchit au moyen de tester les pièces de charpente chargées parallèlement à leur axe avec un levier à pivot mobile. Peu avant la fin de son activité en Normandie, il fait construire un banc de flexion d'une capacité de 100 tonnes, mais doit confier à son successeur à ce poste, Pierre Simon Girard, la tâche de réaliser les expériences elles-mêmes (1793).

Nommé ensuite ingénieur en chef de la Somme, il y étudie particulièrement la géologie.

Directeur de l'École des ponts et chaussées

Perronet le fait nommer inspecteur général des Ponts et chaussées, pour pouvoir le prendre comme adjoint et en faire son successeur. Lamblardie devient ainsi le directeur de l'École des ponts et chaussées en 1794.

Le pays est alors en pleine révolution ; pendant la Terreur, Lamblardie manifeste sa désapprobation des excès, et Fouquier-Tinville veut le mettre en accusation ; mais Robespierre s'y oppose, la « République ayant besoin de savants ».

Fondation de l'École polytechnique

Médaille du centenaire de Polytechnique, avec les noms des quatre fondateurs : Lamblardie, Monge, Carnot, Prieur.

Lamblardie, confronté à la pénurie d'étudiants correctement préparés, a l'idée de créer une école préparatoire pour les ponts et chaussées et pour tous les corps d'ingénieurs. Membre de la Commission des Travaux publics, il en parle à Monge, qui en fait adopter l'idée par le Comité des savants.

La Convention décrète en mars 1794 (ventôse an II) la création de l'École centrale des Travaux publics, qui devient l'École polytechnique en 1795 (loi du 15 fructidor an III).

Lamblardie organise l'École avec Gaspard Monge ; il est soutenu par Lazare Carnot et Prieur de la Côte d'Or. Il est le premier directeur de l'École, et s'efforce de recruter les professeurs les plus éminents.

Avant de mourir à Paris en 1797, il demande à son adjoint et ami Joseph Mathieu Sganzin de veiller sur sa femme, son fils et ses filles. Son fils, Antoine-Élie Lamblardie, entre peu après à Polytechnique, en 1799, grâce à une dérogation car il n'a que quinze ans ; il est ensuite devenu inspecteur général des ponts et chaussées et des travaux maritimes, il épousa Louise Sévène, fille de Louis Marie Mathieu Sévène, avocat au parlement de Bretagne, et de Rose Jeanne Renée Pothier de La Germondaye, fille du jurisconsulte Henri François Potier de La Germondaye.

  • D'où descendance, qui suit :
    • Louise Hélène Joséphine Lamblardie, qui épouse le financier bordelais Pierre Debans (1795-1866).
      • Marie Hélène Debans, qui épouse Edmond Victor-Lefranc, magistrat, chef de cabinet, fils du ministre Victor Lefranc.

Ouvrages

  • Theses mathematicas demonstrabit Joannes Baptista Franciscus Guichard... exercitationem aperiet..., Jacobus Elias Lamblardie, thèse, 1766, Paris, impr. J. Barbou.
  • Mémoire sur les côtes de la Haute Normandie comprises entre l'embouchure de la Seine et celle de la Somme considérées relativement au galet qui remplit les ports situés dans cette partie de la Manche, par M. de Lamblardie, Imprimerie royale, 1782 ; rééd. Le Havre, impr. Faure, 1789 ; rééd. Rouen, Société pour la défense des intérêts de la vallée de la Seine, Lapierre, 1884 ; rééd. dans le Bulletin de la Société géologique de Normandie, t. 28, 1908.
  • Collection de Mémoires et de Plans relatifs au Port de Dieppe, Rouen, Louis Oursel, 1790, 2 parties en un volume in-4°.
  • Cours d'architecture hydraulique, s.d. [1794].
  • « Architecture », Journal polytechnique, 1, an III [1795], p. 15-36.
  • Vues économiques et géologiques relatives à la vallée de la Somme, dans le Journal des Mines, an IV [1796], I, numéro 15, p. 31 et suivantes.

Hommages

  • Rue Lamblardie, à Paris 12e.
  • Quai Lamblardie et Pont Lamblardie, au Havre.
  • École Lamblardie et rue Lamblardie, à Loches.

Notes et références

  • Bulletin de la Société archéologique de Touraine, volume 3, 1877, p. 382-383
  1. Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie, « L'œuvre : Mémoire sur les côtes de la Haute-Normandie » [archive]
  1. p. 175-176.

Sources bibliographiques

  • Joseph Mathieu Sganzin, « Notice historique sur Jacques Élie Lamblardie », dans La Décade philosophique, s.l.n.d (vers 1798).
  • Gaspard de Prony, « Notice historique sur la vie et les ouvrages de Jacques-Élie Lamblardie », dans Journal de l'École polytechnique, 5e cahier, Paris, prairial an VI (1798) ; éditée à part, Paris, an XII (1804).
  • « Lamblardie (Jacques-Elie-François) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 10, Paris, Larousse, Administration du grand dictionnaire universel, 1873 (lire en ligne [archive]), p. 110.
  • François Filon, « L'ingénieur Lamblardie, successeur de Perronet à l'École des ponts et chaussées et fondateur, avec Monge, de l'École des travaux publics (École polytechnique) », dans la Revue de géographie (ISSN 1967-4333), tome XLI, juillet à décembre 1894, p. 116-127 [Lire en ligne sous Gallica, première partie [archive]], p. 172-185 [Lire en ligne, deuxième partie [archive]] et p. 245-255 [Lire en ligne, troisième partie [archive]].
  • « Jacques-Élie Lamblardie », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition] [Lire en ligne sous Gallica [archive]].
  • Jacques Lagardère, J.É. Lamblardie, 1989. (Texte inédit.)
  • H. Poupée, « Lamblardie (Jacques-Élie) » dans Dictionnaire de biographie française, vol. 19, Paris, 2001 [détail des éditions] , col. 539-541.
  • Prosper Levot, « Lamblardie (Jacques-Élie) », dans Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, vol. 29, Paris, Firmin Didot, 1859, pages colonnes 170-172 [lire en ligne [archive]].
  • Jean-Pierre Callot, Histoire de l'École polytechnique, Stock, 1975.
  • Raymond Lindon, « Lamblardie et les galets d'Étretat », dans La Jaune et la Rouge, novembre-décembre 1975.
  • Ernest Hat, Histoire de la ville de Loches, Tours, 1872.
  • Notice de l’exposition “Figures de Lochois, Loches, septembre 2005”, Mairie de Loches.
  • Dictionnaire des inventeurs et des inventions.

Voir aussi

Articles connexes

  • École polytechnique
  • Gaspard Monge
  • Rue Lamblardie

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 juin 2022

Luminais Évariste-Vital

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Évariste-Vital Luminais

 

Photographie_Evariste-Vital_Luminais

Évariste-Vital Luminais en 1870, photographie anonyme.
Naissance
13 octobre 1821
Nantes
Décès
1896
Paris
Nom de naissance
Charles-Évariste-Vital Luminais
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Maître
Léon Cogniet, Constant Troyon
Élève
Albert Maignan, Alexandre Nozal, Armand Queyroy, Jeanne Rongier, Émily Sartain
Lieu de travail
France
Influencé par
Constant Troyon
A influencé
Albert Maignan
Père
René Marie Luminais
Conjoint
Hélène ° Durant (d)
Distinctions
Légion d'honneur
Œuvres principales
Les Énervés de Jumièges, La Fuite du roi Gradlon, La Veuve

Évariste-Vital Luminais, né à Nantes le 13 octobre 1821 et mort à Paris le 14 mai 1896, est un peintre français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Son œuvre
    • 2.1 Les Énervés de Jumièges
    • 2.2 Le peintre des Gaules
    • 2.3 Dans les collections publiques
  • 3 Luminais et le Berry
  • 4 Peinture monumentale
  • 5 Liste des œuvres
  • 6 Élèves
  • 7 Iconographie
  • 8 Bibliographie
  • 9 Filmographie
  • 10 Notes et références
  • 11 Liens externes

Biographie

Fils de Clara et René Luminais, Évariste-Vital Luminais naît au sein d'une famille de parlementaires et d’hommes de loi. Son arrière-grand-père, Michel Luminais, est procureur de Vendée. Son grand-père Michel Pierre Luminais, est avocat et député de la Vendée de 1799 à 18031. Son père, René Marie Luminais, est député de la Loire-Inférieure de 1831 à 1834 et d'Indre-et-Loire de 1848 à 18492.

