Vendée Militaire et Grand Ouest

04 avril 2020

Maupassant Louis-Charles-César

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Louis-Charles-César Maupassant

 

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Louis-Charles-César Maupassant
Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
25 avril 1750


Saumur

Décès
11 mars 1793

(à 42 ans)
Machecoul

Activités
Homme politique, avocat

Louis-Charles-César Maupassant, né le 25 avril 1750 à Saumur, massacré le 11 mars 1793 à Machecoul (Loire-Inférieure), est un négociant, agriculteur et député français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Sources
  • 3 Notes et références
  • 4 Articles connexes
  • 5 Liens externes

Biographie

Bourgeois à Nort et marguillier de sa paroisse au début de la Révolution, il est élu le 15 avril 1789 député suppléant de la sénéchaussée de Nantes aux États généraux puis, en mars 1790, membre du directoire de département de Loire-Inférieure, avant d'être admis à siéger à la Constituante le 5 septembre suivant, en remplacement de l'avocat Joseph-Michel Pellerin, démissionnaire. Siégeant parmi la majorité patriote, il s'oppose à la sortie de Jacques Necker de France le 11 septembre1 et présente une motion contre les prêtres réfractaires le 17 juillet 1791, jour de la fusillade du Champ-de-Mars.

Le 3 septembre, l'Assemblée achève la rédaction de la constitution, et une députation de 60 membres est nommée par le président, afin de présenter le texte au roi, le soir même. Maupassant demande alors que « celui qui sera chargé de porter la parole du roi communique préalablement son discours à l'Assemblée » le 3 septembre2.

Le 10 septembre 1791, il est élu 2e député suppléant de Loire-Inférieure à l'Assemblée législative et membre du directoire de département. En mars 1793, il est envoyé à Machecoul par le directoire de département pour organiser la levée en masse. Il est tué d'un coup de pique, dans la première attaque du bourg par les paysans rebelles3.

Sources

  • Adolphe Robert, Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Paris, Bourloton, 1889, tome 4 (de Mathieu à Maureins [archive]), p. 319
  • Armand Guérand, Revue des provinces de l'Ouest, Nantes, Guérand & Cie, 1858, p. 637 [archive]

Notes et références

  1. compte-rendu de la séance du 11 septembre 1790 [archive]
  2. Compte-rendu de la séance du 3 septembre 1791 [archive]
  3. Philippe Buchez, Pierre-Célestin Roux-Lavergne, Histoire parlementaire de la révolution française, Paris, Paulin, 1836, tome 25, p. 198-199 [archive].

Articles connexes

  • Guerre de Vendée
  • Massacres de Machecoul

Liens externes

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03 avril 2020

Achard Jean

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Jean Achard (peintre)

 

Jean Achard

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Buste de Jean Achard (1888) par Henri Ding, musée de Grenoble
Naissance
18 juin 1807


Voreppe

Décès
6 septembre 1884

(à 77 ans)
Grenoble

Nom de naissance
Jean Alexis Achard
Nationalité
Français
Activité
Peintre

Jean Achard1 est un peintre et un graveur français, né à Voreppe le 18 juin 1807, et mort à Grenoble le 6 septembre 1884.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
    • 2.1 Peinture
    • 2.2 Gravure
  • 3 Ses élèves
  • 4 Portraits de l'artiste
  • 5 Bibliographie
  • 6 Expositions
  • 7 Notes et références
  • 8 Liens externes

Biographie

Vue du Taillefer prise des côtes de Sassenage (1837), musée Hébert, La Tronche.

Né à Voreppe, en Isère, Jean Alexis Achard, issu d'une famille de cultivateurs est un autodidacte, ayant commencé sa vie professionnelle comme commis d'un avocat. Il entame son apprentissage en copiant des tableaux du musée de Grenoble, Il fréquente l'école municipale gratuite de Grenoble, et fait la connaissance des peintres de l'École lyonnaise qui lui donnent ses premiers conseils. Isidore Dagnan est son maître de 1824 à 1830. En 1834, il part à Paris et copie les maîtres hollandais au musée du Louvre.

À l'occasion d'une expédition organisée par les saint-simoniens, il séjourne en Égypte entre 1835 et 1837 avec son ami Victor Sappey. Il en ramène des paysages et des scènes de genre. C'est ainsi qu'il expose au Salon de Paris, en 1838, Vue prise aux environs du Caire, puis régulièrement par la suite, comme en 1843 avec Vue de la vallée de Grenoble.

En 1846, il fréquente les membres de l'École de Barbizon et compte parmi ses amis les peintres Jean-Baptiste Camille Corot, Théodore Rousseau, Charles-François Daubigny, Narcisse Diaz de la Pena et François-Louis Français qui l'entraînent à peindre « sur le motif » en région parisienne. La forme s'assouplit et la captation de la lumière prend une place primordiale. Une tendance qu'un séjour à Auvers-sur-Oise ne fait qu'accentuer.

Entre 1858 et 1859, il séjourne à Honfleur et loge à la ferme Saint-Siméon en compagnie d'Eugène Boudin et de Claude Monet2.

N'ayant jamais obtenu la consécration de son vivant, il revient finir ses jours à Grenoble à partir de 1870, isolé, malade et en butte à de graves difficultés financières. Il est enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble.

Œuvres

Peinture

Achard est connu pour ses toiles représentant des paysages du Dauphiné, ce qui lui vaut le titre de « maître incontesté du paysage en Dauphiné »3. Il est l'initiateur de l'École dauphinoise, qui compte parmi ses membres Laurent Guétal, Ernest Victor Hareux, Charles Bertier et quelques autres. Ils sont parfois appelés paysagistes dauphinois.

Plusieurs des œuvres de Achard sont conservées au musée de Grenoble, dont Paysage, vue de Saint-Egrève (près de Grenoble) et La Chaumière4. D'autres œuvres sont conservées à Paris au musée du Louvre, au musée des beaux-arts de Chambéry et au château de Fontainebleau5.

Gravure

Jean Achard est aussi un graveur renommé, réalisant plus de soixante eaux-fortes. Les premières estampes sont exécutées d'après ses peintures et sont destinées à la diffusion de son œuvre, elles couvrent de grands horizons. Par la suite il privilégiera des vues plus locales de sous-bois.

Ses élèves

Henri Harpignies est son élève6 lors de son séjour parisien. Mais après son retour à Grenoble, son influence est importante, en particulier sur Laurent Guétal. Charles Bertier et Édouard Brun suivent avec empressement ses conseils. D'une façon plus générale, c'est un maître et un conseiller pour la génération des jeunes peintres dauphinois qui se retrouvent à Proveysieux, parmi lesquels Théodore Ravanat, Jacques Gay ou Henri Blanc-Fontaine.

Jean Achard sur son lit de mort (1884) par Jules Bernard, musée Hébert, La Tronche.

Jean Achard est portraituré dans les œuvres de ses amis et élèves, dont :

  • Victor Sappey : plusieurs dessins à l'encre ou à la mine de plomb conservés à la bibliothèque municipale de Grenoble ;
  • Eugène Faure : musée de Grenoble ;
  • Henri Ding : sculpture conservée au musée de Grenoble ;
  • Henri Blanc-Fontaine ;
  • Jacques Gay : crayon conservé au musée dauphinois ;
  • Stéphane Baron : musée de l'Assistance Publique-Hopitaux de Paris ;
  • Eugène Boudin : aquarelle datant de 1867, représentant Jean Achard en compagnie de Johan Barthold Jongkind, Émile van Marcke et Claude Monet ;
  • Jules Bernard : Jean Achard sur son lit de mort, musée Hébert de La Tronche.

Portraits de l'artiste

  • Henri Blanc-Fontaine, Portrait de Jean Achard, huile sur bois. Coll. musée de Grenoble.
  • Henri Blanc-Fontaine, Portrait de Jean Achard, huile sur toile. Coll. musée de Grenoble.
  • Henri Ding, Buste de Jean Achard, marbre. Coll. musée de Grenoble.
  • Edouard d'Apvril, Portrait de Jean Achard, huile sur toile. Coll. musée de Grenoble.
  • Eugène Faure, Portrait de Jean Achard, huile sur toile. Coll. musée de Grenoble.

Bibliographie

Vue de Grenoble prise du Quai de la Graille, Jean Achard, Musée de Grenoble
  • Jacques Lamoure et Jacques Antoine Biboud, Jean Achard, édition de l'ACMAD, ISBN
  • Jean Achard, Laurent Guétal, Charles Bertier : Trois maîtres du paysage dauphinois au XIXe siècle, musée de Grenoble, éditions Artlys, (ISBN 2-85495-270-7)
  • Pierre Cabanne et Gérald Schurr, Dictionnaire des petits Maitres de la Peinture (1820-1920), éditions de l'Amateur 2003, (ISBN 2-85917-378-1)
  • Laurence Huault-Nesme, Jean Achard, un paysagiste à l'école de la nature, éditions Glénat, 2008, (ISBN 978-2-7234-6671-4)
  • Grenoble, visions d'une ville, Peintures, Dessins, Estampes, musée de l'Ancien Évêché, éditions Glénat, (ISBN 978-2-72346-092-7)
  • Le sentiment de la Montagne, éditions Glénat / Musée de Grenoble, 1998, (ISBN 2 7234 2614 9)
  • Maurice Wantellet, Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, Grenoble, édité par l'auteur, 1987, 269 p. (ISBN 2-9502223-0-7)
  • Maurice Wantellet, Le Dauphiné et ses peintres, une source d'inspiration, éditions Le Dauphiné libéré, 2003, 52 p. (ISBN 2-911739-49-3)
  • Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Bellier et Auvray, vol. 1, 1882 (lire en ligne [archive]), p. 5
  • (en) « ACHARD, Jean Alexis » [archive], Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, 2006 (ISBN 9780199773787)

Expositions

Vue de l'exposition Jean Achard au musée Hébert de La Tronche en 2009.
  • « Exposition Achard », Grenoble, 1885
  • « Jean Achard, peintures », musée de Grenoble, 1984-1985
  • « Trois maîtres du paysage dauphinois au XIXe siècle, Jean Achard, Laurent Guétal, Charles Bertier », musée de Grenoble, 2005-2006
  • Jean Achard, un paysagiste à l'école de la nature, musée Hébert, La Tronche, 2008-2009

Notes et références

  1. Né Jean Alexis Achard.
  2. Jean Achard, Laurent Guétal, Charles Bertier : Trois maîtres du paysage dauphinois au XIXe siècle, Musée de Grenoble, éditions Artlys, (ISBN 2-85495-270-7)
  3. Isère, guide Gallimard, édition 1998, p. 97, (ISBN 2-7424-0167-9)
  4. Grenoble et ses montagnes, Jean-Jacques Chevallier, Arthaud
  5. Base de données Joconde du ministère de la culture [archive]
  6. Le sentiment de la Montagne, Glénat / Musée de Grenoble, 1998, (ISBN 2 7234 2614 9)

Liens externes

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02 avril 2020

Ternaux Mortimer

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Mortimer Ternaux


Mortimer Ternaux

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Fonction
Liste des députés des Ardennes
21 mai 1842 - 6 novembre 1871
 
Biographie
Naissance
22 novembre 1808


Paris

Décès
6 novembre 1871

(à 62 ans)
Eure-et-Loir

Nationalité
Français
Activité
Homme politique
Père
Étienne Nicolas Louis Ternaux
Fratrie
Henri Ternaux-Compans
Autres informations
Membre de
Académie des sciences morales et politiques
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎

Louis Mortimer Ternaux est un historien et homme politique français, né à Paris le 22 novembre 1808 et mort à Beaumont-les-Autels le 6 novembre 1871.

Biographie

Fils de Étienne Nicolas Louis Ternaux et neveu du célèbre et très puissant manufacturier le baron Guillaume Louis Ternaux, il est nommé membre de la commission des récompenses nationales, entré ensuite au conseil d'État, il prend part à ses travaux en qualité de maître des requêtes de 1837 à 1848. Au mois de mai 1842, il recueille la succession parlementaire de Bertrand Clauzel à Rethel, comme député des Ardennes.

Après 1848, il représente les Ardennes à la Constituante et à la Législative et prend une part active aux discussions et aux travaux préparatoires des comités. Membre de la majorité, il refuse de s’associer à la politique de l’Élysée et proteste contre le coup d'État du 2 décembre 1851 et rentre dans la vie privée.

Il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1866. Le 8 février 1871, il est nommé à l’Assemblée nationale, le troisième sur sept, par les électeurs des Ardennes.

Ternaux est l'auteur d'une monumentale Histoire de la Terreur en huit volumes parue entre 1862 et 1881.

Il est le frère du banquier et écrivain anthropologue Charles Henri Ternaux, dit « Ternaux-Compans ».

En avril 1850, pendant la discussion du budget de l'Instruction publique, il propose un amendement qui diminue les crédits des lycées et collèges, avec pour conséquence une augmentation des frais de scolarité pour les enfants de la classe moyenne qui les fréquentent. Il argumente que la prise en charge d'une partie de la scolarité des enfants de riches par les impôts prélevés sur les pauvres est contraire à l'égalité. L'amendement est repoussé à une faible majorité; Frédéric Bastiat écrivit un article pour l'approuver1 .

Bibliographie

  • Histoire de la Terreur, 1792-1794, d'après des documents authentiques et inédits. Les huit volumes sont consultables sur le site Gallica :
    • Tome I [archive] : Introduction. La fête de la Liberté et la fête de la Loi. Le 20 juin 1792. La Fayette à Paris.
    • Tome II [archive] : Suspension du maire de Paris. Les fédérés. Les sections. La nuit du 9 au 10 août. La chute de la royauté.
    • Tome III [archive] : Le Lendemain du 10 août 1792. La Législative et la Commune. Le Comité de surveillance. Les massacres à Paris et en province.
    • Tome IV [archive] : La Convention et la Commune. L'invasion repoussée. La Gironde et la Montagne. Les subsistances.
    • Tome V [archive] : Les Annexions. Le triomphe de la Gironde. Le procès du Roi. L'appel au peuple. La liberté de la presse et des théâtres en 1793.
    • Tome VI [archive] : Le Comité de sûreté générale. La coalition européenne. L'invasion de la Hollande. La conjuration du 9 mars. L'insurrection vendéenne. L'arrestation des commissaires de la Convention. La fuite de Dumouriez.
    • Tome VII [archive] : Le Comité de salut public, Marat. La constitution girondine. La Commission des douze. Le 31 mai. Le 2 juin.
    • Tome VIII [archive] : La Convention après le 2 juin. La constitution montagnarde. Charlotte Corday. L'organisation de la Terreur.
  • Les grandes journées de la Terreur
    • Le peuple aux Tuileries: 20 juin 1792
    • La chute de la royauté: 10 août 1792
    • Les massacres de septembre: 2-6 septembre 1792

Liens externes

Source

  • Biographie des neuf cents députés à l'Assemblée nationale, sous la direction de C. M. Lesaulnier, Paris : aux bureaux de la rédaction & chez Mme Veuve Louis Janet, 19 juin 1848, p. 31 [1] [archive]
  • « Mortimer Ternaux », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

Notes et références

  1. L'article de Bastiat a été publié dans le recueil des Pamphlets [lire en ligne [archive]]

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31 mars 2020

Blondel Jacques-François

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Jacques-François Blondel

 


Jacques-François Blondel

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Portrait de Jacques-François Blondel
Musée carnavalet
Présentation
Naissance 8 janvier 1705
Rouen, France
Décès 9 janvier 1774
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Architecte - enseignant
Ses élèves Claude Nicolas Ledoux
Œuvre
Réalisations Hôtel de ville de Metz
Château de Vendeuvre
Distinctions Académie royale d'architecture
Publications L’architecture française
Cours d’architecture civile
Entourage familial
Famille Jean-François Blondel (oncle)

Jacques-François Blondel, né à Rouen le 8 janvier 1705 et mort à Paris le 9 janvier 1774, est un architecte et théoricien français. Il était le neveu de Jean-François Blondel et le cousin de Jean-Baptiste Michel Vallin de la Mothe.

« A minor architect, but also a very influential writer and theorist…1 » suivant la formule de Nikolaus Pevsner.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Théorie
  • 3 Principales réalisations
  • 4 Publications
  • 5 Postérité
  • 6 Notes et références
  • 7 Annexes
    • 7.1 Bibliographie
    • 7.2 Articles connexes
    • 7.3 Liens externes

Biographie

Jacques-François Blondel fut le grand professeur d’architecture du XVIIIe siècle. Une première fois refusé par l’Académie royale d'architecture, il compense en ouvrant une école privée d’architecture, l'École des Arts (1743) qui fermera deux fois, puis rouvrira (1747 et 1754) avant d’être mise en faillite en 1754. Elle rouvrira en 1755 (Mercure de France, juin 1755) et son enseignement est élogieusement cité comme étant dans la continuation des anciens… L'école ne fermera définitivement qu'à partir du moment où Blondel est, enfin, professeur de l'Académie (soit fin 1761). Suivant le récit de Pierre Patte : « Avant 1740, il n’y avoit pas d’École à Paris où un jeune Architecte pût se former, & apprendre tout ce qu’il lui importoit de savoir, le Dessin de l’Architecture, de l’Ornement & de la Figure, la Perspective, les Mathématiques, la Coupe des Pierres, le Toisé, & enfin tous les détails qui concernent la construction des bâtimens. Il falloit qu’il se transportât successivement chez différents Maîtres pour s’instruire de chacun de ces objets, ce qui allongeoit beaucoup ses études, & faisoit, qu’après l’exercice du dessin, il négligeoit le plus souvent tout le reste. Ce furent ces réflexions qui engagerent M. Blondel à former une École des Arts… » (Avertissement à la publication du tome V du Cours d’Architecture de J-F. Blondel, Paris, 1777.)

