Vendée Militaire et Grand Ouest

20 juin 2018

Lefiot Jean-Alban

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Jean-Alban Lefiot

 

Jean-Alban Lefiot
Fonctions
Député de la Nièvre
5 septembre 1792 – 26 octobre 1795
(3 ans 1 mois et 21 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Nom de naissance Jean-Alban Lefiot
Date de naissance 27 février 1755
Lieu de naissance Lormes (Nièvre)
Date de décès 15 février 1839 (à 83 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Profession Avocat
députés de la Nièvre

Jean-Alban Lefiot, né le 27 février 1755 à Lormes et mort le 15 février 1839 à Paris, est un homme politique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Carrière avant la Convention
    • 1.2 Pendant la Convention
      • 1.2.1 Le Montagnard
      • 1.2.2 Mission dans la Nièvre, le Cher et le Loiret
      • 1.2.3 Le Crêtois
    • 1.3 Carrière civile
  • 2 Sources

Biographie

Carrière avant la Convention

Il est le fils d'un contrôleur des actes, Paul Lefiot, et d'Anne Berle. Avant la Révolution, il est avocat au présidial et bailliage royal de Saint-Pierre-le-Moûtier. En 1790, Lefiot est nommé procureur-syndic de Saint-Pierre-le-Moûtier.

Pendant la Convention

Le Montagnard

En septembre 1792, Lefiot est élu député à la Convention nationale par le département de la Nièvre, par 326 voix pour 387 votants. Il siège alors sur les bancs de la Montagne. Au procès de Louis XVI, il vote pour la mort sans sursis du souverain déchu.

Il est ensuite envoyé en mission auprès de l'armée des Pyrénées où il se lie d'amitié avec La Tour d'Auvergne.

Mission dans la Nièvre, le Cher et le Loiret

En l'an II, la Convention l'envoie organiser le gouvernement révolutionnaire dans les départements du Cher, de la Nièvre et du Loiret. Il reçoit les pleins pouvoirs pour sa mission mais fait preuve de beaucoup de modération. Il parvient pacifiquement à éviter une révolte frumentaire et préserve Nevers de la famine. Mais sa politique modérantiste déplait fortement au Comité de salut public qui lui reproche d'avoir fait remettre des détenus suspects en liberté à Cosne-sur-Loire, ce qui lui vaut d'être rappelé à Paris le 27 mars 1794.

De retour dans la capitale, il tente de se détacher des modérés en publiant une proclamation virulente appelant à l'écrasement des Indulgents et des traîtres. Il n'est toutefois pas inquiété par le Comité de salut public contrairement à d'autres anciens représentants en mission.

De retour à la Convention, il prend part à plusieurs discussions concernant l'instruction publique.

Le Crêtois

Après la chute de Robespierre, Lefiot s'oppose à la réaction thermidorienne. Après l'insurrection du 12 germinal an III, il se déclare contre la mise en accusation des députés favorables au mouvement émeutier. Cette adhésion au groupe des Montagnards de l'an III (ou Crêtois) le fait attaquer par la majorité thermidorienne. Dubois-Crancé l'accuse notamment d'avoir fait guillotiner injustement quatre citoyens de Montargis. Lefiot, tout en reconnaissant les faits, se défend en rejetant la responsabilité sur le Comité de salut public dont il n'aurait fait qu'appliquer les ordres.

Il est finalement décrété d'arrestation le 21 thermidor an III, malgré la défense du girondin Lanthenas. Il reste trois mois en prison avant d'être libéré par l'amnistie de brumaire an IV.

Carrière civile

Peu après sa libération, Merlin de Douai lui offre une place de chef de division au ministère de la Justice.

Il reprend ensuite son métier d'avocat à Nevers avant d'être élu juge du tribunal de cassation de la Nièvre en 1798. Toutefois cette élection est annulée par le Directoire à cause de ses idées jacobines.

Franc-maçon, il est membre de l'Amitié à l'Épreuve. Il réapparaît pendant les Cent-Jours comme conseiller à la préfecture de la Nièvre.

Exilé par la loi bannissant les régicides, Lefiot s'établit en 1816 à Aix-la-Chapelle, puis à Liège où il s'inscrit comme avocat.

Il rentre en France en 1830 après la chute de Charles X. Il reçoit une pension viagère de la part du gouvernement de la Monarchie de Juillet, et meurt le 15 février 1839 à Paris.

Sources

  • « Jean-Alban Lefiot », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]

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19 juin 2018

Copé Jean-François

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Jean-François Copé

 

 

Jean-François Copé

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Jean-François Copé en 2015.
Fonctions
Maire de Meaux
En fonction depuis le 1er décembre 2005
(12 ans, 6 mois et 9 jours)
Prédécesseur Ange Anziani
19 juin 1995 – 20 juin 2002
(7 ans et 1 jour)
Prédécesseur Jean Lion
Successeur Ange Anziani
Député français
20 juin 2007 – 20 juin 2017
(10 ans)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 6e de Seine-et-Marne
Législature XIIIe et XIVe
Groupe politique UMP (2007-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Roger Boullonnois
Successeur Jean-François Parigi
19 juin 2002 – 18 juillet 2002
(29 jours)
Élection 16 juin 2002
Circonscription 6e de Seine-et-Marne
Législature XIIe
Groupe politique UMP
Prédécesseur Nicole Bricq
Successeur Roger Boullonnois
19 juin 1995 – 21 avril 1997
(1 an, 10 mois et 2 jours)
Circonscription 5e de Seine-et-Marne
Législature Xe
Groupe politique RPR
Prédécesseur Guy Drut
Successeur Guy Drut
Président de l'UMP
19 novembre 2012 – 10 juin 2014
(1 an, 6 mois et 22 jours)
Élection 18 novembre 2012
Vice-président Luc Chatel
Prédécesseur Nicolas Sarkozy (indirectement)
Successeur Direction collégiale intérimaire
Nicolas Sarkozy
Secrétaire général de l'UMP
17 novembre 2010 – 19 novembre 2012
(2 ans et 2 jours)
Prédécesseur Xavier Bertrand
Successeur Michèle Tabarot
Président du groupe UMP
à l'Assemblée nationale
27 juin 2007 – 23 novembre 2010
(3 ans, 4 mois et 27 jours)
Législature XIIIe
Prédécesseur Bernard Accoyer
Successeur Christian Jacob
Ministre délégué au Budget
29 novembre 2004 – 15 mai 2007
(2 ans, 5 mois et 16 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Dominique Bussereau
Successeur Éric Woerth
Ministre délégué à l'Intérieur
31 mars 2004 – 29 novembre 2004
(7 mois et 29 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
(ministre de l'Intérieur)
Successeur Marie-Josée Roig
Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlemement
7 mai 2002 – 30 mars 2004
(1 an, 10 mois et 23 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I et II
Prédécesseur Jean-Jack Queyranne
Successeur Henri Cuq
Porte-parole du gouvernement
7 mai 2002 – 15 mai 2007
(5 ans et 8 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I, II et III
Dominique de Villepin
Prédécesseur Catherine Trautmann (indirectement)
Successeur Christine Albanel
Biographie
Date de naissance 5 mai 1964 (54 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt (Seine)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Père Roland Copé
Mère Monique Ghanassia
Conjoint Valérie Ducuing
(1991-2007)
Nadia Hamama
(depuis 2011)
Diplômé de IEP de Paris (1987)
ENA (1989)
Profession Avocat
Haut fonctionnaire

Jean-François Copé, né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt, est un homme politique français.

Maire de Meaux et ancien député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, il occupe plusieurs fonctions ministérielles dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin. Il est secrétaire général de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) entre 2010 et 2012, puis président du parti de 2012 à 2014. Il est candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 2016, lors de laquelle il finit en dernière position avec 0,3 % des suffrages.

Sommaire

  • 1 Origines familiales
  • 2 Études
  • 3 Vie privée
  • 4 Carrière professionnelle
  • 5 Carrière politique
    • 5.1 Débuts
    • 5.2 Mandats locaux
    • 5.3 Mandats parlementaires
    • 5.4 Fonctions ministérielles
    • 5.5 Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
    • 5.6 À la tête de l'UMP
    • 5.7 Mise en retrait et retour en 2016
  • 6 Prises de position
    • 6.1 Économiques et sociales
    • 6.2 Réforme de l’État
    • 6.3 Questions sociétales
    • 6.4 Europe
    • 6.5 Vie politique
  • 7 Détail des mandats et fonctions
    • 7.1 Mandats locaux
    • 7.2 Mandats parlementaires
    • 7.3 Fonctions ministérielles
    • 7.4 Fonctions partisanes
  • 8 Dans la culture
  • 9 Publications
  • 10 Voir aussi
    • 10.1 Bibliographie
    • 10.2 Liens externes
  • 11 Notes et références

Origines familiales

Jean-François Copé naît le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt, alors dans le département de la Seine. Il est le fils aîné de Monique Ghanassia, dont la famille juive séfarade1 était originaire d'Alger en Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue français d'origine juive ashkénaze2 roumaine3. Sa sœur Isabelle naît en décembre 1966 et son frère Jean-Fabrice en juillet 19804.

Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel5 et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l'est de la Roumanie au début du XXe siècle. Fuyant l'antisémitisme6 de son pays, il émigre en France à Paris en 1926. Le grand-père choisit par décret de francisation de changer son prénom et son nom pour Marcel Copé. Il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable7. En octobre 1943, le couple échappe avec ses deux enfants à la rafle d'Aubusson (le père de Jean-François Copé a alors 13 ans) en trouvant refuge dans la famille Leonlefranc, honorée par la suite du titre de Justes8. En 1965, âgé de 64 ans, Marcel Copé décède en Israël9. Jean-François Copé fait de la persécution et du sauvetage de ses parents « une part essentielle de son engagement politique »10.

Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite-fille d'un rabbin originaire de Tunisie, et sa mère est originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la métropole dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d'Algérie7.

Études

Jean-François Copé effectue sa scolarité à l'école active bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e arrondissement de Paris et au lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement de Paris11. Il obtient en 1981 son baccalauréat en série B (économique et social) avec la mention bien, ce qui lui permet d'intégrer directement Sciences Po12. Il effectue son service militaire en 1986, puis entre l'année suivante à l'ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité (1987-1989)13. A l'ENA, il se classe 35e de sa promotion14.

Il suit des séminaires de formation en nouvelle gestion publique (new public management) aux États-Unis, où il étudie le « benchmarking », c’est-à-dire l’approche comparatiste des pratiques internationales performantes15.

Vie privée

Son épouse, Nadia Copé, en 2012.

Le 1er juin 1991, Jean-François Copé épouse Valérie Ducuing, consultante en relations publiques chez Veolia16. De ce premier mariage, naissent une fille et deux fils17. Ils divorcent en 200718.

Il a une deuxième fille17, née en 2010 de son union avec Nadia Hamama19,20, son attachée parlementaire depuis 200821. Le couple se marie le 3 décembre 2011, à la mairie de Meaux22,23.

Il se déclare « juif non pratiquant » et « veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque »24 : « Ma communauté, c'est la communauté nationale. »

Carrière professionnelle

De 1989 à 1991, Jean-François Copé est administrateur civil à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). De 1991 à 1993, il est directeur de cabinet du président du Crédit local de France. De 1990 à 1993, il est maître de conférences d'économie et de finances locales à Sciences Po. De 1998 à 2002, il est professeur associé à l'université Paris VIII25.

Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local de France et président du conseil d'administration de l'Institut des managers du développement local.

En mai 2007, bénéficiant du décret permettant aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique ni examen26, il obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) et prête serment devant la cour d'appel de Paris. À partir de septembre 2007, il exerce à temps partiel, pour 20 000 € par mois27, dans le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel28, l'un des plus importants de France, chargé par exemple de conseiller l'État dans le projet de fusion GDF-Suez. En novembre 2010, lors de sa nomination comme secrétaire général de l'UMP, il annonce qu'il cesse d'exercer dans le cabinet, mais continue son activité de conseil « à titre individuel »29.

De fin 2009 à fin 2010, il siège bénévolement au sein du comité consultatif de Lutetia capital, un fonds d'investissement agréé auprès de l'AMF30.

En juin 2014, après sa démission de la présidence de l'UMP, il annonce reprendre son activité d'avocat après son inscription au barreau de Paris31.

Début 2015, il donne des cours en anglais à Sciences-Po Paris aux côtés de Jean-Yves Gontier sur le rôle de la loi, des politiques publiques et des institutions dans une économie globale32 ; tout en continuant à animer son club Génération France.fr autour de débats sur l'éducation33, la sécurité, l’attractivité économique de l'Ile-de-France, l'après 11-janvier avec Marcel Gauchet34 ou la réforme du Code du Travail35.

Carrière politique

Débuts

De 1993 à 1995, Jean-François Copé est membre de la cellule de réflexion économique de Jacques Chirac animée par Nicolas Sarkozy. Il devient ensuite directeur de cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des rapatriés, dans le gouvernement Balladur.

Il soutient Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 199536. La même année, il devient délégué général au projet de société au RPR. Il fait alors partie de la « task force Juppé » (à l'époque Premier ministre et président du RPR) en matière d'idées. De 1998 à 2001, il exerce la fonction de secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation. Lors de l'élection pour la présidence du RPR en 1999, il se présente en tandem avec Patrick Devedjian37, puis il se déclare pour le second tour (communément avec Patrick Devedjian) en faveur de Michèle Alliot-Marie38. De 2001 à 2002, il est secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance.

Mandats locaux

Jean-François Copé se présente sans succès à sa première élection lors des cantonales de 1992 à Villeneuve-Saint-Georges39.

Il est élu maire de Meaux (chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Marne) en 1995 comme candidat RPR dissident et parachuté, à l'âge de 31 ans40,41,42, puis est réélu en 2001, 2008 et 2014.

Il se fixe deux priorités : la rénovation urbaine et la sécurité.

En matière de rénovation urbaine, il lance un « plan Marshall » destiné à revoir entièrement le centre ville de Meaux au niveau architectural et de son urbanisme43. En juin 2011, il fait détruire trois tours géantes Genêt, Hortensia et Iris, datant des années 1960 remplacées par des logements à taille humaine, supposés privilégier la mixité sociale44. L'opération est financée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et par Meaux Habitat45. La rénovation urbaine s’accompagne d’une volonté d’amélioration de l’environnement avec la création du parc naturel du Pâtis sur 150 hectares (grand prix de l'environnement des Villes d'Île-de-France 2006, dans la catégorie Espaces verts et Paysage)46 et du bien-être des Meldois avec l’opération « Meaux plage » depuis 200647.

En matière de sécurité, la ville déploie depuis 2003 un réseau de vidéosurveillance. En 2011, le dispositif compte environ cent quarante caméras, réparties dans toute la ville48 accompagné d’une augmentation de l’effectif de la police municipale à cent cinquante agents49. La délinquance aurait baissé de 11 % entre 2002 et 200850. Sur le plan économique et de l’emploi, Jean-François Copé souhaite ramener l’activité commerciale dans la communauté d'agglomération du pays de Meaux en imposant comme pôle économique de l’est francilien le parc d’activités du pays de Meaux qui devrait ouvrir ses portes fin 2012 et créer à terme près de 4 000 emplois51.

Sur le plan culturel, il lance en 2003 le festival Muzik'Elles, consacré aux artistes féminines qui fête en 2014 sa 10e édition52. Il inaugure le 11 novembre 2011, en présence de Nicolas Sarkozy, le musée de la Grande Guerre du pays de Meaux consacré à la Première Guerre mondiale53.

L'entrée du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

En 2005, il redevient maire de Meaux après la démission d'Ange Anziani. À la suite des élections municipales de mars 2008, il est réélu à la mairie de Meaux pour un troisième mandat, la liste qu'il conduisait ayant recueilli 67,74 % des suffrages exprimés au premier tour54. Lors des élections municipales de 2014, la liste conduite par Jean-François Copé remporte 64,30 % des voix dès le premier tour55, ce qui conduit à sa réélection pour un quatrième mandat de maire.

Il est conseiller régional d'Île-de-France de 1998 à 2007.

Mandats parlementaires

Élections

Au mois de juin 1995, il devient député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, à la suite de la nomination de Guy Drut dans le premier gouvernement Juppé. De 1995 à 1997, il est le benjamin de l'Assemblée nationale.

Lors de la campagne législative anticipée de 1997, Jean-François Copé est chargé du projet du RPR puis de la majorité56 et est le porte-parole de campagne de son parti. Le projet qu'il présente prône des économies budgétaires fondées sur une baisse des dépenses de l’État57, et le transfert des recettes des privatisations vers le désendettement58.

Il se présente également comme le plus jeune député battu en 1997, à l'issue d'une triangulaire RPR-PS-FN59, ce que relaie la presse. Cependant, si l'affirmation répétée de Jean-François Copé est juste sur la forme, elle est fausse sur le fond. En effet, Jean-François Copé est député suppléant de la 5e circonscription ; or, un député suppléant sortant n'a pas le droit de se présenter contre son député titulaire sortant et qui se représente60, ce qui est le cas de Guy Drut en 1997. Jean-François Copé se présente alors dans la 6e circonscription voisine, qui s'avère plus difficile61 et où il échoue face à la socialiste Nicole Bricq qui s'y présente aussi pour la première fois : Jean-François Copé n'est donc pas battu mais rate son parachutage.

Le 16 juin 2002, au second tour des élections législatives, il est élu député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne. Cinq ans plus tard, le 10 juin 2007, il est réélu député dans la même circonscription, au premier tour des élections législatives, avec 54,26 % des suffrages exprimés. Il quitte sa fonction de conseiller régional durant l'été 2007 pour respecter les règles sur le cumul de mandats, son siège revenant à Jean-François Robinet62. Il est réélu en juin 2012, avec 59,63 % des voix au second tour63.

Actions en tant que député

Durant son premier mandat, il est chargé des questions budgétaires au groupe parlementaire RPR. En 1996, il fait adopter un amendement accroissant les avantages fiscaux pour les entreprises s'installant en zone de redynamisation urbaine64.

Fonctions ministérielles

Jean-François Copé est membre des gouvernements Raffarin I et Raffarin II, de 2002 à 2004, en tant que secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement sous Jacques Chirac. Il est alors le benjamin des ministres. Nommé au gouvernement, il devient premier adjoint au maire de Meaux, obéissant à la règle non-écrite de non-cumul d’une fonction ministérielle avec la tête d’un exécutif local. Il demeure néanmoins président de la communauté d'agglomération de Meaux.

Fin 2003, il promeut un dispositif d'exonération de l'impôt sur les plus-values des grandes entreprises en cas de vente de leurs titres de participation, appelé en pratique « niche Copé ».

Jean-François Copé conduit la liste de l'UMP au premier tour, puis la liste d'union avec l'UDF au second tour des élections régionales des 21 et 28 mars 2004 en Île-de-France. À la suite de la victoire de la liste socialiste conduite par Jean-Paul Huchon, il renonce à prendre la tête du groupe UMP au conseil régional d'Île-de-France, que conserve Roger Karoutchi.

Il devient, en mars 2004, ministre délégué à l'Intérieur, tout en demeurant porte-parole du gouvernement. Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement. Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l'État.

En 2005, il est au centre d'une polémique car il occupait un logement de fonction, plus grand que ce qu'autorisent les consignes ministérielles 65 (230 m2 au lieu de 120 m2 à 140 m2)66, dans le 16e arrondissement de Paris, bien qu'il disposât par ailleurs d'un appartement privé à Paris. Jean-François Copé se justifie alors par le fait qu'il faisait réaliser un certain nombre de travaux dans cet appartement, et qu'il y emménagerait après que son épouse, alors enceinte, aurait accouché. Cette polémique intervient en même temps que l'affaire Gaymard, qui conduit le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à instaurer de nouvelles règles en la matière.

En 2005, il est membre du club Le Siècle67. Il lance son club de réflexion, Génération France.fr, le 13 décembre 2006.

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale

Jean-François Copé s'entretenant avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le 28 juin 2012.

Il est élu, le 20 juin 2007, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale par 256 voix, contre 44 à Alain Joyandet. À ce poste, après avoir subi de vives critiques de la part de certains parlementaires membres du groupe UMP, comme ceux qui s'opposent à la réforme de la carte judiciaire en novembre68, il s'impose comme un homme fort de la majorité, relais entre les parlementaires et l'exécutif, n'hésitant pas à exprimer ses distances avec le gouvernement69. Après s'être vu confier par le Premier ministre, François Fillon, une mission sur la modernisation du Parlement au premier semestre 2007, il préside en 2008 la commission « pour une nouvelle télévision publique », pour étudier la mise en place de la proposition présidentielle du retrait de la publicité dans l'audiovisuel public. En 2009, il s'oppose sans succès à l'augmentation de la redevance audiovisuelle70.

Fin 2009, Jean-François Copé prend position dans le débat sur le voile intégral et propose le vote d'une loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public71,72. Celle-ci est votée en octobre 2010 et promulguée en avril 201173. Elle est validée par la CEDH en 201474.

Il prête « gracieusement la salle Colbert du Palais Bourbon » le 20 mai 2010 à l'association pour la fondation de service politique, proche de l'Opus Dei75.

À la tête de l'UMP

Le 17 novembre 2010, Jean-François Copé devient secrétaire général de l'UMP en remplacement de Xavier Bertrand, qui retourne au gouvernement mais doit abandonner son poste à la tête du parti présidentiel. Fin 2010-début 2011, il fait voter une loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance des sociétés françaises, appelée « loi Copé-Zimmermann ».

Jean-François Copé dans les Vosges, en octobre 2012, lors de la campagne de l'élection du président de l'UMP.

En février 2012, alors que Christian Vanneste qualifie de « légende » la déportation de personnes homosexuelles en France lors de la Seconde Guerre mondiale suscitant une polémique dans les presse, Jean-François Copé décide de l'exclure de l'UMP. L'historien Serge Klarsfeld donnera raison au député confirmant qu'il n'y a pas eu en France de politique de déportation des homosexuels76. Jean-François Copé justifiera plus tard cette mesure contre Christian Vanneste par le contexte de l'annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 201277.

Après la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, il autorise la création de courants au sein de l'UMP78. Le 26 août 2012, à Châteaurenard, il se déclare candidat à la présidence du parti, vacante pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy79, et compose un « ticket » avec Luc Chatel pour la vice-présidence du parti et Michèle Tabarot pour le secrétariat général. Durant la campagne, alors que François Fillon, donné largement gagnant dans les sondages auprès des sympathisants de droite, cherche à se distinguer de l'ancien président de la République, Jean-François Copé s'en revendique et défend « la droite décomplexée »79. Dans le Manifeste pour une droite décomplexée qu'il publie fin 2012, il certifie de son admiration envers l'ancien président, et s'engage à être à ses côtés, quelles que soient les décisions qu'il puisse prendre dans le futur80. Dans les dernières semaines de la campagne, les partisans de Jean-François Copé font état de la « dynamique » de sa campagne et la presse commence à mettre en doute les sondages, qui portent sur les sympathisants et non les adhérents de l'UMP.

Le soir du scrutin, le 18 novembre 2012, les deux candidats revendiquent la victoire. Jean-François Copé est proclamé vainqueur le lendemain, par 50,03 % des voix, par la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE). Ce résultat est contesté par les partisans de François Fillon81. Après une semaine d'atermoiements politiques et médiatiques, la Commission nationale des recours (CONARE) – contestée dans sa composition par le camp Fillon – le proclame à nouveau vainqueur, cette fois avec 50,28 % des voix. François Fillon et ses partisans refusent toujours de reconnaître l'élection de Jean-François Copé, créent à l'Assemblée nationale un groupe parlementaire distinct du groupe UMP, le Rassemblement-UMP, et évoquent la possibilité de saisir la justice82,83. À cette occasion, un ouvrage publié par deux journalistes affirment que l'équipe Copé a triché84,85, tandis que les partisans de ce dernier dénoncent des irrégularités ayant profité à François Fillon dans des bureaux des Alpes-Maritimes et en Nouvelle-Calédonie. Fin décembre 2012, un accord est finalement trouvé entre Jean-François Copé et François Fillon, le premier acceptant l'organisation d'un nouveau scrutin en septembre 2013 et la réforme des statuts qu'il avait demandée, le second de dissoudre le groupe parlementaire dissident qu'il avait créé. Cette décision est entérinée par le bureau politique du parti le 18 du même mois86. Fin mai 2013, un nouvel accord entre les deux hommes prévoit de demander aux militants s’il est nécessaire d’organiser une nouvelle élection pour la présidence de l'UMP. Le 30 juin 2013, à l'issue d'un congrès extraordinaire, les militants de l'UMP, de peur de voir les dissensions internes ravivées, refusent très largement une nouvelle élection à sa présidence, maintenant ainsi Jean-François Copé à la tête du parti jusqu'en novembre 201587.

Jean-François Copé manifestant en janvier 2013 contre l'autorisation du mariage homosexuel en France, aux côtés de Nicolas Dhuicq (à gauche), Patrick Ollier (à droite), Philippe de Villiers (à gauche, en arrière-plan), et Philippe Marini (à droite, en arrière-plan).

Le début du mandat de Jean-François Copé est notamment marqué par l'engagement d'une grande partie de l'UMP dans l'opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Affirmant être en faveur de l'ouverture du mariage aux personnes homosexuelles mais contre la possibilité pour celles-ci d'adopter et contre la PMA et la GPA88, il participe aux grandes manifestations de janvier, mars et mai 201389.

Sur le plan économique, pendant les deux premières années du quinquennat de François Hollande, l'UMP dénonce la hausse continue du nombre de chômeurs malgré la promesse d'« inversion de la courbe du chômage » du président de la République, ainsi que les hausses d'impôts décidées par le gouvernement Ayrault et le non-respect de l'engagement de la France de revenir aux 3 % de déficit budgétaire90. En février 2013, Jean-François Copé annonce le dépôt par l'UMP d'une motion de censure contre la politique économique du gouvernement, motion qu'il défend le 20 mars 2013, mais qui est finalement rejetée par la majorité de gauche91,92. Sur le plan international, tout en « s'inquiétant » de la solitude de la France, il soutient l'intervention française au Mali93.

Jean-François Copé, président de l'UMP, rencontre William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, à Londres, le 5 juin 2013.

À la suite du rejet des comptes de campagne de la présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy qui prive l'UMP, déjà lourdement endettée, de près de 11 millions d'euros de financements publics, Jean-François Copé lance, le 4 juillet 2013, une « grande souscription nationale » auprès des Français94. Cette souscription reçoit le soutien de Nicolas Sarkozy et permet en deux mois de recueillir 11 millions d'euros auprès de sympathisants UMP95. L'opération est considérée comme un grand succès par Jean-François Copé, qui note que « l'UMP a réalisé la plus importante collecte jamais réalisée par un parti politique de la Ve République »96, tandis que certains médias soulignent l'importance de la déduction fiscale (66 %) accompagnant ces dons97.

Article connexe : Affaire Bygmalion.

En mars 2014, Le Point depuis condamné pour diffamation pour ces allégations98, met en cause nommément Jean-François Copé, pour ses liens avec les dirigeants de la société de communication Bygmalion et de sa filiale Event&Cie, fournisseurs de l'UMP pendant les campagnes électorales de 201299. Jean-François Copé dénonce un « coup monté » à l'approche des élections municipales et poursuit Le Point en justice100. Lors de la campagne des élections européennes de mai 2014, après la victoire de la droite aux élections municipales de mars, les dissensions internes au sein du parti réapparaissent, à la fois entre europhiles et eurosceptiques, mais aussi entre pro-Copé et pro-Fillon. Le 26 mai, lendemain des élections européennes, le bras droit de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, reconnaît avoir organisé avec la société Bygmalion un système de surfacturation lors des campagnes de 2012, mais affirme que Jean-François Copé n'a « pas été mis au courant de cette dérive en volume de dépenses101. » Le 27 mai, lors d'un comité directeur de l'UMP, sur proposition de la trésorière Catherine Vautrin, Jean-François Copé est contraint d'accepter une démission de l'ensemble de la direction de l'UMP, cette démission étant annoncée pour le 15 juin suivant. En attendant la tenue d'un congrès extraordinaire en octobre 2014, il est remplacé par une direction collégiale transitoire, composée des anciens Premiers ministres François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin102,103.

Le lendemain, Jean-François Copé écrit une longue lettre aux adhérents de l'UMP dans laquelle il affirme avoir eu connaissance des surfacturations « il y a douze jours » lors d'une réunion à l'UMP le 16 mai 2014104, à la suite de la parution d'une enquête détaillée de Libération le 14 mai 2014105. Dans cette lettre, Jean-François Copé réaffirme que son « intégrité est totale106 ». Jean-François Copé est entendu en audition libre le 28 juillet 2015 par les magistrats chargés de l'enquête, dont Renaud Van Ruymbeke107. Il réaffirme qu'il n'était au courant de rien, de même que Nicolas Sarkozy, qui est entendu séparément en septembre 2015108. Les mises en examen prononcées en septembre 2015 concernent 13 personnes dont 3 proches de Jean-François Copé : 4 dirigeants de la société Bygmalion dont Bastien Millot et Guy Alvès, 4 responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy dont Jérôme Lavrilleux, 3 anciens salariés cadres de l'UMP et 2 experts-comptables de la campagne. Elles n'incluent pas Jean-François Copé lui-même109.

Jean-François Copé est entendu le 8 février 2016 par les juges d'instruction sous le statut de témoin assisté à la fois concernant l'affaire Bygmalion110 et l'affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy111. Il n'est mis en examen dans aucune des 2 affaires. À la suite de cette audition, le 16 février 2016, Nicolas Sarkozy est entendu pour les deux mêmes affaires. Il est mis en examen pour l'affaire des comptes de campagne, hors volet Bygmalion112. Pour une partie de la presse, « l'affaire Copé est devenue l'affaire Sarkozy »113. De fait Nicolas Sarkozy a été renvoyé en correctionnelle début février 2017 dans cette affaire, contrairement à Jean-François Copé qui a bénéficié d’un non-lieu114,115.

Mise en retrait et retour en 2016

Logo de Jean-François Copé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Jean-François Copé est remplacé à la tête de l'UMP le 10 juin 2014116. Il décide de continuer à participer au bureau politique de l'UMP, dont il est membre de droit117. Il dépose le 20 juin deux propositions de transparence de la vie politique118. Le 24 juillet 2014, en conformité avec la loi du 11 octobre 2013, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique publie sur son site les déclarations d'intérêts des parlementaires pour la période 2009-2013. Jean-François Copé, qui a déclaré des revenus d'avocat, de conférencier, ainsi que des droits d'auteur119, apparaît dans les classements des parlementaires les plus aisés diffusés par des médias publics120 ou privés121.