Sa famille l’envoie à Paris auprès du peintre et sculpteur Auguste-Hyacinthe Debay (1804-1865). Dès 1839, il entre à l'École des beaux-arts de Paris où il suit les cours de Léon Cogniet (1794-1865), peintre d'Histoire et portraitiste3. Enfin, il fréquente l’atelier de Constant Troyon (1810-1865), peintre de paysage et d’animaux et son véritable maître.

En premières noces, il épouse Anne Foiret qui lui donne une fille, Esther. En 1874, son épouse Anne meurt. Luminais se remarie en 1876 avec une de ses élèves, Hélène de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac, veuve depuis la guerre de 1870.

Sa carrière officielle débute au Salon français, où deux de ses toiles sont admises en 1843. Il sera médaillé aux Salons de 1852, 1855, 1857, 1861, et 1889. En 1869, il reçoit la Légion d'honneur. Il partage son temps entre son atelier parisien du 17 boulevard Lannes et sa maison de Douadic4 dans l'Indre, au lieu-dit « La Petite Mer Rouge ».

Il meurt à Paris en 1896 et est inhumé dans le petit cimetière de Douadic.

Son œuvre

Peintre de Salon, classé trop rapidement parmi les peintres académiques5, Luminais pratique aussi bien la peinture de genre que la peinture d'Histoire.

Les Énervés de Jumièges

Une des œuvres les plus réputées de ce peintre est Les Énervés de Jumièges6 de 1880, dont l'artiste fit deux tableaux (Rouen, Sydney) après avoir réalisé plusieurs études. L'œuvre s'inspire d'un récit apocryphe qui raconte le supplice infligé au VIIe siècle par le roi mérovingien Clovis II à deux de ses fils révoltés. Ce tableau, porteur d’un symbolisme étrange, a tour à tour fasciné et dérangé les spectateurs. Selon la légende, les fils rebelles furent punis à la suggestion de leur mère qui conseilla de leur faire couper les tendons des jambes puis de les remettre à la grâce de Dieu, les laissant dériver sur un radeau au fil de la Seine. Ils auraient été secourus par les moines de l'abbaye bénédictine de Jumièges et se seraient réconciliés plus tard avec leurs parents. Cette peinture est considérée comme le chef-d'œuvre de Luminais et a fait sensation au Salon de 1880.

Le peintre en a d'abord réalisé une esquisse intitulée Première pensée pour les Énervés de Jumièges, représentant le moment du supplice et comportant quatre personnages, puis une Étude pour les Énervés de Jumièges n'ayant plus que trois personnes et présentant les suppliciés dérivant sur la Seine. Cette nouvelle version, précédant le sauvetage des fils de Clovis II par des moines bénédictins, souligne l'horreur de leur situation. Lors du salon de 1880, Luminais présente une nouvelle version où les personnages sont réduits aux deux suppliciés ; elle fut vendue à l'Australie sous le titre Les Fils de Clovis II et exposée à Sydney dans la galerie d'art de la Nouvelle-Galles du Sud, après avoir été présentée dans différents lieux d'exposition dont la galerie française de Wallis and Sons à Londres en 1881, l'Exposition internationale de Munich en 1883, et enfin la galerie nationale d'Australie du Sud et la galerie nationale de Victoria en 1896. Une dernière version grandeur nature fut acquise par l'État français pour le musée des beaux-arts de Rouen7.

Le peintre des Gaules

Luminais a largement participé à la diffusion de cette iconographie nouvelle véhiculée par les manuels scolaires et l'idéologie de la Troisième République. C'est à cette époque que naît la représentation du Gaulois au casque ailé et aux longues tresses blondes célébrée par l'imagerie populaire. Ainsi la scène du tableau Gaulois revenant de la chasse comporte-t-elle quelques anachronismes, notamment dans l'habillement : braie et haut-le-corps serrés. Il s'agit ici d'un retour de chasse et non d'une scène guerrière, le casque représente bien plus un accessoire nécessaire à la caractérisation du Gaulois qu'un attribut guerrier. La longue chevelure rousse participe à l'idée que l'on se faisait des Gaulois au XIXe siècle8.

La même liberté apparait dans la toile En vue de Rome, où la représentation des casques et du bouclier de gauche est très fantaisiste9. L'aventure des Celtes en Italie a frappé très tôt de manière durable l'imagination des artistes10.

Le Peintre des Gaules représente également des scènes de bataille opposant les différents peuples qui s'y sont affrontés. Les Romains, rodés aux techniques d'attaque par leurs campagnes précédentes, allaient au combat équipés de cuirasses à éléments métalliques. Téméraires, les Celtes les affrontaient torse nu, n'ayant pour toute protection qu'un casque et un bouclier11.

Une autre de ses toiles nous montre la Déroute des Germains après la bataille de Tolbiac au moment où les Alamans s'enfuient devant les hordes franques. Théophile Gautier en fit ce compte-rendu dans le Salon de 1848 : « La multitude vaincue se présente en raccourci au spectateur, et la fuite continue hors de la toile : les chevaux effarés galopent sur des fondrières, où ils se précipitent ; les grands bœufs qui traînent les chars de bagage, fous d’épouvante, se jettent de côté, résistant à tous les efforts de leurs conducteurs, et forment, dans ce torrent humain, avec l’obstacle des chariots, des espèces d’îles, autour desquelles la foule écume et fait des remous, et que surmontent les bras tordus des femmes au désespoir. A l’horizon, tant que le regard peut s’enfoncer, l’on aperçoit des vagues de fuyards, où se dresse, çà et là, comme un flot blanchissant, un cheval qui se cabre, atteint par la francisque ou la flèche d’un vainqueur12. » La lecture de Chateaubriand lui a inspiré une autre de ses œuvres : Combat de cavaliers francs13.

Luminais a également peint plusieurs toiles représentant les Francs Mérovingiens. Ignorant les données de l'archéologie funéraire, les peintres du XIXe siècle proposèrent des costumes germaniques orientaux pour les reines mérovingiennes14. Luminais inventa ainsi le portrait d'une princesse mérovingienne. De même, la déposition de Childéric III, avec l'accord du pape Zacharie, par Pépin le Bref et sa réclusion dans le monastère de saint Bertin à Saint-Omer lui donna l'idée d'une toile. Luminais aurait utilisé comme modèle le grand-père d'un dénommé Roger-René Dagobert15.

Il rencontra Théodore Hersart de La Villemarqué, qui avait publié un recueil de chants populaires de Bretagne, le Barzaz Breiz. Un de ces chants raconte la légende de la ville d'Ys, qui inspira à Luminais une toile conservée au musée des beaux-arts de Quimper. Elle représente la scène où le roi Gradlon fuit à cheval la ville d'Ys submergée par les flots. Il est rejoint par saint Guénolé qui le somme de jeter Dahut, son unique fille qui l'accompagne, à la mer. Plusieurs esquisses de cette œuvre sont conservées aux musées des beaux-arts de Quimper, Rennes et Nantes.

La Veuve (vers 1865), huile sur toile, 91 × 104,5 cm, Paris, musée d'Orsay.

Il pressent, mais sans vraiment les précéder, les peintres naturalistes, notamment dans une œuvre comme La Veuve (1865), proche par le mouvement des figures, la lumière et le drame suggéré, du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940).[réf. nécessaire]

Luminais ne fut pas seulement un peintre de Salon comblé d'honneurs et de commandes, mais également un artiste capable d'audaces de touches, des bonheurs de matières qui transcendent l'académisme de sa manière.

Dans les collections publiques

  • Nemours, château-musée de Nemours :
    • Retour de chasse dans les Gaules, 1878, eau-forte, feuille: 36.7 x 29.8 cm16.

Luminais et le Berry

Pendant près de quarante ans, il séjournera au « pays des mille étangs », la Brenne, dans le Berry, où il avait établi son atelier d'été au village de Douadic, à l'instigation de deux amis qu'il fréquentait dans les milieux littéraires et artistiques, Jules de Vorys et Louis Fombelle. Son goût de la nature et sa passion de la chasse vont s'illustrer dans ses toiles « berrichonnes » aux titres évocateurs :

  • L'Hallali, souvenirs de chasse en Brenne de 1863.
  • Les Deux Gardiens.
  • La Folle du Tertre, légende locale, toile grand format toujours présente en Berry dans une collection particulière.
  • La Chasse à travers les âges, vaste composition en six panneaux pour orner la salle à manger de son vieil ami Louis Fombelle. Les titres en sont : Chasse à l'ours sous Mérovée, Antilopes poursuivies par des Amazones, Chasse au faucon sous Saint Louis, Veneur offrant la trace du sanglier à Henri III, Une Chasse sous Louis XIV, Chasse à courre : entrée dans les sous-bois.
  • Dessins pour le livre de son ami Jules de Vorys, Dagobert en Brenne.

