Vendée Militaire et Grand Ouest

21 février 2019

Chaupin de La Bruyère Étienne

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Étienne Chaupin de La Bruyère

 

Étienne Brion Chaupin de La Bruyère

VIP


Naissance 6 janvier 1748
Laparade (Lot-et-Garonne)
Décès 22 mai 1807
inconnu
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service -Années 1760-1795

Étienne Chaupin de La Bruyère, né à Laparade (Lot-et-Garonne), est un général de brigade de la Révolution française.

États de service

Après avoir servi dans les mousquetaires, il s’engage comme volontaire au 2e bataillon de volontaires du Lot-et-Garonne, et il est élu lieutenant-colonel le 24 juin 1792. Il sert à l’armée du Rhin de 1792 à 1793.

Il est promu général de brigade le 30 juillet 1793. Il commande la division du Haut-Rhin à la place de Vieusseux, et le 17 septembre 1793, il tente sans succès le passage du Rhin à Niffer près de Huningue.

Il est arrêté et incarcéré dans la forteresse d’Huningue le 19 septembre, il est acquitté par le tribunal militaire mais il est maintenu en prison jusqu’au coup d’Etat du 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).

Il est remis en liberté le 10 août 1794, mais il n’est pas compris dans l’organisation des états-majors de 1795.

Sources

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Le Tellier Charles-Maurice

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Charles-Maurice Le Tellier

 

Charles Maurice Le Tellier

Charles-Marie_Le_Tellier


Portrait de Charles Maurice Le Tellier, en buste, de 3/4 dirigé à gauche dans une bordure ovale.
Estampe de Robert Nanteuil (1623-1678)
Biographie
Naissance 16 juillet 1642
Turin
Drapeau des États de Savoie États de Savoie
Ordination sacerdotale 1666
Décès 22 février 1710 (à 67 ans)
Reims
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 11 novembre 1668
Archevêque-duc de Reims
et pair de France
Primat de la Gaule belgique
3 août 1671 – 22 février 1710

Orn ext primat duc et pair OSE.svg
Blason ville fr Chaville (Hauts-de-Seine).svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org [archive]

Charles Maurice Le Tellier, né à Turin dans les États de savoie (aujourd'hui en Italie) le 16 juillet 1642 et mort à Reims le 22 février 1710 est un homme d'Église français des XVIIe et XVIIIe siècles. Pair de France, il est archevêque-duc de Reims de 1671 à sa mort.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Lignée épiscopale
  • 3 Notes et références
    • 3.1 Ascendance
  • 4 Annexes
    • 4.1 Articles connexes
    • 4.2 Liens externes
    • 4.3 Bibliographie

Biographie

Portrait de Charles-Maurice Le Tellier par Pierre Mignard (1691)

Il est le fils du chancelier Michel Le Tellier et le frère de Louvois, tous deux ministres de Louis XIV. Destiné dès son plus jeune âge à entrer dans les ordres, il étudie la théologie et obtient son doctorat en théologie à la Sorbonne.

Alors qu'il est âgé de seulement neuf ans, il devient le second abbé commendataire de l’abbaye de Daoulas, en Bretagne. Pourvu en 1651, il remet ladite abbaye entre les mains du roi en 1666, après en avoir joui pendant quinze ans. Il est ordonné prêtre en 1666. De 1668 jusqu'à sa mort, il est abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon.

Il devient coadjuteur de l'évêque de Langres, puis de l'archevêque de Reims, Antonio Barberini (nommé le 8 juillet 1668). Confirmé à Reims le 3 septembre suivant, il est nommé le même jour archevêque titulaire (« in partibus ») de Nazianzus et sacré le 11 novembre par l'archevêque de Reims assisté du cardinal du Camboust de Coislin et de Mgr Michel Colbert de Saint-Pouange, évêque de Mâcon, qui est le cousin germain de Charles-Maurice Le Tellier1.

Il est également le responsable de la Chapelle de Louis XIV, à savoir maître de la Chapelle royale dès 1665 jusqu'à sa mort. Donc il connaît celle de Saint-Germain-en-Laye, puis celle de Versailles, définitivement dès 16822.

Le 3 août 1671, alors qu'il n'est âgé que de vingt-neuf ans, il devient archevêque de Reims.

Le 9 avril 1678, il ordonne Jean-Baptiste de La Salle. Proviseur de la Sorbonne en 1695, il s'affirme comme l'un des plus grands bibliophiles d'Europe. À sa mort, la Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris hérite de sa collection et en fait le socle de sa propre collection. On trouve à la bibliothèque Sainte-Geneviève un cabinet rassemblant les bustes des principaux membres de la famille Le Tellier, y compris celui de l'archevêque de Reims.

Il préside l'Assemblée du clergé de 1700. Il fut inhumé dans le tombeau de son père, dans l'église Saint-Gervais à Paris.

Lignée épiscopale

  1. Mgr l'archevêque Charles-Maurice Le Tellier (1668)
  2. S.É. Antonio Barberini (Jr.), O.S.Io.Hieros. (1655)
  3. Mgr l'archevêque Giovanni Battista Scanaroli (it) (1630)
  4. S.É. Luigi Caetani (1622)
  5. S.É. Ludovico Ludovisi (1621)
  6. Mgr l'archevêque Galeazzo Sanvitale (it) (1604)
  7. S.É. Girolamo Bernerio, O.P. (1586)
  8. S.É. Giulio Antonio Santorio (1566)
  9. S.É. Scipione Rebiba
Il fut le principal consécrateur de 
  • Mgr Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Condom (1670) ;
  • Mgr Louis-Marie-Armand de Simiane de Gordes, évêque de Langres (1671) ;
  • Mgr l'archevêque Jean-Baptiste-Michel Colbert de Saint-Pouange, évêque de Montauban (1675) ;
  • Mgr Léonor II Goyon de Matignon, évêque de Lisieux (1677) ;
  • Mgr Michel Cassagnet de Tilladet, évêque de Mâcon (1678) ;
  • Mgr Claude Le Tonnelier de Breteuil, évêque de Boulogne-sur-Mer (1682) ;
  • Mgr l'archevêque Jean-Baptiste-Armand Bazin de Besons, évêque d'Aire (1693) ;
  • Mgr Pierre Sabatier, évêque d'Amiens (1707) ;

Notes et références

  1. Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot ... et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987, p. 696.
  2. Catherine Massip, Michel-Richard Delalande ou Le Lully latin, p.35, Éditions Papillon, Drize en Suisse 2005

 

Articles connexes

  • Liste des abbés de Saint-Étienne de Caen ;
  • Bibliothèque Sainte-Geneviève ;
  • Plivot ;
  • Jean Mabillon ;
  • Liste des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit ;
  • Histoire des Danton de Muizon ;
  • Codex Telleriano-Remensis ;
  • Église Saint-Charles-Borromée de Sedan ;
  • Urbanisme à Reims ;

Liens externes

Bibliographie

  • Abbé Joseph Gillet, Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, étude sur son administration et son influence, avec une bibliographie exhaustive, Paris, 1881, p. XII et passim
  • Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal (éd. 1900), index.
  • Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot ... et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987, 816 pages incluant un index détaillé.
  • René Cerveau, Nécrologe des plus célèbres défenseurs et confesseurs de la vérité au 18e siècle contenant les principales circonstances de la vie et de la mort des personnes de l'un et de l'autre sexe, qui ont été recommandables par leur piété, leur science et attachement à la vérité, et surtout par les persécutions qu'elles ont essuyées au sujet du formulaire, et de la part des Jésuites, sans éditeur, 1760, partie 1, p. 20-21 [1] [archive]

 

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20 février 2019

Sainte-Beuve Charles-Augustin

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Charles-Augustin Sainte-Beuve

 

Sainte-Beuve

260px-Sainte-Beuve

Sainte-Beuve photographié par Bertall dans les années 1860.
Fonction
Sénateur du Second Empire
 
Biographie
Naissance
23 décembre 1804
Boulogne-sur-Mer, France
Décès
13 octobre 1869 (à 64 ans)
Paris, France
Sépulture
Cimetière du Montparnasse
Nom de naissance
Charles-Augustin Sainte-Beuve
Nationalité
Français
Formation
Lycée Charlemagne
Activité
Écrivain, critique littéraire
Autres informations
A travaillé pour
Collège de France (1854-1869)

Membre de

Académie française (1844)

Distinctions

Chevalier de la Légion d'honneur‎
Concours général (1822)
Œuvres principales
  • Tableau historique et critique de la poésie française et du théâtre français au xvie siècle (1828)
  • Port-Royal (1840-1859)
  • Causeries du lundi (1851-1862)
  • Nouveaux lundis (1863-1870)
  • Chroniques parisiennes (1843-1845, 1876)
  • ...
Cimetière du Montparnasse - septembre 2018 - 17.JPG
Vue de la sépulture.

Charles-Augustin Sainte-Beuve est un critique littéraire et écrivain français, né le 23 décembre 1804 à Boulogne-sur-Mer et mort le 13 octobre 1869 à Paris.

La méthode critique de Sainte-Beuve se fonde sur le fait que l'œuvre d'un écrivain serait avant tout le reflet de sa vie et pourrait s'expliquer par elle. Elle se fonde sur la recherche de l'intention poétique de l'auteur (intentionnisme) et sur ses qualités personnelles (biographisme). Cette méthode a été critiquée par la suite. Marcel Proust, dans son essai Contre Sainte-Beuve, est le premier à la contester, reprochant de plus à Sainte-Beuve de négliger, voire condamner de grands auteurs comme Baudelaire, Stendhal ou Balzac. L'école formaliste russe, ainsi que les critiques Ernst Robert Curtius et Leo Spitzer, suivront Proust dans cette route.

Cette opposition entre Sainte-Beuve et Proust peut aussi se comprendre comme un renversement de perspective de la critique littéraire. En effet, il faut reconnaître à Sainte-Beuve une capacité de critique formelle fondée : il l'a montré avec le Salammbô de Flaubert, si bien que Flaubert lui-même en tint compte dans la suite de son œuvre. Seulement, chez lui, cette analyse semble devoir rester subordonnée à la connaissance de la vie de l'auteur, et c'est là que s'opère le renversement proustien : si rapport il y a entre l’œuvre et la vie de son auteur, pour Proust c'est bien la première qui doit apparaître comme la plus riche source d'enseignements sur le sens profond de la seconde. Ce renversement est à la base de la poétique de Proust et s'incarne dans À la recherche du temps perdu.

S'il est moins connu du grand public de nos jours, entre 1870 et au moins jusqu'aux années 1950, il est resté longtemps l'une des figures majeures du panthéon littéraire transmis par l'école républicaine, avec Victor Hugo, Montaigne ou Lamartine, et tous les écoliers connaissaient au moins son nom.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Réception
  • 3 Œuvres
    • 3.1 Poésie
    • 3.2 Romans et nouvelles
    • 3.3 Critique
    • 3.4 Correspondance
    • 3.5 Biographie
  • 4 Hommage
  • 5 Annexes
    • 5.1 Notes et références
    • 5.2 Bibliographie
    • 5.3 Articles connexes
    • 5.4 Liens externes

Biographie

La tombe de Sainte-Beuve au cimetière du Montparnasse à Paris.

Né à Moreuil le 6 novembre 1752, le père de l'auteur, Charles-François Sainte-Beuve1, contrôleur principal des droits réunis2 et conseiller municipal à Boulogne-sur-Mer, se marie le 30 nivôse an XII (21 janvier 1804) avec Augustine Coilliot, fille de Jean-Pierre Coilliot, capitaine de navire, née le 22 novembre 1764. Toutefois, atteint par une angine, il meurt le 12 vendémiaire an XIII (4 octobre 1804).

Orphelin de père dès sa naissance le 2 nivôse an XIII (23 décembre 1804) à Boulogne-sur-Mer, Sainte-Beuve est élevé par sa mère et une tante paternelle, veuve également. En 1812, il entre en classe de sixième comme externe libre à l'institution Blériot, à Boulogne-sur-Mer, où il reste jusqu'en 1818. À cette époque, il obtient de poursuivre ses études à Paris. Placé dans l'institution Landry en septembre 1818, il suit comme externe les cours du collège Charlemagne, de la classe de troisième à la première année de rhétorique, puis ceux du collège Bourbon, où il a pour professeur Paul-François Dubois, en seconde année de rhétorique et en philosophie. En 1822, il est lauréat du Concours général, remportant le premier prix de poésie latine. Après l'obtention de son baccalauréat ès lettres, le 18 octobre 1823, il s'inscrit à la faculté de médecine le 3 novembre. Puis, conformément à l'ordonnance du 2 février 1823, qui l'exige pour les professions médicales, il prend des leçons particulières de mathématiques et passe le baccalauréat ès sciences, le 17 juillet 1824. Toutefois, alors qu'il a été nommé en 1826 externe à l'hôpital Saint-Louis avec une chambre, il abandonne ses études de médecine en 1827 pour se consacrer aux lettres. Après un article anonyme paru le 24 octobre 1824, il publie dans Le Globe, journal libéral et doctrinaire fondé par son ancien professeur, Paul-François Dubois, un article signé « Joseph Delorme » le 4 novembre.

Le 2 et le 9 janvier 1827, il publie une critique élogieuse des Odes et ballades de Victor Hugo, et les deux hommes se lient d'amitié. Ensemble, ils assistent aux réunions au Cénacle de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal. Il a une liaison avec l'épouse de Hugo, Adèle Foucher3.

Le 20 septembre 1830, Sainte-Beuve et l'un des propriétaires du journal Le Globe, Paul-François Dubois, se battent en duel dans les bois de Romainville. Sous la pluie, ils échangent quatre balles sans résultats. Sainte-Beuve conserva son parapluie à la main, disant qu’il voulait bien être tué mais pas mouillé4.

Après l'échec de ses romans, Sainte-Beuve se lance dans les études littéraires, dont la plus connue est Port-Royal, et collabore notamment à La Revue contemporaine. Port-Royal (1837-1859), le chef-d'œuvre de Saint-Beuve, décrit l'histoire de l'abbaye de Port-Royal des Champs, de son origine à sa destruction. Ce livre résulte d'un cours donné à l'Académie de Lausanne entre le 6 novembre 1837 et le 25 mai 1838. Cette œuvre a joué un rôle important dans le renouvellement de l'histoire religieuse. Certains historiens5 qualifient Port-Royal de « tentative d'histoire totale ».

Élu à l'Académie française le 14 mars 1844 au fauteuil de Casimir Delavigne, il est reçu le 27 février 1845 par Victor Hugo. Il est à noter que ce dernier portait néanmoins sur leurs relations un regard désabusé : « Sainte-Beuve, confiait-il à ses carnets en 1876, n’était pas poète et n’a jamais pu me le pardonner 6. »

En 1848-1849, il accepte une chaire à l'université de Liège, où il donne un cours consacré à Chateaubriand et son groupe littéraire, qu'il publie en 1860.

Plaque commémorant la mort de Sainte-Beuve, 11 rue du Montparnasse (6e arrondissement de Paris).

À partir d'octobre 1849, il publie, successivement dans Le Constitutionnel, Le Moniteur et Le Temps des feuilletons hebdomadaires regroupés en volumes sous le nom de Causeries du lundi, leur titre venant du fait que le feuilleton paraissait chaque lundi7.

À la différence de Hugo, il se rallie au Second Empire en 1852. Le 13 décembre 1854, il obtient la chaire de poésie latine au Collège de France, mais sa leçon inaugurale sur « Virgile et L'Énéide », le 9 mars 1855, est perturbée par des étudiants qui veulent dénoncer son ralliement. Il doit alors envoyer, le 20 mars, sa lettre de démission8. Par la suite, le 3 novembre 1857, il est nommé maître de conférences à l'École normale supérieure, où il donne des cours de langue et de littérature françaises de 1858 à 1861. Sous l'Empire libéral, il est nommé au Sénat, où il siège du 28 avril 1865 jusqu'à sa mort en 1869. Dans ces fonctions, il défend la liberté des lettres et la liberté de penser9.

Réception

Friedrich Nietzsche, pourtant adversaire déclaré de Sainte-Beuve, a incité en 1880 Ida Overbeck, femme de son ami Franz Overbeck, à traduire les Causeries du lundi en allemand. Jusque-là, Sainte-Beuve n'avait jamais été publié en allemand, malgré sa grande importance en France, car considéré en Allemagne comme représentant d'une manière détestable et typiquement française de penser. La traduction d'Ida Overbeck est parue en 1880 sous le titre Menschen des XVIII. Jahrhunderts (« l'être humain au XVIIIe siècle »). Nietzsche a écrit à Ida Overbeck le 18 août 1880 : « Il y a une heure que j'ai reçu Menschen des XVIII. Jahrhunderts. [...] C'est un livre merveilleux, je crois que j'ai pleuré, et ce serait bizarre si ce petit livre ne pouvait pas exciter la même sensation chez beaucoup d'autres personnes ». La traduction d'Ida Overbeck est un document important du transfert culturel entre l'Allemagne et la France, mais fut largement ignorée. En 2014 apparut la première édition critique et annotée10.

Charles Maurras s'inspire directement de la méthode d'analyse du critique littéraire pour forger sa methode d'analyse politique, l'empirisme organisateur, qui aboutira chez lui au nationalisme intégral11,12.

Œuvres

Poésie

  • Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme (1829)
  • Les Consolations (1830)
  • Pensées d'août (1837)
  • Livre d’amour (1843)
  • Poésies complètes (1863)

Romans et nouvelles

  • Volupté (1834) - réédité par S.E.P.E. en 1947 avec illustrations de Marguerite Bermond.
  • Madame de Pontivy (1839)
  • Christel (1839)
  • Le Clou d’or qu'il dédia à Sophie de Bazancourt, femme de lettres et épouse du général François Aimé Frédéric Loyré d'Arbouville.
  • La Pendule (1880)

Critique

La tombe de Sainte-Beuve au cimetière du Montparnasse à Paris.
  • Tableau historique et critique de la poésie française et du théâtre français au XVIe siècle (1828), 2 volumes
  • Port-Royal (1840-1859), 5 volumes
  • Portraits littéraires (1844 et 1876-78), 3 volumes
  • Portraits contemporains (1846 et 1869-71), 5 volumes
  • Portraits de femmes (1844 et 1870)
  • Les Lundis
    • Causeries du lundi (1851-1862), 16 volumes
    • Nouveaux lundis (1863-1870), 13 volumes
    • Premiers lundis (1874-75), 3 volumes
  • Étude sur Virgile (1857). Texte de cette étude [archive] annoté par Henri Goelzer en 1895.
  • Chateaubriand et son groupe littéraire (1860), 2 volumes
  • Le Général Jomini (1869)
  • Madame Desbordes-Valmore : sa vie et sa correspondance (1870)
  • M. de Talleyrand (1870)
  • P.-J. Proudhon (1872)
  • Chroniques parisiennes (1843-1845 et 1876)
  • Les cahiers de Sainte-Beuve (1876)
  • Mes poisons (1926) : carnet secret édité à titre posthume

Correspondance

  • Lettres à la princesse (Mathilde) (1873)
  • Correspondance (1877-78), 2 volumes
  • Nouvelle correspondance (1880)
  • Lettres à Collombet (1903)
  • Correspondance avec M. et Mme Juste Olivier (1904)
  • Lettres à Charles Labitte (1912)
  • Lettres à deux amies (1948)
  • Lettres à George Sand
  • Lettres à Adèle Couriard
  • Correspondance générale, 19 volumes13

Biographie

Hommage

  • Denys Puech (1854-1942), Monument à Sainte-Beuve, 1898, Paris, jardin du Luxembourg.

Annexes

Notes et références

  1. Le nom de famille Sainte-Beuve fait référence à Beuve de Reims, vierge, abbesse et sainte du VIIe siècle.
  2. Les droits réunis sont des impôts indirects sur les tabacs, les alcools, les voitures publiques, les cartes et la marque d’or ou d’argent.
  3. Sainte-Beuve est mis en scène dans une comédie de Michel Lengliney, État Critique, montée à Paris en 2005. La pièce met l'accent sur ses rapports avec Madame Hugo. Voir Présentation d'État critique [archive], Trait d'union, no 382, octobre-décembre 2006, p. 1-4.
  4. Sainte-Beuve: Exposition organisée pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance, Bibliothèque nationale, 1955, 67 pages, p. 13.
  5. Molino, Jean, Port-Royal et la méthode de Sainte-Beuve, in Pour ou contre Sainte-Beuve : le Port-Royal, Actes du colloque de Lausanne, septembre 1992.
  6. Victor Hugo, Choses vues 1870-1885, Paris, Gallimard, folio, 1972, 529 p. (ISBN 2-07-036141-1), p. 391
  7. Anne Martin Fugier, « Le Salon XVIIe siècle selon Sainte-Beuve » [archive], Cahiers du Centre de recherche historique, no 28-28, avril 2002, p. 141-142.
  8. Maurice Allem, La vie quotidienne sous le second Empire, Hachette, 1948, 287 pages, p. 237, et Hubert Juin, Victor Hugo, Flammarion, 1984, 24 pages, p. 355 (ISBN 2080647121).
  9. Charles-Augustin Saint-Beuve [archive] sur le site du Sénat.
  10. Charles-Augustin Sainte-Beuve: Menschen des XVIII. Jahrhunderts. Übersetzt von Ida Overbeck, initiiert von Friedrich Nietzsche. Mit frisch entdeckten Aufzeichnungen von Ida Overbeck neu ediert von Andreas Urs Sommer. 423 pages. Berlin: Die Andere Bibliothek, 2014. (ISBN 978-3-8477-0355-6))
  11. Ch. Maurras, Chateaubriand, Michelet, Sainte-Beuve: trois idées politiques, p. 29 & sq., H. et E. Champion, Paris, 1912.
  12. « Toulouse - Cercle L'Empirisme Organisateur » [archive], sur youtube.com, 18 janvier 2018 (consulté le 1er mars 2018)
  13. Les six premiers volumes ont paru chez Stock, entre 1935 et 1949 ; les treize volumes suivants, t. VII à XVIII, qui inaugurent d'ailleurs une « Nouvelle série » (donc numérotés de I à XII), ont été établis par les soins de J. Bonnerot jusqu'au tome XIV, puis, après sa mort, par son fils Alain, et sont sortis, en coédition, chez Privat à Toulouse et chez Didier à Paris, entre 1957 et 1977 ; enfin, le dernier volume paru à ce jour, t. XIX (donc XIII de la « Nouvelle série ») a paru chez Privat seul, à Toulouse, en 1983. Manquent donc un volume de "Supplément", et l'index général.