Portrait de Manon Balletti (1740-1776) par Jean-Marc Nattier (1757)
Londres, National Gallery
Madame Blondel avait épousé en 1760 Jacques-François Blondel.

Enfin reçu à l’Académie royale d'architecture en 1755, Jacques-François Blondel deviendra le professeur de l’École de l’Académie en 1762, succédant à l'architecte Louis-Adam Loriot. Cette reconnaissance institutionnelle lui ouvre les portes de la commande publique : aménagements à Metz des abords de la cathédrale, création d'un portail (transformé en 1905 par Paul Tornow) et de places publiques jouxtant l'édifice dont la place d'Armes (hôtel de ville)2 (1761), plans d’aménagement de la ville de Strasbourg (1767).

Le projet de construction de l'Académie des Beaux-Arts à Moscou

Théorie

Si Jacques-François Blondel souhaitait « moderniser » l’enseignement de l’architecture, le moins qu’on puisse dire est que ses références sont pour le moins archaïques. Son architecte de référence est François Mansart, mais rien n’est dit, par exemple, à propos des architectes contemporains, comme Jacques-Germain Soufflot dont les projets et travaux pour l’église Sainte-Geneviève (futur Panthéon) sont contemporains de son professorat. De même, rien n’est dit sur Laugier. « Il est un autre moyen d’arriver à l’excellent ; il consiste à remonter à la source, en imitant François Mansart, en étonnant comme Perrault, en créant comme Jules Hardouin-Mansart, en plaisant comme Bullet, & non en affectant le faste des ornements arabes ou égyptiens, & une similitude de membres d’Architecture, souvent si peu faits pour aller ensemble. S’ils parviennent à goûter ces vérités, ils se persuaderont bientôt, qu’on peut faire encore, sinon du neuf, du moins des productions très-estimables. »3 On ajoutera à cette collection certes tout à fait respectable, mais, encore une fois, un peu datée, François Blondel, Germain Boffrand et Libéral Bruant. Autrement résumé, Blondel arrête son corpus de référence, tant théorique qu'édificiel, en 1730. C’est d’ailleurs une des choses que lui reprochera son élève le plus connu, Claude Nicolas Ledoux, dans les pages centrales de L’Architecture considérée…

Cela est d’autant plus étrange que Blondel est un des membres la «  société des gens de lettres » qui, sous la direction de Diderot et d'Alembert, s'occupent à rédiger l’Encyclopédie. D’Alembert le présente ainsi : « L’Architecture [est] de M. Blondel, Architecte célèbre, non seulement par plusieurs Ouvrages qu’il a fait exécuter à Paris, & par d’autres dont il a donné les desseins, & qui ont été exécutés chez différens Souverains, mais encore par son Traité de la Décoration des Édifices, dont il a gravé lui-même les Planches qui sont très-estimées. On lui doit aussi la dernière édition de Daviler, & trois volumes de l’Architecture Françoise en six cens Planches : ces trois volumes seront suivis de cinq autres. L’amour du bien public & le desir de contribuer à l’accroissement des Arts en France, lui a fait établir en 1744 une école d’Architecture, qui est devenue en peu de tems très-fréquentée. M. Blondel, outre l’Architecture qu’il y enseigne à ses élèves, fait professer dans cette école par des hommes habiles les parties des Mathématiques, de la Fortification, de la Perspective, de la Coupe des Pierres, de la Peinture, de la Sculpture, etc. relatives à l’art de bâtir. On ne pouvoit donc, à toutes sortes d’égards, faire un meilleur choix pour l’Encyclopédie. »

Hormis quelques erreurs factuelles, titres, année de fondation de l’École des Arts, attribution de la dernière édition de d’Aviler (qui est de Mariette, mais peut-être Blondel a-t-il gravé ou re-gravé des planches), la présentation est évidemment fort élogieuse. Ceci est bien idéal… Débordé par la tâche, ou peu intéressé à l’occasion, Blondel puise abondamment chez d’Aviler, erreurs comprises4… Il disparaîtra de l’entreprise après la publication du volume VII (1757), sans doute parce que ne craignant que les dangers, sa récente élection à l’Académie d’Architecture (et donc son accès à la commande) lui interdisent tout risque ultérieur… Les articles les mieux construits indiquent que l’ensemble sans doute avait été imaginé, sinon rédigé, si l’on se base sur les renvois proposés…

La rupture de 1757 donnera la main à Louis de Jaucourt, chevalier, infatigable, mais peu au fait des choses de l’architecture. C’est lui qui rédigera par exemple les très indigents articles sur les ordres ou sur la situation (mot alors employé pour site). Parmi les autres collaborateurs, Goussier (§ « Coupe des pierres », Dezallier d’Argenville l’aîné pour ce qui concerne les jardins, ou l’abbé Mallet pour le dessin des églises).

Reste néanmoins de cette contribution, par exemple, l'article « décoration » qui, dans les faits, vaudrait presque pour résumé de sa doctrine :

« Décoration. On entend sous ce nom la partie de l’Architecture la plus intéressante, quoique considérée comme la moins utile relativement à la commodité & à la solidité. En effet combien d’édifices publics & particuliers où la décoration devient peu nécessaire, tels que les casernes, les hôpitaux, les manufactures, les marchés & autres bâtimens oeconomiques, élevés dans les villes pour la retraite des gens de guerre, le soulagement des pauvres, la facilité du commerce, ou pour l’habitation des citoyens destinés au trafic, aux arts méchaniques, etc. ?

Plus il nous seroit aisé de démontrer l’inutilité de la décoration dans les bâtimens que nous venons de nommer, & plus néanmoins il doit paroître important que la décoration que nous entendons ici, soit de toute beauté, puisqu’elle est destinée à caractériser les édifices sacrés, les palais des souverains, la demeure des grands seigneurs, les places publiques, les arcs de triomphe, les fontaines, les théâtres, etc. qui ne peuvent s’attirer le suffrage des nations étrangeres, que par les embellissemens que leur procurent la décoration des dehors & la magnificence des dedans... »

La décoration, quoique la moins utile, est la partie la plus intéressante de l’Architecture. Les deux maîtres-mots sont embellissement et caractère. C’est surtout dans cette théorie du caractère (« Ce mot pris dans un sens général ; signifie une marque ou une figure tracée sur du papier, sur du métal, sur de la pierre, ou sur toute autre matière, avec la plume, le burin, le ciseau, ou autre instrument, afin de faire connoître ou de désigner quelque chose. »5 ; « Les beaux-arts qui présentent à notre réflexion les objets visibles & invisibles de la nature, doivent désigner chacun d’eux de manière qu’on connoisse à quel genre il appartient, & par quelle propriété il se distingue de tout autre objet de son espece. Le talent de démêler avec précision les traits caractéristiques, fait donc une des parties capitales de l’art. » 6) que Blondel porte son effort théorique…

L’édifice doit annoncer sa destination, c’est ce que Germain Boffrand a été le premier à affirmer :

« L’Architecture, quoiqu’il semble que son objet ne soit que l’emploi de ce qui est materiel, est susceptible de differens genres qui rendent ses parties, pour ainsi dire, animées par les differens caracteres qu’elle fait sentir. Un Édifice par sa composition exprime comme sur un Théâtre, que la scene est Pastorale ou Tragique, que c’est un Temple ou un palais, un Édifice public destiné à un certain usage, ou une maison particuliere. Ces differens Édifices par leur disposition, par leur structure, par la maniere dont ils sont décorés, doivent annoncer au spectateur leur destination ; & s’ils ne le font pas, ils pechent contre l’expression, & ne sont pas ce qu’ils doivent être. »

— Germain Boffrand, Livre d’Architecture…, p. 16.

Et c’est par cette théorie du caractère que l’on peut sinon transgresser les règles de l’Architecture, du moins les adapter, comme l’avance encore Boffrand, disant ainsi que les proportions seules peuvent suffire : « Ces ordres d’Architecture, dont les progressions montent du rustique au sublime, ont des proportions relatives à leur caractere & à l’impression qu’elles doivent faire : chacun de ces trois ordres a une élégance qui convient à son espece uniquement, & ne convient pas à un autre (…) Il n’est pas toujours necessaire pour faire sentir ces caracteres differents, d’employer dans les édifices des colomnes & des pilastres avec leur entablement… »7

Avec Blondel, on est déjà dans les prémisses de ce que l’on appellera plus tard l’architecture parlante, dont les adeptes majeurs seront Étienne-Louis Boullée (« J’appelle caractère l’effet qui résulte de cet objet, et cause en nous une impression quelconque. »8 ou Claude Nicolas Ledoux : « Toutes les différentes espèces de productions qui dépendent de l’Architecture devant porter l’empreinte de la destination particuliere de chaque édifice, tous doivent avoir un caractere qui détermine leur forme générale, & qui annonce la bâtiment pour ce qu’il est. »9 « On dit, en parlant d’un bâtiment, que son Architecture est symbolique, quand le style qui caractérise sa décoration puise dans le motif qui a fait ériger l’édifice… »10

Comme le dira à la fin du XVIIIe siècle Quatremère de Quincy, au début de l’article éponyme qu’il insère dans le « Dictionnaire d’Architecture » de l’Encyclopédie méthodique : « Caractère, s.m. Il est peu de mots d’un usage plus fréquent & plus familier que celui qui va faire le sujet de cet article. Il en est peu aussi qui aient éprouvé d’une manière plus sensible l’influence de l’usage. » Cet article est le plus long (150 000 signes environ) présent dans ce dictionnaire.

Principales réalisations

Portail de Blondel (1764), façade occidentale de la cathédrale de Metz. Vue de 1877
  • Plan d’aménagement de la place d’Armes de Metz, il y éleva l’hôtel de ville, le parlement, le palais épiscopal (construit à partir de 1785 sur les plans tracés par Blondel en 1762, inachevé à la Révolution, il est converti en marché couvert par Pierre-Sylvestre Jaunez en 1831) et le portail occidental de la cathédrale Saint-Étienne aujourd’hui détruit2.
  • Plan d’embellissement de Strasbourg y compris l’Aubette et les grilles du chœur de la cathédrale.
  • Plan du château de Vendeuvre en Normandie.

Publications

Diverses publications théoriques et pratiques11 :

Postérité

Quelques élèves de Jacques François Blondel :

  • Claude Nicolas Ledoux ;
  • Nicolas de Pigage.

Notes et références

Voir diverses études11

  1. « Architecte mineur mais également écrivain et théoricien de grand poids. »
  2. a et b Places et Monuments, Institut Français d'Architecture, p. 124-126, coll. Mardaga, Liège, (1984).
  3. « Observations sur différentes parties de l’Art », § 1, Cours d’Architecture…, IV
  4. Comme le souligne, par exemple, Jean-Baptiste Rondelet, « Dictionnaire d’Architecture », Encyclopédie Méthodique…, § Butter : « On a mal défini ce mot dans le premier dictionnaire encyclopédique, en disant que c’est par le moyen d’un arc ou pilier buttant entretenir ou empêcher la poussée d’un mur. Un mur est fait pour résister à la poussée, & jamais pour l’occasionner. C’est pourquoi il a besoin, dans certaines circonstances d’être soutenu. Ainsi on devoit dire : c’est par le moyen d’un arc ou pilier buttant empêcher la poussée d’une voûte ou l’écartement d’un mur. Tous ceux qui ont copié le dictionnaire de Daviler, tels que Corneille, Roland Le Virloys, Blondel, &c., ont fait la même faute.».
  5. d’Alembert, Encyclopédie…
  6. Sulzer, Encyclopédie…
  7. Germain Boffrand, Livre d’Architecture…, p. 25.
  8. Étienne-Louis Boullée, Essais…, f. 84
  9. Blondel, Cours d’Architecture…, II, p. 229
  10. Blondel, Cours d’Architecture…, I, p. 410.
  11. a et b Michel Gallet, Universalis.fr, « Jacques-François Blondel » [archive] (consulté le 12 mars 2010)

Annexes

Bibliographie

  • Abbé de Fontenay, notice sur Blondel du Dictionnaire des artistes, 1776
  • A.N. Dézalier d’Argenville, Vie des fameux architectes, Paris, 1787
  • Denis Diderot, préface de l’Encyclopédie, 1751
  • François Franque, « Éloge de Jacques-François Blondel », Journal des beaux-arts et des sciences, 1774
  • (en)W. Herrmann, Laugier and Eighteenth Century French Theory, Londres, 1962
  • J. Lejeaux, La Place d’Armes de Metz, Strasbourg, 1927
  • « Jean-François Blondel, 1683–1756 », et « Jacques-François Blondel, professeur d’architecture », L’Architecture, 1927
  • Monique Merland, L'art de bâtir selon Jacques-François Blondel, catalogue d'exposition, Liège, Commission royale des Monuments, Sites, et Fouilles, 2015, 36 p.
  • (en)R. Middleton, « Jacques-François Blondel and the Cours d’architecture », Journal of the Society of Architectural Historians of Great Britain, t. xviii, 1959
  • Nécrologie des hommes célèbres, par une société de gens de lettres, Paris, 1775
  • F. G. Pariset, « La grille du chœur de la cathédrale de Strasbourg », Architectures alsaciennes, 1927
  • Pierre Patte, « Biographie de Blondel », Cours d’architecture civile, t. v, Paris, 1771–1777
  • W. SZAMBIEN, Symétrie, goût, caractère. Théorie et terminologie de l’architecture à l’âge classique, 1550-1800, Picard, Paris, 1986
  • Aurélien Davrius, Jacques-François Blondel, un architecte dans la "République des Arts" : Etude et édition de ses Discours, Librairie Droz (collection Bibliothèque des Lumières), Genève, 2016 (ISBN 978-2-60001951-4) ; p. 746

Articles connexes

  • Académie royale d'architecture

Liens externes

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30 mars 2020

Peyre André Pacifique

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André Pacifique Peyre


André-Pacifique Peyre

VIP


Naissance 5 octobre 1743
Avignon (Vaucluse)
Décès 30 août 1796 (à 52 ans)
Aigues-Mortes (Gard)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1793-1796

André Pacifique Peyre, né le 5 octobre 1743 à Avignon (Vaucluse), mort le 30 août 1796 à Aigues-Mortes (Gard), est un général de brigade de la Révolution française.

États de service

En 1790, il est l’un des députés, qui demande la réunion de la ville d’Avignon, à la France. Membre du club des Cordeliers, il fait partie des vainqueurs du 10 août 1792. Il est nommé adjudant-général chef de brigade le 8 septembre 1793, à l’armée des côtes de Cherbourg, où il prend les fonctions de chef d’état-major.

Il est promu général de brigade provisoire le 20 octobre 1793, et il commande le département de la Manche et défend Granville contre les vendéens. Il est suspendu et arrêté le 26 novembre 1793. Détenu à Coutances, il est remis en liberté le 14 septembre 1794, et sa suspension est levée le 2 novembre 1794. Il sert lors de la journée du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), comme chef du 1er bataillon des patriotes de 89, compagnie du 10 août, et il est blessé à la jambe.

Réintégré, et confirmé dans son grade de général de brigade, le 25 octobre 1795, il est employé à l’armée de l’Intérieur, comme chef d’État-major de Châteauneuf-de-Randon en décembre 1795.

Le 8 février 1796, il est affecté à la 10e division militaire de Mende et meurt à Aigues-Mortes dans le Gard le 30 août 1796.

Lien externe

Sources

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29 mars 2020

Biré Edmond

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Edmond Biré

 

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Edmond Biré
Biographie
Naissance
13 mars 1829


Luçon

Décès
15 mars 1907

(à 78 ans)
Nantes

Sépulture
Cimetière Miséricorde
Nom de naissance
Jean Baptiste Edmond Biré
Nationalité
Français
Activités
Juriste, historien
Parentèle
Alfred Biré (frère)
Anatole Biré (neveu)
Autres informations
Distinctions  
Liste détaillée

Jean Baptiste Edmond Biré, né le 13 mars 1829 à Luçon et mort le 15 mars 1907 à Nantes, écrivain et critique littéraire.

Il appartient au courant catholique et légitimiste.

Biographie

Il naît dans une famille de juristes, et il fait lui-même des études de droit, passant son doctorat pour devenir, en 1854, avocat au barreau de Nantes. En 1859, il devient secrétaire de la Chambre de Commerce. En 1870, il prend la direction d'une savonnerie de Nantes. Il se retire des affaires en 1890 et se consacre alors entièrement à ses activités littéraires. Son frère, Alfred Biré, est sénateur de la Vendée de 1887 à 1897.

Il meurt le 15 mars 1907 ; il demeure alors au no 16 du boulevard Delorme (actuel boulevard Gabriel-Guist'hau), et est enterré au cimetière Miséricorde.