La fille de sa seconde femme Hélène, Marthe, épousera Geoffroy Hérault de la Véronne, grand-père des propriétaires actuels de Château du Bouchet.

Peinture monumentale

Histoire du Commerce entre les cinq continents - L'Amérique du Nord (1889), Bourse de commerce de Paris.

Aux côtés de quatre autres peintres, Luminais a participé à la réalisation de la fresque monumentale de plus de 1 500 m2 ornant la coupole de la Bourse de commerce de Paris, commencée en 1886 et inaugurée en 1889, représentant l'histoire du commerce entre les continents. Il y a représenté l'Amérique dans l'esprit de l'époque avec une scène groupant des Indiens, des esclaves, des ouvriers, des cow-boys, et où fait irruption une locomotive à vapeur, symbole de modernité17.

Élèves

  • Henri Biva (1848-1928)
  • Henry Rankin Poore (1859-1940)

Iconographie

Bibliographie

  • Françoise Daum, Évariste Vital Luminais : Peintre des Gaules, 1821-1896, musée des beaux-arts de Carcassonne, 2002, (ISBN 9782905666222).

Filmographie

  • Le Défilé des toiles, réalisé par Gilles Brenta et Claude François, production Les trois petits cochons, 1997
  • Les Énervés de Jumièges, court métrage réalisé par Claude Duty

Notes et références

  1. Site de l'Assemblée nationale  [archive]
  2. Ibidem  [archive]
  3. Qui comptera Léon Bonnat (1883-1922) parmi ses élèves.
  4. Des photographies de son atelier de Douadic [archive] sont consultables sur la base Mérimée.
  5. Pour une histoire culturelle de l'art moderne (Odile Jacob, 1993) : voué à l'infamie par les tenants de l'art moderne, Pierre Daix le cite à propos de ce qu'il appelle le « déferlement des pompiers du conformisme historique » p. 286.
  6. Le terme d’« Énervés » est à prendre littéralement : on leur a coupé les nerfs des bras et des jambes.
  7. http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0657/m500202_atpico070644_p.jpg [archive]
  8. Renée Grimaud, Nos Ancêtres les Gaulois, collection Mémoires, éditions Ouest-France, p. 70.
  9. Ibid., p. 19.
  10. Christiane Eluère, L'Europe des Celtes, éditions Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 158) - Réunion des musées nationaux, p. 65.
  11. Ibid., p. 79.
  12. Théophile Gautier, Salon de 1848. [archive]
  13. Françoise Vallet, De Clovis à Dagobert : Les Mérovingiens, collection Histoire, éditions Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 268) - Réunion des musées nationaux, p. 29.
  14. Patrick Périn et Gaston Duchet-Suchaux, Clovis et les Mérovingiens, collection Historia, éditions Tallandier, p. 140.
  15. Roger-René Dagobert, Le roi Dagobert : Histoire d'une famille et d'une chanson, p. 74. [archive]
  16. https://www.photo.rmn.fr/archive/17-510651-2C6NU0ATWB7WX.html [archive]
  17. Les références de cette page proviennent du catalogue Évariste Vital Luminais, Peintre des Gaules, 1821-1896, organisée en 2003 par les Musées de Carcassonne et de l'Ardenne à Charleville-Mézières.
  18. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM79002355 [archive]

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 juin 2022

Ricot Albert

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Albert Ricot

.

Albert Ricot

260px-Ricot,_Albert_(L'Illustration,_1876-04-08)

Fonctions
Député de la Haute-Saône
8 février 1871 - 7 décembre 1877
 
Vice-président
Conseil général de la Haute-Saône (d)
 
Biographie
Naissance
5 mai 1826


Paris

Décès
23 février 1902

(à 75 ans)
Dampierre-lès-Conflans

Nationalité
Français
Formation
École polytechnique
Activités
Homme politique, ingénieur civil

Albert-Augustin Ricot (5 mai 1826, Paris - 23 février 1902, Dampierre-lès-Conflans), est un maître de forges et homme politique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Notes et références
  • 3 Voir aussi
    • 3.1 Bibliographie
    • 3.2 Articles connexes
    • 3.3 Liens externes

Biographie

Fils du chevalier Jean Ricot, armateur et inspecteur des haras, et petit-fils d'Antoine-Augustin Renouard, il  entre à l'École polytechnique en 1844 et en sort dans les ponts et chaussées.

Donnant sa démission en 1864 pour s'établir maître de forges à Varigney, il crée la société des usines de Varigney et devient président de la Société des houillères de Ronchamp.

Il est marié à Nelly Patret, la fille du maître de forges Jérôme Patret et de Noémie Lormont-Brocard.

Membre du Conseil général de la Haute-Saône pour le canton de Vauvillers depuis 1863, réélu le 8 octobre 1871 et vice-président depuis cette époque, il s'était présenté sans succès à la députation, comme candidat indépendant, le 24 mai 1869, dans la 2e circonscription de la Haute-Saône. 

Le 8 février 1871, il fut élu représentant de la Haute-Saône à l'Assemblée nationale et prit place au centre droit. Réélu, le 20 février 1876, comme candidat constitutionnel, député de la 2e circonscription de Lure, il reprit sa place au centre droit et soutint le ministère de Broglie contre les 363. 

Son mandat lui fut renouvelé, le 14 octobre 1877, mais cette élection ayant été invalidée par la nouvelle Chambre, Ricot échoua, le 27 janvier 1878.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • « Albert Ricot », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes

  • Forges de Varigney

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

14 juin 2022

Boisselier Georges A. L.

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Georges A. L. Boisselier

 

Georges A. L. Boisselier

Georges_A

Autoportrait de Georges A. L. Boisselier
à l'âge de 36 ans (aetatis sua XXXVI)
Naissance
15 mars 1876
Paris 2e
Décès
5 novembre 1943 (à 67 ans)
Paris 7e
Nom de naissance
Georges, Alexandre, Lucien, Boisselier
Nationalité
Drapeau : France française
Activités
Peintre
Autres activités
Conservateur de musée
Formation
École des beaux-arts de Paris
Académie Julian à Paris
Maître
William Bouguereau
Gabriel Ferrier
Albert Maignan
Henri-Léopold Lévy
Mouvement
Peinture académique
Distinctions
Prix de La Tour en 1897
Médaille de bronze en 1901
Second grand prix de Rome en peinture de 1903
Médaille d’or au Salon des artistes français en 1921
Chevalier de la Légion d'honneur en 1924
Officier d’Académie
Œuvres principales
Le Retour de l’Enfant prodigue (Prix de Rome)

Georges A. L. Boisselier est un artiste peintre français représentatif de la peinture académique, né à Paris 2e le 15 mars 1876 et mort à Paris 7e le 5 novembre 1943.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Jeunesse et formation
    • 1.2 Un artiste académique
    • 1.3 Un passionné d'archéologie préhistorique
  • 2 Œuvres
  • 3 Notes et références
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Jeunesse et formation

Son père Louis, Auguste, Boisselier, né à Paris est dessinateur, c'est de son union avec Zélie, Louise, Bosquet née à Versailles que vient au monde le 15 mars 18761Georges, Alexandre, Lucien, Boisselier au domicile de ses parents, le 112 rue d’Aboukir (il y réside jusqu’en 1899).

Très jeune il montre de grandes dispositions pour l'art et la peinture. Il entre dès l'âge de 14 ans à l'École des beaux-arts de Paris ; élève de Gabriel Ferrier, il y obtient de très nombreuses médailles. Il est également élève de William Bouguereau de 1892 à 1895 à l'Académie Julian. Il monte en loge pour la première fois en 1895 au concours du Grand Prix de Rome à l’âge de 19 ans, il participe à ce concours à plusieurs reprises jusqu'en 1904. Il remporte le Second grand prix de Rome en peinture de 1903 pour son Retour de l'Enfant prodigue.

Un artiste académique

Au début de sa longue carrière, il peint de nombreuses œuvres sur des thèmes historiques, bibliques et mythologiques. Reconnu comme portraitiste de grand talent, il exécute de nombreuses commandes pour la bourgeoisie, la haute société, le monde littéraire et celui du spectacle. Présent au Salon des Artistes Français dès 18982 il reçoit rapidement des distinctions, médaille de 3ème classe en 1901, médaille d'Or en 1921. Hors concours, il laisse une notoriété indiscutée3.

