Vendée Militaire et Grand Ouest

23 octobre 2018

de Larue Isaac Étienne

 

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Isaac Étienne de Larue
Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
4 janvier 1760
Gouzon
Décès
13 août 1830 (à 70 ans)
Paris
Activité
Homme politique

Isaac Étienne de Larue (né le 4 janvier 1760 à Gouzon - mort le 13 août 1830 à Paris) est un député au Conseil des Cinq-Cents et garde général des archives du royaume.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Mandats
  • 3 Ouvrages
  • 4 Notes
  • 5 Sources
  • 6 Articles liés

Biographie

Il était, sous la Révolution, président du district de la Charité (Nièvre), où il résidait. Hostile aux idées nouvelles, il fut élu, le 24 vendémiaire an IV, par 101 voix (206 votants) député de la Nièvre au Conseil des Cinq-Cents. Il fit partie, avec Pichegru et Willot, de la commission dite des inspecteurs. Son attitude contre-révolutionnaire le rendit des plus suspects au Directoire : Larue fut arrêté lors des événements du 18 fructidor et déporté à la Guyane. Ayant réussi à s'évader (15 prairial au VI), il revint en France. Sous le gouvernement consulaire, ses relations avec Pichegru et surtout avec Hyde de Neuville, dont il avait épousé la sœur, le firent mettre en surveillance dans le département de la Nièvre. En revanche, la Restauration le combla de faveurs. Chevalier de la Légion d'honneur le 8 octobre 1814, et officier du même ordre le 21 août 1822. Larue fut nommé maître des requêtes et garde général des archives du royaume. On a de lui une Histoire du 18 fructidor (1821). Son suicide, le 13 août 1830, fut précipité par les évènements de la Révolution de Juillet et la chute du régime.

Mandats

  • 16/10/1795 - 04/09/1797  : Nièvre - Royaliste

Ouvrages

Notes

Sources

  • Lara Jennifer Moore, Restoring order, The Ecole des Chartes et the Organization of Archives and Libraries in France (1820-1870), Litwin Bookws Duluth, 2008, page 62.
  • Fiche à l’Assemblée nationale [archive]
  • Dictionnaire des parlementaires français [archive] par Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, tome 3, Fes-Lav, Bourloton éditeur, Paris, 1891.
  • Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données)

Articles liés

  • Archives nationales (France)
  • Liste des dirigeants des Archives nationales et des Archives de France
  • École nationale des chartes
  • Lettre manuscrite [archive] Archives nationales

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


22 octobre 2018

Molé Mathieu

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Mathieu Molé

 
Mathieu Molé

220px-Mathieu-Louis_Molé


Mathieu, comte Molé, en 1834, par Ingres
Fonctions
18e et 23e président du Conseil des ministres français
et Ministre des Affaires étrangères
(19e et 24e chef du gouvernement)
6 septembre 1836 – 31 mars 1839
(2 ans 6 mois et 25 jours)
Monarque Louis-Philippe Ier
Gouvernement Molé 1
Molé 2
Législature IIIe législature
IVe législature
Prédécesseur Adolphe Thiers
Successeur Jean-de-Dieu Soult
24 février 1848 – 24 février 1848
(moins d’un jour)
Monarque Louis-Philippe Ier
Gouvernement non formé
Législature VIIe législature
Prédécesseur François Guizot
Successeur Adolphe Thiers
Biographie
Date de naissance 24 janvier 1781
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès 23 novembre 1855 (à 74 ans)
Lieu de décès Épinay-Champlâtreux, Seine-et-Oise (France)
Nationalité française
Parti politique Orléaniste
Religion catholique

Mathieu Molé
Présidents du Conseil des ministres français

Le comte Louis-Mathieu Molé, né le 24 janvier 1781 à Paris et mort le 23 novembre 1855 à Épinay-Champlâtreux, est un homme politique français. Il est ministre de la Justice sous l'Empire, de la Marine et des Colonies sous la Restauration, des Affaires étrangères et président du Conseil, de 1836 à 1839, sous la monarchie de Juillet.

 

Sommaire


  • 1Biographie
    • 1.1Jeunesse
    • 1.2Sous l'Empire
    • 1.3Sous les deux Restaurations
    • 1.4Sous la monarchie de Juillet
    • 1.5Sous la Deuxième République
  • 2Décorations
  • 3Académicien français
  • 4Jugements
  • 5Armoiries
  • 6Références
    • 6.1Sources
    • 6.2Bibliographie
    • 6.3Notes
    • 6.4Liens externes

 

Biographie

Jeunesse

Article détaillé : Famille Molé.

Fils d'Édouard François Mathieu Molé, conseiller au Parlement de Paris qui périt sur l'échafaud révolutionnaire, et de sa femme, née Marie-Louise de Lamoignon, future fondatrice de la congrégation des sœurs de la Charité de Saint-Louis, sous son nom de religion Mère Saint-Louis, et fille de Chrétien François de Lamoignon de Bâville. Louis-Mathieu Molé passa avec sa mère ses premières années en émigration en Suisse et en Angleterre. De retour en France, lorsque la Terreur s'apaise en 1796, il termina ses études classiques.

Il épousa le 18 août 1798, à Méry-sur-Oise Caroline-Joséphine de La Live 1 (25 mai 1781, Paris - 10 juin 2 1845, Paris). Elle est la fille d'Alexis Janvier Lalive de La Briche et de son épouse, née Adélaïde Prévost mais aussi la petite-fille de Louis Denis Lalive de Bellegarde et la nièce de la comtesse d'Houdetot.

Le couple eut deux filles, Clotilde et Élisabeth, mariées à deux frères, Fernand et Hubert de La Ferté-Meun, et une unique petite-fille, Clotilde de La Ferté-Meun, qui épousa, le 3 mai 1851 Jules-Charles-Victurnien de Noailles (1826-1895), 4e duc d'Ayen puis 7e duc de Noailles.

Sous l'Empire

Il avait vingt-six ans lorsqu'il débuta en littérature par ses Essais de morale et de politique (1806), qui eurent deux éditions dont la seconde fut accompagnée d'une vie de Mathieu Molé (1584-1656), Premier président du parlement de Paris sous la Fronde et ancêtre de l'auteur. Cet ouvrage, qui renfermait un éloge outré des institutions impériales, fut diversement jugé. Fontanes, avec qui Molé s'était lié dans le salon de Mme de Beaumont, où il avait également rencontré Chateaubriand et Joubert, le traita avec beaucoup de bienveillance dans le Journal de l'Empire et présenta le jeune écrivain à Napoléon Ier.

Molé connut une ascension exceptionnellement rapide : il fut nommé auditeur au Conseil d'État (18 février 1806) avant d'y être admis comme maître des requêtes (juin 1806). Rapporteur au Conseil d'État de la loi d'exception que l'Empereur voulait édicter à l'encontre des Juifs, Molé trouva le projet incompatible avec les principes égalitaires de la Révolution française et préconisa une reconnaissance officielle de la religion juive, à la suite de quoi l'Empereur le nomma commissaire impérial au Sanhédrin israélite. Il fut ensuite préfet de la Côte-d'Or (novembre 1806-1809), conseiller d'État (1809), directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines (1809-1813), comte de l'Empire (29 décembre 1809) et commandeur de l'ordre de la Réunion.

Molé était détesté de ses subordonnés qui lui reprochaient sa morgue, et souvent décrié pour son ignorance des questions techniques et son manque d'expérience administrative, mais il était extrêmement en faveur auprès de l'Empereur. Le 12 novembre 1813, ce fut lui qui fut chargé de proposer au Sénat d'attribuer à l'Empereur, par un sénatus-consulte, la nomination du président du Corps législatif sans présentation de candidat. Le 20 novembre 1813, il succéda à Régnier, duc de Massa dans les fonctions de grand juge, ministre de la Justice, qu'il exerça jusqu'au 2 avril 1814. Avec les autres ministres, il accompagna l'impératrice Marie-Louise lorsqu'elle se rendit à Blois.

Sous les deux Restaurations

Il se tint à l'écart de la vie publique sous la Première Restauration, et ce ne fut que comme membre du conseil municipal de Paris qu'il signa, quelques jours avant le 20 mars 1815, l'adresse présentée au roi et dans laquelle se trouvait la phrase : « Que nous veut cet étranger pour souiller notre sol de son odieuse présence ? » Napoléon ne lui en tint pas rigueur et, sous les Cent-Jours, il retrouva sa place au Conseil d'État ainsi que ses fonctions de directeur général des Ponts et Chaussées, ayant prudemment refusé les portefeuilles de la Justice, de l'Intérieur ou des Affaires étrangères que lui offrait l'Empereur pour se contenter de ce poste peu compromettant. Il refusa de signer la déclaration du Conseil d'État du 25 mai contre les Bourbons ce dont, vivement blâmé par Napoléon, il s'excusa en faisant valoir « qu'il n'avait pas cru pouvoir s'associer à un manifeste contenant ce blasphème politique : que Napoléon tenait sa couronne du vœu et du choix du peuple français » 3. Napoléon le nomma pair de France le 2 juin, mais Molé partit pour les eaux de Plombières, écrivit de là pour s'excuser de ne pas siéger et attendit la suite des événements.

