Vendée Militaire et Grand Ouest

24 août 2019

d'Artois Charles-Ferdinand

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Charles-Ferdinand d'Artois


Charles-Ferdinand d’Artois

200px-Charles-Ferdinand-Berry

Miniature du duc de Berry
par Jean-Baptiste Augustin.
Biographie
Titulature Duc de Berry
Grand prieur de France de l’ordre de Malte2.
Dynastie Maison de Bourbon (branche d’Artois)
Distinctions Ordre du Saint-Esprit
Ordre de Saint-Louis
Décoration du Lys1
Grand-croix2 de la Légion d’honneur
Ordre de la Toison d’or
Nom de naissance Charles-Ferdinand d’Artois
Naissance 24 janvier 1778
Château de Versailles (France)
Décès 14 février 1820 (à 42 ans)
Opéra de Paris (France)
Père Charles X de France
Mère Marie-Thérèse de Savoie
Conjoint Caroline de Naples et de Sicile
Liaison Amy Brown
Enfants Louise d'Artois
Henri d'Artois, duc de Bordeaux
Charlotte de Bourbon (1808-1886), comtesse d’Issoudun
Louise de Bourbon (1809-1891), comtesse de Vierzon

Signature

Signature de Charles-Ferdinand d’Artois
Description de l'image Armes des ducs d'Artois (dynastie de Bourbon).svg.

Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry, né à Versailles le 24 janvier 1778 et mort à Paris le 14 février 1820 victime d’un attentat perpétré la veille à sa sortie de l’opéra, est un prince de la maison de Bourbon. Il est le fils de Charles-Philippe de France, comte d’Artois (futur Charles X), et de Marie-Thérèse de Savoie.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Enfance
    • 1.2 Exil
    • 1.3 Restauration
    • 1.4 Assassinat
  • 2 Inhumation
  • 3 Descendance[18]
  • 4 Ascendance
  • 5 Conséquences politiques de la mort du duc de Berry
    • 5.1 La chute de Decazes
    • 5.2 Le changement de politique sous le ministère Richelieu
  • 6 Iconographie
  • 7 Décorations
  • 8 Armoiries
  • 9 Sources
  • 10 Notes et références
    • 10.1 Notes
    • 10.2 Références
  • 11 Annexes
    • 11.1 Articles connexes
    • 11.2 Liens externes
    • 11.3 Bibliographie

Biographie

Enfance

Charles-Ferdinand d’Artois naît le 24 janvier 1778 et il est ondoyé le même jour dans la Chapelle du château de Versailles par Joseph de Cheylus, évêque de Bayeux, en présence du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette3 (qui n'ont toujours pas d'enfants après sept années de mariage).

Le 28 août 1785, Charles-Ferdinand d’Artois et son frère Louis-Antoine sont baptisés dans la Chapelle royale du château de Versailles par Armand de Roquelaure, évêque de Senlis. Leurs parrains respectifs sont Charles III, roi d'Espagne (représenté par Louis-Stanislas-Xavier, futur Louis XVIII) et Louis XVI, leurs marraines Marie-Antoinette d'Espagne, reine de Sardaigne (représentée par Marie-Joséphine de Savoie) et Marie-Antoinette d'Autriche4.

Son père, le comte d'Artois, confie l'éducation de ses deux fils au duc de Serent comme gouverneur5 ; celui-ci attacha au duc de Berry et à son frère, MM. de la Bourdonnaie et d'Harbouville en qualité de sous-gouverneurs, et M. de Provenchères, comme premier valet-de-chambre ; l'abbé Marie, professeur de mathématiques au collège Mazarin, et l'abbé Guenée de l'Académie des Sciences, furent nommés sous-précepteurs6 ; il manifeste un goût prononcé pour la chose militaire, la musique et le dessin7.

Exil

Mesdemoiselles d'Issoudun et de Vierzon :Charlotte, comtesse d'Issoudun (à gauche) et sa sœur Louise, comtesse de Vierzon (à droite).

Dès le début de la Révolution française, il émigre avec son père. Le départ des princes du sang inaugure la fuite des opposants à la Révolution Française. De 1792 à 1797, il sert dans l'armée de Condé puis passe en Grande-Bretagne. Là, il a une liaison avec Amy Brown (1783-1876) avec qui il a deux filles, dont il avouera publiquement l'existence sur son lit de mort.

À partir de 1807, le comte de La Fare, évêque de Nancy, est chargé par Louis XVIII de lui verser, ainsi qu'à son frère Louis-Antoine, duc d'Angoulême, des sommes importantes pour l'entretien de sa Maison et les pensions de l'armée des princes pour assurer la subsistance de ses compatriotes. Toutes les communications du continent avec l'Angleterre sont interdites et les militaires de l'armée de Condé ne peuvent plus recourir à Londres pour y toucher du gouvernement britannique leurs pensions alimentaires. Monsieur de La Fare est chargé d'ordonnancer et de vérifier le paiement de ces pensions sur des maisons de banque de Vienne, notamment celle du baron de Boesner, banquier viennois, qui placent les fonds sur Hambourg et Augsbourg ainsi que chez M. A. Gnecco & Cie et M. Heath & Cie à Gênes. Pour les mois de mars et d'avril 1807, le versement est de 18 676 livres tournois (soit environ 149,408 euros), compte tenu de la commission de 130,5 livres du baron de Boesner. Parmi les bénéficiaires des pensions, on trouve les noms du marquis de Montaignac, du capitaine chevalier de Badasset et du marquis d'Anjorrant entre autres. Monsieur de La Fare exerce cet emploi périlleux jusqu'à la Restauration.

Restauration

Le duc de Berry retourne en France lors de la Première Restauration avec son père, Amy Brown et ses petites filles qu'il confie au duc de Coigny. Il y a un débat entre historiens sur l'existence d'un mariage en Angleterre entre le duc de Berry et Amy Brown (mariage catholique annulé secrètement par le Vatican ou mariage anglican que le duc a ignoré lorsqu'il s'est marié à la princesse Caroline des Deux-Siciles)8. Pendant les Cent-Jours, il suit Louis XVIII à Gand.

Politiquement, le prince passe pour un opposant à Louis XVIII et est donc un ultra-royaliste et réactionnaire au sein de la famille royale9 ; il est proche de la franc-maçonnerie10,11 et le maréchal Pierre Riel de Beurnonville présente à Louis XVIII, le projet de le porter à la Grande Maîtrise du Grand Orient de France, mais il ne semble pas prouvé que ce projet ait été formellement accepté par le roi, ce qui n'empêcha pas le Grand Orient de s'en prévaloir12.

Assassinat

Article détaillé : Assassinat de Charles-Ferdinand d'Artois.
La mort du duc de Berry.
Louvel (1783-1820).

Cependant, les ennemis des Bourbons voient en lui surtout le seul de leurs membres à pouvoir perpétuer la famille royale. Il est poignardé à sa sortie de l’Opéra de la rue de Richelieu le dimanche gras 13 février 1820, vers onze heures du soir, par Louis Pierre Louvel, un ouvrier bonapartiste qui veut éteindre en lui la race des Bourbons. Le duc meurt mais l'assassin échoue dans son dessein puisque naît, quelques mois plus tard, le duc de Bordeaux, « l'enfant du miracle » selon Lamartine.

Le prince ne meurt pas sur-le-champ, il a la force d'arracher l'alêne plantée dans sa poitrine puis il tombe momentanément en syncope. Transporté dans une des salles du théâtre, il expire le lendemain à six heures du matin. Au cours de sa longue agonie, le prince révèle que son épouse, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, est enceinte. Il avoue l'existence de deux de ses enfants naturels13,14. Il demande que son assassin soit gracié et regrette de mourir de la main d'un Français.

Conséquence du deuil royal, le préfet de police Jules Anglès promulgue le jour même une ordonnance interdisant les réjouissances du Carnaval prévues dans les rues de Paris les 14 et 15 février (lundi et mardi gras). La bourse, les bals, les spectacles et tous les lieux publics sont fermés15. Par la suite, l’opéra de la rue de Richelieu est rasé sur ordre de Louis XVIII, afin de faire disparaître le lieu du drame. À son emplacement se trouve aujourd’hui le square Louvois qui fait face à l’entrée principale du bâtiment de la Bibliothèque nationale rue de Richelieu.

Inhumation

Monument expiatoire de la place Louvois.

Charles-Ferdinand d’Artois est inhumé dans la basilique Saint-Denis, ses entrailles sont conservées à Lille, dans un monument funéraire érigé dans l’église Saint-Maurice et son cœur se trouve dans la chapelle du château de Rosny.

Après sa mort, un monument expiatoire est bâti place Louvois (actuel square Louvois), à l'emplacement de l'opéra de la rue de Richelieu. Ce bâtiment doit contenir un monument funéraire en l'honneur du prince, œuvre des sculpteurs Dupaty, Cortot et Cartelier. Mais, après la révolution de 1830, le monument expiatoire est détruit et le monument funéraire est amené à Saint-Denis près de la dépouille du prince. Il reste entreposé pendant plus d'un siècle dans un débarras occupant la crypte-chapelle des Bourbons. En 1976, à la suite de la restauration de celle-ci, il est remonté derrière le chevet de la basilique, près de la sacristie du XIXe siècle16.

Une rue Duc-de-Berry est inaugurée le 19 septembre 1998 à La Gorgue (Nord), en présence du prince Rémy de Bourbon Parme17, descendant de la fille de Charles-Ferdinand d'Artois.

Descendance18

Dès le début de la Révolution française, il émigre avec son père à l'instar de nombreux aristocrates . De 1792 à 1797, il sert dans l'armée de Condé puis passe en Grande-Bretagne. Là, il a une liaison avec Amy Brown (1783-1876) avec qui il a deux filles, dont il avoue à son épouse, la princesse Caroline des Deux-Siciles, l'existence sur son lit de mort :

  • Charlotte-Marie-Augustine de Bourbon (1808-1886), comtesse d'IssoudunNote 1,13, princesse de Faucigny-Lucinge, et postéritéNote 2 ;
  • Louise-Charlotte-Marie de Bourbon (1809-1891), comtesse de Vierzon14, baronne de Charette, et postéritéNote 3.

Il revient en France en 1814 avec son père, Amy Brown et ses petites filles qu'il confie au duc de Coigny.

En 1816, il épouse en la cathédrale Notre-Dame de Paris la princesse Caroline des Deux-Siciles (1798-1870), fille aînée de François Ier des Deux-Siciles (1777-1830) et de Clémentine d'Autriche (1777-1801), dont il a quatre enfants, dont deux parviennent à l'âge adulte :

  • Louise d'Artois (1819-1864), qui épouse en 1845 Charles III de Parme, duc de Parme (fils de Charles II, duc de Parme et de Marie-Thérèse de Savoie). Louise est la grand-mère paternelle de l'impératrice d'Autriche Zita.
  • Henri d'Artois (29 septembre 1820 - 1883) dit « l’enfant du Miracle »Note 4, duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, qui épouse en 1846 Marie Thérèse de Modène (1817-1886) ; sans postérité, il est le dernier Bourbon descendant de Louis XV.

Le duc de Berry laisse, outre ses enfants légitimes et légitimés susmentionnés, deux fils naturels illégitimes, issus de sa liaison avec Eugénie-Virginie Oreille (1795-1875) :

  • Charles-Louis-Auguste Oreille de Carrière (1815-1858), dont un fils : Charles (né en 1842), artiste lyrique, marié sans postérité ;
  • Ferdinand Oreille de CarrièreNote 5 ( 10 octobre 1820 - 1876), dont postérité19 ;

De sa liaison avec Mary Bullhorn, comédienne d'origine écossaise, naquit une fille en 1807. Rentrée en France en 1815, elle est naturalisée par ordonnance royale et prend le nom de Marie de la Boulaye. Elle sera mariée à Henri-Louis Bérard, dont descendance.

Il aurait eu également d’une liaison avec Marie-Sophie de La Roche (1795-1883), deux autres fils20 :

  • Ferdinand de La Roche (1817-1908) ;
  • Charles de La Roche (1820-1901).

De sa liaison avec Lucie Cosnefroye de Saint-Ange (1797-1870), comédienne – fille illégitime de la portraitiste Adèle de Romance (Adèle Romany/Adèle Mercier) et de Gabriel François Cosnefroye de Saint-Ange "Mort avant 1819, frère du chevalier de Beaune" – naquit une autre fille : Alix Mélanie Cosnefroy de Saint-Ange (Née le 16 septembre 1820 - rue de Richelieu à Paris - Décédée le 10 juin 1892 - Château de Villette par Sarron (Oise)) Note 6,Note 7.

Conséquences politiques de la mort du duc de Berry

La chute de Decazes

Le meurtre en février 1820 du duc de Berry par Louis-Pierre Louvel, un bonapartiste, engendre immédiatement la chute du ministre de la Police Élie Decazes. Ce dernier est en effet considéré comme responsable du crime, et dès lors, la presse ultra se déchaîne contre lui, certains allant même jusqu'à demander sa mise en accusation.

Decazes est un homme politique haï des ultras et du comte d’Artois, le futur Charles X, père du défunt duc de Berry et frère du roi Louis XVIII. Redoutable manœuvrier, il a épuré l’administration des ultras aux élections de 1816. Il rompt également avec la droite du duc de Richelieu et, ministre de l’Intérieur, s'impose comme le chef officieux d’un cabinet théoriquement dirigé par Dessolle jusqu’en novembre 1819. Il mène une politique qui se veut libérale (sans pour autant le dire ouvertement), en s’appuyant sur les doctrinaires (qui ont choisi Louis XVIII et qui lui sont donc favorables). Son ambition est alors de « royaliser la nation et nationaliser les royalistes » ; il doit, pour ce faire, manœuvrer avec des groupes parlementaires méfiants. Désireux de développer l’économie française, il met en place des actions en faveur de l’agriculture, de l’industrie, et du commerce. Il aide également le développement de la presse grâce à la loi de mars 1819, la loi De Serre : désormais, pour fonder un journal, il suffit d’une déclaration et du dépôt d’un chèque de 10 000 Francs. L’autorisation préalable et la censure sont abolies. Cela permet à la presse nationale et régionale, qu'elle soit ultra ou libérale, de se développer.

Decazes s’attire au fil des mois les foudres des ultras, qui le trouvent trop libéral, mais aussi celles des libéraux, qui critiquent la timidité de ses réformes. Il tente de se rapprocher des ultras pour modifier la loi électorale, dans un sens plus favorable aux grands propriétaires, ce qui l'amène à la tête d’un gouvernement plus conservateur en novembre 1819. Dans les semaines qui précèdent la mort du duc de Berry, il tente de mettre en place sa réforme électorale.

Après l'assassinat du duc, la chambre des pairs refuse de voter la loi, il est alors contraint de démissionner. Chateaubriand écrit, dans ses mémoires : « le pied lui a glissé dans le sang ». La mort du duc de Berry marque donc la fin d’une expérience qui n'a pas réussi réellement à trouver sa place entre une droite ultra statique, et une gauche libérale qui glisse vers une opposition de plus en plus forte dès lors que les libertés sont remises en cause.

Le changement de politique sous le ministère Richelieu

Après la démission de Decazes, la politique du pays change radicalement. Le roi Louis XVIII rappelle le duc de Richelieu à la tête du gouvernement, pour un deuxième ministère.

Les libertés individuelles et les libertés de la presse sont suspendues, la censure et l’autorisation préalable pour fonder un journal sont rétablies.

De plus, les ultras imposent le vote d’une loi électorale destinée à freiner la montée des libéraux ; de nombreuses réactions éclatent, comme la manifestation des étudiants qui se rendent au palais Bourbon pour protester. La loi voulue par les ultras est cependant votée le 30 juin 1820. Cette loi, appelée loi du « double-vote », réorganise l’élection des députés. En effet, 258 d’entre eux seraient élus par tous les électeurs lors d’un scrutin d’arrondissement, et les 172 restants seraient élus dans les chefs-lieu par le quart des électeurs les plus imposés. Ces derniers voteraient donc deux fois. Une autre loi électorale permet également de faire passer certains des électeurs « suspects » sous la barre d’imposition des 300 francs, nécessaire pour avoir le droit de vote. Cela permet donc aux ultras de remporter une large victoire aux élections de novembre 1820, et d’écraser les oppositions.

En outre, le 5 juillet 1820, les universités sont contrôlées par les autorités ; le 27 février 1821, l’enseignement secondaire est placé sous surveillance du clergé.

Richelieu doit nommer des ultras au sein du gouvernement. Il est contraint de démissionner en raison des exigences toujours plus grandes de ses ministres. Il est remplacé en décembre 1821 par Joseph de Villèle, qui continue une politique ultra dans la lignée de celle de Richelieu : il place les universités sous tutelle de l’Église, la presse est de plus en plus contrôlée, et il lutte contre la Charbonnerie.

Iconographie

Le cabinet des arts graphiques du musée Carnavalet et son cabinet de numismatique conservent de nombreuses estampes et médailles relatives à l'assassinat du duc de Berry, qui introduisent un parallèle entre sa mort et celles d'Henri IV, Louis XVI et Marie-Antoinette.

Décorations

Chevalier du Saint-Esprit Grand-croix de la Légion d'Honneur Grand'croix de Saint-Louis Décoration du Lys
Chevalier de la Toison d'Or
  • Chevalier du Saint-Esprit (chapelle royale du château de Versailles, le 31 mai 1789)22 ;
  • Grand-croix de la Légion d'honneur2 ;
  • Grand-croix de Saint-Louis2 ;
  • Décoration du Lys (d'après le portrait en début d'article) ;
  • Chevalier de l'ordre de la Toison d'or (branche espagnole, 1814 - brevet no 871).

Armoiries

D’azur aux trois fleurs de lys d’or et la bordure crénelée de gueules.23

bordure engrêlée
Selon Anselme et Popoff 
D’azur aux trois fleurs de lys d’or et la bordure engrêlée de gueules.22

Sources

  • Les papiers personnels de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry et de son épouse Caroline des Deux-Siciles sont conservés aux Archives nationales sous la cote 371AP24.
  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 1e année, 1820, Paris : Baudoin , 1821, p.11-19 [1] [archive] ; et l'on peut y lire sur Louvel les pp.136-144

Notes et références

Notes

  1. Titre octroyé le 10 juin 1820 par Louis XVIII.
  2. Notamment le prince Jean de Broglie (1921-1976) et Anne-Aymone Giscard d'Estaing (née en 1933).
  3. Notamment Hervé de Charette (né en 1938).
  4. Car né sept mois après le décès de son père.
  5. Posthume au même titre que Henri d'Artois.
  6. "Mlle Saint-Ange a eu, du duc de Berry, une fille, Mélanie de Saint-Ange, dont j'ai parlé dans le Tome II du Curieux." Nauroy, L'ICC n°807 du 20 août 1898.
  7. C'est au moment de cette relation, que Lucie Saint-Ange (son nom d'artiste était Mélanie) est admise, le 1er avril 1819, comme pensionnaire au Théâtre Français.  sa fille Alix Mélanie est née rue de Richelieu qui donne sur la place du Théâtre Français.

Références

  1. D’après la miniature de Jean-Baptiste-Jacques Augustin.
  2. a, b, c et d Roglo 2012.
  3. Registre des baptêmes (1778) de l'église Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines.
  4. Registre des baptêmes (1785) de l'église Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines.
  5. Jérôme Delandine de Saint-Esprit, Vie de S. A. R. Charles-Ferdinand d'Artois duc de Berry, Paris, éd. L.-E. Herhan , 1820, page 5.
  6. Jérôme Delandine de Saint-Esprit, Vie de S. A. R. Charles-Ferdinand d'Artois duc de Berry, Paris, éd. L.-E. Herhan , 1820, page 8.
  7. Jérôme Delandine de Saint-Esprit, Vie de S. A. R. Charles-Ferdinand d'Artois duc de Berry, Paris, éd. L.-E. Herhan , 1820, page 8-10.
  8. (en) David Skuy, Assassination, power, and miracles : France and the Royalist reaction of 1820, Queen's University Press, 2003 (ISBN 0-7735-2457-6), p. 5
  9. Pons-Louis-François de Villeneuve, De l'Agonie de la France, t. 2, 1839, p. 325.
  10. Le prince, qui eut des obsèques maçonniques, est présenté en 1824 dans la Pompe funèbre célébrée par le G... O... de France à la mémoire de Louis XVIII, protecteur de la maçonnerie comme l'instigateur de l'ouverture de plusieurs temples maçonniques.
  11. Hervé Pinoteau, Le chaos français et ses signes : Étude sur la symbolique de l’État français depuis la révolution de 1789, éditions PSR, 1998, p. 233.
  12. Bègue-Clavel, Histoire pittoresque de la franc-maçonnerie et des sociétés secrètes, 1843, p. 287.
  13. a et b « BB/29/974 pages 282-283. » [archive], Titre non transmissible de comtesse d'Issoudun accordé à Charlotte, Marie, Augustine, fille de Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de Berry et de Amy Brown. Paris (10 juin 1820)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
    • État civil du bénéficiaire : né le 13 juillet 1808 à Londres.
    • Armoiries : D'azur au pairle d'or, a laisé, accompagné de trois fleurs de lys du même ; au chef engrelé d'or chargé de trois fleurs de lys d'argent.
  14. a et b « BB/29/974 pages 282-283. » [archive], Titre non transmissible de comtesse de Vierzon accordé à Louise-Marie-Charlotte, fille de Charles-Ferdinand [de Bourbon, duc de Berry] et de Amy Brown. Paris (10 juin 1820)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
    • État civil du bénéficiaire : né le 19 décembre 1809 à Londres.
    • Armoiries : D'azur à la tour, en bande, crénelée de quatre pièces d'argent, maçonnée de sable ; au chef engrelé d'or, chargé de trois fleurs de lys d'azur.
  15. Le Constitutionnel [archive], 15 février 1820, jour du mardi gras, page 1, 2e colonne.Voir l'article reproduit sur la base Commons.
  16. « Le mausolée expiatoire du duc de Berry » [archive], sur Saint-Denis, cimetière des Rois
  17. « Le duc de Berry honoré et oublié... », Royal Hebdo, no 193,‎ 9 octobre 1998, p. 2 (ISSN 1255-7595)
  18. Charles-Ferdinand d'Artois présente la particularité d'être le père de 4 enfants posthumes, nés en 1820 : Henri d'Artois, Ferdinand Oreille de Carrière, Charles de La Roche (1820-1901), et Alix Mélanie Cosnefroy de Saint-Ange (1820-1892)
  19. Daniel Manach et Michel Sementéry, La Descendance de Charles X, roi de France, éd. Christian, 1997 (ISBN 2-86496-068-0).
  20. Roglo et C. Maubois, Descendance inédite du duc de Berry, 15 juin 2010.
  21. "Mort avant 1819, était le frère du chevalier de Beaune". Georges Monval, L'ICC n°797 du 10 mai 1898.
  22. a et b Popoff 1996, p. 118.
  23. Bunel 1997-2011, p. Saint-Esprit (1789).
  24. Archives nationales [archive]

Annexes

Articles connexes

  • Généalogie générale des Capétiens
  • Généalogie des Bourbons
  • Armorial des Capétiens
  • Liste des ducs de Berry
  • Freeman de Bourbon
  • Chouannerie
  • Restauration (histoire de France)
  • Seconde Restauration
  • Chronologie de la France sous la Restauration (1814-1830)
  • Colonel général
  • Ultraroyaliste
  • Liste d'assassins célèbres
  • Liste de personnalités assassinées
  • Nécropole royale de la basilique de Saint-Denis
  • Liste des personnes enterrées dans la basilique Saint-Denis

Liens externes

  • Arnaud Bunel, « Héraldique européenne » [archive], Armorial des chevaliers du Saint-Esprit, sur www.heraldique-europeenne.org, 1997-2011 (consulté le 11 juillet 2011)
  • « Charles-Ferdinand de Bourbon » [archive], sur roglo.eu (consulté le 13 juillet 2011)

Bibliographie

  • Notices d'autorité
  •  : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Archives nationales (France) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d’Espagne • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque nationale d’Irlande • WorldCat
  • « Berry (Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 1e année, 1820, Paris : Baudoin , 1821, p.11-19 [2] [archive]
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Roullet, Récit historique des événements qui se sont passés dans l'administration de l'opéra la nuit du 13 février 1820 (assassinat du duc de Berry), 1820 ; rééd. : Paris, librairie Poulet-Malassis, 1862
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Tony-Henri-Auguste de Reiset, Les enfants du duc de Berry : d'après de nouveaux documents, Paris, Émile-Paul, 1905, 430 p. (lire en ligne [archive])
  • Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)
  • Christophe Brun, Descendance inédite du duc de Berry : documents et commentaires, Paris, L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1998 (ISBN 2-908003-06-6)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jean El Gammal, Histoire politique de la France de 1814 à 1870, Paris, Nathan, 1999
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jean-Claude Caron, La France de 1815 à 1848, Paris, Armand Colin, 2004
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Dominique Barjot, Jean-Pierre Chaline et André Encrevé, La France au XIXe siècle, 1814 - 1914, Paris, Quadrigue Manuel, Presses universitaires de France (PUF), 2005
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Laure Hillerin, La Duchesse de Berry, l'oiseau rebelle des Bourbons, coll. Grandes Biographies, Flammarion, 2010 (ISBN 978-2-0812-2880-1) présentation en ligne [archive]
Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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23 août 2019

Carlet de La Rozière Louis-François

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Louis-François Carlet de La Rozière

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Louis François Carlet de La Rozière
Biographie
Naissance
10 octobre 1733


Charleville-Mézières

Décès
7 avril 1808

(à 74 ans)
Lisbonne

Activités
Soldat, espion
Autres informations
Grade militaire
Général
Distinction
Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis

Louis-François Carlet, chevalier, marquis de La Rozière, né au Pont-d’Arche, près Charleville, le 10 octobre 1733 et mort à Lisbonne le 7 avril 1808, est un militaire et agent secret français.