Bibliographie

  • Sainte-Beuve, [Pour le cent-cinquantenaire], numéro spécial de la Revue d'Histoire Littéraire de la France, Paris, Armand Colin, 54e année, no 4, octobre-décembre 1954, fasc. gr. in-8, p. 417-576.
  • Sainte-Beuve, numéro spécial de la Revue des Sciences humaines, nouvelle série, Lille, Faculté des Lettres, fasc. 135, juillet-septembre 1969, fasc. gr. in-8, p. 353-536.
  • Sainte-Beuve et la critique Littéraire contemporaine, actes du Colloque tenu à Liège du 6 au 8 octobre 1969, Paris, Société d’Édition « Les Belles Lettres », « Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège », fasc. CXCVIII, 1972, gr. in-8, 210 p.
  • Sainte-Beuve ou l'invention de la critique, Romantisme, Paris, Armand Colin, no 109, 2000 [lire en ligne [archive]]
  • Allart de Meritens, H., Lettres inédites à Sainte-Beuve (1841-1848), avec une introduction et des notes par Léon Séché, Paris, Mercure de France, 1908, in-12, 341 p.
  • Allem, Maurice :
    • Portrait de Sainte-Beuve, Paris, Albin Michel, 1954, in-8, 331 p.
    • Sainte-Beuve et « Volupté », Paris, Société Française d'Éditions Littéraires et Techniques, coll. « Les Grands événements Littéraires », 1935, in-12, 281 p.
  • Bellessort, A., Sainte-Beuve et le XIXe siècle, Paris, Librairie Académique Perrin, 1954, pet. in-8, XI-355 p.
  • Bertrin, G., Sainte-Beuve et Chateaubriand. Problèmes et polémiques, Paris, V. Lecoffre, 1906, in-12, 235 p.
  • Billy, A., Sainte-Beuve. Sa vie et son temps, Paris, Flammarion, coll. « Les Grandes biographies », 1952, 2 vol. pet. in-8 carré, X-50 + 395 p.
  • Bonnerot, J., Un demi-siècle d'études sur Sainte-Beuve (1904-1954), Paris, Les Belles Lettres, 1957, pet. in-8, 177 p.
  • Bray, R., Sainte-Beuve à l'Académie de Lausanne. Chronique du cours de Port-Royal 1837-1838, Lausanne - Paris, F. Rouge - E. Droz, « Publications de la faculté des lettres de l'université de Lausanne », fasc. 4, 1937, gr. in-8, 367 p.
  • Bremond, H., Le Roman et l’Histoire d’une conversion. Ulric Guttinguer et Sainte-Beuve d’après des correspondances inédites, Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1925, in-12, [VI]-263 p.
  • Paul Bourget, L'Actualité de Sainte-Beuve, extr. de la Revue des deux mondes, 15 juin 1927, p. 926 à 936.
  • Cabanès, Augustin, Sainte-Beuve, in : Grands névropathes, t. 2, Paris, Albin Michel, 1931, in-12, p. 311-340 [lire en ligne [archive]]
  • Cabanis, J., Pour Sainte-Beuve, Paris, Gallimard, « Les Essais », n° CCXXXI, 1987, in-8, 189 p.
  • Casanova, N., Sainte-Beuve, Paris, Mercure de France, coll. « Ivoire », 1995, in-8, 509 p.
  • Choisy, L.-Fr., Sainte-Beuve. L'homme et le poète, Paris Plon-Nourrit et Cie, 2e édition, 1921, in-12, IV-299 p.
  • Combe, Th. G. S., Sainte-Beuve poète et les poètes anglais, Bordeaux, Imprimerie-Librairie Delmas, 1937, gr. in-8, 231 p.
  • Faguet, E., La Jeunesse de Sainte-Beuve, Paris, Société Française d’Imprimerie et de Librairie, 1914, in-16, 339 p.
  • Fayolle, R., Sainte-Beuve et le XVIIIe siècle, ou comment les révolutions arrivent, Paris, Armand Colin, 1972, gr. in-8, 466 p. (Thèse : dir. J. Fabre)
  • Giraud, V. :
    • Le « Port-Royal » de Sainte-Beuve, étude et analyse, Paris, Mellottée, coll. « Les Chefs-d’œuvre de la littérature expliqués », s. d., in-12, 310 p.
    • La Vie secrète de Sainte-Beuve, Paris, Stock, 1935, in-16, 215 p.
  • Grappe, G., Dans le jardin de Sainte-Beuve, Paris, H. Jonquières, coll. « La tradition de l’intelligence », 1929, gr. in-8, 287 p., portr. front.
  • Grojean, O., Sainte-Beuve à Liége. Lettres et documents inédits, Bruxelles et Paris, Misch et Thron, A. Fontemoing, 1905, pet. in-8, 66 p.
  • Grosclaude, P., Sainte-Beuve et Marceline Desbordes-Valmore. Histoire d’une amitié, Paris, Éd. de la Revue Moderne, 1948, in-12, 119 p.
  • Guyot, Ch., Notes inédites de Sainte-Beuve, Neuchâtel, Secrétariat de l'Université, « Recueil de Travaux publiés par la Faculté des Lettres », fasc. XVI, 1931, gr. in-8, 147 p.
  • Haussonville, J. Oth., vicomte d’, Sainte-Beuve, sa vie et ses œuvres, Paris, Michel Lévy, 1874, in-12, 338 p.
  • Hommage à Sainte-Beuve, commémoration du centenaire du cours de Sainte-Beuve sur Port-Royal, Lausanne, Imprimerie centrale, 1938, gr. in-8, 79 p.
  • Jean-Aubry, G., Sainte-Beuve poëte suisse, Neuchatel et Paris, Ides et Calendes, 1946, pet. in-8, 67 p.
  • Lalou, R., De Sainte-Beuve à Baudelaire, Paris, Crès, 1927, in-16, 265 p.
  • Le Hir, Y., L’Originalité littéraire de Sainte-Beuve dans « Volupté », Paris, Société d’Édition d’enseignement supérieur, 1953, in-12, 83 p.
  • Lemaître, J., Les Péchés de Sainte-Beuve, Paris, Dorbon-aîné, « Collection des Bibliophiles fantaisistes », 1913, in-8, 75 p.
  • Lepenies, W., Sainte-Beuve, au seuil de la modernité, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des Idées », 2002, in-8, 518 p.
  • Leroy, M. :
    • La Pensée de Sainte-Beuve, Paris, Gallimard, 1940, pet. in-8, 249 p.
    • La Politique de Sainte-Beuve, Paris, Gallimard, 1941, pet. in-8, 289 p.
    • Vie de Sainte-Beuve, Paris, J.-B. Janin, coll. « Janus », 1947, pet. in-8, 204 p., ill.
  • Levallois, J. (ancien secrétaire de Sainte-Beuve), Sainte-Beuve. L'œuvre du poète. — La méthode du critique. — L'homme public. — L'homme privé, Paris, Librairie académique Didier et Cie, 1872, in-16, XLIV-279 p.
  • Le Livre d'or de Sainte-Beuve, publié à l'occasion du centenaire de sa naissance 1804-1904, Paris, Fontemoing/Journal des Débats, 1904, in-4, XXI-466 p., front. et pl. h.-t.
  • Michaut, G.
    • Études sur Sainte-Beuve, Paris, A. Fontemoing, coll. « Minerva », 1905, pet. in-8, VI-301 p.
    • Sainte-Beuve avant les « Lundis ». Essai sur la formation de son esprit et de sa méthode critique, Fribourg-Paris, Veith-Fontemoing, 1903, gr. in-8, VII-735 p. (Thèse)
    • Sainte-Beuve, Paris, Hachette, coll. « Les Grands écrivains français », 1921, in-16, 208 p.
  • Molho, R., L'Ordre et les ténèbres, ou la naissance d'un mythe du XVIIe siècle chez Sainte-Beuve, Paris, Armand Colin, 1972, gr. in-8, 422 p. (Thèse : dir. P. Moreau)
  • Moreau, P., La Critique selon Sainte-Beuve, Paris, Société d'Édition d'Enseignement Supérieur, 1964, in-12, 155 p.
  • Morin, G., Sainte-Beuve et la médecine. Essai de Philosophie Médicale, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1928, gr. in-8, 262 p.
  • Nicolardot, L., Confession de Sainte-Beuve, Paris, Éd. Rouveyre et G. Blond, 4e édition, 1882, in-12, IV-194 + 26 p. [Catalogue des publications d’amateurs de bibliophiles éditées par Ed. Rouveyre et G. Blond]
  • Pailleron, M.-L., Sainte-Beuve à seize ans (d'après des Carnets et des documents inédits), Paris, Le Divan, coll. « Saint-Germain-des-Prés », 1927, in-8, 93 p.
  • Pons, A.-J., Sainte-Beuve et ses inconnues, avec une préface de Sainte-Beuve, Paris, Ollendorff, 1879, in-12, IX-328 p.
  • Pour ou contre Sainte-Beuve : le « Port-Royal », avant-propos de Pierre Gisel, actes du Colloque de Lausanne, septembre 1992, Genève, Labor et Fides, « Chroniques de Port-Royal », vol. 42, 1993, gr. in-8, 308 p.
  • Proust, M., Contre Sainte-Beuve, préface de Bernard de Fallois, Paris, Gallimard, 1954, in-12, 448 p.
  • Regard, M., Sainte-Beuve, Paris, Hatier, coll. « Connaissance des Lettres », 1960, in-12, 224 p.
  • Seche, L., Études d’Histoire romantique : Sainte-Beuve. I. Son esprit, ses idées. II. Ses mœurs, Paris, Mercure de France, 2e édition, 1904, 2 vol. in-16, 390 + 331 p.
  • Seillière, E., Sainte-Beuve agent, juge et complice de l’évolution Romantique, Paris, Société d’Économie Sociale, 1921, gr. in-8, 184 p.
  • Simon, G., Le Roman de Sainte-Beuve, Paris, Ollendorff-Société d’Éditions littéraires et artistiques, 1906, pet. in-8, VII-323 p.
  • Spœlberch de Lovenjoul, Vicomte Ch., Sainte-Beuve inconnu, Paris, Plon, 1901, in-16, VIII-245 p.
  • Thomas, J., Sainte-Beuve et l'École Normale (1834-1867), Paris, Les Belles-Lettres, 1936, in-16, 203 p.
  • Troubat, J., Un coin de littérature sous le second Empire. Sainte-Beuve et Champfleury. Lettres de Champfleury à sa mère, à son frère et à divers, Paris, Mercure de France, 1908, in-12, 336 p.
  • Troubat, J., La Salle à manger de Sainte-Beuve, Paris, Mercure de France, 1910, in-12, 341 p.
  • Vier, J., Le « Joseph Delorme » de Sainte-Beuve, Paris, Archives des lettres Modernes, « Études de critique et d’Histoire Littéraire », janvier-février 1960, pet. in-8 carré, 82 p.
  • Girardin, M., Flaubert : Critique biographique, biographie critique. La mise en place d'un savoir sur Flaubert au XIXe siècle, Paris, Honoré Champion, 2017, 296 p.

Articles connexes

  • Prix Sainte-Beuve (prix littéraire)
  • Contre Sainte-Beuve (recueil d'essais de Marcel Proust)

Liens externes

Ressources relatives aux beaux-arts : AGORHA • Christie's • Royal Academy of Arts Ressources relatives à la littérature : Académie française (membres) [archive] • Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes [archive] • Bibliothèque de la Pléiade [archive] • Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letteren [archive] • LibriVox [archive] • Lord Byron and his Times [archive]

19 février 2019

Aulay de Launay Jean

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Jean Aulay de Launay

 

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Jean Launay
Jean Aulay de Launay
Naissance 28 juin 1765
Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
Décès 11 juin 1841 (à 76 ans)
Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Flag of the Kingdom of Westphalia.svg Royaume de Westphalie
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-général
Années de service 1793-1816
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement Bouches-du-Rhône
Var
Distinctions baron de l'Empire
commandant de la Légion d'honneur
Autres fonctions Gouverneur de la Corse

Jean Aulay de Launay, dit « Launay » ou « Delaunay », né le 28 juin 1765 à Bayonne, mort le 11 juin 1841 à Aix-en-Provence), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Titres
  • 3 Décorations
  • 4 Armoiries
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Notes et références
  • 6 Voir aussi
    • 6.1 Articles connexes
    • 6.2 Liens externes

Biographie

Launay avait déjà servi dans la marine marchande, lorsqu'il entra comme capitaine dans le 1er bataillon de la légion des Montagnes le 6 janvier 1793. Nommé, le 1er mai de la même année, sur le champ de bataille, chef de bataillon au même corps, et général de brigade le 25 germinal an II (14 avril 1794), il fut destitué le 21 prairial suivant.

Réintégré le 25 prairial an III pour être envoyé aux colonies, il ne suivit point cette destination.

Après avoir fait les campagnes de l'armée d'Espagne, il fut envoyé à celle d'Italie le 3 fructidor an IV. Il donna, à l'affaire de Caldiero (Lombardie), où il commandait l'avant-garde, des preuves d'une valeur brillante, et enleva plusieurs postes à l'ennemi. Assailli par un renfort considérable, que l'ennemi venait de recevoir, il fut fait prisonnier, et renvoyé sur parole, d'après la réclamation du général en chef Bonaparte.

Mis en traitement de réforme le 28 ventôse an V, il rentra en activité le 21 pluviôse an VII, et rejoignit l'armée d'Italie. Le 14 prairial, il rencontra sur les hauteurs en avant de Rezzo un parti ennemi et le força à mettre bas les armes.

Étant à Lavina, à la tête de seulement 400 hommes de la 18e demi-brigade d'infanterie légère, et 100 hommes de la 64e de ligne, il reçut, le 16 prairial an VIII (5 juin 1800), l'ordre de se porter sur Mendatica, et d'attaquer les Autrichiens en quelque lieu qu'il les rencontrât : il aperçut une colonne autrichienne sur les hauteurs de Montegabello, évalua sa force à 3 000 hommes, et mit 200 des siens sur les hauteurs de la Livina, en convenant avec eux d'un signal de reconnaissance, et en leur prescrivant expressément de ne paraître qu'à l'instant où ce signal serait donné ; il plaça, en même temps, sur la route de Mendatica, un détachement de 30 hommes qui, formés sur trois lignes de profondeur, présentaient une tête de colonne ; il en détacha ensuite 50 en tirailleurs du côté de Montegabello, de sorte qu'il était presque impossible de ne pas croire qu'un corps de troupes considérable, précédé de ses tirailleurs, ne s'avançât en effet. Il prit, avec le reste de ses soldats, une position avantageuse auprès du chemin, attendit les ennemis qui s'avançaient avec sécurité, et se précipita sur eux au moment où ils s'attendaient le moins à être attaqués : la surprise et l'impétuosité du mouvement des Français, qui s'élancèrent de trois côtés à la fois, jetèrent l'ennemi dans un affreux désordre ; presque rien n'échappa. Tout fut tué ou mis en fuite : les Français firent ce jour-là 1 500 prisonniers, s'emparèrent de 6 drapeaux, d'une pièce de canon et de 240 chevaux. Cette manœuvre hardie assura le plan du général en chef, qui lui en témoigna sa satisfaction, et lui valut de nouveaux grades militaires.

En non-activité le 1er vendémiaire an X, il fut mis à la disposition du ministre de la Marine le 18 du même mois, et placé en disponibilité le 9 fructidor an XI.

L'Empereur le nomma chevalier de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, l'employa à Lyon le 21, lui accorda la croix de commandant de l'Ordre le 25 prairial, et lui donna un commandement dans la 8e division militaire le 7 messidor.

Commandant le département des Bouches-du-Rhône le 9 brumaire an XIII, il fut appelé à l'armée d'Italie le 24 fructidor, et ensuite à celle de Dalmatie. Le 31 décembre 1806, il s'empara, à la tête des grenadiers, de la position en avant de Castel-Nuovo, défendue par une nuée de Monténégrins et par un bataillon russe. Le 15 et le 16 juin 1807, il chassa l'ennemi des points qu'il occupait à Glariza et Gracovo, après lui avoir fait perdre 400 hommes, dont 300 tués sur le champ de bataille, son artillerie et ses munitions. À la suite de cette affaire, il sauva 65 prisonniers russes que les Turcs étaient sur le point d'égorger.

Créé baron de l'Empire en 1808, et autorisé, le 14 décembre 1809, à passer au service du roi de Westphalie, il revint en France, alla à l'armée de Catalogne le 8 mai 1810, fut attaché à la 7e division militaire le 21 novembre de la même année, puis à la 23e (Corse), le 1er juin 1812, où il resta jusqu'au mois de novembre 1814.

Alors, ayant voulu exécuter lui-même l'ordre que lui avait donné le lieutenant-général comte Berthier de faire rentrer à Bastia les munitions et les objets de l'artillerie et du génie de l'île de Capraia, il reçut un congé de trois mois : suivant le gouverneur, il aurait dû charger un officier supérieur de cette expédition ; suivant lui, l'état des esprits à Capraia, et la conduite précédente des habitants de cette île, lui imposaient l'obligation d'agir par lui-même.

À l'expiration de son congé, il retourna en Corse, et il se trouvait a Calvi lorsque, le 16 mars 1815, il reçut de Napoléon Ier trois décrets : l'un contenait sa nomination au grade de général de division et au commandement en chef de la Corse ; le second le faisait président de la junte de gouvernement qui devait être établie dans l'île, et le troisième lui prescrivait de faire arrêter le général Bruslart, gouverneur royal de la Corse.

De Launay envoya ces pièces au général Bruslart : malgré le départ de Louis XVIII pour la Belgique, ce dernier prit des dispositions pour s'opposer aux efforts des partisans « du brigand qui cherchait à désoler encore la belle France », et ce ne fut que le 19 avril qu'il fit arborer le drapeau tricolore. Il quitta la Corse quelques jours après.

Louis XVIII, à son retour à Paris, ne reconnut pas son nouveau grade mais lui donna, le 8 août, le commandement du département du Var, et l'envoya en mission en Corse le 2 octobre.

Nommé lieutenant-général honoraire le 10 mai 1816, il fut admis à la retraite le 11 novembre suivant, et mourut le 11 juin 1841.

Launay avait épousé, le 10 mai 1800, Éléonore Madeleine Sexte Siméon (10 avril 1784 - Aix-en-Provence ✝ 9 janvier 1847 - Brescia), fille de Joseph-Jérôme, comte Siméon. Il a laissé des descendants.

Titres

  • Baron de Launay et de l'Empire (décret du 15 août 1809, lettres patentes du 31 janvier 1810 - Paris).

Décorations

  • Légion d'honneur :
    • Légionnaire 11 décembre 1803.
    • Commandant de la Légion d'honneur 14 juin 1804.

Armoiries

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason famille fr Jean-Marie Auguste Aulay de Launay (baron).svg
Armes du baron de Launay et de l'Empire

Écartelé au premier d'or à la fasce d'azur chargée de trois merlettes d'argent surmontée d'un soleil de gueules cantonné à dextre ; au deuxième d'azur à la licorne galoppant d'argent ; au troisième d'azur au trophée de six drapeaux d'argent, montés et cravattés d'or, surmontés d'un croissant d'or ; au quatrième de gueules à la tour d'or, ouverte, maçonnée et ajourée de sable, surmontée de trois étoiles en fasce, aussi d'or : franc quartier des barons tirés de l'armée.1

Livrées : couleurs de l'écu1.

Annexes

Bibliographie

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration, 1844 (lire en ligne [archive]) ;
  • Gerrit van Lennep, Pierre Louis Pascal Jullian et Philippe Lesbroussart, Galerie historique des contemporains : ou Nouvelle biographie dans laquelle se trouvent réunis les hommes morts ou vivans, de toutes les nations, qui se sont fait remarquer à la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe, par leurs écrits, leurs talens, leurs vertus ou leurs crimes,, vol. 1, Wahlen, 1817, 453 p. (lire en ligne [archive]) ;
  • Alexis Eymery et Delaunay, Biographie moderne : ou galerie historique, civile, militaire, politique et judiciaire: contenant les portraits politiques des Français de l'un et de l'autre sexe, morts ou vivans..., vol. 1, 1815 (lire en ligne [archive]) ;
  • Henri Gourdon de Genouillac et Léonce Hallez-Claparède, Dictionnaire des anoblissements : contenant l'indication des anoblissements, maintenues de noblesse, concessions, collations de titres, etc: accordés par les rois de France, avec les dates d'enregistrement, 1270-1790, Bachelin-Deflorenne, 1869, 252 p. (lire en ligne [archive]) ;

Notes et références

  1. a et b PLEADE [archive] (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire ;
  • Liste des membres de la noblesse d'Empire ;
  • Armorial des barons de l'Empire ;

Liens externes

  • Jean Marie Auguste de Launay sur roglo.eu [archive] ;

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18 février 2019

Moitte Jean Guillaume

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Jean Guillaume Moitte

 

Jean Guillaume Moitte

Moitte,_Jean-Guillaume,_d'après_Gatteaux

Jean-Guillaume Moitte, burin de J.M.N. Frémy, d'après un buste sculpté par Jacques-Édouard Gatteaux.

Naissance
11 novembre 1746
Paris
Décès
2 mai 1810 (à 63 ans)
Paris
Activité
Sculpteur
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Père
Pierre-Etienne Moitte
Fratrie
Alexandre Moitte
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Prix de Rome
Hérodote (1806), Paris, façade ouest de la cour Carrée du palais du Louvre.

Jean-Guillaume Moitte, né le 11 novembre 1746 à Paris où il est mort le 2 mai 18101, est un sculpteur français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
    • 2.1 Dessins
    • 2.2 Sculptures
  • 3 Notes et références
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie et sources
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Jean-Guillaume Moitte est le fils du peintre et graveur Pierre-Étienne Moitte (1722-1780). Il fut successivement l’élève des sculpteurs Jean-Baptiste Pigalle et de Jean-Baptiste Lemoyne. Il obtient le premier prix de Rome en sculpture de 1768 avec David portant la tête de Goliath en triomphe. Il entre alors à l’École royale des élèves protégés puis entreprend son séjour romain à la villa Médicis qu’il écourta pour raison de santé. Il y copie des modèles d'armures, armes, casques et autres antiques dont les bas-reliefs de la colonne Trajane2.

Il travaille pour Henri Auguste, l’orfèvre du roi, et participe à des travaux décoratifs pour des monuments de la capitale. Il exécute des commandes de statues de généraux morts au combat comme la statue de Custine pour le musée de Versailles, le tombeau de Desaix au Grand Saint-Bernard ou celui de Leclerc au Panthéon de Paris. Pour ce dernier édifice, il conçoit et achève en 1793, pendant la Révolution française, le décor de son fronton sur le thème de La Patrie couronnant les Vertus civiles et héroïques3. Moitte est, avec le sculpteur Philippe-Laurent Roland, le principal acteur des décors extérieurs sculptés de l’hôtel de Salm à Paris.

Il est membre de l’Institut de France, de l’ordre de la Légion d'honneur et devient professeur à l’École des beaux-arts de Paris le 20 décembre 1809, en remplacement d'Augustin Pajou. C'est Jean-Baptiste Stouf qui lui succède le 8 septembre 18104.

Œuvres dans les collections publiques

Dessins

  • Le Triomphe de Voltaire, 1778, dessin, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques
  • Le Départ, 1798-1799, dessin, musée de la Révolution française de Vizille
  • Orphée en enfer, dessin, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques
  • Orphée et Eurydice, dessin, Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques
  • Un sacrifice, dessin, Dijon, musée Magnin

Sculptures

  • La Victoire écrivant sur un bouclier, vers 1782-1787, terre cuite, Metropolitan Museum of Art, New York
  • Deux Renommée, vers 1782-1787, bas-reliefs, pierre, Paris, Hôtel de Salm, Palais de la Légion d'honneur, portail principal
  • Fête de Palès, vers 1782-1787, bas-relief, pierre, Paris, Hôtel de Salm, Palais de la Légion d’honneur, au fond de la cour
  • Cinq bas-reliefs et six statues allégoriques, vers 1782-1787, pierre, Paris, Hôtel de Salm, Palais de la Légion d’honneur, corps central quai Anatole-France
  • Cérès, Mars et Diane, vers 1782-1787, études en terre cuite pour les statues se trouvant sur la coupole de l’Hôtel de Salm, Hôtel de Salm, Palais de la Légion d’honneur
  • Rousseau observant les premiers pas de l’enfance, 1790, groupe en terre cuite, Paris, musée Carnavalet
  • la Patrie couronnant les Vertus civiles et héroïques, 1793, décor du fronton du Panthéon de Paris, œuvre détruite sous La Restauration
  • Thucydide, Hérodote, Divinité égyptienne et un Inca, 1806, reliefs, pierre, Paris, palais du Louvre, cour Carrée, attique de la façade Ouest, à droite du Pavillon de l’Horloge
  • Adam Philippe, comte de Custine, général en chef (1742-1793), Salon de 1810, statue en pied plus grande que nature, marbre, château de Versailles, œuvre achevée par Jean-Baptiste Stouf
  • Jean Dominique Cassini (1625-1712), statue terminée en 1810 par Jean-Baptiste Stouf, Observatoire de Paris
  • Leclerc au Panthéon de Paris
  • La Loi, Numa, Manco Capac, Moïse et un Pharaon5, bas-reliefs, bronze, Paris, musée du Louvre
  • Minerve, statuette, terre cuite, Paris, musée du Louvre
  • Danseuses, frise de l’attique de la barrière d’Enfer, pierre, Paris, place Denfert-Rochereau
  • Portrait de Léonard de Vinci, buste, marbre blanc, château de Fontainebleau
  • Le Rhin et Le Nil, deux bas-reliefs pour le tombeau du général Desaix dans (l’hospice du Grand-Saint-Bernard, ainsi que ses deux plâtres modèles, bas-reliefs, châteaux de Versailles et de Trianon
  • Jean Dominique Cassini (1625-1712), statuette (esquisse), terre cuite, Bayonne, musée Léon-Bonnat
  • La Victoire écrivant sur un bouclier et La Victoire brandissant des lauriers, Metropolitan Museum of Art, New York6
  • Place Peyrou à Montpellier
  • Vierge à l'Enfant, deux Anges, statue de Saint Rieul, cathédrale Notre-Dame de Senlis

Notes et références

  1. Eugène Piot, État civil de quelques artistes français : extrait des registres des paroisses des anciennes archives de la Ville de Paris, p. 88, Librairie Pagnerre, Paris, 1873 (lire en ligne) [archive]
  2. Didier Rykner, op.cit
  3. Ce décor sera supprimé au début de la Restauration et remplacé par le haut-relief actuel exécuté par David d'Angers.
  4. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts, (1794-1873) », in Romantisme, no 93, 1996, p. 95-101.
  5. [1] [archive]
  6. Didier Ryckner, La Tribune de l'Art du lundi 16 décembre 2013.