Œuvres

  • Les poètes lauréats de l’Académie française, avec Émile Grimaud, Paris, A. Bray, 1864.
  • Victor Hugo et la Restauration, Paris, Lecoffre, 1869.
  • Dialogues des vivants et des morts, Paris, Lecoffre, 1872.
  • La légende des Girondins, Paris, Palmé, 1881.
  • Victor Hugo avant 1830, Paris, J. Gervais, 1883.
  • Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreur, Paris, J. Gervais, 1884.
  • Victor de Laprade : sa vie et ses œuvres, Paris, Perrin, 1886.
  • Paris en 1793, Paris, J. Gervais, 1888.
  • Portraits littéraires, Lyon, E. Vitte et Perrussel, 1888.
  • Histoire et littérature, Librairie générale catholique et classique, 1890.
  • Causeries littéraires, Lyon, Vitte et Perrussel, 1890.
  • Paris pendant la Terreur, Paris, Perrin, 1890.
  • Victor Hugo après 1830, Paris, Perrin et Cie, 1891.
  • Portraits historiques et littéraires, Lyon, E. Vitte, 1892.
  • Légendes révolutionnaires, Paris, H. Champion, 1893.
  • Victor Hugo après 1852, Paris, Perrin, 1894.
  • Études et portraits, Lyon, E. Vitte, 1894.
  • Histoire et littérature, Lyon, E. Vitte, 1895.
  • L'année 1817, Paris, H. Champion, 1895.
  • Mémoires et souvenirs 1789-1830, la Révolution, l'Empire et la Restauration, Paris, V. Retaux, 1895-1998.
  • Les défenseurs de Louis XVI, Lyon, Librairie générale catholique et classique, E. Vitte, 1896.
  • La légende des Girondins, Paris, Perrin et Cie, 1896.
  • Honoré de Balzac, Paris, H. Champion, 1897.
  • Nouvelles Causeries littéraires, Lyon, E. Vitte, 1897.
  • Causeries historiques. Les historiens de la Révolution et de l'Empire, Paris, Bloud et Barral, 1897.
  • Mémoires et souvenirs, Paris, Retaux et fils, 1898.
  • Dernières causeries historiques et littéraires : Bossuet, historien du protestantisme, la Chalotais et le duc d'Aiguillon, la folie de Jean-Jacques Rousseau, Lyon, E. Vitte, 1898.
  • Études d'histoire et de littérature, Lyon, E. Vitte, 1900.
  • La presse royaliste de 1830 à 1852, Paris, V. Lecoffre, 1901.
  • Alfred Nettement, Paris, Victor Lecoffre, 1901.
  • Le Clergé de France pendant la Révolution (1789-1799), Lyon, E. Vitte, 1901.
  • Les dernières années de Chateaubriand (1830-1848), Paris, Garnier frères, 1902.
  • De 1789 à 1815 : souvenirs et portraits, Paris ; Lyon, E. Vitte, 1902.
  • Armand de Pontmartin, sa vie et ses œuvres 1811-1890, Paris, Garnier, 1904.
  • Causeries littéraires, Lyon, E. Vitte, 1905.
  • Biographies contemporaines, XIXe siècle, Lyon, E. Vitte, 1905.
  • Portraits littéraires, Lyon, Librairie catholique E. Vitte, 1907.
  • Chateaubriand, Victor Hugo, H. de Balzac, Lyon, E. Vitte, 1907.
  • Écrivains et soldats, Paris, H. Falque, 1907.
  • Mes souvenirs, Paris, J. Lamarre, 1908.
  • Romans et romanciers contemporains, Paris, J. Lamarre, 1908.
  • Autour de la Révolution, Lyon, E. Vitte, 1912.
  • Études et portraits, Lyon ; Paris, Librairie catholique E. Vitte, 1913.
  • Autour de Napoléon, Lyon, E. Vitte, 1914.

Distinctions

  • Grand Prix Gobert de l’Académie française en 1889 pour son ouvrage Paris en 1793.
  • D’autres prix viennent jalonner sa carrière : prix Montyon, Marcellin Guérin, Née et Guizot.
  • Une rue de Nantes porte son nom : la rue Edmond-Biré.

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28 mars 2020

Rawdon-Hastings Francis

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Francis Rawdon-Hastings

 


Francis Rawdon-Hastings

Lord_Moira

Francis Rawdon-Hastings, Lord Moira.
Fonctions
Député à la Chambre des communes irlandaise
 
Gouverneur général des Indes
Gilbert Elliot-Murray-Kynynmound
John Adam (en)
Gouverneur général de Malte (en)
Thomas Maitland
Alexander George Woodford
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
9 décembre 1754


Irlande

Décès
28 novembre 1826

(à 71 ans)
Naples

Formation
Harrow School
Activité
Homme politique
Père
John Rawdon (en)
Mère
Elizabeth Rawdon (en)
Conjoint
Flora Mure-Campbell (en)
Enfants
Flora Hastings
George Rawdon-Hastings (en)
Autres informations
Membre de
Société royale
Arme
Armée de terre britannique
Conflit
Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinction
Chevalier grand-croix de l'ordre du Bain‎

Francis Rawdon-Hastings (9 décembre 1754 – 28 novembre 1826), est un homme politique et un militaire britannique qui a été Gouverneur général des Indes de 1813 à 1823. Il fut connu dans les derniers temps de sa vie sous le nom de marquis d'Hastings. Il était de l'ancienne famille de Rawdon.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Source
  • 3 Articles connexes
  • 4 Liens externes

Biographie

Fils du premier comte de Moira et de sa troisième femme Elisabeth Hastings, il naquit en Irlande et reçut une brillante éducation. Il fit ensuite un voyage sur le continent, entra dans l'armée en devint lieutenant en 1773, puis s'embarqua pour l'Amérique, où les hostilités contre les États-Unis avaient commencé.

Il combattit en qualité de lieutenant de grenadiers à la fameuse Bataille de Bunker Hill, et y reçut deux coups de feu à son bonnet. Sa bravoure dans cette occasion lui mérita les plus grands éloges de la part du général Burgoyne. Il devint, en 1775, capitaine et aide-de-camp de sir Henry Clinton.

Il se trouva aux batailles de Brooklyn et de White-Plains, à l'assaut donné au fort Washington, à celui de Clinton, et s'y comporta avec courage, ainsi que dans plusieurs autres affaires, ce qui lui valut un avancement extrêmement rapide ; car en 1778, n'ayant pas encore vingt-quatre ans, il était adjudant général avec le rang de lieutenant. Lord Rawdon (c'était le nom qu'il portait alors), rendit de grands services à l'armée dans sa retraite à travers les Jerseys de Philadelphie à New York et dans l'action qui eut lieu à Monmouth. Il s'embarqua ensuite avec ses troupes pour Charleston, et assista au siège de cette place.

Malgré sa jeunesse, il reçut le commandement d'un corps séparé dans la Caroline méridionale. Ce corps, dit des volontaires irlandais, était formé des nombreux Irlandais qui désertaient les rangs des Américains pour grossir ceux des Britanniques ; mais qui étaient fort enclins à déserter de nouveau et à retourner à l'autre parti. Rawdon déploya contre cet esprit de trahison une sévérité sans miséricorde et très expéditive. C'est pourtant avec ce corps qu'il contribua en 1780 au succès de la bataille de Camden, où moitié des siens furent mis hors de combat.

Après cette affaire, lord Cornwallis le laissa dans la Caroline méridionale, pour tenir tête aux généraux américains Marion et Cumpter ; mais tout à coup il eut affaire à Green, qui, après la bataille de Guildford, ayant tourné la gauche de Cornwallis, se trouva en face de lord Rawdon, mal défendu par quelques redoutes à Camden. Lord Rawdon ne s'en tira qu'en prenant l'initiative et en tombant sur les Américains avec une intrépidité et une vigueur qui les forcèrent à la fuite devant Hobkirk-Hill (1781).

Les affaires des Britanniques n'en commençaient pas moins à décliner, et lord Rawdon avait été chargé de diriger la retraite de leur armée, obligée d'évacuer Camden pour revenir à Charlestown. Ce fut pendant son séjour dans cette place qu'il fit traduire devant une cour d'enquêtes le nommé Isaac Haynes, Américain, qui fut condamné à mort et exécuté, pour avoir cherché à soulever des milices à la solde du Royaume-Uni. Les attaques les plus virulents furent lancées contre lui à cette occasion ; on l'accusa presque d'avoir commis un assassinat et le duc de Richmond en parla avec beaucoup d'aigreur à la chambre des pairs.

À son retour au Royaume-Uni, lord Rawdon eut une vive explication avec lui, et il l'obligea de se justifier de ce qu'il avait imprudemment avancé. Avant de quitter l'Amérique, lord Rawdon, quoique malade, dirigea de sa voiture la retraite des troupes qui étaient sous ses ordres. Mais, son mal empirant, il fut forcé de s'embarquer pour le Royaume-Uni. Le vaisseau qu'il montait ayant été pris par la frégate française la Glorieuse, il fut conduit à Brest. Il recouvra bientôt sa liberté et arriva au Royaume-Uni, où le roi le créa pair du Royaume-Uni et le nomma son aide de camp. Il avait été promu au grade de colonel en 1782. À la mort de son oncle, le comte d'Huntingdon, il hérita de tous ses biens et obtint du roi la permission de prendre le nom et les armes de cette illustre maison.

Son père étant mort le 20 juin 1793, il lui succéda dans le titre de comte de Moira. Vers la fin de cette même année, il fut chargé de commander un corps composé en partie d'émigrés français, destiné à secourir les Vendéens. Il partit le 1er décembre de Portsmouth et se dirigea vers les côtes de France ; les royalistes tentèrent un siège sur Granville mais ses communications avec eux étant tombées entre les mains des républicains, il ne put débarquer. Il tint encore quelque temps la mer et rentra à Portsmouth, lorsqu'il apprit quinze jours plus tard que l'entreprise des Vendéens avait complètement échoué.

Il quitta ensuite le commandement de cette armée des émigrés, au grand regret des royalistes émigrés, auxquels il montra toujours beaucoup de zèle et d'intérêt. Le 14 février 1794, il parut à la chambre des pairs et, dans un discours, justifia la conduite qu'il avait tenue, et réfuta plusieurs inculpations qu'on s'était permises contre lui. Dans le mois de juin, il reçut un commandement dans les Pays-Bas, sous les ordres du duc d'York, mais il ne le conversa pas longtemps, ayant été remplacé par le général Abercrombie. Il retourna au Royaume-Uni et resta sans activité, quoique pourvu du commandement de Southampton, jusqu'au milieu de 1795, qu'il fut chargé de soutenir l'expédition entreprise par un corps d'émigrés français, sous la conduite du comte de Puisaye, expédition qui se termina lors de l'expédition de Quiberon. L'avis de lord Moira était entièrement opposé à cette entreprise, mais ses avis malheureusement ne furent point accueillis.

Il parla ensuite très vivement contre la réunion de l'Irlande et du Royaume-Uni, proposée en 1799, et se montra constamment opposé au ministère. Dans la séance de la chambre des pairs du 20 juin 1803, il s'éleva contre le plan de défense adopté par les ministres, et proposa de le changer dans toutes ses parties. Il fut cependant nommé à cette époque commandant en chef des forces britanniques en Écosse, et constable de la Tour. En 1805, il obtint l'emploi de lord-lieutenant d'Irlande, à la suite de la réconciliation du roi avec le prince de Galles, à laquelle il avait beaucoup contribué. Après la mort de Pitt, il eut en 1806 sous le ministère de Fox la place de grand maître de l'artillerie. Le 11 juillet de la même année, il parla en faveur du bill d'exercice, dit qu'on en avait mal interprété le sens, fit valoir les avantages de cette mesure et en vota l'adoption.

L'année suivante, il éleva la voix en faveur de l'abolition de la traite des noirs et de l'émancipation des catholiques. Le 11 avril 1808, il exprima de nouveau sa conviction de la justice des demandes de ces derniers, en observant qu'il croyait convenable d'ajourner la discussion de cet objet ; néanmoins, le 27 mai suivant, il proposa de renvoyer à un comité d'examen la pétition des catholiques d'Irlande, dont il appuya les conclusions. Le 7 avril 1810, il prit, comme gouverneur de la Tour, les mesures nécessaires pour protéger cet édifice contre la fureur de la populace, irritée des ordres donnés pour l'arrestation de sir Francis Burdett. Dans le mois de février, il censura vivement la conduite de Wellesley Pôle dans ses fonctions de secrétaire du gouvernement d'Irlande. Il lui reprocha des actes arbitraires, et le 21 avril 1812, la question de l'émancipation des catholiques ayant encore été présentée, il défendit leurs droits avec chaleur.

Le comte de Moira était du nombre des favoris du prince de Galles ; il avait été le second du prince dans son duel avec le lieutenant-colonel Lennox, et il avait pris une part très vive à la discussion du premier bill sur la régence (1789). Devenu enfin régent, ce prince lui en témoigna sa reconnaissance, en le nommant gouverneur général des possessions britanniques dans les Indes orientales (janvier 1814). Ce poste était très désire de lord Moira, qui y déploya en même temps son goût pour le faste et ses talents militaires, il commença à faire célébrer à Calcutta en juin l'anniversaire de la naissance du roi, avec des fêtes plus magnifiques qu'on n'en avait vu dans l'Inde depuis les temps du grand Mogol, prétendant que, pour maintenir la considération du nom britannique parmi ces innombrables nations, gouvernées par une poignée d'Européens, il convient de frapper leurs yeux de toute la pompe d'une cour royale.

Aussi ne paraissait-il en public que précédé d'un chambellan, d'un capitaine de ses gardes, de plusieurs aides de camp, écuyers, etc. Les dépenses de sa maison étaient immenses. Ayant entrepris en 1815 un voyage à travers l'Hindoustan jusqu'à la rivière de Setledje, pour s'assurer des dispositions des habitants de ces vastes provinces, il ne tarda pas à reconnaître qu'elles étaient généralement hostiles. En effet, les peuples du Népal se soulevèrent bientôt ; mais les talents militaires du gouverneur britannique, joints à la discipline de ses troupes, triomphèrent des indigènes après une vigoureuse résistance.

Cette guerre fut suivie de celle qu'il fallut soutenir contre plusieurs princes de la confédération mahratte. Dans le mois dé décembre, par un ordre du jour daté du fort William, lord Moira proclama le major général William Grant-Heir, commandant des forces britanniques à l'île de Java et dépendances. On sait depuis que cette colonie a été remise entré les mains du gouvernement hollandais. En juillet lord Moira fit connaître aux ministres dans ses dépêches, que Sindiah était à Gwalior avec son armée ; que le radjah du Bérar y était aussi avec la sienne ; que l'armée de Madras, forte de hommes, était à Elichpour dans le Decan, et que les troupes auxiliaires du Nizam et du Pei-shwa se trouvaient à Jaulna. Il annonçait en même temps que l'armée de Bombay était près d'agir, et que la famille captive du roi de Candi, venant de Colombo, avait été débarquée à Madras et envoyée à Vellor.

La guerre contre les Mahrattes peu d'accord entre eux et dont les forces, pourtant considérables, étaient paralysées par les secrètes jalousies de leurs princes, eut le même résultat que celle du Népal, c'est-à-dire qu'elle vit la défaite des autochtones.

Lord Moira avait épousé, pendant son séjour en Écosse, Flora Campbell, fille unique du feu comte de Loudounr. Ses services furent récompensés dès 1816 par les titres de vicomte de Loudoun, comte de Rawdon, et marquis d'Hastings. Ayant demandé sa retraite, vu l'affaiblissement de sa santé en ce climat si chaud, il fut remplacé par lord Amberst, et revint à Londres en 1822, d'où en 1824 il fut envoyé comme gouverneur général à Malte. Il n'y fit parler de lui que comme déployant toujours un faste de prince et souvent aux prises avec des embarras pécuniaires. Une chute de cheval, qu'il fit en 1829, lui causa une hernie dont il souffrit beaucoup, et le 28 novembre, il expira sur un vaisseau britannique dans la baie de Naples.

On a de lui en anglais :

  1. Discours sur l'état terrible et alarmant de l'Irlande, 1797, in-8° ;
  2. Lettres au colonel Mac-Mahon sur le changement dit ministère, 1798, in-8°.

Source

« Francis Rawdon-Hastings », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition]

Articles connexes

  • Sita Ram

Liens externes

  • Notices d'autorité

27 mars 2020

Houdon Jean-Antoine

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Jean-Antoine Houdon

 

Jean-Antoine Houdon

Jean_antoine_houdon-rembrandt_peale

Rembrandt Peale, Jean-Antoine Houdon (1808),
Philadelphie, Pennsylvania Academy of the Fine Arts.

Naissance
25 mars 1741
Versailles
Décès
15 juillet 1828 (à 87 ans)
Paris
Nom de naissance
Jean-Antoine Houdon
Nationalité
Drapeau de France Français
Activité
Sculpteur
Formation
Académie royale de peinture et de sculpture
Distinctions
Chevalier de l'Empire
Œuvres réputées
George Washington

Jean-Antoine Houdon, né le 25 mars 1741 à Versailles et mort le 15 juillet 1828 à Paris, est un sculpteur français.

Il est l'un des plus importants sculpteurs du XVIIIe siècle. Réputé pour le rendu réaliste de ses œuvres, habile non seulement dans le travail en marbre, Houdon avait aussi un talent et aptitude pour façonner la terre, le plâtre et le bronze. On l'appelle souvent « le sculpteur des Lumières ».

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Le portraitiste
  • 2 Les Écorchés
  • 3 Œuvres dans les collections publiques
  • 4 Élèves
  • 5 Armoiries
  • 6 Hommages
  • 7 Notes et références
  • 8 Annexes
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Liens externes

Biographie

Louis Léopold Boilly, L'Atelier de Houdon (vers 1804), Paris, musée des arts décoratifs.

Sa mère était peintre et Jean-Antoine Houdon lui ressemblait beaucoup. Quant à son père, il était concierge à l'Académie royale de peinture et de sculpture à Paris.