Sommaire

  • 1 Jeunesse : premiers pas militaires et études scientifiques
  • 2 Participation à la Guerre de Sept Ans
  • 3 Missions diverses sur les côtes françaises et anglaises
  • 4 Émigration
  • 5 Publications
  • 6 Sources

Jeunesse : premiers pas militaires et études scientifiques

La Rozière commence très jeune une carrière des armes. En 1745, il s'engage volontairement dans le régiment de Conti-Infanterie, où servait son père, et fait ses premières armes en Italie.

Lieutenant au régiment de Touraine-Infanterie, en 1746, il se trouve le 11 octobre de la même année à la bataille de Rocourt puis à celle de Lauffeld, ainsi qu’aux sièges de Bergen-op-Zoom et de Maastricht.

En 1750, il passe du régiment de Touraine aux écoles de mathématiques et de dessin établies à Paris et à Mézières et, en 1752, il suit La Caille aux Indes Orientales, en qualité d’ingénieur dans la brigade destinée pour les colonies.

De retour en Europe en 1756, il compose son premier ouvrage sur l’art militaire, ayant pour titre : Stratagèmes de guerre. Il est nommé cette même année aide-de-camp du comte de Revel et aide-maréchal général des logis de l’armée auxiliaire de France, destinée pour la Bohême.

Participation à la Guerre de Sept Ans

Il commence en 1757 la guerre de Sept Ans dans l’armée de Westphalie et se trouve à la bataille de Rossbach, où il dirige une division d’artillerie. Le comte de Revel ayant été tué, La Rozière s’attache au corps d’armée du duc de Broglie. Il fait avec ce général et les maréchaux d’Estrées et Soubise toute la guerre de Sept ans.

Il se trouve à la prise de Bremen, à la bataille de Sandershausen, où il est blessé et nommé capitaine de dragons, à celle de Lutterberg, à Bergen, en 1759, à la bataille de Minden, au passage de l’Hom et au combat de Korbach en 1760 et à la prise de Cassel en 1761.

Il est nommé lieutenant-colonel de dragons au régiment du Roi, et peu de temps après chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, à la suite de son brillant comportement lors de l’affaire du Frauenberg, où il est sur le point de faire prisonnier le prince Ferdinand de Brunswick : au moment où La Rozière va l’arrêter, son cheval s’abat, et il ne lui reste à la main que la housse du prince, qui ne doit son salut qu’à la vitesse de son cheval.

Il participe aux batailles de Grienberg, de Willinghaus, au passage du Weser. Un de ses plus beaux faits d’armes est l’assaut donné à la cascade de Cassel en 1761 qu’il enlève l’épée à la main et dont il fait la garnison prisonnière. Quelque temps après, il est lui-même fait prisonnier dans une reconnaissance, par les montagnards écossais dans la forêt de Sababord ; on le conduit au quartier général du roi de Prusse qui lui dit : « Je désirerais vous renvoyer à l’armée française, mais lorsqu’on a pris un officier aussi distingué que vous, on le garde le plus longtemps possible ; j’ai des raisons pour que vous ne soyez pas échangé dans les circonstances présentes ; ainsi vous resterez avec nous sur votre parole. »
Il passe trois semaines au quartier-général du roi de Prusse, dont il reçoit des marques de bontés et particulièrement du prince Ferdinand de Brunswick, qui se rappelant l’attaque de Frauenberg, dit un jour en le montrant : « Voilà le Français qui m’a fait le plus de peur de ma vie. »

Après son échange, La Rozière rentre dans ses fonctions. La bataille de Wilhemsthall, le combat de Morschom, la retraite de la Hesse avec le maréchal d’Estrées, celle de Dilbenstadt où il charge vigoureusement l’avant-garde ennemie sont, ainsi que celle d’Amenebourg où il dirige l’affaire, après les blessures du marquis de Castries et du vicomte de Sarsfield, et jusqu’à l’arrivée du marquis de Ségur, autant d’époques qui rappellent son courage et son habileté.

Missions diverses sur les côtes françaises et anglaises

La paix de 1763 ayant terminé la guerre de Sept Ans, La Rozière est employé dans le ministère secret du comte de Broglie qui fait grand cas de ses talents militaires et de ses qualités personnelles.

En 1765 et 1766, il passe en Angleterre, sur les ordres de Louis XV, pour reconnaître les côtes de ce royaume, pour le secret du roi, et s’acquitte de cette importante mission avec autant d’intelligence que de courage.

Chargé de reconnaître toutes les côtes et ports de France, il présente un projet de défense pour le port de Rochefort et le pays d'Aunis qui est approuvé et exécuté. Il produisit aussi un plan de défense pour le port de Brest que le roi approuva et qui fut de suite mis à exécution. Les travaux proposés par La Rozière pour la sûreté de Saint-Malo, du Clos Poulet, de Lorient et de toute la côte de Bretagne ont également été approuvés et en partie exécutés.

En 1768, le gouvernement le charge de rédiger sur les dépêches des ministres et des généraux l’histoire des guerres de France sous les règnes de Louis XIII, Louis XIV de France et Louis XV.

Le marquis de La Rozière est chargé, en 1770, par le roi de rédiger un plan général de campagne contre l’Angleterre. Il est nommé, le 11 novembre de la même année, brigadier de dragons des armées du roi, commandant à Saint-Malo et, quelque temps après, maréchal général des logis d'une armée destinée à envahir Angleterre.

Le roi, en considération de quatre cents ans de services militaires les plus importants rendus à l’État par cette famille, et surtout de ceux de La Rozière, fait ériger la terre de Wagnon en marquisat de La Rozière par lettres patentes de 1780. En 1781, alors que la France soutient les colons américains dans leur guerre d'indépendance, il est nommé commandant du corps d’armée destiné à s’emparer des îles de Jersey et de Guernesey et est promu au grade de maréchal de camp.

Émigration

Ayant émigré dès le mois de mai 1791 avec son fils aîné, capitaine de dragons, il est mis à la tête des bureaux de la guerre établis à Coblence par les princes frères du roi.

Il fait la campagne de 1792 en qualité de maréchal de camp et de maréchal général des logis de l’armée royale.

Il est ensuite nommé commandeur de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. En 1794, il passa d’Allemagne en Angleterre sur ordre du comte d’Artois, ordre adressé de Saint-Pétersbourg.

En 1795, il est employé comme quartier-maître général des émigrés et des troupes anglaises dans l’expédition des îles de Noirmoutier et d’Yeu. À son retour de cette expédition, La Rozière est sollicité par la Turquie pour entrer à son service avec de grands avantages, mais il préfère entrer à celui de la Russie avec le grade de général-major.

Peu de temps après, par des arrangements particuliers, il passe au Portugal avec le grade de lieutenant-général et de quartier-maître général des armées portugaises, et il arrive à Lisbonne en 1797. En 1799, il est envoyé à Londres où il est mandé par le gouvernement anglais. Mais, en 1800, le prince régent de Portugal le rappela et lui donna en 1801 le commandement en chef de l’armée destinée à défendre le nord du Portugal. Les talents qu’il développe dans cette campagne lui valent la bienveillance du souverain qui, à son retour de l’armée, le fait commandeur de l’ordre royal et militaire du Christ, et le nomme, en 1802, inspecteur-général des frontières et des côtes du royaume.

Il a laissé un grand nombre d’ouvrages inédits, et de manuscrits très précieux parmi lesquels on distingue l’Histoire des guerres de France sous Louis XIII, Louis XIV et Louis XV. Sa Relation de la campagne des Prussiens en 1792, celle de 1801 en Portugal, plus des Devoirs du maréchal des logis de l’armée et de l’officier d’état-major, de l’Art d’asseoir les camps, de faire des reconnaissances, du choix des positions et de la marche des colonnes en campagne, etc. À cela s’ajoutent des reconnaissances générales et très étendues sur toutes les côtes et les frontières de France, et sur différentes parties de l’Angleterre, de l’Allemagne et de la Suisse, accompagnées de Plans et cartes, plus un travail considérable sur le Portugal, dirigé par lui seul. Celui sur l’Angleterre sous le ministère secret du comte de Broglie est immense.

La Rozière a aussi fourni beaucoup d’articles militaires à l’Encyclopédie et a travaillé à nombre d’ordonnances concernant le militaire. La Rozière avait épousé en 1769 mademoiselle de Granville dont il a eu plusieurs enfants.

Publications

  • Les Stratagèmes de guerre, Paris, 1756 ;
  • Campagne du maréchal de Créqui en Lorraine et en Alsace en 1677, Paris 1764 ;
  • Campagne de Louis, prince de Condé en Flandres en 1674, Paris 1765 ;
  • Campagne du maréchal de Villars et de Maximilien Emmanuel, électeur de Bavière en Allemagne en 1703, Paris 1766 ;
  • Campagnes du duc de Rohan dans la Walteline en 1635, précédé d’un discours sur la guerre des montagnes, avec cartes ;
  • Traité des armes en général, Paris 1764. Outre la carte de Hesse qu’il fit graver en 1761, on a encore de lui la carte des Pays-Bas catholiques et celle du combat de Senef.

Sources

  • Louis-Mayeul Chaudon, Dictionnaire universel, historique, critique et bibliographique, volume 15, Paris, 1811, p. 325.
  • Nobiliaire universel de France, t. 2, Paris, Au Bureau du Nobiliaire universel de France, Librairie Bachelin-Deflorenne, 1872, p. 147-52.

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22 août 2019

de Damas d'Antigny Roger

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Roger de Damas d'Antigny

 

Roger de Damas d'Antigny

Roger_de_Damas

Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
4 septembre 1765


Paris

Décès
18 septembre 1823

(à 58 ans)
Cirey-sur-Blaise

Activités
Homme politique, officier, militaire
Père
François Jacques de Damas d'Antigny 
Mère
Zéphirine de Rochechouart
Fratrie
Charles-César de Damas d'Antigny
Autres informations
Conflit
Guerres napoléoniennes
Distinctions
Épée d'or pour le courage (en)
Chevalier de l'ordre de Saint-Georges de la troisième classe

Roger, comte de Damas, est né à Paris en 1765, fils du marquis Jacques François de Damas et de Zéphyrine de Rochechouart, frère de Charles César, duc de Damas. Officier français, colonel dans l'armée de Russie, lieutenant général puis député de la Nièvre, il meurt en 1823 au château de Cirey.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Notes et références
  • 3 Voir aussi
  • 4 Source

Biographie

Son oncle le duc de Châtelet, ancien ambassadeur en Angleterre, commande le régiment du Roi, véritable école d'application où sont formés les futurs cadres des armées . Roger de Damas d'Antigny entre fort jeune comme officier dans le régiment du Roi. Capitaine en second en 1784, il met fin à l'affaire de la rose par un duel avec le duc de Broglie en 1787 puis il accomplit un voyage à Berlin pour son instruction militaire. Absent de France de 1787 à 1790, il reçoit son brevet de colonel du Roi en décembre 1789, ayant combattu contre l'Empire ottoman comme officier français au service du Saint-Empire pendant la guerre austro-turque de 1788-1791. Peu satisfait du service autrichien, il décide de rejoindre les armées russes sur le Danube en 1787 pour continuer la guerre contre les Turcs. Il combat sous l'uniforme blanc de sa patrie la France, aux côtés des prince de Ligne et de Nassau, puis à partir de la Révolution sous l'uniforme vert de la Russie aux côtés de Potemkine. De sa propre initiative, il prend d'assaut le vaisseau amiral turc et offre à l'impératrice Catherine II de Russie son trophée : le drapeau amiral turc. Il participe à la prise d'Otchakov en 1788, puis à celle d'Ismaïl. Il reçoit deux croix de Saint Georges en 1788 et en 17911.

Il fait un séjour en France en 1789-1790 pendant la Révolution, mais la quitte pour retourner au service de la Russie. Il rejoint l'émigration royaliste et prend le commandement de la Légion noire de Mirabeau qui prendra le nom de Légion de Damas lorsque la vicomtesse de Mirabeau lui vendra le titre. Il réalise dans les armées des Princes et de Condé plusieurs campagnes de 1794 à 1798. Il est propriétaire et colonel de la légion, à charge pour lui de verser chaque année, pendant dix ans, 3 000 livres à Victor Claude, fils de Mirabeau lequel parvenu à vingt-trois ans pourra redevenir propriétaire du corps. L'ancienne armée de Condé est prise à la solde de la Russie2,3.

Article détaillé : Légion noire de Mirabeau, puis légion de Damas.

En 1798, avec l'assentiment de l'empereur Pauler de Russie, il entre au service du royaume de Naples. Il participe à la campagne contre l'armée française de Jean-Étienne Championnet pendant la guerre de la Deuxième Coalition, sous les ordres du général autrichien Karl Mack, puis à la guerre de l'Armée de la Sainte Foi, fidèle aux Bourbon de Naples, contre la République napolitaine. De 1804 à 1806, il devient lieutenant général et inspecteur général des armées du royaume de Naples et commande de nouveau contre l'armée française en 1806 pendant la guerre de la Troisième Coalition4,5.

Sous la Restauration, de 1814 à 1817, il est nommé gouverneur de la Lorraine (4e Nancy), de l'Alsace (5e Strasbourg) et des Trois-Évêchés (3e Metz), puis gouverneur de la 19e division militaire, ainsi que grand-croix de Saint-Louis, chevalier de la Légion d'honneur et député de la Nièvre.

Notes et références

  1. Memoirs of the Comte Roger de Damas (1787-1806), Jacques Rambaud, traduction de Rodolph Stawell, Chapman and Hall Ltd., Londres, 1913, p. 1 à 108.
  2. Mirabeau [archive]
  3. Memoirs of the Comte Roger de Damas (1787-1806), Jacques Rambaud, traduction de Rodolph Stawell, Chapman and Hall Ltd., Londres, 1913, p. 109 à 241.
  4. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1822, tome cinquième (Coss-Exc), Imprimerie De Plassan, 1822, p. 132
  5. Memoirs of the Comte Roger de Damas (1787-1806), Jacques Rambaud, traduction de Rodolph Stawell, Chapman and Hall Ltd., Londres, 1913, p. 242 à 389.

Voir aussi

  • Famille de Damas
  • Dialogues des carmélites de Georges Bernanos
  • Mémoires du Comte Roger de Damas, Plon

Source

  • Notices d'autorité
  • Emmanuel de Waresquiel et Benoît Yvert, Histoire de la Restauration (1814-1830) : naissance de la France moderne, Perrin, 1996, 499 p. (ISBN 978-2262009120)

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21 août 2019

Amey François Pierre

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François Pierre Amey

 

Blason_famille_fr_François_Pierre_Amey_(Baron)

François-Pierre Joseph Amey
Naissance 2 octobre 1768
Sélestat (Bas-Rhin)
Décès 16 novembre 1850 (à 82 ans)
Strasbourg (Bas-Rhin)
Origine Drapeau de la Suisse Suisse
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1783-1815
Conflits Guerres de la Révolution
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 1re colonne.

François-Pierre Joseph, baron Amey, né le 2 octobre 1768 à Sélestat (Bas-Rhin)1, mort le 16 novembre 1850 à Strasbourg (Bas-Rhin), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Pendant la guerre de Vendée, les troupes sous son commandement se distinguent par leurs violences et atrocités, au point d'exterminer des populations entières, massacrant indistinctement habitants royalistes et républicains.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Distinctions
  • 3 Armoiries
  • 4 Notes et références
    • 4.1 Sources
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Bibliographie

Biographie

Fils de François-Pierre, chirurgien-major au régiment Suisse de Waldner, et de Ursule Collignon, il entre comme cadet le 1er octobre 1783, dans le régiment de Vigier-Suisse, où il obtient un avancement assez rapide.

Sous-lieutenant le 18 juin 1788, il fait ses premières armes dans les rues de Nancy le 31 août 1790, avec le Régiment de Châteauvieux. Licencié le 7 octobre 1792, il est fait capitaine de la 1re compagnie de la légion du Rhin le 10 du même mois. Il passe presque aussitôt à celle des côtes de La Rochelle, puis à celle de l'Ouest, et sert avec distinction sous Duhoux, Menou, Kléber et Marceau. Nommé adjudant-général chef de bataillon le 23 juin 1793, puis adjudant-général chef de brigade le 4 brumaire an II (25 octobre 1793), il est promu général de brigade le 8 frimaire (28 novembre 1793) suivant. Il se fait plus particulièrement remarquer à la prise du Mans les 12 et 13 décembre 1793, où il a un cheval tué sous lui. Il participe à la la guerre de Vendée jusqu'au mois de septembre 1794, où il commande la garnison de Mortagne et combat auprès des colonnes infernales. Il applique alors les instructions génocidaires du général en chef Turreau.

En janvier 1794, l'officier de police Gannet l'accuse de laisser ses soldats tuer des civils en les jetant dans des fours :

« Amey fait allumer des fours et lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations ; il nous a répondu que c'était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. D'abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes et nous n'avons trop rien dit ; mais aujourd'hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu'ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles de royalistes manquant, ils s'adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà, à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n'étaient coupables que d'adorer la nation. La veuve Pacaud, dont le mari a été tué à Chatillon par les Brigands lors de la dernière bataille, s'est vue, avec ses 4 petits enfants jetée dans un four. Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacés du même sort... »

Il est ensuite employé aux armées des Alpes et du Rhin depuis l'an III jusqu'à l'an VIII. Au 18 brumaire, Amey se trouve à Saint-Cloud et est l'un des témoins actifs de l'audacieux coup de main qui fait sortir le Consulat des ruines du Directoire. Immédiatement après cette journée fameuse, Amey est attaché à la 17e division et devient ensuite président du conseil de révision.

Le 21 brumaire an X, il s'embarque avec le général Charles Leclerc pour l'expédition de Saint-Domingue, et lors de son retour en France, il est nommé en l'an XII (11 septembre 1803), membre de la Légion d'honneur, et commandeur de l'ordre le 25 prairial. À cette époque il reçoit dans la 2e division militaire, un commandement qu'il garde jusqu'en 1808. Créé baron de l'Empire le 19 mars 1808, il reçoit deux dotations de 2 000 francs chacune en Westphalie.

Durant la guerre d'Espagne, il est détaché du service de l'intérieur et assiste au célèbre siège de Gérone en novembre 1809. Les Espagnols manquent de munitions et tombent chaque jour victimes d'une maladie épidémique, lorsque le maréchal Augereau donne l'ordre au général Pino d'enlever le faubourg de la marine. Cet ordre est exécuté avec un plein succès. Cependant les Espagnols ayant tenté une sortie générale pour ressaisir le faubourg, le général Amey, qui occupe une position au-dessous du mont Joui, vient prendre l'ennemi en flanc, le jette dans une complète déroute et enlève les redoutes du Calvaire et du Cabildo.

En 1812, le général Amey fait la campagne de Moscou sous les ordres du maréchal Gouvion-Saint-Cyr. La part qu'il prend au combat de Polotsk les 17 et 18 août, et ses manœuvres habiles pendant la retraite, lui valent une mention honorable dans les bulletins officiels. Le 19 novembre, il est promu au grade de général de division.

Comble de l'ironie après les massacres qu'il avait commandés durant la guerre de Vendée, le 8 juin 1814, le baron Amey est nommé par Louis XVIII, chevalier de Saint-Louis, il commande alors la 2e subdivision de la 2e division militaire, sous les ordres du duc de Tarente. Le 4 mars 1815, il assiste à la réception qui est faite à Limoges par le maréchal au duc et à la duchesse d'Angoulême, démarche que d'ailleurs l’étiquette commandait. Après le 20 mars, il envoie son adhésion à l'Empereur. Admis à la retraite le 9 novembre 1815, avec une pension de 6 000 francs, il se tient dès lors éloigné des affaires. Le 7 février 1831, il est mis dans le cadre des officiers généraux comme disponible. Il est rentré dans la position de retraite en 1833.

Il a épousé en premières noces Anna Marguerite Elisabeth Hantzler, et, en secondes noces, Caroline Henriette Charlotte de Polentz.

Du 11 février 1820 au 9 août 1830, il est maire de Sélestat, sa ville natale. Le 16 mars 1972, le Conseil municipal de Sélestat donne son nom à un nouveau boulevard.

Il meurt le 16 novembre 1850, à Strasbourg2, en son domicile, au numéro 3 de la rue de la Mésange, et est inhumé au cimetière Sainte-Hélène de cette ville.

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 1re et 2e colonnes.

Distinctions

  • Il fait partie des 660 officiers à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. Toutefois, une expression de Gérard Walter à propos de Turreau pourrait tout à fait s'appliquer à Amey : « son nom déshonore le côté Est de l'Arc de Triomphe de l'Étoile3. » En effet, pour certains auteurs, les actes des colonnes infernales sont, sans aucun doute possible, des actes entrant dans la qualification juridique de crime de génocide4.

Armoiries

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr François Pierre Amey (Baron).svg
Armes du baron Amey et de l'Empire

Coupé : au 1, parti d'argent, à la tour sommée d'une tourelle de sable et ajourée du champ et du quartier des Barons militaires de l'Empire ; au 2, d'azur, à trois têtes de léopard d'or.5,6,7

Notes et références

  1. Sélestat, B, 1768, acte n°212, p. 215, sous les prénoms de Pierre François Joseph
  2. Strasbourg, D, 1850, original aux A.M. de Strasbourg, Adeloch p. 24/94
  3. G. Walter, La Guerre de Vendée, Paris, Plon, 1953
  4. Jacques Villemain, Vendée 1793-1794. Crime de Guerre ? Crime contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique, éditions du Cerf, 304 p.
  5. Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy [archive]
  6. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr [archive]
  7. Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com [archive]

Sources

  • « François Pierre Amey », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition] ;
  • Archives nationales (CARAN) – Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 554.

Voir aussi

Bibliographie

  • Maurice Kubler, « François Pierre Joseph Amey », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 1, p. 36

 

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20 août 2019

Desaix Louis Charles Antoine

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Louis Charles Antoine Desaix

 

Louis Charles Antoine Desaix

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Desaix1 par Andrea Appiani (1800)

Surnom Le Sultan juste
Naissance 17 août 1768
Ayat-sur-Sioule
Décès 14 juin 1800 (à 31 ans)
Marengo
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Grade Général de division
Années de service 1783-1800
Commandement Armée du Rhin, par intérim
Armée d'Angleterre
Conflits Guerres de la Révolution
Faits d'armes Bataille de Wissembourg
Campagne d'Égypte
Bataille des Pyramides
Bataille d'Aboukir
Campagne d'Italie (1799-1800)
Bataille de Marengo
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
Hommes illustres
Autres fonctions Commissaire-ordinaire des guerres

Louis Charles Antoine Desaix, né le 17 août 17682 au château d'Ayat3 à Ayat-sur-Sioule 4 (Puy-de-Dôme), mort le 14 juin 1800 à Marengo (Italie), est un général français qui s'est illustré lors des guerres révolutionnaires et sous les ordres de Bonaparte, notamment en Égypte et en Italie. Selon l'usage de l'époque, afin de se distinguer de son frère, il a ajouté à son nom celui du fief de sa famille et a pris pour nom Desaix de Veygoux. Desaix est surnommé le « Sultan juste ».