Annexes

Bibliographie et sources

  • Dictionnaire Bénézit
  • Simone Hoog, (préface de Jean-Pierre Babelon, avec la collaboration de Roland Brossard), Musée national de Versailles. Les sculptures. I- Le musée, Réunion des musées nationaux, Paris, 1993.
  • Pierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1988.
  • Catalogue d’exposition, Skulptur aus dem Louvre. Sculptures françaises néo-classiques. 1760 - 1830, Paris, musée du Louvre, 23 mai - 3 septembre 1990.
  • Didier Rykner, « Deux terres cuites de Moitte acquises par le Metropolitan Museum », sur le site de La Tribune de l'Art, lundi 16 décembre 2013

Liens externes

 

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17 février 2019

Duport-Dutertre Marguerite-Louis-François

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Marguerite-Louis-François Duport-Dutertre


Marguerite-Louis-François Duport-Dutertre

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Marguerite-Louis-François Duport-Dutertre (Album du Centenaire)

Biographie
Naissance
6 mai 1754
Paris
Décès
29 novembre 1793 (à 39 ans)
Paris
Activité
Homme politique
Père
François-Joachim Duport du Tertre

Marguerite-Louis-François Duport-Dutertre, né le 6 mai 1754 à Paris, guillotiné le 29 novembre 1793 à Paris.

Avocat au moment de la Révolution. Élu membre de la municipalité de Paris en 1789 et ensuite substitut du procureur de la commune, il devint, sur recommandation de La Fayette, ministre de la justice, où il remplaça Jérôme Champion de Cicé, le 21 novembre 1790.

Forcé d'abandonner le pouvoir aux Girondins (Jean Marie Roland), le 23 mars 1792, il rentra dans la vie privée.

Après le 10 août 1792, il fut accusé de conspiration contre la constitution et la sûreté générale de l'État. Décrété d'accusation en août 1792, en même temps que Barnave, Bertrand, Lameth, Duportail, et Tarbé, il fut arrêté et transféré à La Conciergerie. Malgré l'opinion favorable de Marat, il fut condamné à mort le 28 novembre 1793 et guillotiné en même temps que Barnave.

Liens externes

 

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16 février 2019

Gros Antoine-Jean

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Antoine-Jean Gros

 

Antoine-Jean Gros

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François Gérard, Antoine-Jean Gros à l'âge de 20 ans (1790), Toulouse, musée des Augustins.

Naissance
16 mars 1771
Paris
Décès
25 juin 1835 (à 64 ans)
Meudon
Activité
Peintre
Formation
Collège des Quatre-Nations
École nationale supérieure des beaux-arts
Maître
Jacques-Louis David
Élève
François Debon, Jacques-Émile Lafon, Jean-Hilaire Belloc, Pierre-Jules Jollivet, Edmond Tudot, Jules-Joseph-Guillaume Bourdet
Mouvement
Néoclassicisme
Préromantisme
Influencé par
Pierre Paul Rubens
A influencé
Théodore Géricault, Eugène Delacroix
Distinctions
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel (1819)
Officier de la Légion d'honneur (1828)
Œuvres réputées
Bonaparte au pont d'Arcole
Combat de Nazareth
Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa
Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau

Antoine-Jean Gros, baron Gros, né à Paris le 16 mars 1771 et mort le 25 juin 1835 à Meudon1, est un peintre français néoclassique et préromantique.

Sommaire

  • 1 Enfance et formations
  • 2 Départ en Italie
  • 3 Rencontre avec Bonaparte
  • 4 Retour en France
  • 5 Déclin et suicide
  • 6 Œuvres dans les collections publiques
  • 7 Élèves
  • 8 Notes et références
  • 9 Annexes
    • 9.1 Bibliographie
    • 9.2 Liens externes

Enfance et formations

La mère d'Antoine-Jean Gros, Pierrette Madeleine Cécile Durant, est pastelliste. Son père Jean Antoine Gros2 est peintre en miniatures et un collectionneur avisé de tableaux. Ce dernier apprend à son fils à dessiner à l’âge de six ans, et se montre dès le début un maître exigeant. Vers la fin de 1785, Antoine-Jean Gros entre, de son propre gré, à l’atelier de David, qu’il fréquente assidûment tout en continuant de suivre les classes du collège Mazarin.

Départ en Italie

La mort de son père, que la Révolution avait atteint dans ses biens, oblige Gros à vivre de ses propres ressources. Dès lors il se dévoue entièrement à sa profession et participe en 1792 au grand prix, mais sans succès. C’est toutefois à cette époque que, sur recommandation de l’École des beaux-arts, il reçoit la commande des portraits des membres de la Convention. Lorsqu’il est interrompu par le développement de la Révolution, en 1793, Gros quitte la France pour l’Italie. Il vit à Gênes de sa production de miniatures et de portraits. Il visite Florence. En retournant à Gênes, il rencontre Joséphine de Beauharnais, et la suit à Milan où il est bien reçu par son mari.

Rencontre avec Bonaparte

Autoportrait (1795), huile sur toile, château de Versailles.

Le 15 novembre 1796, Gros est présent avec l’armée près d’Arcole, où Bonaparte plante le drapeau de l'armée d'Italie sur le pont. Bonaparte lui commande à Milan un tableau pour immortaliser cet événement. Satisfait par l'œuvre, Bonaparte lui confie le poste d’inspecteur aux revues, ce qui lui permet de suivre l’armée. En 1797, sur la recommandation de Joséphine de Beauharnais, il le nomme à la tête de la commission chargée de sélectionner les œuvres d'art volées destinées à enrichir les collections du musée du Louvre. Antoine-Jean Gros peint Sappho à Leucate pour le général Desolles.

Retour en France

En 1799, s’étant échappé de Gênes assiégée, Antoine-Jean Gros se rend à Paris et installe son atelier aux Capucins en 1801. Son esquisse pour le Combat de Nazareth3 remporte le prix offert en 1802 par les consuls, mais ne lui est pas remis, en raison d'une jalousie supposée de Napoléon envers Junot4,5. Toutefois Napoléon indemnise Gros en lui commandant de peindre sa visite à la maison de la peste de Jaffa, Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa suivi en 1806 par la La Bataille d'Aboukir (château de Versailles) et en 1808 par la Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau (musée du Louvre).

Gros est décoré par Napoléon à l'occasion du Salon de peinture et de sculpture de 1808 où il expose Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau. En 1810, ses Madrid et Napoléon aux pyramides (château de Versailles) montrent un déclin de sa peinture. Son François Ier de France et Charles Quint, 1812 (musée du Louvre) connaît pourtant un succès considérable, et la décoration de l'intérieur de l'église Sainte-Geneviève commencée en 1811 et terminée en 1824, qui lui vaudra le titre de baron par Charles X, est une des œuvres des dernières années de Gros qui renoue avec la vigueur de ses débuts. En 1815, David quitte Paris pour Bruxelles et l'exil. C'est alors Gros qui malgré quelques réticences reprend l'atelier de David en 1816. Il sera l'un des plus grands formateurs d'élèves de la première moitié de ce siècle.

Sous la Restauration, il devient membre de l’Institut, et le 5 novembre 1816 il est nommé professeur à l’École des beaux-arts de Paris, succédant à François-Guillaume Ménageot et précédant Horace Vernet6. Il est nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel, et baron en 18247. Le Départ de Louis XVIII aux Tuileries (1817) (château de Versailles), l’Embarquement de la duchesse d’Angoulême (1819) (musée des beaux-arts de Bordeaux), le plafond de la salle égyptienne du Louvre et, finalement, son Hercule et Diomède, exposé en 1835, témoignent d'un retour de Gros vers un néoclassicisme plus orthodoxe, sous l'influence de David.

Déclin et suicide

Détail de la sépulture d'Antoine-Jean Gros au cimetière du Père-Lachaise.

Le changement de régime en 1815 voit l'avènement de la peinture romantique, qui connaît un succès grandissant à partir des années 1820. Partagé entre ses aspirations picturales annonçant le romantisme et l'enseignement classique de son maître David, le baron Gros connut une seconde partie de carrière empreinte de doutes. Alors que David lui reproche de ne pas avoir encore exécuté de chef-d'œuvre mythologique, à l'instar de ses confrères Girodet et Gérard, Gros lui obéit et expose à partir de 1825 diverses œuvres mythologiques. Leur accueil par la critique est glacial, le genre étant peu à peu tombé en désuétude. La jeunesse romantique, fascinée par ses peintures napoléoniennes, s'indigne de ce revirement chez un maître qu'elle affectionne particulièrement. En 1835, Gros envoie au Salon son Hercule écrasant Diomède, mis à mal par la critique. Ce sera son dernier envoi au Salon, mais aussi son dernier tableau.

Se sentant délaissé par ses élèves et en proie à des difficultés personnelles, Gros décide de se suicider. Le 25 juin 1835, il est retrouvé noyé sur les rives de la Seine près de Meudon. Dans un dernier message qu’il laisse dans son chapeau, il écrit que « las de la vie, et trahi par les dernières facultés qui [la lui rendaient] supportable, [il avait] résolu de [s’]en défaire8. »

Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (25e division)9.

Œuvres dans les collections publiques

Au Canada
  • Ottawa, musée des beaux-arts du Canada : Bacchus et Ariane, (1821), huile sur toile
En France
  • Bayeux, musée Baron Gérard : Sapho se précipitant du rocher de Leucade (1801)
  • Dijon, musée Magnin : Eléazar préfère la mort au crime de violer la Loi en mangeant des viandes défendues, huile sur toile
  • Nantes, musée des beaux-arts : Combat de Nazareth (1801), huile sur toile
  • Paris, musée du Louvre :
    • Bonaparte au pont d’Arcole (1796), étude, huile sur toile
    • Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (1804), huile sur toile
    • Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau (1808), huile sur toile
    • François Ier et Charles Quint visitent les tombeaux de Saint-Denis (1812), huile sur toile
    • Christine Boyer (1776 - 1800) , huile sur toile, 2.14 x 1.34 m
    • Bucéphale dompté par Alexandre, vers 1800, plume et encre brune, lavis de sépia, 19.8 x 29.8 cm10.
  • Paris, coupole du Panthéon : L'Apothéose de sainte Geneviève
  • Saint-Lô, musée des beaux-arts : Eléazar préfère la mort au crime de violer la Loi en mangeant des viandes défendues, huile sur toile
  • Versailles, château de Versailles :
    • Autoportrait (1795), huile sur toile
    • Bonaparte au pont d’Arcole (1796), huile sur toile
    • La Bataille d'Aboukir (1806), huile sur toile
    • Portrait équestre de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie (1784-1860) (1808), huile sur toile
    • Napoléon aux pyramides (1810), huile sur toile
    • Le Départ de Louis XVIII aux Tuileries, (1817), huile sur toile
En Russie
  • Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage : Bonaparte au pont d’Arcole (1796-1797), huile sur toile
En Suisse
  • Arenenberg, musée Napoléon : Bonaparte au pont d’Arcole (1796), huile sur toile

 

Élèves

  • Félix Auvray (1800-1833)
  • Jean-Hilaire Belloc (1787-1866)
  • Pierre-Roch Vigneron (1789-1872)
  • Jean-Baptiste Parelle (1790-vers 1837)
  • Georges Jacquot (1794-1874), élève en 1813
  • Pierre-Jules Jollivet (1794-1871)
  • Edme-Jean Pigal (1794-1872), élève en 1816
  • Nicolas-Auguste Hesse (1795-1869), élève en 1811,prix de Rome 1818
  • Gilles-François Closson (1796-1842)
  • Paul Delaroche (1797-1856), élève vers 1820
  • Charles-Auguste van den Berghe (1798-1853), élève en 1825
  • Henri Marcellin Auguste Bougenier (1799-1866)
  • Henry Monnier (1799-1877) élève vers 1816-1819
  • Auguste Hussenot (1799-1885) élève vers 1823
  • Hippolyte Bellangé (1800-1866)
  • Adolphe Roger (1800-1880)
  • Louis-Félix Amiel (1802-1864)
  • Ferdinand Wachsmuth (1802-1869)
  • Richard Parkes Bonington (1802-1828), élève d'avril 1819 à septembre 1821
  • Paul Huet (1803-1869)
  • Auguste-Hyacinthe Debay (1804-1865)
  • Carlo Marochetti (1805-1867)
  • Edmond Tudot (1805-1861)
  • Alexis-Joseph Perignon (1806-1882)
  • Pierre Girard (1806-1872)
  • Alphonse-Léon Noël (1807-1884)
  • Alfred de La Hogue (1810-1886)
  • Eloy Chapsal (1811-1882), élève de 1833 à 1835
  • Félix Louis Leullier (1811-1882)
  • Louis-Joseph-Isnard Desjardins (1814-1894)
  • Thomas Couture (1815-1879)
  • Charles Müller (1815-1892)
  • François Debon (1816-1872)
  • Jacques-Émile Lafon (1817-1886)

Notes et références

  1. État civil reconstitué de Paris, 26 juin 1835 à Paris-Xe, V3E/D 685, page 25. Le décès se trouve aussi dans les tables décennales de Meudon.
  2. Né à Toulouse en 1732, mort à Paris en 1793. Il pourrait être l'auteur du portrait du général-comte Guyot.
  3. Musée de Nantes.
  4. Georges Veyrat, Jules Claretie, Les Statues de l’Hôtel de ville Librairies-Imprimeries Réunies, 1892, 352 p., p. 156 1892.
  5. Léon Rosenthal, Le Romantisme, Parkstone International, 2012, 200 p. (ISBN 978-1-78042-771-3) p. 155.
  6. Frédéric Chappey, Les professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme , no 93, p. 95-101.
  7. roglo. [archive].
  8. Étienne-Jean Delécluze, Louis David : son école & son temps, 1855, p. 301.
  9. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, 1908 (lire en ligne [archive]), p. 183.
  10. Don de la Société des Amis du Louvre en 2017.

Annexes

Bibliographie

  • Jean-Baptiste Delestre, Gros, Sa vie et ses ouvrages, Paris, 1867, Jules Renouard.
  • Justin Tripier Le Franc, Histoire de la vie et de la mort du Baron Gros, le grand peintre, Paris, Éd. Martin, 1880.
  • David O’Brien, Antoine-Jean Gros : Peintre de Napoléon, Éditions Gallimard, 2006, (ISBN 2070117863).
  • Sébastien Allard, Marie-Claude Chaudonneret, Le suicide de Gros. Les peintres de l’Empire et la génération romantique, Éditions Gourcuff Gradenigo, 2010 (ISBN 978-2-35340-090-4).

Liens externes

 

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15 février 2019

du Bouchet de Sourches Louis II

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Louis du Bouchet de Sourches

Louis II du Bouchet de Sourches
Marquis de Sourches

Drouais_-_Le_marquis_de_Sourches_et_sa_famille


Naissance 1711
Décès 1788 (à 77 ans)
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant général des armées
Distinctions Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Grand prévôt de France
Famille Famille du Bouchet de Sourches

Louis II du Bouchet de Sourches, 3e marquis de Sourches (1746), comte de Montsoreau, né en 1711 et mort en 1788, est un militaire et un grand officier de la monarchie française.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Notes et références
  • 3 Voir aussi
    • 3.1 Articles connexes

Biographie

Il est le fils unique de Louis Ier du Bouchet de Sourches (1666-1746), marquis de Sourches, et de la marquise née Jeanne Agnès Thérèse Pocholles du Hamel.

Dès 1719, alors qu'il n'était âgé que de huit ans, il reçoit la survivance de l'office de Grand prévôt de France exercé par son père, qui le lui transmet effectivement en 1746. Il est lieutenant général des armées du roi et chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 1er janvier 1773.

En 1730, il épouse Charlotte Antoinette de Gontaut-Biron, fille du maréchal de Biron, qui lui donne quatre filles :

  • Louise Antonine (1733-1761), qui épouse en 1745 Philippe Joseph Alexandre Le Vasseur de Guermonval, marquis d'Esquelbecq ;
  • Armande Ursule (1734-1768), qui épouse en 1752 Louis François René, comte de Virieu.
  • Judith (1736-1772), qui épouse en 1755 Anne Joachim Annibal de Rochemore, comte de Saint-Rémèse.
  • Marie Louise Victorine (1739-1794), qui épouse Joseph Florent, marquis de Vallière.

Veuf en 1740, il se remarie dès l'année suivante1 avec Marguerite Henriette Desmarets de Maillebois (1721-1783), fille du maréchal de Maillebois, dont il a trois fils et une fille :

  • Louis Emmanuel (1742-1755), marquis de Tourzel2 ;
  • Louis François (1744-1786), comte de Sourches, marquis de Tourzel, qui épousa en 1764 Louise Élisabeth Félicité de Croy d'Havré (1749-1832), la célèbre gouvernante des Enfants de France, créée duchesse héréditaire de Tourzel en 1816 ;
  • Yves Marie (1749-1818), comte de Montsoreau, qui épouse Marie Charlotte Françoise Lallement de Nantouillet (1760-1818) ;
  • Jeanne Madeleine Thérèse (1743-1765), qui épouse en 1763 Melchior Cérice François de Vogüé (1732-1812), marquis de Vogüé.

Entre 1747 et 1750, il fait transformer et redécorer dans le style Rocaille son château d'Abondant à Abondant (Eure-et-Loir), en faisant appel à l'architecte parisien Jean Mansart de Jouy.

De 1756 à 1763, il fait construire par l'architecte du roi Gabriel de Lestrade, secondé par l'architecte manceau Jean-François Pradel, le château de Sourches à Saint-Symphorien dans la Sarthe, de style néoclassique.

Notes et références

  1. contrat de mariage du 15 avril 1741
  2. Le titre de marquis de Tourzel fut apporté dans la famille du Bouchet de Sourches par Marguerite Henriette de Maillebois, qui l'hérita de sa sœur aînée, dite la comtesse de Rupelmonde, fille du maréchal Yves d'Alègre, marquis de Tourzel.

Voir aussi

Articles connexes

  • Famille du Bouchet de Sourches

 

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14 février 2019

Delaunay Jules-Élie

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Jules-Élie Delaunay


Jules-Élie Delaunay

Jules-elie_delaunay_autoprtrait

Autoportrait, vers 1860, musée d'arts de Nantes

Naissance
13 juin 1828
Nantes
Décès
5 septembre 1891
Paris
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Maître
Hippolyte Flandrin
Élève
Émile Dezaunay
Distinctions
Second prix de Rome de 1853 et de 1856

Jules-Élie Delaunay, né le 13 juin 1828 à Nantes, mort le 5 septembre 1891 à Paris, est un peintre français, connu pour ses peintures murales et ses portraits.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Galerie
  • 3 Prix
  • 4 Collections publiques
    • 4.1 Peintures
    • 4.2 Édifices religieux
    • 4.3 Édifices civils parisiens
  • 5 Élèves
  • 6 Notes et références
  • 7 Liens externes

Biographie

Jules-Élie Delaunay entre en 1848 à l'École des beaux-arts de Paris, où il est l'élève d'Hippolyte Flandrin et de Louis Lamothe. Second grand prix de Rome en 1856, avec Henri-Pierre Picou, il séjourne quatre ans à la Villa Médicis. À son retour à Paris, il se spécialise dans les grandes compositions et reçoit d’importantes commandes de l'Église ou de l'État. On peut admirer ses œuvres à l’Opéra Garnier, dans l’escalier d’honneur de l’Hôtel de ville de Paris et dans la nef du Panthéon (Paris) où se trouvent les panneaux représentant sainte Geneviève et Attila. Il met tant d’application dans la réalisation de cette dernière commande qu'au bout de quinze ans, l'œuvre n’est toujours pas achevée1.

Delaunay est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1879 et devient chef d'atelier à l'École des beaux-arts de Paris en 1889. Ami du mélomane fortuné et académicien, Ernest Legouvé, Delaunay est chargé de l’éducation artistique de son petit-fils George Desvallières, le futur peintre. Ensemble, ils visitent le Tessin en 1884. Plus tard Delaunay le présente à Gustave Moreau. Ce dernier et Delaunay sont les témoins du mariage de George Desvallières et Marguerite Lefebvre en 18902.

Galerie

   

Prix

  • Second prix de Rome de 18533 pour Jésus chassant les vendeurs du Temple
  • Second grand prix de Rome de 1856 pour Le Retour du jeune Tobie

Collections publiques

Peintures

  • La nymphe Hespérie pleurée par Esacus, 1859, Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhague
  • Charles Hayem, vers 1838-1902, musée d'Orsay, Paris
  • La Peste à Rome, 1869, musée d'Orsay, Paris
  • Portrait de Mademoiselle Stéphanie Brousset, 1871, Musée d'arts de Nantes
  • Diane, 1872, musée d'Orsay, Paris
  • Sainte Geneviève rend le calme aux Parisiens à l'approche d'Attila, 1874-1891, Panthéon
  • Portrait de Madame Georges Bizet, 1878, musée d'Orsay, Paris
  • Portrait du peintre Auguste Toulmouche, 1880 - 1890, musée Magnin, Dijon
  • Portrait de l'abbé Egidio Sotta, 1887, musée Gustave-Moreau, Paris

Édifices religieux

  • Abbaye Notre-Dame de Blanche-Couronne à La Chapelle-Launay
  • Couvent de la Visitation à Nantes
  • Église Saint-François-Xavier de Paris
  • Église de la Sainte-Trinité de Paris

Édifices civils parisiens

  • Panthéon
  • Palais-Royal
  • Opéra Garnier
  • Cour de cassation
  • Conseil d'État

Élèves

  • Jules-Gustave Besson
  • Henri Courselles-Dumont (vers 1873-1878), devient son assistant
  • Henri Dabadie (1867-1949)
  • Émile Dezaunay
  • Raoul du Gardier
  • Edgard Maxence (vers 1890-1894)
  • Marcel Paul Meys
  • Louis Ridel (1866-1937)
  • George Desvallières (1877-1880)
  • Georges Rouault
  • José Maria Veloso Salgado
  • Silas Broux
  • Honoré Broutelle (1866-1929)

Notes et références

  1. Béatrice Fontanel, , Daniel Wolfromm, Quand les artistes peignaient l’histoire de France, De Vercingétorix à 1918, Seuil, Paris, 2002.
  2. Le Renouveau de l'art sacré [archive], in Le Monde de la Bible
  3. Avec Henri-Pierre Picou.

Liens externes

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13 février 2019

Robert Pierre-François-Joseph

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Pierre-François-Joseph Robert

 

Pierre-François-Joseph Robert

Pierre_François_Joseph_Robert

Portrait de Robert, par Jean-Louis Laneuville

Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
21 janvier 1763
Décès
13 avril 1826 (à 63 ans)
Activité
Homme politique

Pierre François Joseph Robert, né à Gimnée en Principauté de Liège (actuellement Province de Namur) le 21 janvier 17631 et mort à Bruxelles le 13 avril 1826, est un homme politique de la Révolution française.