À Paris, à partir du début des années 1900, Georges A. L. Boisselier habite successivement au 5 rue des Beaux-Arts, puis au 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs, cette dernière abrite de nombreux ateliers d'artistes célèbres dont celui de son illustre ancien professeur William Bouguereau qui y possède un hôtel particulier.

En Bretagne en été 1911, Georges A. L. Boisselier achète un terrain à Pors-Carn dans la commune de Saint-Guénolé (Penmarc'h). Il y fait construire une petite maison qu’il meuble en style breton. En 1925, il construit sur une parcelle attenante une autre villa inspirée de l’architecture des maisons de pêcheurs, il la dote d’un atelier de peinture4, la villa est nommée Ker Loÿs, pour Louis, prénom de son père en Breton. Georges A. L. Boisselier laisse dans le "pays" le souvenir d'un personne simple et amicale, en contact avec les habitants, il apprend même le Breton pour faciliter son intégration. Après son décès, son neveu Maurice Boisselier, industriel dans le textile à Paris hérite de la maison qu'il transmet ensuite à ses enfants, ces derniers cèdent la villa à une famille belge qui la possède encore et lui conserve son âme5.

Un passionné d'archéologie préhistorique

Georges A. L. Boisselier est aussi passionné de préhistoire : il est à l’origine avec quelques autres érudits6 du musée de la Préhistoire finistérienne de Pors-Carn à Saint-Guénolé (Penmarc'h), il en est le conservateur de 1932 à 1939. Il devient aussi membre de la Société préhistorique de France en 19377.

Cette passion pour l'archéologie est le résultat d'un coup de foudre, il a l'occasion en juillet 1917 de faire quelques fouilles dans un cimetière Marnien, près de Châlons-en-Champagne où les hasards de la guerre 1914 le font stationner. À la suite de cette expérience, il décide après la paix de s'adonner à l'archéologie préhistorique dans sa propriété bretonne de Pors-Carn, qui renferme le célèbre tumulus de Rosmeur.

En août 1919, il groupe quelques bonnes volontés et des fouilles sont entreprises autour de la presqu'île de la Torche. Ces fouilles prennent vite de l'importance8. Les Kjôkkenmôdings de la Torche que l'Océan achèvent de détruire ; les nécropoles de Roz-an-Trémen offrent un bel embryon de collections qui reçoivent l'hospitalité chez lui, alors naît l'idée d'un musée de Préhistoire Régionale, encouragée par le Dr Louis Capitan et le Chanoine Jean-Marie Abgrall, Président de la Société Préhistorique de Quimper3.


Il meurt, célibataire, le 5 novembre 1943 à la clinique Oudinot dans le 7e arrondissement de Paris9.

Œuvres

(liste non exhaustive, par ordre chronologique)

TableauTitreDate
d'exécution
Support et
dimensions
NotesLieu de conservation
  Sainte Geneviève arrêtant les Huns 1895 huile sur toile
32 × 40 cm
  Localisation actuelle inconnue
  Figure peinte 1896 huile sur toile
81 × 65 cm
Concours
de la figure peinte
École des beaux-arts de Paris10
  Torse ou demi-figure peinte 1897 huile sur toile
100 × 81 cm
Concours
de la demi-figure peinte
École des beaux-arts de Paris11
  Portrait de M. Auguste Boisselier
père de l'artiste
ca 1898 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 189812
Collection privée
  Jésus apaise la tempête 1899 huile sur toile
33 × 41 cm
Concours
d'esquisse peinte
École des beaux-arts de Paris13
  Portrait de M. le médecin inspecteur général
Armand Napoléon-Thadée Dujardin-Beaumetz14
ca 1901 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190115
Localisation actuelle inconnue
  Le Christ guérissant les aveugles ca 1901 huile sur toile
146 × 114 cm
  Musée Baron-Martin, Gray (Haute-Saône)
  Pêcheurs apercevant le Christ
marchant sur les eaux
ca 1901 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190115
Localisation actuelle inconnue
  Portrait de M. Maurice Quentin-Bauchard16 ca 1902 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190217
Localisation actuelle inconnue
  Portrait de M. Adolphe d'Espie
alias Jean de la Hire d’Espie
ca 1903 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190318
Localisation actuelle inconnue
  Portrait de Mme Auguste Boisselier
née Bosquet, mère de l'artiste
ca 1903 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190318
Collection privée
Le retour de l'enfant prodigue 1903.jpg Le retour de l'enfant prodigue 1903 huile sur toile
146 × 115 cm
Second grand prix
de Rome en 1903
Musée des beaux-arts de Besançon
  Portrait du Dr G. Périès ancien professeur
à la faculté de théologie de Washington
ca 1904 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190419
Localisation actuelle inconnue
  Portrait du M. S.-T. Eyre ca 1905 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190520
Localisation actuelle inconnue
Léandre et Néréides, 1906.jpg Le corps de Léandre ramené
et pleuré par les néréides
21
ca 1906 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190622
Localisation actuelle inconnue
  Portrait de femme en buste de profil 1906 huile sur toile
55 × 46 cm ovale
Vente Deburaux
Paris avril 201623
Localisation actuelle inconnue
Portrait Léon Fontaine.jpeg Portrait de M. Léon Fontaine 1906 huile sur panneau
23 × 17,5 cm
  Collection privée
La vague et le roc.jpg La vague et le roc ca 1907 huile sur toile exposée au
Salon des artistes français
à Paris en 190724
Localisation actuelle inconnue
Péniches devant le pont Marie.jpg Péniches devant
le Pont Marie
1907 huile sur panneau
24 × 33 cm
Vente Est Enchères
Metz décembre 201325
Localisation actuelle inconnue
  Portrait du violoncelliste Henri Choinet ca 1908 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 1908
Localisation actuelle inconnue
Portrait de M. Alain Chartier 1908.jpg Portrait de M. Alain Chartier 1908 huile exposée au Salon des artistes
français, Paris 190926
Localisation actuelle inconnue
Portrait Léon Bernard.jpg Portrait de M. Léon Bernard
de la comédie française
1909 huile sur toile exposée au
Salon des artistes français
à Paris en 191027
Localisation actuelle inconnue
Portrait d'homme en uniforme, 1910.jpg Portrait d'homme en uniforme 1910 huile sur panneau
41 × 32,5 cm
Vente Deburaux
Paris avril 201623
Collection privée
Femme rousse au miroir.jpg Femme rousse au miroir ca 1910 huile sur toile
156 × 140,5 cm
  Collection privée
(Galerie Vincent Lécuyer, Paris28)
Portrait d'homme.jpg Portrait d'homme 1911 huile sur toile
40,6 × 32,4 cm
Vente Christie's
New York juin 201129
Localisation actuelle inconnue
Portrait de magistrat.jpg Portrait d'un magistrat 1911 huile sur panneau
41 × 31 cm
Vente Richmond de Lamaze
Chamalières juillet 201130
Localisation actuelle inconnue
Léon Bernard, Chrysale.jpg Portrait de M. Léon Bernard
dans le rôle de Chrysale
(l' Ecole des femmes)
31
1914 huile sur panneau
26,6 × 23,4 cm
  Musée Carnavalet, Paris
Portrait de femme 1921.jpeg Portrait de femme 1921 huile sur toile
46 × 38 cm
Vente Pillet Auction
Lyons-la-Foret novembre 201232
Localisation actuelle inconnue
Louis XI ordre de saint-michel.jpg Louis XI porteur du collier
de l'Ordre de Saint-Michel
1925 huile sur toile
119 × 94 cm
  Musée de la Légion d'honneur, Paris
salle des ordres royaux
  Portrait de Martin de Briey ca 1925 huile Ce portrait de Martin de Briey
auteur du livre "La Maria-Fosca" illustre
le frontispice de l'ouvrage
Localisation actuelle inconnue
  La Pointe du Raz ca 1925 huile sur carton
32 × 40 cm
Vente A. & G. Torossian
Grenoble mars 2016
Localisation actuelle inconnue
La bonne de Ker Loÿs.jpg La bonne dans l'office
de la villa Ker Loÿs
ca 1930 huile sur panneau
48 × 33 cm
Vente Thierry & Lannon
Brest juillet 201133
Localisation actuelle inconnue
Bigoudènes Ker Loÿs.jpg Bigoudènes dans la salle
de la villa Ker Loÿs
ca 1930 huile sur toile
60 × 50 cm
Vente Thierry & Lannon
Brest mai 201334
Localisation actuelle inconnue
Le ravaudeur de filets.jpg Le ravaudeur de filet
à Penmarc'h