Revenu à Paris après Waterloo, il protesta auprès de Louis XVIII de son « inaltérable fidélité », conserva son fauteuil au Conseil d'État et fut renommé directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines (9 juillet 1815 - 17 septembre 1817) ainsi qu'à la Chambre des pairs (17 août 1815). Dans le procès du maréchal Ney, il vota pour la peine de mort. Certains biographes affirment cependant qu'il usa ensuite de son influence pour soustraire d'autres victimes à la Terreur blanche.

Le maréchal Gouvion Saint-Cyr étant passé du ministère de la Marine à celui de la Guerre, le comté Molé fut nommé ministre de la Marine et des Colonies le 12 septembre 1817. Il conserva ce portefeuille jusqu'au 28 décembre 1818. Il fut notamment chargé de présenter à la Chambre des pairs, dans la session de 1818, le projet de loi sur la liberté de la presse. Il quitta le pouvoir avec le duc de Richelieu lors de la dislocation partielle du cabinet consécutive aux élections de La Fayette, Manuel et Benjamin Constant. Il siégea dès lors à la Chambre des pairs avec les royalistes constitutionnels et combattit plusieurs fois à la tribune les opinions des ultras. Ainsi, à la séance du 28 mars 1826, il parla le premier contre le rétablissement du droit d'aînesse, invoquant les intérêts moraux de la famille et les intérêts financiers de l'État.

Sous la monarchie de Juillet

Après la Révolution de 1830, le comte Molé fut appelé dès le 11 août 1830, sur la suggestion du duc de Broglie, au ministère des Affaires étrangères dans le premier ministère du règne de Louis-Philippe Ier. Sans expérience de la diplomatie, mais grand seigneur, doué des manières de la fonction et partisan de la paix, il travailla à faire reconnaître le nouveau régime par les puissances étrangères. Il adopta, non sans hésitation, le principe pacifique, cher à Louis-Philippe, de non-intervention. Mais, en raison de son impopularité et de différends avec ses collègues 4, il ne fut pas maintenu dans le ministère Laffitte le 2 novembre 1830.

Lorsque le duc de Broglie démissionna du ministère des Affaires étrangères le 1er avril 1834, Thiers suggéra au roi de faire appel à Molé pour lui succéder, mais Guizot, qui se jugeait affaibli par le départ de son ami du ministère et considérait que l'entrée de Molé au gouvernement l'affaiblirait encore davantage, s'y opposa, ce dont Molé lui voulut beaucoup.

Chargé de former un nouveau cabinet le 6 septembre 1836, il reprit le portefeuille des Affaires étrangères avec la présidence du Conseil, et resta en place jusqu'au 30 mars 1839. Au premier rang des difficultés dont Thiers lui laissait l'héritage, il trouva la question suisse et l'affaire Conseil. Persuadé qu'il n'y avait rien de vrai dans la mission d'espionnage attribuée à Conseil, et que les protestations de la diète helvétique contre le rôle de la France et de son roi n'étaient qu'une trame ourdie par les réfugiés pour perdre l'ambassadeur français, Molé n'hésita pas à interrompre toute relation diplomatique avec la Suisse, et la querelle se trouva apaisée presque aussitôt, la Suisse n'ayant pas persisté dans ses réclamations.

Le complot de Louis-Napoléon Bonaparte et les attentats sans cesse renouvelés contre la vie du roi vinrent bientôt susciter de nouvelles difficultés au ministère, dont l'un des premiers actes avaient été l'élargissement des anciens ministres de Charles X.

Molé eut enfin à lutter contre la coalition formée pour le renverser et animée par Thiers et par Guizot 5. En 1837, Thiers engagea la lutte au sujet de l'Espagne : il s'efforça de montrer que le rôle du président du Conseil à l'égard de ce pays n'avait ni éclat, ni grandeur ; que les destins de la monarchie constitutionnelle en France étaient liés au maintien du trône d'Isabelle II en Espagne, contre les menées absolutistes de don Carlos ; et que notre alliance avec le Royaume-Uni nous commandait d'intervenir dans la péninsule ibérique. Molé opposa à ces considérations l'élasticité des termes dans lesquels le traité de quadruple alliance était rédigé, les inconvénients d'une politique d'aventures et les hésitations que son rival avait montrées, sur cette même affaire espagnole, lorsque lui-même était aux affaires. Cette argumentation emporta la conviction de la Chambre et permit au cabinet de passer cette première escarmouche.

À la suite du procès des associés de Louis-Napoléon Bonaparte dans sa tentative de soulèvement de Strasbourg, Molé imagina tout d'abord de faire accorder au ministère le droit d'éloigner de Paris tout individu dangereux, mais dut, non sans humeur, abandonner ce projet sur les instances de Duvergier de Hauranne ; il présenta alors trois projets de loi : le premier, dit « de disjonction », prévoyait que lorsque les crimes prévus par certaines dispositions déterminées auraient été commis conjointement par des civils et des militaires, les premiers seraient jugés normalement par la cour d'assises, mais que les seconds seraient traduits devant le conseil de guerre ; le second établissait un bagne à l'île Bourbon pour recevoir les déportés politiques ; le troisième menaçait de la réclusion quiconque ne révélerait pas un complot formé contre la vie du roi dont il aurait eu connaissance. Dans le même temps, le gouvernement présentait un projet de loi d'apanage pour le duc de Nemours 6, ainsi que deux autres tendant l'un à augmenter d'un million le revenu du duc d'Orléans et l'autre à constituer une dot d'un million au profit de la princesse Louise, devenue reine des Belges.

La loi de disjonction suscita une vive opposition parlementaire. Dupin aîné l'attaqua avec une verve mordante, qu'appuyèrent Delespaul, de Golbery et Nicod. Lamartine défendit le projet, mais Chamaraule, Parant, Moreau (de la Meurthe), Persil, Chaix d'Est-Ange et Berryer le combattirent. En définitive, la loi fut repoussée par 211 voix contre 209.

Pourtant, le cabinet tint bon et la loi d'apanage fut présentée. Celle-ci ne suscita d'abord pas de difficulté dans les bureaux de la Chambre, mais provoqua une tempête lorsqu'elle fut connue du public. Cormenin rédigea un de ces pamphlets venimeux dont il s'était fait la spécialité. Cette crise amena la chute du premier ministère Molé.

Après plusieurs semaines de crise ministérielle, qui montrèrent l'impossibilité de mettre sur pied une combinaison de rechange, Molé fut chargé de se succéder à lui-même en constituant un nouveau cabinet qui prit ses fonctions le 15 avril 1837. Le gouvernement fut contraint de retirer le projet d'apanage du duc de Nemours mais obtint, dès le 22 avril, l'adoption de ceux concernant la dotation du duc d'Orléans et la dot de la reine des Belges. Molé négocia également le mariage du duc d'Orléans avec la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin.

Jugeant sa majorité insuffisamment solide, Molé obtint de Louis-Philippe, le 30 octobre 1837, la dissolution de la Chambre des députés. Mais les élections du 24 novembre ne répondirent pas à ses vœux. La discussion de l'adresse de la chambre nouvelle remit sur le tapis l'exécution du traité de la quadruple alliance et amena de nouveaux débats entre Molé et Thiers. Les diverses oppositions redoublaient d'ardeur contre le cabinet : une polémique engagée dans la presse les décida à se concerter pour le renverser.

Louis-Philippe, qui avait de l'amitié, et même de la tendresse pour Molé, l'exhortait à tenir bon, le réconfortait constamment. En août 1838, il lui fit l'honneur insigne de se rendre chez lui au château de Champlâtreux et d'y présider un conseil des ministres. La scène fut immortalisée par un tableau d'Ary Scheffer que le roi offrit à son chef de gouvernement.

La coalition employa toute l'année 1838 à préparer son offensive pour la session de 1839. La discussion de l'adresse donna lieu à un combat acharné opposant surtout Molé à Guizot. Cette lutte grandit singulièrement le président du Conseil dont la défense étonna à la fois ses adversaires et ses amis. Molé parvint à faire amender le projet d'adresse préparé par la coalition mais, le jour même du vote (8 mars), il remit sa démission au roi. Le ministère se retira le 30 mars 1839 lorsque fut connu le résultat des nouvelles élections législatives, qui lui étaient défavorable.

Molé s'éloigna dès lors du premier plan de la vie politique. Il fut élu à l'Académie française le 20 février 1840.

En 1844, Adolphe Crémieux ayant fait voter par la Chambre qu'« aucun membre du parlement ne pourra[it] être adjudicateur ou administrateur dans les compagnies de chemins de fer auxquelles des concessions seraient accordées », Molé, qui était président du conseil d'administration de la Compagnie de l'Est, se trouva visé : « Je leur jetterai au nez tous les chemins de fer passés, présents et futurs », écrivit-il à Barante 3.

Son nom fut plusieurs fois mis en avant dans plusieurs crises et, en février 1848, Louis-Philippe le chargea, mais en vain, de former un cabinet pour tenter de sauver la monarchie de Juillet.

Sous la Deuxième République

Après la Révolution de 1848, le comte Molé fut porté candidat à l'Assemblée constituante par les « anciens partis » dans le département de la Gironde en remplacement de Lamartine qui avait opté pour la Seine. Élu le 17 septembre 1848 7, il siégea dans les rangs de la droite, dont il fut l'un des chefs. Sans prendre souvent la parole, il n'en eut pas moins d'influence. Il vota contre l'amendement Grévy sur la présidence de la République, contre le droit au travail, pour l'ensemble de la Constitution, pour la proposition Rateau, contre l'amnistie, pour l'interdiction des clubs, pour les crédits de l'expédition de Rome, contre la demande de mise en accusation du président et de ses ministres.