Successivement avocat, professeur de droit public à la Société philosophique, journaliste, secrétaire de Georges Danton, élu député à la Convention par le département de la Seine (1792), il est surtout intéressé par ses affaires financières et devient fournisseur aux armées jusqu'en 1808. Il épousa Louise-Félicité de Kéralio. La fille du couple, Adélaïde Robert, épousa le célèbre musicologue belge François-Joseph Fétis. Félix Rousseau lui a consacré quelques pages.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Appréciation
  • 3 Ouvrages
  • 4 Notes
  • 5 Voir aussi
  • 6 Bibliographie
    • 6.1 Liens externes

Biographie

François Robert était fils de Jean-François Robert et de Catherine Douhomme. Il fut avec Condorcet, un des premiers à préconiser la République en France2. En 1790, il fonde un journal, Le Mercure national, qui défend l'idée républicaine ; cette même année, un libelle qu'il publie, Le Républicanisme adapté à la France.

Il fut un des fondateurs de la Société des amis des droits de l’homme et du citoyen en juillet 1790 ou club des Cordeliers. Robert est aussi inscrit à la Société des amis de la Constitution ou club des Jacobins. En avril 1791, il devient président du club des Cordeliers et, sous son influence, les femmes y sont admises. Au mois de mai 1791, François Robert tente de fédérer les sociétés populaires au sein d’un comité central. Il est élu président de ce comité, mais les jacobins refusent d’adhérer à ce comité central.

Le 17 juillet 1791, il rédige sur le Champ-de-Mars la pétition demandant l'avènement de la République, prélude à la fusillade du Champ-de-Mars ce même jour. À l'hiver 1791-1792 il s'engage dans le combat antibelliciste contre la Gironde. Lors de la nuit du 9 août 1792, à la demande de Danton, il représente à l'Hôtel de ville, la section du Théâtre français, section de Danton, Marat et des Cordeliers. Il est élu vice-président de l'assemblée de commissaires. Le 11 août, Danton est nommé ministre de la Justice et François Robert devient son premier secrétaire.

Élu à la Convention nationale le 12 septembre 1792 en tant que député de Paris, il siège à la Montagne. Dans le procès du roi, il vote contre l'appel au peuple, pour la mort de Louis XVI et le 20 janvier 1793 contre le sursis.

Par un décret du 18 février 1793 de la Convention nationale, il est nommé cinquième commissaire près de l'armée et du pays de Belgique et de Liège. Il s'installe d'abord à Bruxelles puis rejoint Lille pour organiser la défense militaire de la France.

Il est destitué en septembre 1793 à la suite d'accusations d'accaparement. Il est envoyé à Liège par la Convention nationale entre avril et juin 1795 afin de rétablir l'ordre dans la ville. Lors des Cent-Jours, François Robert fut nommé sous-préfet de Rocroi. Régicide, il doit quitter la France en 1815 et s'établit marchand de liqueurs en Belgique.

Son portrait, peint en 1792 par Jean-Louis Laneuville, est exposé au musée de Versailles depuis 1835.

Appréciation

Félix Rousseau a étudié dans Les Cahiers Wallons la démarche du conventuel de Gimnée. Il attribue le fait qu'il ait précédé les autres Français dans la mise en avant de l'idée républicaine à la nature de l'État liégeois qui, contrairement aux autres principautés wallonnes et flamandes, n'ayant pas de dynastie à sa tête, puisque son chef était un ecclésiastique, a pu saisir l'unité du corps politique en quelque sorte plus démocratiquement ou rationnellement. 3.

Ouvrages

  • Le Républicanisme adapté à la France, novembre 1790. Célèbre ouvrage qui fonde le courant politique républicain.

Notes

  1. La base Sycomore [archive] avance une naissance le 21 janvier 1762, mais cette version est minoritaire parmi les sources.
  2. Claude Nicolet, L'idée républicaine en France, Tel/Gallimard, Paris, 1994, p. 400.
  3. Félix Rousseau, L'Entre-Sambre-et-Meuse, terre d'avant-garde, in Les Cahiers Wallons, n°7, 1966

Voir aussi

Bibliographie

  • Joseph Henquin (colonel), François Robert dit de Gimnée, in Études et recherches historiques du Colonel Henquin, Bruxelles, 1940.
  • A. Wayens, Les débuts de François Robert (de Gimnée à Paris) et ceux de la Révolution à Givet, Waulsort, 1991.
  • Félix Rousseau, « L'Entre-Sambre-et-Meuse, terre d'avant-garde », in Les Cahiers Wallons, n°7, 1966.
  • Hector J. Magotte,« Hubert Bonaventure Robert, prêtre et seigneur, monographie d'un ancien curé de Treignes (1755-1809)», Le guetteur wallon, 47e année, n°2, 1971.
  • « Pierre-François-Joseph Robert », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]

Liens externes

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12 février 2019

d'Albert de Luynes Honoré Théodoric

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Honoré Théodoric d'Albert de Luynes


Honoré Théodoric d'Albert de Luynes

Luynes,_Honoré_Théodoric_d'Albert,_duc_de

Fonction
Député
 
Titres de noblesse
Duc de Chaulnes
1839-1867
Prédécesseur
Charles-Paul d'Albert de Luynes
Duc de Chevreuse
1839-1867
Prédécesseur
Charles-Paul d'Albert de Luynes
Successeur
Charles Honore Emmanuel d'Albert de Luynes
Duc de Luynes
1839-1867
Prédécesseur
Charles-Paul d'Albert de Luynes
Successeur
Charles Honore Emmanuel d'Albert de Luynes
Biographie
Naissance
15 décembre 1802
Paris
Décès
15 décembre 1867 (à 65 ans)
Rome
Nationalité
Français
Lieu de travail
Paris
Activités
Homme politique, historien de l'art, archéologue, numismate, scientifique, érudit classique
Famille
Maison d'Albert de Luynes
Père
Charles-Paul d'Albert de Luynes
Enfant
Honoré Louis Joseph d'Albert de Luynes
Autres informations
Membre de
Institut archéologique allemand
Académie des inscriptions et belles-lettres
Académie des sciences de Russie
Société héliographique
Académie des sciences de Saint-Pétersbourg
Académie royale des sciences de Prusse
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Ordre du mérite pour les sciences et arts
Ordre Pour le Mérite

Honoré Théodoric d’Albert de Luynes, né le 15 décembre 1802 à Paris où il est mort le 14 décembre 1867, est un numismate et archéologue français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Un copiste talentueux
  • 2 Références
  • 3 Publications
  • 4 Sources
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Liens externes

Biographie

Fils de Charles Marie Paul André d'Albert de Luynes, duc de Chevreuse et d’Ermesinde de Narbonne-Pelet, mêlé à la politique, Honoré Théodoric d’Albert de Luynes fut député de Seine-et-Oise sous la Deuxième République et représentant à l’Assemblée nationale de 1843 à 1851. Il est l'arrière-grand-père de Philippe d'Albert, 11e duc de Luynes (1905-1993).

Il s’est acquis une réputation de numismate et d’archéologue, dont témoigne surtout la restauration de son château de Dampierre-en-Yvelines, pour lequel il commanda à Pierre-Charles Simart une grande réplique de la Minerve de Phidias, par les travaux d’art et d’érudition que sa fortune lui permit d’encourager, et la part qu’il y prit lui-même.

Le 8e duc de Luynes a construit aussi la villa Tholozan à Hyères, entouré d'un jardin botanique très riche.

Amateur d'objet d'art, il passa plusieurs commandes à François-Désiré Froment-Meurice dont une célèbre table en repoussé.

Un copiste talentueux

Physicien et chimiste, il chercha à retrouver les techniques des céramistes et orfèvres de l'Antiquité et se transformant en artisan grec réalisera des répliques quasi-parfaites d'objets anciens tel ce "spécimen tarentin de boucles d'oreilles de la fin du IVe siècle av. J.-C.", faisant partie de sa collection, ou cette "coupe attique à figures rouges du Ve siècle av. J.-C." (pièces reproduites par Irène Aghion dans Vrai ou faux ? dans "L'Objet d'Art" n°9 / juillet-août 1998, pp 18, 22 et 23)

Il fut élu membre libre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1830 et fait chevalier de la Légion d'honneur.

En 1835, il fonde la revue Annales de l'Institut archéologique avec A. Ch. Quatremère de Quincy, le baron Jean de Witte, Félix Lajard, Charles Lenormant et Raoul Rochette.

En décembre 1862, il fait don au Cabinet des médailles de 6 925 monnaies antiques1.

Le fonds de Jean de Witte (1808-1889), conservé à la Bibliothèque de l'Institut de France et complété par un lot de lettres déposé au dai de Rome, présente un intérêt majeur, puisque cet archéologue belge assura, aux côtés du duc de Luynes, le secrétariat de la section française et partagea avec Theodor Panofka (1800-1858) la responsabilité de la publication à Paris des Annales et des Monuments inédits2, ainsi que des Annales de l'Institut archéologique3.

Références

Publications

  • Numismatique et inscriptions cypriotes, Paris, Plon, 1852
  • Mémoire sur le sarcophage et l’inscription funéraire d’Esmunazar, roi de Sidon, Paris, Plon, 1856
  • Métaponte, Paris, P. Renouard, 1833
  • Essai sur la numismatique des satrapies et de la Phénicie sous les rois Achæménides, Paris, Firmin Didot, 1846
  • Commentaire historique et chronologique sur les éphémérides, intitulées Diurnali di messer Matteo di Giovenazzo, Paris, Firmin Didot, 1839
  • Choix de médailles grecques, Paris, Firmin Didot, 1840
  • Voyage d'exploration à la mer Morte, à Petra et sur la rive gauche du Jourdain, Paris, 1875

Sources

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1286
  • « Honoré Théodoric d'Albert de Luynes », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]

Voir aussi

Liens externes

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11 février 2019

de Lacépède Bernard-Germain

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Bernard-Germain de Lacépède

 

Bernard-Germain de Lacépède

260px-B_G_de_Lacépède

Fonctions
Député
 
Membre du Sénat conservateur
 
Pair de France
 
Grand chancelier de la Légion d'honneur
 
Pair de France
 
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
26 décembre 1756


Agen

Décès
6 octobre 1825

(à 68 ans)
Épinay-sur-Seine

Abréviation
Lacépède
Lieu de travail
Paris
Activités
Homme politique, zoologiste, compositeur, naturaliste, ichtyologiste, professeur
Autres informations
A travaillé pour
Université de Paris
Domaine
Ichtyologie
Membre de
Société philomathique de Paris
Franc-maçonnerie
Académie nationale de médecine
Académie bavaroise des sciences
Neuf Sœurs
Académie royale des sciences de Suède
Académie des sciences
Royal Society
Académie des sciences de Turin
Mouvement
Musique classique
Genre artistique
Opéra
Distinction
Grand-croix de la Légion d'honneur‎
Blason Bernard Germain de La Ville-sur-Illon (1756-1825) Comte de Lacépède.svg

blason

signature de Bernard-Germain de Lacépède

signature

Bernard Germain Étienne de Laville-sur-Illon, comte de Lacépède (parfois appelé de la Cépède), né le 26 décembre 17561 à Agen et mort le 6 octobre 1825 à Épinay-sur-Seine (Seine), est un zoologiste et homme politique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille
    • 1.2 Musicien
    • 1.3 Naturaliste
    • 1.4 Homme politique
    • 1.5 Titres
    • 1.6 Distinctions
  • 2 Liste sélective des œuvres
    • 2.1 Publications posthumes
  • 3 Hommages, honneurs
  • 4 Armoiries
  • 5 Notes et références
  • 6 Annexes
    • 6.1 Bibliographie
    • 6.2 Articles connexes
    • 6.3 Liens externes

Biographie

Famille

Sa famille est d’une vieille noblesse d’Agen. Orphelin de mère2 très tôt, c’est son père, Jean-Joseph Médard, comte de La Ville, qui se charge de son éducation. Il hérite du nom de Lacépède d’un oncle qui lui lègue sa fortune à condition qu'il conserve son patronyme.

Musicien

D'une nature peu sociable, il se consacre tout d'abord à l'étude de la philosophie et de la musique. Violoncelliste, il entretient par ailleurs une correspondance avec Gluck (1714-1787). Il soumet un opéra, Omphale, à Gluck, qui lui en fait compliment.

Il se rend à Paris, à dix-neuf ans, en 1777 et fait paraître en 1785 une Poétique de la Musique, traité dans lequel il défend le caractère « signifiant » de la musique vocale, faisant peu de cas de la musique instrumentale pure3.

Naturaliste

Il se lie d'amitié avec Buffon (1707-1788) qui l'encourage à étudier l'histoire naturelle. Ambitieux, voulant se faire connaître soit par la musique, soit par la science, il fait paraître en 1781 un Essai sur l’électricité naturelle et artificielle et en 1784 une Physique générale et particulière.

Il collabore alors à l’Histoire Naturelle de Buffon et publie de nombreux ouvrages dans ce domaine, notamment sur la faune marine. Il fait paraître, en 1788-1789, son Histoire naturelle des quadrupèdes ovipares et des serpens. Il s'agit du premier ouvrage d'envergure sur les amphibiens et les reptiles destiné à un large public. Mais ses illustrations sont médiocres et son livre n'améliore pas la taxinomie de ces animaux. Le travail de Josephus Nicolaus Laurenti (1735-1805), pourtant plus ancien (1768), est bien supérieur. Malgré ces défauts, l'œuvre de Lacépède contribue à favoriser l'étude de ces animaux.

Il fuit Paris en proie aux excès de la Terreur et il est alors remplacé au Jardin du roi à Paris (devenu le Muséum national d'histoire naturelle) par Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844)4. Il se réfugie dans le village de Leuville-sur-Orge. En 1795, il devient secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Il est reçu à l’Académie de Rouen le 3 août 1803.

Entre 1798 et 1803 il fait paraître un important ouvrage sur les poissons intitulé Histoire naturelle des poissons. Lacépède s'inspire largement des notes et des collections laissées par Philibert Commerson (1727-1773). Il écrit Histoire des cétacés en 1804. Son impact sur l'ichtyologie est immense. Ainsi, Constantine Samuel Rafinesque (1783-1840) s'appuie sur ses clés analytiques lorsqu'il décrit de nouveaux genres.

Il devient conservateur du cabinet de curiosités du Jardin du Roi à Versailles.

Lors de la transformation du Jardin du Roi (de Paris) en Muséum national d'histoire naturelle, Lacépède est absent de Paris car il craint pour sa vie du fait d'être noble et d'avoir exercé des activités politiques. Il n'est donc pas intégré au Muséum. Ce n'est que lorsque la chaire des vertébrés est scindée en deux, qu'il reçoit la nouvelle chaire d'ichtyologie et d'herpétologie. Mais il abandonne peu à peu l'histoire naturelle, ses activités politiques l'occupant de plus en plus. Officieusement, il abandonne tout enseignement au Muséum dès 1803 et est remplacé par André Marie Constant Duméril (1774-1860).

Homme politique

Lacépède commence sa carrière d'homme politique en étant député de Paris à l'Assemblée législative (1791-1792). Il en sera vice-président le 17 novembre 1791, puis président du 28 novembre au 9 décembre 1791.

Ayant fui les excès de la Terreur, il revient à Paris après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II. Après le 18 brumaire, il est désigné pour faire partie du Sénat conservateur dès sa création le 24 décembre 1799, et sera nommé secrétaire de cette assemblée lors de la première session le lendemain.

Il devient le 14 août 1803 le premier grand chancelier de la Légion d'honneur, poste qu'il perdra le 6 avril 1814 après la Restauration.

Il sera désigné par la suite Président du Sénat conservateur à deux reprises (du 1er juillet 1807 au 1er juillet 1808 puis du 1er juillet 1811 au 1er juillet 1813).

Il est titulaire de la Sénatorerie de Paris, est fait pair de France une première fois en 1814, une seconde fois lors des Cent-Jours, une troisième fois en 1819.

Franc-maçon lors de l'ancien régime, il fut membre de la loge des « Neuf Sœurs » et vénérable maître d'honneur de la loge des « Commandeurs du Mont-Thabor »5.

Titres

  • Donataire (revenus : 25 000 fr.) en Westphalie (10 mars 1808)6 ;
  • Comte Laville-sur-Illon de la Cépède et de l'Empire (lettres patentes du 26 avril 1808, Bayonne)6 ;
  • Donataire sur le canal du Loing (16 janvier 1801)6 ;
  • Pair de France7 :
    • Pair « à vie » par l'ordonnance du 4 juin 1814 ;
    • Pair des Cent-Jours (2 juin 1815) ;
    • Révoqué par l'ordonnance du 24 juillet 1815 ;
    • Baron-pair héréditaire (5 mars 1819).

Distinctions

  • Légion d'honneur8 :
    • Grand aigle de la Légion d'honneur (13 pluviôse an XIII : 2 février 1805) ;
    • Grand chancelier de l'Ordre (1803-1814, Cent-Jours) :

« Le grand Chancelier a séance au grand Conseil, et est dépositaire du Sceau.
S. Ex. présente à S. M. I. et R. les candidats pour les nominations et promotions relatives à la Légion d'Honneur ; signe et fait expédier les Brevets ; présente les Diplômes à la signature de S. M. ; donne les Décorations au nom de S. M, ou transmet les délégations nécessaires aux membres qui doivent les donner ; prend les ordres de S. M. au sujet des ordres étrangers conférés à des François ; transmet, les autorisations pour les accepter ; présente à S. M. le travail relatif aux gratifications extraordinaires des membres de la Légion, à l'exercice de leurs droits politiques, à leur adjonction à des collèges électoraux de département ou d'arrondissement ; à l'admission des filles des membres de la Légion d'Honneur, dans les maisons impériales Napoléon ; prend les mesures nécessaires pour l'exécution du décret de discipline des membres de la Légion d'Honneur; dirige et surveille l'administration des domaines de la Légion, etc. etc. etc.
 »

— Almanach impérial : pour l'année M. DCCC. X, présenté à S. M. l'Empereur et Roi, par Testu, À Paris, rue Hautefeuille, n°l3, chez Testu et Cie, imprimeurs de Sa Majesté, 1810 (lire en ligne [archive])

  • Grand chancelier, à titre provisoire, de l'ordre des Trois-Toisons d'Or (1809-1810).
  • Chevalier de l'ordre de la Couronne de Westphalie9 ;

Liste sélective des œuvres

  • Essai sur l'électricité naturelle et artificielle (1781) (lire en ligne [archive]).
  • Physique générale et particulière (1782-1784).
  • Théorie des comètes, pour servir au système de l'électricité universelle (1784).
  • La poétique de la musique (1785).
  • Histoire naturelle des quadrupèdes ovipares et des serpens (1788-1789).
  • Vues sur l'enseignement public (1790).
  • Histoire naturelle des poissons (1798-1803).
  • Tableau des divisions, sous-divisions, ordres et genres des mammifères (1798).
  • La Ménagerie du Muséum national d'histoire naturelle (1801).
  • Histoire naturelle des cétacés (1804).
  • Ellival et Caroline (1816).
  • Charles d'Ellival et Alphonsine de Florentino (1817).
  • Vue générale des progrès de plusieurs branches des sciences naturelles, depuis la mort de Buffon… (1818)

Publications posthumes

  • Histoire générale, physique et civile de l'Europe, depuis les dernières années du Ve siècle jusque vers le milieu du XVIIIe (1826).
  • Histoire naturelle de l'homme, précédée de son éloge historique par M. le Baron G. Cuvier (1827).
  • "Œuvres du comte de Lacépède, comprenant l'histoire naturelle des quadrupèdes ovipares, des serpents, des poissons et des cétacés" (Paris, Pillot, 1830 à 1833, 12 volumes avec 400 gravures sur acier).

Hommages, honneurs

Une rue du 5e arrondissement de Paris porte son nom10, aux côtés de quelques grands scientifiques français (Monge, Laplace, Lagrange, Cuvier, Descartes, etc.)

Une rue et un groupe scolaire d'Épinay-sur-Seine portent également son nom. Une rue de Luxeuil-les-Bains (quartier du Mont-Valot) dans la Haute-Saône porte aussi son nom.

Armoiries

Figure Blasonnement
Blason fam fr La Ville-sur-Illon (de Lacépède).svg

« Le comte de l'Empire descendait d'une illustre maison de Lorraine qui a formé de nombreuses branches, aujourd'hui éteintes, et dont les armes étaient :
D'or à la croix de gueules, au chef de sinople, chargé d'une bande d'argent, chargée de trois roses de gueules.6 »

— Albert Révérend, Armorial du Premier Empire, titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier.

Orn ext comte sénateur de l'Empire GCLH.svg
Blason Bernard Germain de La Ville-sur-Illon (1756-1825) Comte de Lacépède.svg
Armes du comte Laville-sur-Illon de la Cépède et de l'Empire

Écartelé ; au premier des comtes-sénateurs ; au deuxième, de gueules à trois barres d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles du second ; au troisième bandé d'azur et d'or de six pièces à la bordure de gueules, au franc-canton d'argent; au quatrième d'or, à une bande de gueules chargée de trois alérions d'argent (qui est de Lorraine ancien11) ; sur le tout, en abîme, d'or à la croix de gueules au chef de sinople, à la bande d'argent, chargée de trois roses de gueules.12,6,11,13

  • Livrées : nuancé de noir & blanc, bordure d'argent12
On trouve aussi 
Ecartelé : au I, du quartier des comtes sénateurs ; au II, de gueules à trois bandes d'or, un chef d'azur chargé de trois étoiles du second ; au III, bandé d'azur et d'or ; au IV, d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent (de Lorraine) ; sur-le-tout, d'or à une Croix de Lorraine de gueules surmontée d'un comble de sinople, une bande d'argent chargée de trois roses de gueules brochante.10
Orn ext Comte (baron-pair) GCLH.svg
Blason Bernard Germain de La Ville-sur-Illon (1756-1825) pair de France.svg
Armes du comte de Lacépède, baron-pair,
Les deux premiers quartiers furent modifiés sous Louis XVIII11 

Écartelé : aux 1 et 4, d'or, à la bande de gueules, ch. de trois alérions d'argent, au lambel d'azur, brochant sur le premier quartier; au 2, de gueules, à l'aigle d'argent, becquée, membrée et couronnée d'or; au 3, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules et au canton d'or. Sur le tout d'or à la croix de gueules, au chef de sinople, ch. d'une bande d'argent, surch. de trois roses de gueules.14,7,15

Supports 
Deux aigles15.