(lit-clos dans la villa Ker Loÿs)
ca 1930 huile sur toile
50 × 61 cm
Vente Mercier & Cie
Lille mai 201435
Localisation actuelle inconnue
Préparation du repas dans la cuisine de Ker Loÿs.jpg Préparation du repas
dans la cuisine de Ker Loÿs
ca 1930 huile sur panneau
55 × 46 cm
Vente Quimper Enchères
Quimper aout 201636
Localisation actuelle inconnue

Notes et références

  1. archives nationales [archive], base Léonore.
  2. Catalogue illustré du salon 1898 [archive] sur Gallica.
  3. a et b Bulletin de la société préhistorique, nécrologie de Georges Boisselier [archive] sur Gallica.
  4. La vie à la campagne du 15.12.1935 [archive] sur Gallica
  5. Saint-Guénolé, par les champs et par les grèves  [archive].
  6. Karten Bost Coz [archive].
  7. Bulletin de la société préhistorique de France [archive] sur Gallica.
  8. Revue archéologique [archive] sur Gallica.
  9. archives nationales, base Léonore [archive]
  10. Cat'zArts [archive].
  11. Cat'zArts [archive].
  12. Catalogue illustré du salon 1898 [archive], Gallica.
  13. Cat'zArts [archive].
  14. Idref.fr [archive].
  15. a et b Catalogue illustré du salon 1901 [archive], Gallica.
  16. data.Bnf.fr [archive].
  17. Catalogue illustré du salon 1902 [archive], Gallica.
  18. a et b Catalogue illustré du salon 1903 [archive], Gallica.
  19. Catalogue illustré du salon 1904 [archive], Gallica.
  20. Catalogue illustré du salon 1905 [archive], Gallica.
  21. Catalogue illustré du salon 1906 [archive], Internet Archive.
  22. Catalogue illustré du salon 1906 [archive], Gallica
  23. a et b Deburaux & associés [archive].
  24. Catalogue illustré du salon 1907 [archive], Gallica.
  25. Frédéric de METZ-NOBLAT et Laurent THOMAS associés [archive].
  26. agence photo RMN-Grand Palais [archive].
  27. agence photo RMN-Grand Palais [archive].
  28. Vincent Lécuyer [archive].
  29. Christie's [archive].
  30. Auction.fr [archive].
  31. Musée Carnavalet [archive].
  32. Pillet Auction [archive].
  33. Thierry & Lannon [archive].
  34. Thierry & Lannon [archive].
  35. Mercier & Cie [archive].
  36. Quimper Enchères [archive].

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Catalogues illustrés du Salon de la société des artistes français [archive], disponible sur Gallica Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gilles Le Guen, 2012, «Penmarc'h qui se souvient des hommes, 1900-1950, le temps des luttes», éditions Palantines Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes

 

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

13 juin 2022

d'Armenonville Joseph Fleuriau

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Joseph Fleuriau d'Armenonville

 

Joseph Fleuriau d'Armenonville

260px-Fleuriau_d'Armenonville,_Joseph

Joseph Fleuriau d'Armenonville par Hyacinthe Rigaud
Fonction
Intendant des finances
Biographie
Naissance
22 janvier 1661
Paris
Décès
27 novembre 1728 (à 67 ans)
Château de Madrid
Nom de naissance
Joseph Jean-Baptiste Fleuriau d'Armenonville
Nationalité
Français
Activité
Homme politique
Fratrie
Louis-Gaston Fleuriau d'Armenonville
Thomas Fleuriau d'Armenonville
Enfant
Charles Jean Baptiste Fleuriau de Morville
Autres informations
Propriétaire de
Château Rothschild
Distinctions
Officier de l'ordre du Saint-Esprit
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel

Joseph Jean-Baptiste Fleuriau d'Armenonville, né à Paris le 22 janvier 1661 et mort au château de Madrid le 27 novembre 1728, est un financier, magistrat et homme politique français. Issu du conseil des finances de Louis XIV, il devient secrétaire d'État aux Affaires Étrangères puis à la Marine sous la Régence et garde des sceaux de Louis XV.

Sommaire

  • 1 Ascension aux finances
  • 2 Mise au vert par Louis XIV
  • 3 Rebondissement sous la Régence
  • 4 Consécration et disgrâce sous Louis XV
  • 5 Notes et références
  • 6 Annexes
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Articles connexes
    • 6.3 Liens externes

Ascension aux finances

Joseph Fleuriau nait dans un milieu de grands bourgeois, juristes et financiers, la robe, dont le pouvoir absolu de Louis XIV a besoin pour faire fonctionner un État devenu très complexe sur le plan légal et très problématique sur le plan budgétaire mais que la noblesse d'épée, les propriétaires terriens, et en premier lieu le Roi lui-même, s'efforce de contenir abaissée. Il est l'un des quatre fils issus du second mariage de Charles Fleuriau avec Françoise Guillemin, dont le père avait été au service de l'oncle de Louis XIV, Gaston d'Orléans1, et qui lui a apporté le fief d'Armenonville près de Maintenon.

Il commence sa carrière avec le soutien de Claude Le Peletier, contrôleur général des finances en 1683 à la suite de Colbert, qui avait épousé sa demi-sœur Marguerite († 1671) et l'engage comme premier commis, c'est-à-dire son collaborateur direct, au sein du secrétariat aux finances qui tient lieu de ministère des finances2. Quand son beau-frère quitte sa fonction en 1689, le poste, qui consiste à contrôler les traitants et leur distribuer les fermes des grands du royaume, l'a assez enrichi pour qu'il achète un office de conseiller au Parlement de Metz puis l'année suivante, en 1690, l'une des deux charges d'intendant des finances, ce qui le rendait inamovible.

Cette situation lui permet d'acquérir, à une date inconnue mais antérieure à 17033, un domaine en lisière du Bois, à Boulogne la Petite, un terrain où il fait construire sa résidence personnelle (emplacement de l'actuel hôpital Ambroise Paré). En 1699, il achète au duc d'Uzès, dont il est le créancier, le château de Rambouillet pour la somme de 140 000 livres. En quelques années, il y fait faire pour 500 000 livres de travaux.

Après neuf ans d'intendance, il est nommé en 1701 bailli et capitaine de Chartres et accède à l'un des deux postes de directeur général des finances créés pour soulager le ministre de la guerre Chamillart, alors en charge également des finances. Les directeurs siègeront désormais au conseil des finances et les intendants ne seront plus que leurs assistants préparateurs4. Pour obtenir ce poste, Armenonville dut verser huit cent mille livres en échange d'une rente de quatre-vingt mille livres annuelles5. L'arrangement négocié par Chamillart permettait au Roi d'obtenir un argent frais dont l'origine était évidente tout en s'assurant dix ans de fidélité, et à l'officier de se rendre inamovible et quasiment autorisé à se rémunérer par des commissions discrètes, couvertes par Chamillart et parfaitement connues du Roi6, en échange de surtaxations foncières rétrocédées ou de détaxations fiscales accordées aux uns ou aux autres.

Mise au vert par Louis XIV

En 1703, Armenonville voit lui échapper le poste de Contrôleur Général7, équivalent de ministre des finances, quoique formellement toujours sous la dépendance de Chamillart. C'est Desmarets, intendant du temps du ministère de feu son oncle Colbert, qui est choisi. Celui-ci « placardise » son rival en rattachant directement à sa fonction les intendants auxquels il dévolue tout le travail du directeur et qu'il érige en rapporteurs exclusifs. Les intendants iront jusqu'à coder leurs documents pour qu'Armenonville ne puisse plus intervenir.

Le 10 mai 1705, l'ascension d'Armenonville est arrêtée par son élévation au titre de Conseiller d'État de semestre. Aussi prestigieux que fût le poste honorifique de Conseiller d'État, Armenonville se voit ainsi fermer la carrière de Contrôleur général. Il peut en théorie être consulté dans tous les Conseils du Roi et sollicité pour rédiger des projets de lois (édits, ordonnances ou décrets) voulu par le Conseil d'en Haut et soumis au Parlement mais en fait le Roi, soutenant son ministre Desmarets qu'il libérera de la tutelle de Chamillart le 20 février 1708, lui donne ce titre pour se débarrasser de lui et lui enjoint de ne plus intervenir en matière de finances. Il lui rembourse pour cela les huit cent mille livres de sa charge, payées par la création de nouveaux offices8, ce qu'Armenonville aurait pu légalement contester. Il a préféré se soumettre et négocier une clémence et des appuis pour rebondir. Sa nomination au titre de conseiller de semestre et non à l'ordinaire, c'est-à-dire avec des appointements deux fois moindres, était, compte tenu de son ancienneté, une humiliation.