En vue de l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, il avait favorisé ouvertement la candidature du général Cavaignac : « Il a sauvé la nation, qui ne pourra jamais l'oublier », déclarait-il à la tribune le 26 octobre. Rallié ensuite au gouvernement de Louis-Napoléon Bonaparte, il soutint à l'Assemblée législative, où il fut élu le 13 mai 1849 par le département de la Gironde 8 toutes les mesures qui signalèrent l'accord du pouvoir exécutif et de la majorité : il appuya l'expédition de Rome, la loi Falloux sur l'enseignement, fut membre de la commission des dix-sept qui prépara la loi du 31 mai sur le suffrage universel, mais se sépara du prince-président quand la politique de l'Élysée devint contraire aux intérêts monarchiques. Il se prononça contre le coup d'État du 2 décembre 1851 et fit partie des représentants qui se réunirent à la mairie du Xe arrondissement pour élever une protestation.

Rentré dans la vie privée, il mourut d'une attaque d'apoplexie le 23 novembre 1855 dans son château de Champlâtreux.

Le comte Molé avait été conseiller général de Seine-et-Oise. Il était depuis le 17 octobre 1837 grand-croix de la Légion d'honneur.

Décorations

  • Ordre de la Légion d'honneur :
    • Légionnaire (1809) ;
    • Officier (1812) ;
    • Grand-croix (17 octobre 1837).
  • Ordre de la Réunion :
    • Commandeur (1813).

Académicien français

Élu à l'Académie française le 20 février 1840 (par 30 voix sur 31), en remplacement de Mgr de Quelen, archevêque de Paris, le même jour où Victor Hugo échouait contre Flourens, il fut reçu le 30 décembre suivant par André Dupin. Molé fut chargé du discours de réception d'Alexis de Tocqueville (21 avril 1842), et aussi de celui d'Alfred de Vigny (29 janvier 1846) qui fut d'une rare cruauté à l'égard des œuvres, des conceptions littéraires et des jugements politiques du poète 9....

Jugements

« Il fit une carrière de larbin politique, plat comme une limande devant ses maîtres et gonflé d'une venimeuse vanité pour ses subordonnés. À sa décharge, il faut dire que ses ancêtres avaient, dans l'ensemble, fait preuve d'un caractère comparable sous l'Ancien Régime. » (Alfred Fierro, André Palluel-Guillard, Jean Tulard, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1995, p. 959 - ISBN 2-221-05858-5)
« Un jugement droit, une élocution sans relief, mais suffisante et sobre, beaucoup de tenue, de la présence d'esprit et du sang-froid, de l'habileté dans le maniement des hommes, tout ce que donne l'habitude des grandes relations, l'expérience des affaires, une politique apprise à l'école de l'Empire, et par conséquent le goût du despotisme, mais avec cela une facilité singulière à se plier au joug des circonstances, peu d'élévation dans les vues, nulle hardiesse dans l'exécution, un amour-propre inquiet et trop aisément irritable : voilà ce que M. Molé avait apporté aux affaires en qualités et en défauts. » (cité par le Dictionnaire des parlementaires français)

Armoiries

FigureBlasonnement
Orn ext comte de l'Empire OLH.svg
Blason famille Molé (Empire).svg
Armes du comte Molé et de l'Empire (institution de majorat attaché au titre de comte de l'Empire, accordée par lettres patentes du 29 septembre 1809, à Schœnbrunn)

Écartelé au premier et quatrième de gueules au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un croissant de même ; et au second et troisième d'argent au lion de sable armé et lampassé d'or ; le franc-quartier des comtes conseillers d'État brochant sur le premier au neuvième de l'écu 10, 11, 12.

  • Livrées : les couleurs de l'écu 10.
Orn ext comte et pair GCLH.svg
Blason famille Molé (Champlâtreux).svg
Armes du comte Molé, pair de France (membre de la Chambre des pairs : 2 juin 1815, 17 août 1815, comte-pair héréditaire le 31 août 1817 sans majorat 13)

Écartelé, aux 1 et 4, de gueules au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles aussi d'or et en pointe d'un croissant d'argent (Molé) ; aux 2 et 3 d'argent à un lion de sable armé et lampassé d'or (Mesgrigny) 14, 15, 16, 17, 13.

Références

Sources

  • Alfred Fierro, André Palluel-Guillard et Jean Tulard, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1995 , page 959 (ISBN 2-221-05858-5) [détail de l’édition]
  • « Molé (Mathieu-Louis, comte) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  • Jacques-Alain de Sédouy, "Le Comte Molé ou la séduction du pouvoir", Perrin, 1994, 270 pages avec cahier d'illustrations.
  • « Notice no LH/1898/8 », base Léonore, ministère français de la Culture

Bibliographie

* Yvert Benoît (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Notes

  1.  Elle publia sans nom d'auteur des romans, pour la plupart traduits de l'anglais: Éliza Rivers, ou La favorite de la nature (1823), Les épreuves de Marguerite Lyndsay (1823), Osmond (1824), Le Jeune Irlandais (1828), Rachel (1828), Barbe Grabowska (1830).
  2.  10 avril selon Jacques-Alain de Sédouy, Le comte Molé, Paris, Perrin, 1994, p. 238.
  3. ↑ a et b cité par le Dictionnaire des parlementaires français
  4.  Molé est d'une susceptibilité aiguë et supporte mal que l'ambassadeur à Londres, Talleyrand, corresponde directement avec le roi par l'entremise de Madame Adélaïde, n'envoyant à son ministre que de banales dépêches.
  5.  « M. Molé devant M. Guizot, c'était la susceptibilité patricienne aux prises avec l'orgueil. Le premier s'irritait d'avoir la suprématie à conquérir, le second affectait, à l'égard de l'homme qui la lui contestait, une sorte d'étonnement dédaigneux dont rien n'égalait l'injure. De là un duel sourd, dans lequel les conceptions législatives, les desseins politiques, l'emploi des agents, les mesures les plus générales en apparence n'entraient que comme des armes à l'usage de la jalousie. » (cité par le Dictionnaire des parlementaires français)
  6.  L'apanage devait comprendre le domaine de Rambouillet, les forêts de Sénonche, Châteauneuf et Montécaut.
  7.  22.818 voix sur 45.527 votants et 173.778 inscrits
  8.  8e sur 13 par 69.635 voix sur 125.001 votants et 179.161 inscrits
  9.  Le texte du discours du comte Molé est consultable sur le site de l'Académie française [archive]
  10. ↑ a et b PLEADE [archive] (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  11.  « Mathieu-Louis Molé (1781-1855), comte de l'Empire » [archive], sur www.napoleon-empire.net (consulté le 8 mai 2011)
  12.  Nicolas RoretNouveau manuel complet du blason ou code héraldique, archéologique et historique : avec un armorial de l'Empire, une généalogie de la dynastie impériale des Bonaparte jusqu'à nos jours, , etc., Encyclopédie Roret,‎ 1854, 340 p. (lire en ligne [archive])
  13. ↑ a et b (en) « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) » [archive], sur www.heraldica.org (consulté le 8 mai 2011)
  14.  Il arrive que le lion soit lampas de gueules, et non d'or.
  15.  Armorial universel, M. Jouffroy d'Eschavannes, tome 2, 1848
  16.  Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles (M. le Chevalier de Courcelles), Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, Volume 8, 1827
  17.  Jean-Baptiste RietstapArmorial généralt. (tome 1 [archive] et 2 [archive]), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887

Liens externes

  • Notice biographique de l'Académie française

21 octobre 2018

de Brunswick-Wolfenbüttel Charles-Guillaume-Ferdinand

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel

 
Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick

250px-Duke_Ferdinand_of_Brunswick-Wolfenbuettel_(1721–1792)


Naissance 9 octobre 1735
Wolfenbüttel
Décès 10 novembre 1806 (à 71 ans)
Ottensen
Mort au combat
Origine Prussien
Allégeance Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Grade Generalfeldmarschall
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerre de Succession de Bavière
Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille de Hastenbeck
Bataille de Minden
Bataille de Warburg
Bataille de Valmy
Siège de Mayence
Bataille d'Auerstaedt
Distinctions Chevalier de l'ordre de la Jarretière, Chevalier de l'ordre de l'Aigle noir de Prusse
Famille Neveu de Fréderic II de Prusse, père de Frédéric Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel, frère d'Anne-Amélie de Saxe-Weimar

Charles-Guillaume-Ferdinand (allemand : Karl Wilhelm Ferdinand von Braunschweig-Wolfenbüttel), né le 9 octobre 1735 à Wolfenbüttel et mort le 10 novembre 1806 à Ottensen est un général et prince allemand. Il est duc de Brunswick-Lunebourg et prince de Wolfenbüttel de 1780 à sa mort.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Carrière de subordonné
    • 1.2 Homme de culture et souverain éclairé
  • 2 Le règne
    • 2.1 Général de l’armée allemande fédérale
  • 3 Descendance
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Carrière de subordonné

Fils aîné du duc Charles Ier de Brunswick-Wolfenbüttel et de la fille du Roi-Sergent, Philippine-Charlotte de Prusse, Charles-Guillaume-Ferdinand reçoit une éducation exceptionnellement large et complète, et voyage dans sa jeunesse dans les Pays-Bas, en France et dans diverses parties de l’Allemagne.