Notes et références

  1. Acte de baptême du 27 décembre 1756 de Bernard-Germain-Étienne de Laville - Archives départementales de Lot-et-Garonne en ligne (Agen/Saint-Hilaire/BM 1743-1759 ; page 251-252/295).
  2. Acte de sépulture du 29 août 1757 de Marie de Lafont, épouse de Jean Joseph Medard de Laville - Archives départementales de Lot-et-Garonne en ligne (Agen/Saint-Hilaire/S 1747-1781 ; page 89/300).
  3. Jean Mongrédien, La musique en France des Lumières au Romantisme, Harmoniques/Flammarion 1986, p. 255.
  4. Stéphane Schmitt (2006). Aux origines de la biologie moderne. L’anatomie comparée d’Aristote à la théorie de l’évolution, Belin (Paris), collection Belin Sup Histoire des Sciences - Biologie : 464 p. (ISBN 2-7011-3511-7)
  5. Pierre Mollier, « Les débuts de la Légion d'Honneur et la Franc-maçonnerie », in: La Franc-maçonnerie sous l'Empire : un âge d'or ?, Paris, Dervy 2007.
  6. a, b, c, d et e Vicomte Albert Révérend (1844-1911), Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, 1894 (lire en ligne [archive])
  7. a et b François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) » [archive], Lay Peers, sur www.heraldica.org, 27 septembre 2005 (consulté le 18 juin 2011)
  8. « Cote C/0/38 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  9. de« Lot der Versteigerungen » [archive], Royaume de Westphalie - Ensemble d'environ 50 lettres…, sur www.auction.fr (consulté le 28 novembre 2011)
  10. a et b Arnaud Bunel, « Armorial des rues de Paris » [archive], 5e arrondissement, sur www.heraldique-europeenne.org (consulté le 11 juillet 2011)
  11. a, b et c Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques, 1870 (lire en ligne [archive])
  12. a et b « BB/29/974 page 22. » [archive], Titre de comte accordé à Bernard, Germain, Etienne Laville sur Illon de la Cépède. Bayonne (26 avril 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  13. Nicolas Roret, Nouveau manuel complet du blason ou code héraldique, archéologique et historique : avec un armorial de l'Empire, une généalogie de la dynastie impériale des Bonaparte jusqu'à nos jours, etc., Encyclopédie Roret, 1854, 340 p. (lire en ligne [archive])
  14. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 [archive] et 2 [archive], Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  15. a et b « De La Ville, comte De Lacépède, (Bernard-Germain-Étienne) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII, 1827 [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 362-366

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleÉric Sartori, L'Empire des Sciences : Napoléon et ses savants, Ellipses édition marketing S.A., 334 p. (ISBN 2-7298-1333-0) ;
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleJean Chrétien Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1859 (lire en ligne [archive]) ;
Pour approfondir 
  • Stéphane Schmitt, « Lacepède’s syncretic contribution to the debates on natural history in France around 1800 », Journal of the History of Biology, vol. 43, 2010, pp. 429-457.
  • « Lacépède (Bernard-Germain-Étienne de Laville-sur-Illon, comte de) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]] ;
  • Sanson Alphonse, « Lacépède (Bernard-Germain-Étienne de Laville, comte de) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. I, 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876, lire en ligne [archive]), p. 298-303 ;
  • « De La Ville, comte De Lacépède, (Bernard-Germain-Étienne) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII, 1827 [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 362-366 ;
  • Georges Cuvier, Éloge historique de M. le comte de Lacépède, lu dans la séance publique de l'Académie royale des sciences le 5 juin 1826, dans Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, Gauthier-Villars, Paris, 1829, tome 8, p. CCXII-CCXLVIII (lire en ligne) [archive].

Articles connexes

  • Muséum national d'histoire naturelle
  • Club des Feuillants
  • Assemblée électorale de Paris

Liens externes

  • Notices d'autorité

10 février 2019

Palewski Gaston

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Gaston Palewski

 

Gaston Palewski

Gaston_Palewski1964


Gaston Palewski en 1964.
Fonctions
Président du Conseil constitutionnel français
1965 – 1974
Prédécesseur Léon Noël
Successeur Roger Frey
Ministre d'État, chargé de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales
14 avril 1962 – 23 février 1965
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou I et II
Ambassadeur de France en Italie
1957 – 1962
Prédécesseur Jacques Fouques-Duparc
Successeur Armand Bérard
Député français
1951 – 1955
Groupe politique RPF
Biographie
Date de naissance 20 mars 1901
Lieu de naissance Paris
Date de décès 3 septembre 1984 (à 83 ans)
Lieu de décès Le Val-Saint-Germain
Conjoint Helen-Violette de Talleyrand-Périgord
Entourage Jean-Paul Palewski (frère)
Résidence Seine

Gaston Palewski, né le 20 mars 1901 à Paris 9e et mort le 3 septembre 1984 au château du Marais au Val-Saint-Germain (Essonne), est un diplomate et homme politique français, issu d'une famille d'origine polonaise.

Après avoir été député de 1951 à 1955, il est nommé ambassadeur de France en Italie. Il est ministre d'État de 1962 à 1965 et président du Conseil constitutionnel de 1965 à 1974.

Sommaire

  • 1 Jeunesse et début de carrière
  • 2 Seconde Guerre mondiale
  • 3 Carrière politique
  • 4 Fin de carrière
  • 5 Vie privée
  • 6 Ouvrages
  • 7 Décorations
  • 8 Distinctions
  • 9 Bibliographie
    • 9.1 Sources primaires
    • 9.2 Monographie
  • 10 Notes et références
  • 11 Voir aussi
    • 11.1 Liens externes

Jeunesse et début de carrière

Gaston Palewski est le fils de Maurice Palewski, ingénieur des Arts et Manufactures, et de Madame, née Rose Diamant-Berger, et le frère du futur député Jean-Paul Palewski.

Il fait ses études au lycée Michelet à Vanves, au lycée Henri-IV à Paris, à l'École libre des sciences politiques, à l'École du Louvre et à l'université d'Oxford. Il est licencié ès-lettres de la Sorbonne.

Plaque apposée sur le domicile parisien de Gaston Palewski, au no 1 de la rue Bonaparte.

Attaché politique au cabinet du maréchal Lyautey à Rabat (1924-1925), en 1928 il rencontre son "second grand homme" après Lyautey, Paul Reynaud, alors ministre des Finances, dont il devient de 1930 à 1931, le chef de cabinet après avoir été au Bulletin économique et financier et expert à plusieurs reprises à la Société des Nations, déjà aux côtés de Reynaud.

De 1931 à 1933 il est chargé de mission, toujours auprès de Reynaud alors ministre des Colonies, qui, en 1934, lui présente le futur général de Gaulle, "le troisième grand homme" de sa vie, qu'il ne quittera plus à partir de 1940. Il soutient l'idée nouvelle de celui-ci de créer les corps autonomes de blindés dans l'armée ; il travaille alors près de Reynaud au ministère de la Justice, puis au ministère des Finances dont il dirige le cabinet de 1938 à 1939. Il fut attaché à la délégation française à la Conférence du désarmement à Genève.

Seconde Guerre mondiale

À la veille de la défaite française de 1940, il quitte le cabinet de Reynaud et se fait affecter dans l'armée de l'Air comme volontaire à la 34e escadre de bombardement de nuit (il est cité à l'ordre de l'Armée de l'air, la nuit de Sedan) au Maroc. Il effectue de nombreux vols militaires et rejoint Charles de Gaulle à Londres dès 1940.

Il s'engage en août 1940 dans les Forces françaises libres avant d'être nommé par de Gaulle, premier Directeur des affaires politiques de la France libre à Londres chargé des territoires non libérés, préparant et mettant en œuvre le retour à une administration purement française (et parisienne) dans les territoires qui se libèrent peu à peu.

Entre 1941 et 1942, lieutenant-colonel, il commande les Forces françaises libres de l'Est Africain et participe brillamment à leur tête à la campagne d’Éthiopie. De septembre 1942 à janvier 1946, de Gaulle, président du Comité français de libération nationale, lui confie la direction de son cabinet à Londres puis à Alger lorsque le général devient président du Gouvernement provisoire de la République française et enfin à Paris.

Carrière politique

Après la guerre il refuse tout poste pour rester auprès du général de Gaulle ; il participe avec lui, en 1947 à la création du mouvement Rassemblement du Peuple Français, le RPF, dont il devient membre du Conseil de direction. Il y est proche du gaulliste Christian Fouchet dont la sœur aînée Anne-Marie Fouchet a épousé son frère Jean-Paul Palewski.

En juin 1951 il est élu député de la Seine (6e circonscription) en tête de la liste du RPF. Vice-président du groupe parlementaire RPF, il fait partie des commissions des Affaires étrangères et du Suffrage universel. Le 6 novembre 1952, il est élu vice-président de l'Assemblée nationale; réélu en 1953, 1954 et 1955, il conduit la délégation parlementaire française en Turquie et prononce un discours devant le Parlement turc à Ankara.

Le 22 février 1955 Palewski accepte d'entrer dans le gouvernement d'Edgar Faure chargé des affaires atomiques, des affaires sahariennes et de la coordination de la Défense, à partir du 23 février 1955.

Il est promoteur du second plan atomique, mais il démissionne avec tous les ministres gaullistes le 6 octobre 1955 pour protester contre la politique marocaine qui mène à l'indépendance. Le 2 janvier 1956, à nouveau candidat aux élections législatives dans la Seine, il est battu. En août 1957, c'est à la demande du général de Gaulle, qu'il est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Rome.

Le 15 mai 1961, ministre plénipotentiaire, il est promu le 1er mars 1962 à la hors classe, il en profite pour restaurer le palais Farnèse, s'intéressant par ailleurs à la restauration de Venise et de Florence. Du 14 avril 1962 au 22 février 1965, il est à nouveau au gouvernement, ministre d’État chargé de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales dans le gouvernement de Georges Pompidou.

Il est le premier à occuper ce poste1. C'est à ce titre qu'il assiste le 1er mai 1962, à l'accident nucléaire de Béryl à In Ekker dans le sud de l'Algérie. L'explosion liée à cet essai nucléaire raté contamine alors une bonne partie des personnes présentes. Gaston Palewski, atteint d'une leucémie qui finira par l'emporter, prétendra toujours que cette irradiation fut la cause directe de sa maladie2.

Il développe la coopération internationale. C'est lui qui négocie alors avec l'URSS l'acceptation du procédé français de télévision et, avec l'Espagne, la construction d'une centrale nucléaire. Il organise la collaboration entre l'industrie et la recherche et crée la base spatiale de Kourou en Guyane. Du 23 février 1965 au 22 février 1974, il succède à Léon Noël comme président du Conseil constitutionnel, nommé pour neuf ans par le Président de la République, le général de Gaulle.

C'est sous sa présidence que le Conseil constitutionnel rend, le 16 juillet 1971, une décision relative à la liberté d'association. Cette décision est qualifiée d’historique3.

Fin de carrière

Le 24 avril 1968, en tant qu'amateur d'art, collectionneur averti, animateur de la restauration de Florence, vice-président du conseil artistique des Musées nationaux et président du Comité français pour la sauvegarde de Venise, il est élu membre libre de l'Institut, de l'Académie des Beaux-Arts, au fauteuil de Jacques Jaujard. En 1975, il est candidat malheureux à l'Académie française.

Il aménage un musée dans les communs de la splendide demeure de sa femme, le château du Marais dans l'Essonne.

À partir de 1971, déjà vice-président de l’Institut Charles-de-Gaulle depuis sa fondation, il en devient président, succédant à André Malraux qui en fut le premier président.

En 1974 il est administrateur de la société CIT-Alcatel, il est également directeur puis président d'honneur de la Revue des deux Mondes et de Connaissance des arts. En 1978 il siège au jury du Grand Prix national des Arts ; en avril 1983 il est membre fondateur de l'Association française d'échanges et de liaisons.

Vie privée

De 1945 à la fin des années 1960 il avait été l'amant de la romancière anglaise Nancy Mitford (1904-1973), qui pour se rapprocher de lui s'était installée 7, rue Monsieur, à Paris puis en 1969 à Versailles. Il avait refusé de l'épouser, « sous prétexte qu'une femme divorcée entacherait sa réputation ». Il l'abandonna pour épouser, en mars 1969, le jour de son soixante-huitième anniversaire, Helen-Violette de Talleyrand-Périgord, duchesse de Sagan (1915-2003), fille d'Hélie, duc de Talleyrand et prince de Sagan (1859-1937), et de la princesse, née Anna Gould (1875-1961), après que celle-ci a divorcé de son époux le comte James de Pourtalès4.

Le 3 septembre 1984, il meurt des suites d'un malaise cardiaque au château du Marais.

Ouvrages

  • L’Europe dans ses rapports avec l'ONU et les autres organismes internationaux, Nancy 1952
  • L’Atome, notre destin, Paris 1955
  • Hier et aujourd'hui : 1974, Paris 1975.
  • Le Miroir de Talleyrand (1976)
  • Mémoires d'action 1924-1974, présenté par Éric Roussel., Paris, Plon, 1988

Décorations

Quelques décorations de Gaston Palewski
  • Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de la Légion d'honneur
  • Compagnon de la Libération(17 janvier 1946)
  • Croix de guerre 1939-1945 2 citations
  • Médaille coloniale avec agrafe « Éthiopie »
  • Croix du combattant volontaire 39/45
  • Grand-croix de la Couronne de Belgique
  • Croix de guerre belge
  • Mérite chérifien
  • Grand-croix de l’Étoile d’Éthiopie
  • Chevalier grand-croix de l'ordre du Mérite de la République italienne

Distinctions

  • Grande médaille d'argent de l'Aéro-Club de France en 1931

Bibliographie

Sources primaires

Les papiers personnels de Gaston Palewski sont conservés aux Archives nationales sous la cote 547AP5

Monographie

  • Jacques Bernot, Gaston Palewski : Premier baron du gaullisme, François-Xavier de Guibert, 2010 (ISBN 9782755404173)

Notes et références

  1. Voir la liste des ministres français de la Recherche et des Technologies.
  2. « Les incidences environnementales et sanitaires des essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1996 et les éléments de comparaison avec les essais des autres puissances nucléaires » [archive], sur senat.fr (consulté le 18 novembre 2015)
  3. https://www.senat.fr/evenement/archives/D20/conseil.html [archive]
  4. (Nelly Kaprièlan, Le Gang Mitford - "Vogue", juin/juillet 2010)… Nancy Mitford mourra en 1973 d'une tumeur cancéreuse au foie
  5. « Salle des inventaires virtuelle » [archive], sur culture.gouv.fr (consulté le 18 novembre 2015)

Voir aussi

Liens externes

  • Notices d'autorité

 

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09 février 2019

Grudet Fernande

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Madame Claude

 

 

Madame Claude

fernande

Nom de naissance Fernande Grudet
Naissance 6 juillet 1923
Angers
Décès 19 décembre 2015 (à 92 ans)
Nice
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Proxénète

Fernande Grudet, dite Madame Claude, née le 6 juillet 1923 à Angers et morte le 19 décembre 20151 à Nice, est une proxénète française qui, dans les années 1960-1970, était à la tête d'un réseau de prostitution qui travaillait pour des dignitaires de gouvernements, des diplomates et des hauts fonctionnaires.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Jeunesse et formation
    • 1.2 Prostitution et proxénétisme
  • 2 Enquêtes et adaptations
  • 3 Publications
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Émissions radiophoniques
    • 5.3 Article connexe

Biographie

Jeunesse et formation

Fernande Grudet s'invente une vie dans Allô, oui ou les Mémoires de Madame Claude (1975), signés Jacques Quoirez et qui sont truffés de mensonges et d'affabulations. Alors qu'elle a des origines modestes2, elle affirme être née dans une famille bourgeoise, avoir reçu une éducation très stricte chez les sœurs Visitandines. Elle y raconte également que son père était un industriel alors qu'il tenait un café rue Diderot à Angers et vendait des sandwiches à la gare pour subvenir aux besoins de sa famille3.

Du couple Grudet naissent deux filles : Joséphine, la première fille, qui meurt en 1924, à l'âge de 19 ans, puis Fernande en 1923. Elle raconte également que son père résistant meurt sous l'Occupation alors qu'il décède à l'hôpital à 58 ans, le 26 janvier 1941, d'un cancer du larynx4. Fernande, âgée de 18 ans, enterre son père ; sa mère est avec elle. Elle est élève à l'institution Jeanne-d'Arc puis à l'Immaculée-Conception d'Angers4.

Fernande raconte également avoir eu une fille d'un résistant mort en déportation et qui fut élevée par sa grand-mère en province. Elle s'invente un passé de Résistance déportée au camp de Ravensbrück où elle aurait sauvé, grâce à un médecin du camp tombé sous son charme, Geneviève de Gaulle5.

Prostitution et proxénétisme

Fille-mère, elle s’installe à Paris et prend le pseudonyme de Claude, genre indéterminé qui manifeste peut-être une manière de neutralité sexuelle5. Elle fréquente les milieux du banditisme et se prostitue4. Elle monte, à la fin des années 1950, son entreprise de prostitution de luxe qu'elle anime par téléphone depuis son appartement de la rue de Marignan. Les prestations de luxe sont réservées à une élite sociale qui a les moyens de payer ses filles qui travaillent dans une maison close située au 32 rue de Boulainvilliers dans le 16e arrondissement de Paris4. Pendant vingt ans, elle règne sur un groupe de cinq cents filles, les fait s'habiller en robes de grands couturiers et recourir à la chirurgie esthétique2. Selon un ancien habitué, Mme Claude recrutait parmi les filles qui avaient échoué à devenir mannequins ou actrices. « Claude réglait toutes les factures, Dior, Vuitton, les coiffeurs, les médecins, et les filles devaient ensuite travailler pour la rembourser », explique Françoise Fabian qui a incarné la mère maquerelle en 1977. « C'était de la servitude sexuelle dans laquelle Claude prenait 30 % au passage. Elle aurait pris plus, mais elle disait que les filles l'auraient trahie si elle l'avait fait »6. Elle réprouve cependant le terme de « proxénétisme » et affirme leur donner une éducation pour fréquenter les dîners mondains en compagnie d'hommes importants (politiques, princes, chefs d'entreprises, etc.). Elle bénéficie à l'époque de la clémence de la police, pour les comptes rendus donnés à la brigade mondaine et au SDECE7.

Cette vie tissée de mensonges perd de son lustre avec l’arrivée de Valéry Giscard d'Estaing au pouvoir et de Michel Poniatowski à la tête du ministère de l'Intérieur. À partir de 1976, le juge Jean-Louis Bruguière entreprend de démanteler le réseau ; le proxénétisme est sévèrement réprimé et Madame Claude est poursuivie par le fisc, qui lui réclame onze millions de francs, ses gains mensuels étant estimés à 70 000 francs, à quoi s'ajoutent les cadeaux en nature, bijoux, fourrures, automobiles8 ; condamnée cette même année, elle épouse un Suisse pour obtenir sa nationalité puis s’enfuit aux États-Unis en juin 19772. Elle prend le nom de Claude Tolmatcheff et ouvre une pâtisserie à Pacific Palisades (Los Angeles). Elle se remarie ensuite avec un barman homosexuel afin d'obtenir la carte verte, ouvre un restaurant, Le Canard, et se fait appeler Claude Cook7. Elle est finalement dénoncée aux services de l'immigration. Persuadée qu'il y a prescription en ce qui concerne ses ennuis fiscaux, elle revient en France, en 1985, est arrêtée et purge une peine de quatre mois de prison. À sa sortie de prison, elle devient vendeuse de jeans dans une boutique de la rue Dauphine. En 1991, elle tente de monter un nouveau réseau de prostitution avec une douzaine de filles dans un appartement du quartier du Marais7. Poursuivie par la justice pour proxénétisme aggravé en 1992, elle est condamnée à six mois de prison ferme, trente mois avec sursis et un million de francs d'amende pour proxénétisme aggravé. Ayant fait appel, la chambre de la cour d'appel de Paris confirme la condamnation le 4 février 1993, à trois ans d'emprisonnement dont trente mois avec sursis, à cinq ans d'interdiction de séjour et autant de privation des droits civiques9. Elle était défendue par Me Francis Szpiner. Elle est incarcérée à la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis2 pendant dix mois puis s'installe quelque temps dans la Beauce. À partir de 2000, Fernande Grudet vit en recluse dans un petit appartement sur la Côte d’Azur. Elle tente de revoir sa fille, en vain. Elle subit un accident vasculaire cérébral en 2013 et décède en 2015 à l'hôpital de Nice7,2.

Outre l'impunité dont elle a bénéficié durant bien des années, le succès de son entreprise est dû à plusieurs facteurs et en particulier à deux éléments. D'abord, à la différence de la prostitution « classique » s'exerçant dans un lieu déterminé, Madame Claude a perfectionné, pour ne pas dire inauguré, un système consistant à mettre en relation des jeunes femmes, tout à fait averties et sélectionnées avant tout pour leur allure et leur minimum de culture, avec une clientèle aisée, et ce, par le biais du téléphone (d'où le nom de « call-girls » donné à ces jeunes femmes) évitant ainsi le plus souvent à Madame Claude tout contact avec la clientèle. Les témoignages d'anciens policiers de l'ex-Brigade mondaine ont confirmé cette protection à l'occasion de l'émission Un jour, un destin sur France 210.[réf. nécessaire]

Mais surtout, loin d'être une proxénète classique (elle n'a jamais fait l'objet d'une plainte de la part des personnes de son réseau), elle a souvent permis à celles qui l'ont quittée de le faire sans difficulté pour continuer souvent une carrière d'actrice, de chef d'entreprise ou simplement une vie d'épouse d'un ancien client fortuné.[réf. nécessaire]

Différentes personnalités politiques auraient fait partie de sa clientèle, comme le président américain John F. Kennedy, Moshé Dayan ou le guide libyen Mouammar Kadhafi, mais aussi des célébrités du grand banditisme et de l'administration policière qui auraient assuré sa protection. Elle s'est liée avec des personnages d'origines les plus diverses, parmi lesquels Pierrot le Fou, Marlon Brando ou encore le neveu du roi Farouk, le milliardaire égyptien Ibrahimi6.

Les confidences sur l'oreiller, transmises par Madame Claude aux services secrets, la mettaient à l'abri de tout désagrément[réf. nécessaire]. Cette situation perdura jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing.

À cette époque, les nouvelles dispositions législatives prises à l'encontre de la prostitution, se concrétisent par la fermeture de tous les hôtels de passe, mais aussi des « maisons » connues, comme celle de Madame Billy, autre pourvoyeuse de plaisirs pour la jet-set de l'époque[réf. nécessaire].

Enquêtes et adaptations

L'histoire de Madame Claude et de son réseau a inspiré des auteurs et des cinéastes.

  • Le livre d'Élisabeth Antébi et Anne Florentin, Les Filles de Madame Claude est le premier du genre à retracer l'ascension de Madame Claude et la vie quotidienne de ses « pensionnaires ».
  • Le film Le Téléphone rose (1975) d'Édouard Molinaro lui fait référence.
  • Elle est un personnage non visible du film Le Professionnel (1981) de Georges Lautner, passant un coup de téléphone à Doris Frederiksen.
  • Sa vie a été adaptée dans le film Madame Claude par le réalisateur Just Jaeckin en 1977. Une suite intitulée Madame Claude 2 est réalisée par François Mimet en 1981.
  • Une série d'ouvrages érotiques est éditée dans les années 1980 dans la collection « Les dossiers secrets de Madame Claude » (éditions E1).
  • En 1995, le documentaire Les Confessions de Madame Claude, réalisé par Patrick Meadeb, où Madame Claude se livre, face à la caméra, à Isabelle Morini-Bosc, connait un record d'audience sur TF1.
  • En 2010, l'émission Un jour, un destin Madame Claude : sexe, mensonges et secrets d’État, diffusée le mardi 14 septembre 2010, 22 h 55 sur France 2, retrace la vie de Madame Claude.

Publications

  • 1986 : Claude Grudet, Le meilleur c'est l'autre, éditions Jacob Duvernet
  • 1994 : Claude Grudet, Madam, éditions Michel Lafon Dans cette « histoire de Madame Claude par Madame Claude » largement fantasmée, celle-ci s'invente une famille, trois frères (elle n'en avait pas) élevés chez les Jésuites, un père ingénieur (alors qu'il était ouvrier) et raconte qu'elle a été déportée durant la guerre, alors que son nom n'apparaît dans aucun camp de concentration.

Notes et références

  1. Charlotte Oberti, « Mort de la proxénète Madame Claude, trafiquante de "vice joli" » [archive], sur france24.com, 22 décembre 2015
  2. a, b, c, d et e Caroline Desorbay, « Mais qui était Madame Claude ? » [archive], sur lavenir.net, 27 octobre 2011.
  3. Claude Cancès, La Brigade mondaine, Éditions Flammarion, 2014, p. 47
  4. a, b, c et d Meriem Lay, Madame Claude, sexe, mensonges et secrets d'État, documentaire diffusé sur France 2, le 7 octobre 2011.
  5. a et b Serge Koster, Le sexe et l'argent, Melville, 2009, p. 77
  6. a et b Voir sur Jeuneafrique.com. [archive]
  7. a, b, c et d Dany Jucaud, « Madame Claude, Madame 30 % », Paris Match, semaine du 31 décembre au 6 janvier 2015, pages 32-35.
  8. Véronique Willemin, La mondaine : histoire et archives de la police des mœurs, Hoëbeke, 2009, p. 221
  9. Véronique Willemin, La mondaine : histoire et archives de la police des mœurs, Hoëbeke, 2009, p. 224
  10. Rediffusée le 7 octobre 2011.