Sommaire

  • 1 À propos du patronyme
    • 1.1 Prononciation
    • 1.2 Évolution
  • 2 Biographie
    • 2.1 Origines familiales
    • 2.2 Une formation militaire
    • 2.3 Le choix de la République
    • 2.4 La campagne d'Égypte
    • 2.5 La bataille de Marengo
  • 3 Hommages
    • 3.1 Monuments
    • 3.2 Représentations
    • 3.3 Lieux
      • 3.3.1 En France
      • 3.3.2 En dehors de France
    • 3.4 Autres hommages
  • 4 Citations célèbres
  • 5 Regard des contemporains
  • 6 Notes et références
  • 7 Annexes
    • 7.1 Sources et bibliographie
    • 7.2 Articles connexes
    • 7.3 Liens externes

À propos du patronyme

Prononciation

L'habitude veut qu'on prononce « de-zè » (en français : [dəzɛ]) dans le pays d'origine de Desaix. Le nom provenant de Des Aix, la prononciation « dé-zé » est aussi rencontrée mais elle est moins courante5,6.

Évolution

Le nom des Ayes apparaît en 1287, puis viennent des Haies, des Azayes ou des Saix. Des Aix est porté à partir du XVIIe siècle jusqu’à l’aïeul du général qui meurt en 1750. La forme actuelle Desaix voit donc le jour avant la Révolution7.

Biographie

Origines familiales

Louis Charles Antoine Desaix est issu d'une famille noble, la famille de Beaufranchet, établie en Auvergne, dont plusieurs membres se sont fait connaître au XVIIIe siècle. Desaix est le troisième fils de Gilbert Antoine de Beaufranchet d'Ayat de Boucherol Desaix et d'Amable de Beaufranchet8,9.

Une formation militaire

En 177610, à l'âge de huit ans, Desaix entre à l'École royale militaire d'Effiat, dirigée par les oratoriens. À vingt-trois ans, en 1791, il est nommé sous-lieutenant dans le régiment de Bretagne.

Le choix de la République

Louis-Charles-Antoine Desaix en uniforme de capitaine au 46e régiment d'infanterie de ligne en 1792 par Charles de Steuben (1835)

En 1791, il quitte le régiment de Bretagne car il est nommé commissaire ordinaire des guerres à Clermont-Ferrand.

En 1792, la majeure partie de sa famille émigre, effrayée par la Révolution. Il se refuse à la suivre et part servir contre les forces de la coalition dans l'armée du Rhin. Il y est nommé aide de camp du commandant en chef Victor de Broglie. Alors qu'il est chargé de porter des courriers à Bourbonne-les-Bains et voulant éviter les contrôles au bourg de Xertigny, il se fait arrêter et conduire à la prison d'Epinal où il sera interrogé puis remis en liberté grâce à une intervention de Poullain Grandprey11.

Ayant montré une rare bravoure et une grande présence d'esprit au combat de Lauterbourg, il est nommé général de brigade à titre provisoire le 20 août 1793, à 25 ans, confirmé dans ce grade le 11 septembre 1793, nommé provisoirement au grade de général de division le 20 octobre 1793.

Confirmé dans son grade de général de division par le comité de Salut Public, dans l'armée du Rhin le 2 septembre 1794, Desaix prend la plus grande part aux victoires de cette campagne de l'an IV, et participe, entre autres, au blocus de Mayence12,13 .

Ses succès militaires en 1794 et 1795 conduisent à sa nomination comme commandant en chef par intérim de l'armée du Rhin du 5 mars au 20 avril 1796, puis du 31 janvier au 19 avril 1797. Du 26 octobre 1797 au 27 mars 1798, le général Desaix est commandant en chef de l'armée d'Angleterre.

La campagne d'Égypte

Article détaillé : Campagne d'Égypte.
La clémence de Desaix dans « Voyage dans la basse et la haute Égypte » de Vivant Denon (1802)

Lorsqu'il rencontre Bonaparte14 à Passenario en Italie en 1797, celui-ci lui confie l'organisation d'un convoi maritime pour la campagne d'Égypte, où il remplira la fonction d'amiral.

Durant l'expédition d'Egypte, Desaix participe à la prise de Malte, puis à celle d'Alexandrie, écrase les mamelouks à Chébreiss (13 juillet 1798) et s'illustre lors de la bataille des Pyramides15.

Il reçoit ensuite l'ordre d'aller faire la conquête de la Haute-Égypte, et d'y achever la destruction des mamelouks. Il livre divers combats à Sonaguy, à Thèbes (aujourd'hui Louxor), à Syène (aujourd'hui Assouan), à Gosseys et triomphe partout. Son administration est telle qu'elle lui vaut le surnom de Sultan juste de la part des vaincus eux-mêmes. Par ailleurs, en homme instruit, il procure aux scientifiques chargés de reconnaître le pays tous les renseignements qu'il a recueillis, en recherchant lui-même les ruines et les monuments importants.

Rappelé de Haute-Égypte, il bénéficie de la convention d'El-Arich signée par Kléber avec les Turcs et les Anglais et s'embarque pour l'Europe le 3 mars 1800. Arrivé à Livourne, le vice-amiral anglais George Keith Elphinstone le déclare prisonnier au mépris des conventions, et affecte de le confondre avec les soldats qu'il raccompagne16.

Délivré par un ordre supérieur venant des mains du vice-amiral, Desaix écrit de Toulon au Premier Consul17. Peu de temps après, sans même avoir revu sa famille en Auvergne, il part pour l'armée d'Italie.

La bataille de Marengo

Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).
La mort de Desaix par Jean Broc (1806)
Plaque commémorative sur le site exact de la mort du général Desaix

Le 5 mai 1800, de retour à Toulon, Desaix rejoint Bonaparte en Italie, où les troupes françaises sont confrontées aux Autrichiens.

Il rejoint l'armée la veille de la bataille de Marengo et va y commander la réserve, qui va changer le rapport de force. Le 14 juin, les deux armées s'affrontent à la bataille de Marengo.

Envoyé sur ordre de Bonaparte à la recherche de l'armée ennemie sur la route de Gênes, Desaix revient sur ses pas en entendant tonner des canons sur ses arrières (à moins que ce ne soit sur réception d'un contrordre, les deux versions ont leurs partisans). Les troupes françaises ont en effet été attaquées et mises en grande difficulté par les Autrichiens. Arrivant avec environ 10 000 hommes, Desaix prend la tête de la 9e brigade d'infanterie légère et s'élance contre l'ennemi.

Cette action rétablit la situation et permet la victoire de l'armée française. Mais, au cours de la charge, Desaix est mortellement blessé d'une balle en plein cœur18. Il a 31 ans19.

Très affecté par sa mort, le Premier Consul fait transporter à l'hospice du Grand-Saint-Bernard la dépouille mortelle du général Desaix, dont il est très proche. Elle est inhumée dans la chapelle des Hospitaliers du Grand Saint-Bernard le 19 juin 180520. Berthier, ministre de la Guerre, représentant l'Empereur, prononce son éloge funèbre.

Hommages

Monuments

Les monuments commémoratifs à Desaix sont classés par ordre chronologique de création.

  • La fontaine de la Pyramide à Clermont-Ferrand (1801), (Oeuvre remaniée par rapport au projet de départ),
  • Le cénotaphe du général Desaix à Strasbourg (1802), (Oeuvre déplacée de l'île aux Epis à Strasbourg et remaniée par rajout par rapport au projet de départ),
  • La fontaine Desaix sur la place Dauphine à Paris (1803), (Oeuvre déplacée de Paris à Riom et remaniée),
  • Le tombeau de Desaix au col du Grand-Saint-Bernard, en Suisse (1806), (Oeuvre déplacée de quelques mètres. Le corps de Desaix se trouve, depuis lors, à côté de son tombeau)
  • La fontaine Desaix, esplanade du Pré-Madame à Riom (1806),
  • L'arc de triomphe de l'Étoile à Paris où est gravé le nom de Desaix, au titre des personnalités de la Révolution (1806),
  • Le Monument au général Desaix, statue colossale en bronze représentant Desaix presque nu sur la place des Victoires à Paris21. Statue retirée pour cause d'atteinte à la pudeur puis fondue22 (1810),
  • La fontaine du Château d'eau à Riom (1829), (oeuvre simplifiée par rapport au projet d'origine : aucune référence aux huit personnalités auxquelles l'auteur avait prévu de rendre hommage)
  • Le Général Desaix, statue de place de Jaude à Clermont-Ferrand (1848),
  • La fontaine Desaix de style égyptien à Combronde (1849),
  • Le Général Desaix, statue au musée du Louvre (pavillon de Rohan), sur la façade de la rue de Rivoli, à Paris23 (1856),
  • Le monument commémoratif à Desaix24, à Ayat-sur-Sioule (1890).

 

Représentations

L’Apothéose des Héros français morts pour la patrie pendant la guerre de la Liberté par Anne-Louis Girodet-Trioson (1802)
  • Une quinzaine de médailles posthumes à l'effigie de Desaix relate sa vie, a trait aux monuments en son honneur ou rend hommage à ses faits d'armes25,26.
  • Desaix recevant la mort à la bataille de Maringo par Regnault, 1801, au musée du château de Versailles.
  • Dans la toile l’Apothéose des Héros français morts pour la patrie pendant la guerre de la Liberté, réalisée en 1802, le peintre Girodet représente un Desaix accueilli au paradis par le barde Ossian avec, à l'arrière, les généraux Kléber, Marceau, Hoche et Championnet. (Voir reproduction).
  • La mort de Desaix par Jean Broc, 180627.
  • La bataille de Marengo - Desaix à Marengo par Jules Ramey28, 1839, bas-relief sur l'Arc de triomphe dit Porte d'Aix, place Jules-Guesde à Marseille.
  • Un médaillon à l'effigie de Desaix a été exécuté par le sculpteur Léonard Morel-Ladeuil pour l'inauguration de la statue Desaix en 1848 à Clermont-Ferrand. Un exemplaire en est conservé au musée d'art Roger-Quilliot. Ce musée conserve également un important fonds en lien avec le Général Desaix.
  • Esquisse pour la mort du Général Desaix , terre cuite de 1859, par Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Paris, coll. part29.
  • Mort de Desaix à Marengo, huile sur toile de Louis-Eugène Ginain. 3e quart du XIXe siècle30,31.

Lieux

De nombreux lieux ont été nommées d'après le nom de Desaix.

La ville de Nador, en Algérie, créée sous le nom de Desaix

En France

  • Le Boulevard Desaix à Clermont-Ferrand, Toulon, Riom, Brioude, Châtel-Guyon...
  • Le collège Desaix à Tarbes,
  • La cité et le coron Desaix à Loos-en-Gohelle,
  • Le fort Desaix qui défend Colmars,
  • Le fort Desaix qui défend Strasbourg à Mundolsheim,
  • Le fort Desaix qui défend Fort-de-France en Martinique,
  • Le lycée Desaix à Saint-Éloy-les-Mines,
  • Le parc Desaix d'Alexandre Pain à Houilles
  • La place Desaix à Hirson,
  • La place Desaix à Clermont-Ferrand (aujourd'hui place Hippolyte Renoux),
  • La place Desaix à Riom,
  • Le quai Desaix à Paris (disparu),
  • Le quai Desaix à Strasbourg,
  • Le quartier Desaix, casernement à Clermont-Ferrand où est implanté le 92e régiment d'infanterie de ligne,
  • Le rempart Desaix, à Angoulême, désigne à la fois l'élément de fortification et l'artère qui le surplombe.
  • La rue Desaix à Marseille, Nantes, Lyon, Houilles, Lille, Tours, Tourcoing, Mundolsheim, Paris
  • Le square Desaix à Paris,
  • La salle Desaix, une salle municipale à Charbonnières-les-Varennes,
  • Le terrain Desaix, terrain militaire à Strasbourg,

En dehors de France

  • La ville Desaix (aujourd'hui Nador) en Algérie,
  • Les îles Desaix, (Desaix Island), en Australie,
  • Le cap Desaix (aujourd'hui cap Otway) en Australie,
  • La localité Fort-Desaix au Soudan du Sud,
  • La place Desaix, place du quartier de Bab El Oued à Alger, en Algérie, pendant la colonisation française,
  • La rue Desaix à Alger, en Algérie,
  • La rue Desaix à Tunis, en Tunisie,
  • La rue Desaix Street, Niles, dans le Michigan, aux USA,
  • Le boulevard Desaix Boulevard, La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, aux USA,
  • La place Desaix Square, La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, aux USA,
  • Le boulevard Desaix Boulevard, Tallahassee, en Floride, aux USA,
  • L'artère Via Desaix à Castelceriolo, en Italie.

Autres hommages

Navires
  • Le Desaix, navire de ligne français de soixante-quatorze canons de la marine française, lancé en 1793 et détruit en 1802,
  • Le Desaix, navire de guerre de la seconde guerre mondiale.
Rose
  • La rose de France 'Général Desaix' à fleurs rose foncé. Création en 1867 du rosiériste Moreau-Robert.
Sources
  • La source Desaix à Châteauneuf-les-Bains,
  • La source Desaix à Saint-Myon.

Citations célèbres

  • Desaix, en arrivant auprès de Bonaparte lors de la bataille de Marengo, aurait prononcé cette phrase célèbre qui fait partie de sa légende : « La bataille est perdue, il est trois heures ; il reste encore le temps d'en gagner une autre ». Certains l'attribuent à Bonaparte lui-même.
  • À sa sœur qui lui demandait son portrait, Desaix répondit : « Si tu veux une peinture, porte l'image de la Liberté, les Français n'en doivent pas avoir d'autres. »

Regard des contemporains

  • Bonaparte dit, le soir de la bataille de Marengo, devant la dépouille de son général et ami : « Pourquoi ne m'est-il pas permis de pleurer ».
  • Dans son Mémorial de Sainte-Hélène (1815-1821), Napoléon dictant à Las Cases confia que : « Le talent de Desaix était de tous les instants ; il ne vivait, ne respirait que l'ambition noble et la véritable gloire. C'était un caractère antique. Il aimait la gloire pour elle-même et la France au-dessus de tout. (…) L'esprit et le talent furent en équilibre avec le caractère et le courage, équilibre précieux qu'il possédait à un degré supérieur ».

Notes et références

  1. Tableau visible au musée de l'Histoire de France à Versailles.
  2. Extrait des actes de baptêmes de la paroisse d’Ayat Saint-Hilaire (reproduisant les fautes d'orthographe d'origine) :« Le 17 août 1768 est né et a été baptisé le lendemain Louis.Charles.Antoine Désaix, fils légitime de Messire Gilbert.Antoine Beaufranchet d'ayat de Boucherol Desaix, chevalier, sieur de Veygoux, et de dame Amable de Beaufranchet, son épouse, demeurant à Veygoux, paroisse de Charbonnières les Varennes, et accouchée au château d'ayat sur celle-cy(i). A été Parrain, messire Louis Charles Antoine de Beaufranchet, représenté par Messire Amable de Beaufranchet, son agent et chevalier seigneur d'ayat, marraine dame Charlotte de Boucherol, épouse de Messire Louis Désaix, Chevalier de l'ordre royal militaire de Saint-Louis, demeurant à Rochegude, paroisse de Charbonnières-les-Vieilles, avec nous Soussigné. Signé Sirmond et Cromarias, Curé. ».
  3. disparu.
  4. anciennement Saint-Hilaire d'Ayat.
  5. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahrf_0003-4436_2001_num_324_1_2513 [archive] .
  6. La prononciation erronée Deu-sexe résulte probablement d'une confusion entre les généraux Desaix et Dessaix.
  7. On la trouve dès le mariage Desaix-Beaufranchet, le 18 septembre1758, puis sur l’acte de naissance du général, le 17 août 1768, et lors des comptes-rendus des « Exercices publics » de l'École royale militaire d'Effiat, de 1778 à 1783.
  8. Voir l'acte de naissance de Desaix. Normalement, c'est le patronyme et non pas le nom d'épouse qui est indiqué, donc sa mère aussi est une Beaufranchet.
  9. Desaix a eu trois frères et une sœur :
    • Amable, né le 10 décembre 1759 ;
    • Gaspard Antoine né en 1761 et mort en bas âge ;
    • Françoise Antoinette, née le 25 août 1764, enterrée à Aubiat ;
    • Louis Amable, né le 7 juin 1773, enterré au cimetière des Carmes à Clermont-Ferrand.
  10. 18 octobre.
  11. Biographie Nouvelle Des Contemporains, vol. 17, p. 59, éd. Librairie historique, 1824.
  12. (de) Karl Anton Schaab, Die Geschichte der Bundes-Festung Mainz, historisch und militärisch nach den Quellen bearbeitet. (Histoire de la forteresse Mayence), Mayence 1835., S. 394-397.
  13. C. Mullié rapporte qu'un jour, à l'armée du Rhin, les bataillons français commençaient à plier ; Desaix se jeta au-devant d'eux avec sa réserve. Quelques officiers lui demandèrent s'il n'avait pas ordonné la retraite.

    « — Oui, répondit-il, mais celle de l'ennemi. »

    Après la destitution de Pichegru, le général Michaud à qui l'on destinait le commandement, conduisit Desaix chez le député Léman :

    « — Voilà, dit-il, l'homme qu'il nous faut pour général en chef ; il est adoré du soldat.
    — Comment, répond Desaix, c'est pour cela que tu m'as amené ?
    — À moi le commandement, à moi qui suis le plus jeune des officiers !
    — Représentant, tu ne commettras pas une pareille injustice à l'égard de vieux militaires qui ont beaucoup mieux mérité que moi de la patrie. »

    Et il sortit après avoir refusé formellement.

  14. Voici en quels termes en parlait Napoléon : « De tous les généraux que j'ai eus sous moi, Desaix et Kléber ont été ceux qui avaient le plus de talents ; surtout Desaix ; Kléber n'aimait la gloire qu'autant qu'elle lui procurait des richesses ; Desaix ne rêvait que la guerre et la gloire ; les richesses et les plaisirs n'étaient rien pour lui… C'était un petit homme d'un air sombre, à peu près d'un pouce moins grand que moi, toujours vêtu avec négligence, quelquefois même déchiré, méprisant les jouissances et même les commodités de la vie. Droit et honnête dans ses procédés, les Arabes l'avaient appelé le Sultan juste. La nature l'avait formé pour faire un grand général ; c'était un caractère tout à fait antique. Sa mort est la plus grande perte que j'aie faite. ».
  15. Dans la bataille des Pyramides, il développe de grands talents et une grande bravoure, le général en chef lui fait solennellement présent d'un poignard d'un très - beau travail et enrichi de diamants, sur lequel sont gravés les noms des combats que nous venons de citer. Les restes de ce poignard se trouvent dans les collections du Musée d'art Roger-Quilliot à Clermont.
  16. C. Mullié indique que Desaix ne répondit à ces lâchetés que par ces mots : « Je ne vous demande rien, que de me délivrer de votre présence. Faites, si vous le voulez, donner de la paille aux blessés qui sont avec moi. J'ai traité avec les Mamelucks, les Turcs, les Arabes du grand Désert, les Éthiopiens, les noirs du Darfour, tous respectaient leur parole lorsqu'ils l'avaient donnée, et ils n'insultaient pas aux hommes dans le malheur. ».
  17. « Ordonnez-moi de vous rejoindre, général ou soldat, peu m'importe, pourvu que je combatte à côté de vous. Un jour sans servir la patrie est un jour retranché de ma vie. ».
  18. On fait mourir Desaix de plusieurs manières : Walter Scott par une balle à la tête ; Le Mémorial de Sainte-Hélène par un boulet de canon ; les Mémoires de Napoléon par une balle au cœur ; le général Mathieu Dumas, Simon Despréaux, qui a écrit son éloge, et Decayrol, qui l'a fait embaumer à Milan, le tuent d'un coup de feu dans la poitrine.
  19. Il tombe dans les bras du colonel Lebrun et expire en laissant tomber, dit-on, ces paroles : « Allez dire au Premier Consul que je meurs avec le regret de ne pas avoir assez fait pour vivre dans la postérité. ». Desaix a-t-il pu parler et a-t-on pu recueillir ses paroles ? Decayrol assure qu'il tomba sans témoin aucun, et que, sa division ayant plié un moment, les colonnes autrichiennes ont dû lui passer sur le corps. Bourienne, témoin oculaire, affirme qu'il disparut au milieu d'une si grande confusion, que les circonstances de sa mort n'ont pu être constatées ; mais Bourienne est-il plus sincère que bienveillant ?
  20. Argha, Le transport du tombeau de Desaix, Le Gonfanon, Argha
  21. Œuvre du sculpteur Claude Dejoux.
  22. Le bronze sert en 1818 pour la statue équestre d'Henri IV à Paris.
  23. Œuvre d'Honoré Jean Aristide Husson.
  24. Dessiné par l'architecte Charles Arnaud.
  25. http://www.mcsearch.info/search.html?search=desaix&view_mode=0&en=1&de=1&fr=1&it=1&es=1&ol=1&sort=&c=&a=&l= [archive].
  26. Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet (ND 1137).
  27. Musée du château de Versailles.
  28. Notice sur la base Mérimée [archive].
  29. Œuvre de Carrier-Belleuse à Strasbourg [archive].
  30. Catalogue interministériel des Dépôts d'Œuvres d'Art de l'État  [archive].
  31. Portail des collections des musées de France [archive].

Annexes

Sources et bibliographie

Ouvrages généraux 
  • « Louis Charles Antoine Desaix », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
Ouvrages spécialisés 
  • Armand Sauzet, Desaix le sultan juste, Hachette, 1954.
  • Gonzague Saint Bris, Desaix, le sultan de Bonaparte, Perrin, Paris, 1995.
  • Desaix, Journal de voyage du général Desaix - Suisse et Italie, 1797, rééd. 2000.
  • René Bouscayrol, Sur Desaix et sa famille, 1983.
    Tableau généalogique de 200 noms - évocation d'une fille naturelle de Desaix - Éloge du portrait de Desaix par André Dutertre.
  • Félix Martha-Beker, Le Général Desaix. Étude historique, éd. Perol, Clermont-Ferrand, 1852.
    Rédigé par un neveu du général, d'après les papiers et les manuscrits rapportés d'Égypte par Desaix.
  • Léonard Bernet-Rollande, Les ancêtres du général Desaix, éd. Louis Bellet, Clermont, 1900.
  • Alexandre de Haye, Desaix, étude politique et militaire, éd. J. Leroy, Paris, 1909.
    Figure une héliogravure énigmatique de « Desaix marchant sur les eaux » du peintre Hilaire Ledru.
  • Louis Charles Antoine Desaix, Général - Catalogue de l'exposition, musée des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, Clermont 1983.
    L'exposition, réalisée avec le concours de E. Ehrard, mettait en lumière un Desaix « héros malgré lui » et une légende savamment entretenue comme tactique de propagande au seul bénéfice de Bonaparte.
  • Gaston Bernard, Du nom de Desaix et de quelques autres, dans Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, t. 69, no 543, 1949.
  • Joachim Ambert, Trois hommes de cœur. Larrey. Daumesnil. Desaix, Tours, éd. Alfred Mame et Fils (1re éd. 1879) Paris
    Joachim Ambert est le filleul de Murat.
  • Frédéric Barbey, Desaix au Grand-Saint-Bernard, dans Les pierres parlent, Lausanne, 1941, p. 61-95.
Articles 
  • Jean Ehrard, « Louis Charles Antoine Desaix. Officier du roi, Général de la République », présentation de recherches dans la revue Annales historiques de la Révolution française avec le concours du CNRS no  324 (2001), p. 221-246, [lire en ligne [archive]] ;
  • Bruno Ciotti, « La dernière campagne de Desaix », dans Annales historiques de la Révolution française, 2001, no 324, p. 83-97 (lire en ligne) [archive]

Articles connexes

  • Liste de personnes associées à la Révolution française
  • Première République française
  • Marie-Louise O'Murphy, sa tante.
  • Liste des armées de la Révolution
  • Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire
  • Zodiaque de Dendérah au musée du Louvre
  • 59e régiment d'infanterie de ligne
  • Marengo (Allier)
  • Siège de Kehl (1796)

Liens externes

  • Notices d'autorité


19 août 2019

Bagert Beker Nicolas Léonard

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Nicolas Léonard Bagert Beker


Nicolas Léonard Bagert ou Baegert
dit Beker

200px-Beker


Naissance 14 janvier 1770
Obernai (Bas-Rhin)
Décès 18 novembre 1840 (à 70 ans)
Château de Mons Aubiat (Puy-de-Dôme)
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Années de service 1786-1815
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille d'Austerlitz
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Comte de l'Empire
Hommages nom inscrit sur l'arc de triomphe, 26e colonne.