Il est mis en examen, début février 2015, ainsi que Catherine Vautrin, pour « abus de confiance » dans l'enquête sur le paiement par l'UMP d'une somme de 516 615 euros, due selon la décision de la CNCCFP par Nicolas Sarkozy. L'avocat de Jean-François Copé de son côté invoque « l'analyse des services juridiques de Bercy »122. En septembre 2015, Jean-François Copé bénéficie d'un non-lieu à l'instar de Catherine Vautrin, ce qui clôture le dossier123,124.

En tant qu'ancien président de l'UMP, il devient en mai 2015, l'un des 18 membres de droit du bureau politique de la nouvelle formation Les Républicains125.

Le retour de Jean-François Copé sur la scène politique a lieu en janvier 2016, notamment avec la sortie du livre Le Sursaut français126,127.

Article connexe : Primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Le 14 février 2016, sur le plateau du Journal de 20 heures de France 2, il annonce sa candidature à la primaire présidentielle des Républicains de 2016128. Il en est éliminé lors du premier tour le 20 novembre, avec un score de 0,3 %, ce qui le classe dernier des sept candidats. Il annonce peu après son soutien à Alain Juppé, qui est battu au second tour par François Fillon129.

En avril 2017, il annonce qu'il ne se représentera pas aux élections législatives, préférant ainsi se consacrer à la gestion de la ville de Meaux130.

En février 2018, il déclare que la politique menée par Emmanuel Macron « correspond à ce [qu'il croit] » et affirme au sujet de Laurent Wauquiez qu'« on ne peut continuer longtemps comme ça avec, à la tête de la droite à reconstruire, quelqu'un dont l'objectif est de poignarder les autres », en référence à la fuite des paroles du nouveau président de LR devant les étudiants de l'EM Lyon. Il propose une alliance entre LR et LREM pour les élections municipales de 2020 à Paris131.

Prises de position

Le politologue Pascal Perrineau situe Jean-François Copé dans la famille « néo-gaulliste »132.

Économiques et sociales

Actionnariat des entreprises

Lors de la bataille boursière opposant Total et Elf Aquitaine en 1999, Jean-François Copé, partisan du libéralisme économique, explique en juillet 1999 que « c'est une opération entre actionnaires privés, nous n'avons pas à la commenter »133. Mais lors de la bataille boursière entre le BNP et la Société générale pour le contrôle de Paribas cette même année, Jean-François Copé prend une position inverse, estimant en août 1999 que « la pire solution serait que la Société Générale, fleuron de notre système bancaire, fasse l'objet d'un raid de la part d'un groupe étranger »134, critiquant l'absence d'interventionnisme du gouvernement de gauche dirigé par Lionel Jospin qui laisse cette opération se dérouler entre actionnaires privés.

Il avait déjà commenté l'affaire BNP-Société générale en mars, en s'opposant au capital étranger, lorsqu'il déclara que « tout ce qui ressemble à une guerre fratricide servira l'intérêt étranger »135.

Dans le cadre de la convention nationale du RPR sur le monde du travail en décembre 2000, il plaide pour le développement de l'actionnariat salarié136

En tant que porteur du projet du RPR pour l'élection présidentielle de 2002, Jean-François Copé envisage en décembre 2001 la privatisation partielle (avec maintien d'un contrôle public) d'EDF et de GDF137. Il avança une position similaire six mois plus tôt, en incluant également une poursuite du désengagement de l’État dans le capital de France Télécom138.

Durée du temps de travail

En juillet 2001, Jean-François Copé réclame un moratoire sur l'application de la loi généralisant de la durée hebdomadaire de travail à 35 heures payées sans réduction de salaire pour les PME et la fonction publique, pointant des problèmes de financement, et qu'en cas de victoire de la droite aux élections législatives de juin 2002, son camp renégocierait avec les partenaires sociaux le dispositif d'application139.

Toujours contre la loi sur les 35 heures, Jean-François Copé annonce en décembre 2001, durant la campagne présidentielle, qu'en cas de retour de la droite au pouvoir, la réforme mise en place par le gouvernement de Lionel Jospin ne sera pas abrogée mais cherchera à l'assouplir140. Il souhaite rendre la loi sur les 35 heures facultative et modifier la réglementation sur les heures supplémentaires pour « donner aux salariés qui le souhaitent la possibilité de gagner plus en travaillant davantage »141.

En juillet 2016, il estime que la droite a commis l'erreur de ne pas revenir sur les 35 heures142.

Emploi

Jean-François Copé affirme en février 1999 que les « emplois-jeunes » (mesure-phare du programme de la majorité plurielle), d'une durée de cinq ans, ne peuvent pas et ne seront pas titularités à la fin de leur contrat143. Cependant, en juin 2001, il avance que la droite, si elle revenait au pouvoir en 2002, conserverait les emplois-jeunes « utiles » et les supprimerait « au cas par cas »138.

Environnement

Dans le cadre du Plan de relance économique de la France de 2008-2009, Jean-François Copé considère en septembre 2009 que, sur le plan environnemental, « l'investissement dans les technologies de la dépollution et les énergies renouvelables : tout en modernisant son parc nucléaire, la France doit démultiplier les panneaux solaires » devraient être une priorité144.

Fiscalité

Parmi un RPR divisé sur la « taxe Tobin », Jean-François Copé se prononce en octobre 2001 contre sa mise en place145.

En octobre 2005, en tant que ministre délégué au budget, il s'exprime contre une réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune en soi, mais seulement dans l'optique de « favoriser l'emploi et la compétitivité »146. Un mois plus tard, il dit vouloir une telle réforme avec l'objectif de renforcer l'actionnariat des entreprises et l'investissement147. Il déclare en novembre 2009, à propos de l'ISF, que « le bouclier fiscal est d'abord un outil qui nous préserve de l'évasion fiscale »148.

Retraites

En décembre 2001, il s'engage, au nom de son parti, à préserver le système de retraites des agents publics d'EDF et de GDF en cas de privatisation137.

En juillet 2016, il estime que la droite a commis l'erreur de ne pas avoir réformé les régimes spéciaux des retraites142.

Santé

Dans le cadre du Plan de relance économique de la France de 2008-2009, Jean-François Copé considère en septembre 2009 que, sur le plan de la santé, « l'accent pourrait être mis sur les bio et nanotechnologies, en finançant la recherche sur les implants médicaux avec puces, pour suivre la santé du patient en temps réel, ou en développant les alicaments » devraient être une priorité144.

SMIC

Durant la campagne législative de 1997, il se prononce contre la suppression du SMIC, question qui divise la majorité sortante149. Il réaffirme sa position en février 1999 et prône une baisse de cotisations sociales sur ces salaires pour les rendre compétitifs143, jusqu'à 1,4 SMIC136.

Réforme de l’État

Collectivités locales

Il s'exprime en octobre 2009 favorable à la fusion des conseils régionaux et des conseils généraux, et à la disparition des seconds150.

Comptes publics

Si Jean-François Copé ne s'oppose pas à la mise en place du Plan de relance économique de la France de 2008-2009, il estime en octobre 2009 qu'il faut « d'abord identifier les autres sources de financement possibles et aussi savoir comment nous allons réduire les déficits » avant d'emprunter et que « l'emprunt doit venir en dernier ressort »151.

En octobre 2009, il suggère que la France s'inspire de la règle d'or constitutionnelle allemande pour plafonner l'endettement public151.

Fonction publique

Jean-François Copé estime en juin 2001 que les départs massifs en retraite dans la fonction publique sont une opportunité de réforme de gestion des effectifs en prônant pour cela « la culture du management, de la transparence et de la responsabilité »138.

Lors la campagne présidentielle de 2002, il affirme en juillet 2001 que l'idée de l'opposition « est de moderniser ce statut en faisant en sorte que les fonctionnaires soient peut-être moins nombreux mais surtout mieux considérés et mieux rémunérés »152.

En juillet 2016, il estime que « rien ne justifie le maintien de l'emploi à vie dans les fonctions publiques. Il faudra donc y mettre fin pour les nouveaux entrants, passer aux 39 heures et renouer avec la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », tout en prônant un renforcement de la fonction publique de la sécurité et de la justice 142.

Périmètre de l’État

Jean-François Copé présente en février 1999 un plan de réforme, en coordination avec le président par intérim du RPR, Nicolas Sarkozy, visant à limiter l’État à des missions régaliennes et à « à se délester de tout le reste »153.

Questions sociétales

Asile

En décembre 2014, il vote en première lecture contre l'adoption du projet de loi relatif à la réforme du droit d'asile154.

En septembre 2015, il salue la démarche d'accueil de l'Allemagne depuis la crise migratoire en Europe et prône l'accueil de réfugiés en France qui fuient la guerre en Syrie, y compris dans la ville qu'il dirige155. Il considère que les réfugiés syriens sont, du fait de leur instruction et de leur compétence, une chance pour la France, tout en affirmant que le but est finalement qu'ils s'assimilent culturellement156.

Droits LGBT

Opposant au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe en 2013, il déclare avoir évolué sur la question de la PMA en 2017, notant qu'il ne s'y oppose pas157.

Identité nationale

Après le premier outrage à La Marseillaise au Stade de France lors du match de football France-Algérie du 6 octobre 2001, Jean-François Copé déclare que cette affaire « n'était pas un problème d'ordre public, mais le problème de jeunes qui habitent à dix kilomètres du stade de France et qui pensent que la France n'est pas leur pays »158.

En octobre 2009, il se dit « choqué qu'il soit quasiment impossible d'apprendre l'arabe dans l’Éducation nationale », selon lui150.

Dans le cadre du débat sur l'identité nationale en France, il critique en octobre 2009 « le fameux "droit à la différence" des années 80 » comme source de multiculturalisme159, et estime en novembre 2009, que « notre nation se fissure en silence parce qu'il n'y a pas de discours sur l'identité »159, et déclare être « à titre personnel, vraiment militant depuis très longtemps d'un débat sur l'identité française »160.

Immigration

Jean-François Copé, alors président de l'UMP estime, en octobre 2013, « la France est beaucoup trop attractive socialement pour les immigrés » et prône « la suppression de l'aide médicale d'État, sauf en cas d'urgence »161.

En octobre 2013, il exprime sa volonté de réviser le droit du sol et déclare que « les enfants nés de parents étrangers en situation irrégulière n'ont pas vocation à y rester » et que « les enfants nés de parents étrangers en situation régulière ne peuvent pas obtenir la nationalité française de manière automatique »161.

Islam en France

En avril 2004, un an après la création du Conseil français du culte musulman, Jean-François Copé estime que le gouvernement doit s'atteler à tout « ce qui concerne les questions de formation des imams », car, selon lui « il faut quatre ans pour former un imam », en soulignant la nécessité de se consacrer « à la maîtrise de la langue française et puis surtout à la volonté de faire un islam de France, c'est-à-dire indépendant des influences étrangères »162.

En octobre 2009, un an et demi avant le vote de la loi sur l'interdiction du port du voile intégral, il se déclare « très partisan d'une interdiction par la loi du port de la burqa »150.

En octobre 2012, lors de la campagne pour l'élection à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé déclenche une polémique avec ses propos sur le comportement selon lui de certains musulmans durant le ramadan envers un adolescent qui se serait fait: "arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu'on mange pas pendant le ramadan." Il avait précédemment allégué ces faits dans son livre Manifeste pour une droite décomplexée. Des élus, y compris de l'UMP, condamnent publiquement cette déclaration163. Le Conseil français du culte musulman porte plainte pour protester contre ce discours qu'il estime islamophobe164. Des associations musulmanes organisent des distributions gratuites de pains au chocolat dans des lieux publics165. En janvier 2013, après plusieurs rebondissements, Jean-François Copé exprime ses regrets dans un communiqué commun avec le Conseil français du culte musulman qui retire sa plainte166. En 2015 et 2016, Copé campe cependant sur ses positions et évoque plusieurs fois l'affaire dans les médias. L'affaire est largement rappelée dans les médias en octobre 2016 quand Jean-François Copé fait une erreur d'estimation du prix du pain au chocolat lors d'une interview167,168.

Laïcité

En novembre 2003, lors du débat sur le port du voile islamique, il donne sa vision de la laïcité : « La laïcité n'est pas la négation des religions, c'est la possibilité d'exercer librement son culte dans le respect de celui des autres et donc qu'on ne se fasse pas imposer ces convictions »169. Dans cette même déclaration, il pointe du doigt les demandes visant à séparer hommes et femmes, ou encore la négation de la Shoah.

Service civique

Se déclarant en octobre 2009 partisan du service civique, il souhaite qu'il soit obligatoire150.

Europe

En juillet 2016, concernant l'espace Schengen, il prône qu'un « qu'un petit groupe d’États se mettent d'accord pour financer des garde-frontières aux frontières extérieures et repenser leur politique de droit d'asile »142.

Vie politique

Clivages idéologiques

Interrogé en octobre 2009 sur le fait qu'il est libéral, Jean-François Copé répond que « penser que l'on peut changer le monde avec pour seules étiquettes libéral ou socialiste n'a plus aucun sens »170.

Droite

Il déplore, en octobre 2009, que la droite n'aille « pas assez loin » pour placer sur des listes électorales « des candidats issus de la diversité »170.

Gauche

Il estime, en septembre 2001, que la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002 « fera plus de mal à Jospin que Bayrou à Chirac » et se montre dubitatif quant au « report de voix à gauche, car le fossé entre Jospin et Chevènement est énorme »171.

Front national

En mars 1997, avant la dissolution de l'Assemblée nationale le 21 avril 1997 (période de pré-campagne et de rumeur de changements gouvernementaux), Jean-François Copé exprime partager des valeurs républicaines avec les socialistes, mais pas avec le Front national172.

En juin 2002, durant la campagne législative, il réaffirme son opposition au Front national, lorsqu'il lui est demandé s'il exclurait les candidats de l'UMP qui appelleraient à voter pour ce parti au second tour, il répond : « Oui, naturellement, sans hésitation »173.

Il déclare à plusieurs reprises durant les années 2000 qu'un Front national fort conduit à permettre la gauche de gouverner174,175,176,177.

Détail des mandats et fonctions

Mandats locaux

  • De 1995 à 2002, puis depuis 2005 : maire de Meaux
  • 1998 - 2007 : conseiller régional d'Île-de-France
  • Depuis 2003 : président de la communauté d'agglomération du pays de Meaux

Mandats parlementaires

  • 19 juin 1995 - 21 avril 1997 : député de la cinquième circonscription de Seine-et-Marne
  • 19 juin 2002 - 18 juillet 2002 : député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne
  • 20 juin 2007 - 18 juin 2017  : député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne
  • 27 juin 2007 - 23 novembre 2010 : président du groupe UMP à l'Assemblée nationale

Fonctions ministérielles

  • 7 mai 2002 - 15 mai 2007 : porte-parole des gouvernements Raffarin I, II et III puis du gouvernement de Dominique de Villepin
  • 7 mai 2002 - 31 mars 2004 : secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement
  • 31 mars 2004 - 29 novembre 2004 : ministre délégué à l'Intérieur
  • 29 novembre 2004 - 15 mai 2007 : ministre délégué au Budget

Fonctions partisanes

  • 1995 - 1997 : secrétaire général adjoint du RPR
  • 1998 - 2001 : secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation
  • 2001 - 2002 : secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance
  • 2002 - 2008 : membre du bureau politique de l'UMP
  • 2010 - 2012 : secrétaire général de l'UMP
  • 2012 - 2014 : président de l'UMP

Dans la culture

Dans le roman Soumission (2015) de Michel Houellebecq, il est à la tête de l'UMP et perd dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2022. Il s'allie alors à Mohammed Ben Abbes de la Fraternité musulmane, contre Marine Le Pen.

Publications

  • 1990 : Finances locales, avec François Werner et préface de Pierre Richard - Economica - (Rééditions en 1993 et 1997)
  • 1999 : Ce que je n'ai pas appris à l'ENA. L'aventure d'un maire - Hachette Littératures
  • 2002 : Devoir d'inventaire. Le dépôt de bilan de Lionel Jospin - Albin Michel
  • 2006 : Promis, j'arrête la langue de bois - Hachette Littératures
  • 2007 : L'État de l'opinion, avec Sylvie Goulard, Muriel Humbertjean et Gérard Le Gall - Le Seuil
  • 2009 : Un député, ça compte énormément - Albin Michel
  • 2010 : La France Assise - Albin Michel
  • 2012 : Manifeste pour une droite décomplexée - Fayard
  • 2013 : La Bataille de la Marne, avec Frédéric Guelton - Tallandier
  • 2016 : Le sursaut français, Stock

Voir aussi

Bibliographie

  • Neïla Latrous, Jean-Baptiste Marteau, Bal tragique à l’UMP. Coups bas, fraudes et trahisons, Éditions Flammarion, 2013 (ISBN 2081300435)
  • Carole Barjon et Bruno Jeudy, Le Coup monté, Éditions Plon, 2013 (ISBN 2259221297)

Liens externes

Notes et références

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20121129.OBS0935/jean-francois-cope-j-ai-toujours-entendu-que-j-etais-le-meilleur.html [archive] (Selon le journal du Nouvel Observateur, en date du 29-11-2012, dans « La bataille de l'UMP », la mère de J.-F. Copé est une juive séfarade d'Alger)
  2. http://tempsreel.nouvelobs.com/bataille-ump/20121129.OBS0935/jean-francois-cope-j-ai-toujours-entendu-que-j-etais-le-meilleur.html [archive] (Selon Le Nouvel Observateur, du 29-11-2012, le père de J.-F. Copé est d'origine juive ashkénaze de Roumanie)
  3. « Jean-François Copé, un président de groupe dans la tourmente » [archive], politique.net, 20 mai 2008.
  4. Solenn de Royer, Frédéric Dumoulin, Copé, l'homme pressé, Archipel, 2010, p. 128.
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  170. Interview de M. Jean-François Copé, secrétaire d'État aux relations avec le Parlement et porte-parole du Gouvernement, à RMC le 14 novembre 2003, sur différents aspects de la politique gouvernementale, notamment les mesures en faveur des débitants de tabac. [archive]
  171. a et b Vie publique.fr - Interview de M. Jean-François Copé, président du groupe parlementaire UMP à l'Assemblée nationale, dans "Libération" du 6 octobre 2009, sur la place donnée au Parlement par la réforme constitutionnelle, sur la réforme des collectivités territoriales et l'identité nationale. [archive]
  172. Sophie Huet, « Copé (RPR) - « Il fera plus de mal à Jospin qu'à Chirac » », Le Figaro, 5 septembre 2001.
  173. COPÉ EXCLUT UN REMANIEMENT DANS L'IMMÉDIAT, 12 mars 1997, Reuters - Les actualités en français
  174. Interview de M. Jean-François Copé, secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, à RMC le 7 juin 2002, sur la dispersion des candidats aux élections législatives, le débat sur la cohabitation et les thèmes de campagne de la droite. [archive]
  175. Interview de M. Jean-François Copé, secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, à RTL le 17 juin 2002, sur le résultat du deuxième tour des élections législatives, la convocation d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale et l'élection du président et sur la volonté d'union de l'UMP. [archive]
  176. Interview de M. Jean-François Copé, secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, à La Chaîne Info LCI le 15 décembre 2003, sur l'arrestation de Saddam Hussein, les négociations pour l'annulation de la dette irakienne et pour la participation de la France à la reconstruction en Irak, l'échec de l'adoption de la Constitution européenne, la préparation des élections régionales notamment la concurrence de M. André Santini en Ile-de-France. [archive]
  177. Interview de M. Jean-François Copé, secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, à RFI le 19 mars 2004, sur le bilan de sa campagne électorale en Ile-de-France pour les élections régionales, la question de l'abstention, les réponses du gouvernement aux revendications des chercheurs pour la recherche publique, et sur les relations entre le gouvernement et l'UDF. [archive]
  178. Interview de M. Jean-François Copé, président du groupe parlementaire UMP à l'Assemblée nationale, à RMC le 3 septembre 2007, sur l'annonce de la fusion entre GDF et Suez et sur la rentrée scolaire. [archive]

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Copé Roland

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Roland Copé


Roland Copé

Roland_Copé

Roland Copé photographié par le studio Harcourt en 2013.
Naissance 14 mars 1930 (88 ans)
Charenton-le-Pont (Val-de-Marne)
Drapeau de la France France
Profession
médecin et comédien

Roland Copé est un spécialiste français de proctologie médicochirurgicale1, diplômé en cancérologie2, né le 14 mars 1930 à Charenton-le-Pont (Seine). Il est également comédien.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Médecine
      • 1.1.1 Parcours
      • 1.1.2 Apport scientifique et académique
    • 1.2 Carrière d'acteur
    • 1.3 Famille
  • 2 Films médicaux
  • 3 Publications
  • 4 Télévision
  • 5 Cinéma
  • 6 Notes et références
  • 7 Liens externes

Biographie

Né le 14 mars 1930 à Charenton-le-Pont, il est le fils d’un médecin généraliste, le docteur Marcu Hirs Copelovici, devenu Marcel Copé après avoir fui en 1926 l'antisémitisme roumain de la région d'Iași3.

Il échappe en 1943 à une rafle des nazis grâce à un couple d’Aubusson (Creuse), fait plus tard « justes parmi les nations »4.

Médecine

Parcours

En 1957, Roland Copé découvre la proctologie, spécialité alors relativement méconnue5, en devenant attaché de consultation dans le service du Pr Roger Cattan à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Il y apprend notamment la chirurgie des hémorroïdes et des fistules anales suivant des méthodes différentes de celles pratiquées par les chirurgiens de l’époque[réf. nécessaire]. Il devient l’un des premiers membres de la société française de proctologie, créée par Alfred Bensaude et Jean Arnous en 1958. De 1961 à 1974, il est par ailleurs médecin de la Croix-Rouge. Chargé de la création d’un centre de proctologie à l’hôpital Goüin à Clichy, il en devient chef de service en 1971. En 1984, il est élu professeur au Collège de médecine des hôpitaux de Paris1.

Il est également l’un des premiers proctologues à être membre de la Société française de cancérologie privée et à entrer au bureau de cette société dès 1981.

Apport scientifique et académique

Roland Copé a contribué à faire mieux connaître la proctologie auprès des chirurgiens et des gastro-entérologues mais aussi auprès des médecins généralistes et des spécialités frontières, en particulier les gynécologues et les dermatologues6. À cet effet, il crée dans son service de l’hôpital Goüin un cycle d’enseignement de proctologie7. Il prend également part au cycle d’enseignement des professeurs Hollender et Grenier à Strasbourg et au cycle d’enseignement du professeur Sarles à Marseille[réf. nécessaire].

Membre enseignant au diplôme universitaire (DU) de proctologie créé dans les années 1980, il organise en outre des conférences aux côtés des confrères généralistes Amicales de Paris et des conférences à la société de cancérologie, communiquant en particulier sur les cancers anaux et colorectaux.

Carrière d'acteur

En parallèle de sa carrière médicale, Roland Copé a entrepris une carrière d’acteur au cinéma et à la télévision8.

En 1997, il devient ainsi élève du cours de Jean-Pierre Hané9 au conservatoire Erik Satie du 7e arrondissement de Paris.

Famille

Roland Copé est le père de l'homme politique Jean-François Copé.

Films médicaux

Roland Copé a été un des premiers proctologues à réaliser, avec Monique Copé, son épouse10, des films sur la proctologie à usage pédagogique. Il a notamment produit un film sur l‘examen proctologique en 1978 et une série de trois sujets : « La proctologie sans frontière » (Les suppurations anales, 1991, La maladie hémorroïdaire, 1993, Proctologie et sida, 1994). Ces films ont obtenu le prix du festival médico-chirurgical (Deauville)6.

Publications

  • Le guide de proctologie, monographie de 120 pages illustrées de 200 photos5,  éd. Servier
  • Les suppurations anales, Monographie de 40 pages illustrée de dessins et photos couleurs originales,  éd. Gedy
  • La vénérologie anale de l’anus (M.S.T.), L’année du médecin,  éd. Flammarion
  • Atlas de la maladie hémorroïdaire, illustré de 200 photos et 60 schémas, Premier prix de l'Académie de médecine de Paris,  éd. Louis Pariente
  • Le cancer de l’anus, Encyclopédie des cancers digestifs,  éd. Flammarion
  • Mélanomes malins de l’anus, Atlas des maladies rares en proctologie,  éd. Flammarion
  • Les abcès et les fistules de l’anus, Monographie de 30 pages illustrées de dessins et photos couleurs originales,  éd. Cahiers de chirurgie
  • Abrégé de proctologie (coauteurs Roland Copé et Jean-Claude Sarles),  éd. Masson
  • Sida et chirurgie : Pathologie ano-rectale, monographie de l’association française de chirurgie
  • Atlas des maladies rares en proctologie, « Traumatismes : Ulcération pathomimique »
  • Abrégé de proctologie,  éd. Cycle d’enseignement de proctologie de l’hôpital Goüin
  • Les hémorroïdes de la grossesse - Proctologie en gynécologie obstétrique  éd. du SYNGOF (Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France), octobre 2009.
  • « Actualités cliniques et thérapeutiques : localisation peu fréquente et trop souvent méconnue de la papillomatose, chez la femme »  éd. du SYNGOF, septembre 2010.

Télévision

  • 2006 : Navarro
  • 2007 et 2008 : Diane, femme flic
  • 2007 et 2009 : PJ.
  • 2008 et 2014 : Plus belle la vie (Gaston Fiquin) sur France 311.
  • 2008 : Marie-Octobre de Josée Dayan
  • 2010 : Un lien incertain de Josée Dayan
  • 2010 : À la recherche du temps perdu de Nina Companéez
  • 2011 : Notre paradis de Gaël Morel
  • 2011 : Louis XI, le pouvoir fracassé d'Henri Helman
  • 2011 : Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi de Thierry Binisti
  • 2012 : La Chartreuse de Parme de Cinzia TH Torrini
  • 2014 : Richelieu, la Pourpre et le Sang d'Henri Helman
  • 2014 : Mongeville (épisode À l'heure de notre mort) : Lucien Belfond
  • 2015 : Monsieur Paul d'Olivier Schatzky

Cinéma

  • 2006 : Les Brigades du Tigre12
  • 2010 : La Rafle : maréchal Pétain2
  • 2010 : Donnant Donnant d'Isabelle Mergault
  • 2013 : OScar Bac+5 Chomeur (websérie)

Notes et références

  1. a et b http://www.jeanfrancoiscope.fr/downloads/vsd.pdf [archive] « Jean-François Copé vu par son père », VSD, 29 juillet 2009
  2. a et b http://www.lexpress.fr/culture/cinema/la-double-vie-du-pere-de-jean-francois-cope_854597.html [archive] « La double vie du père de Jean-François Copé », L'Express, 11 mars 2010
  3. http://www.liberation.fr/portrait/010180899-l-aiglon-de-meaux [archive] "L'aiglon de Meaux", Libération, 16 mai 2008
  4. http://www.liberation.fr/france/2012/11/20/jean-francois-cope-le-culot-en-etendard_861854 [archive]
  5. a et b http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/17997/actaend_1978_5-6_XXXV_livre.pdf?sequence=1 [archive] Acta Endoscopica, nos 5-6, 1978
  6. a et b http://www.proctologie.eu/biographie-du-professeur.html [archive] Biographie du professeur Copé sur son site : www.proctologie.eu
  7. http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/18706/actaend_1986_5_XXVII_ann-cong.pdf;jsessionid=FC8FCCB555545D1B004924BF9DB50A67?sequence=1 [archive] Acta Endoscopica, no 5, vol. 16, 1986
  8. http://www.lefigaro.fr/politique/2009/08/03/01002-20090803ARTFIG00183-jean-francois-cope-fait-rimer-musique-et-politique-.php [archive] "Jean-François Copé fait rimer musique et politique", le Figaro, 3 août 2009
  9. http://www.tunisia-today.com/archives/15067 [archive] « Roland Copé (chirurgien-comédien) au “Quotidien” : “Le comédien et le médecin ont plusieurs points communs” », Tunisia Today
  10. http://www.liberation.fr/portrait/010180899-l-aiglon-de-meaux [archive] "L'aiglon de Meaux", op. cit.
  11. http://tele.premiere.fr/News-Tele/France-3-Le-pere-de-Cope-dans-Plus-belle-la-vie/%28gid%29/630054 [archive] « France 3 : Le père de Copé dans Plus belle la vie », Première, 17 octobre 2008
  12. http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=98664 [archive]

Liens externes

 

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Madame Claude

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Madame Claude

 

Madame Claude

fernande

Nom de naissance Fernande Grudet
Naissance 6 juillet 1923
Angers
Décès 19 décembre 2015 (à 92 ans)
Nice
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Proxénète

Fernande Grudet, dite Madame Claude, née le 6 juillet 1923 à Angers et morte le 19 décembre 20151 à Nice, est une proxénète française qui, dans les années 1960-1970, était à la tête d'un réseau de prostitution qui travaillait pour des dignitaires de gouvernements, des diplomates et des hauts fonctionnaires.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Jeunesse et formation
    • 1.2 Prostitution et proxénétisme
  • 2 Enquêtes et adaptations
  • 3 Publications
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Émissions radiophoniques
    • 5.3 Article connexe

Biographie

Jeunesse et formation

Fernande Grudet s'invente une vie dans Allô, oui ou les Mémoires de Madame Claude (1975), signés Jacques Quoirez et qui sont truffés de mensonges et d'affabulations. Alors qu'elle a des origines modestes2, elle affirme être née dans une famille bourgeoise, avoir reçu une éducation très stricte chez les sœurs Visitandines. Elle y raconte également que son père était un industriel alors qu'il tenait un café rue Diderot à Angers et vendait des sandwiches à la gare pour subvenir aux besoins de sa famille3.

Du couple Grudet naissent deux filles : Joséphine, la première fille, qui meurt en 1924, à l'âge de 19 ans, puis Fernande en 1923. Elle raconte également que son père résistant meurt sous l'Occupation alors qu'il décède à l'hôpital à 58 ans, le 26 janvier 1941, d'un cancer du larynx4. Fernande, âgée de 18 ans, enterre son père ; sa mère est avec elle. Elle est élève à l'institution Jeanne-d'Arc puis à l'Immaculée-Conception d'Angers4.