Annexes

Bibliographie

  • 1974 : Élisabeth Antébi et Anne Florentin, Les Filles de Madame Claude, Stock-Julliard

Émissions radiophoniques

  • « Madame Claude, la reine de la prostitution » le 8 janvier 2016 dans L'Heure du crime de Jacques Pradel sur RTL.
  • « Madame Claude ou la vie rêvée de Fernande Grudet », Affaires sensibles, France Inter, 7 avril 2017 [1] [archive].

Article connexe

  • Deborah Jeane Palfrey

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08 février 2019

Émeriau de Beauverger Maxime Julien

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Maxime Julien Émeriau de Beauverger

 

 

Maxime Julien Émeriau de Beauverger

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Maxime Julien Émeriau de Beauverger, préfet maritime puis commandant de l'escadre de Toulon, lithographie de J. Fuhr.

Naissance 20 octobre 1762
à Carhaix
Décès 2 février 1845
à Toulon
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Marine impériale
Grade Vice-amiral
Années de service 1776-1816
Commandement Différents vaisseaux et divisions
Armée navale de la Méditerranée
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Guerres de la Révolution
Faits d'armes Bataille d'Ouessant
Prise de la Grenade
Siège de Savannah, Bataille du cap Noli
Bataille d'Aboukir
Distinctions Grand Croix de la Légion d'honneur
Ordre de Cincinnatus
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile : 21e colonne.
Autres fonctions Préfet maritime
Pair de France

Maxime Julien Émeriau1 de Beauverger, né à Carhaix (Finistère), en France, le 20 octobre 1762, mort à Toulon le 2 février 1845, est un officier de marine qui, ayant commencé comme mousse dans la Marine royale française a fait une brillante carrière qui l'a mené, sous la Révolution, puis sous l'Empire, au grade d'amiral et à la Pairie de France. Son père, un petit noble breton était receveur des devoirs de campagne au département de Carhaix et sa mère, Suzanne Pourcelet, était la fille d'un maire de Carhaix et la sœur d'un bailli du Roi et subdélégué de l'Intendance de la Province.

Sommaire

  • 1 La guerre d'Amérique
  • 2 Les guerres de la Révolution
  • 3 Préfet maritime puis commandant en chef à Toulon
  • 4 Décorations et titres
  • 5 Hommage, honneurs, mentions,...
  • 6 Sources
  • 7 Notes et références
  • 8 Article connexe
  • 9 Liens externes

La guerre d'Amérique

Descendant d'une ancienne famille réputée être d'origine écossaise, il commença sa carrière à moins de treize ans dans la Marine royale comme volontaire en septembre 1775 sur le transport malouin, la Silphe. En août 1778, il sert ensuite sur le vaisseau L'Intrépide au sein de la flotte du comte d'Orvilliers et participe à la bataille d'Ouessant en 1778. Il passe ensuite comme enseigne de vaisseau deux ans sur le vaisseau le Diadème au sein de l'escadre aux ordres de l'amiral d'Estaing et participe à toute la campagne d'Amérique : prise de la Grenade en juillet 1779 où il est blessé, puis au opération de Savannah lors de laquelle il est de nouveau blessé, cette fois à l'œil. Il sert sous La Motte Picquet au combat de la baie du Fort-Royal, à la Martinique (1781). Nommé lieutenant de frégate à 19 ans, il fait la campagne sous le comte de Grasse comme officier d'état-major, sur différents vaisseaux dont le Triomphant ; en avril 1782, il participe notamment aux combats de l'île Saint-Christophe ; il subit encore deux blessures lors de la bataille des Saintes.

Le Congrès des États-Unis lui confère, à dix-huit ans, la prestigieuse décoration de la croix de l'Ordre de Cincinnatus. À la paix, il navigue quelque temps comme capitaine au commerce sur la Marie-Hélène de Morlaix sur lequel il est second capitaine quand il va à Lisbonne et en revient, lors d'une campagne de 5 mois.
Comme beaucoup des anciens officiers bleus de la guerre d'Amérique, il est réintégré en 1786 comme sous-lieutenant de vaisseau. Il effectue plusieurs campagnes à destination des Antilles successivement sur les flûtes le Chameau et le Mulet ainsi que sur le vaisseau le Patriote puis la frégate la Fine jusqu'en 1791.

Les guerres de la Révolution

Juste revenu en Bretagne à l'été 1789, il repart à la Martinique sur une frégate, puis, lorsqu'il revient à Brest, il obtient de la commune de Brest un certificat de civisme, ce qui indique qu'il accepte le nouveau régime.
Il est promu lieutenant de vaisseau au 1er janvier 1792 et commande la corvette le Cerf en 1793.

Commandant la corvette, l'Embuscade à partir de septembre 1793, il est présent à Saint-Domingue au moment de la révolte des esclaves qu'il doit combattre à terre à plusieurs reprises. La ville de Cap Français (Saint Domingue/Haïti). ayant été incendiée, il convoie les réfugiés vers New-York.
Il y supervise l'achat de 50 000 barils de farine de blé et autres denrées, alors que la France est menacée par la famine. Son vaisseau participe à l'escorte du grand convoi de 400 navires de commerce d'Amérique jusqu'à Brest sous les ordres du contre-amiral Van Stabel.
Le 7 décembre 1794, il est promu capitaine de vaisseau et commande successivement les vaisseaux de 74 Le Conquérant et Le Timoléon au sein de l'escadre de la Méditerranée sous les ordres de l'amiral Pierre Martin. La fiche de son dossier de promotion, signée par l'amiral Villaret de Joyeuse porte : "Ses mœurs sont dures, il n'est enclin, ni au vin, ni au jeu, remplit ses devoirs avec la plus grande exactitude, il est aimé des équipages."
Il participe à plusieurs batailles navales : bataille du Cap Noli, celle des îles d'Hyères, etc.
Repositionné dans l'Atlantique, Il commande ensuite le vaisseau le Jemmapes et participe à l'expédition d'Irlande (1796).
Nommé chef de division au début de 1797, il est désigné commandant du flambant neuf Spartiate qui est incorporé à la flotte de l'amiral Brueys destinée à assurer le transport des troupes et la protection de l'armée du général Bonaparte lors de l'expédition d'Égypte. Le 19 mai 1798 (30 floréal) le corps expéditionnaire français quitte Toulon, et s'empare au passage de Malte le 11 juin. C'est Le Spartiate qui force le premier l'accès au port de La Valette.

Puis le corps expéditionnaire poursuit sa route échappant miraculeusement à la chasse lancée par Nelson et débarque à Alexandrie le 1er juillet.

La Bataille du Nil, 1er août 1798, Nicholas Pocock, 1808, National Maritime Museum

Le 1er août 1798, Nelson surprend la flotte que Brueys avait aligné à l'ancre, derrière la flèche d'Aboukir, à quelques miles d'Alexandrie. Malgré l'heure avancée l'amiral anglais attaque aussitôt: c'est la 1re bataille d'Aboukir. Les vaisseaux français sont attaqués un par un, des deux bords, de façon croisée, comme au casse-pipe, par les navires anglais dont la moitié s'est glissée entre la côte et la ligne d'ancrage, et l'autre remonte la ligne côté large. Emeriau sur Le Spartiate, troisième de la ligne de bataille, est au cœur de l'action où il s'illustre remarquablement. Après avoir été encore blessé deux fois, résisté plusieurs heures à des vaisseaux ennemis qui faisaient croiser leurs feux sur le Spartiate, touché sous la ligne de flottaison par 49 impacts côté bâbord et 27 côté tribord, Emeriau est contraint d'amener son drapeau, le nouveau pavillon tricolore de la République. Il aura auparavant rendu coup pour coup au Vanguard sur lequel se trouvait l'amiral Nelson. Celui-ci ordonna qu'on rende son épée « à un homme si digne de la porter. »
Libéré en novembre et il est affecté à terre à Toulon pour se remettre de ses blessures.
Promu contre-amiral en juillet 1802, il commande une escadre sur le 80 canons L'Indomptable lors de la désastreuse expédition de Saint-Domingue et assure la défense de Port-au-Prince. Il rentre en France après avoir échappé de peu à une puissante flotte anglaise.
En juin 1803, il commande à Ostende une division de la flottille préparée pour l'invasion de la Grande-Bretagne projetée par Napoléon Bonaparte, mais le projet est abandonné. A nouveau, chef de division où il se retrouve sur le Jemmapes, il est chargé de mener une flotte de Lorient à Rochefort, en dépit du Blocus continental.

Préfet maritime puis commandant en chef à Toulon

Maurice-Julien Emériau, comte de l'Empire, né le 20 octobre 1762 (et non 1763) à Carhaix, Justine Lesuire, Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Rueil-Malmaison.

Il est nommé, fin 1803, préfet maritime de la 6e région maritime, à Toulon, où il laisse le souvenir d'un bon administrateur. Début 1811, il prend le commandement en chef de l'escadre de la Méditerranée en tant que vice-amiral. La flotte est bloquée en rade par la grande escadre britannique aux ordres de l'amiral Lord Exmouth (Edward Pellew) jusqu'à la fin de l'Empire et il ne pourra envoyer occasionnellement en mission que quelques petites divisions, le plus souvent limitées à quelques frégates.
En octobre 1809, il se marie avec Marie Anne Barbe Victoire Lemaistre, fille d'un commissaire écrivain de la marine, et dont il adopte les deux enfants issus d'une union précédente. Ceux feront une carrière dans la Marine royale. Il lui naît une fille.
Dans les premiers mois de 1812, Napoléon le fait venir à Paris pour, officiellement, participer à un conseil de guerre ; en fait l'Empereur fatigué de Denis Decrès veut sonder Émeriau comme possible successeur du ministre. Toutefois, probablement jugé trop indépendant et trop peu courtisan, il ne sera pas retenu et reprendra son commandement à Toulon en avril 1812 : Decrès a sauvé sa place.
En 1813, il est nommé inspecteur général des côtes de la Ligurie et dut déployer beaucoup d'habileté pour amener les Anglais à ne pas poursuivre une attaque à Toulon, alors qu'il n'y avait que 1 800 hommes contre 20 000.
À la chute de l'Empire, il négocia avec l'amiral Lord Exmouth pour obtenir un armistice et la libération de 4 000 prisonniers. Ainsi, la flotte de Toulon ne fut pas livrée, mais seulement désarmée.
Il garde son commandement lors de la Première Restauration et se voit attribuer la croix de Saint-Louis le 8 juin 1814.

Il est nommé Pair de France lors des Cent-Jours sans avoir le temps de siéger, mais cela est pris comme prétexte pour sa mise en retraite en 1816 par la Seconde Restauration. Malgré ses courriers et demandes d'audience, il resta en disgrâce, ayant pourtant offert de servir à la tête d'une escadre ou comme gouverneur de la Guadeloupe ou comme conseiller d'État. La Monarchie de Juillet le fit de nouveau Pair de France en 1831, mais il ne se mit guère en valeur.

Son nom est sur l'Arc de triomphe (pilier sud).

Émeriau de Beauverger était franc-maçon, membre de quatre Loges : "la Mère Loge Écossaise" et "Paix et Parfaite Union" de Toulon, "L'Amitié à l'Épreuve" et "Les Amis Fidèles de Saint Napoléon" à Marseille.

Lors de l'expédition de Nicolas Baudin dans les mers australes de 1800 à 1803, on nomma Île Émeriau, ce qui fut reconnu comme un cap en 1821 et rebaptisé Emeriau Point sur la carte de l'Australie.

Décorations et titres

  • Grand-croix de la Légion d'honneur
  • Grand-croix de l'Ordre de la Réunion
  • Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer
  • Chevalier de l'ordre de Saint-Louis
  • membre de l'Ordre de Cincinnatus
  • Comte de l'Empire
  • Préfet maritime
  • Pair de France des Cent-Jours
  • Pair de France de la Monarchie de Juillet

Hommage, honneurs, mentions,...

21e colonne de l’arc de triomphe de l’Étoile.
  • Le nom de EMERIAU est gravé au côté Sud (21e colonne) de l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

Sources

  • Bernard Le Nail, « Le vice-amiral Émeriau, gloire carhaisienne », dans Bulletin de l'Association bretonne, t. CX, 2002, 128e congrès, Carhaix, 21-24 juin 2001, p. 237-243.
  • Six (Georges), Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, Librairie historique et nobiliaire Georges Saffroy, Paris, 1934.
  • François Jaffrennou (Taldir), Histoire d'Émeriau de Carhaix], le mousse qui devint amiral, La Presse de Bretagne, Rennes, 1929.
  • Dictionnaire des marins francs-maçons (sous la direction de Jean Marc Van Hille), Éditions le Phare de Misaine, Nantes, 2008.
  • Dictionnaire biographique illustré : le Finistère, 1911.

Notes et références

  1. L'orthographe de son nom apparaît sous différentes formes selon les documents: "Emériau", "Emeriaud", "Emerieau", et "Beauverger" est parfois mentionné comme "Boisverger" et aussi comme Maurice Julien.

Article connexe

  • Marins d'Empire

Liens externes

  • Notices d'autorité

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07 février 2019

Hugo Jean

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Jean Hugo

jean


Jean Hugo
Naissance
19 novembre 1894


16e arrondissement de Paris

Décès
21 juin 1984

(à 89 ans)
Lunel

Nationalité
Français
Activité
Peintre
Formation
Lycée Condorcet
Elizabeth College (en)
Lieu de travail
Amsterdam (1944)
Père
Georges-Victor Hugo
Mère
Pauline Ménard-Dorian
Conjoint
Valentine Hugo
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918

Jean Hugo, né le 19 novembre 1894 à Paris 16e et mort le 22 juin 1984 au mas de Fourques, à Lunel, est un peintre, décorateur, illustrateur et écrivain français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille
    • 1.2 Première Guerre mondiale : expérience du combat, naissance d'une vocation
    • 1.3 Un familier des milieux artistiques
    • 1.4 Conversion au catholicisme
    • 1.5 Carrière artistique
    • 1.6 Ascendance
  • 2 Citation
  • 3 Bibliographie
  • 4 Notes et réfé[5]rences
  • 5 Liens externes

Biographie

Famille

Arrière-petit-fils de Victor Hugo et du maître de forges et ministre des Travaux publics du gouvernement de la Défense nationale, Pierre-Frédéric Dorian, petit-fils du journaliste Charles Hugo, fils du peintre Georges Hugo dit Georges Victor-Hugo et de Pauline Ménard-Dorian. Il est le frère de Marguerite, qui hérita du mas de Malherbes à Aimargues.

Il se maria une première fois civilement en 1919 avec Valentine Gross, peintre et illustratrice, et une seconde fois civilement et religieusement en 1949 avec Lauretta Hope-Nicholson (1919-2005), dont il a deux fils et cinq filles1.

Première Guerre mondiale : expérience du combat, naissance d'une vocation

Le 4 septembre 1914, Jean Hugo est affecté au 36e R.I. à Caen. En avril 1915, il est promu au grade de sergent. Le 24 mai, son régiment part pour l’Artois. Il est blessé à La Targette, non loin de Neuville-Saint-Vaast. Le 11 octobre 1915, il est renvoyé au front. Le 14 novembre, il arrive à Fontaine-lès-Cappy puis à Foucaucourt-en-Santerre. Il participa à la Bataille de la Somme et à la Bataille de Verdun au cours de laquelle il fut nommé sous-lieutenant. Après les mutineries de 1917, il parvint à se faire affecter à la 1re division américaine, c'est ainsi qu'il participa à la Bataille de Cantigny près de Montdidier (Somme), en mai 1918. Son attitude courageuse fit qu'on lui décerna Distinguished Service Cross. C'est au cours de la Grande Guerre que naquit sa vocation artistique.

Un familier des milieux artistiques

Après avoir participé à la Première Guerre mondiale, Il était l'ami de Jean Cocteau et d'Erik Satie qui furent témoins de son premier mariage2, de Raymond Radiguet, de Pablo Picasso, de Paul Éluard, de Max Jacob, de Maurice Sachs et de Blaise Cendrars, de Georges Auric, de Francis Poulenc, de Marie Bell et de Carl Theodor Dreyer (dont il dessina les décors et les costumes de La Passion de Jeanne d'Arc), de Marie-Laure de Noailles, de Louise de Vilmorin, de Frédéric Jacques Temple, de Bruno Collin, de Jacques Maritain et du père Alex-Ceslas Rzewuski, de l'abbé Arthur Mugnier, de Cecil Beaton et de Winifred Nicholson, de Denyse de Bravura, de Christian Bérard qui lui présenta Carmel Snow du magazine américain Harper's Bazar2et de Fanfonne Guillierme.

Conversion au catholicisme

Il reçut très souvent chez lui, à partir des années 1930, au mas de Fourques son ami Jean Bourgoint qu'il aida à se désintoxiquer et qui devint son confident. Il l'aida à rédiger sa correspondance. Il a dit de lui : « Dieu lui avait tout retiré, Dieu lui a tout rendu », quand Jean Bourgoint devint frère Pascal, moine de Cîteaux. Lui-même se convertit au catholicisme et se rendit à la messe quotidiennement, jusqu'à la fin de sa vie.

Carrière artistique

Dès le milieu des années 1930, il est exposé dans la galerie Pierre Colle2. De nos jours, ses œuvres ont été exposées au Musée Barnes de Philadelphie, à Londres, à Tokyo, à Toronto, à Paris, à Marseille et au Musée Fabre de Montpellier. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, il illustre une édition publié en hommage à Max Jacob avec son ouvrage Le Cornet à Dés2.

Deux volumes de ses Mémoires ont été publiés, Avant d'oublier (Fayard, 1976) et Le Regard de la Mémoire (1914-1945) (Actes Sud, 1983). Les souvenirs de Jean Hugo donnent un éclairage de première importance sur la vie intellectuelle et artistique des années folles et des années 1930, dont Hugo a rencontré les principaux représentants.

Il est inhumé au cimetière Saint-Gérard de Lunel.

Ascendance

Ascendance de Jean Hugo
Jean HUGO Père : Georges HUGO
(16/08/1868-05/02/1925)
Grand-père paternel : Charles HUGO
(04/11/1826-13/03/1871)
Arrière-grand-père paternel : Victor Marie HUGO
(26/02/1802-22/05/1885)
Arrière-grand-mère paternelle : Adèle Julie FOUCHER
(27/09/1803-27/08/1868)
Grand-mère paternelle : Alice LEHAENE Arrière-grand-père paternel : Jules LEHAENE
Arrière-grand-mère paternelle : Louise BOIS
Mère : Pauline MENARD-DORIAN
(21/07/1870-24/12/1941)
Grand-père maternel : Paul-François MENARD
(26/04/1846-16/04/1907)
Arrière-grand-père maternel : Saint-Martin MENARD
(14/04/1813-2/01/1889)
Arrière-grand-mère maternelle : Eugénie MEDARD
(6/04/1826-13/10/1890)
Grand-mère maternelle : Louise-Aline DORIAN
(1850-1929)
Arrière-grand-père maternel : Pierre-Frédéric DORIAN
(24/01/1814-14/04/1873)
Arrière-grand-mère maternelle : Frédérique Caroline HOLTZER
(1828-1890)

Citation

« Jean Hugo a mêlé son calme presque monstrueux au tumulte des entreprises de notre jeunesse. II était, il reste l'image même de cette modestie parfaite des enlumineurs, chez qui la vérité quotidienne l'emporte sur les grâces décoratives. Sa main puissante, son gros œil jupitérien, son olympisme en quelque sorte, n'usent pas de foudres, mais de petites gouaches si vastes qu'on dirait que leur taille résulte d'un simple phénomène de perspective. Oui, c'est à distance qu'il semble voir la mer de Bretagne, et la garrigue par le gros bout de la lorgnette, ce qui ne l'empêche pas d'attirer autour de nous la mystérieuse odeur des algues et des simples. Jean Hugo, paysan subtil, moine médiéval, chasse l'ange du bizarre à force de connaitre ses ruses par cœur. »

— Jean Cocteau.

« Je l'ai connu intimement. C'était un être étrange, admirable, un mystique, un amoureux, un grand artiste, qui sans doute péchait par excès de modestie. Il avait été un peu fatigué de la gloire par son propre nom, qui était extrêmement lourd. [...] Jean Hugo a donc passé sa jeunesse dans ce monde doré des grandes familles de la Troisième République, les Berthelot, les Favre, les Renan, les Daudet, monde dont il s'est écarté pour venir vivre assez solitaire à Lunel. Ses œuvres sont beaucoup plus connues, et prisées, en Amérique qu'en France, où il souffre encore un peu d'être éclipsé par son nom. Je le considère comme un grand peintre, et un grand peintre relativement méconnu. S'il n'avait pas trouvé des gens qui s'occupent de sa publicité, il n'aurait jamais vendu un seul tableau. Picasso, qui était son bon ami, lui disait « Tu ne fais rien pour ta gloire. » Il ne faisait rien, en effet – il se laissait faire. Encore une fois, c'était un être pur. Si le mot d'innocence peut s'appliquer à quelqu'un, c'est à lui. Il était très beau, et d'une vitalité prodigieuse - j'oserais dire hugolesque. Il était assez détaché pour ne pas s'installer dans son propre nom, si je puis dire - tout en vouant une admiration inconditionnelle au grand ancêtre, dont il connaissait l’œuvre à fond. »

— Gustave Thibon3.

« C'est très net, finement dessiné. Le grand-père affectionnait le burg, le petit-fils préfère le mas, la petite maison sans complication, aux toits et aux murs faits pour le soleil. Et dans ces coins de Provence, si petits si familiers, où l'on croit être transporté soi-même voici que surgissent des centaures, coiffés de chapeaux plus ou moins pointus. L'idée de ces centaures est venue des gardians de la Camargue. Il y a aussi une femme qui se change en jument sous l'œil de son propriétaire. D'où vient cette drôlerie? Et cet oiseau perché qui a une tête de femme ! Ce mélange de mythologie et de réalité provinciale est curieux avec une telle ascendance romantique.(...) Enfin je l'ai aperçu et je l'ai trouvé bien de visage, il ne peut plus supporter la ville, veut la campagne, il a exprimé le désir de me voir, il va se rendre à La Chapelle, chez les Jean de Moustier! »

— Abbé Arthur Mugnier4

« Le tempérament artistique de Jean Hugo se tient en dehors de toutes les modes. L'œuvre de Jean Hugo fait songer aux merveilleux résultats que produirait le délassement de quelque prince des temps anciens, tel qu'on en trouve dans les Contes des Mille et une Nuits. »

— Paul Morand.

« Son grand œuvre, plus grand que sa peinture et ses écrits, c’est lui, c’est sa vie. »

— Henri Gourdin.

Bibliographie

  • Jean Bourgoint, Le Retour de l'enfant terrible : Lettres 1923-1966, écrit avec Jean Hugo et Jean Mouton, Desclée de Brouwer, (ISBN 2-220-02010-X)
  • Richard Wattenmaker, The Art of Jean Hugo, Art Gallery of Ontario, 1973
  • Jean Hugo, Voyage à Moscou et Léningrad, Cercle d'Art, 1953
  • Jean Hugo, Voyage à Moscou et Léningrad, Actes Sud, 1994
  • Jean Hugo et Jean Cocteau, Correspondance, présentée par Brigitte Borsaro et Pierre Caizergues, 1995
  • Marie Rouanet, Murmures pour Jean Hugo, 2013
  • Henri Gourdin, Les Hugo, Grasset 2016
  • Henri Gourdin, Jean Hugo. Un pays selon mon goût, Les Editions de Paris, 2018

Notes et références

  1. arbre généalogique, famille Hugo [archive]
  2. a b c et d Musée Christian-Dior Granville, Florence Müller et al., Dior, le bal des artistes, Versailles, ArtLys, mai 2011, 111 p. (ISBN 978-2854954418, présentation en ligne [archive]), « Hugo Jean (1894 - 1984) », p. 67
  3. Source : Entretiens avec Gustave Thibon, Philippe Barthelet, Éditions du Rocher, Monaco, 2001.
  4. Source : Journal de l'abbé Mugnier, coll Le Temps retrouvé, Mercure de France, 1985
  5. S.Bourlard-Colin, Georges Guarracino, UNE FAMILLE, LES HUGO, Marseille, Musée Borely, 1985, 143 p., p. Illustrations 56

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Moreau Louis-Gabriel

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Louis-Gabriel Moreau

 

 

Louis-Gabriel Moreau

L'Isle-Adam_-_Chateau_des_Conti

Vue du château des Conti

Naissance
1740


Paris

Décès
12 octobre 1806


Paris

Activités
Peintre, dessinateur, aquafortiste
Fratrie
Jean-Michel Moreau

Louis-Gabriel Moreau, dit l’Aîné1, né en 1740 (avant le 24 avril) à Paris où il est mort le 12 octobre 1806, est un dessinateur, aquafortiste et peintre français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Collections publiques
  • 3 Notes et références
  • 4 Annexes
    • 4.1 Liens externes

Biographie

Élève de Pierre-Antoine de Machy, Moreau l’aîné expose pour la première fois en 1760.