Nicolas Léonard Bagert dit Beker, comte de Mons, né le 14 janvier 1770 à Obernai (Bas-Rhin)1 et mort le 18 novembre 1840 au Château de Mons à Aubiat (Puy-de-Dôme), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il fut général de division en 1805, comte de l'Empire en 1807 et investi du redoutable honneur, en juillet 1815 d'accompagner l'empereur Napoléon du château de Malmaison à l'île d'Aix.

Son nom peut également s'écrire Général Baegert comme il est écrit d'ailleurs dans sa ville de naissance Obernai (Bas-Rhin).

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Postérité
  • 3 Son nom
  • 4 Source
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Références
    • 5.2 Bibliographie
    • 5.3 Articles connexes
    • 5.4 Liens externes

Biographie

Il est le fils de Léonard Bagert, cultivateur, et Françoise Dietrich.

Il entre en service comme simple soldat le 29 décembre 1786, dans le régiment de Languedoc-dragons, il est nommé brigadier le 10 février 1790, et le 18 juin 1792, il se trouve à la prise de la ville de Courtrai. le 20 septembre 1792, il est à la Bataille de Valmy, et il est promu maréchal des logis le 2 décembre 1792.

Sous-lieutenant le 30 avril 1793 au 6e régiment de hussards, il devient le 29 du même mois aide de camp du général Bonaparte. Adjudant-général chef de bataillon le 18 janvier 1795, il est choisi le mois suivant pour négocier près de Stofflet l'entière pacification des provinces insurgées. Le 13 juin 1795, il est nommé adjudant-général chef de brigade, et il est envoyé à l'armée du Nord, comme chef d'état-major de la division Desjardin.

Après la victoire de Marengo le 14 juin 1800, où le général Desaix a trouvé la mort, il épouse la sœur du général défunt. Il est promu général de brigade le 2 janvier 1801, et il est attaché à la division Grouchy à l'armée du Rhin. En 1802, il prend le commandement du département du Puy-de-Dôme, et le 11 décembre 1803, il est fait chevalier de la Légion d'honneur, puis commandeur de l'ordre le 14 juin 1804.

En 1805, il participe à la campagne d'Autriche, au sein de la Grande Armée, et il est élevé au grade de général de division le 24 décembre 1805, après la bataille d'Austerlitz. En 1806 et en 1807, il fait les campagnes de Prusse et de Pologne. En juin 1808, il est créé comte de l'Empire, et il est mis en congé de réforme le 22 octobre 1808.

Rappelé lors de la campagne d'Allemagne le 23 février 1809, il prend les fonctions de chef d'état-major du 4e corps de la Grande Armée. Napoléon a comblé Beker de ses faveurs, il a également reçu la grand-croix de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière. Le 27 juin 1809, pour avoir publiquement critiqué le système militaire suivi par l'Empereur, il est exilé pendant plusieurs années dans le commandement de Belle-Île-en-Mer, et il est mis en congé de réforme le 6 décembre 1811.

Il est rappelé à l'activité le 3 juin 1814, lors de la première restauration.

Fouché sait que Beker a personnellement à se plaindre de l'Empereur : il lui fait donner la commission, par le gouvernement provisoire, de garder Napoléon Ier à la Malmaison, et de le surveiller. C'est par lui que l'Empereur envoie offrir au gouvernement provisoire de marcher comme simple citoyen à la tête des troupes pour, repousser Blücher et continuer aussitôt sa route.

Membre de la chambre des représentants dans les Cent-Jours, il quitte Rochefort après que Napoléon s'est embarqué sur le Bellérophon. Arrêté à Orléans par les Prussiens et conduit à Paris comme prisonnier de guerre, il est mis immédiatement en liberté. On lui offre un commandement qu'il refuse.

Arrêté de nouveau à Poitiers, comme il retoure à son château de Mons, il demeure en surveillance jusqu'à la publication de l'ordonnance du 9 septembre 1816. il devint pair de France en 1819, et il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 21 mars 1831.

Il meurt à Aubiat en son château de Mons, le 18 novembre 1840.

Postérité

Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

Son fils unique, Napoléon Beker, filleul de l'Empereur et de l'Impératrice, né peu après son mariage, est officier du corps royal d'état-major. Il meurt le 21 avril 1829. Le général adopte alors le fils de sa sœur, Félix Victor Martha, qui hérite de ses biens et du titre de comte de Mons.

Le cimetière d'Aubiat abrite la sépulture de Beker. Son épouse Françoise Antoinette Desaix (1764-1816), sœur aînée du général Desaix repose à ses côtés.

  • Félix Victor Martha-Beker est l'auteur d'une biographie du général Desaix rédigée d'après les papiers et les manuscrits rapportés d'Égypte par Desaix (Le Général Desaix. Étude historique, édition Perol, Clermont-Ferrand, 1852).

Son nom

Nicolas Beker était le fils de Lienhart Bäger et de Francisca Dietrich. Au nom de Baegert, Nicolas fit ajouter – ou on ajouta – celui de Beker qui servait à indiquer la prononciation de ce nom alsacien. Ce nom se prononce « bècre » et non « békeur ».

Source

  • « Nicolas Léonard Bagert Beker », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  • « Nicolas Léonard Bagert Beker », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Cote LH/90/42 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Bureau de l’administration, 1844, 529 p. (lire en ligne [archive]), p. 15.

Voir aussi

Références

  1. vue 343/609 du registre paroissial d'Obernai 1755-1784

Bibliographie

  • Jean Braun, Alphonse Halter et André Stehlé, « Nicolas Léonard Baegert, Becker (comte de Mons) », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 2, p. 85
  • Général G. Becker, Trois caractères : le conventionnel Joseph Becker, le lieutenant-général comte Becker, le maréchal comte Molitor, 1928
  • Régis de Saint-Jouan, Le Général Beker, comte de Mons, 1955

Articles connexes

  • Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile
  • Liste des grands-croix de la Légion d'honneur
  • Almanach impérial de 1809

Liens externes

  • Notices d'autorité

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18 août 2019

de Bavière Maximilien Ier

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Maximilien Ier de Bavière (roi)

 

Maximilien Ier

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Maximilien Ier de Bavière peint par Joseph Stieler
Titre
Roi de Bavière
1er janvier 1806 – 13 octobre 1825
(19 ans, 9 mois et 12 jours)
Couronnement 1er janvier 1806
Prédécesseur Lui-même (électeur de Bavière)
Successeur Louis Ier
Électeur de Bavière
16 février 1799 – 1er janvier 1806
(6 ans, 10 mois et 16 jours)
Prédécesseur Charles-Théodore
Successeur Lui-même (roi de Bavière)
Biographie
Dynastie Maison de Wittelsbach
Nom de naissance Maximilien Joseph de Wittelsbach
Date de naissance 27 mai 1756
Lieu de naissance Schwetzingen (Saint-Empire romain germanique)
Date de décès 13 octobre 1825 (à 69 ans)
Lieu de décès Munich (Royaume de Bavière)
Sépulture Theatinerkirche
Père Frédéric de Deux-Ponts-Birkenfeld
Mère Françoise de Palatinat-Soulzbach
Conjoint Wilhelmine de Hesse-Darmstadt
Caroline de Bade
Enfants Louis Red crown.png
Augusta-Amélie
Caroline-Augusta
Charles Théodore Maximilien Auguste
Élisabeth
Amélie
Marie
Sophie
Ludovica
Religion Catholicisme

Maximilien Ier de Bavière (roi)
Monarques de Bavière

Maximilien de Wittelsbach ou de Deux-Ponts-Birkenfeld-Bischwiller (né le 27 mai 1756 à Schwetzingen près de Mannheim, mort le 13 octobre 1825 à Munich) fut comte de Ribeaupierre (et prince héritier de nombreux fiefs alsaciens1), puis duc de Deux-Ponts et comte de Birkenfeld, puis Électeur palatin et Électeur de Bavière (Maximilien IV), et premier roi de Bavière (Maximilien Ier).

Sommaire

  • 1 Un prince de l'Ancien Régime
    • 1.1 Entre France et Allemagne
    • 1.2 L'accession aux trônes héréditaires
  • 2 Règne
    • 2.1 Une époque transitoire
    • 2.2 Une politique opportuniste (1805-1816)
    • 2.3 La Bavière de la Restauration
  • 3 Vie privée et famille
  • 4 Ascendance
  • 5 Charbonnage
  • 6 Notes et références
  • 7 Voir aussi
    • 7.1 Articles connexes
    • 7.2 Liens externes

Un prince de l'Ancien Régime

Entre France et Allemagne

Issu d'une branche cadette de la Maison de Wittelsbach régnant sur le Palatinat, la famille Palatine de Deux-Ponts, fils cadet de Frédéric de Deux-Ponts-Birkenfeld, Maximilien grandit à Strasbourg2 où ses précepteurs furent Pierre de Salabert, abbé de Tholey puis le Breton Agathon Guinement. Orphelin de père à l'âge de 11 ans, il devint officier au service de la couronne de France.

L'Électeur palatin Charles-Théodore de Bavière, également Électeur de Bavière, n'avait pas d'enfant légitime, et son plus proche héritier était le frère aîné de Maximilien, Charles II Auguste. Charles-Auguste n'ayant pas non plus d'enfant de son mariage avec Marie-Anne de Saxe, Maximilien, titré comte de Ribeaupierre en 1778, était à son tour son plus proche héritier.

En 1778, l'empereur Joseph II proposa à l'Électeur palatin la souveraineté sur les Pays-Bas autrichiens, ceux-ci étant plus proches du Palatinat, en échange de la Bavière, limitrophe de l'Autriche. Les deux souverains s'étaient mis d'accord, mais le vieux roi Frédéric II de Prusse craignit un renforcement des Habsbourg-Lorraine en Allemagne au détriment de l'influence des Hohenzollern. Se posant en ami des Lumières et en défenseur des « libertés germaniques », Frédéric dénonça l'impérialisme autrichien (Maximilien et son frère, héritiers de l'Électeur de Bavière, ne pouvaient disposer à leur gré de cet électorat au mépris des lois de l'Empire) et alerta la diète impériale. La guerre de Succession de Bavière éclata ; l'issue maintint le statu quo, l'empereur renonçant à la Bavière et l'Électeur aux Pays-Bas, l'Autriche n'annexant à son allié bavarois que le minuscule district de Braunau-am-Inn.

En 1785, Maximilien épousa Wilhelmine de Hesse-Darmstadt. Cette année-là, une seconde tentative d'échange eut lieu, mais si elle ne compromit pas la paix européenne, elle n'eut pas plus de succès. Frédéric II mourut l'année suivante, et la Révolution française allait bientôt redessiner autrement la carte des souverainetés touchant aux rives du Rhin.

En 1786 également naquit à Strasbourg le premier enfant de Maximilien et Wilhelmine, un fils. Officier au service de la France, Maximilien le prénomma Louis, un prénom courant dans la Maison de Hesse, mais qui faisait surtout honneur au parrain de l'enfant, le roi de France Louis XVI. Maximilien montrait déjà ainsi ses talents de diplomate.

L'accession aux trônes héréditaires

La Révolution éclata en 1789 et la Rhénanie fut bientôt envahie par les armées Françaises. Le duc de Deux-Ponts franchit le Rhin et trouva refuge auprès de son cousin l'Electeur de Bavière dont il était l'héritier. La guerre se porta dans la région du Rhin et le duché de Deux-Ponts fut bientôt envahi. Le frère aîné de Maximilien, Charles II Auguste, mourut en 1795, avant l'Électeur de Bavière septuagénaire qui, veuf depuis peu, se remaria avec Marie-Léopoldine d'Autriche-Este dans l'espoir toujours d'une descendance directe. La même année mourut Wilhelmine.

Maximilien devenait duc souverain de Deux-Ponts et comte de Birkenfeld, et de plus héritier des trônes du Palatinat et de Bavière. On prétend qu'il devint l'amant de la seconde épouse du vieil Électeur, une archiduchesse d'Autriche de 50 ans la cadette de son époux (et 20 ans plus jeune que Maximilien, par ailleurs séduisant quadragénaire), qui défendit au mieux les intérêts de Maximilien en refusant de consommer son mariage et de donner une postérité à un époux qu'elle malmenait.

Cela n'empêcha pas le nouveau duc de Deux-Ponts de se remarier avec une femme également de 20 ans sa cadette, la très belle mais austère Caroline de Bade. Devenu par son mariage beau-frère du futur tsar et du roi de Suède, le petit duc de Deux-Ponts prenait de plus en plus d'importance en Europe. Déjà père de deux fils et deux filles, Maximilien eut avec sa seconde épouse une nombreuse progéniture féminine qui lui permit de nouer des alliances matrimoniales avec les dynasties les plus puissantes de son temps.

Ses États étant occupés par l'armée révolutionnaire (laquelle avait incendié le château de Karlsberg près de Zweibrücken) Maximilien n'avait pu prendre possession de son duché de Deux-Ponts. Succédant enfin à son cousin Charles-Théodore mort en 1799, il connut le même empêchement pour le Palatinat, mais put gagner le duché de Bavière et commencer son règne sous le nom de l'Électeur Maximilien IV.

Règne

Une époque transitoire

Francophile, Maximilien soutint politiquement et militairement la France napoléonienne dès son accession, face à la coalition européenne anti-française, ce qui lui valut la bienveillance de Napoléon.

Maximilien perdit le Palatinat du Rhin qui passa à la France, mais le Traité de Lunéville (1801) l'en dédommagea par d'importantes annexions territoriales, et la Bavière fut érigée en royaume en 1805. Maximilien rompit alors les fiançailles de sa fille aînée Augusta avec le grand-duc héritier de Bade (propre frère de Caroline, la seconde épouse de Maximilien), pour lui faire épouser Eugène de Beauharnais, fils adoptif et héritier présomptif de l'empereur des Français. La Bavière intégra logiquement la Confédération du Rhin, créée à l'instigation de la France.

Une politique opportuniste (1805-1816)

Cependant, ayant appris que l'empereur des Français cherchait également à marier une "Napoléonide" à son fils et héritier, le futur Louis Ier de Bavière (le filleul du défunt Louis XVI de France), Maximilien s'empressa de marier le jeune homme à une princesse allemande de rang moindre mais issue d'une "véritable" maison souveraine Thérèse de Saxe-Hildburghausen. Ce fut l'occasion de la première Oktoberfest de Munich. De même, pour éviter un mariage napoléonien, le roi de Wurtemberg avait-il précipitamment et sans l'accord des jeunes gens fait épouser à son fils une fille de Maximilien Ier en 1808. Dans les deux cas, les parents des conjoints avaient-ils soigneusement ignoré les confessions religieuses divergentes des futurs mariés.

À la suite de la désastreuse Campagne de Russie et de l'impopularité croissante de l'occupation française, Maximilien, dès les premières défaites napoléoniennes, se rangea opportunément du côté de la coalition des Alliés. En échange, lors du Congrès de Vienne qui s'ouvrit à la chute de l'Empire français (1814/1815), il se vit reconnaître les annexions territoriales de 1801, son titre royal, et retrouva le Palatinat rhénan (amputé de la rive droite du Rhin devenue badoise sous Napoléon). Il y conclut aussi une alliance avec l'Empire d'Autriche, alliance scellée par la promesse de mariage de sa fille Sophie avec l'archiduc François-Charles, fils cadet mais héritier présomptif de l'empereur François Ier d'Autriche. La Bavière intégra logiquement la Confédération germanique.

En 1818,à la mort du grand-duc Charles II de Bade (ex-fiancé de sa fille Augusta) mais également son beau-frère, Maximilien fit valoir certains droits sur les anciens districts du Palatinat de la rive droite du Rhin annexés au pays de Bade par Napoléon. Il y eut quelques mouvements de troupes mais la guerre fut évitée et Maximilien fit taire ses prétentions. Le roi de Bavière n'en accorda pas moins sa protection et son amitié à sa belle-sœur, la veuve du grand-duc défunt Stéphanie de Beauharnais, une napoléonide qui n'avait pas 30 ans, mère de trois filles en bas âge et frappée d'ostracisme par les cours souveraines en mal de légitimité, y compris par la cour de Bade.

La Bavière de la Restauration

Les trois filles cadettes de Maximilien I, Ludovica, Sophie et Marie

En effet, les années suivant le Congrès de Vienne virent l'instauration de politiques autoritaires voire réactionnaires sous l'égide de la Sainte-Alliance lesquelles étaient également formalisées par des mariages dynastiques et Maximilien maria très brillamment ses filles, leur procurant des positions enviables mais pas forcément un bonheur domestique. "Je ne suis pas heureuse, je suis satisfaite", écrivait sa fille Sophie peu après son mariage.

Ayant fait annuler dès 1814 mais d'un commun accord son mariage avec le prince héritier de Wurtemberg, Caroline-Auguste épousa en 1816 l'empereur François Ier d'Autriche, veuf pour la troisième fois, mais ce mariage n'eut pas non plus de postérité. En 1823, Élisabeth épousa le prince royal de Prusse (Frédéric-Guillaume IV). En 1824, conformément aux accords du Congrès de Vienne, Sophie épousa l'archiduc François-Charles devenant en quelque sorte la belle-fille de sa sœur Caroline. Elle sera la mère de l'empereur François-Joseph. Quant à Marie-Léopoldine et Amélie, elles seront successivement reines consorts de Saxe ayant épousé les deux frères Frédéric-Auguste II de Saxe et Jean Ier de Saxe.

Plus discrètement, en 1823, sa petite-fille Joséphine de Leuchtenberg avait épousé le prince-héritier de Suède Oscar, fils de Bernadotte (Charles XIV Jean). Les Wittelsbach ne pouvaient totalement renier leur passé napoléonien... En politique intérieure, outre l'adoption du code civil, Maximilien Ier entreprit de nombreuses réformes libérales et accorda à son peuple une Constitution (26 mai 1818) établissant ainsi une Monarchie constitutionnelle parlementaire. Il signa un Concordat avec Rome (le 24 octobre 1817). Il accueillit son gendre Eugène de Beauharnais et sa fille en exil.

Pour se réconcilier avec la branche cadette de sa maison, il maria (contre leur gré) sa plus jeune fille Ludovica au duc Maximilien en Bavière. La princesse souffrit de tenir un rang inférieur à celui de ses sœurs (son mari n'obtiendra le prédicat d'Altesse Royale qu'en 1845) et souhaitera de brillants mariages pour ses filles. Elle sera la mère de l'impératrice Élisabeth d'Autriche (la fameuse Sissi, femme de son cousin germain François-Joseph : les deux époux étaient petits-enfants de Maximilien !), de la reine Marie des Deux-Siciles (l'héroïne de Gaëte, femme de François II) et de la duchesse d'Alençon (qui mourra dans l'incendie du bazar de la Charité en 1897).

Maximilien s'éteignit en 1825 à l'âge de 69 ans. Son fils Louis lui succéda.

Vie privée et famille

Maximilien Ier de Bavière est le fils de Frédéric-Michel de Deux-Ponts-Birkenfeld et de Françoise de Soulzbach.

Il épousa en premières noces 1785 Wilhelmine de Hesse-Darmstadt (1765-1796), fille de Georges-Guillaume de Hesse-Darmstadt (fils cadet de Louis VIII et frère de Louis IX) et de Louise de Leiningen.

Cinq enfants sont issus de ce premier mariage :

  • Louis (1786-1868), roi de Bavière (Louis Ier) épouse en 1810 Thérèse de Saxe-Hildburghausen (1792-1854) (postérité)
  • Augusta-Amélie (1788-1851). Le 14 septembre 1806, elle épousa Eugène de Beauharnais, fils adoptif de l'empereur et roi Napoléon Ier, vice-roi d'Italie puis duc de Leuchtenberg (postérité)
  • Amélie (1790-1794)
  • Caroline-Augusta (1792-1873). Elle épousa en 1808 le roi Guillaume Ier de Wurtemberg dont elle divorça en 1814, puis épousa en 1816 François Ier, empereur d'Autriche (sans postérité de ses deux unions)
  • Charles Théodore Maximilien Auguste (1795-1875) contracta deux unions morganatiques.En 1823, il épousa Sophie Pettin (1796-1838), titrée baronne von Bayrstorff (postérité non dynaste). En 1859 il épousa Henriette Schöller (1815-1866) (postérité non dynaste).

Veuf à l'âge de quarante ans, Maximilien Ier de Bavière épousa en 1797 Caroline de Bade (1776-1841), fille de Charles-Louis de Bade et d'Amélie de Hesse-Darmstadt (Amélie de Hesse était fille de Louis IX, et cousine germaine tant de Maximilien Ier de Bavière par les Deux-Ponts-Birkenfeld, que de sa première femme Wilhelmine par les Hesse-Darmstadt).

De cette union naquirent :

  • Maximilien (1800-1803)
  • Élisabeth (1801-1873), elle épousa en 1823 Frédéric-Guillaume IV de Prusse (sans postérité)
  • Amélie (1801-1877), en 1822 elle épousa Jean Ier de Saxe (dont postérité)
  • Marie (1805-1877), en 1833 elle épousa Frédéric-Auguste II de Saxe (sans postérité)
  • Sophie (1805-1872), en 1824 elle épousa l'archiduc François-Charles d'Autriche, et fut mère de l'empereur François-Joseph Ier, qui épousa sa cousine germaine "Sissi" ci-dessous,
  • Louise (Ludovika), (1808-1892), en 1828, elle épousa son cousin Maximilien en Bavière (1808-1888), et fut la mère de l'impératrice d'Autriche ("Sissi"), de la reine Marie des Deux-Siciles et de la duchesse d'Alençon, et la grand-mère d'Élisabeth, reine des Belges.
  • Maximiliana (1810-1821).

Charbonnage

La concession minière de Saint-Hippolyte est accordée le 17 février 1770 aux princes Charles et Maximilien du Palatinat-Deux-Ponts pour exploiter la houille sur une durée de vingt ans3.

Notes et références

  1. Outre le comté de La Petite-Pierre et le bailliage de Ribeauvillé (avec Thannenkirch), Maximilien ou plutôt son frère aîné le duc Charles II Auguste mort en 1795, eurent les bailliages de Cleebourg (avec Birlenbach, Bremmelbach, Hoffen, Hunspach, Ingolsheim, Keffenach, Oberhoffen, Rott, Steinseltz), Seltz (avec Kesseldorf, Münchhausen), Bergheim (avec Roderen, Rorschwihr), Guémar (avec Heidolsheim, Illhaeuseren, Mussig, Ohnenheim), Zellenberg (avec Bennwihr, Houssen, Wihr-en-Plaine), Sainte-Marie, Le Honack-Orbey (avec Fréland, Le Bonhomme, Labaroche, Lapoutroie), Wihr-au-Val (avec Griesbach, Gunsbach, Walbach, Wasserberg, Zimmerbach), ces fiefs étant liés au duché de Deux-Ponts, à la seigneurie de Bischwiller (Basse-Alsace) ou au comté de Ribeaupierre (Haute-Alsace).
  2. Les princes étrangers possessionnés en France voulant conserver leurs seigneuries, depuis les Réunions de Louis XIV, résider en France ; la plupart des seigneurs allemands résidaient à Strasbourg, sous domination française mais restée nominalement Ville libre d'Empire.
  3. Joseph Delbos, Description géologique et minéralogique du département du Haut-Rhin, Périsse, 1867 (lire en ligne [archive]), p. 435.

Voir aussi

Articles connexes

  • Christian III de Deux-Ponts-Birkenfeld
  • Frédéric-Michel de Deux-Ponts-Birkenfeld

Liens externes

  • Notices d'autorité

17 août 2019

Raoul Charles-François

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Charles-François Raoul

 


Charles François Raoul

VIP


Naissance 5 avril 1759
Liffol-le-Grand (Vosges)
Décès 19 juin 1824 (à 65 ans)
Neufchâteau (Vosges)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1776-1815
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur

Charles François Raoul, né le 5 avril 1759 à Liffol-le-Grand (Vosges), mort le 19 juin 1824 à Neufchâteau (Vosges), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre en service le 1er novembre 1776, au régiment de Bassigny-infanterie, il passe caporal de chasseurs le 9 avril 1780, sergent de fusiliers le 20 décembre 1782, et il est congédié le 9 novembre 1784.