Fernande raconte également avoir eu une fille d'un résistant mort en déportation et qui fut élevée par sa grand-mère en province. Elle s'invente un passé de Résistance déportée au camp de Ravensbrück où elle aurait sauvé, grâce à un médecin du camp tombé sous son charme, Geneviève de Gaulle5.

Prostitution et proxénétisme

Fille-mère, elle s’installe à Paris et prend le pseudonyme de Claude, genre indéterminé qui manifeste peut-être une manière de neutralité sexuelle5. Elle fréquente les milieux du banditisme et se prostitue4. Elle monte, à la fin des années 1950, son entreprise de prostitution de luxe qu'elle anime par téléphone depuis son appartement de la rue de Marignan. Les prestations de luxe sont réservées à une élite sociale qui a les moyens de payer ses filles qui travaillent dans une maison close située au 32 rue de  mois de prison ferme, trente mois avec sursis et un million de francs d'amende pour proxénétisme aggravé. Ayant fait appel, la chambre de la cour d'appel de Paris confirme la condamnation le 4 février 1993, à trois ans d'emprisonnement dont trente mois avec sursis, à cinq ans d'interdiction de séjour et autant de privation des droits civiques9. Elle était défendue par Me Francis Szpiner. Elle est incarcérée à la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis2 pendant dix mois puis s'installe quelque temps dans la Beauce. À partir de 2000, Fernande Grudet vit en recluse dans un petit appartement sur la Côte d’Azur. Elle tente de revoir sa fille, en vain. Elle subit un accident vasculaire cérébral en 2013 et décède en 2015 à l'hôpital de Nice7,2.

Outre l'impunité dont elle a bénéficié durant bien des années, le succès de son entreprise est dû à plusieurs facteurs et en particulier à deux éléments. D'abord, à la différence de la prostitution « classique » s'exerçant dans un lieu déterminé, Madame Claude a perfectionné, pour ne pas dire inauguré, un système consistant à mettre en relation des jeunes femmes, tout à fait averties et sélectionnées avant tout pour leur allure et leur minimum de culture, avec une clientèle aisée, et ce, par le biais du téléphone (d'où le nom de « call-girls » donné à ces jeunes femmes) évitant ainsi le plus souvent à Madame Claude tout contact avec la clientèle. Les témoignages d'anciens policiers de l'ex-Brigade mondaine ont confirmé cette protection à l'occasion de l'émission UBoulainvilliers dans le 16e arrondissement de Paris4. Pendant vingt ans, elle règne sur un groupe de cinq cents filles, les fait s'habiller en robes de grands couturiers et recourir à la chirurgie esthétique2. Selon un ancien habitué, Mme Claude recrutait parmi les filles qui avaient échoué à devenir mannequins ou actrices. « Claude réglait toutes les factures, Dior, Vuitton, les coiffeurs, les médecins, et les filles devaient ensuite travailler pour la rembourser », explique Françoise Fabian qui a incarné la mère maquerelle en 1977. « C'était de la servitude sexuelle dans laquelle Claude prenait 30 % au passage. Elle aurait pris plus, mais elle disait que les filles l'auraient trahie si elle l'avait fait »6. Elle réprouve cependant le terme de « proxénétisme » et affirme leur donner une éducation pour fréquenter les dîners mondains en compagnie d'hommes importants (politiques, princes, chefs d'entreprises, etc.). Elle bénéficie à l'époque de la clémence de la police, pour les comptes rendus donnés à la brigade mondaine et au SDECE7.Cette vie tissée de mensonges perd de son lustre avec l’arrivée de Valéry Giscard d'Estaing au pouvoir et de Michel Poniatowski à la tête du ministère de l'Intérieur. À partir de 1976, le juge Jean-Louis Bruguière entreprend de démanteler le réseau ; le proxénétisme est sévèrement réprimé et Madame Claude est poursuivie par le fisc, qui lui réclame onze millions de francs, ses gains mensuels étant estimés à 70 000 francs, à quoi s'ajoutent les cadeaux en nature, bijoux, fourrures, automobiles8 ; condamnée cette même année, elle épouse un Suisse pour obtenir sa nationalité puis s’enfuit aux États-Unis en juin 19772. Elle prend le nom de Claude Tolmatcheff et ouvre une pâtisserie à Pacific Palisades (Los Angeles). Elle se remarie ensuite avec un barman homosexuel afin d'obtenir la carte verte, ouvre un restaurant, Le Canard, et se fait appeler Claude Cook7. Elle est finalement dénoncée aux services de l'immigration. Persuadée qu'il y a prescription en ce qui concerne ses ennuis fiscaux, elle revient en France, en 1985, est arrêtée et purge une peine de quatre mois de prison. À sa sortie de prison, elle devient vendeuse de jeans dans une boutique de la rue Dauphine. En 1991, elle tente de monter un nouveau réseau de prostitution avec une douzaine de filles dans un appartement du quartier du Marais7. Poursuivie par la justice pour proxénétisme aggravé en 1992, elle est condamnée à sixn jour, un destin sur France 210.

Mais surtout, loin d'être une proxénète classique (elle n'a jamais fait l'objet d'une plainte de la part des personnes de son réseau), elle a souvent permis à celles qui l'ont quittée de le faire sans difficulté pour continuer souvent une carrière d'actrice, de chef d'entreprise ou simplement une vie d'épouse d'un ancien client fortuné.

Différentes personnalités politiques auraient fait partie de sa clientèle, comme le président américain John F. Kennedy, Moshé Dayan ou le guide libyen Mouammar Kadhafi, mais aussi des célébrités du grand banditisme et de l'administration policière qui auraient assuré sa protection. Elle s'est liée avec des personnages d'origines les plus diverses, parmi lesquels Pierrot le Fou, Marlon Brando ou encore le neveu du roi Farouk, le milliardaire égyptien Ibrahimi6.

Les confidences sur l'oreiller, transmises par Madame Claude aux services secrets, la mettaient à l'abri de tout désagrément[réf. nécessaire]. Cette situation perdura jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing.

À cette époque, les nouvelles dispositions législatives prises à l'encontre de la prostitution, se concrétisent par la fermeture de tous les hôtels de passe, mais aussi des « maisons » connues, comme celle de Madame Billy, autre pourvoyeuse de plaisirs pour la jet-set de l'époque

Enquêtes et adaptations

L'histoire de Madame Claude et de son réseau a inspiré des auteurs et des cinéastes.

  • Le livre d'Élisabeth Antébi et Anne Florentin, Les Filles de Madame Claude est le premier du genre à retracer l'ascension de Madame Claude et la vie quotidienne de ses « pensionnaires ».
  • Le film Le Téléphone rose (1975) d'Édouard Molinaro lui fait référence.
  • Elle est un personnage non visible du film Le Professionnel (1981) de Georges Lautner, passant un coup de téléphone à Doris Frederiksen.
  • Sa vie a été adaptée dans le film Madame Claude par le réalisateur Just Jaeckin en 1977. Une suite intitulée Madame Claude 2 est réalisée par François Mimet en 1981.
  • Une série d'ouvrages érotiques est éditée dans les années 1980 dans la collection « Les dossiers secrets de Madame Claude » (éditions E1).
  • En 1995, le documentaire Les Confessions de Madame Claude, réalisé par Patrick Meadeb, où Madame Claude se livre, face à la caméra, à Isabelle Morini-Bosc, connait un record d'audience sur TF1.
  • En 2010, l'émission Un jour, un destin Madame Claude : sexe, mensonges et secrets d’État, diffusée le mardi 14 septembre 2010, 22 h 55 sur France 2, retrace la vie de Madame Claude.

Publications

  • 1986 : Claude Grudet, Le meilleur c'est l'autre, éditions Jacob Duvernet
  • 1994 : Claude Grudet, Madam, éditions Michel Lafon Dans cette « histoire de Madame Claude par Madame Claude » largement fantasmée, celle-ci s'invente une famille, trois frères (elle n'en avait pas) élevés chez les Jésuites, un père ingénieur (alors qu'il était ouvrier) et raconte qu'elle a été déportée durant la guerre, alors que son nom n'apparaît dans aucun camp de concentration.

Notes et références

  1. Charlotte Oberti, « Mort de la proxénète Madame Claude, trafiquante de "vice joli" » [archive], sur france24.com, 22 décembre 2015
  2. a, b, c, d et e Caroline Desorbay, « Mais qui était Madame Claude ? » [archive], sur lavenir.net, 27 octobre 2011.
  3. Claude Cancès, La Brigade mondaine, Éditions Flammarion, 2014, p. 47
  4. a, b, c et d Meriem Lay, Madame Claude, sexe, mensonges et secrets d'État, documentaire diffusé sur France 2, le 7 octobre 2011.
  5. a et b Serge Koster, Le sexe et l'argent, Melville, 2009, p. 77
  6. a et b Voir sur Jeuneafrique.com. [archive]
  7. a, b, c et d Dany Jucaud, « Madame Claude, Madame 30 % », Paris Match, semaine du 31 décembre au 6 janvier 2015, pages 32-35.
  8. Véronique Willemin, La mondaine : histoire et archives de la police des mœurs, Hoëbeke, 2009, p. 221
  9. Véronique Willemin, La mondaine : histoire et archives de la police des mœurs, Hoëbeke, 2009, p. 224
  10. Rediffusée le 7 octobre 2011.

Annexes

Bibliographie

  • 1974 : Élisabeth Antébi et Anne Florentin, Les Filles de Madame Claude, Stock-Julliard

Émissions radiophoniques

  • « Madame Claude, la reine de la prostitution » le 8 janvier 2016 dans L'Heure du crime de Jacques Pradel sur RTL.
  • « Madame Claude ou la vie rêvée de Fernande Grudet », Affaires sensibles, France Inter, 7 avril 2017 [1] [archive].

Article connexe

  • Deborah Jeane Palfrey

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Manet François

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François Manet

 

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Gravure figurant au début de ses différents ouvrages

L'abbé François Manet, (Pontorson le 15 janvier 1764 - Saint-Malo le 18 juin 1844), est une personnalité religieuse de la Manche, également géographe.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Son œuvre
  • 3 Références
    • 3.1 Bibliographie
  • 4 Sources

Biographie

François Gilles Pierre Barnabé Manet, est né le 15 janvier 1764 à Pontorson dans le diocèse d'Avranches. Ces parents étant allé s'établir à Saint-Malo il obtient l'accord de son évêque pour terminer ses études au séminaire local. En 1780 il est agréer dans son nouveau diocèse et il devient prêtre le 22 décembre 1786. IL devient ensuite professeur au Collège de Dinan; Il quitte le collège en 1791. Prêtre insermenté il tente de se réfugier en Irlande mais il échoue et vit toute la Révolution dans la clandestinité. Faute de pouvoir lui mettre la main au collet, le représentant Le Carpentier se venge en faisant incendier sa riche bibliothèque.

Après la tourment il devient aumônier de l'Hospice et reçoit la direction de L'Institution de Saint-Malo en 1823 où il passe la plus grande partie de sa vie. En 1842 il est nommé membre honoraire du chapitre de chanoines de Rennes et il meurt à Saint Malo le 18 juin 1844

Son œuvre

Grand érudit d'histoire et de géographie, il publie quelques ouvrages comme Biographie des Malouins célèbres (1824). En 18341, il publie Histoire de la petite Bretagne ou Bretagne Armorique, éditions E Caruel.

Il est aussi l’auteur d’une étude géographique très précise sur la baie du mont Saint-Michel. En 1829 il publia De l'état ancien et de l'état actuel de la baie du mont Saint-Michel et de Cancale, des marais de Dol et de Châteauneuf aux éditions Everat à Paris. Dans cet ouvrage prenant à la lettre les légendes locales, il décrit la transgression marine qu'a effectivement connu la région comme un raz de marée qui aurait eu lieu en mars 709 ( voir Raz de marée de mars 709 ). À la fin de l'ouvrage plusieurs cartes anciennes veulent donner avec une précision succincte la position de villages ou de monastères engloutis. Cet ouvrage lui valut la médaille d'or ainsi que 400 Francs par la Société royale et géographique de France lors de son assemblée solennelle du 28 mars 1828.

Son travail est très vite contredit par l'étude scientifique de ses sources et surtout par celle des sols (Alexandre Chèvremont, Les Mouvements du Sol sur les côtes occidentales de la France dans le golfe Normand-Breton, 1882, au chapitre 222).Le Bureau des Recherches Géologiques et Minières, établissement public dépendant du Ministère de l'Écologie ne cite pas d'événements en 709 dans la zone de la baie du Mont Saint Michel3,4

Références

  1. Histoire de la petite Bretagne ou Bretagne Armorique, éditions E Caruel, 1834 [archive]
  2. http://www.archive.org/stream/lesmouvementsdu00chevgoog/lesmouvementsdu00chevgoog_djvu.txt [archive]
  3. http://www.tsunamis.fr/ [archive]
  4. http://www.tsunamis.fr/donnees_resultat.asp?LST=false&AN0=&AN9=&NV0=&NV9=&DPT=50 [archive]

Bibliographie

  • Biographie des Malouins célèbres, Saint-Malo 1824; Lafitte reprints, Marseille 1977, (ISBN 9781160047074).
  • De l'état ancien et de l'état actuel de la baie du Mont-Saint-Michel et de Cancale, des marais de Dol et de Châteauneuf aux éditions Everat à Paris en 1839.
  • Histoire de la petite Bretagne ou Bretagne Armorique : tome premier : l'Armorique sous les Gaulois et sous les Romains .Editions E Caruel, 1834". Consultable sur la bibliothèque numérique de l'Université Rennes 2 [archive]
  • Histoire de la petite Bretagne ou Bretagne Armorique : tome second : l'Armorique sous les Grands-Bretons, et sous les Français .Editions E Caruel, 1834". Consultable sur la bibliothèque numérique de l'Université Rennes 2 [archive]

Sources

  • De l'état actuel et ancien des environs de Saint Malo (1829)
  • Biographie des Malouins célèbres (1824)

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18 juin 2018

Clarke Henri-Jacques-Guillaume

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Henri-Jacques-Guillaume Clarke

 
Henri-Jacques-Guillaume Clarke

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Henri-Jacques-Guillaume Clarke, comte d'Hunebourg et duc de Feltre, maréchal de France et ministre de la Guerre, François-Xavier Fabre, 1810, Musée des beaux-arts de Nantes.
Fonctions
Drapeau de la France République française
Ministre plénipotentiaire à Parme,
(Drapeau du Royaume d'Étrurie Royaume d'Étrurie)
20 juillet 1802 – 1804
Drapeau de l'Empire français Empire français
Ministre de la Guerre
19 août 1807 – 1er avril 1814
Monarque Napoléon Ier, empereur des Français
Gouvernement Gouvernement de Napoléon Ier
Prédécesseur Louis-Alexandre Berthier
Successeur Pierre Dupont de l'Étang
Royaume de France Royaume de France
Membre de la Chambre des pairs
4 juin 1814 – mars 1815
Monarque Louis XVIII, roi de France
Ministre de la Guerre
11 mars 1815 – 20 mars 1815
Gouvernement Gouvernement de la Première Restauration
Prédécesseur Nicolas Jean-de-Dieu Soult
Successeur Louis Nicolas Davout
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Ministre de la Guerre
26 septembre 1815 – 12 septembre 1817
Monarque Louis XVIII, roi de France
Gouvernement Gouvernement Richelieu
Prédécesseur Laurent de Gouvion-Saint-Cyr
Successeur Laurent de Gouvion-Saint-Cyr
Membre de la Chambre des pairs
31 août 1817 – 28 octobre 1818
Successeur Edgar Clarke
(À titre héréditaire)
Biographie
Date de naissance 17 octobre 1765
Lieu de naissance Landrecies
Flandre française
Date de décès 28 octobre 1818 (à 53 ans)
Lieu de décès Neuwiller-lès-Saverne
Bas-Rhin
Père Thomas Clarke (1727-1780)
Mère Marie-Louise Shée (1740-1783)
Conjoint 1. Elisabeth Christiane Alexander (1778-1840)
2. Marie-Françoise Zaepffel (1755-1842)
Enfants 1. Henriette (1790-1831)
2. Edgar (1799-1852)
2. Arthur (1802-1829)
2. Alphonse (1806-1850)
2. Elphride (1808-1813)
Diplômé de École militaire de Paris

Signature de Henri-Jacques-Guillaume Clarke

Henri-Jacques-Guillaume Clarke, né le 17 octobre 1765 à Landrecies, mort le 28 octobre 1818 à Neuwiller-lès-Saverne, est un officier français de la Révolution et de l'Empire, général de division, ministre de la Guerre de Napoléon Ier, fait comte d'Hunebourg et comte de l'Empire, puis duc de Feltre.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Ancien Régime
    • 1.2 Révolution française
      • 1.2.1 Début de la Révolution (1789-1792)
      • 1.2.2 L'armée du Rhin (1793)
      • 1.2.3 Révocation et retour au service (1793-1795)
      • 1.2.4 L'armée d'Italie (1796-1797)
    • 1.3 Consulat
    • 1.4 Premier Empire
      • 1.4.1 Officier d'active
      • 1.4.2 Ministère de la Guerre (1807-1814)
      • 1.4.3 L'affaire de Walcheren (1809)
    • 1.5 Suspecté de trahison par ses contemporains
      • 1.5.1 Fuite à Blois
      • 1.5.2 Première Restauration
      • 1.5.3 Cent-Jours
    • 1.6 Maréchal de France (1816)
    • 1.7 Titres
    • 1.8 Distinctions
    • 1.9 Armoiries
  • 2 Mariages et postérité
  • 3 Notes et références
    • 3.1 Notes
    • 3.2 Références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Sources et bibliographie
    • 4.2 Articles connexes
    • 4.3 Liens externes

Biographie

Ancien Régime

Il est issu d'une famille noble d'origine irlandaise, établie en France depuis l'émigration des Stuarts1. En 1765, son père est garde magasin des subsistances de la ville de Landrecies. Le jeune Clarke2 se trouve orphelin très tôt et est élevé par son oncle, Henri Shée de Lignières, colonel de cavalerie et secrétaire des commandements du duc d'Orléans3, qui le fait recevoir cadet gentilhomme à l'École militaire de Paris le 17 septembre 17811. Il est nommé sous-lieutenant au régiment de Berwick le 11 novembre 17821, puis cornette blanche3 de hussards avec rang de capitaine, dans le régiment Colonel-Général le 5 septembre 1784.

Révolution française

Début de la Révolution (1789-1792)

Il est promu capitaine de dragons le 11 juillet 1790. Il quitte ensuite l'armée pour la diplomatie, et il devient gentilhomme d'ambassade à Londres. Revenu en France au commencement de 1791, il reprend son grade, est réformé, puis replacé le 5 septembre comme capitaine de 1re classe au 14e de dragons (ancien « Orléans-Dragons4 »). Il passe de ce grade à celui de chef d'escadron au 2e régiment de cavalerie légère le 5 février 1792, où il devint bientôt lieutenant-colonel.

L'armée du Rhin (1793)

Article détaillé : Armée du Rhin (Révolution française).

Il est alors affecté à l'armée du Rhin, et se signale à la prise de Spire, où il fait rendre les armes à une partie des troupes chargées de la défense de cette place. Le 20 mars 1793, il se distingue lors du combat de Stromberg et le 27, jour de la déroute de Bingen, il défend avec valeur le passage de la Nahe1, et est nommé, par les représentants en mission5, général de brigade provisoire à l'affaire d'Horcheim (« Erchein » ou « Ercheim »), près de Landau, le 19 mai suivant. Il obtient peu de temps après le commandement des 3 régiments de dragons qui combattent à l'avant-garde6, puis est nommé chef de l'état-major général de l'armée du Rhin.

Révocation et retour au service (1793-1795)

Les commissaires de la Convention le destituent comme noble le 12 octobre 17931, la veille de la prise des lignes de Weissembourg par les Autrichiens. Il est arrêté et incarcéré comme suspect6, puis libéré ; mais désespérant de faire révoquer la décision qui l'éloigne du service, Clarke se rend en Allemagne, y fait un séjour de peu de durée, et revient à Paris. Le 13 ventôse an III, il écrit au banquier Perregaux, qu'éloigné injustement de l'armée, il est oblige de chercher un emploi.

« Je parle et j'écris correctement, dit-il, l'anglais, l'allemand et le français ; j'ai une légère idée de la tenue de livres en partie double... Je désire être employé à Paris, soit par un banquier, soit par une maison de commerce, avec un traitement honnête. J'aime le travail et l'on me trouvera toujours exact, probe et discret5. »

Après la chute de Robespierre, il est rappelé au service le 18 février 1795, et confirmé le 17 mars, dans le grade de général de brigade1. Il est chargé, par commission du-même jour, obtenue grâce à la protection de Carnot, de la direction historique et topographique du ministère de la Guerre, et concourt à la rédaction des plans dont l'exécution répand alors « un si grand éclat sur les armées françaises.1 » Les services importants qu'il rend dans cette direction, où il rétablit l'ordre, lui valent le grade de général de division le 7 décembre 17956. C'est à cette époque que le Directoire le charge d'une mission secrète auprès du cabinet de Vienne (Autriche)6.

L'armée d'Italie (1796-1797)

À peine de retour à Paris, il reçoit l'ordre de partir pour l'Italie, surtout pour surveiller le général Bonaparte, dont les victoires et l'ambition inquiètent le gouvernement. Le but apparent de cette mission est d'aller à Milan pour obtenir la mise en liberté de La Fayette, Latour-Maubourg et Bureau de Pusy, internés à Olmütz2,5. Bonaparte a deviné les intentions du Directoire, mais il feint de se méprendre sur le véritable but de la mission de Clarke, et lui fait l'accueil le plus favorable. Celui-ci se met au service du général en chef, qui en obtient des révélations sur la nature des instructions du conseil du Luxembourg. Lorsque Venise tombe au pouvoir des Français le 5 mai 1797, le général Clarke est chargé d'assister à l'ouverture du portefeuille du comte d'Antraigues, que l'on a arrêté dans cette ville.

Cependant, le gouvernement directorial, instruit du rapprochement entre le chef de l'armée d'Italie et son agent secret, rappelle ce dernier à Paris. Clarke élude les ordres qu'il venait de recevoir, en se prévalant de ses instructions patentes, reste à Udine avec Bonaparte, et coopére avec lui à la conclusion du traité de paix signé à Campo-Formio le 17 octobre. Après la signature du traité, une dépêche plus impérative et plus pressante que la première lui enjoint de quitter sur-le-champ l'Italie. Dès son arrivée en France, il reçoit de vifs reproches du Directoire. Non seulement, il cesse d'être employé activement comme général, mais il perd la direction du bureau topographique. Cependant, vers la fin de l'an VI (été 1798), le Directoire le charge de la négociation du traité d'alliance entre la République française et le roi de Sardaigne, traité d'alliance avantageux pour l'armée d'Italie1.

Consulat

Article détaillé : Consulat (histoire de France).

Clarke se montre un des plus zélés partisans de la révolution du 18 Brumaire. Aussi le premier Consul le rétablit-il très rapidement dans ses fonctions de chef du bureau topographique. Lors du congrès de Lunéville, le 20 septembre 1800, le général Clarke y entame les négociations qui sont suivies par Joseph Bonaparte, frère du Premier consul. Le 24 septembre, le gouvernement consulaire lui confie le commandement extraordinaire de Lunéville et du département de la Meurthe1. Il est chargé de diriger vers leur patrie, au mois d'octobre 1801, les soldats russes prisonniers des Français. Le général Clarke se comporte avec tant de bienveillance envers les prisonniers, que l'empereur de Russie témoigne sa reconnaissance par le don d'une épée magnifique, enrichie de diamants.

Vers cette époque (20 juillet 1802), le premier Consul l'envoie avec le titre de ministre plénipotentiaire auprès du prince de Parme, nouvellement créé roi d'Étrurie. Il reste en Toscane jusqu'en 1804, puis revient en France comme conseiller d'État, puis secrétaire du cabinet de l'Empereur pour la guerre et pour la marine.

Premier Empire

Article détaillé : Premier Empire.

Officier d'active

Houdetot, directeur des contributions indirectes de Prusse à Berlin, a l'occasion de « croquer7 » le gouverneur de la capitale prussienne en 1806.

Clarke rentre dans l'armée active lorsque Napoléon lance la campagne d'Allemagne en 1805. Il participe à la prise d'Ulm, et est nommé gouverneur de Vienne, de la Basse-Autriche, de la Styrie et de la Carinthie (15 novembre 1805). Après avoir présidé à la délimitation des frontières de la Brisgau, qui touchait au Wurtemberg et au grand-duché de Bade, il revient à Paris. Le 20 juillet 1806, il conclut avec Peter d'Oubril8, ambassadeur de Russie, un traité de paix que l'influence anglaise fait rejeter par la cour de Russie. Le 5 août 1806, l'Empereur le charge de s'occuper, avec lord Yarmouth (en), des préliminaires d'un traité de paix entre la France et le gouvernement britannique. Mais la mort de Fox (13 septembre 1806), en changeant la face des affaires, fait échouer ces négociations.

Le 14 octobre suivant, commence la campagne de Prusse, achevée par la victoire d'Iéna. Clarke prend part à cette bataille, où il fait capituler les grenadiers saxons de Hundt, qui lui remettent leur drapeau et une batterie de plusieurs pièces de canon attelées et approvisionnées3. Il est chargé des fonctions de gouverneur d'Erfurt, encombrée de nombreux prisonniers prussiens. Dès novembre 1806, il est nommé gouverneur de Berlin. Il réussit à obtenir l'estime des habitants par sa fermeté, sa modération, et surtout par sa probité. On lit dans le Recueil des pièces officielles fait par un conseiller prussien, que le général Vandamme ayant voulu enlever les meubles du palais de Potsdam où il a été logé, le général Clarke l'oblige de les restituer. En 1807, il est chargé de l'échange des ratifications du traité de paix conclu entre la France et le royaume de Saxe ; à cette occasion, il obtent la grand-croix de l'Ordre militaire de Saint-Henri1.

Ministère de la Guerre (1807-1814)

Le 9 août 1807, il est nommé ministre de la Guerre en remplacement du maréchal Berthier.

Il imprima une impulsion rapide à l'administration qui lui était confiée, étendit sa surveillance à toutes les branches du service, se fit remarquer par l'ordre, la méthode qu'il y introduisit, et ne prit jamais aucune mesure sans qu'elle n'eût été préalablement soumise à une discussion approfondie. Les levées de troupes, leur organisation, leurs mouvements, tout était combiné et réglé, par cet homme d'État, avec une prévoyance égale à son dévouement pour l'Empereur.]9.

Le 6 janvier 1808, il écrit à Napoléon :

« Sire, Votre Majesté m'a ordonné de former le 1er et le 2e corps d'observation de la Gironde. Le premier de ces corps, que commande le général Junot, a conquis le Portugal. La tête du deuxième est déjà à portée de suivre le premier, si les circonstances l'exigent. Votre Majesté, dont la prévoyance n'est jamais en défaut, a voulu que le corps d'observation de l'Océan, qu'elle a confié à M. le maréchal Moncey, fût en troisième ligne. La nécessité de fermer les ports du continent à notre irréconciliable ennemi, et d'avoir sur tous les points d'attaque des moyens considérables, afin de profiter des circonstances heureuses qui se présenteraient pour porter la guerre au sein de l'Angleterre, de l'Irlande et des Indes, peut rendre nécessaire la levée de la conscription de 1809.
Le parti qui domine à Londres a proclamé le principe de la guerre perpétuelle, et l'expédition de Copenhague a révélé ses intentions criminelles. Quoique l'indignation de toute l'Europe se soit soulevée contre l'Angleterre, quoiqu'à aucune époque la France n'ait eu des armées aussi nombreuses, ce n'est point encore assez : il faut que l'influence anglaise puisse être attaquée partout où elle existe, jusqu'au moment où l'aspect de tant de dangers portera l'Angleterre à éloigner de ses conseils les oligarques qui les dirigent, et à confier l'administration à des hommes sages et capables de concilier l'amour et l'intérêt de la patrie avec l'intérêt et l'amour du genre humain, une politique vulgaire aurait pu déterminer Votre Majesté à désarmer ; mais cette politique serait un fléau pour la France, elle rendrait imparfaits les grands résultats que vous avez préparés. Oui, Sire, Votre Majesté, loin de diminuer ses armées doit les accroître jusqu'à ce que l'Angleterre ait reconnu l'indépendance de toutes les puissances et rendu aux mers cette tranquillité que Votre Majesté a assurée au continent. Sans doute, Votre Majesté doit souffrir d'exiger de ses peuples de nouveaux sacrifices, de leur imposer de nouvelles obligations ; mais elle doit aussi se rendre à ce cri de tous les Français : « Point de repos jusqu'à ce que les mers soient affranchies, et qu'une paix équitable ait rétabli la France dans le plus juste, le plus utile et le plus nécessaire de ses droits. » Je suis, etc. »

L'affaire de Walcheren (1809)

L'énergie de Clarke est attestée au mois d'août 1809, lorsque Lord Chatam débarque dans l'île de Walcheren avec « 55 000 hommes6. Dans la première semaine, le ministre de la Guerre opposa plus de 20 0006 (ou 30 0003) hommes aux Anglais : quinze jours ne s'étaient pas écoulés que 40 000 autres combattants se pressaient autour d'Anvers.6 ». En moins de cinq semaines, il forme une armée de plus de 100 000 hommes3,1, qu'il porte sur les bords de l'Escaut.

Le château de Hunebourg : vendu à la Révolution, les ruines du château sont achetées plus tard par le général Clarke en 1809, qui transforme le domaine en parc.

Ce rapide déploiement de forces, qui rend infructueuse la tentative de lord Chatam, vaut à Clarke, précédemment nommé comte d'Hunebourg, avec une dotation de 20 000 francs sur les domaines de Rheten (de) et Ahlden (Aller)6, le titre de duc de Feltre (15 août 1809) et le grand aigle de la Légion d'honneur (14 août10. Il est membre depuis 1803, commandant depuis 1804, grand officier depuis 1806).