Reçu à l’Académie de Saint-Luc en 1764 il échoue à se faire admettre à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1787 et 1788. Peintre ordinaire du comte d’Artois, il obtient un logement au palais du Louvre et continue d’exposer des vues de ruines jusqu’à la Révolution.

On retrouve dans l'œuvre de Moreau l'Aîné quelques ressemblances avec la peinture de Claude-Louis Châtelet,[réf. nécessaire] l'un des peintres favoris de la reine Marie-Antoinette.

À la création du musée du Louvre, Moreau l’aîné y travaille comme conservateur et restaurateur.

Collections publiques

  • musée du Louvre, Paris
    • Peinture
      • Paysage. Cabane dans un bois
      • Vue des coteaux de Bellevue prise du parc de Saint Cloud
      • Vue du château de Vincennes prise des hauteurs de Montreuil
    • Dessin
      • Intérieur d'un parc sauvage
      • La Promenade
      • Vue du château de Valençay, et au premier plan des promeneurs
      • Vue du château de Valençay, prise des terrasses, et couple de promeneurs
    • Miniature
      • Le Parc de Saint-Cloud, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
      • Le Portique : plusieurs personnages pénétrant sous un portique, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Musée Magnin, Dijon
    • L’Allée
    • Paysage, effet de soir tombant
  • Musée des beaux-arts de Rouen
    • Paysage au grand fleuve

Notes et références

  1. Pour le distinguer de Jean-Michel Moreau, dit le jeune, son frère puîné.

Annexes

Liens externes

  • Notices d'autorité

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06 février 2019

de Montalembert Charles

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Charles de Montalembert

 

Charles de Montalembert

Charles_Forbes_René_de_Montalembert

Peinture de Charles de Montalembert
par Auguste Pichon en 1879.
Fonctions
Député
 
Pair de France
 
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
15 avril 1810


Londres

Décès
13 mars 1870

(à 59 ans)
Paris

Nationalité
Français
Formation
Lycée Condorcet
Activités
Homme politique, historien, journaliste
Autres informations
Religion
Église catholique
Membre de
Académie hongroise des sciences
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté
Société de l'histoire de France (1844)
Académie française (1851)

Charles Forbes René, comte de Montalembert, né le 15 avril 1810 à Londres, mort le 13 mars 1870 à Paris, inhumé au Cimetière de Picpus, est un journaliste, historien et homme politique français, principalement connu comme théoricien du catholicisme libéral.

Pair de France à partir de 1831, membre des assemblées constituante et législative de la Deuxième République, membre du Corps législatif du Second Empire, il est partisan de la monarchie constitutionnelle et du libéralisme politique, défendant la liberté de la presse et la liberté d'association, et accordant un soutien constant aux droits des nationalités opprimées ; partisan de la liberté de l'enseignement, il est l'un des auteurs de la loi Falloux (2 mars 1850).

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Origines familiales
    • 1.2 Jeunesse (1810-1828)
    • 1.3 La période des études (1828-1830)
    • 1.4 L'engagement politique (1830-1837)
      • 1.4.1 L'exemple irlandais
      • 1.4.2 L’Avenir et les débuts du catholicisme libéral
      • 1.4.3 L'échec de l'Avenir et la rupture avec Lamennais
    • 1.5 Carrière parlementaire (1837-1850)
      • 1.5.1 La constitution du « Parti catholique »
      • 1.5.2 La campagne pour la liberté d'enseignement
      • 1.5.3 La République et la loi Falloux
    • 1.6 Montalembert et le Second Empire (1850-1870)
      • 1.6.1 L'échec du ralliement à l'Empire
      • 1.6.2 Échec et divisions du « Parti catholique »
      • 1.6.3 Contre l'absolutisme pontifical : « l'Église libre dans l'État libre »
    • 1.7 Descendance
  • 2 Membre de sociétés savantes
  • 3 Œuvres de Charles de Montalembert
  • 4 Bibliographie
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Articles connexes
    • 5.2 Liens externes
  • 6 Notes et références

Biographie

Origines familiales

La famille de Montalembert est originaire de l'Angoumois et appartient à l'ancienne noblesse, puisqu'elle peut faire remonter sa généalogie jusqu'au XIIIe siècle, voire deux siècles plus haut. La tradition familiale est celle de la carrière des armes, dans laquelle se sont engagés nombre des ancêtres de Charles de Montalembert, notamment son grand-oncle Marc-René de Montalembert, général et ingénieur français.

La famille n'a pas de lien historique avec le château de Montalembert, à Maîche (Doubs) ; Charles de Montalembert a fait plusieurs séjours dans ce qui était le « château de Maîche », qui a pris son nom actuel en 18701.

Charles est le fils de Marc-René de Montalembert. En 1792, à l'avènement de la République, celui-ci a émigré et s'est engagé dans l'armée de Condé, puis dans la cavalerie britannique. En 1808, il a épousé Élise Rosée Forbes, d'une vieille famille protestante écossaise ; elle est la fille de James Forbes, explorateur en Inde et en Afrique, savant et artiste. Le 15 avril 1810, leur premier enfant, Charles, est né à Londres.

Jeunesse (1810-1828)

Après la chute de Napoléon, en 1814, le comte de Montalembert rentre en France avec le roi Louis XVIII. En 1816, il est nommé ministre plénipotentiaire à Stuttgart, puis, à partir de 1820, siège à la Chambre des pairs.

Jusqu'en 1819, Charles est élevé par son grand-père maternel en Angleterre, à Stanmore. Puis il rentre en France et poursuit ses études à Paris, d'abord au lycée Bourbon (actuel lycée Condorcet), puis, à partir de 1826, à l'institution Sainte-Barbe2. Étudiant zélé et d'une grande précocité intellectuelle, marqué par l'exemple du système politique britannique, Charles de Montalembert développe alors des idées politiques libérales. Par ailleurs, la conversion de sa mère au catholicisme en 1822 renforce sa foi religieuse.

Pendant son adolescence, il développe un cercle important de relations intellectuelles et mondaines : il fréquente les salons de Madame de Davidoff, de Delphine Gay, assiste aux cours du philosophe Victor Cousin, avec lequel il se lie d'amitié, de même qu’avec François Rio, professeur d'histoire au lycée Louis-le-Grand. Ses amis les plus proches sont alors Léon Cornudet, futur conseiller d'État, et Gustave Lemarcis, qu'il a rencontré en septembre 1827 au château de la Roche-Guyon, lors d'un séjour chez Louis François Auguste de Rohan-Chabot.

Comme toute sa génération, Montalembert est influencé par les idées romantiques, rêve de sublime, de génie et de sacrifice. À l'âge de quinze ans, il prend la résolution solennelle de servir à la fois Dieu et la liberté de la France :

« En vivant pour notre patrie, nous aurons obéi à la voix de Dieu qui nous ordonne de nous aimer les uns les autres ; et comment pourrions-nous mieux aimer nos concitoyens qu’en leur dévouant notre vie entière ? Nous aurons ainsi vécu pour ce qu’il y a de plus beau et de plus grand dans le monde, la religion et la liberté3. »

La période des études (1828-1830)

Séjour en Suède (1828-1829)

Après avoir obtenu son baccalauréat (2 août 1828), ainsi qu'un prix de rhétorique au concours général, il part le 26 août rejoindre ses parents à Stockholm, où, en 1827, Marc-René de Montalembert a été nommé ambassadeur. Le jeune vicomte de Montalembert admire alors Stockholm et les institutions politiques suédoises, mais méprise le roi Charles XIV (Bernadotte), en raison de ses origines roturières et de son passé bonapartiste. Rebuté alors par la lecture de Kant, dont il traduit pour Cousin la Critique de la raison pratique, il découvre avec enthousiasme les œuvres des penseurs idéalistes et mystiques allemands, Schelling, Zimmer, Baader, qui l'amènent à renier peu à peu l'éclectisme de Victor Cousin.

Droit et journalisme

De retour à Paris en 1829, il commence des études de droit tout en publiant des articles sur la Suède dans la Revue française, dirigée par François Guizot, Victor de Broglie et Prosper de Barante et en collaborant à l'hebdomadaire Correspondant, fondé en mars 1829 par Louis de Carné, Cazalès et Augustin de Meaux.

L'engagement au côté des Romantiques

En matière littéraire, Montalembert est favorable à la jeune école romantique contre les « vieux classiques encroûtés »4. Mais il sera parmi les premiers à saluer La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac, « comme le roman qui a révélé l'énorme besoin de spiritualité de notre époque »5. Sa mère reçoit fréquemment Lamartine, Martignac, Delphine Gay. Charles de Montalembert admire Vigny, Sainte-Beuve, et, par-dessus tout, Victor Hugo. Il soutient ardemment Hernani, qu'il voit comme une manifestation de la liberté dans le théâtre. Il fréquente alors assidûment le poète, qui lui fait découvrir l'architecture religieuse du Moyen Âge alors qu'il est en train de préparer Notre-Dame de Paris.

L'engagement politique (1830-1837)

L'exemple irlandais

Le 25 juillet 1830, Charles de Montalembert part pour l'Angleterre. Il est à Londres pendant la révolution de Juillet. D'abord favorable à la chute de Charles X, coupable selon lui d'avoir violé la Charte, fondement des libertés garanties par la monarchie constitutionnelle, il réprouve ensuite les excès anti-religieux des libéraux.

Depuis l'Angleterre, il part pour l'Irlande. Il y rencontre Daniel O'Connell, le fondateur de l'Association catholique (Catholic Association), qui a obtenu en 1829 l'émancipation politique des catholiques d'Irlande et qui personnifie aux yeux de Montalembert la liberté et la foi triomphantes, ainsi qu'une victoire pacifique, fondée sur le droit et non sur la violence. Montalembert est alors séduit par l'Église catholique d'Irlande, « libre et pauvre comme à son berceau »6, puisque le gouvernement n'y prend aucune part à la nomination des évêques, et qu'elle ne vit que des dons de ses fidèles, situation qui contraste fort avec celle de l'Église de France, dont la situation est réglée par le Concordat de 1801 et les articles organiques : traditionnellement unie au gouvernement de la Restauration, sous le nouveau régime de la monarchie de Juillet, elle est en butte à l'opposition libérale.

L’Avenir et les débuts du catholicisme libéral

Article détaillé : L'Avenir (France).

Montalembert attend avec impatience depuis son adolescence de s'engager pour défendre la liberté civile et la liberté de l'Église catholique. Longtemps, il se sent isolé dans cette voie. En désaccord avec les idées réactionnaires de la plupart des aristocrates catholiques qu'il fréquente, il déclare ainsi en 1827 que :

« Au nom d'une religion qui a introduit la vraie liberté dans le monde, on me prêche l'arbitraire et l'ancien régime. [...] Mais aujourd’hui je ne désespère pas de trouver des hommes qui [...] prennent pour mobile de leur conduite Dieu et la liberté7. »

Félicité de Lamennais, par Paulin Guérin

À l'issue de la révolution de 1830, sa rencontre avec le père de Lamennais lui fournit enfin l'occasion de s'engager pour défendre ses idées, et de développer dans le journal l'Avenir les thèses qui formeront la base du catholicisme libéral, mêlant la doctrine contre-révolutionnaire traditionnelle telle que l'avait développée Joseph de Maistre et la pensée libérale héritée des Lumières et de la Révolution française.

Lancé en octobre 1830 par Lamennais, dans un contexte très anticlérical, le nouveau journal marie ultramontanisme (défense de la souveraineté absolue du pape en matière religieuse) et libéralisme (défense de la liberté de conscience, de la liberté d'expression), aspirations démocratiques et catholicisme. Son rédacteur en chef est Lamennais, secondé par les abbés Gerbet et Lacordaire, qui devient rapidement l'un des amis les plus proches de Montalembert. Le 7 décembre 1830, les rédacteurs de l’Avenir résument leurs revendications : ils demandent la liberté de conscience, la séparation de l'Église et de l'État, la liberté d'enseignement, la liberté de la presse, la liberté d'association, la décentralisation administrative et l'extension du principe électif.

Les contributions de Montalembert dans l'Avenir concernent principalement la liberté d'enseignement et la défense des droits des peuples opprimés. Il soutient en effet l'émancipation des nationalités européennes, au nom du droit des personnes et des communautés à disposer d'elles-mêmes. Séduit par l’exemple des luttes d'Irlande, de Belgique, de Pologne, où l’Église catholique joue un rôle prépondérant dans le combat pour la liberté des nations, Montalembert rêve alors, à la suite de Lamennais, d’établir une souveraineté spirituelle du pape sur les peuples chrétiens d'Europe unis et libres.

Henri Lacordaire, par Théodore Chassériau, 1840, Musée du Louvre

Il soutient donc avec éloquence l'Irlande catholique de Daniel O'Connell, ainsi que la Belgique, soulevée le 15 août 1830 contre les Hollandais protestants qui la gouvernaient depuis le Congrès de Vienne de 1815. Mais ses accents les plus dramatiques sont consacrés à la Pologne : écartelée au XVIIIe siècle, elle se révolte en novembre 1830. Le 2 décembre 1830, les Russes sont chassés de Varsovie. Montalembert songe même alors à partir combattre auprès de la « fière et généreuse Pologne, tant calomniée, tant opprimée, tant chérie de tous les cœurs libres et catholiques. »8 L'Avenir appelle alors, sans succès, le gouvernement français à soutenir les Polonais insurgés. Finalement, l'insurrection polonaise est écrasée le 12 septembre 1831, et Montalembert écrit alors dans l'Avenir : « Catholiques ! la Pologne est vaincue. Agenouillons-nous près du cercueil de ce peuple trahi ; il a été grand et malheureux. »

D'autre part, afin de défendre la liberté de l'enseignement, en dehors du monopole de l'Université napoléonienne, conformément à leur interprétation de la Charte de 1830, les journalistes de l'Avenir fondent en décembre 1830 l'Agence générale pour la défense de la liberté religieuse, et ouvrent, le 9 mai 1831, une école libre, rue des Beaux-Arts, à Paris. Aux côtés de Lacordaire et de l'économiste Charles de Coux, Montalembert s’improvise alors maître d’école. Après un procès retentissant devant la Chambre des pairs, qui s’achève par la condamnation de cette initiative et la fermeture de l’école, l’Avenir est suspendu par ses fondateurs le 15 novembre 1831. En butte à l'opposition d'une majorité des évêques français, traditionnellement gallicans, ils décident d'en appeler directement au jugement du pape Grégoire XVI.

L'échec de l'Avenir et la rupture avec Lamennais

Le 30 décembre 1831, Lacordaire, Lamennais et Montalembert, les « pèlerins de la liberté », se rendent donc à Rome. D’abord confiants, ils déchantent vite face à l'accueil réservé qui leur est accordé. Le 15 août 1832, le pape Grégoire XVI, sans les nommer, condamne leurs idées libérales par l'encyclique Mirari Vos. Les condamnés se soumettent et renoncent à faire reparaître le titre.

Après une rupture douloureuse avec Lamennais, condamné une nouvelle fois par le pape en 1834 à la suite de la publication des Paroles d'un croyant, Montalembert écrit en 1835 une Histoire de sainte Elisabeth, duchesse de Thuringe et Tertiaire Franciscaine au XIIIe siècle. Dans ce livre, empreint de merveilleux et d’une vision romantique et idéalisée du Moyen Âge, il renouvelle le genre de l’hagiographie. Le livre est un important succès de librairie tout au long du XIXe siècle.

Après la publication de l'Histoire de sainte Elisabeth, alors que, séduit par la vie monastique à l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, encouragé en ce sens par Lacordaire et Dom Guéranger, Montalembert hésite à choisir cette voie, il rencontre Marie-Anne de Mérode. Fille du comte Félix de Mérode, héros de l’indépendance de la Belgique en 1830 et conseiller du roi Léopold Ier de Belgique, et de Rosalie de Grammont, dont le père, le marquis de Grammont, était l’un des principaux actionnaires de l'Avenir,

Anna de Mérode est âgée de 18 ans en 1836. Les deux jeunes gens sont unis le 16 août 1836 à Trélon, dans le château de la famille de Mérode en Hainaut français, lors d’une cérémonie présidée par l’abbé Gerbet. Suit un voyage de noces en Allemagne et en Italie. Reçus par Manzoni à Milan, les jeunes époux partent ensuite pour Rome. Montalembert, plusieurs fois reçu en audience par le pape Grégoire XVI, proteste alors devant lui de sa fidélité à son égard, achève de renier Lamennais et ses Affaires de Rome, critique l'archevêque de Paris, Monseigneur de Quélen et les gallicans français, et plaide les causes de Gerbet et de Lacordaire.

Carrière parlementaire (1837-1850)

Félix de Mérode

En 1837, Montalembert commence véritablement sa carrière parlementaire. Même s'il n'apprécie guère la Monarchie de Juillet, qu'il considère comme un régime individualiste, bourgeois et matérialiste, au détriment de la cohésion sociale et de l’union nationale, il décide de soutenir cette monarchie constitutionnelle et libérale, dans le travail législatif mené à la Chambre des pairs. Il y défend inlassablement deux thèmes principaux : la défense du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et celle des libertés religieuses, à travers le rétablissement officiel des congrégations religieuses et la liberté d'enseignement.

Ainsi, il soutient en Espagne les partisans de la reine Isabelle II, favorables à une monarchie constitutionnelle, et défend avec constance la cause de la Pologne. Il lutte surtout pour la liberté de la Belgique, dont il avait salué l’affranchissement en 1830 : en 1838, lors de la crise diplomatique du Luxembourg et du Limbourg, il tente aux côtés de son beau-père, Félix de Mérode, mais sans succès, de convaincre le roi Louis-Philippe et son ministre, Mathieu Molé, de défendre les prétentions territoriales belges du roi Léopold contre le roi Guillaume Ier des Pays-Bas.

La constitution du « Parti catholique »

Cependant, l'essentiel de l'action de Montalembert pendant les années 1837-1850 vise à la constitution d’un « parti catholique » unifié, fédérant l’action des catholiques français autour de la défense des intérêts de l'Église et la liberté d'enseignement, en s’assurant de l’appui des évêques, qui avait cruellement manqué aux hommes de l'Avenir.

L’action à mener est immense, à la mesure de la division des catholiques français : les uns sont fidèles au régime déchu en 1830, au gallicanisme, et considèrent le roi Louis-Philippe comme un usurpateur. À leur tête se trouve Monseigneur de Quélen, l'archevêque de Paris, appuyé par l'abbé Dupanloup. L'autre fraction, soutenue par le pape Grégoire XVI, rassemble une partie de la jeune génération catholique, sous la direction de Lacordaire, Ozanam, et Montalembert. Ultramontains et libéraux, ils entreprennent alors, chacun à leur manière, de réconcilier la religion catholique et la société française post-révolutionnaire, en détachant le catholicisme français des traditions légitimistes et gallicanes : tandis que Frédéric Ozanam se tourne vers l’action charitable, rapprochant les classes populaires de l’Église catholique, que Lacordaire prêche la liberté à Notre-Dame de Paris, Montalembert défend les libertés religieuses à travers son action politique.

À cette fin, il rachète en 1836 le journal l'Univers, fondé par l'abbé Migne, pour en faire un organe de combat au service des libertés de l'Église.

Il cherche ensuite à faire remplacer l’ancienne génération d’évêques légitimistes par des hommes indépendants du pouvoir royal et favorables aux idées libérales, et appuie auprès du roi plusieurs nominations importantes : celles de Bonald à Lyon, de Sibour à Digne, de Denys Affre à Paris, de Thomas Gousset à Reims, et de Doney à Montauban.

Montalembert soutient aussi la restauration des ordres religieux, supprimés en France par la Révolution française, qu'il s’agisse des bénédictins, reconstitués par Prosper Guéranger à Solesmes, ou des dominicains, restaurés par son ami Henri Lacordaire. Proche du père de Ravignan, il défend aussi avec constance les jésuites, très impopulaires, à plusieurs reprises menacés d'expulsion de France, dispersés en 1845.

La campagne pour la liberté d'enseignement

L'essentiel des combats menés par Montalembert et le parti catholique ont un objectif principal : obtenir la liberté d'enseignement, à savoir, la possibilité de créer des établissements d'enseignement secondaire en dehors du monopole de l'enseignement public d'État. Cette liberté concernerait avant tout les congrégations religieuses enseignantes, notamment les jésuites.

Plusieurs projets de loi à ce sujet sont proposés par les ministres de l'Instruction publique successifs : Victor Cousin en 1840, Villemain en 1841 et 1844. Ces projets se heurtent à l'opposition de la gauche, mais aussi à celle d'une grande partie du clergé français, qui les juge trop sévères pour l'enseignement catholique ; ainsi, le projet de 1844 interdit explicitement l'enseignement aux membres de congrégations.

Une campagne de presse et d'opinion sans précédent est déclenchée par les catholiques, à l'instigation de Montalembert, afin d'obtenir une loi plus favorable. L'Univers de Veuillot est l'organe du mouvement, et Montalembert le défend avec constance auprès des autorités romaines méfiantes face au libéralisme du titre. De nombreuses brochures sont publiées. Plusieurs évêques, tels le cardinal de Bonald, ou Mgr Parisis, évêque de Langres, s'expriment publiquement, ainsi que les abbés Maret et Combalot. Montalembert lui-même publie en 1843 une brochure intitulée Du devoir des catholiques dans la question de la liberté d'enseignement. Il y appelle les catholiques français à s'organiser pour la conquête de la liberté d'enseignement.

En conséquence, en 1844, Montalembert structure la campagne sur l'ensemble du territoire national, créant un comité directeur ainsi que des comités départementaux chargés de mobiliser sur le terrain l'opinion publique en faveur de la liberté d'enseignement par le biais de pétitions. Ces comités soutiennent aussi les candidats proches du parti catholique aux élections législatives de 1846. De nombreuses circulaires du comité central aux départements organisent la campagne, répandent les mots d'ordre de mobilisation. Précision intéressante, en juillet 1845 avec le prince de la Moskowa, fils du maréchal Ney, il proteste à la Chambre des Pairs contre les enfumades du Dahra, ordonnées par Bugeaud et le colonel Pélissier, l'un des épisodes les plus noirs de la conquête de l'Algérie.

Les élections sont un succès : plus de 140 députés élus sont favorables au parti catholique. Après ce succès, de nouvelles tensions apparaissent au sein du parti : certains, menés par Dupanloup, conservateur et proche politiquement du pouvoir royal, sont partisans de négocier avec le gouvernement, tandis que les partisans de Veuillot souhaitent poursuivre le combat. Mais ils sont de nouveau rassemblés dans leur opposition commune au projet de loi présenté en 1847 par Salvandy.

La République et la loi Falloux

Député sous la Seconde République, il participe à l'élaboration de la loi Falloux sur l'enseignement. Il siège également à la Commission sur l'assistance et la prévoyance publiques présidée par Thiers.