Le 30 août 1791, il est élu capitaine de grenadiers au 1er bataillon de volontaires des Vosges, et il devient chef de ce bataillon le 2 septembre 1793.

Il est promu général de brigade le 2 avril 1794 à l’armée des Ardennes, et il est suspendu le 3 juin suivant par les représentants du peuple. Il est réintégré le 12 août 1794, il rejoint l’armée des Pyrénées occidentales le 17 août, et le 25 septembre il prend le commandement de Bayonne.

Le 10 août 1795, il est employé à l’armée de l’Ouest, comme commandant de La Roche-sur-Yon, puis de Noirmoutier, avant de rejoindre l’armée de Rhin-et-Moselle le 3 décembre 1795. Il est réformé le 14 avril 1796.

Il est rappelé à l’activité le 11 juillet 1799, à l’armée des Alpes, et en février 1800, il est affecté à l’armée d’Italie. Le 6 avril 1800, il passe dans la division du général Lesuire, et le 18 décembre, il rejoint l’armée de Batavie. Le 29 mars 1801, il est non inclus dans la réorganisation des états-majors, et il est mis en congé de réforme le 21 mai 1801.

Le 15 août 1809, il est remis en activité à l’armée du Nord, et il est admis à la retraite le 14 mars 1810.

Pendant les Cent-Jours, il est appelé au commandement du département des Vosges le 15 avril 1815, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 29 avril 1815. Le 13 juin 1815, il est employé à Metz, et le 20 août suivant il est remis en position de retraite.

Il meurt le 19 juin 1824, à Neufchâteau.

Sources

16 août 2019

Appell Pierre

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Pierre Appell

 

Pierre Appell

220px-Pierre_Appell-1933

 
Pierre Appell, député, membre du gouvernement en 1933.
Fonctions
Sous-secrétaire d'État aux travaux publics et au tourisme
1933 – 1933
Gouvernement Daladier I
Député
1928 – 1936
Groupe politique Parti républicain-socialiste
Biographie
Date de naissance 3 juillet 1887
Lieu de naissance Saint-Germain-en-Laye
Date de décès 19 décembre 1957 (à 70 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Père Paul Appell
Fratrie Camille Marbo (sœur)
Enfants Claude Appell Geneviève Appell
Entourage Paul Painlevé
Profession Industriel
Résidence Cherbourg

Pierre Hubert Alexandre Henri Appell, né le 3 juillet 1887 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 19 décembre 1957 à Paris, est un officier de marine, industriel et homme politique français.

Il est notamment directeur de cabinet du président du Conseil, député de la Manche, sous-secrétaire d'État aux travaux publics et au tourisme.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Officier de marine
    • 1.2 Industriel, député, membre du gouvernement
    • 1.3 Décès, postérité
  • 2 Distinctions
  • 3 Œuvres
  • 4 Notes et références
  • 5 Bibliographie
  • 6 Voir aussi
    • 6.1 Articles connexes
    • 6.2 Liens externes

Biographie

Né le 3 juillet 1887 à Saint-Germain-en-Laye, Pierre Appell est le fils du mathématicien Paul Appell (1855-1930), doyen de la Faculté des sciences de Paris, membre de l'Académie des sciences1, et d'Amélie Bertrand2, fille de l'archéologue Alexandre Bertrand (1820-1902)3.

Officier de marine

Pierre Appell est d'abord officier de marine. Ayant intégré l'École navale en 1905, il en sort aspirant de 2e classe en 19071.

Pendant la guerre de 1914-1918, il est enseigne de vaisseau, puis lieutenant de vaisseau à partir de juillet 1917 ; sa conduite pendant la guerre suscite l'admiration et lui vaut des « notes exceptionnellement flatteuses »1. Il commande en second le sous-marin Monge.

Après la guerre, il quitte la Marine en 1919, obtenant sa mise en congé hors cadres en 1920. Passé dans la réserve, il parvient au grade de capitaine de corvette en 1931. Comme parlementaire, il continue à s'intéresser de près aux affaires maritimes et préside la commission de la marine militaire. Il est nommé capitaine de frégate de réserve en février 19451.

Industriel, député, membre du gouvernement

Après avoir quitté le service actif de la Marine en 1919, Pierre Appell rejoint l'industrie, est secrétaire général de l'Office central de chauffe et publie deux livres sur le sujet du chauffage3.

Ami de Paul Painlevé, il devient secrétaire général de l'Assemblée nationale puis directeur de cabinet du président du Conseil Paul Painlevé3.

Pierre Appell est député de la Manche de 1928 à 1936. Républicain-socialiste, il est élu la première fois en avril 1928, au 2e tour de scrutin, dans la circonscription de Cherbourg, puis réélu au 1er tour en 19321. Sa contribution aux travaux parlementaires porte surtout sur la Marine. Membre de trois commissions parlementaires, il est rapporteur de plusieurs projets de loi et intervient dans les débats sur les sujets maritimes. Il devient en 1931 président de la commission de la marine militaire à l'Assemblée1.

Il est sous-secrétaire d'État auprès du ministre des Travaux publics en 1933, dans le 1er cabinet Daladier (31 janvier 1933 - 26 octobre 1933)1, chargé du Tourisme. Il doit défendre devant la Chambre le budget alloué à son département, face aux priorités accordées à la reconstruction4. Il démissionne en octobre 1933, en même temps que le reste du gouvernement1.

Ayant repris place à l'Assemblée nationale, Appell est rapporteur de la commission de la Marine militaire et participe à trois autres commissions, dont la commission des Finances. Il intervient dans les discussions budgétaires, ainsi qu'à propos de la Marine et de la politique étrangère1. Il est battu par Léon Vaur aux élections de 19361, et de nouveau battu après la Seconde Guerre mondiale, aux deux élections à l'Assemblée nationale constituante, avec le Mouvement républicain populaire puis le Rassemblement des gauches républicaines5.

Pierre Appell abandonne alors la vie politique et reprend sa carrière dans l'industrie. Il est administrateur et président de sociétés, notamment président d'une société de peintures5.

Décès, postérité

Il meurt à Paris le 19 décembre 19575.

  • Il avait épousé Jeanne Dainville2, nièce de Paul Painlevé. Ils ont quatre enfants3,6 :
    • Paul Maurice Appell (1913-), président de sociétés, membre du bureau du CNPF ;
    • Jean-Robert Appell (1914-1945), résistant, déporté, mort pour la France ;
    • Claude Appell (1921-1976), écrivain pour la jeunesse, directeur de collections ;
    • Geneviève Appell (1924-), psychologue.

Il s'est remarié ensuite avec Yvonne Salmon3.

Distinctions

  • Commandeur de la Légion d'honneur, avril 1946 (chevalier, mai 1918 ; officier, mai 1925, reçu par son père)2.
  • Croix de guerre 1914-1918.

Œuvres

  • Les économies de combustibles. Conduite rationnelle des foyers, Paris, Gauthier-Villars, 1923, 342 p.
  • Les économies de combustibles. Combustibles inférieurs et de remplacement, Paris, Gauthier-Villars, 1926, 203 p.
  • La naissance d'un grand port moderne, 1929, 12 p.
  • Le Capitaine de vaisseau de La Bretonnière, inventeur du port de Cherbourg, Cherbourg, E. Morel, 1930.
  • Précis de mécanique rationnelle, Paris, Gauthier-Villars, 1934, 5e éd.
  • La Soirée du 6 février 1934 à la Concorde, in Rapport fait au nom de la Commission d'enquête chargée de rechercher les causes et les origines des évènements du 6 février 1934..., Paris, Impr. de la Chambre des députés, 1934.
  • Le Klingenthal et sa manufacture d'armes blanches, histoire d'un village alsacien, Colmar, Éditions de l'Académie d'Alsace, 1957.

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Pierre Appell », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]].
  2. a, b et c « Cote 19800035/0112/14128 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture.
  3. a, b, c, d et e Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l'année 1957, Paris, Hachette, 1957, p. 13.
  4. Cédric de Fougerolle, « Pierre Appell », dans Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989, Paris, Perrin, 1990.
  5. a, b et c « Pierre Appell », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1940-1958), La Documentation française, 1988-2005 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]].
  6. Bottin mondain, éditions successives.

Bibliographie

  • « Pierre Appell », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]].
  • « Pierre Appell », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1940-1958), La Documentation française, 1988-2005 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]].
  • Cédric de Fougerolle, « Pierre Appell », dans Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989, sous la direction de Benoît Yvert, Paris, Perrin, 1990.
  • « M. Appell (Pierre) », dans Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l'année 1957, Paris, Hachette, 1957, p. 13.
  • Who's Who in France, XXe siècle, Levallois-Perret, Lafitte, 2001.
  • Bibliothèque nationale de France, Catalogue général.
  • Camille Marbo (sa sœur), À travers deux siècles, souvenirs et rencontres (1883-1967), Paris, Grasset, 1967.

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des députés de la Manche
  • Gouvernement Édouard Daladier (1)

Liens externes

 

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15 août 2019

Rochette Raymond

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Raymond Rochette

 

 

Raymond Rochette

260px-Raymond_Rochette_devant_l'esquisse_des_'Pelleteurs'

Raymond Rochette devant l'esquisse des "Pelleteurs"
Naissance
25 mai 1906
Le Creusot
Décès
26 décembre 1993 (à 87 ans)
Le Creusot
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Artiste peintre
Formation
Autodidacte
Influencé par
Louis Charlot
Œuvres principales
Les marteaux pilons, Les cheminées, Usinage

Raymond Rochette est un artiste peintre français, né le 25 mai 1906 au Creusot et mort le 26 décembre 1993 au Creusot.

Né aux frontières de la forêt morvandelle et de l’usine du Creusot, ses premières huiles représentent les paysages du Morvan, des scènes de la vie rurale et de nombreux portraits.

Dès son enfance, il est fasciné par l’univers de la métallurgie lourde. Du Maroc, où il réalise son service national, il rapportera des paysages lumineux, mais dès cette époque il écrit à ses parents « Je crois qu’il serait intéressant de peindre les hommes au travail, suant, rouges avec les énormes machines, la poussière et la vapeur ».

En 1949, (13 ans après sa première demande), il obtient l’autorisation d’entrer dans l’usine et d’y peindre. Rapidement accepté par les ouvriers, il les représente de plus en plus souvent, minuscules à côté des machines qu’ils dominent, ou en centre de tableaux. Pendant 70 ans, Raymond Rochette n’a cessé de peindre : un paysage, un visage, un fruit, des objets simples, tout fascinait son regard. Il décède en 1993 dans sa maison natale.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Études
    • 1.2 Service militaire et période de Guerre
    • 1.3 Métier
    • 1.4 Famille
  • 2 Sa peinture
    • 2.1 Influences
    • 2.2 Évolution
    • 2.3 Autres réalisations
    • 2.4 Actualités
  • 3 Musées
  • 4 Bibliographie
  • 5 Articles connexes
  • 6 Liens externes

Biographie

Raymond Rochette est né le 25 mai 1906 au Creusot dans une vaste maison construite par son grand-père, maison dans laquelle sa mère est née et où ses enfants naîtront. Il est le second d’une famille de trois garçons. De cette maison, il percevait l’usine et ses bruits ce qui suscita chez lui une vive curiosité et un grand intérêt pour ce monde ; c’est là que travaille son père et que travailleront ses deux frères.

Études

Après sa scolarité, aux écoles Schneider, il est reçu premier au concours d’entrée à l’école normale de Mâcon ; c’est là que se confirme son autre passion : la pédagogie de l’enfant.

Service militaire et période de Guerre

Lors de son service national, au Maroc, (novembre1926 à février1928) il réalise plusieurs natures mortes ainsi que des paysages ensoleillés. Mobilisé dans les chemins de fer d’août 1939 à août 40, il note en particulier dans ses lettres la réalisation de nombreux portraits donnés aux intéressés.

Métier

Nommé instituteur à l’école de la Marolle, il enseignera pratiquement pendant toute sa carrière dans une classe double (maternelle et cours préparatoire) et restera passionné par cette période épanouissante de la vie de l’enfant. L’école est située tout en haut d’une colline, qui penche d’un côté vers sa maison et le village de Saint Sernin du Bois, de l’autre vers la ville et l’usine du Creusot.

Famille

Marié en décembre 1941 à Andrée, (infirmière et assistante sociale), ils auront 4 enfants nés en 1943, 44, 46 et 48). Il décède le 26 décembre 1993.

Sa peinture

Influences

Dès l’adolescence, Raymond Rochette écoute avec une grande attention les conseils de ses maîtres. « Comme j’avais 14 ou 15 ans et que l’on me destinait au dessin industriel, j’appris donc à dessiner ; mais la feuille d’acanthe ne me servit pas de modèle, elle était remplacée par des bielles, des manivelles, des coussinets… ». Par la suite, il présentera régulièrement ses toiles à la critique des artistes régionaux : Edmond Chaine, puis Honoré Hugrel. C’est lui qui met Raymond Rochette en contact avec le peintre Jules Adler. Si Adler et Rochette n’appartiennent pas à une même génération, leur sensibilité est proche ; Adler est venu au Creusot en 1899, et les grèves de cette époque lui ont inspiré un grand tableau. C’est lui qui le parrainera à la Société des artistes français et en 1949, lorsque Rochette obtiendra l’autorisation de peindre dans l’usine, il lui exprimera son plaisir d’apprendre une telle nouvelle. Dès 1933, Rochette a fait la connaissance du peintre Louis Charlot dont il suivra les conseils jusqu’à son décès en 1951. Au fil des jours ils deviendront de plus en plus proches et partageront les joies et les peines des deux familles.

Évolution

Pendant 70 ans, la soif de peindre de Raymond Rochette est insatiable ; malgré ses nombreux échanges avec des peintres Parisiens et de province, malgré ses nombreuses lectures artistiques, ses voyages à Paris, en Italie, au Maroc, il reste en dehors des écoles et des tendances tout en réussissant à être un peintre témoin de son temps.

Avant la guerre, ses sources essentielles d’inspiration sont les scènes de vie en Morvan, les vues du Creusot et de nombreux portraits. Pendant la guerre, les difficultés pour trouver du matériel le conduisent à réaliser une peinture très lisse, et une cinquantaine de tableaux de cette époque sont peints recto/verso.

Mais son obsession reste cette envie de représenter la vie dans les ateliers. C’est en 1949, c’est-à-dire 13 ans après sa première demande, que Raymond Rochette obtient l’autorisation de venir y peindre ; « J’aime les machines comme on peut aimer les fontaines de Provence ; les ateliers me font penser aux nefs des cathédrales, et leurs lueurs aux fêtes nocturnes sur le grand canal. Les danseurs de l’opéra n’ont pas de gestes plus beaux que ceux des ouvriers, Claude Lorrain peignant ses palais n’avait pas de plus pure joie que celle que j’éprouve en dessinant les ateliers, le foisonnement des titanesques assemblages métalliques me donne la joie du Piranèse, mais c’est la joie de Le Nain que je goûte en en glorifiant soudeurs, meuleurs, lamineurs qui deviennent dans mes tableaux les magiciens d’une flamboyante forêt, celle de la métallurgie lourde. » En 1962, il apprend la construction de l’immense usine de Dunkerque et passe ses congés d’été à en peindre l’évolution. Très intéressé aussi par la mine, il descendra à plusieurs reprises au fond et en rapportera des paysages et des portraits de mineurs saisissants.

Malgré cette soif de peindre le milieu industriel, tous les sujets, même les plus communs, lui donnent le désir le les peindre ; il est un peintre de l’actualité, du quotidien, fixant dans tous les aspects de son environnement le temps qui passe.

Autres réalisations

Dans le domaine de la peinture, Rochette s’oriente régulièrement vers de nouvelles recherches qui n’ont jamais toutefois pris le pas sur la perception personnelle qu’il a de son environnement. En dehors des peintures à l’huile, il a réalisé de nombreux dessins et encres de chine, des gravures, des mosaïques, et des terres cuites.

À partir de 1968, il est sensible à la ressemblance qu’il perçoit entre le gigantisme des ateliers et la dimension des cathédrales, entre les odeurs de ces deux milieux et les couleurs des ateliers à chaud lui rappellent celles des vitraux. Cette parenté de perceptions le conduit à réaliser des tableaux impressionnants en métal avec inclusions de blocs de verre colorés. Dans sa bibliothèque sont classés d’innombrables photos et des films dans lesquels il témoigne de cette époque ; cet ensemble reste à ce jour, en grande partie à exploiter.

Actualités

Depuis 2006, centenaire de sa naissance, de nombreuses expositions ont eu lieu en région Bourgogne, mais aussi en Allemagne (au Rheinisches Industriemuseeum d'Oberhausen), au siège social d'Arcelor Mittal Paris; Ses tableaux  participent avec ceux de Maximilien Luce et Fernand Léger à l'exposition "Des artistes à l'usine" au musée de Belfort...

Lors de l'été 2012, ses tableaux ont été exposés durant la seconde quinzaine de juillet à l'Académie de Mâcon. Une exposition"couleurs d'acier", organisée par le Sénat, s'est tenue à Paris, dans le jardin du Luxembourg durant la seconde quinzaine d'août. Près de 4000 personnes ont vu une trentaine de grands formats sur le thème du travail industriel et minier.

Musées

  • Les Romanichels - Musée des Beaux Arts de Dijon. (1937)
  • Hiver au Creusot - Collection de la Ville de Paris. (1951)
  • Les laminoirs - Musée de Saint–Étienne. (1953)
  • Le Blooming - Musée de Chalon-sur-Saône. (1953)
  • Les cheminées - Collection de l’État. (1953)
  • L’équipe de relève - Musée de Saint-Denis. (1954)
  • Les marteaux pilons - Collection de la Ville de Paris. (1955)
  • Usinage - Collection de l’État. (1955)
  • L’oiseau - Musée des Beaux Arts de Dijon. (1965)
  • Le théâtre romain - Musée Rolin, Autun. (1984)
  • Les pelleteurs (fusain) et les pelleteurs (huile) – Ecomusée Le Creusot - Montceau. (2007)

Bibliographie

Livres :

  • Raymond Rochette, un peintre de son temps, Michel Rérolle, Ed. Art et Poésie. 1969
  • Rochette, F. Jondot et F. Roche, Ed. de Larc. 1981
  • Raymond Rochette, dessins. Ed. de l’écomusée de la C. U. le Creusot- Montceau. 1997

Revues :

  • Vents du Morvan, été 2005 : « Raymond Rochette, de la terre à l’usine » ;
  • Bourgogne Magazine, juin 2006 : « Voir l’usine en peinture » ;
  • Musée des arts et métiers, la revue, numéro spécial, octobre 2006 : « Les peintres et la technique, regards croisés » ;
  • Images de Saône-et-Loire n° 168 (décembre 2011) : « Rochette, Cazin, Courtépée... et Autun », article de Jean-Pierre Valabrègue (pages 6 à 9) ;
  • Images de Saône-et-Loire n° 169 (mars 2012) : « Raymond Rochette (1906-1993) », article de Jean-Pierre Valabrègue (pages 10 et 11) ;
  • Images de Saône-et-Loire n° 72 (Noël 1987) : « Rochette du Creusot », article de Pierre Chaffiotte (pages à 13) ;
  • Images de Saône-et-Loire n° 46 (été 1981) : « Le peintre du Creusot Raymond Rochette », article de Martine Chauney (pages 15 à 17).

Articles connexes

Liens externes

 

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14 août 2019

de Marcé Louis Henri François

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Louis Henri François de Marcé

 

Louis Henri François de Marcé

VIP


Naissance 12 juin 1731
Chinon (Indre-et-Loire)
Décès guillotiné le 29 janvier 1794 (à 62 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1745-1794
Distinctions Chevalier de Saint-Louis

Louis Henri François de Marcé , né le 12 juin 1731 à Chinon (Indre-et-Loire), mort guillotiné le 29 janvier 1794 à Paris, est un général de division de la Révolution française.

Biographie

Il commence sa carrière dans le régiment de Crillon devenu de la Tour du Pin à l'âge de 13 ans. Il a été aide maréchal-général des logis de l’armée du roi en Corse, ainsi que lieutenant-colonel du régiment des grenadiers royaux d’Artois. Il est titulaire de la croix de chevalier de Saint-Louis.

Le 26 juin 1771 il épouse à Chinon Catherine Louise Le Roy de la Sauvagère.

Il est nommé colonel le 29 février 1769, et maréchal de camp le 21 septembre 1788. Il est promu général de division le 13 mai 1792 et en 1793, il est affecté à l’armée de l’Ouest, comme commandant de la 12e division militaire.

C'est au cours de cette affectation pour lutter contre les Vendéens que survient, après quelques succès, la défaite de ses troupes à Pont-Charrault. Cet épisode ne lui est pas pardonné et le tribunal révolutionnaire de Paris lui reproche une trahison.

Il est condamné à mort et guillotiné le 29 janvier 1794, comme traître à la patrie, en favorisant les progrès des rebelles de la Vendée.

Sources

  • François Alexandre Aubert de la Chenaye Desbois, Dictionnaire de la noblesse de France, imprimerie Nationale, 1775, p. 496.

13 août 2019

de Florian Marthe

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Marthe de Florian

 
Marthe de Florian

Boldini_Marthe_de_Florian

Biographie
Naissance
9 septembre 1864

Paris (18e), France
Décès
29 août 1939
(à 74 ans)
Paris (9e), France
Nom de naissance
Beaugiron
Nationalité
Française

Marthe de Florian, née Mathilde Héloïse Beaugiron à Paris le 9 septembre 1864 et morte à Paris le 29 août 1939, est une actrice de théâtre et courtisane française de la Belle Époque. Elle est connue pour ses amours avec Georges Clemenceau (avant qu'il ne devienne Président du Conseil), Pierre Waldeck-Rousseau, Paul Deschanel, Gaston Doumergue et l'artiste peintre italien Giovanni Boldini. Son histoire a été redécouverte en 2010, avec son appartement parisien du 2 square La Bruyère (9e arrondissement), resté fermé pendant des décennies1.

Sommaire

  • 1 Enfance et jeunesse
  • 2 L'appartement
  • 3 Le Portrait
  • 4 Sources
  • 5 Notes et références
  • 6 Article connexe

Enfance et jeunesse

Marthe de Florian est née dans le 18e arrondissement de Paris, fille ainée de Jean Beaugiron (1837–1875) et d'Henriette Eloïse Bara (1844–1891) couple marié en 1864. Elle eut deux frères Jules Louis Beaugiron (1866–1866) et Jules Beaugiron (1870–1871) et une sœur, Henriette Joséphine Beaugiron (1868–?).

Le 12 octobre 1882 à 18 ans, elle donne naissance à Henri Beaugiron (1882–1883), de père inconnu. L'enfant né au 69 Rue Condorcet 9e arrondissement. L'enfant meurt à 3 mois.

Le 7 avril 1884 à 19 ans, Marthe de Florian donne naissance à un second fils appelé aussi Henri Beaugiron (1884–1966), né 100 Rue Saint-Lazare. Il passe sa vie à Paris et meurt en mai 1966, en ayant vécu 2 Square La Bruyère. Son père est probablement Auguste Albert Gaston Florian Mollard, qui aurait donné à Marthe son nom "de Florian". Marthe de Florian rivalise avec Émilienne d'Alençon parmi les beautés de son temps.

L'appartement

Le dernier appartement de Marthe de Florian est situé 2 Square La Bruyère dans le 9e arrondissement de Paris, près de La Sainte-Trinité. Elle y meurt en 1939. Son fils, Henri Beaugiron, écrivain et témoin du décès de sa mère, vivait dans l'appartement en 19391. La petite fille de Marthe, Solange Beaugiron (1919–2010), fille de Henri, aurait hérité de l'appartement qu'elle aurait quitté pour le Sud de la France sous l'occupation. Elle est morte en 20102 et l'appartement est devenu célèbre comme appartement fermé pendant soixante ans3.

Le Portrait

Parmi les objets de l'appartement, un portrait de l'actrice dans une robe en mousseline rose, peint par Giovanni Boldini. Ce tableau était resté inconnu, jamais répertorié, ni exposé. Le tableau date de 1898, alors que Marthe de Florian avait 34 ans. Ce tableau a été vendu aux enchères 2.1 million €.