Clarke continue d'administrer, pendant les campagnes d'Espagne et de Russie, avec une « constance digne des plus grands éloges. Il est encore actif, laborieux, vigilant ; son habileté se trouve rarement en défaut, mais ce qui lui mérite surtout l'estime générale, c'est l'intégrité scrupuleuse qui préside à tous les actes de son administration, dans un temps où grand nombre d'administrateurs semblent n'avoir reçu d'autre mission que celle de travailler à leur fortune personnelle6. »

Attitude du duc de Feltre envers Carnot

On peut rappeler l'attitude honorable du duc de Feltre envers Carnot6 qui depuis la suppression du Tribunat en 1807, n'a plus que son traitement de membre de l'Institut. À l'époque des préparatifs de la campagne de Russie (1812), au cours d'une séance de travail avec l'Empereur, le ministre le sollicite en faveur de Carnot :

« — Sire, je désirerais appeler la bienveillance de Votre Majesté sur le général Carnot ; il est dans la situation de fortune la plus fâcheuse, et cependant je ne puis lui faire accepter le moindre secours, même à titre de prêt. Votre Majesté ne saurait être étonnée de l'intérêt, ou plutôt de la reconnaissance que je porte au général Carnot ; c'est lui qui m'a placé, en 1794, à la tête du bureau topographique (établi auprès du Comité de salut public), et si mes services ont pu être agréables à Votre Majesté, c'est donc à lui que j'en suis redevable. »

« — Eh bien ! répondit Napoléon après quelques moments de réflexion, dites à Carnot que je l'attends demain à deux heures. »

À la suite de cette entrevue, un décret accorde au général Carnot une pension de 6 000 francs, avec rappel depuis le jour de la suppression du Tribunat.

Suspecté de trahison par ses contemporains

H.J.G. Clarcke, duc de Feltre, par Henri Horace Roland Delaporte, Musée national du Château de Malmaison, Rueil-Malmaison.

Cependant cet homme, « dont le courage et la présence d'esprit ne s'étaient jamais démentis, ne montra que de la mollesse, de l'irrésolution6 », à l'époque où la conjuration des généraux Malet et Lahorie éclata à Paris dans la journée du 23 octobre 1812. Il ne retrouva son énergie que lorsque les conjurés eurent été arrêtés par un concours de circonstances indépendantes de sa volonté.

« Son indécision, dans cette circonstance, il naître de mauvaises pensées qui se reproduisirent plus tard sous des formes différentes6. »

Le ministre fut néanmoins maintenu à son poste. La formation des gardes d'honneur (en 1813) souleva, contre l'Empereur, les anciens nobles, toutes les personnes riches qui avaient dépensé des sommes considérables pour le remplacement de leurs fils. « Cette mesure était si injuste et si impolitique, » dit Mme veuve du général Durand, dans ses Mémoires11, « que bien des gens soupçonnèrent le duc de Feltre, qui la proposa, d'avoir eu des intentions perfides. En un mot, on crut que ce ministre avait été gagné par quelque puissance étrangère11. » On a dit qu'il était entré en relation avec un agent des Bourbons, le marquis de Chabannes5, et qu'il laissa, à l'approche des alliés, Paris sans défense5. On peut lui reprocher6 aussi de n'avoir pas déployé, pour la défense du territoire, ce luxe de moyens qu'il avait tant de fois présentés à l'invasion. Ce fut lui qui présenta à Marie-Louise, le 27 février 1814, les drapeaux enlevés à l'ennemi aux combats de Champ-Aubert et de Montmirail.

Fuite à Blois

La veuve Durand, déjà citée formule une seconde accusation qui donne de la gravité à la précédente : « La générale, a-t-elle écrit p. 181, avait été battue pendant une partie de la nuit du 29 au 30 mars ; toute la garde nationale était sur pied, je ne dirai pas sous les armes, car une grande portion des hommes qui la composaient n'avaient que des piques. Les chefs en firent demander au duc de Feltre, qui répondit qu'il n'en avait pas à sa disposition. Cependant quand les troupes alliées furent entrées dans la capitale, elles en trouvèrent encore des magasins considérables11. »

Dès que la fortune eut trahi les efforts de Napoléon, le duc de Feltre fut un de ceux qui engagèrent le plus vivement l'Impératrice à quitter Paris. Il suivit cette princesse à Blois. Mme Durand nous apprend, p. 223 que « le général autrichien comte de Schowaloff s'était rendu à Blois aussitôt après la publication de l'acte de la déchéance prononcée par le Sénat. Tous ces fonctionnaires furent forcés de prendre à la mairie de Blois des passeports pour leur retour et de les faire viser par le comte Schowaloff, qui eut des égards gradués selon ce qu'il connaissait de la conduite de chacun d'eux. On remarqua qu'il se prêtait à tout ce qui pouvait convenir au duc de Feltre11. »

Première Restauration

Article détaillé : Première Restauration.

Le 8 avril, il envoya son adhésion en ces termes au gouvernement provisoire :

« Les actes du gouvernement qui vient de finir, m'ayant dégagé de tout ce que j'avais considéré comme devoir envers lui, j'use de la liberté qu'un si grand événement vient de me rendre, pour remettre entre vos mains la promesse d'être fidèle au Roi et à son auguste famille. »

Ce qui contribua certainement à propager les bruits de trahison qui coururent à l'époque des deux Restaurations, ce furent son empressement à adhérer à la déchéance de l'Empereur, son élévation à la pairie dès le 4 juin, et la promptitude qu'il mit à répondre, dans le Moniteur de Gand du 9 mai 1815, au reproche de la Gazette d'Augsbourg, reproduit dans le Journal de l'Empire du 2 mai, relativement au général comte d'Erlon : il se justifia, par le défaut de juges et par la fuite de cet officier général, de ne pas l'avoir fait passer devant un conseil de guerre au mois de mars. « Était-il donc si nécessaire de prouver qu'il lui avait été impossible de faire verser le sang d'un de ses frères d'armes6 ? »

Louis XVIII, le nomma pair de France le 4 juin 1814, et chevalier de Saint-Louis le 27 décembre suivant. Devenu l'un des sujets les plus dévoués du nouveau gouvernement, il ne montra pas moins de zèle à défendre les intérêts de la monarchie qu'il n'en avait déployé dans sa double carrière de républicain et de serviteur de l'Empire. Ce fut lui qui, à l'occasion du projet de censure tenté pour la première fois par l'abbé duc de Montesquiou, osa faire entendre à la tribune cette maxime d'un pouvoir suranné : « Si veut le roi, si veut la loi2. »

Cent-Jours

Article détaillé : Cent-Jours.

En 1815, le lendemain de l'entrée triomphante de l'Empereur à Lyon (10 mars), le duc de Feltre fut nommé ministre de la Guerre en remplacement de M. le maréchal Soult (11 mars). Il se rendit à la Chambre des députés, où, forcé par sa position de parler de lui-même, il prononça le discours suivant :

« Sa Majesté m'a proposé le portefeuille de la guerre ; il eût été lâche de refuser dans une circonstance aussi pénible. Je n'ai pas craint de répondre à cette honorable confiance, parce que j'ai la certitude d'être fidèle à mes devoirs, comme toute ma vie j'ai été fidèle à tous les engagements que j'ai pris. Parvenu à ma cinquantième année, je n'ai jamais trahi personne ; et, si lorsque j'étais en Toscane, la ville de Paris12 a bien voulu me donner un témoignage signalé de son estime, c'est qu'elle savait que j'étais honnête homme et incapable de manquer à mes devoirs. Je dis cela, parce que je me suis trouvé sous un gouvernement autre que celui qui a été si heureusement rétabli en France par le retour de Sa Majesté. »

D'après cette déclaration de principes, le duc de Feltre publia un ordre du jour pour faire un appel à l'honneur de l'armée.

« On ne capitule point sans infamie, et tôt ou tard sans châtiment, avec des serments libres et solennels ; nous avons tous juré fidélité au roi, qui nous fait jouir de la paix au dehors, et au dedans des bienfaits d'un gouvernement paternel. Nous avons juré de maintenir cette charte constitutionnelle qui consacre les droits et les devoirs de tous. Voilà cependant les biens qu'on voudrait nous ravir en un instant et sans retour, etc. »

Napoléon, qui ne pouvait croire à cette trahison, lui laissa son portefeuille5. Il eut lieu de s'en repentir5 : tout ce qui tenait au département de la guerre alla de telle façon, que l'Empereur, sur la route de Fontainebleau, s'écriait :

« Clarke est un vilain homme ; on me l'avait dit; mais je n'aurais pas voulu le croire.13 »

« Plus d'une fois, en 1813 et 1814, on essaya de m'inspirer des doutes sur sa fidélité ; je ne m'y arrêtai jamais : je l'ai toujours cru probe et honnête. »

— Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène.

« Il n'est point authentique que le duc de Feltre, au moment où il s'agissait de défendre Paris, en 1814, ait empêché de distribuer des fusils aux braves Parisiens qui voulaient disputer leurs foyers à l'invasion, étrangère ; il serait aussi difficile de prouver que ce ministre ait fait remplir de cendre les cartouches distribuées à la troupe. Mais il paraît assuré que le duc se faisait secrètement certains reproches ; on en peut juger par le fait suivant. Passant à Lille pour se rendre à Gand, en 1815, il visite le général Grundler et lui dit : « Vous êtes bien heureux ; vous servez Napoléon : moi il me ferait pendre ; il faut que je sorte de France. » Chassez le naturel, il revient au galop14. »

— Georges Touchard-Lafosse, La Révolution, l'Empire et la Restauration.

Lorsque les Bourbons furent obligés de quitter la France, le duc de Feltre se rendit à Gand auprès de Louis XVIII. Il y fut toujours chargé du portefeuille de la guerre3, et reçut de son souverain une mission auprès du prince régent d'Angleterre.

Maréchal de France (1816)

Henri-Jacques-Guillaume Clarke
Henri Jacques Guillaume Clarke, comte d'Hunebourg, Duc de Feltre, Maréchal de France, Guillaume Descamps (Lille, 1779 ; Paris, 1858), 1817.
Henri Jacques Guillaume Clarke, comte d'Hunebourg, Duc de Feltre, Maréchal de France, Guillaume Descamps (Lille, 1779 ; Paris, 1858), 1817.

Surnom le Maréchal d'Encre15
Naissance 17 octobre 1765
Landrecies Flandre française
Décès 28 octobre 1818 (à 53 ans)
Neuwiller-lès-Saverne
Bas-Rhin
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 1782-1817
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 2e régiment de cavalerie (1792)
Chef d'état-major de l'armée du Rhin (1793)
Chef du bureau topographique de la guerre (1793)
Commandant de Lunéville et de la Meurthe (1800)
Gouverneur de Vienne (1805)
Gouverneur d'Erfurt (1806)
Gouverneur de Berlin (1806-1807)
Gouverneur de la 9e division militaire (1815)
Gouverneur de la 14e division militaire (1816)
Faits d'armes Prise de Spire
Bataille d'Ulm
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 11e colonne.
Autres fonctions Ministre de la Guerre
Membre de la Chambre des pairs
Famille Clarke

Ramené à Paris par le « désastre de Waterloo », il fut nommé 15 septembre suivant, gouverneur de la 9e division militaire, et membre du conseil privé le 19 du même mois. Rappelé au ministère de la Guerre, dont le maréchal Gouvion Saint-Cyr venait d'être éloigné (26 septembre), il se signala, pendant le cours de sa nouvelle administration, par des mesures d'une excessive sévérité. Ce fut lui qui licencia l'armée. Il soumit l'armée à la mesure humiliante d'une classification par catégories, il attacha son nom à rétablissement des cours prévôtales, il ordonna l'instruction du procès du général Travot, condamné à mort malgré la loi d'amnistie. Il joignit à ses fonctions ministérielles celles de gouverneur de la 14e division militaire à partir du 10 janvier 1816.

Devenu maréchal de France (3 juillet 1816), le mauvais état de la santé du duc de Feltre le détermina à donner, en septembre 1817, sa démission du ministère de la Guerre. Il se retira dans sa terre de Neuwiller, près de Saverne, et y mourut le 28 octobre 1818. Son épouse fit ériger quelques années plus tard un monument funéraire encore visible aujourd'hui dans le cimetière communal de Neuwiller-lès-Saverne. Napoléon l'a jugé assez sévèrement comme militaire. Il ne lui reconnaissait « aucun talent pour le commandement13 ». Le duc de Feltre a été diversement jugé par ses contemporains ; mais on a dit de lui, avec vérité, qu'il était l'homme d'épée qui devait le plus au travail de sa plume2.

Le duc de Feltre était Grand-croix de l'ordre de la Fidélité de Bade10. Il possédait plusieurs langues et cultivait les lettres. « Le grand nombre de mémoires qu'il a rédigés sur la diplomatie, la guerre et l'administration, sont tous remarquables par la clarté et la correction du style »16. Son nom est gravé sur l’arc de triomphe de Paris.

Titres

  • 1er Comte d'Hunebourg (lettres patentes du 24 avril 1808, Bayonne17) ;
  • 1er Duc de Feltre (décret du 15 août 1809, Schoenbrunn18) ;
  • Dotation de 20 000 francs sur les domaines de Rheten (de) et Ahlden (Aller)6

Distinctions

Drapeau de l'Empire français Empire français
  • Légion d'honneur19 :
    • Légionnaire (9 vendémiaire an XII : 2 octobre 1803), puis,
    • Commandant (25 prairial an XII : 2 juin 1804), puis,
    • Grand officier (8 février 1806), puis,
    • Grand aigle de la Légion d'honneur (14 août 1809) ;
Royaume de France Royaume de France
  • Chevalier de Saint-Louis (27 décembre 1814) ;
Drapeau du Grand-duché de Bade Grand-duché de Bade
  • Grand'croix de l'Ordre de la Fidélité (Bade)
Drapeau du Royaume de Saxe Royaume de Saxe
  • Grand'croix de l'Ordre militaire de Saint-Henri
Drapeau du Royaume de Bavière Royaume de Bavière
  • Chevalier de l'Ordre de Saint-Hubert (Bavière).

Armoiries

Figure Blasonnement
  Famille Clarke (d'origine irlandaise) sous l'Ancien Régime

D'or, à la bande engrelée d'azur, chargée d'une étoile d'argent, accompagnée de deux besants d'or.20,21

Orn ext comte de l'Empire GOLH.svg
Blason Henri Jacques Guillaume Clarke (comte).svg
Armes du comte de Hunebourg et de l'Empire

De gueules aux trois épées d'argent à poignées d'or posées en pal, la pointe vers le chef ; au franc-quartier de comte-ministre.22

  • Livrées : blanc, rouge, argent, nuancé.
Orn ext Duc de l'Empire GCLH.svg
Blason Henri Jacques Guillaume Clarke (duc).svg
Armes du duc de Feltre et de l'Empire

De gueules, à trois épées hautes en pal d'argent, montées d'or et rangées en fasce ; au chef des ducs de l'Empire brochant.20,23,21,24

  • Livrées : blanc, rouge, argent, nuancé.

Mariages et postérité

Henri Clarke avait épousé en premières noces, le 3 août 1789 à Londres Elisabeth Christiane Alexander (1778-1840).

  • Divorcé dès 1795, le couple avait eu une fille :
    • Henriette Clarke de Feltre (1790 - Londres (Grande-Bretagne) † 18 mars 1831 - Hyères, Var), mariée, le 16 avril 1808 à Paris, avec Raymond (1784-1867), baron de Montesquiou Fezensac et de l'Empire (1809) puis 2e duc de Fezensac (1832), lieutenant-général, dont :
      • Roger Aimery (1809-1864), comte de Fezensac, saint-cyrien (1825-1827), marié en 1837 avec Gasparine Ursule Ida de Finguerlin-Bischingen (1805-1846), dont
        • Philippe (1843-1913), 3e duc de Fezensac, sénateur du Gers (1887-1897), marié en 1865 avec Suzanne Roslin d'Ivry 1845-1913, dont :
          • 2 filles ;
      • Richard (1810-1810) ;
      • Louise Mathilde (1811-1883), mariée avec Moritz (1799-1873), comte de Flavigny, dont postérité ;
      • Henriette-Oriane/Auriane (16 novembre 1813 - Paris † 15 juillet 1887 - Château de Prunoy, département de l'Yonne), mariée, le 16 novembre 1836 à Paris, avec Charles-Marie-Augustin, comte de Goyon (1803-1870), général de division, sénateur du Second Empire, dont :
        • Marie-Mathilde-Henriette (1837 † 27 juin 1912 - Paris VIIIe), comtesse de Courcy , mariée en 1857 avec Henri Roussel, comte de Courcy (1827-1887), dont postérité ;
        • Marie-Philippine-Antoinette-Charlotte (1839 † 12 décembre 1929 - Pau), baronne Séguier, mariée, le 6 août 1856 à Paris, avec Antoine 1832-1929), 3e baron Séguier , magistrat, dont postérité ;
        • Marie-Victoire-Ida (3 mai 1842 † 16 décembre 1851) ;
        • Charles-Marie-Michel (14 septembre 1844 - Chantenay-sur-Loire (Loire-Inférieure) † 1930), 3e duc de Feltre (décret du 2 juillet 1864), 3e vicomte de Goyon (24 mars 1872), 3e comte de Goyon (1918), attaché d'ambasade, sous-lieutenant de hussards, député des Côtes-du-Nord (1876-1885), marié, le 5 juin 1879, avec Léonie de Cambacérès25 (1858-1909), dont :
          • Auguste (17 juillet 1884 - Château de La Roche-Goyon, Noyal26 † 8 mars 1957 - Paris), 4e duc de Feltre, président de la chambre d'agriculture des Côtes-du-Nord (1924)26, marié, le 21 octobre 1933 à Paris, avec Helen Seton (1893-1983), dont :
            • un fils, 5e duc de Feltre, marié deux fois, dont :
              • Postérité ;
        • Aimery-Marie-Médéric (13 mars 1849 - Paris † 5 mai 1918 - Paris), 2e comte de Goyon (décret du 17 juin 1865), attaché d'ambassade, député de Guingamp, marié avec Mlle de Raigecourt-Gournay, dont :
          • Jeanne Marguerite Marie Thérèse (9 mars 1882 - Paris † 14 janvier 1980), mariée, le 29 juin 1904 à Paris, avec Joseph de Séguier (1872-1940), dont postérité ;
          • Oriane (31 juillet 1887 - Hyères † 26 novembre 1926 - Vernon) ;
      • Raymond (1818-1819) ;
Portrait de la générale Clarke, Marie Françoise Joséphine Zaepffel, avec ses quatre enfants, François-Xavier Fabre (1766–1837), 1810, Musée Marmottan, Paris.

Le duc de Feltre contracta une seconde union, le 26 janvier 179927 à Bouxwiller (Bas-Rhin), avec Marie-Françoise Zaepffel (1755-1842), nièce de Jean-Évangéliste Zaepffel (1735-1808), futur évêque de Liège.

Le couple eut quatre fils, lesquels furent sans union, ni postérité : l'aîné, Edgar Clarke (1799-1852), duc de Feltre, comte d'Hunebourg, d'abord garde-du-corps du roi puis officier de carabiniers, succéda aux titres héréditaires de son père1. Il s'est retiré de la chambre en 1832. Le second Arthur Clarke (1802-1829), trouva la mort en 1829 à la suite d'une maladie contractée lors de l'expédition de Morée. Le troisième, Alphonse Clarke (1806-1850), s'illustra dans la composition musicale. Quant au dernier, Elphride (1808-1813), il mourut assez jeune.

À noter qu'à travers ce second mariage, il fut le beau-frère de trois autres officiers et barons : Étienne d'Hastrel de Rivedoux, Eugène Charles Auguste de Mandeville et Guillaume O'Meara.

À Paris, il était propriétaire de l'Hôtel d'Estrées au 79 rue de Grenelle28.

Notes et références

Notes

Les papiers personnels de Henri-Jacques-Guillaume Clarke sont conservés aux Archives nationales sous la cote 182AP29

Références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Jullien de Courcelles 1826, p. 174 et suiv.
  2. a, b, c et d Wahlen 1841, p. 543 et suiv.
  3. a, b, c, d, e et f Michaud 1817, p. 47 et suiv.
  4. de Jullian 1822, p. 344
  5. a, b, c, d, e, f et g « Clarke (Henri-Jacques-Guillaume), Duc de Feltre », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876)
  7. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Napoleonica.
  8. de:Peter von Oubril
  9. Le passage en italique ressemble à une citation, non référencée, et a une tournure un peu trop hagiographique.
  10. a et b Testu, Almanach impérial pour l'année 1810 : présenté à S.M. l'Empereur et Roi par Testu, Paris, Testu, 1810 (lire en ligne [archive])
  11. a, b, c et d Sophie Mme Ve du général Durand, première dame de l'Impératrice Marie-Louise, Mémoires sur Napoléon, l'Impératrice Marie-Louise et la Cour des Tuileries : Avec des notes critiques faites par le prisonnier de Ste-Hélène, Ladvocat, 1828, 408 p. (lire en ligne [archive]), p. 160
  12. En 1803, le général Clarke avait été nommé un des notables de la ville de Paris.
  13. a et b « Clarke (Henri-Jacques-Guillaume) », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  14. Georges Touchard-Lafosse, La Révolution, l'Empire et la Restauration : ou, 178 anecdotes historiques dans lesquelles apparaissent, pour des faits peu connus, 221 contemporains français et étrangers, L'Huillier, 1828, 254 p. (lire en ligne [archive]), p. La voix de la conscience
  15. C. Mullié indique que Clarke n’a gagné aucun de ses grades sur le champ de bataille. Bureaucrate, il fut surnommé le "maréchal d'Encre" après 1816, dans une référence cruelle au maréchal d'Ancre.
  16. Les papiers de Henry Jacques Guillaume Clarke, duc de Feltre, qui constituent les volumes 69 à 133 de la série Acquisitions extraordinaires ont été acquis par exercice du droit de préemption le 23 mai 1997, à l’occasion de la vente de la succession du libraire et marchand d’autographes Eugène Rossignol. (Vente à l’hôtel Drouot, les 22 et 23 mai 1997, étude Hubert le Blanc, expert : Thierry Bodin).
    Il s’agissait des lots F1 à F48 de cette vente, qui comprenait, d’autre part, un nombre important de courriers de Napoléon à Clarke qui, vendus à l’unité, ne purent être achetés par les Archives du ministère des Affaires étrangères (lots 439 à 589 de la vente).
    En parcourant les documents conservés au sein des volumes 69 à 133, on remarquera un certain nombre de notes manuscrites portées sur des chemises ou sur les documents eux-mêmes par leurs anciens propriétaires, témoins de classements et de dépouillements effectués aux XIXe et XXe siècles. L’ensemble a cependant nécessité un reclassement après son entrée aux Archives du ministère des Affaires étrangères, afin de restituer un ordre respectant, pour l’essentiel, celui de la carrière du maréchal Clarke, en mettant de côté les “ papiers de famille ”, qui constitueront autant de sources complémentaires de l’histoire militaire et sociale, du commencement du XVIIIe siècle à la fin de la Restauration
  17. « BB/29/974 page 3. » [archive], Titre de comte accordé à Henri, Jacques, Guillaume Clarke d'Hunebourg. Bayonne (24 avril 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  18. « BB/29/1035 pages 35-36. » [archive], Titre de duc de Feltre accordé à Henry, Jacques, Guillaume Clarke, à la suite du décret du 15 août 1809. Schoenbrunn (15 août 1809)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  19. « Cote LH/542/53 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  20. a et b Arnaud Bunel, « Maison Clarke » [archive], sur www.heraldique-europeenne.org (consulté le 4 juin 2011)
  21. a et b Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 [archive] et 2 [archive]), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  22. « www.heraldique-blasons-armoiries.com » [archive], L'armorial de la noblesse du Premier Empire (consulté le 24 avril 2011)
  23. Nicolas Roret, Nouveau manuel complet du blason ou code héraldique, archéologique et historique : avec un armorial de l'Empire, une généalogie de la dynastie impériale des Bonaparte jusqu'à nos jours, etc…, Encyclopédie Roret, 1854, 340 p. (lire en ligne [archive]), p. 191
  24. Source : www.lillempire.fr : Lille et le Nord, du Consulat au Second Empire [archive]
  25. Léonie de Cambacérès (1858-1909), Fille de Louis, comte de Cambacérès (1832-1869), auditeur au Conseil d'État (1855), député de l'Aisne (1857-1863), chevalier de l'Ordre de l'Étoile polaire de Suède.
  26. a et b

    « D'abord « Roche-Tanguy », puis « château Le Denays », le château a pris le nom de Roche-Goyon au XIXe siècle. Il est construit en 1728 avec des réemplois d'une bâtisse du XVIe siècle. Quatre membres de la famille de Goyon, propriétaire du château, se distinguent au XIXe siècle : # Michel-Augustin de Goyon, est préfet des Côtes-du-Nord pendant la première Restauration. # Charles, son fils, est nommé aide de camp de Napoléon III en 1853, puis président du conseil général en 1861 et sénateur en 1862. Il devient duc de Feltre par décret impérial en 1866, et est élu député des Côtes-du-Nord de 1876 à 1889. En 1892, il achète le fort La Latte. # Suit Auguste, élu président de la chambre d'agriculture des Côtes-du-Nord en 1924. »

    Source 
    « Château de La Roche-Goyon, Noyal » [archive], sur fr.topic-topos.com (consulté le 31 mai 2011)
  27. Mariage religieux le 28 janvier 1799 en l'église Saint Pierre et Saint Paul de Neuwiller.
  28. Plaque commémorative posée devant l'Hôtel par la Ville de Paris
  29. Présentation des archives, Histoire administrative/notice biographique :Henry-Jacques-Guillaume Clarke (1765-1818) [archive]

Voir aussi

Sources et bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Espinasse , « Clarke (Henri-Jacques-Guillaume, comte d'Hunebourg, duc de Feltre) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 1, 1842 [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876), p. 268 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 6, L'auteur, 1826 (lire en ligne [archive]). 
  • « Clarke (Henri-Jacques-Guillaume) », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • H. Tarlier, Biographie des ministres Français : depuis juillet 1789 jusqu'à ce jour. Éd. faite sur celle de Paris, corrigée et augmentée de 28 articles nouveaux et de notes, 1826 (lire en ligne [archive])
  • Auguste Wahlen, Nouveau dictionnaire de la conversation : Nouveau dictionnaire de la conversation: ou répertoire universel de toutes les connaissances nécessaires, utiles ou agréables dans la vie sociale, et relatives aux sciences, aux lettres, aux arts, a l'histoire, a la géographie, etc., avec des notices sur les principaux personnages, morts et vivants, de tous les pays, sur le plan du conversation's lexicon (de), vol. 6, Librairie Historique-Artistique, 1841 (lire en ligne [archive]), p. 543. 
  • Louis Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants, L.G. Michaud, 1817 (lire en ligne [archive]), p. 47. 
  • Pierre Louis Pascal de Jullian, Galerie historique des contemporains, vol. 3, 1822 (lire en ligne [archive]). 
  • André F. Borel d'Hauterive et Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, vol. 8, Champion (lire en ligne [archive])
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article« Clarke (Henri-Jacques-Guillaume), Duc de Feltre », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition]
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Henri-Jacques-Guillaume Clarke » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
  • René Reiss, Maréchal Clarke, ministre de la Guerre de Napoléon, Strasbourg, Coprur, 1999, 462 p.

Articles connexes

  • Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire
  • Noblesse d'Empire
  • Liste des grands-croix de la Légion d'honneur
  • Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile

Liens externes

17 juin 2018

de Boulainvilliers de Croÿ Joseph

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Joseph de Boulainvilliers de Croÿ

 

Joseph de Boulainvilliers de Croÿ
Naissance date inconnue
Décès 17 janvier 1795
Saint-Jean-Brévelay
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouan
Grade Maréchal de camp
Conflits Chouannerie
Faits d'armes Combat de Saint-Jean-Brévelay
Combat de Trédion

Joseph Marie Louis de Boulainvilliers de Croÿ était un militaire français et un chef chouan.

Biographie

Officier au Royal Marine sous l'Ancien Régime, il s'était marié en 1783 avec Elisabeth de La Poype de Vertrieux, avec qui il eut une fille, puis s'était établi chez sa maîtresse Madame de Forzan au manoir de Kernicol à Saint-Jean-Brévelay.

Pendant la Révolution, il prit la tête d'une bande de Chouans dans le Morbihan qui s'employa à piller les patriotes et à couper les arbres de la liberté dans les environs de Josselin, Ploërmel, Broons et Montfort-sur-Meu.

En juillet 1794, Joseph de Puisaye créa un Comité central du Morbihan et plaça trois hommes à sa tête, Boulainvillier, La Bourdonnaie de Coëtkandeuc et Pierre Guillemot. Face au manque d'ambition de La Bourdonnaie et les origines roturières de Guillemot, Boulainvilliers s'autoproclama général en chef des chouans du Morbihan.

Sur ordre de Puisaye, Boulainvilliers rassembla ses troupes, soit seulement 300 hommes, à Saint-Jean-Brévelay et Malestroit le 17 août afin d'aller accueillir un débarquement d'armes des Britanniques. En outre Puisaye remit 50 000 livres à Boulainvilliers pour l'organisation de ses troupes. Cependant sur la route, les Chouans furent surpris et battus au château de Trédion par des troupes républicaines venues de Vannes et Paimpont.

Cette expédition avait montré le manque de compétence de Boulainvilliers, aussi Puisaye le destitua et nomma à sa place Sébastien de La Haye de Silz comme général en chef du Morbihan. Furieux, Boulainvilliers déserta le Morbihan et passa en Ille-et-Vilaine en septembre avec les 50 000 livres confiés par Puisaye.

Cependant en décembre, il regagna le château de Kernicol afin de revoir sa maîtresse mais il fut arrêté par les hommes de Pierre Guillemot. Ce dernier le fit juger par un conseil de guerre improvisé qui le condamna à mort.

Boulainvilliers fut fusillé par les Chouans de Guillemot le 17 janvier 1795 au village de Kerhervy à Saint-Jean-Brévelay.

(Une légende raconte qu'il a caché un trésor volé aux bleus à Kernicol, chez Madame de Forzan.)

Sources

  • Roger Dupuy, Les Chouans, Coll. « La Vie Quotidienne », Hachette Littérature, Paris 1997, p.106-107.

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16 juin 2018

Nivière-Chol Antoine

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Antoine Nivière-Chol

 

Antoine Nivière-Chol
Fonctions
Maire de Lyon
décembre 1790 – 27 septembre 1794
Prédécesseur Louis Vitet
Successeur Antoine-Marie Bertrand
Biographie
Date de naissance 5 novembre 1792
Lieu de naissance Lyon (France)
Date de décès 3 mai 1817 (à 72 ans)
Lieu de décès Virieu-le-Grand (France)
Nationalité française
Liste des maires de Lyon

Antoine Nivière-Chol, né à Lyon le 14 septembre 1744 et mort à Virieu-le-Grand le 3 mai 1817, était un homme politique français qui fut maire de Lyon sous la Révolution.