Il fait ses premières armes sous Ferdinand de Brunswick-Lunebourg, son oncle.

Il reçoit le baptême du feu pendant la campagne de l’Allemagne du nord en 1757, sous le duc de Cumberland. Sa charge à la tête d’une brigade d’infanterie à la bataille de Hastenbeck lui vaut une grande réputation.

Avec la capitulation de Kloster Zeven, son oncle Ferdinand de Brunswick, qui succède à Cumberland, le persuade aisément de continuer la guerre comme officier d’état-major.

Les exploits du « prince héritier », comme il est appelé, lui valent une réputation accrue. Il devient un maître reconnu de la guérilla. Dans des batailles décousues comme celle de Minden et de Warburg, il prouve qu’il est un excellent collaborateur.

Homme de culture et souverain éclairé

Il succède à son oncle Frédéric II de Prusse comme Grand Maître de la Stricte Observance dite Templière. In ordine, il portait le nom de « Eques A Victoria ». Après la fin de la guerre de Sept Ans, le prince visite l’Angleterre avec son épouse, la fille de Frédéric, prince de Galles. En 1766, il vient en France, reçu à la fois par ses alliés et par ses adversaires récents avec tous les honneurs. À Paris, il fait la connaissance de Marmontel. Il continue son voyage par la Suisse où il rencontre Voltaire. Il séjourne un certain temps à Rome où il explore les antiquités de la ville en compagnie de Winckelmann. Après une visite à Naples, il retourne à Paris, puis dans son pays. Sa popularité est sans limite. Il devient rapidement un modèle de souverain lorsqu’il succède à son père, le duc Charles Ier, en 1780.

Le règne

Frère aîné de l’intelligente duchesse Anne-Amélie de Saxe-Weimar, il est peut-être le meilleur représentant des despotes éclairés du XVIIIe siècle : sage, rationnel, prudent et aimable. Avec l’aide de son ministre Feronce von Rotenkreutz (de), il sauve l’État de la banqueroute provoquée par la guerre. Il ambitionne d’éviter à son duché de passer sous contrôle étranger. Dans le même temps, il continue à rendre des services importants au roi de Prusse, pour lequel il avait combattu. Il fait de son régiment un modèle et accomplit des missions diplomatiques pour le compte de ce même roi de Prusse.

Il ressemble à son oncle Frédéric le Grand sur bien des points, mais il lui manque la résolution suprême de ce roi. Souverain d’un petit pays, il ne peut déplaire aux souverains plus puissants et a tendance à une prudence excessive dans ses affaires civiles et militaires. Son habituelle prudence, si elle l’a incité, dans certains cas, à laisser certaines réformes incomplètes, le sauve souvent des échecs qui jalonnent les efforts de tant de princes libéraux de cette époque.

Enthousiasmé par la politique anti-autrichienne de la Prusse, il rejoint le Furstenbund. Il a désormais pour ambition d’être le meilleur soldat de son temps. Il se destine à être le commandant en chef de l’armée fédérale.

Général de l’armée allemande fédérale

Charles II de Brunswick.

Entre 1763 et 1787, il n’a qu’une seule action militaire pendant la brève guerre de Succession de Bavière ; dans les années suivantes, cependant, le duc conduit l’armée qui envahit les Pays-Bas. Son succès est si rapide, complet et presque sans effusion de sang, que cette campagne reste aux yeux des contemporains comme l’exemple de la campagne du général parfait. Cinq ans plus tard, Brunswick est nommé commandant de l’armée alliée autrichienne et allemande réunie pour envahir la France et écraser la Révolution française. Les émigrés lui avaient présenté la campagne comme une promenade militaire où il ne rencontrerait qu’une résistance de principe.

Le 25 juillet 1792, à Coblence, en accord avec Louis XVI et des Girondins, il menace de représailles ceux qui s’opposent au roi en signant le manifeste de Brunswick, vraisemblablement rédigé par un noble français de l’émigration, Jérôme Joseph Geoffroy de Limon. Avec l’arrivée des Marseillais venus pour la fête de la fédération, mais avec retard, cette menace a l’effet inverse, galvanisant le peuple de Paris dans la colère et la défiance envers un roi protégé par l’armée ennemie, précipitant les événements du 10 août 1792.

Brunswick fait une avance sans hâte qui se termine à la canonnade de Valmy suivie par la retraite des alliés.

Il participe au siège de Mayence. La campagne suivante de 1793 le montre peut-être au mieux comme un général posé et précis ; même Hoche, à la tête de la nation en armes, ne fait pas la moindre impression sur le général en chef des alliés. Mais les difficultés et désagréments au quartier général se multiplent et, quand Brunswick se trouve lui-même dans l’impossibilité de bouger ou diriger son armée sans intervention du roi, il renonce à cette fonction et retourne gouverner son duché. Il n’abandonne pas entièrement le service prussien et, en 1803, il accomplit avec succès une mission diplomatique en Russie.

En 1806, il perd sa femme et son fils aîné mais, à la demande personnelle de la reine de Prusse Louise de Mecklembourg-Strelitz, il consent à commander l’armée prussienne. Mais, à nouveau, la présence du roi de Prusse et les vues conflictuelles des nombreux conseillers de haut rang entravent son action. À la bataille d’Auerstaedt, le vieux duc est mortellement blessé. Transporté pendant près d’un mois au milieu de l’armée prussienne en déroute, il meurt enfin, le 10 novembre 1806, à Ottensen, près de Hambourg.

Son fils et successeur, Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel (1771-16 juin 1815) sera l’un des opposants les plus acharnés à la domination napoléonienne sur l’Allemagne.

Descendance

Augusta de Hanovre avec son fils Charles-Georges-Auguste (1767).

Le 16 janvier 1764, Charles-Guillaume-Ferdinand épouse la princesse Augusta de Hanovre (1737-1813), fille de Frédéric de Galles et petite-fille du roi George II de Grande-Bretagne. Sept enfants sont nés de cette union :

  • Augusta-Caroline-Frédérique-Louise (1764-1788), épouse en 1780 le duc Frédéric III de Wurtemberg ;
  • Charles-Georges-Auguste (1766-1806) épouse en 1790 Frédérique d’Orange-Nassau ;
  • Caroline-Amélie (1768-1821), épouse en 1795 le futur roi George IV du Royaume-Uni ;
  • Georges (1769-1811) ;
  • Auguste (1770-1820) ;
  • Frédéric-Guillaume (1771-1815), duc de Brunswick-Wolfenbüttel ;
  • Amélie-Caroline-Dorothée-Louise (1772-1773).

Voir aussi

Bibliographie

  • Lord Fitzmaurice, Charles W. F., duc de Brunswick (Londres, 1901); mémoire de Allgemeine deutsche Biographie, vol. ii. (Leipzig, 1882).
  • Arthur Chuquet, Les Guerres de la Révolution : La Première Invasion prussienne (Paris).
  • Jean-Charles Volkmann, Généalogies des Rois et de princes, Édition Jean-Paul Gisserot (1998).

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Mercier Louis-Sébastien

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Louis-Sébastien Mercier


Louis-Sébastien Mercier

260px-Louis-SebastienMercier

Portrait de Louis-Sébastien Mercier.

Fonction
Député
 
Biographie
Naissance
6 juin 1740
Paris
Décès
25 avril 1814 (à 73 ans)
Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Lieu de travail
Paris
Activités
Écrivain, homme politique, journaliste, dramaturge, écrivain de science-fiction, poète
Autres informations
A travaillé pour
Journal des Dames
Membre de
Conseil des Cinq-Cents
Mouvement
Lumières
Œuvres réputées
L'An 2440, rêve s'il en fut jamais, Tableau de Paris
signature de Louis-Sébastien Mercier

signature

Ouvrage de Louis-Sébastien Mercier, interdit en France - Londres 1772.

Louis-Sébastien Mercier, né le 6 juin 1740 à Paris et mort dans la même ville le 25 avril 1814 (à 73 ans), est un écrivain français du mouvement des Lumières, à la fois romancier, dramaturge, essayiste, philosophe, critique littéraire et journaliste.

Auteur prolifique, il est l’un des hommes dont la vie littéraire a été la plus active au XVIIIe siècle, qui s’appelait lui-même « le plus grand livrier de France » ; il reste essentiellement connu aujourd'hui pour son roman d'anticipation l’An 2440 (1771) et pour son Tableau de Paris (1781), publiés avant la Révolution. Il est également l’auteur de cinquante pièces de théâtre, de dizaines de pièces en vers et de nombreux essais critiques, et le fondateur des Annales patriotiques et littéraires.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Sa famille
    • 1.2 Ses études
    • 1.3 Les débuts professionnels et littéraires
    • 1.4 La Révolution
    • 1.5 L’Empire
  • 2 Œuvre
    • 2.1 Style
    • 2.2 Une production diversifiée
    • 2.3 L’éditeur
    • 2.4 Postérité
  • 3 Liste des œuvres
  • 4 Notes et références
    • 4.1 Notes
    • 4.2 Références
  • 5 Bibliographie
  • 6 Sources
  • 7 Liens externes

Biographie

Sa famille

Issu d’une famille de la petite bourgeoisie, Mercier naquit le 6 juin 1740 à Paris, quai de l’École, entre le Pont Neuf et le Louvre, où son père, Jean-Louis Mercier, tenait boutique de marchand fourbisseur, et baptisé deux jours plus tard en l’église Saint-Germain l’Auxerrois.