Le Roi, qui appréciait la compagnie de la comtesse de Toulouse, sa belle fille, ainsi que la chasse de Rambouillet et trouvait que le château de Rambouillet était trop beau pour avoir été honnêtement embelli9 par un membre d'une robe qu'il redoutait assez pour souhaiter son humiliation10, exige qu'il soit cédé au comte de Toulouse, son fils illégitime et préféré, en 1706, en échange de 500 000 livres, la capitainerie de la Muette et des chasses du Bois de Boulogne, ce qui incluait la jouissance du château de Madrid.

La chute du ministère Chamillart en 1709 achève le triomphe du clan Colbert mais Armenonville conserve son logement au château de Versailles. Il sort un moment l'ancienne manufacture du château de Madrid de son abandon en y organisant des banquets pour la Cour chassant dans le Bois11.

Rebondissement sous la Régence

Après cette carrière de vingt-deux ans aux finances et de dix ans comme « conseiller » de Louis XIV, il profite, alors qu'il a cinquante cinq ans, de la Régence, qui commence précisément par le renvoi de l'impopulaire Desmarets, pour tenter sa chance de nouveau. En 1716, l'intendance étant supprimée par le Régent, il achète au Chancelier Daniel Voysin de La Noiraye pour 400 000 livres la charge de secrétaire d'État aux Affaires étrangères qui ne correspondait à aucune fonction depuis l'instauration de la polysynodie et n'était, selon le mot de Saint-Simon, « qu'une carcasse inanimée de charge, mais qui pouvait se relever et passer à son fils ». Le 25 août 1721, Fleuriau d'Armenonville obtient effectivement pour son fils, Charles Jean Baptiste Fleuriau de Morville (1686-1732), la survivance de son secrétariat d'État aux Affaires étrangères, auquel le Roi, le Régent étant mort, le nommera secrétaire le 16 août 1723. Ce népotisme, déjà pratiqué par Colbert, était encouragé par le Cardinal Dubois qui y trouvait là un moyen de concentrer un pouvoir rendu inefficace, sous ce régime un peu utopique de la polysynodie, par sa dissolution dans de nombreuses commissions.

Le 24 septembre 1718, Armenonville, pièce docile et affable mais active dans le jeu d'influence de la Cour, est nommé secrétaire d'État à la Marine en remplacement du comte de Toulouse, bâtard légitimé de feu Louis XIV ainsi éliminé du conseil de Régence. Armenonville était vengé de son expropriation de 1706. En même temps le Régent affichait de cette façon son rejet d'une époque de turpitudes et restaurait l'honneur de la robe. En octobre et début novembre 1720, pendant la banqueroute de Law, lui-même étant un homme d'argent, il préside, avec élégance mais une incompétence qu'il se reconnait, la chambre des vacations (connaissant les affaires durant les vacances de la chambre des requêtes) de Paris12.

Vers 1720, alors qu'il a environ soixante ans, sa propre femme étant décédée, il épouse secrètement Madame Morin, d'environ quinze ans sa cadette, elle-même veuve13.

Consécration et disgrâce sous Louis XV

Il reste ministre de la Marine jusqu'au 28 février 1722, date à laquelle il cède la place à son fils pour être lui-même nommé le 1er mars 1722 garde des sceaux de France en remplacement du chancelier d'Aguesseau disgracié14. Cette nomination lui était value pour la grande proximité qu'il avait sue instaurer avec le Cardinal Dubois14 que Louis XV nouvellement sacré confirmera le 25 octobre avec le titre de premier ministre. Armenonville, qui maîtrisait les rouages de la finance publique pour l'avoir dirigée, passait en effet pour être l'agent corrupteur du gouvernement15. Ce qui était attendu du garde des sceaux, dont la fonction officielle était principalement de convoquer le Parlement et de promulguer un résultat des délibérations qui ne soit pas contraire à la volonté du Roi, c'était de savoir ajuster les rapports entre le gouvernement et les parlementaires.

Son doigt fut pris entre ce marteau et l'enclume. Bien évidemment, les traces des avantages en espèce distribués à ses fins n'ont pas été conservées mais le trafic des offices était une chose tout à fait banale. Pour avoir eu la maladresse, caractéristique d'un ministre plus courtisan que juriste, de prendre un arrêt en faveur d'un protégé du roi en violation du droit9, le Roi lui fait rendre le 17 août 172716, cette charge au Chancelier d'Aguesseau, revenu en grâce. Armenonville n'est qu'à un an de sa mort. Il obtient pour indemnité une pension de trente six mille livres9 soit l'équivalent d'un peu plus de onze kilogrammes d'or en pièces, ce qui s'appelait être en disgrâce.

Ses archives sont conservées dans le fonds Crussol (6 AP) aux Archives nationales.

Notes et références

  • L. de Rouvroy, Mémoires de Saint-Simon - notes et appendices de A.-M. Boislisle, tome 9, p. 18, Hachette Paris, 1928.
  1. E. J. F. Barbier, Journal, "Août 1727", Jules Renouard et Cie, Paris, 1847, p. 258

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

  • Liste des ministres français de la Justice
  • Liste des ministres français de la Marine et colonies
  • Château de Rambouillet
  • Hôtel d'Armenonville

Liens externes

12 juin 2022

Gérard Marguerite

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Marguerite Gérard


Marguerite Gérard

260px-Dumont_-_Marguerite_Gérard

Marguerite Gérard à 32 ans, miniature sur ivoire. (François Dumont, 1793, Wallace Collection, Londres)

Naissance
28 janvier 1761
Grasse
Décès
18 mai 1837 (à 76 ans)
Paris
Nationalité
française
Activité
peinture
Maître
Jean Honoré Fragonard
Œuvres réputées
La Liseuse, Le Petit Messager, Le Concert, L'Heureux Ménage

Marguerite Gérard est une artiste peintre française, née le 28 janvier 1761 à Grasse et morte le 18 mai 1837 à Paris.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Jeunesse et formation
    • 1.2 Portraits intimistes
    • 1.3 Scènes de genre
  • 2 Œuvres
    • 2.1 Portraits
    • 2.2 Scènes de genre
  • 3 Exposition
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Liens externes

Biographie

Jeunesse et formation

Marguerite Gérard est la fille du parfumeur grassois Claude Gérard et de sa femme Marie Gilette. elle est la cadette d'une fratrie de sept enfants. Selon Sophie Chauveau, (Fragonard. L'Invention du bonheur, 2011), Marguerite Gérard serait la mère biologique d'Alexandre-Évariste Fragonard.

En 1775, Marguerite Gérard entre en apprentissage chez sa sœur Marie-Anne Gérard et son beau-frère le peintre Jean Honoré Fragonard, installés au Louvre, à Paris1. Elle apprend la peinture et participe à l'exécution d’œuvres signées par Jean Honoré Fragonard, pratique commune au XVIIIe siècle. Jean Honoré Fragonard et Marguerite Gérard peignent à la manière des peintres hollandais, jeux d'ombres et de lumières, soieries, lustres2.

Portraits intimistes

Dans les années 1780, Marguerite Gérard entreprend une série de petits portraits. Ces portraits correspondent à des portraits privés réservés aux intimes, en opposition au portrait public qu'encourageait l'Académie royale de peinture. À partir de 1786, Marguerite Gérard réalise des portraits d'enfants peu individualisés. De 1787 à 1791, elle peint plusieurs dizaines de portraits d'artistes et mécènes, sur des support de bois, de dimension réduite (21x16cm). Les mécènes prennent plaisirs à être représentés en artistes et les artistes acquièrent une position sociale plus importante. Les personnages regardent le spectateur, ils ont tous les yeux noirs. Un guéridon, une chaise et une table recouverte d'une étoffe rouge forment le décor. Elle ajoute un objet qui représente l'activité ou la profession du modèle. Les personnages sont vêtus de costumes contemporains, portent parfois la cocarde. Pour la première fois, elle peint sans Jean Honoré Fragonard, ce qui lui permet d'expérimenter de nouvelles techniques et de trouver son style2. Elle rencontre le succès, ce qui lui donne indépendance et aisance financière1.

Marguerite Gérard réalise le portrait de Marie Ledoux et de ses filles (huile sur bois, collection particulière, 22x16cm). L'architecte Claude-Nicolas Ledoux avait épousé Marie Bureau en 1764. Ils ont deux filles Adélaïde en 1771 et Alexandrine en 1776. Marie Bureau meurt en 1794, ce qui permet de dater le tableau de 1787. Elle peint également le portrait de Claude-Nicolas Ledoux (Huile sur bois, 21x16cm, Musée Cognacq-Jay). Il est représenté debout de face. Un dessin représentant la barrière de Reuilly est déroulé sur un guéridon3.