Après l'Académie, Houdon obtient en 1761 la bourse rétribuant le prix de Rome. Il arrive à Rome lorsque le classicisme florissant commence à détrôner le berninisme. Houdon étudie les œuvres de l'Antiquité et les artistes de la Renaissance comme Michel-Ange. Il apprend rapidement à combiner le réalisme avec l'idéalisme grec. Il séjourne à Rome de 1764 à 1768, date à laquelle il revient à Paris. L'Écorché, sculpté en 1767 avant son retour à Paris, est le premier succès d'Houdon. Celui-ci s'intéresse vivement à l'anatomie du corps humain et veut que ses œuvres soient fidèles à la nature.

En 1771, Houdon devient membre de l'Académie royale, où il est nommé professeur le 24 janvier 1805, succédant à Pierre Julien. Son successeur sera Charles Dupaty en 18231. Il se marie en 1786 et a trois filles qui lui servent plusieurs fois de modèles.

Houdon fait partie d'une loge maçonnique, les Neuf Sœurs, qui a soutenu la jeune république américaine. Il y côtoie Benjamin Franklin, et lorsque celui-ci retourne en Amérique, fait la connaissance de son remplaçant, Thomas Jefferson, qui lui commande un buste et le persuade de faire une statue de George Washington. En 1785, « appelé par l'État de Virginie pour fixer les traits de Washington », Houdon traverse l'Atlantique et passe plusieurs semaines à Mount Vernon. Une des statues de Washington se trouve aujourd'hui au capitole de Richmond. Houdon est un des seuls artistes européens de son temps à avoir fait le voyage en Amérique du Nord.

Peu après être retourné à Paris en 1788, Houdon présente au Salon des statues mythologiques et allégoriques, notamment une Diane et une Baigneuse (New York, Metropolitan Museum of Art). Parmi ses bustes exposés au Salon, on peut mentionner ceux de La Fayette, de Benjamin Franklin, d'Honoré de Mirabeau, de Jacques Necker, et de Jean Sylvain Bailly.

En 1795, sous le Directoire, Houdon est nommé membre de l'Institut. Lorsqu'il prend sa retraite en 1814, il aura successivement travaillé sous Louis XVI, sous la Révolution française et sous l'Empire.

Le portraitiste

Houdon est principalement connu comme portraitiste. Ses portraits sont extrêmement précis et vivants et de nombreuses personnalités de son temps posent pour lui. On lui doit les bustes de la tsarine Catherine II de Russie et du philosophe Denis Diderot, quatre bustes différents de Voltaire, un buste posthume de Jean-Jacques Rousseau ainsi qu'un buste de Cagliostro. Le réalisme du rendu des yeux de ses portraits est célèbre et Melchior Grimm, frappé par le jeu de la lumière et l'expressivité de leurs regards, remarquait que : « Houdon était peut-être le premier sculpteur qui ait su modeler les yeux ».

On peut encore citer ses portraits de Voltaire (en buste, en pied au Panthéon de Paris, ou assis au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg), de la comédienne Sophie Arnould, de Molière, de Napoléon Bonaparte, ainsi que ceux de plusieurs grands hommes américains : outre celui de Washington déjà évoqué, de Robert Fulton, Benjamin Franklin ou Thomas Jefferson.

Il est nommé chevalier de l'Empire le 1er avril 18092.

Jean-Antoine Houdon continue à sculpter jusqu'à sa mort. Selon lui : « C'est la nature dans toute sa noblesse, sa parfaite santé que nous recherchons, ou sinon, nous ne sommes que de chétifs imitateurs ».

Les Écorchés

Chef d'œuvre3 du sculpteur qui se passionne pour l'anatomie, l’Écorché, bras droit tendu devant de 1766-1767, et sa variante, l’Écorché, le bras replié au-dessus de la tête4, restent aujourd'hui des modèles dans l'apprentissage de l'anatomie artistique.

Œuvres dans les collections publiques

En Allemagne
  • Berlin, musée de Bode : Portrait du baron de Vietinghoff, 1791, buste en marbre5. Le plâtre a été exposé au salon de Paris en 1777.
Aux États-Unis
  • Richmond, Capitole de l'État de Virginie : George Washington, 1785-1792, statue en marbre.
  • Los Angeles, Musée d'art du comté de Los Angeles : Cagliostro 1786, Buste en plâtre.
  • Washington, National Gallery of Art : Buste de Voltaire avec perruque, 1778, marbre.
  • Washington, National Gallery of Art : Cagliostro 1786, Buste en marbre.
  • Worcester, Worcester Art Museum : Portrait de Claudine Houdon, vers 1793, marbre.
  • New York, Metropolitan Museum of Art : Portrait de Sabine Houdon âgée de dix mois, vers 1788, marbre.
  • Seattle, Seattle Art Museum : Portrait de Sabine Houdon âgée de quatre ans, 1791, marbre6.
En France
  • Aix-en-Provence, bibliothèque Méjanes : Buste du marquis de Méjanes, 1786-1787, marbre7.
  • Dijon, musée des beaux-arts : Portrait de Buffon, vers 1781, buste, plâtre original8.
  • Lyon, musée des beaux-arts : Buste de fillette, 1791, plâtre.
  • Montpellier :
    • musée Fabre :
      • L'Hiver ou La Frileuse, 1783, statue en marbre9 ;
      • L'Été, 1783, statue en marbre10.
    • faculté de médecine, musée d'Anatomie : Écorché, bras droit tendu devant, plâtre11.
  • Paris :
    • Comédie-Française : Voltaire assis, 1781, statue en bronze.
    • École nationale supérieure des beaux-arts, galerie de Morphologie : Écorché, bras droit étendu, surmoulage du XIXe siècle en plâtre.
    • musée du Louvre :
      • Portrait d'Alexandre Brongniart, 1777, buste en terre cuite12 ;
      • Portrait d'Anne-Ange Houdon âgée de quinze mois, 1791, buste en plâtre13 ;
      • Portrait d'Anne-Ange Houdon âgée de quinze mois, 1790-1791, buste en marbre14 ;
      • Apollon repoussé par le vent, 1782, médaillon en marbre15 ;
      • Portrait de Benjamin Franklin, 1778, buste en terre cuite16 ;
      • Portrait de Buffon, buste en marbre17 ;
      • Portrait du duc de Choiseul, 1780, buste en marbre18 ;
      • Portrait de Cicéron, buste en plâtre19 ;
      • Portrait de la comtesse de Jaucourt, 1777, buste en marbre20 ;
      • Portrait de Condorcet, vers 1785, buste en terre cuite21 ;
      • Portrait de Diderot, 1775, buste en marbre22 ;
      • Diane chasseresse, 1790, statue en bronze23 ;
      • Portrait de Diderot, 1771, buste en terre cuite24 ;
      • Portrait de George Washington, 1786, buste en terre cuite25 ;
      • Portrait de Jean-Charles-Pierre Lenoir, 1784, buste en marbre26 ;
      • L'Hiver ou La Frileuse, 1793, statuette en terre cuite27 ;
      • Portrait de Louise Brongniart, 1777, statue en marbre28 ;
      • Portrait de Louise Brongniart, 1777, buste, terre en cuite29 ;
      • Portrait de Madame Adélaïde, 1777, buste en marbre30 ;
      • Portrait de Mme Houdon, buste en plâtre31 ;
      • Modèle du Monument funéraire du prince Alexandre Mikhaïlovitch Golitsyne, 1777, groupe en terre cuite32 ;
      • Monument du cœur du comte d'Ennery, 1781, groupe en marbre33 ;
      • Morphée, 1777, statuette en marbre34 ;
      • Le Sommeil, statuette en terre cuite ;
      • Portrait de Sabine Houdon âgée de dix mois, 1788, buste en plâtre35,36 ;
      • Portrait de Sabine Houdon âgée de quatre ans, vers 1791, buste en plâtre37 ;
      • Portrait de Sophie Arnould, 1775, buste en marbre38 :
      • Vestale, 1787, statue en marbre39 ;
      • Portrait de Voltaire, 1778, buste en marbre40 ;
En Italie
  • Rome :
    • basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs : Saint-Bruno, 1767, statue en marbre41.
    • villa Médicis : Écorché, bras droit étendu42.
Au Portugal
  • Lisbonne, musée Calouste-Gulbenkian : Diane chasseresse, 1780, statue en marbre43.
Au Royaume-Uni
  • Londres, Wallace Collection : Portrait de Mme de Sérilly d'Étigny, 1782, buste en marbre44.
En Russie
  • Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage : Voltaire assis, 1781, statue en marbre.
En Suisse
  • Neuchâtel, musée d'art et d'histoire : Portrait d'Isabelle de Charrière, 1771, buste en plâtre45.

 

Tony Noël, Monument à Jean-Antoine Houdon (1891), Versailles.

Élèves

  • Gilles-Lambert Godecharle
  • Henri-Joseph Rutxhiel

Armoiries

Armes de chevalier de l'Empire : « D'azur au chevron cousu de gueules du tiers de l'écu, chargé du signe des chevaliers légionnaires, accompagné en chef, à dextre d'un croissant, à sénestre d'un arc et d'une flèche, le tout d'argent ; et en pointe d'un vieillard assis dans un fauteuil, le tout aussi d'argent. » Ces armes rappellent la statue de Voltaire assis dans un fauteuil, un des chefs-d'œuvre de l'artiste2.

Hommages

  • À Paris, il existe une rue Houdon dans le 18e arrondissement, nommée en l'honneur du sculpteur en 1864.
  • À Vitry-sur-Seine, il existe une voie Houdon.
  • À Tours, il existe une place.
  • À Rueil-Malmaison ainsi qu'au Plessis-Robinson, il y a une allée Jean-Antoine Houdon.
  • À Versailles, sa ville natale, un square et une rue portent son nom, et un monument conçu par Tony Noël en sa mémoire y a été érigé en 1891.

Notes et références

  1. Frédéric Chappey, « Les professeurs de l'École des beaux-arts (1794-1873) », in Romantisme, no 93, 1996, p. 95-101.
  2. a et b Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques, 1870 (lire en ligne [archive]).
  3. universalis.fr [archive].
  4. « Écorché, le bras replié au-dessus de la tête » [archive], notice de la base Cat'zArts .
  5. H.H. Arnason The Sculptures of Houdon. Londres, Phaidon, 1975, p. 41
  6. Tout en étant référencé sur le site du musée, le buste en marbre est présenté comme appartenant à une collection privée à Londres dans la revue Grande Galerie - Le Journal du Louvre, sept./oct./nov. 2017, n° 41, page 24.
  7. Notice [archive] sur citedulivre-aix.com.
  8. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice » [archive], sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 15 novembre 2016)
  9. H.H. Arnason, The sculptures of Houdon. London, Phaidon, 1975. p. 67
  10. H.H. Arnason, The sculptures of Houdon. London, Phaidon, 1975. p. 114
  11. medecine.edu.umontpellier.fr [archive].
  12. Notice no 2436 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  13. Notice no 16587 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  14. Acquisition par le musée le 16 mai 2017.
  15. Notice no 2482 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  16. Notice no 2454 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  17. Notice no 2429 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  18. Notice no 2499 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  19. Notice no 10744 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  20. Notice no 2428 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  21. Notice no 2432 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  22. Notice no 19107 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  23. Notice no 2537 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  24. Notice no 2452 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  25. Notice no 2456 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  26. Notice no 2509 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  27. Notice no 2477 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  28. Notice no 2434 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  29. H.H. Arnason, The sculptures of Houdon. London, Phaidon, 1975. p. 41
  30. Notice no 2414 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  31. Notice no 2437 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  32. Notice no 524 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  33. Notice no 522 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  34. Notice no 4420 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  35. Notice no 2440 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  36. Le buste en marbre est au Metropolitan Museum of Art.
  37. Notice no 2439 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  38. Notice no 2426 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  39. Notice no 28410 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  40. Notice no 2512 [archive], base Atlas, musée du Louvre
  41. H.H. Arnason, The sculptures of Houdon. London, Phaidon, 1975. p. 15
  42. latribunedelart.com [archive].
  43. H.H. Arnason, The sculptures of Houdon. London, Phaidon, 1975. p. 40
  44. « Buste of Madame de Sérilly » [archive], wallacelive.wallacecollection.org.
  45. H.H. Arnason, The sculptures of Houdon. London, Phaidon, 1975. p. 24

Annexes

Bibliographie

  • Hjorvardur Harvard Arnason, Jean-Antoine Houdon. Le plus grand sculpteur français du XVIIIe siècle, Edita-Denoël, 1976. 292 p.
  • Valérie Roger, « Du portrait malgré lui à la grâce intemporelle du visage », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, 2007, mis en ligne le 13 juin 2008 [archive]. Consulté le 17 mars 2013.

Liens externes

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26 mars 2020

Hall Pierre Adolphe

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Pierre Adolphe Hall

 

 
Pierre Adolphe Hall

260px-Peter_Adolf_Hall_-_Self-portrait

Auto-portrait (Nationalmuseum)

Naissance
23 février 1739
Drapeau de la Suède Borås
Décès
15 mai 1793 (à 54 ans)
Drapeau de la Belgique Liège
Nom de naissance
Peter Adolf Hall
Nationalité
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de la France France
Activité
Portraitiste en miniatures sur ivoire
Formation
Université de Greifswald
Maître
Gustaf Lundberg
Enfant
Adélaïde-Victorine Hall
Portrait de Rose Bertin par Pierre-Adolphe Hall.

Pierre Adolphe Hall, né le 23 février 1739 à Borås (Suède) et mort à Liège le 15 mai 1793, est un miniaturiste suédois de renom qui a également travaillé en France et en Belgique depuis le milieu jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Il aura eu le mérite d'amener l'art de la miniature à son plus haut niveau.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Bibliographie
  • 3 Notes
  • 4 Lien externe

Biographie

Fils d'un notable suédois, Pierre Adolphe Hall est le miniaturiste le plus apprécié de sa génération, en France et avant la Révolution.

Après des études d'histoire naturelle, Hall est l'élève, en 1759, du pasteliste Gustaf Lundberg à Stockholm auprès duquel il restera jusqu'en 17661. Il exerce ensuite à Paris où sa réputation de meilleur peintre en miniature lui vaut une belle clientèle fortunée1.

En 1771, il épouse Adélaïde Gobin (1752-1831), fille d'un riche marchand de Versailles et sœur de la Comtesse de Serre1. Leur première fille, Adélaïde Victoire Hall, voit le jour le 11 mai 17722

Après la prise de la Bastille, il s'enrôle dans la Garde nationale. Ayant perdu l'essentiel de sa clientèle (émigrée), il cherche vainement à rencontrer le roi de Suède en cure à Aix-la-Chapelle. Il émigre en Belgique en 1791, s'installe alors à Spa, travaille à Liège et à Maastricht et réussit à gagner correctement sa vie.
Pierre Adolphe Hall meurt à Liège à l'âge de 54 ans, loin de sa famille restée en France et qu'il ne reverra jamais. Il aura révolutionné la miniature française par l'utilisation de l'ivoire comme support3 : avec lui commence « l'âge d'or » de la miniature. Ce temps durera jusqu'en 1840, date à laquelle le daguerréotype détrônera la miniature.

Exceptionnellement doué, Hall réalise des miniatures sur des supports variés. Sa première miniature en émail date de 17714,5, Hall ne tarde pas à obtenir des commandes de la famille royale. Une bourse lui est allouée pour parfaire son apprentissage en France. Alexandre Roslin introduit son compatriote à Paris. Moins de trois ans après son arrivée, Hall a l'honneur de réaliser les portraits du Dauphin, du comte d'Artois et du comte de Provence. Il les exposera au Salon après avoir été agréé en 1769 à l'Académie royale. Hall expose encore au Salon de Toulouse en 1769 ainsi qu'au Salon de Paris de 1769 à 1789. À partir de 1771, il devient fournisseur de portraits en miniature pour le Département des Affaires étrangères.

Portrait d'un gentilhomme par Pierre Adolphe Hall (collection privée)

Provenance
6

Bibliographie

  • Frédéric Villot : Hall, Célèbre Miniaturiste du XVIIIe siècle : sa Vie, ses œuvres, sa correspondance (Paris 1867, en fac-similé 2010) (ISBN 1145131085)
  • Portrait des maisons royales et impériales de France et d'Europe, Les miniatures du musée Condé à Chantilly, Somogy éditions d'art, 2007
  • Daphne Foskett : Miniatures: Dictionnary and guide, (Woodbridge, 1987) (en)
  • Régine de Plainval de Guillebon7: Pierre Adolphe Hall 1739-1793 (Paris, 2000) p. 117, n°90
  • Catalogue of miniatures The trustees of the Wallace Collection (éd.), (Londres, 1980), p. 140. (en)

Notes

  1. a, b et c Graham Reynolds, Wallace Collection, Catalogue of miniatures, p. 140, éditeur: The trustees of the Wallace Collection, Manchester square, Londres, 1980
  2. un portrait en miniature de Adélaïde Victoire Hall, réalisée par son père, figure actuellement dans la Collection Wallace. L'adolescente est alors âgée de 13-14 ans.
    Adélaïde Victoire épouse, en 1792 et en première noces, François-Louis Suleau (1757-792). Ce dernier ayant été exécuté sous la Terreur, elle épouse, en 1796 et en secondes noces, Adelaïde Blaise François Le Lièvre de La Grange(Pierre Adolphe Hall 1739-1793, Régine de Plainval de Guillebon, Paris, 2000, p. 117, n°90).
    Sa mère la décrit ainsi : « jolie comme un ange, a de l'esprit, aura j'espère beaucoup de talents. Elle a un bon cœur mais est impérieuse, s'aime beaucoup et est coquette » (Asplund, 1955, p. 19)
  3. Avant cette époque les miniatures étaient plus souvent peintes à l'huile sur une feuille de métal (cuivre ou argent)
  4. Bréa, musée du Louvre (porte au dos une inscription indiquant que c'est son premier essai avec cette matière)
  5. Le musée Condé à Chantilly possède une miniature en émail de Hall représentant le roi Gustave III de Suède (1746-1792)
  6. * Vente Palais d'Orsay, Paris, 16 juin 1977, lot 94
    * Vente de la collection Eugène Pap (1910-2006), Paris; Christie's Londres, 24 mai 2000, lot 50
    * Vente Christie's, Londres, 28 novembre 2006
  7. Régine de Plainval de Guillebon est une descendante en ligne directe de Pierre Adolphe Hall.
    Elle est plus connue pour ses publications, aussi bien de vulgarisation que de technique, concernant les porcelaines.
    Elle a également écrit cette documentation de référence sur son aïeul.
    .