Originaire de Metz et veuf d’une première femme, Claude Galloy, Jean-Louis Mercier signa le 24 août 1739 un contrat de mariage avec Élisabeth Andrée Le Pas, fille de feu Martin Le Pas, maître maçon. Louis-Sébastien naquit l'année suivante. Un cadet, Charles André, qui devait plus tard tenir l’hôtel des Trois-Villes, rue de Tournon, vit le jour en 1741. Un troisième enfant, Jean-Baptiste, mourut au berceau. Sa mère mourut à son tour le 30 juillet 1743, et son père se remaria une troisième fois avec Charlotte Spol, qui lui donna une fille, Anne Charlotte1,2.

Ses études

Après avoir appris quelques rudiments de latin d’un maître de pension, il entra comme élève externe au collège des Quatre-Nations en 1749. Ayant découvert en 1757 le Théâtre-Français1,2, son goût pour le théâtre et les romans, ainsi que son amitié avec Crébillon fils, le décidèrent vers 1765, à vivre de sa plume. Il publia d’abord des héroïdes qui eurent un succès discret, ce qui l'amena sans doute à préférer plus tard la prose aux vers. Il écrivit alors quelques essais critiques sur le milieu littéraire et des récits.

Les débuts professionnels et littéraires

Journal de Louis-Sébastien Mercier Les Annales Patriotiques, du 11 avril 1793.

En février 1763, alors qu’il n’était pas maître ès arts, il fut nommé régent de cinquième au collège de la Madeleine, à Bordeaux, avec mille livres d’appointements, après l’expulsion des Jésuites, prononcé par un arrêt du Parlement de Bordeaux le 26 mai 1762. Ses obligations lui laissèrent assez de loisirs pour écrire des vers, publiés dans l’Iris de Guyenne, un journal éphémère fondé à Bordeaux en imitation du Mercure de France. Ayant quitté cette place, il revint à Paris et forma en 1765 le projet de se rendre en Russie. Toutefois, son passeport lui fut refusé, et une visite au duc de Choiseul n’y changea rien1,2. Il fit des romans et des traductions qui restèrent dans l’obscurité, et il ne commença à acquérir quelque réputation que par des drames imités en partie de l’anglais et de l’allemand. Le Théâtre-Français ayant ajourné la représentation d’une de ses pièces, intitulée Natalie, il rédigea un factum, à la suite duquel ses entrées lui furent retirées. Il poursuivit alors les comédiens devant les tribunaux et, pour soutenir lui-même sa cause, se fit recevoir avocat. Ses adversaires trouvant le moyen d’entraver la procédure, le procès n’aboutit pas et Mercier dut faire imprimer ses pièces qui furent alors pour la plupart jouées en province et avec succès ; elles revinrent ensuite au Théâtre-Italien, où quelques-unes d’entre elles obtinrent une grande vogue.

En 1770, la publication de l’uchronie l’An 2440 (Amsterdam, 1770, in-8°, 1786, 3 vol. in-8°), est la réalisation des utopies dont rêvait Mercier en matière d'éducation, de morale et de politique. On reconnut de la verve dans cet ouvrage d’anticipation, mais on le traita de folie ; et cependant la Révolution allait bientôt réaliser plusieurs des prophéties de Mercier. Dans cet ouvrage, Mercier défend les idées des Philosophes et déclare dans son avant-propos :

« Désirer que tout soit bien est le vœu du Philosophe. J’entends par ce mot dont on a sans doute abusé, l’être vertueux et sensible qui veut le bonheur général. Le mal fatigue les regards du sage ; il s’en plaint et il sait que le mal abonde sur terre… Pourquoi nous serait-il défendu d’espérer qu’après avoir décrit ce cercle extravagant de sottises autour duquel s’égarent les passions de l’homme, il ne revienne à la lumière pure de l’entendement ?... Oh ! Mes chers concitoyens ! Vous que j’ai vu gémir si fréquemment sur cette foule d’abus dont on est las de se plaindre, quand verrons-nous nos grands projets, quand verrons-nous nos songes se réaliser ? … »

Il publia ensuite de nombreuses pièces de théâtre, drames historiques ou bourgeois, dont quelques-unes eurent un certain succès, notamment provincial. Dès lors, ses essais se firent plus polémiques.

Bientôt, rompan

En 1781, Mercier commença la publication, sans nom d’auteur, des deux premiers volumes de son Tableau de Paris, document irremplaçable et témoignage pittoresque sur les mœurs de l’époque. Quelques personnes ayant été inquiétées à ce sujet par la police, il alla se déclarer lui-même au lieutenant général Lenoir, puis il quitta Paris le 17 juin et se réfugia dans la principauté de Neuchâtel, en Suisse, où il arriva le 19 juillet et séjourna, de crainte d’être poursuivi en justice, de 1781 à 1785. D’abord installé chez Samuel Fauche, il se brouilla avec lui à la fin d’août 1781. En septembre, il signa un traité avec la Société typographique de Neuchâtel, qui prépara l’impression d’une seconde édition du Tableau de Paris2. Mercier y travailla à son Tableau, dont les derniers volumes furent publiés en 1788, et qui comptèrent finalement plus de mille chapitres en douze volumes. Dans l’intervalle, il fit encore paraître plusieurs ouvrages dramatiques et politiques, entre autres Mon bonnet de nuit, et Mon bonnet du matin, ouvrages composites qui mêlent les rêveries philosophiques aux morceaux critiques principalement portés contre la littérature ancienne et contre les écrivains français du XVIIe siècle.

Malade, il entreprit après son rétablissement un voyage qui le conduisit à Paris en 1782, avant de retrouver la Suisse en novembre. Reçu le 31 mai 1783 dans la Compagnie des mousquetaires, société neuchâteloise, il séjourna durant l’année à Genève et Lausanne, visita Berne, Lucerne, Soleure et Zurich2.

La Révolution

De retour à Paris fin 1785 ou début 1786, Mercier collabora, au commencement de la Révolution, à plusieurs journaux, le Spectacle national, la Tribune des hommes libres ou La Sentinelle de Jean-Baptiste Louvet de Couvray. En octobre 1789, il fonda avec Jean-Louis Carra les Annales patriotiques, destinées à propager les idées révolutionnaires, qu’il rédigea jusqu’en 1791. Il fut l’ami de François de Pange.

Bientôt, rompant avec les Jacobins, il ne craignit pas de les attaquer dans la feuille girondine la Chronique du mois éditée par le Cercle social.

Madame Mercier (par Jean-Baptiste Greuze)

En 1792, il se mit en ménage avec Louise Marie Anne Machard (née le 18 juillet 1768), dont il eut une fille, Héloïse, en novembre. Élu à la Convention député de Seine-et-Oise le 14 septembre 1792, le 11e sur 14 par 423 voix sur 673 votants et député suppléant du Loiret, il siégea parmi les modérés et vota, lors du procès de Louis XVI en faveur de la détention, pour le sursis et contre l’appel au peuple. En avril, il vota pour la mise en accusation de Marat. Plus tard, Robespierre ayant comparé ses collègues aux Romains, Mercier l’interrompit en criant : « Non, vous n’êtes pas des Romains, vous êtes l’ignorance personnifiée ! » Une autre fois, en combattant la proposition qui avait été faite à l’assemblée de ne pas traiter avec l’étranger tant qu’il aurait le pied sur le sol français, Mercier demanda à ses collègues : « Avez-vous fait un pacte avec la victoire ? » Bazire répondit : « Nous en avons fait un avec la mort. » Toutefois, élu au Comité d'instruction publique, il s’y montra plus à l’aise qu’à la tribune.

Après le triomphe de la Montagne, Mercier protesta contre l’arrestation des Girondins et fut du nombre de ceux qui signèrent une protestation contre les actes de la journée du 31 mai 1793. Cette prise de position lui valut d’être arrêté le 3 octobre et incarcéré, avec soixante-douze de ses collègues, plus d’un an. Le 13 février 1794, cependant, naissait sa deuxième fille, Sébastienne. Rendu à la liberté après le 9-Thermidor, il reprit sa place dans l’assemblée le 18 frimaire an III. Le 23 vendémiaire an IV, il fut élu au Conseil des Cinq-Cents par les Côtes-du-Nord par 235 voix sur 369 votants et le Nord par 302 voix sur 561 votants. Optant pour le second département, il s’opposa au décret qui décernait les honneurs du Panthéon à Descartes, qu’il accusait d’erreurs et dont il avait pourtant publié un éloge dans sa jeunesse. Il considère que Descartes, en inventant la liberté de pensée, est à l’origine des courants révolutionnaire et contre-révolutionnaires et donc coupable de la terreur3. Il s’emporta aussi contre Voltaire, qu’il accusa d’avoir détruit la morale en attaquant la religion. Enfin, dans une autre occasion, il fit le procès à la philosophie et s’éleva contre la diffusion de l’instruction dans les masses, ce qui lui valut le surnom de « singe de Jean-Jacques ». À partir de 1798, il se tint à l’écart de la politique.