L'enquête historique de Carole Blumenfeld, réalisée dans les années 2000 a permis de découvrir l’œuvre de Marguerite Gérard. Ces portraits intimes, qui appartiennent pour la plupart à des collections particulières ont été présentés pour la première fois, au public en 2009, au Musée Cognacq-Jay, à Paris 4.

Scènes de genre

Connue comme portraitiste, elle s'illustre aussi avec talent dans la peinture de genre, et laisse dans ce domaine plusieurs chefs-d'œuvre, dont La Liseuse (vers 1783-1785, Cambridge), Le Petit Messager, Le Concert, L'Heureux Ménage.

Dans un portrait, les traits sont individualisés. Dans une scène de genre, Marguerite Gérard invente le modèle. Le personnage des deux tableaux du musée Vivenel à Compiègne (dits autrefois Portrait de Mlle Chatard) se retrouvent dans des scènes de genre comme le retour à la campagne. Le paysage de la petite fille au panier de fleurs (Musée Vivenel) ressemble à la peinture anglaise et montre que Marguerite Gérard sait s'adapter au goût anglais en vogue dans les années 17903.

De 1799 à 1824, Marguerite Gérard expose régulièrement au Salon, gagnant trois médailles5. Napoléon se porte acquéreur de quelques-unes de ses œuvres1. La collection du cardinal Joseph Fesch (1763-1839), oncle de Napoléon Bonaparte comprend onze tableaux de Marguerite Gérard6.

Œuvres

Plusieurs de ses peintures font partie depuis 2011 des collections du Musée Fragonard, à Grasse.

Portraits

 

Scènes de genre

Exposition

  • Paris, musée Cognacq-Jay, Marguerite Gérard, Artiste en 1789, dans l'atelier de Fragonard, du 10 septembre 2009 au 6 décembre 2010.

Notes et références

  1. a, b et c (en) « Marguerite Gérard » [archive], sur National Museum of Women in the Arts (consulté le 21 mai 2016)
  2. a et b Carole Blumenfeld, Marguerite Gérard et ses portraits de société, Paris, Paris musées, 2009, 175 p. (ISBN 978-2-7596-0109-7)
  3. a et b Musée Cognacq-Jay, Marguerite Gérard, Paris, Paris Musées, 2009, 175 p. (ISBN 978-2-7596-0109-7), p. 77-78
  4. José de Los Laanos, De l'atelier au Salon. La sociabilité de l'artiste au XVIIIe siècle, Paris, Paris Musées, 2009, 175 p. (ISBN 978-2-7596-0109-7), p. 46
  5. « Marguerite Gérard » [archive], sur Dictionnaire des femmes de l'Ancienne France (consulté le 28 mai 2016)
  6. Pierre Rosenberg et Carole Blumenfeld, Le cardinal Fesch et l'art de son temps : Fragonard, Marguerite Gérard, Jacques Sablet, Louis-Léopold Boilly : [exposition, Ajaccio, Musée Fesch, 15 juin-30 septembre 2007], Paris, Ajaccio, Gallimard, Musée Fesch, 2007, 181 p.

Annexes

Bibliographie

  • (en) Rena M. Hoisington and Perrin Stein, « Sous les yeux de Fragonard : The Prints of Marguerite Gérard », Print Quarterly, XXIX, no 2, p. 142-162.
  • Carole Blumenfeld et José de Los Llanos, Marguerite Gérard : Artiste en 1789, dans l'atelier de Fragonard, Paris, Musée Cognacq-Jay, 2009, 175 p. (ISBN 978-2-7596-0109-7)

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

11 juin 2022

Levesque Louis-Hyacinthe

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Louis-Hyacinthe Levesque

 

Louis-Hyacinthe Levesque

260px-Louis-Hyacinthe_Nicolas_Levesque

Fonctions
Député de la Loire-Atlantique
26 février 1824 - 31 mai 1831
 
Maire de Nantes
1819-1830
Louis Rousseau de Saint-Aignan
Maurice Étiennez
Président
Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire
 
Conseiller général de la Loire-Atlantique
 
Biographie
Naissance
21 janvier 1774
La Roche-Bernard (Morbihan)
Décès
5 février 1840
Paris
Nationalité
Française
Activités
Armateur, négociant, industriel, homme politique
Famille
Famille Levesque
Enfant
Louis Levesque (d)
Autres informations
Distinction
Officier de la Légion d'honneur

Louis-Hyacinthe Levesque1, né le 21 janvier 1774 à La Roche-Bernard (Morbihan) et mort le 5 février 1840 à Paris, est un négociant et un homme politique français, maire de Nantes de 1819 à 1830.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Origines et débuts
    • 1.2 Carrière politique
  • 2 Décorations
  • 3 Postérité
    • 3.1 Enfants
    • 3.2 Louis-Auguste Levesque
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes
    • 4.3 Articles connexes
  • 5 Notes et références

Biographie

Origines et débuts

Fils de Julien-Louis Levesque, négociant à La Roche-Bernard, et Marie-Prudence Gervaiseau (qui ont eu onze enfants), Louis-Hyacinthe Levesque arrive à Nantes en 1792.

À son arrivée à Nantes, Louis-Hyacinthe se place nettement dans le camp républicain, participant au sein de la Garde nationale à la lutte contre l'insurrection vendéenne.

Il a aussi une activité de négociant et d'armateur, dans les conditions difficiles qui sont celles de la guerre quasi permanente avec l'Angleterre. Il s'engage dans l'industrie alimentaire, produisant d'abord des salaisons et du beurre salé, puis se tournant vers la conserverie de poisson (établissements au Croisic et à Belle-Ile2).

Carrière politique

Louis-Hyacinthe Levesque entre au conseil municipal vers 18093 et devient adjoint de Louis Rousseau de Saint-Aignan en 18164. Il devient ensuite président de la Chambre de commerce de Nantes.

Il est nommé maire par ordonnance royale le 14 juillet 1819, malgré son passé révolutionnaire, et installé le 24. Le conseil municipal antérieur n’est cependant pas changé ; parmi les adjoints, on peut noter le nom du député Gaspard Barbier. Le mandat lui est renouvelé le 18 juillet 1821 (adjoints notables : Gaspard Barbier, démissionnaire en 1824 ; Joseph de la Tullaye, démissionnaire en 1824 ; Nicolas Bernard des Essarts) puis le 28 décembre 1825 (adjoints notables : Nicolas Bernard des Essarts, Antoine Boubée et Henry de la Tullaye). Le conseil municipal est renouvelé en 1825 et on note la présence de : Thomas Dobrée, Louis Bureau, Pierre-Martin Marion de Procé, Christophe Laënnec, Étienne Blon.

Son mandat est marqué par la poursuite des travaux sur la rive droite de l'Erdre (rue Crébillon, rue d'Orléans, rue du Calvaire), dans l'île Feydeau (élargissement de la rue Kervégan), mais aussi par la mise en place de la statue de Louis XVI (place Louis XVI) et par le retour à Nantes du reliquaire du cœur d'Anne de Bretagne.

Il abandonne sa charge le 2 août 1830, après la chute de Charles X et les journées révolutionnaires de Nantes du 29 juillet au 2 août ; il confie la mairie à deux adjoints : Nicolas Bernard des Essarts, assisté de Joseph de la Tullaye, qui démissionnent le 3. Le secrétaire en chef Maurice Étiennez est alors nommé par arrêté préfectoral « délégué » pour les affaires courantes.

Louis-Hyacinthe Levesque a par ailleurs été membre du Conseil général et député de 1824 à 1831, siégeant dans la majorité ministérielle5

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’honneur (23 juin 1820)
  • Officier de la Légion d’honneur

Postérité

Mme Louis Levesque, née Marie-Françoise Beaumann.

Enfants

Vers 1800, Louis-Hyacinthe épouse Marie-Françoise Beaumann, fille du négociant François Beaumann (1780-1841), dont il aura quatre enfants : Marie-Françoise (1803-1869), « Fanny », épouse d’Ambroise Laënnec ; Marie-Amélie (1805-1827), épouse d’Edouard Boubée ; Marie-Lucie (1807-1808), épouse d’Adolphe Métois ; Louis-Auguste (1809-1888), lui-même à l'origine d'une famille nombreuse (infra) ; Armand, Edouard, Gustave (restés célibataires) ; Eugène, marié à une nièce, fille d’Ambroise Laënnec. Il est également le père d'Adolphe d'Avril.