Lien externe

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25 mars 2020

Chaudet Antoine-Denis

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Antoine-Denis Chaudet

260px-Chaudet,_d'après_Augustin

Antoine-Denis Chaudet, gravure de Frémy d'après une miniature de Jacques Augustin).

Naissance
3 mars 1763
Paris
Décès
19 avril 1810 (à 47 ans)
Paris
Activités
Sculpteur, peintre
Conjoint
Jeanne-Elisabeth Chaudet (en)
Distinction
Prix de Rome
Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phorbas qui l'a détaché de l'arbre (1801), musée du Louvre, Paris.

Antoine-Denis Chaudet, né le 3 mars 1763 à Paris et mort dans la même ville le 18 avril 1810, est un sculpteur et peintre néo-classique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
    • 2.1 Sculptures
    • 2.2 Peintures
  • 3 Élèves
  • 4 Bibliographie
  • 5 Notes et références
  • 6 Liens externes

Biographie

Élève de Jean-Baptiste Stouf et d'Étienne Gois père, Antoine-Denis Chaudet remporte en 1784 un premier prix de Rome de sculpture sur le sujet de Joseph vendu par ses frères, et part pour l'Académie de France à Rome. Il y restera quatre ans. À son retour, en 1789, il est agréé à l'Académie royale de peinture et de sculpture. En 1805, il est nommé membre de l'Institut. Il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris, le 1er février 1810 en remplacement de Louis-Jean-François Lagrenée l'Aîné et aura pour successeur François-Frédéric Lemot le 8 septembre 18101

Sa statue de Napoléon Ier en imperator érigée en 1810 à Paris et couronnant la colonne de la Grande Armée, place Vendôme sera remplacée en 1863 par une figure d'Auguste Dumont.

Œuvres

Sculptures

  • Mascarons de la fontaine des Invalides à Paris (1804)
  • Portrait de Napoléon Ier (1811), buste, biscuit de la manufacture de Sèvres
  • L'Émulation de la gloire (1801), groupe, Paris, péristyle du Panthéon de Paris
  • L'Amour ramassant un papillon, en collaboration avec Pierre Cartellier, Paris, musée du Louvre
  • La Paix (1806-07), statue fondue en argent et en bronze doré, Paris, musée du Louvre
  • Œdipe et Phorbas, Paris, musée du Louvre
  • Jacques François Dugommier, buste, galerie des Batailles du château de Versailles
  • Lamoignon de Malesherbes, buste, Paris, musée du Louvre
  • Le Repos de Bélisaire aveugle, Palais des beaux-arts de Lille
  • Statue en pied de Napoléon Ier, marbre, Galerie de Bal du château de Compiègne
  • buste du consul romain Lucius Junius Brutus, Vizille, musée de la Révolution française

Peintures

  • Énée et Anchise

Élèves

  • Jean-Baptiste Joseph Debay l'Ancien (1779-1863)

Bibliographie

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Antoine-Denis Chaudet » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
  • Catalogue d'exposition, Skulptur aus dem Louvre. Sculptures françaises néo-classiques. 1760 - 1830, Paris, musée du Louvre, 23 mai - 3 septembre 1990, p. 313.

Notes et références

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts ( 1794-1873), dans: Romantisme, 1996. N°93. pp. 95-101.

Liens externes

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24 mars 2020

Panon Philippe

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Philippe Panon

 

Philippe

 

Philippe Panon
Fonctions
Député
 
Ordonnateur de La Réunion
 
Biographie
Naissance
3 février 1774


Saint-Paul

Décès
7 novembre 1840

(à 66 ans)
Paris

Activité
Homme politique
Mère
Ombline Desbassayns
Fratrie
Joseph Desbassayns
Charles Desbassayns
Enfant
Eugène Panon
Autres informations
Distinction
Commandeur de la Légion d'honneur‎

Né le 3 février 1774 à Saint-Paul de La Réunion, et mort le 7 novembre 1840 à Paris, Philippe Panon Desbassayns de Richemont est un administrateur et important propriétaire terrien de l'Ile Bourbon (La Réunion) issu d'une riche famille de colons esclavagistes.

Il a été peint par Louis Léopold Boilly1.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Distinction
  • 3 Sources
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Lien interne
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Philippe Panon Desbassayns de Richemont fait ses études à l'École royale militaire de Sorèze (Tarn).

De son mariage avec Jeanne Eglé Fulcrande Catherine Mourgue2, il a huit enfants : Eugène Panon, créateur du lycée français de Pondichéry, Camille3, Philippe, Céline, Lydie, Alfred, Paul, député et sénateur4 , et Édouard5.

Il est chargé sous le Consulat et l'Empire, de négociations avec l'Angleterre menées à bonne fin, fait relâcher, en 1811, les soldats français retenus sur les pontons, obtient à la paix la restitution de plusieurs colonies. Il est successivement administrateur des établissements français dans l'Inde, intendant de l'île Bourbon, membre du Conseil d'Amirauté, et membre de la Chambre des députés6, député de la Meuse.

Articles détaillés : L'Affaire de l'esclave Furcy et Furcy.

Nommé administrateur des colonies de l’Inde, commissaire général de la Marine et ordonnateur à Bourbon, puis inspecteur général des établissements français de l’Inde en 1814, il est impliqué dans "l'affaire Furcy", opposant par procès un esclave à son maître Joseph Lory, un des principaux introducteurs du sucre sur l’île Bourbon :

Bien que la France ait officiellement reconnu en 1815 l’interdiction britannique du commerce des esclaves, durant plus d’une décennie les autorités métropolitaines et coloniales firent comme si elles ne voyaient pas le trafic des contrebandiers qui agissaient dans l’océan Indien.7

Desbassayns de Richemont, se prévalant de l'ancien Code noir, provoque le départ du procureur général Louis-Gilbert Boucher, en raison de ses sympathies républicaines et antiesclavagistes.

Possesseur d'une grande fortune, il légue 140 000 francs aux pauvres. Il est fait comte le 6 octobre 1827 par lettres patentes et érection de majorat, et directeur des colonies au ministère de la marine.

Il a initié l'ordonnance royale du 21 août 1825 qui a pour objectif le rejet de tout principe d'élection démocratique au profit des nominations. |

Distinction

  • Légion d'honneur8 :
    • avant 1817 : Chevalier
    • 1820 : Officier
    • 1826 : Commandeur

Sources

  1. peintre, miniaturiste, et graveur français, connu notamment pour ses scènes de la vie parisienne dans les années qui suivent la Révolution
  2. peinte par une artiste peintre française de l’école néoclassique Marie-Guillemine Benoist
  3. Voici ce qui est dit sur Camille : « Ce dessein se réalisera plus largement grâce à Marie-Antoinette Camille Panon-Desbassyns, vicomtesse Jurien, veuve sans enfants, à la tête d’une immense fortune provenant de l’émancipation de ses 300 esclaves de l’Île-Bourbon (La Réunion), et qui consacrait tous ses revenus aux bonnes œuvres. Collaboratrice de Lacordaire, elle décide d’employer sa fortune à la reconstruction du monastère de l’église de Prouilhe. »
  4. « Desbassayns de Richemont, Paul Panon, baron », note biographique sur le site de l'assemblée nationale, page 7 du PDF [archive]
  5. Généalogie sur le site Geneanet
  6. « Desbassayns de Richemont, Philippe Panon, comte », note biographique sur le site de l'assemblée nationale, pages 6 et 7 du PDF [archive]
  7. http://www.cairn.info/revue-annales-2009-6-page-1305.htm [archive]
  8. « Cote LH/2013/43 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi

Lien interne

  • Famille Panon Desbassayns de Richemont.

Liens externes

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23 mars 2020

Ballanche Pierre-Simon

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Pierre-Simon Ballanche

 

Pierre-Simon Ballanche

Pierre-Simon_Ballanche

Buste de Pierre-Simon Ballanche par Jean-Marie Bonnassieux. Musée des beaux-arts de Lyon.

Biographie
Naissance
4 août 1776
Lyon
Décès
12 juin 1847 (à 70 ans)
Paris
Lieu de travail
Paris
Activités
Écrivain, philosophe
Autres informations
Membre de
Académie française (1842)
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur‎

Pierre-Simon Ballanche, né à Lyon le 4 août 1776 et mort à Paris le 12 juin 1847, est un écrivain et philosophe français.

Sommaire

  • 1 Vie et œuvre
  • 2 Affiliations académiques
  • 3 Bibliographie
    • 3.1 Ouvrages
    • 3.2 Études
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Connexions internes
    • 4.2 Liens externes
  • 5 Notes et références
  • 6 Source

Vie et œuvre

Il est le fils d'un des plus grands imprimeurs lyonnais de l'époque.

Adolescent, il fuit la ville de Lyon pendant le siège de la ville sous la Révolution et garde le traumatisme de cette expérience. Son premier essai, Du sentiment considéré dans ses rapports avec la littérature et les arts, paraît en novembre 1801 à Lyon, sur les presses de l'imprimerie familiale, et passe presque inaperçu. Ballanche y développe la thèse d'un retour à la religion et à la poésie par le biais du sentiment : « Cette même religion, à laquelle nous devons tant et de si grands bienfaits, est encore le principe fécondateur de tous les succès dans les lettres et dans les arts1. » Proche du courant catholique marqué par Chateaubriand, il s'installe à Paris et développe une approche originale de la Contre-Révolution, qui en fait selon la formule de Paul Benichou, « un contre-révolutionnaire progressiste2 ».

Ses écrits se rattachent à une seule et même pensée, l'histoire des destinées du genre humain et la rénovation sociale. Vouées, selon lui, à des périodes alternatives de destruction et de régénération, les sociétés accomplissent une sorte d'épopée cyclique, qu'il entreprit de raconter. Il espérait concilier le dogme religieux de la chute et de la réhabilitation de l'homme avec le dogme philosophique de la perfectibilité humaine3.

Pendant la Restauration, il est lié au mouvement ultraroyaliste. Écrivain, philosophe et un temps imprimeur, Ballanche voit la Révolution comme un chaos cosmique (Essais de Palingénésie sociale, 1827-1829), le régicide reflétant l'évolution générale, qui allie la déchéance et la réhabilitation, dans une dialectique de la rupture et de la continuité, de la liberté et de la nécessité. Dans l’Essai sur les institutions sociales dans leur rapport avec les idées nouvelles (1818), Le Vieillard et le jeune homme (1819), L’homme sans nom et l'Élégie (1820), La Vision d'Hébal (1831), le système ballanchien affirme que l'homme s'élèvera, sous l'égide de la Providence et avec l'aide du Christ, à la hauteur de son destin. Cause de la chute, la volonté humaine doit se redresser pour permettre la réhabilitation de la créature4.

Ballanche fut élu membre de l'Académie française en 1842.

Ami de François-René de Chateaubriand et de Mme Récamier, Ballanche est inhumé au cimetière Montmartre dans le caveau de cette dernière.

Épistolier il a échangé de nombreuses lettres avec Chateaubriand, Madame Récamier, Sainte-Beuve, la comtesse de Hautefeuille Madame Swetchine...5

Affiliations académiques

  • Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, 1803 - 1847 (il en fut même président)
  • Académie française, 1842
  • Société historique, archéologique et littéraire de Lyon, 1808 - 1820

Bibliographie

Ouvrages

  • Du sentiment considéré dans ses rapports avec la littérature et les Arts (1801)
  • Fragments (1808)
  • Inès de Castro (1811), nouvelle
  • Essai sur les institutions sociales dans leur rapport avec les idées nouvelles Didot (1818)
  • Le grand ouvrage que Ballanche méditait devait s'intituler Palingénésie sociale. Des poèmes philosophiques qu'il composa successivement en sont des épisodes :
    • Antigone (1813)
    • Orphée (1832) [1] [archive]
    • Vision d'Hébal, chef d'un clan écossais (1831) [2] [archive]
    • La Ville des Expiations (1832, 1re éd. 1909) [3] [archive]
    • l'Homme sans nom
    • Le Vieillard (1re éd. 1819)
    • Le Jeune homme (1re éd. 1819). Le vieillard et le Jeune Homme, Garnier, coll. "Les classiques de la politique", 1981, 159 p., présentation et notes Arlette Michel.
  • Essais de palingénésie sociale (1820). Ils parurent en 1827-1829, ils sont l'introduction du projet Palingénésie sociale.
  • Ses Œuvres ont été réunies par lui-même en quatre volumes en 1830 et en six volumes en 1832, Bureau de l'encyclopédie des connaissances utiles ;. Réimpression : Œuvres complètes en 1 vol., Genève, Slatkine Reprints, 1967.

Études

  • Paul Bénichou a beaucoup écrit sur l'importance historique de Ballanche, notamment dans Le Sacre de l'écrivain (1973), Le Temps des prophètes (1977) et Variétés critiques (1996).
  • Marc Fumaroli, Chateaubriand, Poésie et Terreur, Paris, Éditions de Fallois, 2003, 800 p. (ISBN 9782877064835), p. 501 à 542 : Chateaubriand et Ballanche.
  • Gaston Frainnet, Essai sur la philosophie de Pierre-Simon Ballanche, Lyon, 1904.
  • Jean-Jacques Ampère, Ballanche, 1849.
  • J. Buche, L'école mystique de Lyon (1776-1847), Alcan, 1935.
  • Jacques Roos, Les idées philosophiques de Victor Hugo : Ballanche et Victor Hugo, Nizet, 1958.
  • Daniel S. Larangé, Sciences et Mystique dans le romantisme social: discours mystiques et argumentation scientifique au XIXe siècle, Paris, L'Harmattan, 2014, p. 69–100. (ISBN 9782343042558)

Voir aussi

Connexions internes

  • palingénésie

Liens externes

 

Notes et références

  1. Marc Fumaroli 2003, p. 502..
  2. Sous la direction de Jean-Clément Martin, Dictionnaire de la Contre-Révolution, Gérard Gengembre, « Ballanche, Pierre Simon », éd. Perrin, 2011, p. 77.
  3. Daniel S. Larangé, De l'autobiographie à l'historiosophie: Ballanche et la figure romantique de l'homme universel, Écho des Études Romanes, Vol. IX, No1, 2013, pp. 87-105. http://www.eer.cz/files/2013-1/2013-1-06-Larange.pdf [archive]
  4. Sous la direction de Jean-Clément Martin, Dictionnaire de la Contre-Révolution, Gérard Gengembre, « Ballanche, Pierre Simon », éd. Perrin, 2011, p. 77.
  5. Ballanche et Madame d'Hautefeuille, (Alfred Marquiset, 1867), page 1 [archive]
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22 mars 2020

Delambre Jean-Baptiste Joseph

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Jean-Baptiste Joseph Delambre

 

Jean-Baptiste Joseph Delambre

220px-Jean_Baptiste_Joseph_Delambre

Jean-Baptiste Delambre par Julien Leopold Boilly (1820).
Naissance 19 septembre 1749
Amiens (France)
Décès 19 août 1822 (à 72 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Domaines Astronomie, mathématiques, géodésie
Institutions Bureau des longitudes
Observatoire de Paris
Distinctions Officier de la Légion d'honneur (1821), son nom est sur la Liste des soixante-douze noms de savants inscrits sur la tour Eiffel

Signature

Signature de Jean-Baptiste Joseph Delambre

Jean-Baptiste Joseph Delambre, né à Amiens le 19 septembre 1749 et mort à Paris le 19 août 1822, est un astronome et mathématicien français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Définition du mètre
    • 1.2 Décoration
  • 2 Postes et fonctions
  • 3 Principales publications
  • 4 Décorations
  • 5 Hommages
  • 6 Bibliographie
  • 7 Armoiries
  • 8 Notes et références
  • 9 Notices
  • 10 Voir aussi
    • 10.1 Filmographie
    • 10.2 Liens externes

Biographie

Il fait ses premières études dans sa ville natale et c'est sous l'influence de l'abbé Jacques Delille qu'il devient un très fort humaniste et sous celle d'un autre maître, un helléniste profond.

Il est très lié lors de sa jeunesse à la famille Favart1 et occupe un poste de précepteur à Compiègne.

En 1774, il s'installe à Paris, où il devient le précepteur du fils de M. Dassy, receveur général des Finances, qui lui facilite ses études en lui permettant de suivre les cours de l'astronome Jérôme Lalande et installe dans les combles de son hôtel un observatoire. En 1781, il publie des tables d'Uranus, planète découverte par William Herschel, ainsi que plusieurs Mémoires.

En 1786, il présente à l'Académie des sciences un compte-rendu d'observation du passage de Mercure devant le Soleil du 4 mai 1786, ce qui marque le début de sa carrière d'astronome observateur2.

En 1788, il est élu membre étranger à l'Académie royale des sciences de Suède.