Ces contradictions ne furent pas les seules de Mercier : alors qu’il avait écrit contre la loterie, lorsqu’elle fut rétablie, il accepta, en 1797, une place de contrôleur de cette administration. Il s’en tira par un mot spirituel : « Depuis quand, dit-il, n’est-il plus permis de vivre aux dépens de l’ennemi ? » Il avait également écrit des diatribes contre les cercles et les académies et n’en devint pas moins membre de la seconde classe de l’Institut (Sciences morales et politiques) lors de sa création, aux côtés de l'abbé Grégoire et de Bernardin de Saint-Pierre. Ayant autrefois critiqué le formalisme stérile de l’Académie française d'ancien Régime, il accueillit avec bienveillance la formation de cette section appelée à travailler à l'élévation morale de la nation. « Placé plus haut, disait-il, j’y vois mieux. ». Mais lors de la réorganisation de l’Institut, en 1803, la classe de Morale, jugée subversive par le régime bonapartiste, fut dissoute et Mercier fut placé dans la classe d’histoire et de littérature ancienne. Il disait que le premier consul l’y avait déporté.

En sortant du Conseil des Cinq Cents, le 20 mai 1797, il fut nommé professeur d’histoire aux écoles centrales. Il s’y occupa surtout de littérature et se plut à reproduire toutes les attaques qu’il avait dirigées autrefois contre les classiques. Locke, Condillac et leurs disciples devinrent aussi le sujet de ses attaques, appelant les idéologues (le parti de Daunou) les idiots rogues ou les idiologues. Les découvertes physiques ne lui inspiraient pas plus de respect : irrité contre le dogmatisme scientifique, il attaqua même le système astronomique de Copernic et de Newton, prétendant avec ironie qu'il valait mieux que la Terre fût ronde et plate et que le Soleil tourne autour de ce plateau comme un cheval de manège, plutôt que ce soit la Terre qui pivote, pareille à un « dindon en broche » comme le voulaient les partisans de Newton. Il dénigra, dans les arts, ceux qui corrompaient les mœurs par le spectacle de la lascivité, tels que la gravure ou la sculpture, appelant les statues des poupées de marbre. Il aurait voulu supprimer jusqu’au nom des Raphaël, des Corrège, des Titien, dont les œuvres, prétendait-il, avaient été si pernicieuses pour les mœurs. Il attaqua, pour comble de paradoxe, le rossignol, à qui il dit : « Tais-toi, vilaine bête » et exalta la fauvette. Il se mêla aussi de physiognomonie, et comme jaloux de la gloire de Lavater, il avança, pour le tourner en dérision, un système selon lequel on pouvait arriver à la connaissance de l’homme par la seule inspection des pieds. Il avait imaginé une bibliothèque française, où il plaçait Marmontel et Letourneur, mais d’où il excluait Malebranche, les Provinciales et tout Bossuet, « dont l’Histoire universelle n’est qu’un squelette chronologique sans vie et sans couleur ». Il n’aimait pas non plus les livres reliés et, lorsqu’il en achetait qu’il n’avait pu se procurer autrement, il leur cassait le dos et en faisait des brochures en les dépouillant des cartons qui les protégeaient.

En 1798, Mercier donna une suite à son Tableau de Paris, Le Nouveau Paris (6 vol. in-12), un ouvrage qui présente des détails intéressants sur les mœurs de la Révolution. En 1801, Mercier fit paraître sa Néologie, vocabulaire de mots nouveaux ou à renouveler, dans lequel il s’élève contre le choix restreint des mots. « C’est la serpe académique, instrument de dommages, dit-il, qui a fait tomber nos antiques richesses ; et moi j’ai dit à tel mot enseveli : Lève-toi, et marche ! Quand Corneille s’est présenté à l’Académie avec son mot invaincu, on l’а mis à la porte. Mais moi, qui sais comment on doit traiter la sottise et la pédanterie, je marche avec une phalange de trois mille mots, infanterie, cavalerie, hussards. S’il y a beaucoup de morts et de blessés dans le combat, eh bien, j’ai une autre armée en réserve, je marche une seconde fois ; car je brûle de culbuter tous ces corps académiques qui n’ont servi qu’à rétrécir l’esprit de l’homme. » Toujours acharné après les poètes du XVIIe siècle, il conseillait aux littérateurs d’abandonner les vers pour la prose, dont la marche, plus libre, lui paraissait mieux se prêter aux inspirations poétiques. Il conseillait également aux écrivains de donner plus de liberté à la prose et de créer hardiment des mots nouveaux toutes les fois que ceux consacrés par l’usage leur paraîtraient insuffisante. Ce n'est que bien plus tard que la postérité littéraire osera suivre Mercier en reconnaissant à la prose sa valeur poétique à l'égal du vers. C’est encore à Mercier que Chateaubriand s'adresse lorsqu’il écrit en 1801, dans la préface d’Atala, que « des volumes entiers de prose descriptive ne valent pas cinquante beaux vers d'Homère, de Virgile ou de Racine ».

L’Empire

Constant dans ses opinions républicaines, Mercier manifesta peu de goût pour le régime impérial. Ardent défenseur de la paix, il fut blessé de voir le pouvoir tomber dans les mains d’un chef de guerre qui mettait l'Europe à feu et à sang. La restauration de la noblesse, l’institution d’un régime de dictature policière, le retour en force du crime politique furent autant de déceptions pour Mercier qui voyait définitivement partir en fumée tous les espoirs de 1789. « Je ressemble au sicambre Clovis, écrivait-il à Delisle de Sales, dans un moment de découragement ; aujourd’hui que mes rêves politiques se sont évanouis, je suis tenté de brûler ce que j’ai adoré, et d’adorer ce que j’ai brûlé. » Il admirait le génie de Napoléon, mais il ne lui pardonna pas le coup d'État du 18 Brumaire et l’Empire, et s’exprima plusieurs fois à ce sujet avec une liberté de langage qui lui valut les admonestations du ministre de la police Savary. C’est ainsi qu’il avait appelé l’empereur « un sabre organisé ». On raconte dans les Mémoires publiés sous le nom de l’acteur Fleury une altercation entre Mercier et Savary, dans laquelle le ministre menaça de faire mettre l’écrivain à Bicêtre, ce dont Mercier le défia. « Je ne vis plus que pour voir comment tout cela finira » dirait-il. Mercier vit effectivement la fin de l’Empire, mais il mourut quelques jours après le retour des Bourbons. Il avait encore fait partie de la députation de l’Institut qui alla complimenter le comte d’Artois. Marié le 9 février 1814 avec Louise Machard, acte par lequel il légitimait ses trois filles (Héloïse née en 1792, Sébastienne née en 1794 et Pauline née en 1796), Mercier déclara, lorsqu’il tomba malade, qu’il allait rendre son corps à la nature. Il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Œuvre

Style

Les idées et le style de Mercier, esprit enthousiaste, original, ingénieux et féru de paradoxe, associent chaleur et violence, finesse et étrangetés, éloquence et emphase, vues justes et hypothèses discutables. L’ouvrage qui a le plus servi à maintenir sa réputation est son Tableau de Paris (Neuchâtel et Amsterdam, 1781-1790, 12 vol. in-8°), peinture des mœurs, des routines, où sont notés et stigmatisés les abus, les excès, les vices. C’est le XVIIIe siècle non des salons de la haute société ou des maisons de la bourgeoisie, que dépeint Mercier en moraliste et en observateur aigu, mais surtout du petit peuple sous toutes ses faces. Rivarol traita le Tableau de Paris d’« un ouvrage pensé dans la rue et écrit sur la borne; l’auteur a peint la cave et le grenier en sautant le salon. » Le succès en fut extraordinaire non seulement en France, mais aussi en Allemagne, où Mercier fut regardé comme un écrivain de premier ordre. Des éditions abrégées en furent publiées (Paris, 1853 ; 1862, 2 vol. in-18). Suivant Monselet « tout le dix-huitième siècle est contenu dans le Tableau de Paris, surtout le dix-huitième siècle de la rue ; il y a de tout, de tout ce qu’on ne voit pas ou tout ce qui fait détourner la tête. Aussi Mercier avait-il pour habitude de dire qu’il avait écrit avec ses jambes. » Mercier disait que Greuze et lui étaient deux grands peintres ; Greuze avait mis le drame dans la peinture, et lui la peinture dans le drame. « Indépendamment de mes pièces de théâtre, qui sont des peintures morales, ajoutait-il, j’ai fait le plus large tableau qui soit dans le monde entier. » Selon Ratisbonne, « l’ouvrage de Mercier ne méritait ni l’enthousiasme ni le mépris, ni le bruit ni l’oubli. L’observation, les traits fins y abondent ; malgré sa prolixité, il est intéressant et curieux à plus d’un titre. » Ce n’est pas un panorama pittoresque, tant s’en faut, et c’est plutôt le guide d’un moraliste que le vademecum d’un voyageur. L’archéologue et l’antiquaire y chercheraient vainement des documents […] ce n’est pas en historien, encore moins en architecte qu’il en parle, c’est en philosophe. Les mœurs, les coutumes, les contrastes, les extravagances, les excès, les abus, voilà l’inépuisable sujet que s’était proposé Mercier. »

Une production diversifiée

Les principaux ouvrages dramatiques de Mercier, dans lesquels il tâcha de mettre en pratique ses idées sur le théâtre, sont : Jenneval, ou le Barnevelt français ; l’Habitant de la Guadeloupe ; la Brouette du vinaigrier ; le DéserteurN 1 ; l’Indigent ; la Maison de Molière ; Jean Hennuyer, évêque de Lisieux ; Louis XI, Natalie ; Olinde et Sophronie ; etc. Ses pièces ont été réunies sous le titre de Théâtre (Amsterdam, 1778-1784, 4 vol., in-8º).