Biographie

Né à Lyon le 14 septembre 1744, Antoine Nivière est le sixième et dernier fils du médecin Laurent Nivière. Négociant, il épouse en 1779 Jeanne Victoire Chol, fille de Claude Chol 1, doyen du collège de médecine et médecin dans les deux hôpitaux lyonnais, Hôtel-Dieu et Charité. Il accole alors le nom de sa femme au sien.

Élu officier municipal de Lyon en décembre 1790, procureur de la commune par intérim de septembre à novembre 1792, il succède à Louis Vitet, nommé député à la Convention nationale, comme maire de Lyon le 5 novembre 17922, au second tour de scrutin par 5 129 voix sur 9 012 votants 3.

En conflit avec Marie Joseph Chalier, le président du tribunal criminel, et Laussel, le procureur de la Commune, qui ont la haute main sur le Comité central et les sociétés populaires de la ville, le girondin Nivière-Chol dispose quant à lui de la majorité du Conseil général de la Commune et de la garde nationale. Soumis à la pression du Comité central, où Chalier réclame la formation d'un tribunal révolutionnaire, voyant son autorité contestée et ignorée, Nivière-Chol démissionne le 9 février 1793. Réélu le 18 face à Marie Joseph Chalier par 8 097 voix sur 10 746 votants, soit 95 % des voix, il refuse le poste.

Les sections, convoquées du 23 au 25 février, accordent 4 375 voix au jacobin Antoine-Marie Bertrand sur 10 094 votants, contre 3 613 au girondin Jean-Emmanuel Gilibert. Le 2 mars, Gilibert est élu avec 5 898 voix sur 11 686 votants, contre 5 741 à Bertrand, mais il annonce sa démission dès le 6 mars, et Bertrand se fait élire maire peu après 4. Nivière-Chol se retire en Suisse pendant la Terreur

Rentré en France sous la Convention thermidorienne, il devient receveur-général du département du Rhône le 15 novembre 1795 et reste à ce poste jusqu'en 1807 1.

Notes et références

  1. ↑ a et b Pierre-François Pinaud, Les Receveurs généraux des finances: 1790-1865, Droz, 1990, 251 pages, p. 180.
  2.  Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française, vol. 5: « La mort du roi et la chute de la Gironde », Éditions sociales, 1968, p. 293, note 1.
  3.  Édouard Herriot, Lyon n'est plus, Hachette, 1940, t. 1, 463 pages, p. 102.
  4.  Philippe Buchez, Pierre-Célestin Roux, Histoire parlementaire de la Révolution française, Paulin, 1836, vol. 25, p. 180-190 [archive].

 

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15 juin 2018

Suvée Joseph-Benoît

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Joseph-Benoît Suvée

 

 
Joseph-Benoît Suvée

260px-Vincent_PortraitChargedeJosephBenoitSuvee

François-André Vincent, Portrait du peintre Joseph-Benoît Suvée (1772), Paris, musée Carnavalet1.

Naissance
3 janvier 1743
Bruges
Décès
9 février 1807 (à 64 ans)
Rome
Activité
Peintre
Distinction
Prix de Rome

Joseph-Benoît Suvée, né le 3 janvier 1743 à Bruges, et mort le 9 février 1807 à Rome, est un peintre belge, fortement marqué par la culture néo-classique française. Comme tel il est l'émule et le concurrent du peintre David qui lui voue une haine persistante.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
    • 2.1 En Belgique
    • 2.2 En France
    • 2.3 Aux États-Unis
  • 3 Notes et références
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Tout d'abord élève de Matthias de Visch, il vient en France en 1762 pour devenir l'élève de Jean-Jacques Bachelier. En 1771, il obtient le prix de Rome. Dans la ville éternelle de 1772 à 1778, il y prolonge la durée du séjour normal des pensionnaires de l'Académie de France à Rome. De retour à Paris, il est nommé académicien, loge au palais du Louvre et ouvre une école de dessin pour jeunes filles.

Nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris le 31 mars 1792 comme successeur de Brenet, il est confirmé le 30 novembre 1794 mais n'aura pas de successeur à ce poste2. Nommé en 1792 directeur de l'Académie de France à Rome, en remplacement de François-Guillaume Ménageot, ce n'est qu'en 1801 qu'il peut prendre son poste après avoir été incarcéré quelque temps à la prison Saint-Lazare.

Il connaît une carrière brillante à Rome, où, après six années de séjour, il meurt subitement le 9 février 1807.

Œuvres dans les collections publiques

L'Amiral Coligny en impose à ses assassins (1787), musée des beaux-arts de Dijon.

En Belgique

  • Autoportrait, 1771, Bruges, Groeningemuseum ;
  • Portrait de Jean Rameau, beau-père de l'artiste, vers 1793, Bruges, Groeningemuseum ;
  • Dibutades ou L'invention du dessin, 1791, huile sur toile, 267 × 131,5 cm, Bruges, Groeningemuseum ;
  • La résurrection, 1783, Bruges, église Sainte-Walburge ;
  • Herminie et les bergers, 1776, Gand, Museum voor Schone Kunsten ;
  • La Sainte Famille, 1785-1791, Bruxelles, musées royaux des beaux-arts de Belgique ;

En France

  • Achille dépose le cadavre d'Hector aux pieds du corps de Patrocle, 1769, Paris, musée du Louvre ;
  • Cornélie, mère des Gracques 1795, Paris, musée du Louvre ;
  • Combat de Minerve contre Mars, 1771, Lille, palais des beaux-arts ;
  • Tancrède secouru par Herminie, s.d., Nantes,musée des beaux-arts ;
  • Tancrède blessé reconnaît Clorinde qu'il vient de combattre, vers 1776-1778, Amiens, musée de Picardie ;
  • Portrait de l'architecte Paul Lemoine, 1777-1778, Paris, musée Carnavalet ;
  • La Naissance de la Vierge, 1779, Paris, église de l'Assomption ;
  • La visitation, 1781, Paris, église Saint-Marguerite
  • Fête à Palès ou l'été, 1783, Rouen, musée des beaux-arts ;
  • La Mort de Cléopatre, vers 1785, Rouen, musée des beaux-arts ;
  • Énée, dans l'embrasement de Troie, voulant retourner au combat, est arrêté par sa femme Créüse, 1784-1785, Montpellier, musée Fabre ;
  • L'Amiral Coligny en impose à ses assassins, 1787, Dijon, musée des beaux-arts ;
  • L'Ange Raphael disparaissant au milieu de la famille de Tobie, 1789, Mâcon, musée des Ursulines ;
  • Portraits de Dominique et de Catherine Clément de Ris, 1795, château de Versailles ;

Aux États-Unis

  • La Prédication de saint Paul, vers 1779, Los Angeles, musée d'art du comté de Los Angeles ;

Notes et références

  1. [PDF] « Portraits d'artiste de la collection Hippolyte Destailleurs » [archive], carnavalet.paris.fr
  2. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans: Romantisme, 1996. no 93. p. 95-101.

Annexes

Bibliographie

  • Sandra Janssens et Paul Knolle (réd.), Joseph-Benoît Suvée et le néoclassicisme, catalogue de l'exposition, Brugge, Groeningmuseum, 2007-2008 et Twenthe, Rijksmuseum, 2008.

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14 juin 2018

Brossard de Beaulieu Louis

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Louis Brossard de Beaulieu


François Louis Brossard de Beaulieu (Fontenay-le-Comte, 1727- 1810), est un artiste peintre français.

 

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Bibliographie
  • 4 Notes et références
  • 5 Liens externes

 

Biographie

Il naquit en 1727 à Fontenay-le-Comte en Vendée, dans une famille d'artistes.

À partir de 1749, il vécut à La Rochelle où il travailla en qualité de peintre et de sculpteur.

Puis, en 1781 il exerça à Paris en qualité de peintre portraitiste, avant de s'installer à Avignon en 1786.

En 1806 il est de retour à Paris.

Quelques-uns de ses tableaux furent reproduits sous forme de gravures. Environ 27 de ses travaux sont répertoriés, dont 22 portraits, que l'on peut voir essentiellement dans des musées français.

Œuvres

  • Antoine-Eléonore-Léon Leclerc de Juigné, évêque-comte de Châlons-sur-Marne en 1764, archevêque de Paris, huile sur toile
  • Antoine-Louis Lavoisier, chimiste, fermier-général (1746-1794)- en uniforme d'inspecteur général des poudres des armées de terre et de mer, huile sur toile, 1784, Versailles, musée national du château et des Trianons
  • Portrait d'abbé administrateur de l'ordre de saint Vincent de Paul, huile sur toile, 1786, Compiègne, musée Antoine Vivenel et de la figurine historique
  • Portrait du père Elisée, prédicateur du roi 1
  • Portrait de Greuze âgé, pastel

Bibliographie

  • Peintures françaises du XVIIIe siècle : Musée des Beaux-arts de Tours, Éditions Silvana (ISBN 978-88-366-0998-7)

Notes et références

  1.  Peintures françaises du XVIIIe siècle. Catalogue raisonné. Musée des Beaux-Arts de Tours. Château d'Azay-le-Ferron

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13 juin 2018

de Grimouard Nicolas Henri

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Nicolas Henri de Grimouard

 

Nicolas Henri de Grimouard
Comte de Grimouard
Surnom Chevalier de Grimouard
Naissance v. 1738 ou
25 janvier 1743
à L'Houmée ou
à Fontenay-le-Comte
Décès 7 février 1794 (à 51 ans)
à Rochefort
(Guillotiné)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Monarchie constitutionnelle française Monarchie constitutionnelle française
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Pavillon de la Marine de la République française Marine de la République
Grade contre-amiral
Années de service 1758 – 1794
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinctions Chevalier de Saint-Louis

Nicolas Henri René, comte de Grimouard 1, dit le « chevalier de Grimouard », né vers 1738 à L'Houmée 2 ou le 25 janvier 1743 à Fontenay-le-Comte et guillotiné le 7 février 1794 à Rochefort, est un officier de marine français du xviiie siècle.

 

Sommaire

 
  • 1Biographie
    • 1.1Origines et famille
    • 1.2Carrière militaire
      • 1.2.1Jeunesse et débuts dans la Royale pendant la Guerre de Sept Ans
      • 1.2.2Bataille des Cardinaux
      • 1.2.3Retour à la paix et campagnes en Méditerranée
      • 1.2.4Guerre d'indépendance des États-Unis
    • 1.3Contre-amiral sous la Révolution française
  • 2Mariage et descendance
  • 3Notes et références
  • 4Sources et bibliographie
  • 5Liens externes

 

Biographie

Origines et famille

La filiation de la famille de Grimouard remonte au xive siècle, par une substitution, opérée régulièrement auxve siècle, des chevaliers de Villefort aux Grimouard du Péré. La prétention qu'avaient ceux-ci d'être alliés à l'illustre maison Grimouard du Gévaudan, qui a donné à l’Église catholique romaine le pape Urbain V, semble cependant infondée. Le colonel Henry-Barthélemy de Grimoard, dont le fils, le général Philippe-Henry, comte de Grimouard, a laissé des ouvrages importants de stratégie, était son parent à un degré assez éloigné, et non pas son frère, comme l'ont prétendu certains biographes.

Son père, Pierre-Marthe de Grimoüard, seigneur de Guinefolle, avait servi dans les mousquetaires. Il meurt avant la naissance de son dernier fils, et sa mère, Marie-Marguerite de Villedon de Gournay, épousa, en secondes noces, Monsieur du Petit-Val. Son frère ainé, Louis de Grimoüard, seigneur du Vigneau (né en 1738) est capitaine de cavalerie.

Carrière militaire

Jeunesse et débuts dans la Royale pendant la Guerre de Sept Ans

Article détaillé : Guerre de Sept Ans.

Nicolas Henri René de Grimouard nait à Fontenay-le-Comte, le 25 janvier 1743, dans la maison qui sert aujourd'hui d'hôtel de ville et sur la porte de laquelle on a conservé son nom. Il passe, tout comme son frère aîné, ses premières années avec leur mère et leur beau-père, au château du Vigneau, dans la commune de Nieul-sur-l'Autise en Vendée. Plus tard, leur oncle, Monsieur Grimouard de Saint-Laurent, arrière-grand-père de M. Grimouard de Saint-Laurent de la Loge, s'occupera d'eux.

Quand ils furent en âge d'être éduqués, ils sont envoyés faire leurs études au collège des Frères de l'Oratoire, à Niort. Destiné à la marine, Nicolas-Henri-René arrête tôt les études et entre dans la Marine royale. Le 17 décembre 1758, il intègre la compagnie des Gardes de la Marine, à Rochefort, et le 9 avril 1759, il embarque sur le vaisseau L'Inflexible, de 64 canons, commandé par le capitaine de Caumont.

Bataille des Cardinaux

Article détaillé : Bataille des Cardinaux.
La Bataille de la baie de Quiberon, Nicholas Pocock, 1812. National Maritime Museum

Les premières armes de de Grimouard sont marquées par l'échec.L'Inflexible fait alors partie de la division navale aux ordres du maréchal de Conflans. L'idée de porter la guerre sur le sol anglais était alors en vogue à la cour de Versailles. Des troupes avaient été réunies en Bretagne et à Dunkerque, et ministre de la Marine avait ordonné la construction, dans tous les ports de France, de bateaux plats pour les transporter. Douze vaisseaux de ligne et trois frégates devaient leur servir d'escorte. C'était en Écosse que l'expédition principale devait débarquer, pendant qu'un armateur français, avec quelques frégates, en préparait une en Irlande.

Bien que l'escadre dont nous venons de parler eût beaucoup souffert dans un glorieux combat, que, très inférieure, par le nombre de ses vaisseaux, elle avait soutenu contre une flotte anglaise, le dévouement héroïque de Sabran, un de ses capitaines, en avait sauvé la plus grande partie. Réunie aux forces navales qui se trouvaient dans le port de Brest, elle formait encore un effectif considérable.

Gonflans met les voile avec vingt et un vaisseaux et cinq frégates, pour aller dégager la division sur laquelle devaient s'embarquer les troupes bretonnes, division que bloquait les Anglais. Rencontré, le 20 novembre, par l'amiral Hawke, qu'il croyait pouvoir éviter en passant entre des rochers et des écueils, il se trouve dans une position telle, qu'il lui est impossible de former sa ligne de bataille. Bien que, au milieu de l'action, Conflans ait pris la fuite, la flotte, privée de son commandant, continue à se battre avec courage. Le Formidable, commandé par Saint-André du Verger, doit lutter seul contre douze ou quinze vaisseaux anglais, et est contraint d'amener son pavillon, au moment où, foudroyé par une puissante artillerie, ayant perdu son capitaine et faisant eau de toute part, il allait couler. Peu de temps après, Le Thésée sombre, entraînant avec lui son commandant et deux de ses enfants. Montalais éprouve le même sort sur Le Superbe; d'autres vaisseaux s'échouent à la côte. Villars de la Brosse parvient finalement, avec sept vaisseaux, toujours poursuivi par l'ennemi, à l'embouchure de la Vilaine. L'Inflexible était un de ces sept vaisseaux. Quelques jours auparavant, il avait soutenu une canonnade contre deux vaisseaux anglais. Échappé à leur feu, il sombre néanmoins deux mois plus tard dans la Vilaine, victime d'un accident de navigation. De Grimoüard a alors dix-sept ans.

De Grimouard, après la perte du vaisseau L'Inflexible, passe à bord du Solitaire, de 64 canons, capitaine de l'Accary. Le Solitaire désarme dans le port de Rochefort, en 1761, et reprend la mer la même année, pour désarmer dans le port de Brest, en 1763. Pendant ce temps, les quelques vaisseaux qui nous restaient ne s'aventuraient guère au large, dans la crainte d'y rencontrer l'ennemi. Par intervalle, de Grimouard avait pourtant servi en qualité de second à bord d'une chaloupe canonnière qui s'était quelquefois hasardée à canonner les vaisseaux anglais, mouillés dans la rade des Basques.

Retour à la paix et campagnes en Méditerranée

De Grimouard participe au mouvement intellectuel qui s'étend à toute la marine une fois la paix revenue 3. En 1764, il revient sous le commandement de de Caumont, son premier capitaine. La corvette L'Ambition, qu'il montait, désarme à Rochefort la même année. Il passe, en 1765, sur Le Hardi, commandé par La Touche-Tréville, qui se distinguera pendant la guerre d'indépendance américaine et sous le Consulat.

La ville de Larache, abritant un grand nombre de Barbaresques, qui s'attaquaient aux navires marchands français. Louis XV envoie La Touche-Trèville pour obtenir la fin de ces attaques. Comme cette satisfaction lui est refusée, il bombarde la place et la détruit presque entièrement. À la suite de cette expédition, Le Hardi fait voile pour l'Amérique, d'où il revient désarmer dans le port de Toulon. De la flûte La Fortune, sur laquelle il croise entre Lorient et Toulon, de Grimouard passe sur la Belle-Poule, et fait, avec elle, une campagne dans le « Nouveau-Monde ».

L'avancement, souvent si rapide en temps de guerre, est toujours plus lent en temps de paix. De Grimouard n'avait pas moins de vingt-sept ans lorsqu'il est nommé enseigne de vaisseau le 4 février 1770. Le 22 avril de l'année suivante, il est nommé second lieutenant de la compagnie des canonniers-matelots de Rochefort. Le 2 mars 1772, il s'embarque à Brest, sur le vaisseau L'Hippopotame, le quitte la même année pour la frégate La Terpsichore, avec laquelle il fait, toujours sous le commandement de La Touche-Tréville, une campagne d'évolutions.

Les campagnes d'évolutions sont des campagnes destinées à s'entrainer à la guerre ; souvent aussi elles en sont l'avant-coureur. Dès 1772, des signes indiquent l'imminence de la reprise des hostilités, et nombreux sont ceux dans la Marine royale à vouloir effacer les conséquences du Traité de Paris signé le 16 février 1763, et qui avait conduit à un affaiblissement considérable de la Marine. De Grimouard est promu brigadier des gardes-marine en 1775.

Guerre d'indépendance des États-Unis

Article détaillé : Guerre d'indépendance des États-Unis.
Le combat du Scipion contre le HMS London (octobre 1782). Grimouard inflige de gros dégâts au vaisseau anglais et repousse son attaque.

Grimouard se distingue à plusieurs reprises pendant la guerre d'indépendance des États-Unis. Il commande la frégate La Minerve lorsque cette dernière est capturée par le HMS Courageux en 1781. Grimouard est blessé et fait prisonnier, avant d'être échangé et de rentrer en France peu de temps après. Il est un des rédacteurs de la constitution Américaine

Il participe à la capture de Tobago et à celle de la Grenade sous les ordres du comte de Grasse.

Il prend par la suite le commandement du Scipion, un vaisseau de 74 canons et se bat avec beaucoup d'habileté et de courage lors du combat du 18 octobre 1782 au large de Saint-Domingue. En compagnie d'une frégate, il est attaqué par deux vaisseaux anglais. Il repousse le HMS London (90) qu'il endommage gravement. Blessé, il réussit à se dégager, mais le Scipion heurte un rocher et coule peu de temps après. L'équipage est capturé. C'est l'un des derniers combats contre la Royal Navy en Amérique. Louis XVI le fait comte à l'issue de cet engagement, et il obtient en 1783, une pension de 800 livres sur le budget l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Contre-amiral sous la Révolution française

Article détaillé : Révolution française de 1789.

Après avoir commandé au Sénégal, il revint aux Îles Sous-le-Vent et à Saint-Domingue où, en 1791, il est chef de la station navale, commandant des forces navales de la partie française de l'île avec le grade de contre-amiral à compter du 1er janvier 1792. Aux prises avec l'agitation qui, dès 1790, règne parmi les équipages, il parvint à y maintenir l'ordre. Lors des graves difficultés qui, à la fin de 1790, opposent les patriotes de Port-au-Prince aux hommes de couleur et aux blancs plus modérés de la Croix-des-Bouquets, au nord de la ville, il essaye de s'interposer - sans grand succès - entre les parties.

C'est, en fait, aux gens de la Croix des Bouquets que va sa sympathie. Il considère, en particulier, que le seul moyen pour les blancs de s'assurer le soutien des gens de couleur pour empêcher un soulèvement des esclaves de la Partie Ouest est de leur accorder les droits politiques qu'ils revendiquent. « Je regarde comme certain que, si les blancs voulaient agir avec eux franchement et ne pas chercher à s'opposer à la jouissance de leur nouvelle prérogative, tout serait tranquille dans cette partie, les hommes de couleur ne voulant plus alors s'occuper que d'arrêter le soulèvement des ateliers qui en avaient le projet 4. » Et le 4 décembre suivant, il écrivait aux Commissaires nationaux civils arrivés depuis peu dans la colonie : « Le désordre est au comble dans cette partie de la colonie. Elle est perdue si vous ne vous hâtez de fixer le sort des hommes de couleur ». Attitude qui lui vaut l'hostilité des blancs de Port-au-Prince, vivement opposés aux revendications des gens de couleur.

Rentré en France à la fin de 1792, l'amiral de Grimouard décide de quitter le service et de se retirer à Rochefort; il refuse le grade de vice-amiral que lui offrait Monge, alors ministre de la Marine. « Dénoncé dans les clubs comme agent de l'étranger », il est traduit devant le tribunal révolutionnaire de Rochefort, condamné et guillotiné le 7 février 1794, à l'âge de 51 ans. Parmi ses accusateurs figuraient deux français de Port-au-Prince, Lignières et Brudieu. Dès le lendemain de l'exécution, le premier écrivait aux commissaires de Saint-Domingue près la Convention : « Grimouard, vice-amiral, a été (…) condamné à la peine de mort, convaincu d'être complice de Blanchelande 5, notre activité a démasqué ce traître… ».

Dans sa lettre du 15 octobre 1791 à Thévenard, l'amiral de Grimouard ajoutait: « Ne doutez pas, messieurs, de tous mes efforts à concourir (…) au salut public quoique je n'aie plus rien à perdre dans cette colonie puisque toute la fortune de mes enfants située au Quartier Morin 6 consistant en une portion de sucrerie est entièrement réduite en cendres ».

Mariage et descendance

Il épouse le 1er décembre 1779, à Rochefort, Julie Catherine de Turpin de Jouhé, petite-fille de Jean-Baptiste Mac Nemara (1688-1756), vice-amiral de la flotte du Ponant. De cette union nait :

  • Julie Marie Louise Constance de Grimoüard (née en 1780)

Notes et références

  1.  On trouve son nom parfois orthographié Grimoüard
  2.  Rainguet 1851, p. 279
  3.  « La France mit à profit, pour l'instruction de sa marine, la paix humiliante que son souverain avait signée. Ce qui fut perdu pour la guerre fut donné à l'étude. Des savants, Jean Bouguer, d'Après de Mannevillette, Bigot de Morogues, Bordé de Villehuet, Charles Borda, Pierre Leroi, inventèrent de nouveaux instruments de marine, perfectionnèrent l'hydrographie et publièrent sur la tactique navale les ouvrages les plus estimés. Lalande, le marquis de Chabert, Gabriel de Bory, le chevalier de Fleurieu, de l'Isle, d'Anville, Cassini, par des travaux astronomiques et géographiques, assurèrent la longitude à quelques lieues près, corrigèrent les cartes marines, jusque-là fort défectueuses, en y déterminant des points de repère indispensables au navigateur; Grenier fit, dans la mer des Indes, des découvertes qui nous en rendirent la navigation plus courte et plus sûre, et le ministre Choiseul-Praslin prit soin qu'on exerçât les équipages, et que l'instruction dés officiers de marine, jusque-là fort négligée, devint sérieuse. L'émulation, sous ces influences diverses, s'empara des esprits, et si elle ne devint pas la plus puissante de l'Europe, au bout de quelques années, la marine française en fut la plus savante. En même temps, des ingénieurs spéciaux apportaient d'heureuses modifications dans la construction des vaisseaux, et, dans nos ports de guerre, la plus grande activité régnait sur les chantiers. Conduit par Bougainville, de Surville, de Kerguelen, Marion du Fresne, le drapeau de la France fut arboré sur des terres où il n'avait jamais paru. » (Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou, Volume 3, 1870, page 341)
  4.  Lettre à Thévenard, ministre de la marine, le 15 octobre 1791
  5.  Blanchelande est lui-même guillotiné à Paris le 15 avril 1793.
  6.  Quartier Morin est un quartier situé à l'est du Cap

Sources et bibliographie

  • Revue de Bretagne et de Vendée sur Google Livres, vol. 27, J. Forest ainé, 1870, p. 337-347 ;
  • Alexandre Mazas, Histoire de l'ordre royal et Militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830 sur Google Livres, vol. 2, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1860, p. 283 ;
  • Constant Merland, Biographies vendéennes, Nantes, 1883, [lire en ligne] ;
  • Pierre-Damien RainguetBiographie saintongeoise, Niort,‎ 1851, 624 p. (lire en ligne)p. 279-282 ;
  • (en) Joseph AllenBattles of the British Navy, Londres, Henry Bohn,‎ 1852, 349–350 p. (lire en ligne)

Liens externes

  • Sa biographie dans Saint-Domingue et la guillotine par Paul Henri Gaschignard
  • Sa généalogie sur geneanet.org

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12 juin 2018

Laignelot Joseph François

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Joseph François Laignelot

 

Joseph François Laignelot
Fonctions
Député de la Seine
19 septembre 1792 – 26 octobre 1795
Groupe politique Montagne
Biographie
Date de naissance 12 juin 1752
Lieu de naissance Versailles
Date de décès 23 juillet 1829 (à 77 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Français
Profession Dramaturge

Joseph François Laignelot, né le 12 juin 1752, mort à Paris, le 23 juillet 1829 est un écrivain et homme politique français.

Il vote la mort de Louis XVI.

Biographie

Auteur dramatique médiocre dont les tragédies Agis et Cléomène et Rienzi n'ont guère de succès, Joseph François Laignelot cherche une compensation dans la politique et se fait élire député par le département de la Seine à la Convention (1792).

Il y siège parmi les Montagnards, et vote la mort du roi (1793).

Envoyé avec Joseph Lequinio visiter et réorganiser la marine à Rochefort et à La Rochelle, il ne fait qu'y accroître un peu plus de pagaille en procédant à des arrestations à tort et à travers. Lorsqu'il arrive à Brest, André Jeanbon Saint André quitte la ville pour ne pas cautionner ses impérities. Le premier soin de Joseph François Laignelot est d'y établir un tribunal révolutionnaire et de faire fonctionner la guillotine.

La présence de André Jeanbon Saint André à Brest étant indispensable et ce dernier refusant d'y revenir tant que Joseph François Laignelot y sévirait, le Comité de salut public se résout à rappeler le bouillant exterminateur pour l'expédier en Ille-et-Vilaine et la Mayenne exercer ses talents sur les chouans.

Ardent thermidorien à la chute de Maximilien de Robespierre (9 thermidor an II - 27 juillet 1794), Joseph François Laignelot entre au Comité de sûreté générale, fait fermer le Club des Jacobins, car, écrit-il, "Les Jacobins sont une faction, et tout ce qui est faction est punissable".

Accusé d'avoir fait tuer tous les honnêtes gens de Brest, il finit par se retrouver en prison et n'est sauvé que par l'amnistie générale votée par la Convention lors de sa séparation. Impliqué dans la conspiration de Gracchus Babeuf, il réussit à obtenir son acquittement.

Recasé comme préposé en chef de l'octroi de Versailles, il refuse ce poste indigne de lui et publie en 1805 une nouvelle version de son Rienzi qui est saisie parce que "pleine d'allusions aux circonstances présentes et d'intentions odieuses". On l'exile même à Vigny, près de Pontoise, en 1813. Il continue ses travaux littéraires sous la Restauration et laisse deux autres tragédies tout aussi médiocres et restées inédites : Caton et Jean Sforce.

Sources

  • « Joseph François Laignelot », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition]

11 juin 2018

Jodelle Étienne

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Étienne Jodelle

 

Étienne Jodelle

Etienne_Jodelle

Naissance 1532
Paris
Décès 1573
Paris
Activité principale
poète et dramaturge
Auteur
Mouvement Pléiade

Étienne Jodelle, né en 1532 à Paris où il est mort en juillet 1573, est un poète et dramaturge français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres
  • 3 Bibliographie
  • 4 Liens internes
  • 5 Liens externes

Biographie

Membre de la Pléiade, il s'efforça d'en appliquer les principes à l'art théâtral. Il fut le premier à utiliser l'alexandrin dans la tragédie. Il apparaît comme un précurseur du théâtre à l'antique qui naît dans la seconde moitié du XVIe siècle.

Jodelle appartient à la bourgeoisie parisienne, mais il est attiré par la noblesse. Il porte le titre de « Sieur du Lymodin ». Il séjourne à Lyon (v. 1550), puis il s'établit à Paris où il se lie avec Jean Antoine de Baïf, Nicolas Denisot et Remy Belleau. Il appartient au cercle du mécène Jean II Brinon.

Au début de l'année 1553, il fait représenter la première tragédie humaniste, Cléopâtre captive, et la première comédie humaniste, L'Eugène, devant le roi, à Paris (Collège de Reims), puis au collège de Boncourt. Pour fêter la première représentation (et « baptiser » la naissance du théâtre à l'antique en France), Jodelle et ses amis de la Pléiade se rendent à Arcueil, où ils procèdent à une cérémonie à l'antique connue sous le nom de « pompe du bouc », qui leur attire les foudres des dévôts. Il est désormais protégé par le cardinal de Lorraine et par Marguerite de France. Il écrit une seconde tragédie, Didon se sacrifiant que Jacques Grévin imite lorsqu'il rédige son César (1561).

En 1558, il est chargé par la municipalité de Paris d'organiser un spectacle en l'honneur du roi Henri II qui vient de conquérir Calais. À la suite d'un certain nombre de catastrophes, cette fête est un échec qui lui vaut la disgrâce. C'est vers ce temps qu'il aurait été condamné à mort. Il s'éloigne de la Cour, puis il finit par y revenir. Il écrit contre les protestants (Contre les ministres de la nouvelle opinion). Jodelle se serait réjoui du massacre de la Saint-Barthélemy. Il a peut-être fait partie du cercle littéraire de la maréchale de Retz. Jodelle meurt dans la misère en 1573 ; le poète protestant Agrippa d'Aubigné le célèbre dans des Vers funèbres.