Montalembert et le Second Empire (1850-1870)

L'échec du ralliement à l'Empire

Le 10 mars 1850, des élections législatives partielles donnent une majorité aux socialistes à Paris. Les chefs de la droite, ou « Burgraves », Adolphe Thiers, Mathieu Molé, Pierre-Antoine Berryer, Changarnier, Montalembert, par crainte d'une victoire des socialistes aux élections de 1852, entreprennent, avec l'aval du président, une réforme de la loi électorale de la Constitution de 1848, imposant à tout électeur un domicile continu depuis trois ans, afin d'éliminer l'électorat ouvrier. Montalembert défend la loi, votée le 31 mai 1850, à l'Assemblée, affirmant alors : « Nous voulons la guerre légale au socialisme, afin d'éviter la guerre civile. »

D'abord favorable à une révision constitutionnelle, après le coup d'État du 2 décembre 1851, Montalembert décide de cautionner le fait accompli, par crainte de la révolution, et dans l'espoir d'obtenir de Louis-Napoléon des lois favorables aux catholiques (liberté d'association, abrogation des articles organiques de 1802). Aux côtés de Louis Veuillot, il appelle donc publiquement dans l'Univers à voter pour le coup d'État : « Je suis pour l'autorité contre la révolte, pour la conservation contre la destruction, pour la société contre le socialisme... »9

Échec et divisions du « Parti catholique »

Mais vite déçu par l'absolutisme du nouveau régime, et par l'absence de concessions aux catholiques, Montalembert officialise sa rupture avec le Second Empire le 20 octobre 1852 par la publication d'un ouvrage, Les Intérêts catholiques au XIXe siècle, dans lequel il fait l'éloge du gouvernement représentatif. Consterné par le ralliement de nombreux évêques auparavant légitimistes, comme Donnet, Salinis ou Parisis au régime autoritaire de Napoléon III, Montalembert y demande aux catholiques de ne pas associer la cause de l'Église et celle de l'absolutisme monarchique. L'ouvrage le réconcilie avec les libéraux, comme Lacordaire, mais le brouille définitivement avec le nouveau parti clérical, ultramontain et absolutiste, dont les idéologues sont Guéranger et Veuillot, qui traite le livre de « Marseillaise parlementaire ».

Pour répliquer aux attaques de l'Univers, les catholiques opposés à la dictature impériale relancent alors une revue, le Correspondant, fondée en 1828. Aux côtés de Montalembert y contribuent des orléanistes (le duc de Broglie, Dupanloup), des légitimistes (Falloux, Théophile Foisset), et des libéraux (Cochin, Lacordaire). Craignant un réveil d'anticléricalisme à la suite du ralliement de l'Église catholique à l'absolutisme napoléonien, de sa posture permanente d'adversaire de la raison, de la société moderne, de la liberté de conscience, des libertés politiques, la revue entreprend de montrer que ces principes constitutifs de la société moderne sont conformes à la religion catholique.

Le 9 janvier 1851, Charles de Montalembert est élu à l'Académie française. Il est reçu par Guizot le 5 février 1852. Avec les opposants au Second Empire, il soutient par la suite les candidatures de Dupanloup en 1854, de Berryer en 1855, de Falloux en 1856, de Lacordaire en 1860.

Sans enthousiasme, il siège au Corps législatif, tentant sans succès de faire exister une opposition parlementaire à l'Empire.

« L'histoire dira quelle fut l'infatigable complaisance et l'incommensurable abaissement de cette première assemblée du second Empire […], cette cave sans air et sans jour, où j'ai passé six ans à lutter contre des reptiles10. »

Candidat de nouveau aux élections législatives de 1857 à Besançon, Montalembert bénéficie de l'appui réticent de l'Univers. Mais l'opposition de l'administration impériale contribue à un échec écrasant. En réaction, l'Académie française en fait son directeur. Le Correspondant devient alors son principal terrain d'action.

Ainsi, en 1858, Montalembert effectue un voyage à Londres, où il fréquente les princes d'Orléans exilés. Il assiste aux séances du parlement britannique. De retour en France, il écrit un article intitulé « Un débat sur l'Inde au Parlement anglais », dans lequel, tout en exaltant la liberté des parlementaires britanniques, il critique la vie politique française. Les rédacteurs du Correspondant jugent l'article imprudent, mais l'enthousiasme de Lacordaire (« L'heure est venue de dire ce qu'on estime la vérité, quoi qu'il puisse en advenir… »11) décide finalement Montalembert à le publier ; l'article paraît le 25 octobre 1858. Des poursuites sont engagées immédiatement contre Montalembert, accusé par le ministère public d'avoir « excité à la haine et au mépris du gouvernement », « violé le respect dû aux lois », « attaqué les droits et l'autorité que l'Empereur tient de la constitution et du suffrage universel ». Les adversaires du régime impérial font de ce procès une tribune politique. Défendu par les avocats Berryer et Dufaure, soutenu au tribunal par le duc de Broglie, Odilon Barrot, Villemain, et de nombreux autres opposants, Montalembert comparaît le 24 novembre 1858. Il est condamné à six mois de prison, 3000 francs d'amende, et fait appel. Le 2 décembre, jour anniversaire du de l'empire, l'empereur accorde sa grâce à Montalembert, qui la refuse. Il est donc jugé une deuxième fois, le 21 décembre 1858, et obtient une réduction de sa peine de prison de 6 à 3 mois12, avant d'être de nouveau gracié par l'empereur.

Puis Montalembert s'oppose au soutien de la France de Napoléon III à l'unification italienne menée par le royaume de Piémont-Sardaigne sous l'égide de Cavour, menaçant le pouvoir temporel du pape Pie IX. En effet, en 1859, la France entre en guerre contre l'Autriche aux côtés du Piémont. En juillet 1859, l'armistice de Villafranca termine la guerre. L'Autriche abandonne la Lombardie au Piémont. Mais la Toscane, ainsi que les villes de Parme et Modène, et les légations pontificales de Bologne, Ferrare et Ravenne demandent à leur tour leur annexion au Piémont, menaçant l'existence-même des États pontificaux. Napoléon III demande en janvier 1860 au pape de faire le sacrifice de ses provinces révoltées, déclenchant de vives réactions chez les catholiques français. L'Univers, qui soutient le pouvoir temporel du pape, est interdit.

Le beau-frère de Montalembert, Xavier de Mérode, prend la tête des armées du Saint-Siège.

Contre l'absolutisme pontifical : « l'Église libre dans l'État libre »

En 1863, les prélats et hommes politiques catholiques de Belgique organisent un congrès international à Malines, rassemblant plus de trois mille participants. Le 20 août 1863 Montalembert y prononce un discours sur le rôle de l'Église dans les nouvelles sociétés démocratiques. Désespéré depuis des années par le discours réactionnaire de la plupart des organes les plus écoutés du Saint-Siège (notamment l'Univers et la Civiltà Cattolica), soutenant selon lui « les thèses les plus exagérées, les plus insolentes, les plus dangereuses, les plus répugnantes à la société moderne », révolté par l'attitude et les arguments de Veuillot et de Guéranger lors de l'Affaire Mortara, mais profondément fidèle à l'Église de Rome, Montalembert fait de son discours un manifeste en faveur du libéralisme catholique. Il réaffirme avec éloquence les principes fondamentaux du catholicisme libéral, tels qu'ils avaient été ébauchés dès l'époque de L'Avenir : défense de la liberté de conscience, indépendance de l'Église vis-à-vis du pouvoir politique. Il exalte l'ensemble des libertés publiques (liberté de la presse, liberté d'enseignement...), à terme bénéfiques selon lui à l'Église. Poursuivant son discours le 21 août, il développe plus particulièrement le thème de la liberté de conscience, tout en se défendant d'un quelconque relativisme religieux. Il affirme alors notamment :

« J'éprouve une invincible horreur pour tous les supplices et toutes les violences faites à l'humanité sous prétexte de servir ou de défendre la religion... L'inquisiteur espagnol disant à l'hérétique : la vérité ou la mort ! m’est aussi odieux que le terroriste français disant à mon grand-père : la liberté, la fraternité ou la mort ! La conscience humaine a le droit d'exiger qu'on ne lui pose plus jamais ces hideuses alternatives. »

Il défend l'idée d'une Église qui, « dégagée de toute solidarité compromettante, de tout engagement de parti ou de dynastie, apparaîtra au milieu des flots vacillants et agités de la démocratie, seule immobile, seule inébranlable, seule sûre d'elle-même et de Dieu, ouvrant ses bras maternels à tout ce qu’il y a de légitime, de souffrant, d'innocent, de repentant, dans tous les camps, dans tous les pays. »13

Ce discours de Malines suscite de vives réactions. Salué par les catholiques libéraux de Belgique et de France, Montalembert se heurte rapidement à l'opposition frontale de Veuillot et du parti clérical, ainsi qu'aux fortes réticences du Saint-Siège, représenté par le cardinal Wiseman, le nonce Ledochowski, et les jésuites de la Civiltà Cattolica.

En réponse au discours de Malines, et malgré le soutien de Xavier de Mérode, en mars 1864, le cardinal Antonelli écrit, au nom du pape Pie IX, une lettre de blâme à Montalembert, qui se soumet en silence, optant pour « la résignation et la patience »14. La réponse publique du pape au discours de Malines est, le 8 décembre 1864, l'encyclique Quanta Cura, à laquelle est annexée le Syllabus. Celui-ci est une liste de propositions condamnées, visant notamment les idées libérales, la liberté de conscience, la liberté de la presse. Consternés, les catholiques libéraux français répliquent, sous la plume de Dupanloup, qui défend fermement le Syllabus, tout en minimisant sa portée.

Profondément déçu par le Syllabus, mais demeurant fidèle au pape, gravement malade à partir de 1867, Montalembert se consacre désormais au Correspondant, dont il confie la direction à Léon Lavedan, ainsi qu'à son travail historique sur les Moines d'Occident.

La préparation du concile du Vatican, la future proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale lui font craindre la victoire du parti favorable à l'absolutisme monarchique et au pouvoir personnel du pape, aboutissant selon lui à une rupture complète entre l'Église et la société moderne. Il soutient donc les catholiques allemands opposés au dogme, et souhaite, sans succès, que Newman et Döllinger influencent les débats du concile grâce à leur science théologique. Satisfait par les débuts de l'Empire libéral, il meurt, avant la fin du concile et la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale, en 1870 dans son hôtel particulier du no 5 impasse de Valmy près de la rue du Bac à Paris.

Il consacra beaucoup de son temps à un grand travail sur le monachisme en Occident. Il fut d'abord attiré par le personnage de Bernard de Clairvaux et lui consacra un volume ; par la suite, cependant il abandonna ce travail sur le conseil de son ami Dupanloup et l'édition entière fut détruite. Il élargit alors son plan original et publia les premiers volumes de ses Moines d'occident (1860), œuvre admirablement écrite et qui fut reçue avec beaucoup d'admiration dans ces cercles où la langue était plus appréciée que l'étude elle-même. Le travail, inachevé à la mort de l'auteur, fut complété par la suite à l'aide de quelques longs fragments retrouvés parmi ses papiers (vols. VI et VII, 1877).

Descendance

En 1841, Charles de Montalembert acquiert le château de La Roche-en-Brenil (21-Côte d'Or) qui appartient aujourd’hui encore à l’un de ses descendants.

De l'union de Montalembert avec Anna de Mérode sont issues quatre filles, dont descendance :

  • Élisabeth (1837-1913), épouse du vicomte Camille de Meaux (1830-1907), homme politique français, ministre de l'agriculture puis du commerce en 1876-1877 ;
  • Catherine (1841-1926), religieuse du Sacré-Cœur ;
  • Madeleine (1849-1920), épouse du comte François de Hemricourt de Grunne (1850-1926), général belge ;
  • Thérèse Généreuse (1855-1924).

Son neveu Jules de Montalembert (1850-1926), fut maire d’Annappes, conseiller général et député.

Membre de sociétés savantes

  • Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté15
  • Académie française (1851)
  • Comité des travaux historiques et scientifiques (1849)15

Œuvres de Charles de Montalembert

  • Défense de l'école libre devant la Chambre des Pairs, 1831
  • Histoire de sainte Élisabeth, reine de Hongrie, 1836
  • Monuments de l'histoire de sainte Élisabeth, 1838
  • Du vandalisme et du catholicisme dans l'art, 1839
  • Du devoir des catholiques dans la question de la liberté d'enseignement, 1843
  • Trois discours sur la liberté de l'Église. Saint Anselme, 1844
  • Quelques conseils aux catholiques, 1849
  • Des intérêts catholiques au XIXe siècle, 1852
  • De l'avenir politique de l'Angleterre, 1855
  • Un débat sur l'Inde au Parlement anglais, 1858
  • Pie IX et lord Palmeston, 1859
  • Discours, 3 vol., 1860
  • Les Moines d'Occident, depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard, 7 vol., 1860
  • Pie IX et la France, 1860
  • Lettre à M. le comte de Cavour, 1860
  • Une nation en deuil, la Pologne en 1861, 1861
  • Le père Lacordaire, 1862
  • L'Église libre dans l'État libre. L'insurrection polonaise, 1863
  • Le Pape et la Pologne, 1864
  • Le général Lamoricière. La victoire du Nord aux États-Unis, 1865
  • L'Espagne et la Liberté, 1870
  • Lettres à un ami de collège, publiées par M. Cornudet, 1872
Textes en ligne
Journal de Montalembert
  • Journal intime inédit. Texte établi, présenté et annoté par Louis Le Guillou et Nicole Roger-Taillade, Éditions Honoré Champion :
    • Tome III. 1834-1843, 2003.
    • Tome IV. 1844-1848, 2005.
    • Tome V : 1849-1853, 2006.
    • Tome VI. 1854-1858, 2006.
    • Tome VII : 1859-1864, 2008.
    • Tome VIII et dernier. 1865-1870, 2009.

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes

  • Catholicisme libéral
  • Liberté d'enseignement
  • Henri Lacordaire
  • Familles subsistantes de la noblesse française

Liens externes

Notes et références

  1. Cf. Tourisme en Franche-Comté [archive]
  2. Rue des Postes ; actuel lycée Jacques-Decour.
  3. Lettres, p. 91, cité par Lecanuet, op. cit., t. I, p. 35.
  4. lettre de Charles de Montalembert à Gustave Lemarcis, 26-27 février 1830, citée par Lecanuet, op. cit., p. 88.
  5. David Bellos, Honoré de Balzac, Cambridge University Press, 1987, p. 6 (ISBN 0521316340)
  6. L'Avenir, janvier 1831.
  7. Lettre de Charles de Montalembert à François Rio, 7 septembre 1827, citée par Lecanuet, op. cit., t.I, p. 38
  8. L'Avenir, 12 décembre 1830.
  9. L'Univers, 12 décembre 1851.
  10. Lettre à M. Daru, in Lecanuet, op. cit., t. III, p. 159.
  11. Lettre de Lacordaire à Montalembert, 14 octobre 1858.
  12. Djamel Souafa & Vincent Guillin, « La réception de Stuart Mill en France [archive] », La Vie des idées, 18 mai 2010. (ISSN 2105-3030).
  13. Charles de Montalembert, Discours de Malines, 20-21 août 1863, cité par Lecanuet, op. cit., p.
  14. Lettre à M. de Malleville, 25 janvier 1865, citée par Lecanuet, op. cit., t. III, p. 394
  15. a et b « MONTALEMBERT Charles Forbes, comte de » [archive] sur le site du Cths

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05 février 2019

de Bonnières Adrien Louis

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Adrien Louis de Bonnières

 


Adrien Louis de Bonnières

200px-Louis_Vigée_-_Portrait_d'Adrien-Louis_de_Bonnières,_comte_de_Souastre,_duc_de_Guines_(1735-1801)


Portrait d'Adrien-Louis de Bonnières, comte de Souastre, duc de Guines (1735-1801)

Titre Duc de Guines
(1776-1806)
Autre titre Comte de Souastre
Grade militaire Lieutenant général
Commandement Grenadiers de France
Régiment de Navarre
Gouvernement militaire Gouverneur de l'Artois
Distinctions Ordre du Saint-Esprit
Ordre de Saint-Louis
Autres fonctions Ambassadeur
Biographie
Naissance 13 avril 1735
Lille
Décès 21 décembre 1806 (à 71 ans)
Père Guy Louis de Bonnières (1703-1763), comte de Souastre
Mère Adrienne Louise Isabelle de Melun
Conjoint Caroline Françoise Philippine de Montmorency-Logny
Enfants Marie Louise Philippine († 1796)
Marie Louise Charlotte († 1792)

Orn ext Duc OSE.svg
Blason de la Maison de Guines.svg

Adrien Louis de Bonnières, comte de Souastre puis duc de Guines, né à Lille le 13 avril 17351, mort le 21 décembre 18061, est un militaire et diplomate français du XVIIIe siècle.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Distinctions
  • 3 Armoiries
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Articles connexes
    • 5.2 Liens externes
    • 5.3 Bibliographie

Biographie

Après une brève carrière militaire (il fut colonel des grenadiers de France1 puis commanda le régiment de Navarre en 1761) qui le conduit, en 1762, au grade de brigadier des armées du Roi1, Adrien Louis de Bonnières entre dans la diplomatie. Protégé par la Reine, les Choiseul et les Noailles, ami de Frédéric II de Prusse qui lui avait rendu visite en 1766, il est nommé ambassadeur à Berlin en 1768. Mais à peine est-il arrivé qu'il tombe en disgrâce si bien qu'il faut le rappeler en novembre 1769. Promu maréchal de camp en 17701, il est nommé ambassadeur à Londres en 1770. Il reste à ce poste jusqu'en 17762. Il y reçoit le surnom de « Guines le magnifique » en opposition à « Châtelet le chicaneur », « Guerchy le contrebandier » et « Durand le négociateur »3.

Courtisan accompli, il chante et joue fort bien de la flûte. Pour lui et pour sa fille, harpiste, Mozart composera, en 1778, le concerto pour flûte, harpe et orchestre (KV299). Ses aptitudes à la Cour lui valent de nombreux succès : « C’était une très vivante gazette animée », selon Mr. de Genlis en séjour avec lui chez le prince de Conti en 1766 « […] toute sa réputation tient à une façon d’espionnage de toutes les petites choses ridicules et de mauvais ton qu’il conte avec en peu de mots d’une manière plaisante. »4. Lors de son ambassade à Londres éclate le scandale ou « affaire de Guines ». Le 20 avril 1771, le comte demande au ministre qu'on poursuive son secrétaire, Barthélemy Tort de La Sonde qu'il accuse d'avoir utilisé son nom pour spéculer sur les fonds publics et escroquer plusieurs banquiers parisiens. Tort est arrêté et pour se défendre accuse l'ambassadeur. il affirme avoir agi pour le compte de celui-ci et sur ses instructions. Le duc d'Aiguillon, nommé Secrétaire d'État des Affaires étrangères le 6 juin 1771, prend le parti de Tort tandis que Marie-Antoinette soutient Guines. Ce dernier est finalement disculpé par une commission spéciale de conseillers d'État nommée par le Roi, mais seulement par sept voix contre six. L'affaire devait laisser des traces : elle fut l'une des raisons du renvoi de d'Aiguillon et de la vindicte de Marie-Antoinette à son égard. Le Roi et la Reine continuent de marquer à Guines la plus grande faveur. À son retour de Londres, il est fait duc de Guines (brevet de 17761). Une de ses filles, Marie Louise Philippine († 1796), épouse, en 1778, Charles de La Croix de Castries. Lorsque ce dernier est fait duc de Castries à brevet en 1784, il obtient du roi la promesse de réversion du duché de Guines, promesse qui ne pourra se réaliser puisque le duc de Guines mourra sous l'Empire. À Paris, le duc de Guines loue au marquis de Castries, père de son gendre, à partir de 1778, le petit hôtel de Castries qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel n° 76 rue de Varenne (V. Hôtel de Castries). Guines est fait chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 1er janvier 1784. Il est nommé au deuxième bureau de l'Assemblée des notables. Il est fait lieutenant général et le maréchal de Ségur le nomme au conseil de la guerre (1787). Il est nommé gouverneur de l'Artois en 1788.

Il se lance alors dans une expérience de société minière.

Émigré en Angleterre sous la Révolution, il revient en France sous le Consulat. Il y meurt en 1806.

Adrien Louis de Bonnières avait une seconde fille, Marie Louise Charlotte5 († 2 avril 1792), chanoinesse-comtesse de Remiremont, mariée en 1782 avec Charles Philibert Gabriel Le Clerc de Juigné (1762-1819).

Distinctions

  • Chevalier des Ordres du Roi (1er janvier 1784)
  • Ordre royal et militaire de Saint-Louis (chevalier)

Armoiries

Le duc de Guînes « portait » Vairé d'or et d'azur.1,6

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f et g Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)
  2. Il occupa son poste du 27 novembre 1770 au 26 août 1771, puis du 13 janvier 1772 au 31 juillet 1773, et enfin du 10 juillet 1775 au 26 février 1776.
  3. P. Vauchez, op. cit., p. 44
  4. J. Borman, op. cit. p.41
  5. « Le Clerc, marquis De Juigné, (Charles-Philibert-Gabriel) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VI [détail de l’édition] (lire en ligne [archive]), p. 177-178
  6. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. (lire en ligne [archive]), et ses Compléments sur www.euraldic.com [archive]

Annexes

Articles connexes

  • 5e régiment d'infanterie de ligne ;
  • Concertos pour flûte de Mozart ;
  • Ambassade de France en Allemagne ;
  • Liste des Ambassadeurs de France en Grande-Bretagne ;
  • Liste des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit ;
  • Liste des comtes de Guînes ;
  • Liste des duchés de France ;
  • Marie-Antoinette d'Autriche ;
  • Nicolas Marie Potain ;

Liens externes

Bibliographie

  • J. Bormans, « Un ambassadeur homme de Cour sous Louis XV : le duc de Guines », Revue d’Histoire diplomatique, 1924, p. 39-60.
  • Christophe Dehaudt, Le duc de Guines (1735–1806) Un courtisan entre service du roi et affaires au temps des Lumières, Thèse pour l’obtention du grade de docteur de l’Université de Paris IV-Sorbonne sous la direction du Professeur Lucien Bély, Bibliothèque des thèses, 1998. Ouvrage édité par l'ANRT - (ISBN 978-2-7295-7288-4)
  • Christophe Dehaudt, "Autour du mariage de Figaro: Le duc de Guines et le comte Almaviva", Revue d'Histoire diplomatique, novembre 1999, p. 319-342.
  • Christophe Dehaudt, "La Société minière du duc de Guines: un exemple de société par actions dans le Nord de la France à la fin du XVIIIe siècle", Revue du Nord, tome 82, n° 337, octobre-décembre 2000, p. 739-761.
  • Paul et Pierrette Girault de Coursac, Marie-Antoinette et le scandale de Guines, Gallimard, 1962.
  • Jean Marcadé, L’ambassade à Londres du comte de Guines, Université de Paris-Sorbonne, Mémoire de DES, 1955.
  • Sarah Maza, Vie privées, affaires publiques. Les causes célèbres de la France prérévolutionnaire, Paris, Fayard, 1997, (p. 143 – 153)
  • Paul Vauchez, Recueil des instructions aux ambassadeurs et ministres de France depuis le traité de Westphalie jusqu’à la Révolution française, t. III (Angleterre), Paris, CNRS, 1965, 583 p. (p. 459 – 479)
  • Jean de Viguerie, Histoire et dictionnaire du temps des Lumières, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2003 – (ISBN 978-2-221-04810-8)

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04 février 2019

Pervinquière Antoine

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Antoine Pervinquière

 

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Antoine Pervinquière
Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
6 août 1788


Fontenay-le-Comte

Décès
20 septembre 1867

(à 79 ans)
Poitiers

Lieu de travail
Paris
Activité
Homme politique

Antoine Pervinquière est un homme politique français né le 6 août 1788 à Fontenay-le-Comte (Vendée) et décédé le 20 septembre 1867 à Poitiers (Vienne).

Fils de Séverin Pervinquière, il est sous-préfet sous la Restauration et député de la Vienne de 1849 à 1851, siégeant à droite, avec les monarchistes.

Sources

  • « Antoine Pervinquière », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

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