Sources

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais

Notes et références

Article connexe

  • Condition des femmes en Occident à la Belle Époque

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12 août 2019

Olivier Fernande

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Fernande Olivier

 

Fernande Olivier

260px-Jean_Agélou_-_018

Fernande Olivier photographiée par Jean Agélou
Naissance
6 juin 1881


Paris

Décès
29 janvier 1966

(à 84 ans)
Paris

Nom de naissance
Amélie Lang
Nationalité
Française
Activités
Chorégraphe, peintre, mannequin

Fernande Olivier, de son vrai nom Amélie Lang, née le 6 juin 1881, et morte le 29 janvier 1966, fut la compagne de Pablo Picasso, entre 1904 et 19091.

Sommaire

  • 1 Fernande Olivier et Picasso
  • 2 Mention littéraire
  • 3 Publications
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Liens externes

Fernande Olivier et Picasso

Picasso s'est fortement inspiré de son modèle, Fernande Olivier, qu'il rencontre en même temps que Guillaume Apollinaire et Edmond-Marie Poullain, au Bateau-Lavoir en 1904, au début de sa période rose. Elle est la première des compagnes de Picasso, et inspire de nombreuses œuvres de sa période cubiste. Les œuvres les plus remarquables représentant Fernande Olivier sont les sculptures cubistes de Picasso de bustes féminins, réalisées entre 1907 et 1909, ainsi qu'il est admis que l'une des Demoiselles d'Avignon la représente1. Elle quitte Picasso en 1909.

Paul Léautaud évoque Fernande Olivier dans son Journal et Gertrude Stein dans son livre Autobiographie d'Alice Toklas.

Les années qui suivent sa séparation avec Picasso sont difficiles. Elle multiplie les petits emplois, garde le fils de Pierre Hodé lorsque celui-ci est mobilisé en 1917-1918, travaille pour Paul Poiret, récite des vers au Lapin Agile, est employée par un antiquaire, puis par un galeriste, etc2. Elle partage un moment la vie d'un comédien, Roger Karl, puis vit seule, dans le dénuement. Picasso lui vient en aide à la fin des années 1950. Elle décède le 29 janvier 1966, ayant écrit deux livres de souvenirs.

Mention littéraire

Dans son Journal littéraire du 4 juillet 1931, Paul Léautaud évoque sa rencontre avec Fernande Olivier

« Elle m’a parlé de Picasso. Garde un excellent souvenir de lui. Est atteinte quand on dit devant elle du mal de lui, ou qu’on dit qu’il est malade. Il a été très bon pour elle, bien qu’il la trompât. Un vrai père. Même les jours qu’il n’avait pas de quoi manger, il trouvait le moyen de lui apporter une gentillesse, un flacon de parfum, par exemple, de trois francs, c’est entendu, mais enfin une gentillesse. Elle était jeune, pas d’expérience de la vie, elle a pris les choses au tragique, elle est partie, avec onze francs dans sa poche, abandonnant tout, même ce qui lui appartenait. Une folie ! Elle serait aujourd’hui Mme Picasso, riche, tranquille, la vie assurée. »

— Journal littéraire (1931), Paul Léautaud.

Publications

  • Neuf ans chez Picasso : I Picasso et ses amis ; II : La naissance du cubisme ; III : L'Atelier du boulevard de Clichy, articles parus les 15 mai, 15 juin et 15 juillet 1931 dans Le Mercure de France3.
  • Souvenirs intimes, écrits pour Picasso, édition posthume de son journal, Éditions Calmann-Lévy, 1988

Notes et références

  1. a et b Marie-Laure Bernadac et Androula Michael, Picasso. Propos sur l'art, éditions Gallimard, coll. « Art et artistes », 1998, p. 60-61, (ISBN 2-07-074698-4).
  2. Franck 1998, p. 192.
  3. « Fernande Olivier (1881-1966) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France » [archive], sur data.bnf.fr (consulté le 22 mai 2018)

Annexes

Bibliographie

  • Picasso et ses amis, préface de Paul Léautaud, première édition chez Stock en 1933
  • Dan Franck, Bohèmes. Les aventuriers de l’Art moderne (1900-1930), Éditions Calmann-Lévy Livre de poche, 1998, 637 p., p. 97-104, 132-145, 193.
  • (en) Jonathan Jones, « Head of a Woman (Fernande), Picasso (1909) », The Guardian,‎ 7 avril 2001 (lire en ligne [archive]).
  • Une série de bande dessinée, intitulée Pablo, de Julie Birmant et Clément Oubrerie, retrace la vie de Pablo Picasso à Montmartre. Tome 1 : Max Jacob, Dargaud, janvier 2012 (ISBN 978-22-0506-9365) ; tome 2 : Apollinaire, Dargaud, septembre 2012 (ISBN 978-22-0507-0170) ; tome 3 : Matisse, Dargaud, avril 2013 (ISBN 978-22-0507-0187) ; tome 4 : Picasso, Dargaud, 2014 (ISBN 978-22-0507-1160). Ces volumes prennent Fernande Olivier pour narratrice.
  • Amy Licence, Bohemian Lives, three extraordinary women, Ida Nettleship, Sophie Brzeska and Fernande Olivier, éditions Amberley Publishing, 2017

Liens externes

  • Notices d'autorité

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de Comarieu de Montalembert Marie-Joséphine

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Marie-Joséphine de Comarieu de Montalembert

 

 

Marie-Joséphine de Comarieu de Montalembert

220px-Isabey_Portrait_de_la_marquise_de_Montalembert_1790

Portrait par Jean-Baptiste Isabey, 1790.
Nom de naissance Marie-Joséphine de Comarieu
Alias
Marquise de Montalembert
Naissance 1760
Bordeaux
Décès 24 juillet 1832
Flag of France.svg Paris (France)
Activité principale
Romancière

Marie-Joséphine de Comarieu, marquise de Montalembert, née à Bordeaux en 17601, morte à Paris le 24 juillet 1832 est une femme de lettres et salonnière française.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Réception du roman Élise Duménil
  • 3 Notes et références
  • 4 Œuvres
  • 5 Sources

Biographie

Première épouse en 1770 du marquis Marc-René de Montalembert, maréchal de camp, savant et hommes lettres. Possédant un réel talent d’actrice de société, son mari avait composé pour elle quelques petites pièces qui eurent du succès grâce à son jeu. C’est peut-être de la marquise de Montalembert qu’il est question dans les Nuits de Paris et dans les mémoires de Rétif de la Bretonne, qui la rencontra chez Le Peletier de Morfontaine en 1785.

Durant la Révolution, elle passe en Angleterre. Abandonnée par son mari, et doit à la générosité d’une de ses sœurs de pouvoir subsister à Londres. Elle y publie, à compte d'auteur, un recueil de 6 sonates pour le clavecin ou le fortepiano en 1794. Son époux obtient le divorce et convole en secondes noces avec la fille de Claude "saigneur" Cadet.

Réception du roman Élise Duménil

Elle compose Élise Duménil, Paris, an 9, 6 vol. in-12. Un style pur, souvent harmonieux et quelquefois élevé, caractérise ce roman, qui offre beaucoup d’intérêt. Les situations touchantes y sont en grand nombre ; l’action est peu compliquée et le dénouement du plus grand effet2.

Ce roman offre quelques détails intéressants sur l’Angleterre, et des observations sur les arts et les monumens, que l’auteur dit avoir tirés de l’essai sur les causes de la perfection de la sculpture antique, par L. de Gillier. Le fond du roman est vrai, à quelques circonstances près, et son exposition n’est pas sans intérêt ni sans mérite3.

Notes et références

Œuvres

Sources

  • Édouard Féret, Statistique générale : topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde, t. 3, G. Masson et Émille Lechevalier, 1889, 389 p. (lire en ligne [archive]), p. 67.
  • Jean-Gabriel Peltier, Paris pendant l’année… : XIXe siècle, Paris, De l’Imprimerie de T. Baylis, 1801 (lire en ligne [archive])
    Critique de Élise Duménil.

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11 août 2019

de Montalembert Marc-René

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Marc-René de Montalembert (1714-1800)

 

Marc-René de Montalembert

280px-Marc-rené

 
Portrait de Marc-René, marquis de Montalembert par Quentin de La Tour (XVIIIe siècle)
Versailles, Musée national du Château et des Trianons

Naissance 16 juillet 1714
Angoulême (Royaume de France)
Décès 28 mars 1800 (à 85 ans)
Paris (Consulat français)
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Monarchie constitutionnelle française Monarchie constitutionnelle française
Drapeau de la France République française
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1733-1800
Conflits Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Membre de l'Académie des sciences
Autres fonctions Lieutenant-général en Saintonge et Angoumois
Maître de forge
Famille Famille de Montalembert

Marc-René, marquis de Montalembert, né à Angoulême le 16 juillet 1714 et mort à Paris le 28 mars 1800, est un général, homme de lettres et ingénieur français, spécialisé dans les fortifications défensives.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Origines et famille
    • 1.2 Carrière militaire
    • 1.3 Ingénieur
    • 1.4 Vie publique
  • 2 Principales publications
  • 3 Notes et références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Articles connexes
    • 4.3 Liens externes

Biographie

Origines et famille

Article détaillé : Famille de Montalembert.

Carrière militaire

Seigneur de Maumont, Juignac, Saint-Amant, Montmoreau, la Vigerie et Forgeneuve, il entre comme cornette au régiment de Conti-Cavalerie le 1er juin 1733, il y fait les campagnes de la guerre de succession de Pologne, et il est promu au grade de capitaine le 25 mars 1734. Le 10 juillet 1742, lors de la guerre de succession d'Autriche, il est nommé capitaine des gardes du prince de Conti, qu'il suit à l'armée de Bavière en 1743, et en Italie en 1744, puis il reçoit une commission de mestre de camp de cavalerie le 18 octobre 1745, et fait en cette qualité, à l'armée du Bas-Rhin, la campagne de 1745.

Portrait de Marc-René de Montalembert.

Il devient chevalier de Saint-Louis le 15 avril 1746. Il fait la campagne de Flandre cette même année. Il est pourvu le 20 mars 1752 de la charge de lieutenant-général en Saintonge et Angoumois, et le 4 juillet suivant, de celle de troisième cornette des chevau-légers de la garde. Pendant la guerre de Sept Ans (1756 - 1763), le marquis de Montalembert est envoyé dans les armées suédoises (en 1757 et 1758) puis russes (1759 et 1760) afin d'y jouer un rôle de conseiller et d'expert militaire. Il retourne en France en 1761 et, à cette occasion, est promu maréchal de camp le 20 février 1761 par le duc de Choiseul.

Il est élevé au grade de général de division le 23 février 1793.

Ingénieur

Il est le créateur d'un nouveau système de fortifications dont le succès fut incontestablement prouvé aux sièges de Hanovre et de Brunswick, et utilisé par le gouvernement. Mais ce système changeait une partie des idées reçues et, en forçant le génie militaire à sortir du terre-à-terre et de la routine, il souleva l'opposition et les attaques très vives d'un grand nombre d'adversaires (qu'il eut peut-être le tort d'aigrir encore par des réponses imprimées, dans lesquelles il avait trop raison dans le fond pour en adoucir la forme). Cette polémique et cette opposition causèrent au marquis de Montalembert des dégoûts amers.

Entre 1776 et 1794, il publie les onze volumes de son ouvrage capital, " la fortification perpendiculaire, ou l'art défensif supérieur à l'art offensif ".

Montalembert milite pour des fortifications dotées d'une grande puissance de feu grâce à l'emploi de canons plus puissants qu'à l'époque de Vauban. Il remet en question le tracé bastionné, lui préférant des forts dotés d'un tracé polygonal, dont les fossés sont toujours protégés par des caponnières, mais dotés de tours à canons. Ses forts sont, de plus, dépourvus d'ouvrages de défense avancée. Prenant en compte les progrès de l'artillerie, Montalembert recommande d'éloigner la zone des combats de l'enceinte des places fortes. Les forts distants d'une dizaine de kilomètres font front à l'ennemi et se flanquent mutuellement.

Vie publique

Buste de 1805 de Montalembert à Ruelle, « Au grand citoyen »

Il est élu associé libre à l'Académie des sciences en 1747. En 1750 il rachète un moulin à papier sur la Touvre à Ruelle, qu'il convertit en forge à canons. Avec cette forge, celle de Forgeneuve à Javerlhac en Périgord et d'autres forges qu'il prend à ferme, il propose de fournir à la marine les canons de fonte de fer dont elle avait besoin. Sa proposition est acceptée le 17 septembre 1750 et la forge devient fonderie à canons pour la marine du roi en 17531.

À la suite de conflits d'ordre technique et financier, le gouvernement du roi Louis XV prend le contrôle de la forge en 1755 sans offrir aucune indemnité au marquis.

Après de longues procédures judiciaires pour faire reconnaître sa propriété en Angoumois, Montalembert revend en 1774 Ruelle et Forgeneuve au comte d'Artois (le futur Charles X), qui la cède au roi Louis XVI en 1776. Le marquis obtient alors une indemnité de 20 000 livres de rentes qu'il ne touchera jamais1.

Article détaillé : Fonderie de Ruelle.

À demi ruiné, il reprend alors sa carrière militaire pendant la guerre de Sept Ans. Il présente au duc de Choiseul, alors ministre, son Mémoire sur les fortifications. Ses plans, en avance sur leur temps, sont amèrement critiqués et jugés trop chers (la construction d'un fort dépassant le million de livres), et les canons de trop fort calibre risquent de mettre à l'épreuve la solidité de l'édifice.

Ce rejet contraint Montalembert à mettre lui-même ses théories en pratique : En 1757, le premier fort de la Rade (pointe Sainte-Catherine de l'île d'Aix) est détruit par la flotte anglaise de l'amiral Hawke. Assisté de Choderlos de Laclos, il construit à ses frais en 1778 sur le même emplacement un ouvrage casematé à trois niveaux de feu qui ne coûte que 800 000 livres.

Cet ouvrage est déconstruit en 17832, mais les Allemands s'inspirent de ses plans pour édifier le fort de Coblence,

Au XIXème siècle, d'autres forts conformes à ses principes sont érigés, comme le fort Boyard au large de l'île d'Aix.

La fortification perpendiculaire rencontre plus de succès auprès des ingénieurs militaires étrangers, notamment austro-sardes. Ainsi, le site fortifié de l'Esseillon terminé en 1834 est une parfaite concrétisation des idées architecturales de Marc René de Montalembert. Parmi les ouvrages le composant, le fort Marie-Christine est le plus fidèle aux conceptions novatrices du marquis : En forme d'hexagone, il permet une concentration de tirs d'artillerie perpendiculaires dans un espace restreint. 

Arrive la Révolution que le marquis l'accepte franchement. D'abord effrayé par la loi des suspects, il émigre. Il revient lorsque l'Europe se coalise contre la France et offre ses services et son expérience militaire au Comité de salut public1.

On le voit, le marquis de Montalembert avait joui d'une brillante fortune, en partie aliénée par vingt ans de travaux et de spéculation industrielle. Cependant lorsque les guerres révolutionnaires imposent à la France des dépenses colossales, il renonce au bénéfice d'une pension militaire qu'il devait à la perte d'un œil. Il meurt à Paris le 28 mars 1800, à l'âge de 85 ans, doyen des généraux et des membres de l'Académie des sciences. Quelques mois avant sa mort, il avait lu à l'Institut un Mémoire sur les affûts de la marine. Montalembert est l'auteur d'un important traité sur les fortifications militaires ainsi que de trois comédies. Il a par ailleurs inspiré Raymond Adolphe Séré de Rivières, qui est surnommé le « Vauban du XIXe siècle ».

Principales publications

Marc-René de Montalembert fut "associé libre de l’Académie royale des sciences, à partir de 1747, et membre de l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg3"

  • Essai sur l'intérêt des nations en général et de l'homme en particulier (1749)
  • Cheminée poêle ou poêle françois. Mémoire lû à la rentrée publique de l'Académie royale des Sciences, le 12 novembre 1763 (Lire en ligne [archive])
  • La Fortification perpendiculaire, ou essai sur plusieurs manières de fortifier la ligne droite, le triangle, le quarré et tous les polygones, de quelqu'étendue qu'en soient les côtés, en donnant à leur défense une direction perpendiculaire (5 volumes, 1776-1784)
  • Supplément au tome cinquième de la Fortification perpendiculaire, contenant de nouvelles preuves de la grande supériorité du système angulaire sur le système bastionné. L'on y a joint I ̊ un supplément relatif aux affûts à aiguille propre à monter l'artillerie des vaisseaux ; II ̊ un supplément au chapitre IXe du cinquième volume, qui traite des différentes méthodes à employer pour la défense d'une rade (1786)
  • L'Art défensif supérieur à l'offensif, ou la Fortification perpendiculaire, contenant de nouvelles preuves de la grande supériorité du système angulaire sur le système bastionné, divers mémoires avec une addition à la théorie des embrasures, donnée au chapitre cinquième du deuxième volume (1793)
Correspondance
  • Correspondance de M. le marquis de Montalembert, étant employé par le roi de France à l'armée suédoise, avec M. le marquis d'Havrincour, ambassadeur de France à la cour de Suède, M. le maréchal de Richelieu, les ministres du roi à Versailles, MM. les généraux suédois, et autres, etc., pendant les campagnes de 1757, 58, 59, 60 et 61, pour servir à l'histoire de la dernière guerre (3 volumes, 1777)
Théâtre
  • La Statue, comédie en 2 actes, en prose, mêlée d'ariettes, Paris, Théâtre de l'hôtel de Montalembert, août 1784, [lire en ligne [archive]]
  • La Bergère de qualité, comédie en 3 actes, mêlée d'ariettes, Paris, Théâtre de l'hôtel de Montalembert, 24 janvier 1786 [lire en ligne [archive]]
  • La Bohémienne supposée, comédie en 2 actes, mêlée d'ariettes, Paris, Théâtre de l'hôtel de Montalembert, 7 mars 1786 [lire en ligne [archive]]

Notes et références

  1. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 306-308
  2. Le fort de la Rade actuel est reconstruit au même emplacement sous Napoléon Ier.
  3. Jânis Langins, « Un discours prérévolutionnaire à l’Académie des sciences : L’exemple de Montalembert », Annales historiques de la Révolution française, Paris, no 320 : XVIIIe siècle,‎ 2006 (lire en ligne [archive]).

Voir aussi

Bibliographie

  • Yvon Pierron, Marc René, marquis de Montalembert, 1714-1800 : Les Illusions perdues, Arléa, 2003, 300 p.

Articles connexes

  • Fonderie de Ruelle

Liens externes

  • Notices d'autorité

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10 août 2019

Corot Jean-Baptiste Camille

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Jean-Baptiste Camille Corot


Jean-Baptiste Corot
ou Camille Corot

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Jean-Baptiste Corot par Nadar.
Naissance
16 juillet 1796
Paris
Décès
22 février 1875 (à 78 ans)
Paris
Nom de naissance
Jean-Baptiste Corot
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre, graveur
Formation
Académie de Charles Suisse
Maîtres
Achille Etna Michallon, Jean-Victor Bertin
Élève
Charles Le Roux, Stanislas-Henri Rouart
Influencé par
Achille-Etna Michallon
A influencé
Alfred Sisley
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ (1846)
Officier de la Légion d'honneur (1867)
signature de Jean-Baptiste Corot ou Camille Corot
signature

Jean-Baptiste Camille Corot, né le 16 juillet 1796 à Paris où il est mort le 22 février 1875, est un peintre et graveur français.

Il passa longtemps pour un peintre amateur qui avait tout loisir de voyager non seulement un peu partout en France, mais aussi en Italie, où il résida à trois reprises. Au cours de ses pérégrinations, il ne cessa de peindre des paysages idylliques, généralement étoffés de petits personnages, selon les règles du paysage classique. Connu pour sa philanthropie, il est aussi l'un des fondateurs de l'école de Barbizon.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Jeunesse et années de formation
    • 1.2 Le début d’une carrière
    • 1.3 La maturité
  • 2 Influence
  • 3 Œuvres
  • 4 Distinctions
  • 5 Collections publiques
    • 5.1 En Belgique
    • 5.2 En France
    • 5.3 En Suisse
  • 6 Réception critique
  • 7 Élèves
  • 8 Hommage
  • 9 Rétrospectives notables
  • 10 Notes et références
  • 11 Annexes
    • 11.1 Bibliographie
    • 11.2 Articles connexes
    • 11.3 Liens externes

Biographie

Jeunesse et années de formation

Jean-Baptiste Camille Corot est né le 16 juillet 17961 au numéro 125 de la rue du Bac, à Paris2. Corot est issu d’une famille de commerçants aisés : sa mère, Marie-Françoise Corot (1768-1851), née Oberson, était d’origine suisse, et son père, Jacques Louis Corot (1771-1847), d'origine bourguignonne. Ils tiennent un magasin de mode réputé3, à l’angle de la rue du Bac et du quai Voltaire, à Paris4. Les Corot ont deux autres enfants, Annette Octavie (1793-1874) et Victoire Anne (1797-1821) qui vivent à l'étage au-dessus du magasin5.

Corot, la palette à la main (vers 1830). Huile sur toile, 33 × 25 cm, Florence, Corridor de Vasari, galerie des autoportraits de la galerie des Offices.

Corot fait des études sans éclat à la pension Letellier à Paris (1803-1807), puis au lycée Pierre-Corneille de Rouen (1807-1812)6. Le dimanche, il est accueilli par des amis de ses parents, les Sennegon, auprès desquels il apprendra à aimer la nature, famille dont le fils, Laurent Denis Sennegon épousera la sœur du peintre en 1817. Au sortir du pensionnat du lycée de Poissy en 18157, il est placé par son père chez deux marchands de drap successivement, à Paris (Ratier, rue de Richelieu où le nouvel apprenti se révèle un si piètre vendeur que son patron l'emploie comme commis coursier, et en 1817 Delalain, rue Saint-Honoré8). Mais le jeune homme n’a guère de goût pour le commerce, et suit des cours de dessin à l'Académie de Charles Suisse du quai des Orfèvres le soir2. En 1822, alors que son père veut « l'établir » en lui offrant un fonds de commerce pour reprendre le flambeau familial, il finit par convaincre ses parents de l’autoriser à poursuivre une carrière de peintre, en obtenant d’eux une rente annuelle de 1 500 livres (dont bénéficiait précédemment sa sœur morte en 1821)2. L’aisance de ses parents le met à l’abri du besoin, mais, en contrepartie, il restera dépendant d’eux jusqu’à leur mort. Il peut désormais louer un studio quai Voltaire et en fait son atelier9.

Au printemps de cette même année, il entre dans l’atelier du peintre paysagiste Achille Etna Michallon (1796-1822), guère plus âgé que lui, qui rentre de Rome, où l’a conduit le Grand Prix de Rome du paysage historique, obtenu en 1817. Michallon inculque à Corot les principes du néoclassicisme et l’encourage à travailler en plein air10. Dès cette époque, Corot réalise de nombreux dessins au crayon où il introduit le relief et les jeux de lumière. Michallon l'emmène avec lui découvrir Marlotte, village qui sera la base du groupe de Marlotte, réunissant des peintres prenant leurs distances avec ceux de Barbizon. Mais il meurt quelques mois plus tard, et Corot poursuit sa formation avec Jean-Victor Bertin, qui a eu Michallon comme élève, et qui, comme lui, enseigne à Corot la science des compositions néoclassiques et du paysage historique11. Ses deux maîtres ont été des élèves et émules de Pierre-Henri de Valenciennes, un des précurseurs du paysage moderne qui encourageait ses élèves à peindre en plein air des études qui leur servaient ensuite pour composer leurs tableaux. C'est dans cette lignée que Bertin l’incite à aller travailler en forêt de Fontainebleau. Corot sera ainsi l’un des premiers peintres à travailler dans le village de Barbizon. Il ira également peindre dans la vallée de la Seine, et sur les côtes de la Manche2.

Le rapport entre les idéaux classiques et l’observation de la nature, lui-même hérité de l’enseignement de Pierre-Henri de Valenciennes, devait rester fondamental tout au long de sa carrière.

Le début d’une carrière

Le Pont de Narni (pont d’Auguste sur la Néra) (1826). Huile sur papier, 34 × 48 cm, Paris, musée du Louvre.