C'est Charles de La Mothe qui, après la mort du poète, a fait imprimer ses Œuvres et meslanges poëtiques (Paris, N. Chesneau et M. Patisson, 1574).

Œuvres

  • L'Eugène (1553)
  • Cléopâtre captive (1553)
  • Didon se sacrifiant (vers 1555) qui reprend la matière et un certain nombre de vers de L'Énéide de Virgile (IV).
  • Poésies politiques (1572)
  • Les Amours et autres poésies Texte en ligne [archive]
Éditions modernes
  • Diidon se sacrifiant, texte édité et présenté par Mariangela Miotti, La tragédie à l'époque d'Henri II et de Charles IX(1573-1575), 1re série, vol.5, Florence-Paris, Olschki-P.U.F., 1993, p. 359-430.
  • Didon se sacrifiant, édité par J.-C. Ternaux, Paris, Champion, 2002
  • Œuvres complètes, éditées par E. Balmas, Paris, Gallimard, 1968

Bibliographie

  • (it) Enea Balmas, Un Poeta del rinascimento francese : Etienne Jodelle, Florence, 1962
  • Florence Delay, L'Insuccès de la fête, Paris, Gallimard, 1980

Liens internes

  • Chronologie de la littérature française : Littérature française du Moyen Âge - XVIe siècle – XVIIe siècle - XVIIIe siècle - XIXe siècle - XXe siècle - XXIe siècle
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10 juin 2018

Méhul Étienne Nicolas

 

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Étienne Nicolas Méhul

 

 

Étienne-Nicolas Méhul

220px-Méhul

Étienne-Nicolas Méhul, par Antoine-Jean Gros - Musée Carnavalet Paris.

Naissance 22 juin 1763
Givet, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 18 octobre 1817 (à 54 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale compositeur
Maîtres Jean-Frédéric Edelmann
Enseignement Conservatoire de Paris
Élèves Pierre-Auguste-Louis Blondeau, Nicolas-Charles Bochsa, Louis-Joseph-Ferdinand Herold
Distinctions honorifiques Légion d'honneur

Œuvres principales

  • Opéras : Stratonice, Euphrosine et Coradin, Mélidore et Phrosine, Ariodant, Joseph
  • Chant du départ
  • Symphonies n°1, 2, 3, 4

Étienne Nicolas1 Méhul, né à Givet, le 22 juin 1763 et mort à Paris le 18 octobre 1817, est un compositeur français, « le plus important compositeur d’opéras en France pendant la Révolution2 ».

Quittant l'abbaye de Laval Dieu, où il était élève-organiste, pour la capitale, il a traversé en effet l'une des périodes les plus agitées de cette ville, s'attachant essentiellement à la création musicale, même s'il fut aussi le compositeur d'un des plus fameux hymnes patriotiques de cette période, le chant du départ, et s'il était l'ami de nombreux artistes et écrivains. Il fut un des premiers musiciens dit « romantiques3 » en France, contribuant à élargir le champ sonore de la symphonie, comme ses contemporains Haydn et Beethoven. Et ses opéras ont profondément influencé Hector Berlioz qui disait de lui :

« Il était persuadé que l’expression musicale est une fleur suave, délicate et rare, d’un parfum exquis, qui ne fleurit point sans culture et qu’on flétrit d’un souffle ; qu’elle ne réside pas dans la mélodie seulement, mais que tout concourt à la faire naître ou à la détruire : la mélodie, l’harmonie, les modulations, le rythme, l’instrumentation, le choix des registres graves ou aigus des voix et des instruments, le degré de vitesse ou de lenteur de l’exécution, et les diverses nuances de force dans l’émission du son4. »

Étienne-Nicolas Méhul fut aussi un des fondateurs du Conservatoire de Paris.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Sa formation à Paris
    • 1.2 Le compositeur dramatique
    • 1.3 De la Révolution jusqu’à l’Empire
    • 1.4 La Restauration
  • 2 Le compositeur
    • 2.1 Œuvre dramatique
    • 2.2 Œuvre symphonique
  • 3 Catalogue des œuvres
    • 3.1 Piano
    • 3.2 Musique orchestrale
    • 3.3 Musique vocale
    • 3.4 Opéras
    • 3.5 Opéras en collaboration
    • 3.6 Ballets
    • 3.7 Musique pour le théâtre
  • 4 Pièces d’autres compositeurs inspirés par Méhul
  • 5 Discographie sélective
  • 6 Éditions
  • 7 Bibliographie
  • 8 Liens externes
  • 9 Notes et références

Biographie

Étienne Nicolas Méhul, par H. E. von Wintter

Étienne est né à Givet sur la Meuse dans les Ardennes. Son père, Jean-François, fut d’abord maître d’hôtel du comte de Montmorency puis modeste marchand de vin, à la mort du comte. Les parents ayant détecté les dons précoces du petit Étienne, mais étant trop pauvres pour lui offrir une éducation musicale régulière, l’enfant reçut ses premières leçons d'un pauvre organiste aveugle nommé de Givet, dont on ne sait rien. Ses aptitudes étaient telles que, à dix ans, on le nomma organiste des Franciscains au couvent des Récollets à Givet.

En 1775, un musicien et organiste allemand de l'Abbaye de Schussenried, le moine Guillaume Hanser, fut engagé, par l'abbé Remacle Lissoir, au monastère de Laval-Dieu, non loin de Givet, pour y fonder une école de musique. Méhul devint son élève occasionnel, en contrepoint5 notamment, et son suppléant en 1778. Sur l'orgue de l'église du village qui est l'ancienne chapelle de l'abbaye on pouvait lire « Méhul a touché sur cet orgue sous le père Hanser moine et organiste de Laval-Dieu. » C'est pendant ce séjour que le musicien développa sa passion pour les fleurs et surtout pour la tulipe et la renoncule :

« Un parc de renoncules bien choisies et bien distribuées est à l'œil ce qu'est à l'oreille la musique de Mozart et de Gluck. »

— Méhul6

Sa formation à Paris

Âgé de quinze ans en 1779, Méhul vint à Paris grâce à la générosité d’un mécène qui l’avait entendu à la tribune ; armé d’une lettre de recommandation à l’intention de Gluck :

« J’arrivais à Paris en 1779, ne possédant que mes seize ans, ma veille et l’espérance. J’avais une lettre de recommandation pour Gluck, c’était mon unique désir en entrant dans la capitale, et cette idée me faisait tressaillir de joie. »

Il prit leçons chez Jean-Frédéric Edelmann, un claveciniste fort apprécié à Paris, installé depuis 1775, et lui-même ami de l’idole de Méhul, Gluck. Edelmann, d'origine strasbourgeoise, eut aussi Jean-Louis Adam pour élève et retourna dans sa ville natale dès la révolution et fut guillotiné pendant la terreur en juillet 1794.

Dès son arrivée il assista à la première d'Iphigénie en Tauride et en fut très ému.

Ses premières armes de compositeur consistèrent à adapter des airs d’opéras populaires : Thésée de Gossec. Une Ode sacrée de Jean-Baptiste Rousseau fut jouée au Concert Spirituel en 1782. La première composition publiée de Méhul fut un livre de trois sonates pour pianoforte en 1783 ; il avait tout juste vingt ans. En 1788, un nouveau recueil de sonates forme son opus II. Par ces publications, « Méhul s'imposait là comme l'un des meilleurs représentants de la première véritable école française de piano-forte…7 »

En 1786, Méhul rejoint la loge maçonnique l' Olympique de la Parfaite Estime (constituée en 1782), dans sa partie musicale. En cela, il partage ce trait avec de nombreux musiciens de son siècle : Gossec, Cherubini, Devienne, Philidor, Pleyel, Saint-George, Viotti etc. C'est dans cette loge que les symphonies parisiennes de J. Haydn furent interprétées (1787). Plus tard, il compose une musique de scène lyrique pour la Loge du Grand-Sphinx, dont il est membre, à l'occasion de la cérémonie funèbre du 20 octobre 1808 de Henri Nicolas Belleteste, membre de l'Institut d'Égypte8.

Le compositeur dramatique

Aidé et encouragé par Gluck, qui rend consciente sa vocation, Méhul envisage une carrière de compositeur dramatique. En 1785, l’écrivain Valadier lui offre le livret de Cora. Bien que présenté à l’Académie Royale de Musique, l’opéra ne sera monté que six ans plus tard.

À la même époque Méhul trouve, en la personne du librettiste François-Benoît Hoffman, son collaborateur favori. Il donne le texte de son premier opéra représenté, Euphrosine, ou Le tyran corrigé. La première à la Salle Favart le 4 septembre 1790, fut un immense succès et a marqué le compositeur par le talent qu’on lui reconnut.

« Il y a longtemps qu'on n'a entendu sur ce théâtre une musique d’un aussi beau caractère ; elle est parfois sublime ; il y a entre autres un duo, au second acte, qui est admirable dans l’ensemble et dans tous les détails. »

— Almanach général de tous les spectacles de Paris et des provinces pour l'année 1791, p. 41

Le duo dont il est question, est celui de la scène 5 où s'opposent Coradin et la comtesse Gardez-vous de la jalousie ; redoutez son affreux transport.. Le morceau, dont l'instrumentation met en scène des cors, fut à la mode dès la création de l’ouvrage. André Grétry en parle lui aussi :

« Méhul a triplé la puissance de l’orchestre par son harmonie surtout propre à la situation. Le duo d'Euphrosine et Coradin est le plus bel effet qui existe. Ce duo vous agite pendant toute sa durée : l’explosion, qui est à la fin, semble ouvrir le crâne des spectateurs avec la voûte du théâtre ! »

— André Grétry9

.

Quant à Berlioz, il considérait que l'opéra était le

« chef-d'œuvre de son auteur. Il y a là-dedans à la fois de la grâce, de la finesse, de l'éclat, beaucoup de mouvement dramatique, et des explosions de passion d'une violence et d'une vérité effrayante. »

— Hector Berlioz, Les Soirées de l'orchestre4

Sa carrière était lancée et c’était le début d’une longue relation avec le théâtre de la Comédie Italienne (renommé Opéra-Comique en 1793).

En dépit de l’échec de Cora, présenté seulement le 4 février 1791, et de l’interdiction d’Adrien par la Commune de Paris pour raisons politiques en mars 1792, Méhul a consolidé sa réputation avec des œuvres tel Stratonice (Favart, 3 mai 1792) ou bien Mélidore et Phrosine (Favart, 6 mai 1794).

De la Révolution jusqu’à l’Empire

Signature de Méhul

Durant la Révolution, Méhul a composé de nombreux chants patriotiques et des pièces de propagande. Le plus célèbre étant le Chant du départ (1794) sur un poème de Chénier, qui est comme une seconde Marseillaise. L’engagement de Méhul fut récompensé par sa nomination à Institut de France en 1795, avec Gossec et André Grétry. La même année, il obtient un des cinq postes d’inspecteurs du Conservatoire de Paris, lors de sa fondation le 3 août, sous l'initiative de Bernard Sarrette, Capitaine de la Garde nationale. Le musicien en devint l'un des membres les plus dynamiques.

Dans la nouvelle institution, où il exerça jusqu'en 1816, il eut pour élève notamment Louis-Joseph-Ferdinand Herold.

Méhul était en bons termes avec Napoléon : il devint l’un des premiers Français à recevoir la Légion d'honneur (1804), en même temps que Gossec et André Grétry.

En 1807 il obtient le second Prix de Rome (le premier n’est pas décerné) avec une Cantate Ariane à Naxos. Ce prix est partagé avec Fétis.

Le succès des opéras de Méhul ne fut pas si grand aux débuts du XIXe siècle qu’à la fin du XVIIIe siècle, cependant des œuvres tel Joseph (1807) furent célèbres. Le Premier Consul Napoléon, qui appréciait beaucoup la musique vocale, récompensera l’ouvrage. Deux arias notamment : Champs paternels, Hébron, douce vallée et À peine au sortir de l’enfance furent très populaires. L’opéra fit carrière à l’étranger, particulièrement en Allemagne.

En revanche, l’échec de son opéra Les Amazones en 1811 (présenté à l’Opéra le 17 décembre) fut un coup sévère et a clos sa carrière de compositeur pour le théâtre. Il prit alors une retraite bien méritée, dans sa maison de Pantin, pour cultiver « les œillets, les oreilles d'ours et surtout les renoncules, les jacinthes et les tulipes, ses fleurs les plus favorites » (Cherubini).

« Il me faut du bonheur, le mien est usé. Je dois, je veux me retrancher dans mes goûts paisibles. Je veux vivre au milieu de mes fleurs, dans le silence de la retraite, loin du monde. »

— Méhul10

La Restauration

En dépit de ses liens avec Napoléon, la réputation de Méhul n’a pas pâti de la Restauration. Il est nommé au Conservatoire en 1816. Retiré un temps à Hyères entre janvier et mai pour y trouver un peu de repos et un soulagement à sa phtisie (tuberculose), le compositeur mourut de cette maladie à Paris le matin du 18 octobre 1817, chez lui, no  28 rue de Montholon11 âgé de 54 ans.

Tombe de Méhul au Père Lachaise

Le soir même son élève préféré Ferdinand Hérold, qui le qualifiait de « si bon et si aimable », créa à l'Opéra-Comique La clochette.

Reconstruite dans les années 1980, sa tombe, dans l’enclos des musiciens au cimetière du Père-Lachaise, est proche de celles d’autres compositeurs français, tels ses contemporains André Grétry ou François-Joseph Gossec.

Une statue de Méhul sculptée par Aristide Croisy a été inaugurée à Givet en 1892.

Pierre-Auguste-Louis Blondeau décrivait Méhul comme :

« doué d'un esprit élevé, cultivé, d'une sensibilité profonde, quelque peu mélancolique. Sa parole était claire, sonore, discrète, sa conversation était calme, spirituelle, son enseignement était lucide, concis, positif, la lumière même. La rectitude, la pureté étaient ses principes dominants, ce que l'on peut reconnaître dans ses belles partitions comme dans ses écrits, dont aucun malheureusement n'a vu le grand jour de l'impression. Il était d'un accès facile, bon et obligeant ; il encourageait les talents naissants et ne leur refusait ni ses conseils, ni ses appuis. »

— Blondeau p. 217.

Le compositeur

Œuvre dramatique

La trentaine d’opéras de Méhul constitue la majeure partie de son œuvre musicale. Il fut, de la génération des compositeurs des années 1790, le premier à comprendre son ami et rival Luigi Cherubini ainsi que son ennemi Jean-François Lesueur. Méhul suivit l’exemple des opéras que Gluck avait écrits pour Paris dans les années 1770 et appuya les réformes de Gluck dans l’opéra-comique (un genre mélangeant musique et dialogue n’était pas nécessairement d’humeur comique ; cf. Joseph qui représente tout de même un extrême de sérieux et de rigueur du sujet). Mais il a poussé la musique dans une direction plus romantique, montrant un usage croissant de dissonances et un intérêt pour les sentiments extrêmes, telles la colère et la jalousie, préfigurant alors des compositeurs romantiques comme Weber et Berlioz.

Étienne-Nicolas Méhul
par Zéphirin Belliard

Méhul fut réellement le tout premier compositeur romantique ; le marquis de Condorcet usa de ce mot dans La chronique de Paris le 1er avril 1793 après avoir vu Le jeune sage et le vieux fou12. Son principal souci musical voulait que tout serve à accroître l’impact dramatique. Son admirateur Berlioz a écrit :

« [Méhul] était totalement convaincu que dans la vraie musique dramatique, quand l’importance de la situation demande the sacrifice, le compositeur ne devait pas hésiter entre un joli effet musical qui est loin du domaine scénique ou dramatique, et une série d’accents réels mais qui ne donnent aucun plaisir en surface. Il était convaincu que l’expression musicale est une fleur adorable, délicate et rare, d’une odeur exquise, qui ne fleurit pas si on ne la cultive, et qui peut se faner d’un coup; qu’elle ne réside pas dans la seule mélodie, mais que tout concourt ensemble pour la créer ou la détruire – la mélodie, l’harmonie, la modulation, le rythme, l’instrumentation, la choix de la profondeur ou de la hauteur du registre pour les voix ou les instruments, un tempo rapide ou lent, et les nombreux degrés de volume dans le son émis13. »

La manière selon laquelle Méhul a accru l’expressivité dramatique consistait à tout expérimenter avec l’orchestration. Par exemple, dans Uthal, un opéra lancé dans les hautes terres d’Écosse, il élimine les violons de l’orchestre, les remplaçant par le son plus grave des alti de manière à rajouter une couleur locale14,15, les voix n’étant soutenues que par les cors et des harpes.

Les œuvres clés de Méhul dans les années 1790 étaient Euphrosine, Stratonice, Mélidore et Phrosine et Ariodant16. Ariodant, malgré l’échec de sa première en 1799, a finalement été apprécié par les critiques. Elizabeth Bartlet le qualifia « meilleur travail de Méhul dans la décennie et une œuvre clé de l’opéra révolutionnaire »17. Lors d'une interprétation à Berlin en 1816, le critique E.T.A. Hoffmann qui qualifiait le compositeur de « savant et aux talents si variés », termine l'article en ces termes :

« Sérieux, digne, d'une grande richesse harmonique et construit avec soin, Ariodant ne devrait jamais (être autorisé à) quitter le répertoire. »

— E.T.A. Hoffmann

L’œuvre traite de la même histoire de passion et de jalousie que l’opéra de Haendel de 1735 Ariodante. Comme dans ses nombreux autres opéras, Méhul utilise le « motif de réminiscence », thème musical associé à une idée particulière dans l’opéra et qu'on retrouve sous le terme de leitmotiv dans la musique dramatique de Richard Wagner. Dans Ariodant, le motif de réminiscence est le cri de fureur, exprimant un sentiment de jalousie17. Méhul emploiera ce procédé pour sa quatrième symphonie (1810).

Vers 1800, la popularité de ces opéras fut moindre, remplacée par la mode du plus léger opéra-comique de compositeurs comme Boieldieu. De plus, Napoléon dit à son ami Méhul qu’il préférait un opéra plus comique, moins sérieux. Telle d'un Corse, la culture de Napoléon venait surtout d’Italie, et il aimait les opéras-bouffes de compositeurs comme Paisiello et Cimarosa. Au cours d'une conversation, il prétendit que les compositeurs français ne sauraient jamais faire du buffa comme les compositeurs italiens. Méhul répondit avec l'Irato (1801), comédie en un acte attribuée à un compositeur italien, il signor Fiorelli. Le jour de la création, le Journal de Paris publie la lettre d'un peintre du nom de Godefroy :

« Citoyens, je me suis rappelé d'avoir vu jouer à Naples, il y a environ 15 ans, un opéra bouffon intitulé l'Irato, musique del signor Fiorelli, jeune homme qui annonçoit un talent distingué, et que la mort a enlevé aux arts à la fleur de son âge. Cet ouvrage, que je suppose être le même que celui que vous annoncez aujourd'hui, étoit vu avec plaisir. On trouvoit la musique fraîche et chantante ; et quoique le poème, comme presque tous ceux que l'on joue en Italie, fut foible, il amusoit par les caricatures des principaux personnages. L'Irato étoit fort bien joué par le signor Borghesi, et ce rôle n'est pas sans difficulté, l'Irato étant sans cesse en fureur et comme en convulsion. Ce caractère exagéré ne pouvoit même se placer dans une parade dont le nom seul appelle l'indulgence et désarme la sévérité. J'approuve fort le traducteur d'avoir attendu un de ces jours de carnaval pour la faire représenter. Elle offrira toujours au public une nouveauté piquante : ce sera de voir dans ces personnages, tout à fait bouffons, des artistes en possession de plaire dans des rôles élevés, plus naturels, d'un genre plus analogue au goût pur et délicat de la nation française, qui rira volontiers le mardi-gras d'une farce que dans un autre temps elle auroit jugée avec rigueur. »

— Godefroy, Journal de Paris, 17 février 1801.

Ce texte est sans doute de Méhul lui-même... Devant le succès, immédiat, Méhul révéla l’imposture18 à la fin de la représentation et dédia l'ouvrage publié par Pleyel à son inspirateur :

« Général Consul, Vos entretiens sur la musique m'ayant inspiré le désir de composer quelques ouvrages dans un genre moins sévère que ceux que j'ai donnés jusqu'à ce jour, j'ai fait le choix de l'Irato : cet essai a réussi, je vous en dois l'hommage. Salut et respect, Méhul. »

— Dédicace de l'édition Pleyel, 1801.

Méhul a aussi continué à composer des œuvres dans une veine plus sérieuse. Joseph (Opéra-comique, 17 février 1807), basé sur l’histoire biblique de Joseph et ses frères, est le plus célèbre de ses derniers opéras et son chef-d’œuvre (c’est aussi le modèle de l’opéra biblique), mais son succès ne dura pas longtemps en France. Lors d'une reprise en 1810, il fut qualifié d’« une des plus faibles productions de Méhul.19 » Gossec devant répondre lettre pour la défense de son collègue.

En Allemagne, en Italie et en Belgique cependant, il eut de nombreux admirateurs à travers le XIXe siècle, comme Wagner qui le monta à Riga en 183820 se disant « transporté dans un monde supérieur ».

Œuvre symphonique

Étienne-Nicolas Méhul, gravure de Leclerc (1846), d’après un dessin de Armand Guilleminot

À côté des opéras, Méhul composa quelques chansons pour les fêtes républicaines (souvent commandées par l’Empereur Napoléon), des cantates et cinq symphonies : une en ut majeur sans numéro datant de 1797 et les autres composées sur trois années, de 1808 à 1810. Les quatre dernières furent toutes présentées au Conservatoire.

La Première Symphonie fut ressuscitée trente ans plus tard, lors des concerts de Felix Mendelssohn avec l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig en 1838 et 1846. Robert Schumann fut fort impressionné par l’œuvre et remarqua que dans les quatre mouvements il y avait des similarités de style avec la Symphonie n° 5 de Beethoven (incluant l’ambiance furieuse du premier mouvement et les pizzicatos dans le troisième). À cette époque seules les Symphonies no 1 et no 2 de Beethoven (écrites en 1799-1800 et 1802) furent/étaient? jouées en France. La Première de Méhul et la Cinquième de Beethoven furent toutes deux composées en 1808 et publiées l’année suivante.

Dans la Deuxième, publiée en même temps que la précédente, on peut déceler des accents jusque dans la Symphonie n° 9 de Beethoven. Preuve que ces œuvres ont leur importance. On sait que Beethoven connaissait des œuvres comme Héléna puisqu’il lui emprunta le signal de trompette pour son Fidelio.

Dans ses symphonies de maturité, Méhul reprit le chemin de Haydn (Les Symphonies parisiennes, de 1785-86, par exemple) et de Mozart (Symphonie no 40, K. 550, 1788), deux compositeurs très populaires en France au début du XIXe siècle.

Une cinquième symphonie reste inachevée — « puisque la désillusion et la tuberculose ont fait leur victime », comme le remarqua le professeur David Charlton (qui fit beaucoup pour faire redécouvrir Méhul). Les Symphonies no 3 et no 4 ne furent redécouvertes par Charlton qu’en 1979.

Catalogue des œuvres

Piano

Méhul, Sonate opus 1 no 2 en ut mineur
  • 3 Sonates pour Piano, op. 1 (Éd. Jouve, Paris, 1783)
    • Sonate no 1 en ré majeur - I. Allegro, II. Andante, III. Rondo
    • Sonate no 2 en ut mineur - I. Fièrement, II. Menuet-Trio
    • Sonate no 3 en la majeur - I. Allegro, II. Menuet, III. Rondo
  • 3 Sonates pour Piano, op. 2 (Éd. Le Duc, Paris, 1788 - dédié à Mme des Entelles)
    • Sonate no 1 en ré majeur - I. Allegro, II. Andante, III. Rondo
    • Sonate no 2 en la mineur - I. Allegro, II. Sicilienne, III. Allegretto
    • Sonate no 3 en ut majeur - I. Allegro, II. Adagio, III. Rondo

Musique orchestrale

Ouvertures 
  • Grande ouverture en fa majeur, Musique à l’usage des fêtes nationales (1793)
  • Ouverture burlesque (original : Grande ouverture) (1808)
  • Ouverture pour instruments à vent (1794)
Symphonies 
  • Symphonie en ut majeur (1797, seules quelques parties subsistent)
  • Symphonie no 1 en sol mineur (1808-1809) (I. Allegro, II. Andante, III. Menuetto-Trio, IV. Allegro agitato)
  • Symphonie no 2 en ré majeur (1808-1809) (I. Adagio, II. Andante, III. Menuetto-Trio, IV. Finale. Allegro)
  • Symphonie no 3 en ut majeur (1809) (I. Allegro. Ferme et Modéré, II. Andante, III. Finale. Allegro)
  • Symphonie nº 4 en mi majeur (1810) (I. Adagio - Allegro, II. Andante, III. Menuet : Allegro, IV. Finale. Allegro)
  • Symphonie nº 5 (1810, seul le premier mouvement, conservé à Vienne, subsiste)

Musique vocale

  • Hymne à la raison ou Hymne patriotique, pour trois voix d'homme a capella, chœur et orchestre, sur un poème de M. J. Chénier frère d’André Chénier (1er décembre 1793)
  • Chant du départ, Hymne de guerre pour solistes, chœur et orchestre d'harmonie, sur un poème de M. J. Chénier (4 et 14 juillet 1794). Robespierre le qualifie « de poésie grandiose et républicaine qui dépasse tout ce qu'a fait ce girondin de Chénier. ». Il en fait changer le titre original Hymne à la liberté pour celui qu'on connaît. Il est immédiatement imprimé à 18 000 exemplaires et distribué aux armées... En 1796, le Directoire imposait aux théâtres parisiens de jouer l'hymne avant toute représentation. Il fut l’hymne officiel du Premier Empire. En 1848, l'hymne est repris par les jeunes enthousiastes des journées de février... Le premier couplet est encore dans toutes les oreilles : « La victoire en chantant, nous ouvre la barrière, la liberté guide nos pas... ».
  • Chant des Victoires, Hymne de guerre pour chœur et orchestre d'harmonie (avec buccin, cymbales et gros tambour), sur un poème de M. J. André Chénier (10 août 1794)
  • L’infortunée lyonnaise, ("Au désespoir mon âme s’abandonne") sur un poème de Louis-François Jauffret21 (1795)
  • Hymne sur la paix, ou "Hymne à la Paix" (d'après le Journal de Paris du 3 novembre 1797), ("Ô jour de gloire") sur un texte de la citoyenne C. Pipelet de Leury créé au Théâtre Feydeau le 1er novembre 1797 (11 brumaire an VI)
  • Chant du retour, sur un poème de M. J. André Chénier (10 décembre 1797). L'œuvre fut jouée lors de la grande fête du Directoire pour la remise du traité de Campo-Formio, après les discours de Bonaparte et Barras, par le conservatoire de Musique
  • Chant national du XXV Messidor An VIII, pour voix ténor et basse, trois orchestres & trois chœurs, sur un texte de Louis-Marcelin de Fontanes (église Saint-Louis des Invalides, 14 juillet 1800) L'œuvre fit de l'effet sur le public. « Nous trouvons déjà l’ébauche d’une des constructions colossales, "ninivites" dont rêva plus tard Berlioz. [...] De ces trois groupes, deux étaient disposés au centre de la chapelle des Invalides, le troisième placé dans le dôme et ne comprenait que des voix de femmes, deux harpes et un cor.22 ». Elle inspira sans doute le Requiem de Berlioz.
  • Messe Solennelle en la bémol majeur, pour 4 soli, chœurs et orgue (1804)23
  • Chant lyrique pour l’inauguration de la statue de Napoléon (3 octobre 1807)
  • Chant du retour pour la Grande Armée (1808) sur un poème de Arnault. L’orchestration est particulière, puisque les voix ne sont soutenues que par des cors et des harpes.