Louis-Auguste Levesque

Fils aîné de Louis-Hyacinthe, Louis-Auguste épouse, le 9 juillet 1831, Anne-Clémence Blon, fille de l’architecte Étienne Blon, dont il aura une nombreuse descendance.

Il développe ensuite l'activité industrielle ; à Nantes, il crée en 1860 une grande rizerie à Chantenay. Il acquiert le château de la Poterie à La Chapelle-sur-Erdre.

Voir aussi

Bibliographie

  • « Louis-Hyacinthe Levesque », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Alexandre Perthuis et Stéphane de La Nicollière-Teijeiro, Le Livre doré de l’hôtel-de-ville de Nantes, Tome II, Imprimerie Grinsard, 1873, pages 78-84.
  • Catherine Olart (photogr. Laurent Allenou), Nantes secret et insolite, Paris, Les Beaux Jours/Compagnie parisienne du livre, avril 2009, 176 p. (ISBN 978-2-35179-040-3), p. 87 (« Le riz des colonies »).
  • Hervé Jégouzo, "La saga Levesque", dans Bretagne Magazine n° 24, 1er trimestre 2004, disponible en ligne : [1] [archive]

Liens externes

  • Notices d'autorité
  • Site familial : [2] [archive]

Articles connexes

  • Liste des maires de Nantes

Notes et références

  1. Orthographe du site familial (cf. liens externes) ; le Livre doré donne « Lévesque ».
  2. Cf. Olart, 2009 ; chronologie à préciser.
  3. Livre doré, II, page 66 (indication : "Louis Lévesque, négociant").
  4. Livre doré, II, page 76.
  5. Livre doré, II, page 81.

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

10 juin 2022

Jourdan de la Passardière Félix

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Félix Jourdan de la Passardière

 

Félix Jourdan de la Passardière

F-Jourdan-de-la-Passardiere

Biographie
Naissance 21 mars 1841
Granville
Ordination sacerdotale 10 juin 1865
Décès 12 mars 1913
Granville
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 12 octobre 1884 par
Mgr Fava
Évêque titulaire de Rosea
14 septembre 1884 – 12 mars 1913
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org [archive]

Félix Jules Xavier Jourdan de La Passardière, né à Granville, département de la Manche le 21 mars 1841, mort dans cette même ville le 12 mars 1913, est un évêque titulaire de Rosea, évêque auxiliaire de Lyon, puis évêque coadjuteur de Tunis, évêque auxiliaire de Rouen et évêque auxiliaire de Paris.

Sous le pontificat de Léon XIII, il a joué un rôle important dans les relations entre Rome et la Russie tsariste, entre Rome et les églises d'Orient, mais aussi en Afrique et au sein de l’épiscopat français à un moment crucial de l’histoire de l’Eglise catholique française, entre le XIXe siècle et XXe siècle, avec l’acceptation progressive de la République par la communauté catholique, la séparation de l’Église et de l’État, la fin du régime concordataire et l’émergence d’un mouvement démocrate-chrétien.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Articles connexes
  • 3 Références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Bulletins et journaux
    • 4.3 Webographie

Biographie

Félix Jourdan de La Passardière est né à Granville en 1841, fils de Félix Jourdan de la Passardière, capitaine de frégate, et d’Elisabeth Marie Ponée et entre au séminaire de Saint-Sulpice à Paris en 1859. Il est ordonné prêtre en 1865. Il choisit d'intégrer la Congrégation de l'Oratoire. En 1871, il devient supérieur de la maison oratorienne de Draguignan, diocèse de Fréjus, dans le Var1. Il entame des missions de prédication dans de nombreux pays d'Europe. Il reste supérieur en titre à Draguignan jusqu’à l’expulsion des religieux en 1880. Il fonde cette même année les Oratoriennes de saint Philippe Néri et devient jusqu'en 1880) procureur de l'Oratoire romain de 1880 à 1882. Il passe ensuite à Grenoble où son ami, Mgr Fava, évêque du lieu, l'appelle comme vicaire général honoraire. Il le propose peu après comme évêque, mais la direction des Cultes, consultée comme le veut le régime concordataire français en vigueur, s'y oppose, le jugeant ultramontain, légitimiste et anti-maçonnique ardent2.

Entretemps, le gouvernement de l’Église a changé. Léon XIII a succédé à Pie IX le 20 février 1878. Le 14 septembre 1884, il décide de nommer Félix Jourdan de La Passardière évêque de Rosea3. Il est sacré évêque le 12 octobre 1884 au monastère de la Grande-Chartreuse par Mgr Fava. Il devient également délégué de Rome pour les affaires intéressant la Russie et la Pologne. Le diocèse de Rosea est un ancien diocèse en Asie Mineure, et son évêque n’a pas de juridiction territoriale : il est évêque in partibus infidelium3. Ce titre lui est accordé car les fonctions qui lui sont confiées par le pape, dans les relations diplomatiques avec les États et communautés chrétiennes en Russie et Pologne nécessitent qu’il soit consacré évêque. Sa nomination par le Pape comme évêque de Rosea fait réagir dans un premier temps la direction des Cultes, direction qui interprète le concordat en considérant que même une nomination en Asie Mineure aurait dû être négociée avec l’État français à partir du moment où le titulaire du diocèse est de nationalité française.

À partir de 1885, et jusqu'en 1887, il devient évêque auxiliaire du cardinal Caverot à Lyon, de 1885 à 1886, année du décès du cardinal4. Puis en 1887, il est nommé évêque coadjuteur de Tunis auprès de l’archevêque de Carthage Lavigerie, primat d'Afrique. Dans son allocution d'installation, il fait l’éloge de l’Armée française en Afrique.

Sa santé l'obligeant alors à rentrer en France, il devient, en 1888, auxiliaire du cardinal Thomas à Rouen. Dans une lettre de 1899, il rappelle avoir béni Thérèse de Lisieux pendant son noviciat en 18885. Dans la seconde partie de 1891, il se rend en mission en Galicie. Il se rend à nouveau en Russie en 18942. En 1895, il est choisi pour seconder le cardinal Richard à Paris, comme évêque auxiliaire2. Il est le représentant du Vatican au sacre du star Nicolas II en 18966.

En 1894, il accepte en outre la présidence du bureau central de l'Union des œuvres ouvrières catholiques de France créée par Monseigneur de Ségur, un organisme qui marque la volonté des milieux catholiques français d'être davantage présents au sein de la jeunesse ouvrière. Il prend également en charge la direction de la Société anti-esclavagiste de France, après la mort du cardinal Lavigerie qui l'avait créée et assume cette direction jusqu’en 19017.

Il prend sa retraite à Granville et y meurt en 1913.

Articles connexes

  • Famille Jourdan de la Passardière
  • Famille Ponée

Références

  • Toussaint (chanoine) 1980.
  1. Semaine religieuse du diocèse de Lyon 1908.

Voir aussi

Bibliographie

  • A. C. Grussenmeyer, Vingt-cinq années d'épiscopat en France et en Afrique:, A.Jourdan, 1888, p. 179, 394-395
  • Joseph Toussaint (chanoine), Une figure granvillaise, Monseigneur Jourdan de La Passardière, Editions de l'Avranchin, 1980, 114 p..
  • Joseph-Roger de Benoist, Église et pouvoir colonial au Soudan français: les relations entre les administrateurs et les missionnaires catholiques dans la Boucle du Niger, de 1885 à 1945, Karthala Editions, 1987.
  • Antoine Wenger, Rome et Moscou, 1900-1950, Desclée De Brouwer, 1987, 684 p., p. 19.
  • Claude Soetens, Le congrès eucharistique international de Jérusalem (1893), Presses universitaires de Louvain, 1977, 826 p., p. 68.

Bulletins et journaux

  • « Catholicité », revue diocésaine de Sens et d’Auxerre,‎ 18 octobre 1884, p. 669 (lire en ligne [archive]).
  • « Tunis », Bulletin du diocèse de Reims,‎ 1887, p. 557 (lire en ligne [archive]).
  • « Lettre de M. Le Président de la société antiesclavagiste de France », Semaine religieuse du diocèse de Lyon,‎ 27 novembre 1908, p. 212 (lire en ligne [archive]).
  • M. C., « Notes sur les auxiliaires de Lyon et les Sacres à la primatiale », Semaine religieuse du diocèse de Lyon,‎ 26 novembre 1937, p. 557 (lire en ligne [archive]).

Webographie

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,