En 1792, il devient associé géomètre de l'Académie des sciences, où il est à partir de 1800, secrétaire pour les sciences mathématiques.

En 1803, il soutient Ampère qui s'est installé à Paris après le décès de sa femme Julie.

Depuis son décès survenu le 19 août 1822 à Paris, Jean-Baptiste Delambre repose au cimetière du Père-Lachaise, (10e division)3.

Définition du mètre

Article détaillé : Figure de la Terre et méridienne de Delambre et Méchain.

Avec Pierre Méchain, il entreprend la mesure d'un arc du méridien de Paris, entre Dunkerque et Barcelone, pour servir à l'établissement du système métrique. Cette expédition dure de 1792 à 17994.

En 1795, il entre au Bureau des longitudes. Il est nommé inspecteur général des études en 1802 et succède en 1807 à Lalande à la chaire d'astronomie du Collège de France. En 1808, il devient membre du conseil de l'université, d'où il est écarté en 1815.

Décoration

Le 10 septembre 1808, Delambre est nommé chevalier de l'Empire.

Le 24 août 1811, il est nommé baron de l'Empire.

Postes et fonctions

  • Directeur de l'observatoire de Paris (1804-1822)

Principales publications

Jean-baptiste delambre.jpg
  • Méthodes analytiques pour la détermination d'un arc du méridien (Crapelet, Paris, 1799).
  • Notice historique sur M. Méchain, lue le 5 messidor XIII (Baudouin, Paris, janvier 1806 ; c'est l'éloge de Pierre Méchain, lu à l'Académie par le secrétaire Delambre le 24 juin 1805).
  • Base du système métrique ou mesure l'arc de méridien (1806-1810), en trois tomes5.
  • Rapport historique sur le progrès des sciences mathématiques depuis 1799 (Imprimerie Impériale, Paris, 1810).
  • Abrégé d'astronomie (1813).
  • Traité complet d'astronomie théorique et pratique (1814).
  • Histoire de l'astronomie, en 3 parties (ancienne, moderne, et du Moyen Âge) (5 volumes, 1817-1827)6.
  • Histoire de l'astronomie au dix-huitième siècle [archive] (édité par Claude-Louis Mathieu, Bachelier, Paris, 1827).
  • Grandeur et figure de la Terre (édité par Guillaume Bigourdan, Gauthiers-Villars, Paris, 1912).
  • Son Histoire de l'astronomie ancienne porte en frontispice, sous le nom de l'auteur6 :

    « Chevalier de Saint-Michel et de la Légion d'Honneur, Secrétaire perpétuel de l Académie royale des Sciences pour les Mathématiques, Professeur d'Astronomie au Collège royal de France, Membre du Bureau des Longitudes, des Sociétés royales de Londres, d'Upsal et de Copenhague, des Académies de Saint-Pétersbourg, de Berlin, de Suède et de Philadelphie, etc., etc. »

Décorations

  • Chevalier, puis officier (1821) de la Légion d'honneur

Hommages

Tombe au cimetière du Père-Lachaise.
  • Un cratère sur la Lune porte son nom : le cratère Delambre.
  • Paris :
    • Son nom est inscrit sur la tour Eiffel.
    • Une rue du 14e arrondissement de Paris porte son nom.
  • Amiens :
    • Une rue du centre ville porte le nom de rue Delambre.
    • Un lycée porte son nom.
  • Georges Cuvier a dit de lui que sa probité scientifique n'avait d'égale que sa modestie.

Bibliographie

  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques [archive], 3e année, 1822, Paris : Ponthieu, 1823, p. 72-78.
Sur l'expédition de la méridienne
  • Denis Guedj, Le Mètre du monde, Seuil, Paris, 2000, (ISBN 978-2-02-040718-2).
  • Ken Alder, Mesurer le monde, l'incroyable histoire de l'invention du mètre, Flammarion, 2005, (ISBN 978-2-08-121311-1).
  • Arkan Simaan, La science au péril de sa vie - les aventuriers de la mesure du monde, Vuibert/Adapt, 2001, (ISBN 978-2-71-175347-5).

Armoiries

Article détaillé : Héraldique napoléonienne.
Figure Blasonnement
Blason fam fr Delambre chevalier.svg Armes de Jean-Baptiste Joseph Delambre, chevalier de l'Empire :

De sable, à la fasce cousue de gueules chargée de l'insigne des chevaliers légionnaires, semé en chef d'étoiles d'argent parmi lesquelles deux plus grandes, l'une à dextre au premier point, l'autre à sénestre vers l'angle inférieur; en pointe, un globe terrestre d'or et d'argent ceint d'un méridien de sable.7

Blason Jean-Baptiste Joseph Delambre (1749-1822).svg Armes de Jean-Baptiste Joseph Delambre, baron de l'Empire :

De sable, semé d'étoiles d'argent en chef, et un globe terrestre du même en pointe, ledit globe entouré d'un annelet de sable en direction verticale ; au canton des Barons tirés des Corps Savants brochant.8,9

Notes et références

  1. On a retrouvé une correspondance de 35 lettres autographes signées à Charles Nicolas Favart de 1769 à 1771. Elles expriment les goûts et les études littéraires de Delambre et montrent sa passion pour le théâtre, la musique et la poésie. Certaines lettres font allusion à son intérêt pour les mathématiques et peuvent être considérées comme le point de départ de sa carrière scientifique.
  2. Urbain Le Verrier, « Chapitre XV. Théorie du mouvement de Mercure », Annales de l'observatoire impérial de Paris, Paris, Mallet-Bachelier, vol. 5,‎ 1859, p. 3 (lire en ligne [archive]).
  3. François Marie Marchant de Beaumont, Manuel et itinéraire du curieux dans le cimetière du Père la Chaise, Paris, Emler frères, 1828 (lire en ligne [archive]), p. 103.
  4. Damien Gayet - Un homme à la mesure du mètre [archive], sur le site images.math.cnrs.fr, consulté le 20 octobre 2014.
  5. Tome 1 (1806) [archive], Tome 2 (1807) [archive] et Tome 3 (1810) [archive] sur gallica.
  6. a et b Histoire de l'astronomie ancienne [archive], du Moyen âge [archive], moderne [archive] consultable sur Google Livres.
  7. Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques, 1870 (lire en ligne [archive]).
  8. Armorial de J.B. Riestap et ses Compléments [archive], sur le site euraldic.com.
  9. Source : www.heraldique-europeenne.org [archive].
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Notices

Voir aussi

Filmographie

  • Un mètre pour mesurer le monde, film documentaire d'Axel Engstfeld, ARTE, Allemagne, 2010, 55'.

Liens externes

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21 mars 2020

Lagrange Joseph-Louis

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Joseph-Louis Lagrange

 

Joseph-Louis Lagrange

220px-Лагранж

Joseph-Louis Lagrange (XIXe siècle).
Naissance 25 janvier 1736
Turin (Royaume de Sardaigne)
Décès 10 avril 1813 (à 77 ans)
Paris (France)
Nationalité Savoie flag.svg Sarde
puis Drapeau : France Française
Domaines Mathématiques
Physique mathématique
Institutions École polytechnique
Renommé pour Mécanique analytique
Mécanique céleste
Analyse mathématique
Théorie des nombres
Distinctions Son nom est sur la liste des soixante-douze noms de savants inscrits sur la tour Eiffel

Joseph Louis, comte de Lagrange (en italien Giuseppe Ludovico De la Grange Tournier1), né à Turin en 1736 et mort à Paris en 1813, est un mathématicien, mécanicien et astronome italien naturalisé français. À l'âge de trente ans, il quitte le Piémont et va séjourner à Berlin pendant vingt-et-un ans. Ensuite, il s'installe pour ses vingt-six dernières années à Paris, où il obtient la nationalité française sur l'instance d'Antoine Lavoisier.

Sommaire

  • 1 Sa vie
  • 2 Son œuvre
  • 3 Principales publications
  • 4 Distinctions
  • 5 Hommages
  • 6 Armoiries
  • 7 Notes et références
  • 8 Annexes
    • 8.1 Bibliographie
    • 8.2 Articles connexes
    • 8.3 Liens externes

Sa vie

Joseph Louis Lagrange naît de parents italiens, d'origine française du côté du père2. Élève brillant issu d'un milieu aisé, il étudie au collège de Turin. Il prend goût pour les mathématiques par hasard à l’âge de 17 ans après la lecture d'un mémoire d'Edmund Halley portant sur les applications de l'algèbre en optique. Le sujet l'intéresse au plus haut point. Dès lors, il se passionne pour les mathématiques qu’il étudie seul et assidûment. Il devient rapidement un mathématicien confirmé et ses premiers résultats ne se font pas attendre3.

Dans une lettre adressée à Leonhard Euler, sans doute le plus grand mathématicien de l’époque, il jette les bases du calcul variationnel. Cet échange est le début d'une longue correspondance entre les deux hommes. Lagrange a alors 19 ans et enseigne à l’école d’artillerie de Turin où il fut nommé en 1755. Il fonde en 1758 l’Académie des Sciences de Turin qui publiera ses premiers résultats sur l’application du calcul variationnel à des problèmes de mécanique (propagation du son, corde vibrante…). En 1764, ses travaux sur les librations de la Lune (petites variations de son orbite) sont récompensés par le Grand Prix de l’Académie des sciences de Paris.

Lagrange quitte sa ville natale en 1766 pour s’installer à Berlin, où il est nommé directeur de la classe mathématique de l’Académie de Berlin, succédant ainsi à Euler. Le roi Frédéric II de Prusse souhaitait que « le plus grand roi d'Europe » ait « le plus grand mathématicien d'Europe ». Il se marie un an plus tard mais n’aura pas d’enfants. Commencent alors vingt années de publications aussi régulières que le permet la santé fragile de Lagrange. Ses travaux, qui s’inscrivent dans les mathématiques et la mécanique, font de lui un nom incontournable dans ces domaines. Il se consacre à des problématiques variées : algèbre, calcul infinitésimal, probabilités, théorie des nombres, mécanique théorique, mécanique céleste, mécanique des fluides, cartographie… Ce sont plus de 80 mémoires qui sont publiés par Lagrange durant cette période berlinoise4.

Le décès de sa femme en 1783 après de longues années de maladie le plonge dans la dépression. Trois ans plus tard, la mort du roi Frédéric II (son protecteur) et l’influence croissante de Wöllner rendent sa position à Berlin inconfortable. Il reçoit de nombreuses propositions5 d'emplois venant d’Italie et de France. Le mathématicien convoité retient l’offre de l’Académie des sciences de Paris, qui n’inclut pas d’enseignement, et quitte définitivement Berlin en 1787.

En 1788, Lagrange, alors membre de l'Académie, publie son célèbre livre de mécanique analytique. Cet ouvrage, écrit lorsqu'il était encore en Allemagne, est l'aboutissement de ses travaux en mécanique et en analyse, ce qui en fait l'élément phare de son œuvre.

Par chance, il n'est pas inquiété lors de la Révolution française. Il doit à son génie d’échapper aux mesures de répression contre les étrangers. Soutenu par Lavoisier, des arrêtés spéciaux du Comité de salut public lui permettent de continuer d’exercer ses fonctions6.

Il participe à partir de 1791 à la Commission des Poids et Mesures ; il est donc l'un des pères du système métrique et de la division décimale des unités. Il se remarie en 1792 avec la fille d'un collègue astronome. L'Académie des sciences est supprimée en 1793 et un an plus tard, son collègue et ami Lavoisier est exécuté, victime de la Terreur. Cet événement le touche beaucoup ; il déclare à son sujet : « Il a fallu un instant pour couper sa tête, et un siècle ne suffira pas pour en produire une si bien faite. ».

En 1795, Lagrange enseigne les mathématiques à l'École normale de l'an III et, en 1797, il devient le premier professeur d'analyse de l’École polytechnique qui a été créée trois ans plus tôt. Sa voix fébrile et son accent italien font qu'il est peu apprécié des étudiants. Il continue à publier des ouvrages d'analyse, on peut citer : Théorie des fonctions analytiques (1797) et Leçons sur le calcul des fonctions (1800).

Napoléon Ier montra son estime toute particulière pour Lagrange (voir § « Distinctions »).

Il meurt à Paris à l'âge de 77 ans, laissant derrière lui une œuvre importante qui a permis des avancées dans toutes les branches des mathématiques et de la physique de son époque. Surtout connu pour avoir introduit la méthode analytique en géométrie, il n’en a pas moins étudié les autres branches des mathématiques et a laissé d’importants travaux en trigonométrie et en mécanique.

Son œuvre

Fondateur du calcul des variations avec Euler et de la théorie des formes quadratiques, il démontre le théorème de Wilson sur les nombres premiers et la conjecture de Bachet sur la décomposition d’un entier en quatre carrés. On lui doit un cas particulier du théorème auquel on donnera son nom en théorie des groupes, un autre sur les fractions continues, l’équation différentielle de Lagrange.

En physique, en précisant le principe de moindre action, avec le calcul des variations, vers 1756, il invente la fonction de Lagrange, qui vérifie les équations de Lagrange, puis développe la mécanique analytique, vers 1788, pour laquelle il introduit les multiplicateurs de Lagrange. Il entreprend aussi des recherches importantes sur le problème des trois corps en astronomie, un de ses résultats étant la mise en évidence des points de libration (dits points de Lagrange) (1772).

Il élabore le système métrique avec Lavoisier pendant la Révolution. Il est membre fondateur du Bureau des longitudes (1795) avec, entre autres, Laplace et Cassini. Il participe à l'enseignement de mathématiques de l’École normale de l'an III avec Joseph Lakanal, de l’École polytechnique (dès 1797) avec Monge et Fourcroy. Il a aussi été le fondateur de l’Académie de Turin (1758).

En mécanique des fluides, il introduit le concept de potentiel de vitesse en 17817, bien en avance sur son temps8. Il démontre que le potentiel de vitesse existe pour tout écoulement de fluide réel, pour lequel la résultante des forces dérive d’un potentiel. Dans le même mémoire de 1781, il introduit en plus deux notions fondamentales : le concept de la fonction de courant, pour un fluide incompressible, et le calcul de la célérité d’une petite onde dans un canal peu profond. Rétrospectivement, cet ouvrage marque une étape décisive dans le développement de la mécanique des fluides moderne8.

Lagrange a aussi œuvré dans le domaine de la théorie des probabilités9.

Il est l'un des promoteurs du calendrier révolutionnaire, avec Fabre d'Églantine.

Principales publications

  • Réflexions sur la résolution algébrique (1771). Ce mémoire a inspiré Abel et Galois.
  • « Recherches d'arithmétique », Mémoires de l'Académie de Berlin, 1773 et 1775, réédité dans [archive] Œuvres de Lagrange, vol. 3.
  • Mécanique analytique (1788), réédité dans Œuvres de Lagrange, vol. 11 et 12. Lagrange tente une approche entièrement algébrique de la mécanique, dégageant à partir du principe des travaux virtuels les notions de degré de liberté et d'intégrabilité. Il esquisse également les rapports entre systèmes discrets (nombre fini de masses en mouvement ou en équilibre) et systèmes continus (fluide).
  • Traité des fonctions analytiques. L'auteur définit les fonctions comme des développements de Taylor-Lagrange convergents, ce qui lui permet de définir dérivée et primitive de façon originale, et de relever le problème des déterminations multiples d'une fonction en un point. C'est l'acte de naissance de la théorie des fonctions de la variable complexe, qui sera développée sur cette base par Cauchy, Poisson et Legendre.
Buste représentant Joseph-Louis Lagrange, décoré de la grand-croix de l'Ordre de la Réunion.

Distinctions

  • Membre du Sénat conservateur le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799 : avec Monge et Laplace, il fait partie des savants nommés à siéger dans cette assemblée)
  • Comte Lagrange et de l'Empire10 (lettres patentes du 24 avril 1808, Bayonne)11 ;
  • Légion d'honneur10 :
    • Légionnaire (9 vendémiaire an XII), puis,
    • Grand officier de la Légion d'honneur (25 prairial an XII) ;
  • Grand-croix de l'Ordre de la Réunion10.

Hommages

  • Il est inhumé au Panthéon de Paris.
  • Son nom est inscrit sur la Tour Eiffel12.
  • Un cratère lunaire porte son nom Lagrange.
  • L’astéroïde (1006) Lagrangea a été nommé en son honneur.
  • Une rue du 5e arrondissement de Paris et une rue de Turin portent son nom.
  • Le point de non-gravité Terre/Soleil, dont il avait prédit l'existence, s'appelle « le point de Lagrange L2 » en son honneur.