Opéras

  • Euphrosine et Corradin, ou le Tyran corrigé
    Comédie mise en musique en 5 actes (version définitive), livret de François Benoît Hoffmann d’après Corradin (Création, Paris, Comédie-Italienne, 4 septembre 1790, révision en 4 actes, 11 septembre 1790; révision en 3 actes, 31 octobre 1790 ; avec un nouveau 3e acte, 13 août 1791). L'opéra fut joué cinquante fois à l'Opéra comique.
  • Cora24
    Opéra en 4 actes, livret de Valadier d’après Les Incas de Marmontel (Composition : 1785/86 - création Paris, Opéra, 15 février 1791)25
  • Le Jeune Henri26
    Comédie mêlée de musique en un acte. (Composition 1791 ; révision et création, Paris, Salle Favart, 1er mai 1797 ; révision 18 décembre 1801) - Seule l’ouverture, sorte de scène de chasse avec huit cors, fut accueillie triomphalement et resta en répertoire de concert, l’opéra lui-même ne fut guère apprécié : « Parce que le compositeur avait mis en scène un tyran. »
  • Stratonice
    Comédie héroïque en un acte, sur un livret de Hoffman d’après De Dea Syria de Lucien et Antiochus (1666) de Thomas Corneille (Composition : 1790/92 - création Paris, Comédie-Italienne, 3 mai 1792)27
  • Le Jeune Sage et le Vieux Fou
    Comédie mêlée de musique en un acte sur un livret de Hoffman (création, Paris, Salle Favart, 28 mars 1793)
  • Horatius Coclès
    Opéra en un acte sur un livret de Arnault (création, Paris, Opéra, 18 février 1794)
  • Mélidore et Phrosine
    Drame lyrique en 3 actes sur un livret de Arnault d’après le poème Phrosine et Mélidore (1772) de Pierre-Joseph Bernard (création, Paris, Opéra-Comique, Salle Favart, 6 mai 1794)28
  • Doria, ou la Tyrannie détruite
    Opéra héroïque en trois actes sur un livret de Legouvé et Davrigny (création 12 mars 1795)
  • La Caverne
    Comédie mise en musique en 3 actes sur un livret de Nicolas-Julien Forgeot (1758-1798), inspiré du Gil Blas de Alain-René Lesage (création, Paris, Théâtre Favart, 5 décembre 1795). Forgeot est un ancien librétiste de Grétry. Le Sueur avait remporté un vif succès avec un opéra éponyme deux ans plus tôt ; Méhul ne bénéficia pas du même triomphe...
  • Le Pont de Lodi29
    Fait historique en un acte sur un livret de Delrieu (1760-1836) (création, Paris, Théâtre Feydeau, 15 décembre 1797). Le succès ne fut pas au rendez-vous et la pièce retirée après sept représentations.
  • La Taupe et les Papillons
    Comédie lyrique en un acte sur un livret de Ange-Étienne-Xavier Poisson de la Chabeaussière30 (composition 1797/98 - non représenté - à l’état d’esquisses)
  • Adrien, empereur de Rome
    Opéra en 3 actes sur un livret de Hoffman, d’après Adriano in Sira de Metastase (Composition 1790/91 - l’ouvrage fut retiré par la Commune de Paris en mars 1792, Hoffman ne voulant pas supprimer les allusions monarchiques de son texte. Révision et création, Opéra, 4 juin 1799)
  • Ariodant31
    Drame mêlé de musique en 3 actes sur un livret de Hoffman d’après lOrlando Furioso d’Arioste (création, Paris, Salle Favart, 11 octobre 1799)
  • Bion
    Comédie mêlée de musique en un acte, sur un livret de Hoffman d’après Voyages d’Anténor traduit par Lantier (création, Paris, Salle Favart, 27 décembre 1800)
  • L’Irato, ou l’Emporté
    Comédie-parade en un acte sur un livret de Benoît-Joseph Marsollier (1750-1817) (création, Paris, Salle Favart, 17 février 1801 - éd. Pleyel, 1801)
  • Une folie
    Comédie mêlée de chants en deux actes sur un livret de Jean-Nicolas Bouilly32 (création, théâtre Feydeau, 5 avril 1802)
  • Le Trésor supposé, ou le Danger d’écouter aux portes
    Comédie mêlée de musique en un acte sur un livret de Hoffman (création, Paris, Théâtre Feydeau, 28 juillet 1802). David Charlton33 précise que cet opéra fut donné en neuf langues au moins et monté jusqu'à Calcutta en 1836.
  • Joanna
    Opéra en 2 actes sur un livret extrait du Emma, ou le soupçon de Marsollier (création, Paris, Théâtre Feydeau, 23 novembre 1802)
  • Héléna
    Opéra en 3 actes sur un livret de Bouilly (création, Paris, théâtre Feydeau, 1er mars 1803)34
  • L’Heureux malgré lui
    Opéra bouffon en un acte sur un livret de CG d’A. de Saint-Just (création Paris, théâtre Feydeau, 29 décembre 1803)
  • Les Deux Aveugles de Tolède
    Opéra-comique en un acte sur un livret en prose de Marsolier d’après les Mille et Une Nuits et son conte Les Deux Aveugles de Bagdad (création, Paris, théâtre Feydeau, 28 janvier 1806)
  • Uthal35
    Opéra en un acte sur un livret de JMB de Saint-Victor d’après Berrathon de J. Macpherson inspiré d’Ossian (création, Paris, théâtre Feydeau, 17 mai 1806) - L’orchestration a ceci de particulier que Méhul supprime les violons par des altos. Les voix ne sont soutenus que par les cors et des harpes36. À la première, un spectateur, peut-être Grétry, avait crié : « Un louis pour une chanterelle ! »
  • Gabrielle d’Estrées, ou les Amours d'Henri IV
    Opéra en 3 actes sur un livret de Saint-Just (création Paris, théâtre Feydeau, 28 juin 180637)
  • Joseph - également appelé Joseph en Égypte ou Joseph et ses frères
    Drame en prose mêlé de chants en 3 actes sur un livret de Alexandre-Vincent Pineux-Duval (création, Paris, théâtre Feydeau, 17 février 1807)
    Un des airs de cet opéra a été repris par les nazis et donna Le Horst-Wessel-Lied (« Chant de Horst Wessel ») qui fut l'hymne officiel des SA puis du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Il a été constamment joué et chanté sous le Troisième Reich et son interprétation était obligatoire avant chaque concert de musique classique.
  • Les Amazones, ou la Fondation de Thèbes
    Opéra en 3 actes sur un livret d’Étienne de Jouy (création, Opéra, salle Richelieu, 17 décembre 1811) - La partition a été partiellement détruite après la première.
  • Le Prince troubadour, ou le Grand Trompeur des dames
    Opéra comique en un acte sur un livret de Duval (création, Paris, théâtre Feydeau, 24 mai 1813) - Reprend un opéra abandonné de 1810 Les troubadours, ou la fête au château, connu aussi sous le nom de Laurette ou aussi Les deux troubadours qui avait été commandé par Napoléon Ier pour son mariage avec Marie-Louise d'Autriche.
  • La Journée aux aventures
    Opéra comique en 3 actes sur un livret de PDA Chapel et L. Mézières-Miot (création, Paris, théâtre Feydeau, 16 novembre 1816)
  • Valentine de Milan
    Drame lyrique en 3 actes sur un livret de Bouilly (composition 1807/08 - création, Paris, théâtre Feydeau, 28 novembre 1822) - L’œuvre laissée inachevée par Méhul est complétée par son neveu, Louis Joseph Daussoigne-Méhul, compositeur lui aussi.

Opéras en collaboration

  • Le Congrès des rois, comédie en trois actes et en prose mêlée d’ariettes, livret d'Ève Demaillot, créée le 8 ventôse an II (26 février 1794) à l'Opéra-Comique (salle Favart), en collaboration avec onze autres auteurs (Henri Montan Berton, Frédéric Blasius, Luigi Cherubini, Nicolas Dalayrac, Prosper-Didier Deshayes, François Devienne, André Grétry, Louis Emmanuel Jadin, Rodolphe Kreutzer, Jean-Pierre Solié et Trial fils).
    Cette satire contre les ennemis de la France fut mis en musique en deux jours sur ordre du Comité de salut public. Le public rejeta le spectacle. Le Conseil général de la commune de Paris prononça son interdiction après deux représentations au prétexte, selon le Moniteur, que « des membres [du Conseil] ajoutent qu’à cette pièce les aristocrates trouvent leur compte comme les patriotes38. ». La partition et le livret ont été perdus. Seul le duo « Le roi défunt s'offre à mes yeux » (no 3) a été conservé39.
  • Épicure. Opéra en 3 actes sur un livret de CA Demoustier (création 14 mars 1800, avec Luigi Cherubini. : ouverture et 6 numéros)
  • Le Baiser et la Quittance, ou Une aventure de garnison. Opéra bouffon sur un livret de LB Picard, C. de Longchamps et JMAM Dieulafoy d’après L’heureuse gageure de Polier de Bottens (création, Opéra comique, 18 juin 1803, avec Boieldieu, Kreutzer et Nicoló Isouard).
    L'œuvre ne fut jouée que cinq fois.
  • L’Oriflamme40. Opéra en un acte sur un livret de C-G Étienne et M-F Baour-Lormian (1er février 1814, avec Henri-M. Berton, F. Paër (1771-1839) et Rodolphe Kreutzer) - Méhul compose la musique de la scène I et réutilise l’ouverture de Horatius Coclès de 1794.
    L’œuvre, très faible, est écrite et montée en six jours, quelque temps avant l’entrée des Prussiens et des Russes dans Paris...

Ballets

  • Le Jugement de Pâris (1793), ballet de Pierre Gardel
  • La Dansomanie (1800), ballet de Pierre Gardel

Musique pour le théâtre

  • Timoléon (par Marie-Joseph Chénier)
  • Les Hussites (par Alexandre Duval)

Pièces d’autres compositeurs inspirés par Méhul

Transcriptions 
  • Pierre-Auguste-Louis Blondeau, élève de Méhul a transcrit pour sextuor à cordes deux symphonies.
Autres pièces 
  • François-Joseph Dizi, Air extrait de l'opéra Une Folie pour harpe (Éd. Birchall, Londres début 19e)
  • Louis-Emmanuel Jadin Fantaisies pour piano sur les romances de Joseph et de Benjamin (1807)
  • Carl Maria von Weber, 7 variations sur un thème de la Romance À peine au sortir de l’enfance extrait du Joseph de Méhul, opus 28 / J. 141 (1812) - L’œuvre est d’envergure et laisse loin derrière le thème de la romance ingénue de notre Méhul, un peu comme le thème des Variations Diabelli... C’est l’une des plus virtuoses et inventives parmi le corpus de piano de l’auteur41.
  • Franz Xaver Mozart, 5 variations sur un thème de la Romance À peine au sortir de l’enfance opus 23, composé le 28 octobre 1816 et publiée en 1820, extrait du Joseph de Méhul, S 147a. - La pièce avait été attribuée à Franz Liszt, qui avait alors tout juste neuf ans42...
  • Louis Moreau Gottschalk, La chasse du jeune Henri, morceau de concert, op. 10 / RO 53 (1849)

Discographie sélective

Musique de chambre 
  • Sonates pour Piano opus 1 & 2 - Brigitte Haudebourg, pianoforte, copie d'après Dulcken 1794 (1989, Discover DICD 920152)
  • Variations pour Harpe de Ludwig SPOHR, sur la mélodie de Méhul "Je suis encore dans mon printemps" - Emmanuel Ceysson, harpe (plus œuvres pour harpe de Parish-Alvars, Damase, Zabel, Ceysson...)(2012, Naïve)
Ouvrages patriotiques 
  • Chant National, Hymne à la Raison, Chant du Départ - Solistes, Chœurs et Orchestre du Capitole de Toulouse, direction Michel Plasson (plus œuvres de Gossec, Lesueur, Paisiello, Rouget de l'Isle) (1988, EMI)
  • Le Chant du Départ : ouvertures et œuvres révolutionnaires - Ensemble Les Jacobins, direction : Mathieu Lussier (2012, Atma Classique)
Opéras 
  • Stratonice - Patricia Petibon/Beuron/Lescoart/Daymond, Corona Coloniensis, Cappella Coloniensis, Dir. William Christie (1995, Erato)
  • La légende de Joseph en Égypte - Laurence Dale, Annick Massis, Ensemble Intermezzo, Orchestre Le Sinfonietta, direction : Claude Bardon (1989, Le Chant du Monde)
  • L’Irato ou l'emporté, opéra comique - Turk (Scapin), Auvity (Lysandre), Courtin (Isabelle), Buet (Pandolphe), Bonner Kammerchor, L'arte del Mondo Dir. Walter Ehrhardt (2006, Capriccio 60128)
Symphonies & ouvertures 
  • Symphonie n°2 - Association des Concerts de Chambre de Paris, Dir. Fernand Oubradous (plus œuvres de Gossec, Lesueur, Paisiello, Rouget de l'Isle = Bicentenaire de la Révolution Française), (1957, EMI)
  • Intégrale des 4 Symphonies - Orchestre de la Fondation Gulbenkian, Dir. Michel Swierczewski (plus Ouvertures La Chasse du jeune Henri et Le Trésor supposé), (1992, Nimbus Records NI 5184/5)
  • Symphonies n° 1 & 2 - Les Musiciens du Louvre, Marc Minkowski (1989, Erato 2292-45026-2 / Apex 2003)
  • Ouverture : La chasse du jeune Henri - Orchestre Radio-Symphonique de Munich, direction : Kurt Redel (plus ouvertures d'Adam, Auber, Boïeldieu, Cherubini, Grétry, Hérold) (1986, Pierre Verany)
  • Ouvertures : Méliodore et Phrosine, Ariodant, Joseph, Horatius Coclès, Bion, Le jeune sage et le vieux fou, Le trésor supposé, Les deux aveugles de Tolède, La chasse du jeune Henri - Orchestre de Bretagne, Stefan Sanderling (2002, ASV CDA 1140)
LP 

Ce rare disque contient l’Ouverture burlesque, dont l'instrumentation contient trois mirlitons, triangle, trompette d'enfant, percussion, crécelle & sifflet... On peut donc dire que l'invention y est à son comble et très en avance...

  • "Toy Symphonies & Other Fun" - Dir. Raymond Lewenthal (Angel S-60365)

Éditions

  • Sonates pour pianoforte op. 1 & 2 - Fuzeau, fac-simile de l'édition originale, Présentation par Joël Pontet43.

Bibliographie

  • Pierre-Ange Vieillard, Méhul: sa vie et ses œuvres, Ledoyen, Libraire-éditeur, 1859, 58 p. (lire en ligne [archive]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Arthur Pougin, Méhul, sa vie, son génie, son caractère, Fischbacher, Paris (rééd. 1973, Minkoff), 1889 (ISBN 2707146102, lire en ligne [archive])
  • René Brancour, Méhul, Éd. Henri Laurens "Coll. Les Musiciens célèbres", 1912, 126 p.
  • Adélaïde de Place, Étienne-Nicolas Méhul, Éditions Bleu Nuit [archive] "Collection Horizons", Paris, 2005, 176 p. (ISBN 9782913575745) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Théo Fleichman, Napoléon et la musique, Éditions Brepols, Bruxelles, 1965 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pour bien connaître l'état de l'art lyrique en ce début de siècle, on lira avec bonheur les premiers chapitres de Le théâtre lyrique en France au XIXe siècle, sous la direction de Paul Prévost, Éd. Serpenoise, Metz, 1995, 356 p. ISBN 2-87692-193-6 Document utilisé pour la rédaction de l’article
Peinture de Méhul par Antoine Wiertz, mairie de Givet.

Liens externes

 

Iconographie 
Manuscrits 

Notes et références

  1. Connu un temps avec le prénom Étienne Henri.
  2. Bartlet & M. Elizabeth, Introduction to the edition of Méhul’s opera Stratonice (Pendragon Press, 1997) p. vii.
  3. David Cairns, Berlioz: the Making of an Artist (André Deutsch, 1989). p. 220 ; Notes du livret d’Ates Orga joint au disque des "ouvertures" (ASV, 2002).
  4. a et b Hector Berlioz, Les Soirée de l'orchestre, Michel Lévy frères, 1852, 436 p. (lire en ligne [archive]), p. 387
  5. Selon Cherubini : Notice sur Méhul.
  6. Cité par Maurice Foulon Un horticulteur : Méhul, Ardenne wallonne n° 39, décembre 1989 p. 36.
  7. Adélaïde de Place, p. 17.
  8. Reproduction du document [archive].
  9. Arthur Pougin, p. 51.
  10. Cité par René Brancour, Méhul Henri Laurens, 1912, p. 74
  11. Biographie générale par Bartlet (1997) pp. vii-ix.
  12. Orga (2002)
  13. Berlioz, Matinées avec l’orchestre, p. 354.
  14. David Charlton, section on Méhul in The Viking Opera Guide éd. Holden (1993) p. 644.
  15. Gérard Oberlé, chronique du jeudi 16 octobre 2003 sur France Musique, reproduite dans La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, p. 140.
  16. David Charlton, chapter on "French Opera 1800-1850" in The Oxford Illustrated History of Opera éd. Roger Parker (OUP, 1994) p. 127. Voyez aussi le livret des symphonies publié chez Nimbus.
  17. a et b Bartlet p. x.
  18. Berlioz p. 352. Voyez aussi Auguste L. Blondelot, Histoire de la musique moderne, Tantenstein et Cordel, Paris 1847 p. 218.
  19. Tablettes de Polymnie, juillet 1810, p. 4.
  20. Charlton (1993). En Allemagne il fut entendu dès 1809 au Theater an der Wien et fut dirigé par Weber en 1817 à Dresde (sous le titre de Jacob und seine Söhne. À propos de l’opéra Joseph, Weber écrit : « Il y a chez Méhul un emploi conscient et très sage de ses facultés, une certaine clarté naturelle témoignant d’une étude pénétrante des anciens maîtres italiens et surtout de Gluck. Une grande variété dramatique, de beaux effets obtenus par des moyens souvent très simples. Celui qui connaît et apprécie l’aimable enjouement, l’attrait populaire et l’adresse d'Une folie, admirera, en entendant Joseph, la souplesse d’esprit et le sentiment d’un tel maître... ». Il y eut en tout moins de cinquante représentations du vivant de Méhul. C’est le seul opéra créé pendant l’Empire qui fut repris au cours du XIXe siècle : en 1851, 1866, 1882 et 1899 pour quinze représentions. Gustav Mahler le monta aussi.
  21. Texte de Louis-François Jauffret (1770-1850) [archive]
  22. Paul Landormy et Joseph Loisel, L’institut de France et le prix de Rome, in Encyclopédie de la Musique.
  23. L’œuvre inspirée par la Marche du Couronnement de Lesueur, était destinée au sacre de Napoléon à Notre-Dame, mais est restée non exécutée. Éditée chez Antoine Lemoine en 1810, elle disparut cependant totalement. Le Te Deum de Paisiello avait été exécuté à la place et diverses pièce de Le Sueur qui dirigeait les quatre-cents musiciens.
  24. Origine : Alonzo et Cora. L'ouvrage fut mis en répétition dès le 10 juin 1789, mais fut arrêté le 8 août, sans doute à cause des difficultés financières de l'Académie royale de Musique depuis, notamment, l'incendie de la salle en 1781.
  25. Un opéra éponyme de Johann Gottlieb Naumann
  26. (1741-1801) avait été présenté en 1782 à Stockholm, lors de l’inauguration du nouvel opéra.
  27. Origine : La Jeunesse de Henri IV
  28. L’opéra fut joué plus de deux cent fois (dont cent à l'Opéra comique) du vivant du compositeur ainsi que dans l’Europe entière (Bruxelles, 1796, Cologne, 1796, Pétersbourg, 1798, Berne et Moscou, 1810, Berlin 1815), et repris en France dans les années 1820, puis complètement abandonné jusqu’à nos jours. Berlioz dans ces mémoires rend compte d’une représentation « la semaine suivante, je retournai à l’Opéra où j’assistai, cette fois, à une représentation de la Stratonice de Méhul et du ballet de Nina [...]. J’admirai beaucoup dans Stratonice l’ouverture d’abord, l’air de Séleucus « versez tous vos chagrin » et le quatuor de la consultation ; mais l’ensemble de la partition me parut un peu froid. » (Chapitre V) Plus loin, chapitre XII, Berlioz affirme connaître par chœur l’ouvrage. Le thème inspira d'autre compositeurs avant Méhul : Langlé, composa un ballet héroïque monté à Versailles le 30 décembre 1786 ; Edmond Diet un opéra-comique créé à Paris au Menus-Plaisirs le 19 novembre 1887 ; et enfin Alix Fournier (1864-1897) qui a obtenu en 1890 le Prix Cressent pour cet opéra. Voyez www.musimem.com [archive]
  29. L’ouverture fut un modèle de celle du Freishütz de Weber.
  30. Origine : La Prise du pont de Lody. L’œuvre a été commandée pour célébrer la victoire de Lodi du 10 mai 1796 et composée en un mois. « Après Lodi, Bonaparte avait senti s’allumer en lui l’étincelle de la plus haute ambition... » Fleichman p. 116. Napoléon lui-même ajoute qu'il ne se considérait plus dès lors « comme un simple général, mais comme un homme appelé à influencer sur le sort d'un peuple. »
  31. Poisson de la Chabeaussière (1752-1820) est le coauteur méconnu de la célèbre mélodie Plaisir d’amour (pas du texte, qui est de Florian). La page précise : « il administra l’Opéra à partir de 1798. »
  32. Origine : Ina
  33. Jean-Nicolas Bouilly (1763-1842), donna un autre texte fort connu : Léonore, ou l’amour conjugal qu’adapta Beethoven pour son Fidelio.
  34. Livret du disque des Symphonies chez Nimbus p. 10.
  35. Ludwig van Beethoven emprunta à l’œuvre de Méhul le signal de trompette de Fidelio .
  36. Origine : Malvina
  37. Lisez le texte de Macpherson en français page 224 de la copie disponible sur Gallica [archive].
  38. Au sujet de l’opéra consultez un texte de Guy Gosselin [archive], De quelques lieux de mémoire dans l'opéra-comique du début du XIXe siècle, p. 4 et 5.
  39. Arthur Pougin, L'Opéra-Comique pendant la Révolution de 1788 à 1801, Paris, Albert Savine, 1891, 337 p., In-18 (lire en ligne [archive]), partie 1794, « Une pièce révolutionnaire inepte, le Congrès des Rois, interdite par la commune de Paris », p. 108 et n. 2.
  40. Catalogue BnF [archive].
  41. Origine : L’Oriflamme de Charles Martel
  42. Guy Sacre, La musique de piano, Robert Laffont, p. 2946.
  43. Elle est malgré tout incluse au volume 26 de l’intégrale de L. Howard chez Hyperion Records, consacré aux pièces pour piano de jeunesse. On peut trouver un autre enregistrement chez Koch (3-1828-2 - enregistré en 1991 et paru en 1994) joué par Klaus Hellwig. Les variations ouvrent le disque.
  44. Anne Fuzeau Productions [archive]

 

 

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09 juin 2018

Fleury (acteur)

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Fleury (acteur)

 

Fleury

Abraham-joseph_Bénard

Fleury ; détail d'une gravure de Étienne-Frédéric Lignon.

Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
 
Biographie
Naissance
26 octobre 1750
Chartres
Décès
3 mars 1822 (à 71 ans)
Orléans
Sépulture
Orléans
Nom de naissance
Joseph-Abraham Bénard
Pseudonymes
Fleury
Fleury dit Bénard
Activité
Acteur
Autres informations
Élève
Louise Desgarcins
Tombe de Fleury

Fleury ou Fleury dit Bénard, de son vrai nom Joseph-Abraham Bénard, né le 26 octobre 1750 à Chartres et mort le 3 mars 1822 à Orléans, est un comédien français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Mémoires de Fleury
  • 3 Rôles
  • 4 Liens externes
  • 5 Notes et références

Biographie

Il était fils d'un des acteurs de la troupe du roi Stanislas Leszczyński. Il débuta à la Comédie-Française en 1772, et réussit parfaitement dans les rôles de petits-maîtres, de courtisans, de mauvais sujets. On ne se lassait pas de l'applaudir dans Le Chevalier à la mode (Dancourt), L'Homme à bonnes fortunes (Baron), et surtout dans le marquis de L'École des bourgeois (d'Allainval).

Dans la nuit du 2 septembre 1793, il fut arrêté, avec 12 autres acteurs du Théâtre Français restés fidèles à la monarchie, en tant que « suspect », et enfermé à la prison des Madelonnettes, pour avoir joué une représentation théâtrale jugée séditieuse : Paméla1.

Il quitta la scène en 1818 et s'installa à Orléans. Il possédait aussi le château de Cour-sur-Loire.

Sa tombe était ainsi décrite en 1897 (Journal du Loiret, 12 mars 1897) :

« Fleury, le charmeur d’une génération depuis longtemps disparue, repose au cimetière Saint-Jean, dans l’allée principale à main droite, en se dirigeant vers les grandes chapelles. Une pyramide tronquée en pierre grisâtre toute rongée de mousse et précédée d’un carré de pâle gazon, marque la place de sa tombe. Un flambeau ardent surmonté d’une étoile, emblème de son talent, lui sert de funèbre blason. Vers le sommet de la pyramide, une brève épitaphe dominée par une sorte de croix de Malte, résume ses titres et la vie du défunt.

A / Abraham-Joseph Benard / Fleury / Pensionnaire du Roi / Né à Chartres le 27 octobre 1750 / Mort à Orléans le 3 mars 1822. »

Après la destruction du cimetière Saint-Jean, sa tombe a été transférée au nouveau cimetière (section C, près de l'allée de l'ouest).

Mémoires de Fleury

On a publié en 1836 de prétendus Mémoires de Fleury, rédigés par Jean-Baptiste-Pierre Lafitte, faits d'après quelques notes trouvées dans ses papiers après sa mort.

Rôles

  • 1778 : Eugénie de Beaumarchais, Comédie-Française : Clarendon
  • 1779 : George Dandin de Molière, Comédie-Française : Clitandre
  • 1779 : Les Plaideurs de Jean Racine, Comédie-Française : Léandre
  • 1779 : Agathocle de Voltaire, Comédie-Française : Polycrate
  • 1781 : Le Mariage forcé de Molière, Comédie-Française : Alcidas
  • 1782 : Tibère et Sérénus de Nicolas Fallet, Comédie-Française : Cécilius
  • 1783 : Les Deux Amis de Beaumarchais, Comédie-Française : Melac fils
  • 1789 : Auguste et Théodore d'Ernest de Manteufel, Comédie-Française : le roi
  • 1789 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière, Comédie-Française : Dorante
  • 1792 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière, Comédie-Française : Dorante
  • 1793 : L'Épreuve de Marivaux : Lucidor
  • 1793 : Les Fausses Confidences de Marivaux : Dorante
  • 1793 : Paméla ou La Vertu récompensée de Nicolas François de Neufchâteau d'après Samuel Richardson
  • 1805 : Auguste et Théodore d'Ernest de Manteufel, Comédie-Française : le roi
  • 1806 : La Jeunesse d'Henri V d'Alexandre Duval, Comédie-Française : Rochester
  • 1810 : Le Vieux fat de François Andrieux, Comédie-Française : Rollin
  • 1812 : Le Misanthrope de Molière, Comédie-Française : Alceste

Liens externes

 

Notes et références

  1. Nicolas François de Neufchâteau fit jouer, sur la scène du théâtre de la Nation, le 1er août 1793, une comédie en vers : Paméla ou la Vertu récompensée, tirée du roman de Samuel Richardson, imitée de Goldoni. Le jour de la neuvième représentation, comme le rideau allait se lever, un officier de police vint au nom du Comité de salut public interdire la pièce à cause de ces deux vers jugés subversifs :

    « Ah ! les persécuteurs sont les seuls condamnables.

    Et les plus tolérants sont les seuls raisonnables. »

    François de Neufchâteau fit alors les corrections qu'exigeait le Comité ; mais celui-ci signa un arrêté fermant le théâtre et décrétant d'accusation François de Neufchateau. Il fut incarcéré, lui et ses comédiens. Parmi les 13 acteurs (les actrices furent enfermées à Sainte-Pélagie) du Théâtre Français incarcérés au Couvent des Madelonnettes, on trouve :

    • Fleury
    • Louise Contat
    • Dazincourt
    • François Molé
    • Charlotte Vanhove
    • Saint-Prix
    • Saint-Fal.

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08 juin 2018

Behic Michel

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Michel Behic

 

Michel Behic
Fonction
Maire
 
Biographie
Naissance
1736
Décès
1827
Activité
Homme politique

Michel Behic, (1736-1827), est un négociant, financier, et révolutionnaire français.

Blason des Behic.

Michel Behic est, avec Armand Joseph Dubernad, à l'origine de la fin du déclin de Morlaix et de l'établissement d'une ligne maritime régulière avec l'Andalousie et Cadix où sont établis d'autres membres de cette famille1. Michel Behic a été armateur corsaire en 1779. Il est un membre actif de la Chambre de littérature et de politique de Morlaix avant la Révolution française, où il retrouve plusieurs de ses proches. Behic est marié avec la sœur du futur premier évêque constitutionnel Louis-Alexandre Expilly de La Poipe2.

Michel Behic est maire de Morlaix le 4 février 1780 et du 4 janvier 1788 au 4 février 1790, avec Armand Joseph Dubernad comme premier échevin. Ce riche négociant et financier est l'un des cofondateurs du Club des jacobins de Morlaix, le 18 novembre 1790. Il est nommé commandant de la garde nationale en 1791, officier municipal de mai au 2 décembre 1795, juge au tribunal de commerce en 1801.

Il a quatre enfants :

  • Edmée Behic (1771-1849) se marie en 1795 avec Joseph Moreau, révolutionnaire, frère du général Moreau, puis député d’Ille-et-Vilaine en 1816, administrateur des Postes en 1816 ; préfet de Charente en 1817, député de la Lozère en 1817. En 1821 il conduisit à Bordeaux le deuil de sa belle-sœur la maréchale Moreau. Officier de la légion d'honneur, Président du collège électoral d'Ille-et-Vilaine nommé par Louis XVIII.
  • Jean Baptiste Auguste Behic, père de deux contre-amiraux.
  • Marie Pauline Behic, mariée à Jean Armand Dubernad, fils d'Armand Joseph Dubernad, corsaire, banquier, raffineur, assureur. De 1816 à 1820, Vénérable maître de la loge de Morlaix3.
  • Sa troisième fille se marie à Jacques Bergeret, un amiral français né à Bayonne en 1771 et mort à Paris en 1857, l’un des plus brillants capitaines de la marine révolutionnaire.

Notes et références

  1. Michel Zylberberg, Capitalisme et catholicisme dans la France moderne, page 354, Publications de la Sorbonne, 2001, (ISBN 9782859444129).
  2. J.Tanguy, Une ville Bretonne sous la révolution, Saint-Pol-de-Léon, page 98, édition Presse libérale du Finistère, 1903
  3. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Société archéologique du Finistère, article: v.127 1998, p.343.

Voir aussi

  • Bulletin de la Société d'études scientifiques du Finistère, édition: Société d'études scientifiques du Finistère, Morlaix, 1884.
  • Pierre Caron, Tableaux de dépréciation du papier-monnaie: réédités, avec une introduction, page 141, édition: Imprimerie nationale, 1909.
  • Revue de Bretagne et de Vendée, Volume 53, page 440, édition: J. Forest ainé, 1883.
  • Thiery Hamon, Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, Volume 80, page 128, édition: Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 2002.

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07 juin 2018

de Martinet Joseph

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Joseph de Martinet

 

Dom Joseph de Martinet

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Dom Joseph Martinet célébrant clandestinement la messe (toile anonyme vers 1793-1795).
Biographie
Naissance 20 décembre 1750
Auvillar, (Tarn-et-Garonne)
Ordre religieux Ordre des Chartreux
Ordination sacerdotale 1771 (Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon)
Décès 12 juin 1795
Marseille
Prêtre clandestin (réfractaire) à Marseille

Dom Joseph de Martinet (à l'état civil : Marie Gervais Thomas de Martinet), né à Auvillar en Tarn-et-Garonne (France) le 20 décembre 1750 et mort à Marseille (France) le 12 juin 1795, est un moine chartreux et prêtre réfractaire à Marseille durant la Révolution mort en 'odeur de sainteté'.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Son tombeau à Marseille
  • 3 Bibliographie
  • 4 Notes et références

Biographie

Marie Gervais Thomas de Martinet est né à Auvillar (Tarn-et-Garonne) le 20 décembre 1750. Il est le fils d'Arnaud Joseph de Martinet, seigneur d'Artigadais, avocat au Parlement et d'Élisabeth de Beauquesne (née à Auvillar le 14 juillet 1723, morte à Auvillar le 14 août 1755)1.