Il faut encore citer à part, comme faisant la physionomie littéraire de Mercier : l’Essai sur l’art dramatique, composé au moment où ses pièces n’avaient pas encore de succès ; c’est une attaque contre l’ancien théâtre et principalement contre Racine, une tentative de poétique nouvelle, tendant à ouvrir une voie nouvelle, à rejeter les fables et les règles anciennes, à produire sur la scène la société vivante, le peuple, la vie ordinaire. Présentées sous une forme violente et bizarre, ces idées soulevèrent toute la critique contre leur auteur.

On a encore de Mercier : l’Homme sauvage (Amsterdam, 1767, in-8º), roman qu’il prétendit plus tard avoir été imité par Chateaubriand dans Atala ; Songes et visions philosophiques (Paris, 1768, in-12 ; 1789, 2 vol., in-18); Éloges et discours philosophiques (Amsterdam, 1776, in-8º); Mon bonnet de nuit (Neuchatel, 1784, 4 vol. in-8º) ; Portraits des rois de France (Ibid. 1785, 4 vol. in-8º), réimpr. sous le titre d’Histoire de France (Paris, 1802, 6 vol. in-8º) ; Fragments de politique, d’histoire et de morale (Paris, 1793, 3 vol. in-8º); Néologie, ou Vocabulaire de mots nouveaux, à renouveler, ou pris dans des acceptions nouvelles (Paris, 1801, 2 vol. in-8º) ; Jeanne d’Arc, drame traduit de l’allemand de Schiller (1802, in-8º) ; Satire contre Racine et Boileau (1808); etc. Mercier a annoté Jean-Jacques Rousseau (Paris, 1788-1793, 38 vol. in-8º) et ajouté, comme pastiche littéraire, à la Nouvelle Héloïse, une lettre écrite par M. de Volmar après la mort de Julie.

L’éditeur

En collaboration avec Gabriel Brizard, François Henri Stanislas de L’Aulnaye 1739-1830 et Pierre Prime Félicien Le Tourneur, 1737-1788, il publia, de 1788 à 1793, les Œuvres complètes de Jean-Jacques Rousseau en 37 volumes :

t. 1-4 : La Nouvelle Héloïse ; Les amours de Milord Edouard Bomston. t. 5-6 : Lettres élémentaires sur la botanique ; Fragments pour un dictionnaire des termes d’usage en botanique. t. 7-9 : Politique. t. 10-13 : Émile, ou De l’éducation ; Émile et Sophie ou Les solitaires. t. 14 : Émile, ou De l’éducation ou Pièces relatives à l’Émile. t. 15-17 : Sciences, arts et belles-lettres. t. 18 : Théâtre et poésies. t. 19-22 : Écrits sur la musique. t. 23-26 : Les Corbeaux ; Les Rêveries du promeneur solitaire. t. 27 : Contestation entre Hume et Rousseau avec les pièces justificatives. t. 28 : Pièces diverses relatives aux calomnies publiées contre Rousseau. t. 29-30 : Philosophie. t. 31-35 : Lettres sur divers sujets de philosophie, de morale et de politique. t. 36-37 : Recueil des œuvres de musique de J.-J. Rousseau ; Les consolations des misères de ma vie ou recueil de romances. t. 38 : Recueil de plantes coloriées pour servir à l’intelligence des lettres élémentaires sur la botanique de J.-J. Rousseau. Paris, Poinçot, 1789.

Postérité

Mercier, de son vivant, fut plus apprécié en Allemagne qu'en France. Il fut, avant Madame de Staël, le premier Français à prendre une part au pré-romantisme allemand. Très lié à Schlegel auquel il dédie, en 1808, ses Satyres contre Racine et Boileau, il fut très lu par Schiller et Goethe dont on sait qu'il fut une des principales sources d'inspiration. On mit plus longtemps à reconnaître son rôle de précurseur en France. On a écrit plus tard que tout le drame romantique était déjà en gestation dans son art poétique publié en 1773, le Du théâtre ou Nouvel essai sur l’art dramatique : on y retrouve théorisé, un demi-siècle plus tôt, tout ce que Victor Hugo et Alfred de Musset ont mis à l’œuvre dans leurs pièces. Senancour fut un des premiers à reconnaître en Mercier un grand nom de la littérature française5. Aujourd'hui étudiée dans les classes et à l'Université, l’œuvre de Mercier, qui fait l’œuvre de nombreux travaux et rééditions scientifiques, est considérée à bon droit comme celle d'un auteur de premier plan, entre Rousseau et Chateaubriand, dans la période féconde qui fut la charnière entre les Lumières et le dix-neuvième siècle.