Armoiries

Figure Blasonnement
Orn ext comte sénateur de l'Empire GCOR.svg
Blason Joseph Louis Lagrange (1736-1813).svg
Armes du comte Lagrange et de l'Empire13

De sable, au triangle équilatéral évidé d'or, surmonté d'une lune d'argent, franc quartier du Sénat.14,11,15,16,17,18

Livrées : nuancé de noir, or, azur et argent14

Notes et références

  1. Angelo Genocchi. Il primo secolo della R. Accademia delle Scienze di Torino. Notizie storiche e bibliografiche. (1783-1883). Accademia delle scienze di Torino, 1883. p. 86. Lire en ligne : [1] [archive]. Aussi : « Luigi DE LA GRANGE » (p. 3), « Luigi Lagrange » (p. 86).
  2. « Joseph-Louis Lagrange » [archive], sur Encyclopedia Universalis
  3. « Joseph-Louis Lagrange » [archive], sur bibmath.net.
  4. René Taton, « Le départ de Lagrange de Berlin et son installation à Paris en 1787 », Revue d'histoire des sciences, vol. 41, no 1,‎ 1988 (lire en ligne [archive]).
  5. (en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, « Joseph-Louis Lagrange », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne [archive]).
  6. Frédéric Brechenmacher, « LES LIEUX DE JOSEPH-LOUIS LAGRANGE » [archive], sur CNRS, Images des mathématiques (consulté le 16 mai 2016).
  7. J.-L. Lagrange, « Mémoire sur la théorie du mouvement des fluides », Nouveaux mémoires de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Berlin,‎ 1781, rééd. Œuvres de Lagrange, vol. 1, p. 695-748 [archive].
  8. a et b H. Chanson, « Le Potentiel de vitesse pour les écoulements de fluides réels : la contribution de Joseph-Louis Lagrange », La Houille Blanche, vol. 5,‎ 2007, p. 127-131 (DOI 10.1051/lhb:2007072, lire en ligne [archive]).
  9. Bernard Bru, « Lagrange et le calcul des probabilités » [archive], sur Images des maths, 22 avril 2015 (consulté le 22 avril 2015).
  10. a, b et c Léon Battier, « Lagrange (Joseph-Louis) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. I, 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876), p. 359-361 .
  11. a et b Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3 (4 vol. in 2), Paris, Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, 1894 (lire en ligne [archive]).
  12. (en) H. Chanson, « Hydraulic engineering legends Listed on the Eiffel Tower », dans Great Rivers History, ASCE-EWRI Publication, Proceedings of the History Symposium of the World Environmental and Water Resources Congress 2009, Kansas City, USA, 17-19 May, Reston, J. R. Rogers, 2009 (ISBN 978-0-7844-1032-5, LCCN 2009015751, lire en ligne [archive]), p. 1-7.
  13. Voir aussi : Armorial du Premier Empire, Armorial des comtes de l'Empire et Armorial des comtes sénateurs de l'Empire.
  14. a et b « BB/29/974 page 9. » [archive], Titre de comte accordé à Joseph, Louis La Grange. Bayonne (24 avril 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France).
  15. Alcide Georgel, « Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques », Revue nobiliaire héraldique et biographique [archive], vol. 6,‎ 1870, p. 289-291 et 346-360 (lire en ligne [archive]).
  16. Jules Pautet du Parois, Nouveau manuel complet du blason, Roret, 1854, 340 p. (lire en ligne [archive]), p. 201.
  17. Jacques Declercq, « Héraldique napoléonienne et symbolisme maçonnique » [archive], sur gen.declercq.free.fr, septembre 2004.
  18. Arnaud Bunel, « Héraldique européenne » [archive], sur heraldique-europeenne.org, 1997-2008.

Annexes

Bibliographie

  • Lettres inédites de Joseph Louis Lagrange à Leonhard Euler, publiées par Baldassare Boncompagni, 1877
  • Nicolas Bourbaki, Éléments d'histoire des mathématiques [détail des éditions]
  • Florence Martin-Robine, Histoire du principe de moindre action, Vuibert, Paris, 2006 (ISBN 978-2711771516)
  • Joseph-Alfred Serret, Œuvres de Lagrange, Paris, Gauthier-Villars, 1867 (lire en ligne [archive]), [2] [archive]
  • René Taton, « Inventaire chronologique de l'œuvre de Lagrange », Revue d'histoire des sciences, vol. 27, no 1,‎ 1974 (lire en ligne [archive])

Articles connexes

  • Conditions d'optimalité (dimension finie)
  • Dérivation lagrangienne
  • Équation différentielle de Lagrange
  • Équations de Lagrange
  • Équation d'Euler-Lagrange
  • Formule de Taylor-Lagrange
  • Interpolation lagrangienne
  • Liste des membres de la noblesse d'Empire
  • Multiplicateur de Lagrange
  • Point de Lagrange
  • Théorème de Lagrange
  • Théorème des quatre carrés de Lagrange
  • Théorème d'inversion de Lagrange

Liens externes

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20 mars 2020

Pellerin Joseph

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Joseph Pellerin

 

Joseph Pellerin

Pellerin

Biographie
Naissance
27 avril 1684
Marly-le-Roi
Décès
30 août 1782 (à 98 ans)
Paris
Activité
Numismate
Enfant
Marianne Pellerin de Plainville

Joseph Pellerin, seigneur de Plainville, né le 27 avril 1684 à Marly près de Versailles et mort le 2 août 1783 dans son château de Plainville, est un Intendant-général des Armées navales françaises, premier commis de la Marine et numismate célèbre.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Notes et références
  • 3 Sources et bibliographie
  • 4 Liens externes

Biographie

Les langues anciennes et modernes sont le principal objet de ses études. C'est même à cette connaissance qu'il doit, en 1706, son admission dans les bureaux de la Marine, ou il est employé à la correspondance. Ayant réussi en 1709 à lire sans aucun clef, plusieurs lettres chiffrées, saisies à bord d'une frégate espagnole et concernant l'archiduc d'Autriche, il gagne, par cet effort de pénétration, les bonnes grâces de Pontchartrain, qui le choisit pour secrétaire de son cabinet.

Il jouit de la même faveur auprès des ministres qui lui succèdent : le comte de Toulouse le nomme commissaire de la Marine (1718), et Maurepas, commissaire général, puis premier commis.

Ayant obtenu sa retraite en 1745, il consacre le reste de sa vie à l'étude de l'antiquité. Le cabinet qu'il avait formé, le plus riche et le plus précieux qui ait jamais appartenu à un particulier, contenait 33 500 médailles. En 1776 Louis XVI en fait l'acquisition au prix de 300 000 fr.

Entouré de quelques-unes de ses pièces

Pellerin fait faire de grands progrès à la numismatique : il l'éclaire singulièrement par l'intéressant recueil qu'il publie sous divers titres (Paris, 1762-1778, 10 vol. in-4º. pl), et qui forme le catalogue raisonné de sa propre collection. Il adopte une méthode aussi simple que logique, et montre dans ses explications une grande finesse d'observation et une perspicacité rare. On peut dire qu'il fraye la route au célèbre Eckhel. Quelques erreurs qui lui avaient échappé ont été relevées par Khell, Barthélemy, Swinton et l'abbé Leblond.

Devenu progressivement aveugle les quarante dernières années de sa vie, il avait écrit son œuvre colossale numismatique sur un ruban mince de papier qu'il déroule d'une bobine tout en identifiant les pièces qu'il traitait par la touche seul. Le portrait à droite en bas sur cette page provient de l'un des volumes de son recueil.

Pellerin épouse, en 1714, Marianne Delalande, nièce du célèbre compositeur de Versailles Michel-Richard Delalande ; son fils Joseph reçut du roi des lettres de noblesse en 1740, et sa fille Marianne est la femme, en 1737 d'Arnaud de La Porte (ou Delaporte, de Laporte) qui hérite de son beau-père ses charges dans l'administration de la Marine, et qui, avec son frère Jean-Baptiste de Laporte-Lalanne, ont une grande influence sur le développement des colonies françaises, notamment du Québec et de Saint-Domingue, dont Jean-Baptiste est commissaire et des Isles-sous-le-Vent d'où il est Intendant. La fille cadette de Joseph Pellerin, Suzanne, née en 1724, qui est le sujet d'un portrait de Nattier, épouse Jean Louis Albert de Ranché, commissaire de la Marine et Intendant de la Martinique de 1744 à 1754.

Le petit-fils de Pellerin, Arnaud de Laporte, devient, à son tour (brièvement), Ministre de la Marine en 1789, puis Intendant de la Liste Civile en 1790. Courtisan de Louis XVI, il tente, en vain, de modérer la Révolution. Il est la seconde victime de la guillotine. Sa tête est portée comme cadeau d'anniversaire macabre au roi, emprisonné dans le Temple, le 23 août 1792. Son sacrifice vaut à sa famille lors de la Restauration un titre de baron, porté encore.

Notes et références

Sources et bibliographie

  • Chaudon et Delandine, Dictionnaire biographique universel.

Liens externes

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19 mars 2020

Sapinaud de La Verrie Louis

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Louis Sapinaud de La Verrie

 

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Louis Sapinaud de La Verrie
Naissance 6 novembre 1738
Saint-Hilaire-de-Mortagne
Décès 25 juillet 1793 (à 53 ans)
Bataille du Pont-Charron
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandement Armée catholique et royale du Centre
Conflits Guerre de Vendée
Famille Famille Sapinaud

Louis Célestin Sapinaud, chevalier, seigneur de La Verrie, dit Le chevalier de La Verrie, né le 6 novembre 1738 au Bois-Huguet à Saint-Hilaire-de-Mortagne et tué le 25 juillet 1793 à la bataille du Pont-Charron, est un des chefs de l'insurrection royaliste de la guerre de Vendée. Il est le cousin de Sapinaud de La Rairie.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Sa famille
    • 1.2 La révolution
  • 2 Notes et références

Biographie

Sa famille

Il est né dans une famille noble, originaire de la région de Mauléon. Il est le fils de Charles-François Sapinaud, chevalier, seigneur de Boishuguet et de Charlotte Imbert de La Choltière.

Il épousa le 21 novembre 1775 à Thouarcé, avec Catherine du Verdier de La Sorinière, veuve de Charles Louët de Longchamps, fille de Claude du Verdier de La Sorinière.

La famille de Catherine de La Sorinière fut durement éprouvée par la révolution, car quatre membres de celle-ci furent exécutés : Rosalie (sœur de Catherine), Marie de la Dive, épouse La Sorinière (belle-sœur de Catherine) ainsi que Marie-Louise et Catherine (ses nièces, filles de Marie de La Dive). Elles furent béatifiées le 19 février 1984 par le pape Jean-Paul II.

La révolution

Comme d'autres chefs de l'insurrection, le chevalier de la Verrie est un ancien militaire de carrière en retraite, il fut garde du corps pendant 25 ans1'2.

Les paysans du bocage viennent le chercher le 12 mars 1793 pour le porter à leur tête1. Il rassemble les bandes villageoises au château de l'Oie3, au nord de Chantonnay. Grâce aux armes et aux munitions prises aux Bleus, cette Armée du Centre parvient à empêcher les colonnes républicaines de pénétrer dans le bocage par le sud. La vallée encaissée du Lay sert de frontière naturelle au bocage. Mais l'action défensive de Sapinaud n'est pas coordonnée à celle de la grande armée d'Anjou et du Haut-Poitou, qui descend vers le sud en mai 1793 sans faire appel à l'armée du centre. Sapinaud ne réussit pas à prendre Luçon le 28 juin, en même temps que l'Armée catholique et royale échoue devant Nantes.

C'est Royrand et non Sapinaud qui reçoit le commandement de l'armée du centre après l'élection de D'Elbée à la tête de l'Armée catholique et royale. Ce dernier admet néanmoins le principe d'une descente vers le sud, soit pour s'emparer de Luçon, soit pour reprendre Fontenay. Le 25 juillet 1793, les Républicains regroupés à Luçon lancent une attaque nocturne vers le Lay, afin de s'emparer de Saint-Philbert du Pont-Charron, qui ouvre la route vers Chantonnay. Le chevalier de la Verrie est tué au cours du combat4'5.

Après la mort de Sapinaud, Lescure vient dans le bocage pour réorganiser la défense du Lay. Le 5 septembre les Bleus sont défaits aux Roches-Baritaud. Les restes de l'armée du centre se joignent alors à l'Armée Catholique et Royale dans les combats de Torfou et de Cholet, puis dans l'expédition au nord de la Loire. Le chef des combattants du bocage, Royrand, meurt pendant la retraite.

Notes et références

  1. a et b Biographie universelle - Michaud - Tome 38 - Sap - Séj, 1864 (lire en ligne [archive]), p. 5
  2. Jeanne Ambroise : de Sapinaud de Boishuguet, Mémoires sur la Vendée comprenant les mémoires inédits d'un ancien ..., Baudouin Freres, 1823 (lire en ligne [archive]), p. 11, 12, 13, 14
  3. Sapinaud de Boishuguet, Jeanne Ambroise de (1736-1820), Mémoires de madame de Sapinaud sur la Vendée. suivis de Notices sur les généraux vendéen ; et d'un voyage dans la Vendée, Audin (Paris), 1824 (lire en ligne [archive]), p. 23
  4. Dictionnaire encyclopédique d'histoire, de biographie, de mythologie et de géographie... (Nouvelle éd., revue, corrigée et augmentée) / par Louis Grégoire,..., Garnier frères (Paris), 1874 (lire en ligne [archive]), p. 1735
  5. Généalogie de la maison de Sapinaud, Impr. de Barassé (Angers) (lire en ligne [archive]), p. 12, 13

18 mars 2020

Avogadro Amedeo

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Amedeo Avogadro

 

Amedeo Avogadro

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Naissance 9 août 1776
Turin (Italie)
Décès 9 juillet 1856 (à 79 ans)
Turin (Italie)
Nationalité Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Domaines physicien et chimiste
Institutions Titulaire d'une chaire de Physique à l'université de Turin
Renommé pour Inventeur de la loi d'Avogadro
Nombre d'Avogadro

Lorenzo Romano Amedeo Carlo Avogadro, comte de Quaregna et de Cerreto, connu sous le nom d’Amedeo Avogadro, est un physicien et chimiste né à Turin le 9 août 1776 et mort le 9 juillet 18561.

Sommaire

  • 1 Origines et études
  • 2 Travaux
  • 3 Réactions de la communauté scientifique
  • 4 Bibliographie
  • 5 Voir aussi
  • 6 Notes
    • 6.1 Liens externes

Origines et études

Fils d'un magistrat de Turin, Amedeo Avogadro commence par suivre la voie paternelle. Il passe une licence de droit en 1795 et s'inscrit au barreau de sa ville natale. Mais son goût pour la physique et les mathématiques, auxquelles il n'a cessé de s'intéresser en solitaire, le pousse à entamer sur le tard des études scientifiques. En 1806, Amedeo Avogadro abandonne sa carrière de juriste pour se consacrer à la physique. En 1809, il fait une communication à l'Académie royale de Turin ; le succès qu'il remporte grâce à elle lui permet d'obtenir un poste de professeur au Collège royal de Verceil. En 1820, l'Université de Turin crée pour lui une chaire de physique qu'il gardera jusqu'à la fin de sa vie. Il épouse en 1821, Fransesca Bitela, qui devient Fransesca Avogadro et qui l'accompagnera jusqu'à sa mort.

Travaux

Mémoire sur les chaleurs spécifiques

En 1811, il énonce l'hypothèse restée célèbre sous le nom de loi d'Avogadro. S'appuyant sur la théorie atomique, la loi de Dalton et la loi de Gay-Lussac sur les rapports volumiques, il découvre que deux volumes égaux de gaz différents, dans les mêmes conditions de température et de pression, contiennent un nombre identique de molécules. Ainsi, il devient possible de déterminer la masse molaire d'un gaz à partir de celle d'un autre. Il envoie le mémoire dans lequel il développe cette théorie au Journal de Physique, de Chimie et d'Histoire naturelle qui le publie le 14 juillet 1811 sous le titre Essai d'une manière de déterminer les masses relatives des molécules élémentaires des corps, et les proportions selon lesquelles elles entrent dans ces combinaisons. La difficulté la plus importante qu'il doit surmonter concerne la confusion faite à cette époque entre atomes et molécules. L'une de ses contributions les plus importantes est de faire clairement la distinction entre les deux en admettant que les molécules peuvent être constituées d'atomes (distinction que ne fait pas John Dalton, par exemple). En réalité, il n'utilise pas le mot atome dans ses travaux (à l'époque les termes atome et molécule sont utilisés de manière indistinctes), mais il considère qu'il existe trois sortes de molécules, dont l'une est une molécule élémentaire (atome). Il effectue également une distinction entre les termes de masse et de poids.

En 1814, il publie un Mémoire sur les masses relatives des molécules des corps simples, ou densités présumées de leur gaz, et sur la constitution de quelques-uns de leur composés, pour servir de suite à l'Essai sur le même sujet, publié dans le Journal de Physique, juillet 1811 qui s'intéresse à la densité des gaz.

En 1820, l'université de Turin crée pour lui une chaire de physique qu'il occupera jusqu'à son décès. En 1821, il publie un autre mémoire intitulé Nouvelles considérations sur la théorie des proportions déterminées dans les combinaisons, et sur la détermination des masses des molécules des corps et peu après Mémoire sur la manière de ramener les composés organiques aux lois ordinaires des proportions déterminées.

Il prend part avec un enthousiasme prudent aux mouvements de révolution politique de 1821 dirigés contre le roi de Sardaigne, ce qui lui vaut de perdre son poste à Turin 2 ans plus tard. La déclaration officielle de l'université justifiant cette mise à l'écart stipule que l'université est « très heureuse de permettre à ce scientifique de prendre quelque repos de ses activités d'enseignement contraignantes pour qu'il puisse se consacrer pleinement à ses recherches ». Cependant, son isolement politique décroît progressivement avec l'intérêt porté aux idées révolutionnaires par les rois de Savoie, intérêt qui culmine en 1848 quand Charles-Albert de Sardaigne accorde une constitution moderne. Bien avant cela en 1833, Avogadro peut reprendre son poste à l'université de Turin du fait de l'intérêt porté à ses travaux scientifiques.

En 1841, il achève et publie ses travaux en quatre volumes sous le titre Fisica dei corpi ponderabili, ossia Trattato della costituzione materiale de' corpi.