Il est moine ermite dans l'ordre des Chartreux où il reçoit le nom de Dom Joseph. C'est ainsi qu'il est généralement connu2. Consacré à Dieu dans la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon en 1771, il est envoyé à la chartreuse de Marseille vers 1787. Le 14 juillet 1792, il quitte sa cellule pour l'apostolat auprès des fidèles, fuyant de cachette en cachette et célébrant baptêmes et mariages.

Alors que presque tous les prêtres de Marseille acceptent la loi sur la constitution civile du clergé et prêtent le serment dit de l'Égalité, Dom Joseph refuse, bravant les dangers et poursuivant son apostolat. Il est considéré comme l'un des plus remarquables, parcourant nuit et jour la ville de Marseille, portant les secours de la religion à toutes les personnes qui l'appelaient3.

Il est poursuivi ; des récompenses sont promises à qui réussirait à le faire arrêter. Un jour, il réussit à échapper à ceux qui, placés en embuscade, devaient l'arrêter. On parle de « miracle ». Lorsqu'on lui évoque ce récit, il répond « Tout est à peu près exact dans ce qu'on vous a raconté ; ce fait n'a toutefois rien que de naturel. Il est pour moi la preuve d'une assistance visible de la Providence ; mais il faut en ôter le mot miracle »4,5.

La confrérie du Rosaire établie à Marseille subsiste clandestinement grâce à dom Joseph de Martinet, unique survivant du massacre des pères chartreux. Il prêche clandestinement le Rosaire : le 7 octobre 1794, pendant la Fête du Rosaire se déroule par exemple la réception d'un membre de l'assistance dans la confrérie du Rosaire6.

Son tombeau à Marseille

À sa mort, son corps est déposé dans une maison de la ville et n'est transporté à l'église Sainte-Marie-Madeleine de Marseille que le 23 février 18567.

Dans cette église, se trouve une sculpture de 2,50 mètres, constituant son tombeau dans lequel on peut voir son masque funéraire. Ce tombeau a été réalisé, avec le masque funéraire, en 1856, lors du transfert de ses restes8.

Sur ce tombeau, on peut lire sur une plaque en marbre gravée en lettres d'or :

« Cujus Memoria in benedictione est / Ici repose / Dom Joseph de Martinet / né à Auvillars Tarn-et-Garonne / le 26 décembre 1730 / Religieux de l'ordre de Saint-Bruno / Profès de la chartreuse de Villeneuve-les-Avignon / envoyé ensuite dans celle de Marseille / où il demeura jusqu'à l'époque de la Révolution / Apôtre de Marseille / pendant les plus mauvais jours de la persécution / au péril incessant de sa vie / il s'épuisa dans l'exercice d'une charité héroïque / décédé dans la même ville en odeur de sainteté / le 12 juin 1795 / déposé dans cette ancienne église des Chartreux / actuellement paroisse de Sainte-Marie-Magdeleine / le 23 février 1856. »

Cet ensemble est inscrit comme « objet » à l'inventaire des monuments historiques depuis le 17 juillet 20028.

Bibliographie

  • Théophile Berengier, Le portefeuille de Dom Joseph de Martinet, chartreux de Marseille durant la Terreur (1793-1795), 30 mai 1880, [lire en ligne [archive]]
  • Régis Bertrand, L'église Saint-Marie-Madeleine, impr. Croset, Marseille, 1973, p. 71.
  • Régis Bertrand, Dom Joseph de Martinet (1750-1795) et son action clandestine à Marseille pendant la Révolution, in revue Analecta cartusiana, no 4 tome II, du Centre de recherches cartusiennes, p. 173-189, juillet-décembre 1990 édité par le Prof. Frogg, Seeham (Autriche)
  • Gaspard Jauffret, Mémoires pour servir à l'histoire de la religion à la fin du XVIIIe siècle, Le Clère, 1803, chapitre IV : Dom Joseph, prêtre et religieux de l'ordre de Saint-Bruno, exerce les fonctions du saint ministère à Marseille. Son zèle, ses vertus sacerdotales, ses travaux apostoliques, sa mort édifiante, p. 191-194, [lire en ligne [archive]]
  • Jean Baptiste Eugène de Ricard, Biographie de Dom Joseph de Martinet (Marie-Gervais de Martinet) chartreux, mort en odeur de Sainteté à Marseille., imprimerie de Marius Olive à Marseille, 1870, 484 pages, [lire en ligne [archive]]
  • Guy Toussaint, Julien Carron, Les confesseurs de la foi dans l'église Gallicane, à la fin du dix-huitième siècle : ouvrage rédigé sur des mémoires authentiques, volume 3, p. 315-322,, Chez Adr. Le Clère, 1820 [lire en ligne [archive]]

Notes et références

  1. Alexandre Beauquesne, Beauquesne, premières notes historiques et généalogiques d'une branche émigrée en Languedoc, p. 29, Paris, mai 1991.
  2. Gaspard Jauffret, Mémoires pour servir à l'histoire de la religion à la fin du XVIIIe siècle, Le Clère, 1803, chapitre IV : Dom Joseph, prêtre et religieux de l'ordre de Saint-Bruno, exerce les fonctions du saint ministère à Marseille. Son zèle, ses vertus sacerdotales, ses travaux apostoliques, sa mort édifiante, p. 191-194, [lire en ligne [archive]].
  3. Joseph Chardon, Tableau historique et politique de Marseille ancienne et moderne: ou, Guide fidèle du voyageur et des négocians dans cette ville..., édition 3, 1817, p. 11 du précis historique situé après la page 202 de la première partie, [lire en ligne [archive]].
  4. Guy Toussaint, Julien Carron, Les confesseurs de la foi dans l'église Gallicane, à la fin du dix-huitième siècle : ouvrage rédigé sur des mémoires authentiques, volume 3, p. 315-322, Chez Adr. Le Clère, 1820 [lire en ligne [archive]].
  5. Jacqueline Chauveau, La Conjuration de Satan, p. 105, Nouvelles Éditions Latines, 1970 [lire en ligne [archive]].
  6. Régis Bertrand, Les confréries de Provence face à la Révolution, Annales historiques de la Révolution française, année 1996, volume 306, no 306, p. 645, [lire en ligne [archive]].
  7. Félix Vérany, in Revue de Marseille et de Provence, Volume 5, p. 455-458, Nouvelles Éditions Latines, 1970 [lire en ligne [archive]].
  8. a et b « tombeau et masque funéraire de Dom Joseph de Martinet » [archive], base Palissy, ministère français de la Culture

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06 juin 2018

Belleau Rémy

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Rémy Belleau

 
Rémy Belleau
Alias
« Le Peintre de la nature »
Naissance 1528
Nogent au Perche 1,
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 6 mars 1577
Paris,
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale
Poète, traducteur
Auteur
Langue d’écriture Moyen français, Français, Latin
Mouvement La Pléiade, Renaissance
Genres
Poésie

Œuvres principales

  • La bergerie (1525)

Rémy Belleau, né à Nogent-le-Rotrou en 1528, mort à Paris le 6 mars 1577, est un poète français de la Pléiade.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvre
    • 2.1 Œuvres poétiques
    • 2.2 Traductions
    • 2.3 Œuvres dramatiques
  • 3 Notes et références
    • 3.1 Notes
    • 3.2 Références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Postérité
    • 4.3 Articles connexes
    • 4.4 Liens externes

Biographie

La maison de Rémy Belleau à Nogent-le-Rotrou.

Belleau a commencé ses études chez les moines de l’abbaye Saint-Denis à Nogent-le-Rotrou avant de les poursuivre, vers 1553, à Paris où il complète une formation dominée par l’amour de la poésie grecque. Intelligent sans surcharge d’érudition, il était avant tout un homme qui plaisait.

Il rejoint bientôt le groupe du collège de Coqueret (Pierre de Ronsard, Antoine de Baïf, Joachim du Bellay), puis la Pléiade en 1554, avec qui il prend part à la Pompe du bouc. Il publie en 1556 une traduction des Odes d’Anacréon : le succès de ce lyrisme léger est considérable. Bien qu’un peu sèche selon Ronsard, cette traduction vient enrichir la « Brigade » d’un nouveau style ; elle a pour elle la fidélité et l’exactitude qui en firent le succès. On lui doit également la traduction du Cantique des Cantiques et de l’Ode à l’Aimée de Sappho. De fait, Belleau est le premier traducteur français de la poétesse de Lesbos.

La même année, Belleau célèbre dans les Petites Inventions fleurs, fruits, pierres précieuses, animaux et feront plus tard écho à la rage de l’expression de Francis Ponge.

Ses poèmes personnels manquaient encore d’originalité et il fallut attendre 1565 pour découvrir sa Bergerie, chef-d’œuvre de la poésie pastorale dont l’Avril dévoile un érotisme à fleur de sein.

En 1576, paraissent Les Amours et Nouveaux Eschanges des pierres précieuses, vertus et propriétés d’icelles. Cette œuvre, décrite comme une « épopée minérale » par R. Sabatier, raconte les propriétés des pierres, leur histoire, le mythe de leur origine en associant la symbolique des pierres aux interprétations philosophiques et scientifiques.

Selon certains le moins lyrique des poètes de la Pléiade, le plus pudique au dire d’autres, Rémy Belleau ne déborde certainement pas d’imagination et il imita plus qu’il ne créa, mais il demeure un orfèvre du verbe. Son talent élégant et facile le fit surnommer par ses contemporains le gentil Belleau.

Après avoir initialement penché pour la Réforme, l’auteur se rallie au parti des Guise, ses protecteurs, notamment René II de Lorraine-Guise. Précepteur à Paris de Charles de Lorraine, il résidera jusqu’à sa mort (1577) à l’hôtel de Guise. Pierre de Ronsard qui faisait grand cas de Belleau, et l’appelait le Peintre de la nature, a rédigé son épitaphe :

Ne taillez, mains industrieuses
Des pierres pour couvrir Belleau,
Lui-même a basti son tombeau
Dedans ses Pierres Précieuses.

Œuvre

Œuvres poétiques

Page de titre de La bergerie, Paris, G. Gilles, 1565, 127 p. ; in-8.

Il a publié en 1565 un poème, la Bergerie, dans le genre pastoral et les Amours et nouveaux échanges de pierres précieuses en 1576, un recueil qui associe la symbolique des pierres aux interprétations philosophiques et scientifiques. Certain de ses poèmes furent mis en musique par Pierre Cléreau. Ses Œuvres ont été réunies à Rouen en 1604, 2 volumes in-12.


  • Rémy Belleau, La bergerie (Texte en moyen français), Paris, G. Gilles, 1565, 127 p. ; in-8 (notice BnF no FRBNF30079761)
    La bergerie [archive] disponible sur Gallica
  • Rémy Belleau, Chant pastoral de la paix, Paris, A. Wechel, 1559, 10 f. ; in-4 (notice BnF no FRBNF30079763)
    Chant pastoral de la paix [archive] disponible sur Gallica
  • Rémy Belleau, Épithalame sur le mariage de Monseigneur le duc de Lorraine et de Madame Claude, fille du roy, chanté par les nymphes de Seine et de Meuse, Paris, A. Wechel, 1559, 15 p. ; in-4 (notice BnF no FRBNF30079764)
    Épithalame sur le mariage de Monseigneur le duc de Lorraine [archive] disponible sur Gallica
  • Rémy Belleau (trad. Florent Chrestien), Sylva cui titulus Veritas fugiens ex R. Bellaquei gallicis versibus latina facta a Florente Christiano, Lutetiæ, ex officina R. Stephani, 1561, In-4° , 12 p. (notice BnF no FRBNF30079773)
    Sylva cui titulus Veritas fugiens [archive] disponible sur Gallica
  • Les Amours et nouveaux échanges des pierres précieuses, Paris, M. Patisson, 1576 ; Œuvres poétiques, éd. Ch. Marty-Laveaux, A. Lemerre, 1878, t. II.

Traductions

Page de titre des odes d'Anacréon, Paris, A. Wechel, 1556, 1 vol. ; in-8.

Rémy Belleau a traduit en vers :

  • Les odes d'Anacréon : traduites de grec en françois, par Rémy Belleau, ensemble de quelques petites hymnes de son invention (trad. Rémy Belleau), Paris, A. Wechel, 1556, 1 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF30017685)
    Les odes d'Anacréon [archive] disponible sur Gallica
  • L' Ecclésiaste
  • Le Cantique des cantiques.

Œuvres dramatiques

Il jouait dans les pièces de son ami Jodelle, et il a lui-même fait une comédie intitulée la Reconnue.

  • La Reconnue, comédie2.

Notes et références

Notes

Références

  1. Remy Belleau et A. Wechel 1556, p. 1
  2. Remy Belleau, La Reconnue, édition établie, présentée et annotée par Jean Braybrook, Genève, Droz, Textes Littéraires Français n° 375, 1989.

Voir aussi

Bibliographie

  • Rémy Belleau et Aristide Gouverneur (Éditeur scientifique), Œuvres complètes de Rémy Belleau : nouv. éd. publ. d'après les textes primitifs avec variantes et notes par A. Gouverneur (Fac-sim. de l'éd. de : Paris : s.n., 1867 (Bibliothèque elzévirienne ; 7)), Nendeln (Liechtenstein), Kraus reprint, 19??, 3 vol. (LVI-248, 366, 384 p.) ; 17 cm (notice BnF no FRBNF37227862)
    Œuvres complètes de Rémy Belleau, T. 1 [archive] disponible sur Gallica
    Œuvres complètes de Rémy Belleau, T. 2 [archive] disponible sur Gallica
    Œuvres complètes de Rémy Belleau, T. 3 [archive] disponible sur Gallica

Postérité

Un lycée de sa ville natale, Nogent-le-Rotrou, porte son nom.

Articles connexes

  • Littérature du XVIe siècle
  • Poésie française du XVIe siècle
  • Liste d'écrivains de langue française par ordre chronologique

Liens externes

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05 juin 2018

de Lamennais Félicité Robert

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Félicité Robert de Lamennais

   
Hugues-Félicité Robert de Lamennais

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Hugues Félicité Robert de Lamennais par Paulin Guérin, 1831, Musée national du Château de Versailles

Naissance 19 juin 1782
Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)
Décès 27 février 1854 (à 71 ans)
Nationalité française
Langue français
École/tradition ultramontain, précurseur ducatholicisme libéral, ducatholicisme social, ainsi que de la démocratie chrétienne.
Principaux intérêts écrivain, prêtre et philosophe français.
Œuvres principales Essai sur l'indifférence en matière de religionl'Avenir, Paroles d'un croyantle Livre du peuple
A influencé Pierre Leroux, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Montalembert et Lacordaire

Hugues-Félicité Robert de Lamennais 1, né le 19 juin 1782 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et mort le 27 février 1854 (à 71 ans) à Paris, est un prêtre français, écrivain, philosophe et homme politique.

Ultramontain à ses débuts, plus papiste que le pape, Lamennais connut une évolution qui fait de lui un précurseur du catholicisme libéral, du catholicisme social, ainsi que de la démocratie chrétienne.

En 1833, il renonce à ses fonctions ecclésiastiques et publie l'année suivante Paroles d'un croyant qui fut condamné par le pape Grégoire XVI et marqua ses contemporains.

En 1848, il est élu député à l'Assemblée nationale. Il meurt en 1854, alors qu'il est toujours brouillé avec l’Église, et selon ses volontés, il fut enterré civilement.

Un timbre français de 1957 lui rend hommage.

 

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille
    • 1.2 Jeunesse et conversion
    • 1.3 Premières œuvres
    • 1.4 La rupture avec l'Église
  • 2 Héritage
  • 3 Relations
  • 4 Notes et références
    • 4.1 Notes
    • 4.2 Références
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Articles connexes
    • 5.3 Liens externes

 

Biographie

Famille

Il est un des trois enfants de Pierre-Louis Robert, sieur de La Menais notes 1, armateur et fils d'armateur à Saint-Malo, anobli, et de Gatienne Lorin, morte en 1787 lorsqu'il avait cinq ans, en sorte qu'il fut élevé chez un de ses oncles.

Son Frère aîné Jean-Marie (1780 - 1860), religieux, est le fondateur de la congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel et de celle des Filles de la Providence de Saint-Brieuc. Il a été déclaré bienheureux.

Sa sœur Marie Robert de Lammenais née en 1784 s'est mariée avec Ange Blaize de Maisonneuve (1778 - 1852).

Jeunesse et conversion

Son frère aîné ayant rouvert avec ses amis, les abbés Étienne-Pierre Engerran et Jean Vielle, le Collège de Saint-Malo, qui avait été fermé sous la Révolution, Félicité-Robert y devient professeur de mathématiques, de 1804 à 1805 puis de 1808 à 1810.

Une retraite de plusieurs années dans la propriété familiale, entre 1805 et 1807 puis de 1810 à 1814, décide alors de sa vocation religieuse. Lamennais reçoit l’ordination en 1816 à Vannes.

Premières œuvres

Il commença par traduire L'Imitation de Jésus-Christ, célèbre œuvre de dévotion de Thomas a Kempis. Dans son livre Essai sur l'indifférence en matière de religion, écrit de 1817 à 1823, il critiqua l'université napoléonienne et le gallicanisme. Il fut dit de cet ouvrage qu'il « réveillerait un mort » et ce fut un immense succès de librairie.

En 1821, il rencontra Victor Hugo, qui conçut de l'admiration pour lui, et ils entretinrent une correspondance pendant plusieurs années 2.

En 1825, il publia De la religion considérée dans ses rapports avec l'ordre politique et civil. Il rencontra Auguste Comte cette même année.

En 1828, il fonda la Congrégation de Saint-Pierre, destinée à former un clergé savant, capable de répondre aux attaques des philosophes, de mieux comprendre son temps et de rétablir l'autorité du pape en France. En 1829, il publia Les progrès de la révolution et de la guerre contre l'église.

En 1830, il fonda, avec Montalembert et Lacordaire, le journal l'Avenir, plaidant pour la liberté de l'enseignement et la séparation de l'Église et de l'État 3 et réclamant la liberté de conscience, de presse et de religion. Ce sont les idées de Lamennais que la Belgique, devenue indépendante en 1830, adopta.

Buste de Félicité Robert de Lamennais par le sculpteur David d'Angers (1839). Musée des Beaux Arts de Rennes. Don Blaize de Maisonneuve.

En 1831, révolté par la condamnation du soulèvement de la Pologne, il s'opposa au pape Grégoire XVI. Il considérait que le pape voulait défendre davantage les princes que le peuple. Le pape condamna son journal en 1832 par l'encyclique Mirari vos.

La rupture avec l'Église

En 1834, il publia ses Paroles d'un croyant, ouvrage lyrique, rempli de violence et de plaintes, qui marqua sa rupture avec l'Église (encyclique Singulari nos). Dans cet ouvrage, il constatait et déplorait le « désenchantement » du monde, et lançait un appel pressant à la liberté de l'Église, à partir duquel, il commença à développer les tendances socialistes et démocratiques du message évangélique.

En 1835, il vit ses anciens amis peu à peu le quitter, mais le 9 avril 1835, ses amis Fleury, Arago et Liszt l'amenèrent à rencontrer Marie d'Agoult et George Sand. Sonsalon devint un véritable cénacle républicain. Lamennais lui restera très lié. Il sera effaré par les idées de George Sand sur la liberté sociale et le divorce, mais sera son mentor, avec Michel de Bourges, sur les voies du socialisme politique. George Sand lui déclara un jour : « Nous vous comptons parmi nos saints... vous êtes le père de notre Église nouvelle ».

Médaillon représentant Lamennais à Saint-Pierre-de-Plesguen

En 1837, il publia le Livre du peuple, véritable livre de combat. Il se lia d'amitié avec le patriote canadien Louis-Joseph Papineau lors du voyage de celui-ci en France. Il continua de prendre le parti du peuple, et en 1841, après avoir attaqué le gouvernement royal, il fut condamné à un an de prison. Par la suite, après avoir fondé le journal Le Peuple, il continua à professer un libéralisme populaire. Entre 1841 et 1846 il écrivit Esquisse d'une philosophie, dans lequel il développa sa conception d'un christianisme sans Église, capable de regrouper les masses pour les conduire au progrès par la charité. En 1848, il se fit élire député à l'Assemblée constituante de 1848, mais suite au coup d'État du 2 décembre 1851, il se retira de la vie publique.

Il meurt le 27 février 1854 à Paris. Non réconcilié avec les autorités ecclésiastiques et conformément à ses dernières volontés, Lamennais est enterré le 1er mars 1854 dans la fosse commune du cimetière du Père-Lachaise 4, 5, lors d’obsèques civiles où la foule présente peut montrer son désaccord avec le régime en place lors d'une manifestation populaire qui est réprimée.

Héritage

Il posa les questions de la nécessaire alliance entre l'Église et les idées de liberté, et de l'exigence d'une véritable doctrine sociale de l'Église, en tant que priorité historique avec la Restauration, et entendit démontrer que la République nécessite un pouvoir spirituel, une religion civile. Pour cela il proposa un projet de Constitution 6, dans lequel la religion et le politique étaient intrinsèquement liés.

Relations

Il fut l'ami de Pierre Leroux, de Jean Reynaud, de Chateaubriand et d'Ernest Renan.

Ses idées socialistes influencèrent fortement Sainte-Beuve et son unique roman Volupté.

Georges Bernanos (1888-1948) fait référence à Lamennais dans le prologue de Sous le soleil de Satan (1926). Notant que "le doctrinaire en révolte, dont le temps s'amuse avec une profonde ironie, ne fait souche que de gens paisibles", Bernanos illustre ce fait par l'exemple de Lamennais dont la postérité spirituelle encombre les sacristies.

Notes et références

Notes

  1.  métairie qu'il possédait en Pleslin-Trigavou (Côtes-d'Armor).

Références

  1.  Lamennais est l'orthographe qui a été communément retenue et celle qu'il utilisait aussi pour signer, mais on trouve aussi La Mennais sur ses publications.
  2.  http://www.jstor.org/discover/10.2307/40528690?sid=21105518662983&uid=2129&uid=2&uid=70&uid=3738016&uid=4 [archive]et https://books.google.fr/books?id=HA3YUBTQ0fIC&pg=PA1&lpg=PA1&dq=Lamennais+Hugo&source=bl&ots=pednlCwlGO&sig=QPyS9WYpxuyqvXdrmJlquDI1byk&hl=fr&sa=X&ei=RoqfVORTy_VSycuC-Aw&ved=0CCMQ6AEwAA#v=onepage&q=Lamennais%20Hugo&f=false [archive]
  3.  Collectif, Journal de la France et des Françaisvol. 1, Paris,Gallimard, coll. « Quarto »,‎ 14 mars 2001 (ISBN 207073756X),p. 1400-1401
  4.  Journal d'un combattant de Février, par Philippe Faure,p. 164 [archive]
  5.  (en) Georges Dubosc, « La tombe de Lamennais »,L'Intermédiaire des chercheurs et curieuxvol. LXXVIII, no 1486,‎ 1918, p. 167-168 (lire en ligne [archive])
  6.  Élu le 23 avril 1848, représentant de la Seine à l'Assemblée constituante, il siège à la Montagne avec les démocrates les plus avancés. Il est nommé membre du comité de constitution, auquel il communique, dès la première séance, son projet complet, qui ne reçoit pas l'accueil qu'il en attendait (Voir sa biographie, sur le site de l'Assemblée nationale [archive])

Voir aussi

Bibliographie

  • Collectif, Journal de la France et des Françaisvol. 1, Paris, Gallimard,coll. « Quarto »,‎ 14 mars 2001 (ISBN 207073756X)p. 1400-1401
  • J. Marie Peigne, Lamennais, sa vie intime à la Chênaie, Librairie de MmeBachelin-Deflorenne. 1864.
  • Félicité de Lamennais, Correspondance Générale, éditions Louis Le Guillou, Paris, Armand Colin, 1972-1982, 9 vol.
  • Gaston Bordet, La Pologne, Lamennais et ses amis. 1830-1834, Paris, 1985. Éditions du Dialogue (pl). Publié avec la participation du CNRS.
  • Jean Lavoué, La prophétie de Féliaux sources de l'évangile social de Lamennais, éditions Golias, Lyon, 2011
  • Xavier Grall, Stèle pour Lamennais, réédition en 2001 aux éditions Calligrammes. Première édition en 1977 Éditions libres-Hallier
  • René Bréhat, Lamennais ou le prophète Féli, Nouvelles éditions latines, Paris, 1966
  • Collectif, Centenaire de la Mort de Lamennais, Europe - revue littéraire mensuelle, Paris, 1954
  • Tangy Kenechdu, Lamennais un prêtre en recherche, Téqui, Paris, 1982
  • Michel Mourre, Lamennais ou l'hérésie des temps modernes, Amiot-Dumont, Paris, 1955
  • Ruth L. White, L'Avenir de Lamennais, Klincksieck, 1974
  • Claude Carcopino, Les doctrine sociales de Lamennais, Paris, PUF, 1942
  • Anne Philibert, Lacordaire et Lamennais, Paris, Éditions du Cerf, 2009
  • Corinne Chauvain, Lamennais, Desclée de Brouwer, 1999
  • Augustin Cabanès, Lamennais, Paris, Albin Michel, 1931. In : Grands névropathes, tome 2

Articles connexes

  • Liste des auteurs bretons
  • Liste des philosophes par année de naissance

Liens externes

  • Biographie de Lamennais (Par Terres d'Écrivains)
  • Biographie de Lamennais (Par Cosmovisions)
  • Jean-Paul Clément, « La constitution de La Mennais (1848) », Revue Française de Droit Constitutionnelno 55 2003/3,‎2003, p. 473-482 (DOI 10.3917/rfdc.055.0473)
  • Application android disponible: "L' imitation de Jésus-Christ"

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04 juin 2018

Bataille de Saint-Bily

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Bataille de Saint-Bily

 

Bataille de Saint-Bily

Plaudren_-_chapelle_de_Saint-Bily

La chapelle de Saint-Bily, à Plaudren.

Informations générales
Date 30 mai 1795
Lieu Plaudren
Issue Victoire des Républicains
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
• Jean-Louis Gaspard Josnet de Laviolais Pierre Guillemot
Jean Jan
Forces en présence
400 hommes 1 1 000 à 1 500 hommes 2, 1
Pertes
aucune 3 150 morts 1
(selon les républicains)

Chouannerie

Coordonnées 47° 46′ 47″ nord, 2° 41′ 29″ ouest

La bataille de Saint-Bily se déroula lors de la chouannerie à Plaudren, dans les bois de Saint-Bily. Le 30 mai 1795, les Républicains s'emparent d'un camp de Chouans.

La bataille

Après leur défaite et la mort du général de Silz à la bataille de Grand-Champ, les Chouans se replient sur leurs bases. Georges Cadoudal à la tête de 3 000 hommes est prévenu par Francheville que les Bleus projettent une attaque contre lui et se retranche sur les bois de Floranges à Pluvigner, Pierre Guillemot de son côté avec 1 000 à 1 500 hommes gagne les bois de Saint-Bily à Plaudren. Ce déploiement en arc de cercle permettait ainsi à Guillemot et à Cadoudal de relier les hommes de Jean Jan à l'Ouest et ceux de Sol de Grisolles à l'est, tout en menaçant Vannes2.

Cependant les Républicains poursuivent leur offensive. 400 soldats commandés par l'adjudant-général Josnet de Laviolais attaquent le bois de Saint-Bily où se trouvaient les hommes de Pierre Guillemot. Les Chouans avaient construit des fortifications, ils sont néanmoins balayés et mis en déroute2.

Les hommes de Guillemot prennent la fuite et sont poursuivis jusqu'à Saint-Jean-Brévelay et Bignan où ils sont encore inquiétés par l'arrivée de dragons de Lorient, en garnison à Locminé. Le représentant Brüe écrit brièvement dans son rapport : « 1 500 Chouans, attaqués par 400 Républicains, ont été mis en déroute et ont perdu 150 hommes… Ces succès ont provoqué des subsistances, dont on avait si grand besoin1. »

« Le 11 prairial, l'administration avait appris par divers rapports et déclarations que les rebelles chassés de Grand Champ s'étaient ralliés dans la forêt voisine de Lanvaux où ils rencontrèrent cinq cents hommes armés qui avaient été rassemblés pour marcher à leurs secours. L'on savait qu'alors, ils se disposaient à se rendre à leur camp de Saint Bily, formé près d'un village et dans la forêt de ce nom, aux environs d'Elven.Le général Josnet, était reparti le 11 au matin. Dans son absence, l'administration fit passer les détails qu'elle avait reçus au chef d'Etat Major qu'elle requit de prendre les mesures qui pourraient être en son pouvoir pour détruire le nouveau foyer de rébellion et pour mettre à l'abri tous les cantonnements et même les districts que leur faiblesse pourrait exposer aux tentatives de l'ennemi.Elle le requit également de faire parvenir,de fait, des dépêches au général qui était présumé avoir pris la route du district de Roche des Trois afin qu'il s'occupât d'empêcher la réunion des rassemblements dirigés par De silz cadet dans la partie Est du département avec ceux qui étaient déjà formés à Saint Bily. Mais le même jour, avant dix heures du soir, le général vint lui-même annoncer à l'administration que des avis qu'il avait reçus sur sa route l'ayant déterminé à diriger sa marche sur Saint Bily, le camp des rebelles y avait été emporté par les colonnes à ses ordres. C'est à lui qu'il appartenait de rendre compte avec détail de cette opération purement militaire. Il paraît, pour ce que l'administration a pu recueillir, que les rebelles avaient aussi dans leur camp de Saint Bily divers effets et approvisionnements mais la troupe emportées par l'ardeur de la poursuite ayant été bivouaquer ailleurs, pendant la nuit tous ces objets furent enlevés et lorsqu'ensuite on a retourné au camp, on y a plus trouvé que les baraques et retranchements des rebelles qui ont été brûlées et détruites. Cette affaire au reste n'a pas dû coûté une seule goutte de sang républicain et la perte des rebelles a dû être considérable; quelques prisonniers républicains ont encore été délivrés3. »

— Rapport du procureur général du Morbihan au comité de Sûreté générale de la Convention. Vannes le 21 prairial An III

Bibliographie

  • François Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. I, éditions Terre de Brume, 2003, p. 545-546.
  • Charles-Louis Chassin, Les pacifications dans l'Ouest, t. I, éditions Paul Dupont, 1896-1899, p. 386.
  • Archives départementales du Morbihan

Références

  1. a, b, c et d Charles-Louis Chassin, Les pacifications dans l'Ouest, t.I, p. 386.
  2. a, b et c François Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. I, p. 545-546.
  3. a et b Archives départementales du Morbihan (Liasse L 277)

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