Depuis le XVIIIe siècle, le voyage en Italie fait partie du Grand Tour, formation de tout jeune artiste. Corot est déjà familier des paysages italiens, qu’il a copiés sur les toiles rapportées d’Italie par son maître Michallon. C’est donc tout naturellement qu’il demande à ses parents de financer son premier voyage. Il séjournera, entre 1825 et 1828, à Rome, Naples et Venise. Durant ce séjour, il se lie à un autre paysagiste néoclassique précurseur de l’école de Barbizon, Théodore Caruelle d'Aligny. Il se rend une seconde fois en Italie en 1834 (Toscane, Venise), et à nouveau en 184312.

Corot parcourt aussi sans relâche les provinces françaises à la recherche de paysages qu’il peint pour le plaisir et pour l’enrichissement visuel qu’ils lui apportent : s’il a commencé à exercer ses talents de jeune peintre à Ville-d'Avray, près de Paris, il se rend fréquemment, entre 1830 et 1845, en Normandie, chez ses amis les Sennegon, mais aussi en Auvergne, en Provence, en Bourgogne, en Bretagne (chez son élève et ami Charles Le Roux, au Pasquiaud en Corsept), en Charente, dans le Morvan (en particulier à Lormes), ainsi qu’en Suisse. Le plus souvent, il séjourne chez des amis peintres ou drapiers.

Agar dans le désert (1835), New York, Metropolitan Museum of Art13.

Il peint surtout des paysages, mais s’intéresse aussi avec bonheur aux architectures (La Cathédrale de Chartres, 1830). Mais ces toiles ne sont pour lui que des études, qu’il ne songe pas à exposer. Elles sont en effet destinées à être réemployées dans des compositions plus ambitieuses, à caractère historique, mythologique ou religieux, seules dignes, selon l’idéal néoclassique, d’être présentées au public.

Corot affronte pour la première fois le Salon en 1835 avec un grand tableau intitulé Agar dans le désert, illustration d’un épisode de la Genèse, qui est reçu favorablement. Dans les années suivantes, Corot participera régulièrement au Salon, alternant thèmes religieux et mythologiques. À partir de cette époque, il attire l’attention de ses contemporains et, souvent, leur admiration. Pourtant, Corot s’avère difficile à classer, et échappe aux écoles : si les « modernes », séduits par son traitement du paysage, regrettent son attachement obstiné aux thèmes néoclassiques, les néoclassiques, pour leur part, regimbent devant le traitement réaliste de ses arbres et de ses rochers.

La maturité

Ville d’Avray avec sa mère (vers 1867). Huile sur toile, Washington, National Gallery of Art.
Le site Corot de Saint-Junien.

À partir des années 1850, la notoriété de Corot grandit, et le public et les marchands commencent à s’intéresser à lui. Ses parents disparus (sa mère en 1851, son père dès 1847), il se trouve à la fois plus indépendant financièrement et libéré des contraintes familiales.

Il continue à voyager, parcourt le Dauphiné en compagnie du peintre et ami Daubigny, avec qui il va peindre à Auvers-sur-Oise. Corot se rend régulièrement à Arras et Douai, chez Constant Dutilleux et ses deux gendres Charles Desavary et Alfred Robaut, avec qui il s’est lié d’amitié. Il s’initie auprès de Dutilleux à la technique du cliché-verre, dont il produira une soixantaine d’exemplaires. Il se rend à plusieurs reprises en Limousin, notamment à Saint-Junien, sur les bords de la Glane, site qui porte désormais son nom et au Mas Bilier, près de Limoges, chez un de ses amis. Il s'arrêtait souvent au lieu dit « rocher de Sainte Hélène », propriété de la famille Pagnoux, pour prendre un rafraîchissement.

Il est, par ailleurs, de plus en plus attiré, à partir de 1850, par une peinture dans laquelle il laisse libre cours à son imagination, délaissant l’exactitude du paysage peint « sur le motif », qu’il remodèle à son gré, et renonçant aux récits historiques, qui ne sont plus qu’un prétexte à des paysages rêvés et baignés de halos argentés ou dorés. Le thème du « souvenir » devient prépondérant dans son œuvre, mêlant les réminiscences d’un site et les émotions qui restent associées dans la mémoire du peintre. Se succèdent alors des toiles telles que Matinée, Danse des Nymphes, Souvenir de Marcoussis ou le célèbre Souvenir de Mortefontaine.

En 1862-1863, il séjourne à Saintes et participe, avec Gustave Courbet, Louis-Augustin Auguin et Hippolyte Pradelles à un atelier de plein air baptisé « groupe du Port-Berteau » d'après le nom du joli site des bords de la Charente (dans la commune de Bussac-sur-Charente) adopté pour leurs séances communes de peinture. Point d'orgue de la convergence féconde entre les quatre artistes, une exposition collective réunissant 170 œuvres est présentée au public le 15 janvier 1863 à l’hôtel de ville de Saintes14.

Souvenir de Mortefontaine (1864). Huile sur toile, 89 × 65 cm, Paris, musée du Louvre.

En 1846, il est fait chevalier de la Légion d'honneur pour son œuvre, et il est promu officier en 1867. Cependant, ses amis, considérant qu’il n’avait pas été officiellement reconnu à sa juste valeur (il n’avait pas reçu la médaille de première classe au Salon), lui offrirent leur propre médaille en 1874, peu avant sa mort.

Pendant les dernières années de sa vie, Corot gagne de fortes sommes d’argent grâce à ses toiles, qui sont très demandées. Sa générosité est proverbiale : en 1871, il donne 20 000 francs aux pauvres de Paris, qui subissent le siège des Prussiens. En 1872, il achète une maison à Valmondois, qu’il offre à Honoré Daumier, devenu aveugle et sans ressource. En 1875, il donne 10 000 francs à la veuve de Jean-François Millet pour l’aider à élever ses enfants. Sa générosité n’est donc pas une légende. Il aide également financièrement un centre pour jeunes déshérités, rue Vandrezanne, à Paris.

Retiré à Coubron en automne 1874, où se situent les vestiges de la célèbre forêt de Bondy, et, atteint d'un cancer à l'estomac, Corot en revient le 25 janvier 1875. Il reste alité, pour mourir à Paris le 22 février 1875 à 11 h2,15, dans le 9e arrondissement de Paris, au 56 rue du Faubourg-Poissonnière. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 24).

Une fontaine de marbre blanc ornée d’un médaillon de bronze sculpté par Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume, inaugurée le 27 mai 1880, borde la rive est de l’étang neuf de Ville-d’Avray.

Influence

   
 

Corot est parfois appelé « le père de l’impressionnisme ». Toutefois, c’est une appréciation qu’il faut nuancer.

Ses recherches sur la lumière, sa prédilection pour le travail sur le motif et pour le paysage saisi sur le vif anticipent l’impressionnisme. Mais Corot craint les bouleversements, en art comme en politique, et il reste fidèle toute sa vie à la tradition néoclassique, dans laquelle il a été formé. S’il s’en écarte, vers la fin de sa carrière, c’est pour s’abandonner à l’imagination et à la sensibilité dans des souvenirs, qui annoncent le symbolisme autant ou davantage que l’impressionnisme. Corot, inspiré par Nicolas Poussin et Pierre-Henri de Valenciennes, peint en plein air ses études qu'il n'expose jamais, réalise ses tableaux en atelier puis à partir des années 1850 peint des tableaux de souvenirs faits de réminiscences.

Faire de Corot le « père de l’impressionnisme » semble ainsi être hasardeux, notamment du fait que le courant impressionniste s’est développé largement en dehors de lui, voire malgré lui, même s’il n’y est pas resté entièrement étranger ; et trop peu, parce que Corot a bâti une œuvre assez riche et variée pour toucher à tous les courants de son époque. Corot réalise en fait la transition entre la peinture néoclassique et la peinture de plein air16.

Corot a lui-même influencé un grand nombre de peintres français. Louis Carbonnel aurait écrit à sa femme en 1921 : « Sans Corot, il n'y aurait point de Gadan ni de Carbonnel. Il n'y aurait point de lumière ».

Œuvres

Article détaillé : Liste des tableaux de Jean-Baptiste Corot.
La Cathédrale de Chartres, 1830.
La Cathédrale de Chartres (1830), Paris, musée du Louvre.
Vue de Florence depuis le jardin de Boboli (vers 1835-1840), Paris, musée du Louvre.
Tivoli, les jardins de la Villa d'Este (1843), Paris, musée du Louvre.
La Rochelle, entrée du port (1851), Paris, collection Georges Renand.

Corot est surtout connu comme peintre de paysages, mais il est également l’auteur de nombreux portraits (proches ou figures de fantaisie).

Il travaille vite, par des touches rapides et larges, et joue sur la lumière, grâce à une grande observation.

Dès son vivant sont apparus des faux Corot (faussaires, pasticheurs, sans compter les répliques par Corot lui-même ou ses œuvres qu'il prête à ses élèves, collègues ou amis pour qu'ils les copie) qui accréditent la légende selon laquelle il serait l’artiste qui détiendrait le record du plus grand nombre de faux : ayant peint de son vivant près de 3 000 tableaux (et autant de dessins et gravures), 10 000 versions signées du peintre existeraient dans les collections américaines17. La collection du docteur Edouard Gaillot ou du docteur Jousseaume en sont de bons exemples. Celle de Jousseaume comprenait 2 414 faux Corot amassés tout au long de la vie du collectionneur18 : exposés comme authentiques en 1928 à Londres, ils sont même publiés dans un catalogue illustré malgré le Catalogue raisonné et illustré des œuvres de Corot, ouvrage de référence19 d'Alfred Robaut et d'Étienne Moreau-Nélaton édité en 190520.

Sa signature en majuscule, « COROT », est volontairement facile à reproduire, d'où de nombreuses fausses attributions, involontaires ou intentionnelles ,en raison de sa cote sur le marché de l'art qui, au cours du XXe siècle, voit surgir chaque année des centaines de nouvelles œuvres signées du peintre21. Ainsi est-il difficile de trouver en France un musée des beaux-arts qui n'expose pas une de ses toiles. Qui plus est, Corot n'hésite pas à retoucher ou remanier les toiles de ses élèves dans un souci pédagogique (« travail d'atelier » courant dans la peinture ancienne) et, pour aider quelques peintres dans la misère, signe parfois leurs tableaux22.

Jules Michelin fut son graveur attitré23. Alfred Robaut a répertorié tous les tableaux de Corot, mais 300 sont réputés perdus.

Parmi les œuvres les plus célèbres, on peut citer, chronologiquement :

  • Autoportrait, Corot à son chevalet (1825), Paris, musée du Louvre.
  • Papigno, rives escarpées et boisées (1826), Valence (France), musée d'art et d'archéologie de Valence
  • Le Pont de Narni (1826), Paris, musée du Louvre24.
  • Le Colisée vu des jardins Farnese (1826), Paris, musée du Louvre.
  • La Promenade de Poussin, campagne de Rome, 1825-1828, peinture sur toile, 33 × 51 cm, musée du Louvre, Paris.
  • La vasque de la villa Médicis (1828), Reims, musée des beaux-arts.
  • Rome, Le Tibre au château Saint-Ange (1826-1828), Paris, musée du Louvre.
  • L’Île de San Bartolomeo (1826-1828), Boston, musée des beaux-arts de Boston.
  • Barques à voiles échouées à Trouville (1829), Paris, musée d'Orsay.
  • La Cathédrale de Chartres (1830), Paris, musée du Louvre (voir aussi dessin mine de plomb).
  • Le Havre. La mer vue du haut des falaises (1830), musée du Louvre.
  • Paysanne en forêt de Fontainebleau (1830-1832), musée d'art et d'archéologie de Senlis.
  • Autoportrait, la palette à la main (1830 - 1835?), Florence, Corridor de Vasari, galerie des autoportraits de la Galerie des Offices.
  • Portrait de Marie-Louise Laure Sennegon (1831), Paris, musée du Louvre.
  • Volterra, le municipe (1834), Paris, musée du Louvre.
  • Hagar in the Wilderness' (1835), Metropolitan Museum of Art.
  • Vue de Florence depuis le jardin de Boboli (v. 1835-1840), huile sur toile, 51 × 73,5 cm, musée du Louvre Notice no 000PE000660 [archive], base Joconde, ministère français de la Culture
  • Fuite en Égypte (1840).
  • Le Petit berger (1840), Metz, musée de Metz.
  • L’Église de Lormes (1841) Boston, Wadsworth Atheneum.
  • Un champ de blé dans le Morvan (1842) Lyon, musée des beaux-arts.
  • Marietta, l’odalisque romaine (1843), Paris, musée du Petit Palais.
  • Tivoli, les jardins de la Villa d'Este (1843), Paris, musée du Louvre
  • La Cueillette , (1843), Musée des beaux-arts de Beaune25
  • Portrait de Madame Charmois dit Portrait de Claire Sennegon (1845), Paris, musée du Louvre.
  • Le Baptême du Christ (1845-1847), Paris, église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
  • Homère et les bergers (1845), Saint-Lô, musée de Saint-Lô.
  • Vue du Forum romain (1846), Paris, musée du Louvre.
  • L’Église de Rolleboise près de Mantes (entre 1850 et 1855), Paris, musée du Louvre.
  • Le Port de La Rochelle (1851), New Heaven, Yale University Art Gallery.
  • La Rochelle, avant-port (1851), Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek.
La Femme à la perle (1869), Paris, musée du Louvre.
  • La Rochelle, entrée du port (1851), Paris, collection Georges Renand.
  • Une matinée, danse des Nymphes (1850-1851), Paris, musée d’Orsay.
  • L'Étang de la ville d'Avray (1855), huile sur toile, musée des beaux-arts d'Agen.
  • Le Bain de Diane (1855), musée des beaux-arts de Bordeaux
  • Cavalier dans le bois (1850-1855), Londres, National Gallery.
  • Tour au bord de l’eau (1829), Paris, musée d’Orsay.
  • Le Coup de vent (1855-1860), Reims, musée des beaux-arts.
  • Le Concert champêtre (1857), Chantilly, musée Condé.
  • Nymphes désarmant Amour (1857), Paris, musée du Louvre.
  • Prairie et marais de Corsept au mois d’août à l’embouchure de la Loire (1857), (pour les personnages uniquement, le paysage étant de son ami Charles Le Roux), Paris, musée d'Orsay.
  • Macbeth (1859), collection Wallace.
  • Fillette à sa toilette (1860-1865) (huile sur carton), Paris, musée du Louvre.
  • Le Lac (1861).
  • Prairie près des marécages, Belgrade, musée national.
  • Souvenir de Mortefontaine (1864), Paris, musée du Louvre.
  • L’Arbre brisé (1865).
  • Pré devant le village (1865), Lyon, musée des beaux-arts.
  • Mantes, la cathédrale et la ville vues à travers les arbres, le soir (1865-1868), Reims, musée des beaux-arts.
  • Jeune femme au puits (1865-1870), au State Museum Kröller-Müller.
Femme avec des marguerites (vers 1870), Budapest, musée des beaux-arts.
  • Italienne assise jouant de la mandoline (1865), collection O. Reinhart Winterthur.
  • Agostina (1866), Washington, Washington National Gallery.
  • La Lecture interrompue (1865-1870), Chicago, Institut d'art de Chicago.
  • L’Église de Marissel (1867), Paris, musée du Louvre.
  • Le Pont de Mantes, (1868-1870), Paris, musée du Louvre.
  • La Femme à la perle (1869), Paris, musée du Louvre.
  • Le Beffroi de Douai (1871), Paris, musée du Louvre.
  • L’Étang de Ville-d’Avray (1871), musée des beaux-arts de Rouen26
  • Près d’Arras (1872), Arras, musée municipal.
  • Pastorale — Souvenir d’Italie (1873), Glasgow, Glasgow Corporation Art Gallery.
  • Sin-le-Noble (1873), Paris, musée du Louvre.
  • Dunkerque, vue du port de pêche (1873), collection O. Reinhart Winterthur.
  • La Dame en bleu (1874), huile sur toile, 80 x 80.5 cm, Paris, musée du Louvre27.
  • L’Intérieur de la cathédrale de Sens (1874), Paris, musée du Louvre.
  • Liseuse interrompant sa lecture (1874), huile sur toile, 55 × 45 cm28.
  • Arbres et rochers à Fontainebleau (XIXe siècle, 4e quart), Arras, musée des beaux-arts
  • L’Atelier Jeune femme au corsage rouge (1853-1865), Paris, musée d’Orsay.
Souvenir de Coubron (1872), Budapest, musée des beaux-arts.
  • Bohémienne rêveuse (1865-1870), Paris, collection privée.
  • Jeune femme allongée, dessin, coll. Ernst Rouart.
  • Mornex (Haute-Savoie) (1842), dessin, Paris, musée du Louvre
  • Jeune femme assise, les bras croisés, (1835-1845), dessin, Paris, musée du Louvre; et de nombreux autres dessins.
  • Jeune fille au béret, dessin, Lille, musée des beaux-arts.
  • Orphée ramenant Eurydice des enfers (1861), Museum of the fine arts, Houston.
  • Le Moine au violoncelle (1874), Hambourg, Hamburger Kunsthalle
  • Biblis (1875, à titre posthume).
  • Les Plaisirs du soir (1875, à titre posthume)
  • Les Bûcheronnes (1875, à titre posthume), musée des beaux-arts d'Arras.

Distinctions

  • 1847 : chevalier de la Légion d'honneur.
  • 1867 : officier de la Légion d'honneur.

Collections publiques

Pont et moulin près de Mantes (vers 1860-1865), Munich, Neue Pinakothek.

En Belgique

  • Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles

En France

  • Musée Faure d’Aix-les-Bains
  • Musée des beaux-arts d'Arras
  • Musée des beaux-arts de Boulogne-sur-Mer
  • Musée des beaux-arts de Beaune
  • Musée des beaux-arts de Lyon
  • Musée des beaux-arts de Lille
  • Musée d'Orsay, Paris
  • Musée du Louvre, Paris
  • Musée des beaux-arts de Reims
  • Musée des beaux-arts de Rouen
  • Musée des beaux-arts de La Rochelle
  • Musée d'art et d'archéologie de Senlis
  • Musée du Pollas-Grandes
  • Auberge Ganne à Barbizon.
  • Musée des beaux-arts de Bordeaux
  • Musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand

En Suisse

  • Musée d'art et d'histoire de Genève
  • Château de Gruyères - Salon Corot
  • Musée du Petit Palais de Genève

Réception critique

  • Selon Charles Baudelaire, l’œuvre de cet « héritier romantique de Watteau » est « un miracle du cœur et de l’esprit. »
  • « À la tête de l’école moderne du paysage, se place M. Corot. - Si M. Théodore Rousseau voulait exposer, la suprématie serait douteuse. » — Charles Baudelaire, Salon de 1845.
  • « Corot est un peintre de race, très personnel, très savant, et on doit le reconnaître comme le doyen des naturalistes […] la fermeté et le gras de sa touche, le sentiment vrai qu’il a de la nature, la compréhension large des ensembles, surtout la justesse et l’harmonie des valeurs en font un des maîtres du naturalisme moderne. » — Émile Zola, Les Paysagistes, 1868.
  • « Il est toujours le plus grand, il a tout anticipé… » Edgar Degas, 1883.
  • « Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien. » Claude Monet, 1897.

Élèves

Corot a eu comme élèves des peintres traditionnellement associés à l’impressionnisme, ou considérés comme pré-impressionnistes, notamment :

  • Auguste Anastasi (1820-1889)
  • Louis-Augustin Auguin
  • Louis-Alexandre Bouché (1838-1911)
  • Eugène Boudin
  • Antoine Chintreuil (1816-1873)
  • Gustave-Henri Colin (1828-1910), après 1847
  • Xavier de Dananche, graveur en paysages
  • Alexandre Defaux (1826-1900)
  • François-Louis Français (1814-1897)
  • Louis Aimé Japy (1839-1916)
  • Marcellin de Groiseilliez
  • Antoine Guillemet (1843-1918)
  • Eugène Lavieille (1820-1889) arrive à l'atelier en 1841
  • Stanislas Lépine (1835-1892), vers 1860
  • Charles Le Roux (1814-1895)
  • Berthe Morisot
  • Camille Pissaro

Hommage

Une médaille à l'effigie de Corot, « témoignage d'admiration pour son œuvre », a été commandée par ses amis et admirateurs au sculpteur Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume en 1874. Un exemplaire en est conservé à Paris au musée Carnavalet (ND 205).

Rétrospectives notables

  • Corot en Suisse, Musée Rath à Genève, 2010-2011.
  • Corot. Le peintre et ses modèles, musée Marmottan Monet à Paris, 2018.

Notes et références

  1. Son acte de naissance [archive] (reconstitution fiche no 19) porte la date du 28 Messidor an IV qui correspond au 16 juillet 1796 (Archives de la Ville de Paris, V 2 E 869) .
  2. a b c d et e Jean Leymarie, Corot - Étude biographique et critique, Genève, Skira 1966.
  3. Jacques Louis Corot abandonne son métier de perruquier pour s'occuper de la partie commerciale du magasin.
  4. Jean Selz, Camille Corot : un rêveur solitaire, 1796-1875, A.C.R Édition, 1996, p. 15.
  5. Jean Selz, op. cité, p.16.
  6. René Huyghe, Lydie Huyghe, La relève de l'imaginaire : réalisme, romantisme, Flammarion, 1976, p. 437.
  7. André Coquis, Corot et la critique contemporaine, Dervy, 1959.
  8. François Fosca, Corot : sa vie et son œuvre, Elsevier, 1958, p. 10.
  9. Peter Galassi, Corot en Italie, Yale University Press, 1991, p. 57.
  10. Vincent Pomarède, « Les relations de Michallon et de Corot : l'enseignement du paysage historique et le partage du plein-air », dans Achille-Etna Michallon (Les dossiers du Musée du Louvre), 1994, p. 156-160.
  11. Jean Penent, Luigi Gallo, Geneviève Lacambre, Chiara Stefani, Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819). La nature l'avait créé peintre, Somogy, 2003, p. 8.
  12. Peter Galassi, Corot en Italie. La peinture de plein air et la tradition classique ; traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort, Gallimard, 1991, 257 p..
  13. (en) « Fiche de Agar dans le désert » [archive], sur Metropolitain museum of art (consulté le 29 juillet 2016).
  14. Une rétrospective a été consacrée à l'activité du quatuor par l'exposition « Autour de Courbet en Saintonge - Courbet, Corot, Auguin, Pradelles » présentée du 9 juin au 16 septembre 2007 au musée de l'Échevinage de Saintes.
  15. Acte de décès, archives de la Ville de Paris, V4E 3697.
  16. Hélène Braeuener, Les peintres de la baie de la Somme : autour de l'impressionnisme, Renaissance Du Livre, 2001, p. 6.
  17. Jean Selz, op. cit., p. 147.
  18. François Fosca, op. cit., p. 200.
  19. Il se révèle aujourd'hui lacunaire mais garde son importance historique.
  20. L'œuvre de Corot : catalogue raisonné et illustré [archive] sur gallica.bnf.fr.
  21. Germain Bazin, « Le problème de l'authenticité dans l'œuvre de Corot », Bulletin du Laboratoire du musée du Louvre,‎ 1956, p. 18-48.
  22. L'Histoire de l'art pour les nuls, Éditions First, 2007.
  23. Selon Schurr et Cabanne, Dictionnaire des petits maîtres, Paris, Les éditions de l'amateur, 2014, page 743.
  24. Notice no 000PE000599 [archive], base Joconde, ministère français de la Culture
  25. Base Joconde
  26. Base Joconde consultée le 25/10/2009 [archive].
  27. Voir une description de la robe dans : Sabine de la Rochefoucauld, "Le portrait d'une robe", in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, mars/avril/mai 2018, n° 43, p. 106.
  28. Reproduction dans Beaux-Arts magazine no 67, avril 1989, p. 16, ou Jean Leymarie, Genève, Skira 1966, p.98

Annexes

Bibliographie

  • L'œuvre de Corot, t. 4, Paris, 1905 (lire en ligne [archive])
  • Jean Leymarie, Corot - Étude biographique et critique, Genève, Skira 1966.
  • Jean Leymarie, La Campagne de Corot, Assouline, 1996
  • Emmanuel Pernoud, Corot. Peindre comme un ogre, coll. Savoir : Arts, Éditions Hermann, 2009 (ISBN 9782705668051)
  • René-Jean, Corot, Paris, Crès, 1931
  • Vincent Pomarède et Gérard de Wallens, Corot, la mémoire du paysage, Gallimard, 1996
  • Vincent Pomarède et Olivier Bonfait, L'ABCdaire de Corot et le paysage français, Flammarion, 1996
  • Vincent Pomarède, Promenades avec Corot, Réunion des musées nationaux, 1996
  • Sous la direction de Vincent Pomarède, Chiara Stefani, Gérard Wallens (de), Corot, un artiste et son temps, Louvre/Klincksieck/Académie de France à Rome, Paris, 1998, (ISBN 2-252-03228-6) ; 620p.
  • Maurice Sérullaz, Corot, Fernand Hazan, 1952
  • Gérard de Wallens, Camille Corot, Le Chêne/Somogy, 1996
  • Catalogue de l'exposition « Corot dans la lumière du Nord », Musée de la Chartreuse, Douai (5/10/2013 - 6/01/2014), Silvana, 2013
  • Etienne Moreau-Nélaton, Histoire de Corot et de ses œuvres, d'après les documents recueillis par Alfred Robaud, Paris, H. Floury, 1905 (lire en ligne [archive])

Articles connexes

  • Liste des tableaux de Jean-Baptiste Corot
  • Théodore Rousseau
  • Charles-François Daubigny
  • Jean-François Millet
  • Gustave Courbet
  • École de Barbizon
  • Grez-sur-Loing
  • Liste de peintres français
  • Site Corot

Liens externes

  • Notices d'autorité

 

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Breton Jean Baptiste


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Jean-Baptiste Breton

250px-Général_Jean-Baptiste_Berton

 
Le général Jean-Baptiste Breton.