On sait peu de choses en ce qui concerne sa vie privée et ses activités politiques. Malgré un physique peu flatteur, il était connu comme un tombeur de femmes, bien que menant une vie sobre et pieuse. Il épousa Felicita Mazzé avec qui il eut six enfants. Quelques études historiques confirmeraient le fait qu'il aurait financé et aidé des révolutionnaires de Sardaigne organisant une révolution dans l'île, finalement stoppée suite aux concessions de Charles-Albert. Cependant des doutes demeurent quant à ses activités du fait du peu de preuves.

Réactions de la communauté scientifique

La communauté scientifique ne réserva pas un accueil enthousiaste à ses théories, et ses hypothèses ne furent pas acceptées immédiatement. Trois ans après lui, André-Marie Ampère obtenait les mêmes résultats par d'autres méthodes (Sur la détermination des proportions dans lesquelles les corps se combinent d'après le nombre et la disposition respective des molécules dont leurs particules intégrantes sont composées) mais ses théories furent accueillies avec la même indifférence. Il fallut attendre les travaux de Gerhardt, Laurent et Williamson sur les molécules organiques pour montrer que la loi d'Avogadro était indispensable pour expliquer pourquoi des molécules en quantité égale occupaient le même volume à l'état gazeux.

Cependant dans ces expériences, certaines substances semblaient faire exception à la règle. La solution fut trouvée par Stanislao Cannizzaro qui expliqua au cours d'un congrès en 1860 (4 ans après la mort d'Avogadro) que ces exceptions s'expliquaient par des dissociations des molécules au cours du chauffage.

Avec sa théorie cinétique des gaz, Rudolf Clausius put fournir une nouvelle confirmation de la loi d'Avogadro. Peu après, Jacobus Henricus van 't Hoff apporta la dernière confirmation à la théorie grâce à ses travaux sur les solutions diluées.

Le nom d'Avogadro reste lié à celui du nombre d'Avogadro indiquant le nombre de molécules contenues dans une seule mole.

Bibliographie

Voir aussi

  • Loi d'Avogadro
  • Nombre d'Avogadro

Notes

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Amedeo Avogadro » (voir la liste des auteurs).
  1. Georges KAYAS, « AVOGADRO LORENZO ROMANO AMEDEO CARLO, comte de Quaregna et de Ceretto (1776-1856) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2012. [1] [archive]

Liens externes

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17 mars 2020

Bellart Nicolas François

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Nicolas François Bellart

 

Nicolas François Bellart

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Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
20 septembre 1761
Paris
Décès
7 juillet 1826 (à 64 ans)
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Lieu de travail
Paris
Activités
Procureur général, avocat, homme politique

Nicolas François Bellart, né à Paris le 20 septembre 1761 et décédé le 7 juillet 18261, est un homme politique et magistrat français, procureur général à la Cour royale de Paris.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Iconographie
  • 3 Bibliographie et sources
  • 4 Notes et références
  • 5 Source

Biographie

Fils d'un laboureur aisé, il fut reçu au barreau de Paris le 5 avril 1785 et s'occupa d'abord d'affaires privées. D'esprit d'abord voltairien il fut choqué par les débordements révolutionnaires.

Après le Dix-Août il défendit un grand nombre d'accusés souvent avec succès mais il se cacha en Normandie et à Melun pendant la Terreur. Plus tard les généraux Menou et Jean-Victor Moreau lui confièrent leur défense.

Membre du conseil général du département de la Seine, c'est lui qui fut l'inspirateur de la Proclamation du 1er avril 1814. Le texte appelait à désobéir à Napoléon Ier et demandait le rétablissement du gouvernement monarchique en la personne de Louis XVIII. Cette attitude s'opposait au louvoiement de Talleyrand. Lors des Cents Jours Bellart dut émigrer.

À la seconde Restauration il fut nommé Procureur général à la Cour d'appel de Paris et mis en accusation le Maréchal Ney. Ce légitimiste exprimait l'opinion de la bourgeoisie traditionnelle de Paris et s'opposait au libéralisme de la jeunesse. Il se fit remarquer par ses rigueurs contre la presse. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Outre ses plaidoyers, on a de lui un Essai sur la légitimité. Ses œuvres ont été publiées en 1828, en 6 volumes in-8.

Iconographie

Une médaille posthume à l'effigie de Bellart a été exécutée par le graveur Jacques-Jean Barre. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 162).

Bibliographie et sources

  • Œuvres de N.F. Bellart, par Nicolas-François Bellart, Bergeron d'Anguy [lire en ligne [archive]]
  • Sa correspondance administrative est conservée au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France (NAF 28923)2.

Notes et références

  1. (fr) « Nicolas, François BELLART (1761 - 1826) » [archive], sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 13 juillet 2010)
  2. Notice en ligne [archive]

Source

  • « Nicolas François Bellart », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

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16 mars 2020

Berthollet Claude-Louis

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Claude-Louis Berthollet


Claude-Louis Berthollet

Berthollet_Claude_Louis

Naissance 9 décembre 1748
Talloires (Duché de Savoie, Royaume de Sardaigne)
Décès 6 novembre 1822 (à 73 ans)
Arcueil (France)
Nationalité Drapeau : France Français (Savoisien de naissance)
Domaines Chimie
Institutions École polytechnique
Diplôme Faculté de médecine de l'Université de Turin, Faculté de médecine de l'Université de Paris
« Demeure Gainville », la plus vieille maison d'Aulnay-sous-Bois dans laquelle Claude-Louis Berthollet a vécu.
Plaque sur la « Demeure Gainville » dans laquelle il a vécu.

Claude-Louis Berthollet est un chimiste savoisien né à Talloires (duché de Savoie) le 9 décembre 1748 et mort à Arcueil le 6 novembre 1822.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Publications
  • 3 Travaux scientifiques
  • 4 Hommages
  • 5 Titres
  • 6 Distinctions
  • 7 Armoiries
  • 8 Notes et références
  • 9 Annexes
    • 9.1 Bibliographie
    • 9.2 Article connexe
    • 9.3 Liens externes

Biographie

Claude-Louis Berthollet naît à Talloires près d'Annecy dans le duché de Savoie qui fait à l'époque partie du royaume de Sardaigne. Il est issu d'une famille bourgeoise de Savoie, son père est notaire, profession qu'exerçaient déjà ses propres père et grand-père. Claude-Louis est le sixième de neuf enfants dont seul lui et sa sœur cadette atteindront l'âge adulte. Il fait des études secondaires au Collège Chappuisien d'Annecy, puis des études de médecine durant quatre années à l'université de Turin, avec une bourse royale, où il est reçu docteur en 1768.

Après quatre années de résidence dans le Piémont, il part à Paris. Il se présente au premier médecin du duc d'Orléans qui le fait nommer médecin de la maîtresse du duc Madame de Montesson et le prend en affection. Il suit des cours de chimie auprès de Pierre Joseph Macquer au Jardin des plantes, et de Jean-Baptiste-Michel Bucquet à la faculté de médecine de l'université de Paris. Berthollet obtient un petit laboratoire au sein du palais où il répète les expériences récentes de Joseph Priestley, Carl Wilhelm Scheele et Antoine Lavoisier. Il se fait connaître, à partir de 1776, par la publication de nombreux mémoires et il est élu membre de l'Académie des sciencesn 1, à la place laissée vacante par la mort de Bucquet, en 1780. Il devient, en 1779, docteur-régent de la faculté de médecine de l'université de Paris. Il est ensuite nommé directeur des teintures à la manufacture royale des Gobelins en 1784, en remplacement de Macquer, membre de la Royal Society le 30 avril 1789, membre de la commission des monnaies en 1792, membre de la commission d'agriculture en 1794, professeur de chimie à l'École normale de l'an III de janvier à mai 1795, et à l'École polytechnique à partir de décembre 1794. Il est nommé membre de l'Institut de France à sa création en 1795. Il concourt également avec Chaptal, Laplace et Monge à la création de l'École d'arts et métiers.

Berthollet est influencé par Antoine Lavoisier et travaille avec Gaspard Monge. Louis Joseph Gay-Lussac est un de ses protégés. Il accompagne Napoléon Bonaparte lors de la campagne d’Italie. Il est avec Monge l'un des « commissaires du gouvernement à la recherche des objets de science et d'art dans les pays conquis par les armées de la République »1.

Puis il part en Égypte au sein de la commission des sciences et des arts, où il entre à l'Institut d'Égypte dans la section de physique et est élu vice-président. Il en sera élu président l'année suivante. Il fait d'importantes recherches sur le natron qui lui permettront d'élaborer sa théorie sur les affinités.

Il quitte l'Égypte avec Bonaparte le 23 août 1799.

Membre de la société philomathique de Paris, il est en 1801 l’un des fondateurs et des administrateurs de la société d’encouragement pour l’industrie nationale.

Il est nommé membre du Sénat conservateur le 3 nivôse an VIII (24 décembre 1799) et, en 1802, président de la commission chargée de préparer la Description de l'Égypte.

Il est fait grand-officier de la Légion d'honneur en 1804 puis obtient le titre de comte de l'Empire en 1808.

Il vote la déchéance de l'Empereur le 2 avril 1814.

Il devient pair de France sous la Restauration.

Fidèle à son pays natal, il est membre fondateur de l'Académie de Savoie à Chambéry en 1820. Il passe ses dernières années dans sa maison d'Arcueil, où il avait formé avec Laplace une société savante, la Société d'Arcueil, réunissant des scientifiques tels que Gay-Lussac, Louis Étienne Malus, Jean-Baptiste Biot ou Hippolyte-Victor Collet-Descotils. Frédéric Cuvier et Étienne Pariset ont prononcé son Éloge.

Publications

Outre de nombreux mémoires, il publie, en 1791 et 1804, Éléments de l'art de la teinture2,3, à la suite de ses recherches dans le cadre de la Manufacture des Gobelins. Il publie Recherche sur les lois des affinités chimiques en 1801 et Essai de statique chimique en 18034. Dans cet ouvrage majeur, il définit pour la première fois la notion d’équilibre chimique et pose les lois des doubles décompositions connues depuis sous le nom de lois de Berthollet.

  • Essai de Statique chimique, chez Firmin Didot (Paris), 1803
    • Tome 1, Texte en ligne disponible sur IRIS
    • Tome 2, Texte en ligne disponible sur IRIS

Travaux scientifiques

On lui doit la découverte des propriétés décolorantes du chlore d'où il tire un procédé de blanchiment des toiles utilisant une solution d'hypochlorite de sodium : il vient d'inventer l'eau de Javel. On lui doit aussi l'emploi du charbon pour purifier l'eau et la fabrication de plusieurs poudres fulminantes. Il fut, avec Antoine Lavoisier et Louis-Bernard Guyton-Morveau, un de ceux qui contribuèrent le plus à opérer une révolution en chimie. Il fut aussi avec Gaspard Monge l'un de ceux qui furent chargés pendant les guerres de la Révolution française de diriger la fabrication de la poudre et de multiplier les moyens de défense.

Il postulera l'identité de la lumière et du calorique 5

Hommages

Son nom a été donné à une rue de Paris, la rue Berthollet, où se trouvait sa propriété à Arcueil. Le Noyer du Brésil est également appelé de son nom6, Bertholletia excelsa. Son village natal de Talloires étant situé sur les rives du lac d'Annecy, la ville d'Annecy rend hommage à cette figure locale. On trouve ainsi une Avenue Berthollet à proximité de la gare, ainsi qu'une statue en pieds située dans les Jardins de l'Europe, sur les berges du lac n 2. En outre, l'un des trois lycées publics de l'agglomération annécienne porte son nom. Le lycée Berthollet est ainsi plutôt orienté vers la filière scientifique, avec une prédominance de classes de section S, et des classes préparatoires scientifiques. La ville de Chambéry a donné à l'une de ses rues principales le nom de Berthollet, en souvenir de celui qui fut l'un des membres effectifs de l'Académie de Savoie, le 23 avril 18207.

Il y a à Aix-les-Bains (73100) le Boulevard Berthollet.

Titres

  • Comte Berthollet et de l'Empire (lettres patentes de 26 avril 1808, Bayonne8) ;
  • Pair de France :
    • 4 juin 1814,
    • Comte-pair héréditaire le 31 août 1817, lettres patentes du 26 décembre 18189).

Distinctions

  • Légion d'honneur10 :
    • Légionnaire 9 vendémiaire an XII (2 octobre 1803), puis,
    • Grand officier de la Légion d'honneur 25 prairial an XII (14 juin 1804).

Armoiries

Figure Blasonnement
Orn ext comte sénateur de l'Empire GOLH.svg
Blason Claude Louis Berthollet (1748-1822).svg
Armes du comte Berthollet et de l'Empire

Franc quartier du Sénat, au second de gueules à l'ibis d'or, au troisième de gueules au chien triomphant, d'or accollé de même, au quatrième d'azur, à l'appareil de chymie d'argent.8,11

  • Livrées : bleu, jaune, rouge8.
Orn ext comte et pair GOLH.svg
Blason fam fr Berthollet.svg
Armes du comte Berthollet, pair de France

Coupé: au 1, parti: a. d'azur à un appareil chimique d'argent; b. de gueules à un ibis d'or; au 2, de gueules, au lévrier rampant d'or.11,9,12

Notes et références

Notes
  1. Il sera aussi membre fondateur de l'Académie des Sciences de Turin créée par le roi Victor-Amédée III de Sardaigne en 1783.
  2. Le monument supportant une statue en bronze, dédié à Claude-Louis Berthollet, situé à Annecy, a été réalisé par le sculpteur Charles Marochetti et érigé en 1843. Une plaque mentionne: « A Claude-Louis Berthollet, ses concitoyens et ses admirateurs ». Quatre bas-reliefs représentent des phases historiques :
    • Berthollet se présentant à Tronchin à Paris
    • Berthollet recevant le duc d'Orléans dans son laboratoire
    • Berthollet avec Bonaparte devant le pyramides d'Égypte
    • Berthollet au chevet de Monge, malade à Saint-Jean d'Acre.
Références
  1. Robert Solé, Les Savants de Bonaparte en Égypte, Paris, Éditions du Seuil, 1998, p. 213-214.
  2. Claude-Louis Berthollet, Éléments de l'art de la teinture, Firmin Didot, 1791 (lire en ligne [archive])
  3. Amédée B. Berthollet, Éléments de l'art de la teinture, avec une description du blanchiment par l'acide muriatique oxygéné, Volume 1, Firmin-Didot, 1804, 2e éd. (lire en ligne [archive])
  4. Claude-Louis Berthollet, Essai de statique chimique, vol. 1, Firmin Didot, 1803, 555 p. (lire en ligne [archive])
  5. Jean Rosmorduc Une histoire de la physique et de la chimie - De Thalès à Einstein. Seuil 1985 ; p. 129
  6. Propriétés de la noix du Brésil [archive]
  7. « Etat des Membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Savoie depuis sa fondation (1820) jusqu'à 1909 » [archive], sur le site de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie et « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie » [archive], sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques - cths.fr.
  8. a, b et c « BB/29/974 page 35. » [archive], Titre de comte accordé à Claude, Louis Berthollet. Bayonne (26 avril 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  9. a et b François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) » [archive], Lay Peers, sur www.heraldica.org, 27 septembre 2005 (consulté le 18 juin 2011)
  10. « Cote LH/212/28 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  11. a et b « Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries » [archive], Noblesse impériale, sur toutsurlheraldique.blogspot.com (consulté le 24 juin 2011)
  12. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 [archive] et 2 [archive]), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887

Annexes

Bibliographie

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Claude-Louis Berthollet » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource) ;
  • « Claude-Louis Berthollet », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]  ;
  • Michelle Sadoun-Goupil, Le Chimiste Claude-Louis Berthollet (1748-1822), sa vie son œuvre, Paris, Vrin, 1977.
  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 3e année, 1822, Paris : Ponthieu, 1823, p. 14-20 [1] [archive]
  • Georges Cuvier, Éloge historique de M. le comte Berthollet, lu dans la séance publique de l'Académie royale des sciences le 7 juin 1824, dans Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, Gauthier-Villars, Paris, 1829, tome 8, p. CLXXIX-CCX (lire en ligne) [archive].

Article connexe

  • Liste des membres de l'Académie royale des sciences
  • Écoles de l'an III scientifiques

Liens externes

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14 mars 2020

Bataille de Beaupréau (1793)

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Bataille de Beaupréau (1793)

 

Bataille de Beaupréau (1793)

Beaupréau_Tom_Drake

Beaupréau, gravure de Tom Drake.
Informations générales
Date 22 avril 1793
Lieu Beaupréau
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean-Marie Gauvilliers Charles de Bonchamps
Forces en présence
3 000 hommes 5 000 à 10 000 hommes
Pertes
900 morts ou blessés (?)
1 200 prisonniers
5 canons perdus
 

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 12′ 10″ nord, 0° 59′ 36″ ouest

La bataille de Beaupréau se déroula le 22 avril 1793, lors de la guerre de Vendée1.

Sommaire

  • 1 La bataille
  • 2 Lien externe
  • 3 Bibliographie
  • 4 Notes, sources et références

La bataille

À la suite du repli du général Jean-François Berruyer sur Chemillé, après la bataille de Vezins, le général républicain Jean-Marie Gauvilliers restait isolé à Beaupréau. Le 22 avril 1793, il fut attaqué et battu par Bonchamps et se replia vers la Loire.

En conséquence, Berruyer dut lui aussi se replier sur Beaulieu-sur-Layon, mais craignant d'être pris à revers il recula encore jusqu'aux Ponts-de-Cé, devant Angers.

Lien externe

Bibliographie

  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p. 35.Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes, sources et références

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. Ernest Colon : Cartes de lieux de batailles durant la guerre de Vendée [archive]

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