Surnom Berton
Naissance 15 juin 1769
Euilly ou Francheval
Décès 5 octobre 1822
Poitiers
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 1791-
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes

Jean-Baptiste Breton, dit Berton, né le 15 juin 1769 à Euilly dans les Ardennes1 et exécuté le 5 octobre 1822 à Poitiers, est un général français du Premier Empire.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Guerres de la Révolution française
    • 1.2 Sous l'Empire
    • 1.3 Du complot contre le roi à l'exécution
  • 2 Œuvres
  • 3 Notes et références
  • 4 Bibliographie

Biographie

Guerres de la Révolution française

Il fait ses études à Sedan et, à dix-sept ans, il entre à l'école militaire de Brienne d'où il passe à l'école d'artillerie de Châlons. En 1793, il entre comme sous-lieutenant dans le bataillon de chasseurs des Ardennes. Il est écrit dans un de ses états de service, délivré à Hanovre le 27 floréal an XII de la République par le général Berthier : « a eu un cheval tué sous lui à Neerwinden. Il fait 30 prisonniers dans une escarmouche, à Avesnes, avec un détachement de 25 hommes ; a un second cheval tué sous lui, le 28 fructidor an IV, en chargeant sur deux pièces d'artillerie ennemies, sur les hauteurs de Nassau. Le 30 floréal an V, il charge l'ennemi à la tête d'une compagnie, dans la plaine de Wiesbaden, fait 50 prisonniers, prend une pièce de canon et deux caissons, et fait mettre bas les armes à trois compagnies de Croates. Il a fait toutes les campagnes de la Révolution et les campagnes de Hanovre avec zèle, bravoure et distinction ». Berton fait en outre les campagnes des années VII, VIII et IX aux armées du Rhin et du Danube.

Sous l'Empire

Il se trouve avec la Grande Armée aux campagnes de 1805 à 1807, celles de 1808 à 1813 en Espagne, celle de 1814 à l'armée du Midi et en 1815 la campagne de Waterloo. Attaché à l'état-major du maréchal Bernadotte, il le suit à Austerlitz, à Iéna, etc. Par sa brillante conduite à Lübeck, où est traqué et pris le général Blücher, il reçoit le grade de chef d'escadron en 1807. Le maréchal Victor qui a l'occasion d'apprécier Berton aux batailles de Friedland et d'Espinosa, le propose à l'Empereur pour le grade de colonel au cours d'une revue. L'Empereur, n'ayant pas de régiment libre, nomme Berton adjudant-commandant et chevalier de l'Empire2 le 22 novembre 1808. Le nouvel adjudant se fait remarquer à la bataille de Talavera où il enlève la haute position de ce double piton sur lequel s'élève la ville. À Osana, il mène les lanciers polonais avec habileté et s'illustre également à la bataille de la Sierra-Morena où, à la tête d'un détachement de mille hommes, il se rend maître de Malaga vigoureusement défendue par 7 à 8 000 Espagnols. Le maréchal Soult lui donne le gouvernement militaire de l'Andalousie. En 1813, lorsque l'armée doit évacuer l'Andalousie à la suite de la bataille des Arapiles, Berton rend de grands services par sa valeur et par son sang-froid. Enfin, le 30 mai 1813, Napoléon le fait général de brigade. Dans ce nouveau grade, Berton participe à la bataille d'Orthez le 27 février et se couvre de gloire à celle de Toulouse.

Du complot contre le roi à l'exécution

La Première Restauration le met à la retraite. En 1815, Berton commande une brigade du corps d'Exelmans et se fait encore remarquer à Waterloo. Mis une deuxième fois à la demi-solde à la Seconde Restauration, il emploie ses loisirs à des travaux littéraires, tout en complotant sur Paris, en Anjou et en Touraine pour renverser le Roi, faire revenir l'Empereur d'exil, puis, à la mort de celui-ci, de rétablir le duc de Reichstadt sur le trône impérial3. Lors d'un incendie dans la ville de Saumur du 24 décembre 1821, plusieurs sous-officiers de l’école de cavalerie qui se portent à la rescousse des civils sont tués par la chute d'un mur. Une liste de conspirationnistes est trouvée dans la poche de l'un d'eux. 40 sous-officiers de l'école sont arrêtés et le dirigeant de l'école, le maréchal de camp Gentil-Saint-Alphonse, est tenu à des explications par le pouvoir royal. L'école est transférée à Versailles le 5 novembre 18233.

Le 24 février 1822, trompé par des agents provocateurs4, le général Berton se met à la tête de 150 hommes, établit un gouvernement provisoire à Thouars et marche sur Saumur. Toutefois, les insurgés se débandent rapidement face au pouvoir déjà prévenu par l'incident saumurois et Berton se réfugie à Laleu chez un de ses amis. Trahi par un nommé Wolfel qui feint de partager ses projets, il est arrêté par lui le 17 juin, condamné à mort par la Cour royale de Poitiers et exécuté le 5 octobre 1822. La place sur laquelle il a été guillotiné a été rebaptisée place de la Liberté en mémoire de ses dernières paroles, et un monument y est élevé en 1903 (une statue de la Liberté).

Œuvres

On a de lui un Précis historique de la bataille de Waterloo, Paris, 1818.

Notes et références

  1. Jean-Baptiste Boulliot, Biographie ardennaise, 1830, vol.1, p.102 (qui reprend Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, 1823, p.20) indique qu'il est né à Francheval en 1774.
  2. Émile Campardon, Liste des membres de la noblesse impériale : dressée d'après les registres de lettres patentes conservés aux Archives nationales, vol. In-8°, Société d'histoire de la révolution française, 1893, 2e éd., 189 p..
  3. a et b Jacques Perrier et Durand (dir.), L'Épopée du Cadre noir de Saumur, Lavauzelle, 1994, 110 p. (ISBN 2-7025-0331-4), p. 17
  4. Histoire de la conspiration de Saumur. Mort du général Berton. Par le colonel Gaucauchais. 1832 [archive]

Bibliographie

  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 3e année, 1822, Paris : Ponthieu, 1823, p.20-36 [1] [archive]
  • Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, en 2 volumes, Paris, 1830, vol.1, pp.102-106 [2] [archive]
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jean Baptiste Breton » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
  • « Jean Baptiste Breton », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  • Vicomte Révérend, Armorial du premier empire, tome 1, Honoré Champion, libraire, Paris, 1897, p. 87.

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09 août 2019

de Lacrosse Théobald

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Théobald de Lacrosse

 

Théobald de Lacrosse

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Fonctions
Ministre des Travaux publics
Biographie
Date de naissance 29 janvier 1796
Lieu de naissance Brest
Date de décès 28 mars 1865 (à 69 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Profession Officier

Le baron Bertrand Théobald Joseph de Lacrosse est un militaire et un homme politique français, né à Brest (Finistère) 29 janvier 1796 et mort à Paris le 28 mars 1865. Proche de Louis-Napoléon Bonaparte, il fut ministre des Travaux publics à deux reprises sous la Deuxième République.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Références
    • 2.1 Sources
    • 2.2 Notes

Biographie

Théobald de Lacrosse en 1848-49, par Cham.

Issu d'une vieille famille de l'Agenois, fils de Jean-Baptiste Raymond de Lacrosse (1761-1829), contre-amiral et homme politique français, Théobald de Lacrosse est élève au collège Sainte-Barbe et entre dans la marine en 1809. Il devient aspirant en 1811 et fait quelques campagnes sur la frégate L'Hortense et sur la prame La Ville de Mayence avant de passer dans l'armée de terre.

Il sort de l'école de cavalerie en 1813 et sert ensuite en qualité de lieutenant en second dans les chasseurs à cheval de la Garde impériale. Il se distingue au combat de Dessau, où il est blessé, et prend part, comme lieutenant en premier, à la bataille de Craonne (1814) où il reçoit dix-sept blessures. Sa conduite lui vaut la croix de chevalier de la Légion d'honneur et le grade de capitaine. Il combat à Waterloo auprès du général Vandamme dont il est l'aide de camp.

Licencié en 1815, il vit dans la retraite jusqu'à la révolution de 1830. Il aborde alors la politique. Le 1er août 1830, il est nommé lieutenant-colonel de la garde nationale de Brest et devient en 1831 colonel chef de légion. Conseiller général du Finistère, il est élu député libéral par le 1er collège électoral de ce département (Brest) le 21 juin 18341. Il siège dans les rangs de la gauche dynastique et combat, avec l'opposition modérée, la politique des doctrinaires.

En décembre 1834, il fait partie des vingt-sept fondateurs de la Société française pour l'abolition de l'esclavage.

Il participe activement aux travaux de la Chambre et se fait notamment remarquer, dans la session de 1835, en se prononçant contre l'indemnité allouée aux États-Unis d'Amérique. Réélu le 4 novembre 18372, il entre dans la coalition formée pour renverser le ministère Molé. Il est réélu le 2 mars 18393, appuie la politique de Thiers, se déclare l'adversaire de Guizot, et présente de nombreux amendements pour le maintien des armements maritimes. En 1842, à la suite d'imputations lancées contre la mémoire de son père par le journal Le Globe, il se bat en duel avec Granier de Cassagnac et, dans cette rencontre, a la cuisse fracturée d'une balle. Il est réélu le 5 juillet 18424, puis le 1er août 18465. Il parle sur les adresses au roi dans les sessions de 1845, 1847 et 1848, continue de s'intéresser particulièrement aux affaires de la marine, et contribue beaucoup, en 1846, à faire adopter, malgré l'opposition du ministère, un crédit extraordinaire de 93 millions pour la réorganisation de la flotte. Son nom ne figure pas parmi les signataires de la résolution de mise en accusation du ministère Guizot en février 1848.

Après la révolution de 1848, il est élu le 23 avril 1848 par le département du Finistère représentant à l'Assemblée constituante6. Aux journées de juin, il est investi du commandement des gardes nationales des départements. Il est l'un des secrétaires, puis l'un des vice-présidents de l'Assemblée et, rallié dès lors au parti conservateur, il vote régulièrement avec la droite : pour le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps, pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'amendement Grévy, contre le droit au travail, pour l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac, pour la proposition Rateau, contre l'amnistie, etc.

Après l'élection présidentielle du 10 décembre, il apporta son soutien à la politique de Louis-Napoléon Bonaparte, qui le nomma ministre des Travaux publics du 29 décembre 1848 au 30 octobre 1849. Pendant quelques mois, il assura également l'intérim du ministère de l'Intérieur. Le 13 mai 1849, il est réélu par le département du Finistère à l'Assemblée législative7. Il s'associe à tous les actes du gouvernement et de la majorité, faillit être victime de l'émeute du 13 juin en se promenant sur le boulevard et est sauvé par Alphonse Gent. Il est de nouveau nommé vice-président de l'Assemblée et est de nouveau nommé ministre des Travaux publics du 26 octobre au 2 décembre 1851. Pendant ses deux ministères, il termine et inaugure les chemins de fer du Nord, de l'Est et de Nantes, commence les dégagements aux environs du Louvre et prépare son achèvement définitif.

Au lendemain du coup d'État du 2 décembre 1851, le baron de Lacrosse est nommé membre de la commission consultative et président de la section de la Marine et des Finances au Conseil d'État provisoire. Le 26 janvier 1852, il est nommé sénateur du Second Empire, dont il devint le secrétaire, et où il soutient, jusqu'à sa mort, la politique impériale.

Membre de la commission supérieure des invalides de la marine depuis 1836, président de la commission de surveillance de la Caisse d'amortissement, président de la commission de surveillance de Caisse des dépôts et consignations de 1857 à 1865, il est grand-officier de la Légion d'honneur et membre du conseil de l'ordre à partir de 1850.

Références

Sources

  • « Théobald de Lacrosse », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  • « Théobald de Lacrosse », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]

Notes

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Meynier Charles

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Charles Meynier


Charles Meynier

Charles_Meynier

Louis-Léopold Boilly, Portrait du peintre Charles Meynier (détail), Palais des beaux-arts de Lille1.

Naissance
1768
Paris
Décès
1832
Paris
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Élève
Louise Marie-Jeanne Hersent (1784-1862)
James Pradier (1790-1852)
Aimée Brune-Pagès (1803-1866)
Lieu de travail
Paris
Mouvement
néo-classique
Distinctions
Grand prix de Rome 1789

Charles Meynier, né à Paris le 24 novembre 17682 et mort à Paris le 6 septembre 1832, est un peintre néo-classique français.

Élève de François-André Vincent, il remporta en 1789 un second premier grand prix de Rome. On lui doit des dessins pour les bas-reliefs et statues de l'arc de Triomphe du Carrousel.

Il fut membre de l'Académie des beaux-arts dès 1816.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Collections publiques
  • 3 Élèves
  • 4 Bibliographie
  • 5 Notes et références
  • 6 Voir aussi
    • 6.1 Liens externes

Biographie

Peintre d'histoire, Charles Meynier naquit à Paris le 24 novembre 1768. Enfant d'une famille nombreuse, son père le destinait à la profession de tailleur, mais se sentant du goût pour les arts du dessin, il préféra entrer chez le graveur en taille-douce Pierre-Philippe Choffard. Quoi qu'il y fit de rapides progrès, son plus grand désir était de devenir peintre. L'un de ses frères aînés, Maynier-Saint-Phal, acteur de la Comédie-Française, se chargea de le placer à ses frais dans l'atelier de l'académicien François-André Vincent, qui jouissait alors d'une brillante réputation. Plein de zèle et de constance, Meynier mit si heureusement à profit les leçons de son maître, qu'au bout de quatre ans, en 1789, il remporta le second premier grand prix de Rome en peinture3, ce qui lui valut de partir pour Rome en qualité de « pensionnaire du Roi ». Ce fut durant son séjour dans cette ville, qu'il dessina avec une fidélité scrupuleuse des ouvrages de sculpture antique, et il fit de ces études une grande collection, dont il ne voulut jamais se défaire.

De retour en France, à l'époque de la Terreur, il passa une partie de cette période à composer un grand nombre d'esquisses, dans l'intention d'en faire un jour de grand tableaux. Après le 9 thermidor, ne craignant plus autant les dénonciations auxquelles les élèves de Vincent étaient en butte, il s'empressa de mettre à exécution une partie de ses projets.

Le talent de Meynier consistait en une parfaite connaissance des formes anatomiques, un grand art de peindre les nus et une excellente maîtrise de la peinture de plafond, tant sous le rapport de la disposition pittoresque que sous celui de la perspective aérienne.

Meynier n'a pas eu la renommée qu'il aurait méritée. Il tenait un chez lui un atelier de peinture exclusivement consacré aux femmes, et il comptait notamment parmi ses élèves Madame Hersent. Il fut nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris, le 7 novembre 1819 en remplacement de Louis Jean François Lagrenée l'Aîné et eu pour successeur Merry-Joseph Blondel, en 18324.

Il est mort le 6 septembre 1832, victime du choléra, tout comme sa femme qui venait elle aussi d'en être frappée quelques jours plus tôt.

Collections publiques

Détail : Napoléon sur l'île de la Lobau.
Le 76e de ligne retrouvant ses drapeaux dans l'arsenal d'Innsbruck (1807), musée de la Révolution française.

Un ensemble de neuf toiles représentant les muses fut conservé en Suisse au château de Wallenreid, (Jura)5. Un autre ensemble de quatre toiles représentant des statues antiques d'Apollon, de Diane, de Mercure et de Polymnie est exposé au musée de la Révolution française.

  • Le 76e de ligne retrouvant ses drapeaux dans l'arsenal d'Innsbruck (Vizille).
  • L'Entrée des Français dans Berlin (Versailles).
  • Les Français dans l'île de Lobau (Versailles).
  • Dédicace de l'Église de Saint-Denis en présence de Charlemagne (dans la sacristie de cette même église).
  • Phorbas présentant œdipe à la reine de Corinthe (Louvre).
  • Saint-Vincent-de-Paul (à l'Église de Saint-Jean à Lyon).
  • Alexandre et Campaspe (au musée de Rennes).
  • Le Triomphe de saint Michel sur le démon (possesseur en 1843 : l'hospice de Saint-Mandé).
  • Portrait du Cardinal Joseph Fesch (1806; ministère des finances puis château de Versailles).
  • Rome donnant à la terre donnât le Code de Justinien (plafond au musée du Louvre).
  • La France protégeant les beaux-arts sous les auspices de paix (ibidem).
  • Le Génie préservant de la faux du temps des chefs-d'œuvre de nos grands maîtres (ibidem).
  • Les Nymphes de Parthénope emportant leurs pénates sur les bords de la Seine (plafond du musée Charles X, musée du Louvre, 1827).
  • Job sur le fumier ou Job raillé par sa femme, musée Muséum départemental des Hautes-Alpes.
  • La France en Minerve protège les arts, musée Magnin, Dijon.
  • Ensemble de grisailles représentant les villes de France, complétée d'une frise représentant les différentes bourses d'Europe (Palais Brongniart).
  • La mort d'Atys, musée Magnin, Dijon.
  • Milon de Crotone voulant essayer sa force est surpris et dévoré par un lion, 1795, huile sur toile, 61 × 50 cm, musée des beaux-arts de Montréal.

Élèves

  • Madame Louise Marie-Jeanne Hersent (1784-1862), née Mauduit
  • James Pradier (1790-1852), sculpteur et peintre
  • Aimée Brune-Pagès (1803-1866), peintre

Bibliographie

  • Isabelle Mayer-Michalon, Charles Meynier 1763-1832, Paris, Arthena, 2008, 328 p. (ISBN 978-2-903239-39-8)
  • Biographie Universelle Supplément

Notes et références

  1. Notice sur le site de la RMN [archive]
  2. Certaines sources indiquent la date de 1763.
  3. Réserve de 1786, année sans prix.
  4. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts ( 1794-1873) », dans Romantisme, 1996, no 93, p. 95-101.
  5. Ghislain de Diesbach, « Un nid de souvenirs en Suisse », in Connaissance des arts, no 192, février 1968, p. 62–67.

Voir aussi

Liens externes

  • Article sur une exposition organisée à Boulogne-Billancourt du 14 mars au 21 juin 2008, puis à Dijon, au Musée Magnin, du 11 juillet au 12 octobre 2008, consultable sur le site de La Tribune de l'Art [archive]

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08 août 2019

Bertin Jean-Victor

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Jean-Victor Bertin

 

Jean-Victor Bertin

Jean-Victor_Bertin_by_Robert_Lefevre

Robert Lefèvre, Portrait de Jean-Victor Bertin,
Paris, musée Marmottan Monet.
Naissance
20 mars 1767
Paris
Décès
11 juin 1842 (à 75 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau de la France France
Activité
Peintre
Formation
Académie royale de peinture et de sculpture
Maître
Pierre-Henri de Valenciennes
Gabriel-François Doyen
Élève
Camille Corot, Achille Etna Michallon, André Jolivard, Charles-François Daubigny, Léon Cogniet, Antoine-Félix Boisselier, Jules Coignet
Lieu de travail
Paris
A influencé
Jules Coignet
Distinctions
Médaille d'or au Salon de 1808
Légion d'honneur en 1822

Jean-Victor Bertin, né à Paris le 20 mars 1767 et mort dans la même ville le 11 juin 1842, est un peintre français.

Peintre paysagiste du courant néoclassique, il est considéré comme un des maîtres de l'école du paysage historique. Il peignit une abondante production inspirée par l'Italie.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Œuvres dans les collections publiques
  • 3 Élèves
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Liens externes

Biographie

Né le 20 mars 17671 à Paris, Jean-Victor Bertin, fils d'un maître perruquier, fut l'élève de Pierre-Henri de Valenciennes.

Il entra à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1785, comme élève de Gabriel-François Doyen. Entre 1785 et 1793, il participa à divers concours d'émulation et, à partir de 1793, exposa régulièrement au Salon jusqu'à sa mort. Il obtint un prix d'encouragement en 1799 et son travail est salué par une médaille d'or de 1e classe d'une valeur de 250 F en 1808. Il fut décoré de la Légion d'honneur le 21 août 1822.

Plusieurs œuvres lui furent commandées pour le palais du Trianon et le château de Fontainebleau entre 1811 et 1817. Son talent fut apprécié par des amateurs prestigieux, tels que le duc de Berry ou le banquier Jacques Laffitte et, à partir de 1833, l'État lui acheta régulièrement des œuvres, en particulier le ministère de l'Intérieur afin d'enrichir les musées de province.

À sa mort, survenue le 11 juin 1842 à Paris, après une vieillesse marquée par la gêne financière, il laissa sa veuve dans une profonde détresse matérielle. Il fut inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (8e division)2. Sa concession a depuis été reprise et ses restes transférés à l'ossuaire du Père-Lachaise.

Œuvres dans les collections publiques

Aux États-Unis
  • Boston, musée des beaux-arts : Entrée du Parc de Saint Cloud.
En France
  • Beaune, musée des beaux-arts : Étude de paysage.
  • Dijon, musée des beaux-arts de Dijon : Site de Phocide, salon de 1836.
  • Dijon, musée Magnin :
    • La Statue ;
    • Le Lavoir ;
    • Le Village dans la montagne. Dans cette œuvre, Jean-Victor Bertin, conformément aux préceptes de son maître Pierre-Henri de Valenciennes qui préconise le paysage historique, choisit le site de Spolète en Ombrie. Spolète est la ville devant laquelle Hannibal, après la bataille de Trasimène, fut contraint de capituler face à la courageuse résistance de ses habitants (217 av. J.-C). ;
    • La Pêche au filer, dessin préparatoire ;
    • Nymphes et bergers, dessin préparatoire.
  • Évreux, musée d'Évreux : Vue de Spolète, huile sur toile, 51,5 × 72,7 cm, exposée au Salon de 1839.
  • La Fère, musée Jeanne d'Aboville : Paysage aux grands arbres.
  • Paris, Musée du Louvre : Vue prise à Essonnes.
  • Reims, musée des beaux-arts : Paysage, 1820.
  • Toulon, musée d'art de Toulon : Paysage italien, 1829.
  • Toulouse, musée des Augustins : Paysage historique, d'après les voyages d'Anacharsis en Laconie, exposé au Salon de 1831.

 

Élèves

  • Antoine-Félix Boisselier
  • Jules Coignet
  • Camille Corot
  • Charles-François Daubigny
  • André Jolivard
  • François-Gabriel Lépaulle (1804-1886)
  • Achille Etna Michallon
  • Joseph François Paris (1784-1871)
  • Jacques Auguste Regnier (1787-1860)
  • Philippe Rousseau (1816-1887)

Notes et références

Annexes

Bibliographie

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Paris, 1831, pp. 54-56.
  • Suzanne Gutwirth, « Un paysagiste néo-classique (1767-1842) », Gazette des beaux-arts, juin 1974.

Liens externes

 

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