Liste des œuvres

  • Hécube à Pyrrhus, héroïde, s.l. (1760)
  • Hypermnestre à Lyncée, héroïde, s.l. (1762)
  • Canacée à Macarée et Hypermnestre à Lyncée, héroïdes nouvelles par l’auteur d’Hécube, s.l. (1762)
  • Philoctète à Péan, son père, héroïde, s.l. (1762)
  • Crizéas et Zelmine, poème, s.l. (1763)
  • Épître d’Héloïse à Abailard, imitation nouvelle de Pope, Londres (1763)
  • Médée à Jason, après le meurtre de ses enfants, héroïde, suivi d’un morceau tiré de Dante, s.l. (1763)
  • Sénèque mourant à Néron, héroïde, s.l. (1763)
  • Le Bonheur des gens de lettres, discours, Bordeaux (1763)
  • Discours sur la lecture, Paris (1764)
  • Saint-Preux à Wolmar après la mort de Julie, ou dernière lettre du roman de la Nouvelle Héloïse, Paris (1764)
  • La Boucle de cheveux enlevée, poème héroï-comique de Pope, trad., Amsterdam (1764)
  • Héroïdes et autres pièces de poésie, Paris (1764)
  • Calas sur l’échafaud à ses juges, poème, s.l. (1765)
  • Éloge de René Descartes, Genève et Paris, Chez la Vve Pierres (1765)
  • Le Génie, poème, Londres et Paris (1766)
  • Discours sur les malheurs de la guerre et les avantages de la paix, La Haye (1766)
  • Histoire d’Izerben, poète arabe, trad. de l’arabe, Amsterdam et Paris, Cellot (1766)
  • Éloge de Charles V, roi de France surnommé Le sage, Amsterdam (1767)
  • Les Amours de Chérale, poème en six chants, suivi du bon génie, Amsterdam (1767)
  • Lettre de Dulis à son ami, Londres et Paris, Vve Duchesne (1767)
  • L’Homme sauvage, histoire trad. de Pfeil, Amsterdam (1767)
  • La Sympathie, histoire morale, Amsterdam (1767)
  • Virginie, tragédie en cinq actes, Paris, Vve Duchesne (1767)
  • Que notre Âme peut se suffire à elle-même, épître philosophique qui a concouru pour le prix de l’Académie française, en 1768, Londres (1768)
  • Contes moraux, ou les Hommes comme il y en a peu, Paris, Panckoucke (1768)
  • Songes philosophiques, Londres et Paris, Lejay (1768)
  • Zambeddin, histoire orientale, Amsterdam et Paris, Delalain (1768)
  • Fragments d’un éloge de Henri IV, roi de France, Paris (1768)
  • Les Cerises, conte en vers, Paris, Lejay (1769)
  • Jenneval ou le Barnevelt français, drame en cinq actes et en prose, Paris (1769)
  • Le Déserteur, drame en cinq actes et en proseN 1, Paris, Lejay (1770)
  • Songes d’un ermite, à l’Hermitage de Saint-Amour, Paris, Hardy (1770)
  • Olinde et Sophronie, drame héroïque en cinq actes et en prose, Paris, Lejay (1770)
  • L'An 2440, rêve s'il en fut jamais, Amsterdam, Van-Harrevelt (1771)
  • Le Faux Ami, drame en trois actes en prose, Paris, Lejay (1772)
  • L’Indigent, drame en quatre actes en prose, Paris, Lejay (1772)
  • Jean Hennuyer, évêque de Lisieux, drame en trois actes, Londres (1772)
  • Du théâtre ou Nouvel essai sur l’art dramatique, Amsterdam, E. van Harrevelt (1773)
  • Childéric, premier roi de France, drame héroïque en trois actes, en prose, Londres et Paris, Ruault (1774)
  • Le Juge, drame en trois actes, en prose, Londres et Paris, Ruault (1774)
  • La Brouette du vinaigrier, drame en trois actes, Londres et Paris (1775)
  • Nathalie, drame en quatre actes, Londres et Paris, Ruault (1775)
  • Premier mémoire par le Sieur Mercier contre la troupe des Comédiens français, Paris, Vve Herissant (1775)
  • Mémoire à consulter et consultation par le Sieur Mercier contre la troupe des comédiens ordinaires du Roi, Paris, Clousier (1775)
  • Molière, drame en cinq actes en prose, imité de Goldoni, Amsterdam et Paris (1776)
  • Éloges et discours académiques qui ont concouru pour les prix de l’Académie française et de plusieurs autres académies, par l’auteur de l’ouvrage intitulé l’an deux mille quatre cent quarante, Amsterdam (1776)
  • Jezzenemours, roman dramatique, Amsterdam (1776)
  • Les Hommes comme il y en a peu et les Génies comme il n’y en a point, contes moraux orientaux, persans, arabes, turcs, anglais, français, etc., les uns pour rire, les autres à dormir debout, Nouv. éd. Bouillon, impr. de la Soc. Typographique, Neuchâtel (1776)
  • Éloges et discours philosophiques, Paris (1776)
  • Les Comédiens, ou le Foyer, comédie en un acte et en prose, Paris, Successeurs de la Vve Duchesne (1777)
  • De la Littérature et des littérateurs suivi d’un Nouvel examen de la tragédie française, Yverdon (1778)
  • Théâtre complet, Amsterdam (1778)
  • La Vertu chancelante, ou la Vie de Mlle d’Amincourt, Liège et Paris (1778)
  • Le Campagnard, ou le Riche désabusé, drame en deux actes et en prose, La Haye (1779)
  • Le Charlatan, ou le docteur Sacroton, comédie-parade en un acte, en prose, La Haye et Paris, Vve Ballard et fils (1780)
  • La Demande imprévue, comédie en trois actes, Paris, Vve Ballard et Vve Duchesne (1780)
  • Tableau de Paris, Hambourg et Neuchâtel, S. Fauche (1781)
  • L’Homme de ma connaissance, comédie en deux actes et en prose, Amsterdam et Paris, Vve Ballard et fils (1781)
  • Le Gentillâtre, comédie en trois actes et en prose, Amsterdam et Paris (1781)
  • Le Philosophe du Port-au-Bled, s.l. (1781)
  • Zoé, drame en trois actes, Neuchâtel, Impr. de la Société typographique (1782)
  • Les Tombeaux de Vérone, drame en cinq actes, Neuchâtel, Impr. de la Société typographique (1782)
  • La Destruction de la Ligue, ou la réduction de Paris, pièce nationale en quatre actes, Amsterdam et Paris (1782)
  • L’Habitant de la Guadeloupe, comédie en quatre actes, Neuchâtel, Impr. de la Société typographique (1782)
  • Portraits des rois de France, Neuchâtel, Impr. de la Société typographique (1783)
  • La Mort de Louis XI, roi de France, pièce historique, Neuchâtel (1783)
  • Montesquieu à Marseille, Lausanne, J.-P. Heubach et Paris, Poinçot (1784)
  • Mon Bonnet de nuit, Neuchâtel, Impr. de la Société typographique (1784)
  • Charles II, roi d’Angleterre, en certain lieu, comédie très morale en cinq actes très courts, par un disciple de Pythagore, Venise [i.e. Paris] (1784)
  • Les Hospices, s.l. (1784)
  • L’Observateur de Paris et du royaume, ou Mémoires historiques et politiques, Londres (1785)
  • Portrait de Philippe II, roi d’Espagne, Amsterdam (1785)
  • Histoire d’une jeune Luthérienne, Neuchâtel, Impr. Jérémie Vitel (1785)
  • L'An 2440, rêve s'il en fut jamais, 2e éd. suivi de l’Homme de fer, songe, Amsterdam (1786)
  • Les Entretiens du Palais-Royal de Paris, Paris, Buisson (1786)
  • Vathek, Lausanne, Hignou (1786) [parfois attribué à William Beckford).
  • Notions claires sur les gouvernements, Amsterdam (1787)
  • Songes et visions philosophiques, Amsterdam et Paris (1788)
  • Tableau de Paris, nouv. éd. corrigée et augmentée, Amsterdam (1788)
  • Les Entretiens du jardin des Tuileries de Paris, Paris, Buisson (1788)
  • La Maison de Molière, comédie en cinq actes et en prose, Paris, Guillot (1788)
  • Lettre au Roi, contenant unprojet pour liquider en peu d’années toutes les dettes de l’État soulageant le peuple du fardeau des impositions, Amsterdam et Paris, chez les Marchands de nouveautés (1789)
  • Adieux à l’année 1789, s.l.n.d. (1789)
  • Le Nouveau Doyen de Killerine, comédie en trois actes, en prose, Paris (1790)
  • Réflexions très importantes sur les nouvelles élections des municipalités, s.l. (1790)
  • De Jean-Jacques Rousseau considéré comme l’un des premiers auteurs de la Révolution, Paris, Buisson (1791)
  • Adresse de l’agriculture à MM. de l’Assemblée nationale régénératrice de l’Empire français, Paris, C.-F. Perlet (1791)
  • Fragments de politique et d’histoire, Paris, Buisson (1792)
  • Fictions morales, Paris, Impr. du Cercle social (1792)
  • Le Vieillard et ses trois filles, pièce en trois actes en prose, Paris, Cercle social (1792)
  • Le Ci-Devant noble, comédie en trois actes, Paris, Impr. du Cercle social (1792)
  • Réflexions d’un patriote : Ier sur les assignats ; IIe sur les craintes d’une banqueroute nationale ; IIIe sur les causes de la baisse des changes étrangers ; IVe sur l’organisation de la garde nationale ; Ve sur les finances et impositions ; VIe sur les assemblées primaires ; VIIe sur les droits de patentes avec une Adresse aux Français, Paris, Impr. H.-J. Janse (1792)
  • Les Crimes de Philippe II, roi d’Espagne, drame historique, s.l. (1792)
  • Isotisme ou le Bon Génie, poème en prose suivi de la Sympathie, histoire morale, Paris (1793)
  • Opinion de Louis Sébastien Mercier sur Louis Capet, Paris, Impr. de Restif (1793)
  • Philédon et Prothumie, poème érotique suivi de fragments des Amours de Chérale, Paris (1793)
  • Timon d’Athènes en cinq actes, en prose, imitation de Shakespeare, Paris, Impr. T. Gérard (1794)
  • Fénelon dans son diocèse, pièce dramatique en trois actes et en prose, Paris, marchands de nouveautés (1794)
  • Discours de L.-S. Mercier prononcé le 18 floréal sur René Descartes, Paris, Impr. Nationale (1796)
  • Rapport fait au nom d’une commission spéciale sur l’enseignement des langues vivantes, Paris, Impr. Nationale (1796)
  • Second Rapport fait au nom d’une commission spéciale sur l’enseignement des langues vivantes, Paris, Impr. Nationale (1796)
  • Rapport et projet de résolution au nom d’une commission, sur la pétition des peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, relativement au droit de patente, Paris, Impr. Nationale
  • Motion d’ordre et discours sur le rétablissement d’une loterie nationale, Paris, Impr. Nationale (1796)
  • Opinion de L.-S. Mercier sur les sépultures privées, Paris, Impr. Bertrand-Quinquet (1796)
  • Hortense et d’Artamon, comédie en deux actes et en prose, Paris, Cercle social (1797)
  • Le Libérateur, comédie en deux actes, Paris, Cercle social (1797)
  • Opinion de L.-S. Mercier sur le message du Directoire, converti en motion, tendant à astreindre les électeurs au serment décrété pour les fonctionnaires publics, Paris, Impr. Bertrand-Quinquet (1797)
  • Mon dictionnaire, s.l.n.d. (1798)
  • Le Nouveau Paris, Paris, Fuchs (1798)
  • L’An deux mille quatre cent quarante, rêve s’il en fût jamais, suivi de L’homme de fer, songe, Paris, Bresson et Casteret, Dugour et Durand (1799)
  • Néologie ou Vocabulaire de mots nouveaux, à renouveler ou pris dans des acceptions nouvelles, Paris, chez Moussard & chez Maradan (1801), 2 vol. (vol.1 [archive] & vol.2 [archive]). Nouvelle édition établie, présentée et annotée par Jean-Claude Bonnet, Belin, 2009.
  • Histoire de France, depuis Clovis jusqu’au règne de Louis XVI, Paris, chez Cérioux et Lepetit jeune (1802)
  • Satyres contre les astronomes, Paris, Terrelonge (1803)
  • Charité, Versailles, Ph.-D. Pierres, Paris, Bossange, Masson & Besson (1804)
  • De l’impossibilité du système astronomique de Copernic et de Newton, Paris, Dentu (1806)
  • L’Apollon pythique, ou des Arts matériellement imitatifs, Paris (1806)
  • Satyres contre Racine et Boileau, Paris, Hénée (1808)
  • La Maison de Socrate le sage, comédie en cinq actes, prose, Paris, Duminil-Lesueur (1809) [lire en ligne [archive]]

Notes et références

Notes

  1. a et b La paternité de l’intrigue de la pièce est également revendiquée par Joseph Patrat qui est l’auteur du livret d’Adélaïde et Mirval, musique de Trial fils, comédie créée le 6 juin 1791 au Théâtre-Italien (salle Favart)4.

Références

  1. a, b et c Léon Béclard, Sébastien Mercier sa vie, son œuvre, son temps, Paris, Champion, 1903, 810 p. (OCLC 657057061).
  2. a, b, c, d et e Voir la chronologie de Louis-Sébastien Mercier, Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Paris le jour, Paris la nuit, Paris, Robert Laffont, 1990, p. 1298-1327.
  3. François Azouvi, Descartes et la France : histoire d’une passion nationale, Paris, Éd. Fayard , 2002, 360p.  (ISBN 978-2-21361-045-0).
  4. Réimpression de l'ancien Moniteur : depuis la réunion des États-Généraux jusqu'au Consulat (mai 1789-novembre 1799) (notes explicatives par Léonard Gallois), vol. 4, Paris, Plon frères, 1847, 750 p., 32 vol. ; 28 cm (lire en ligne [archive]), « Mercredi 15 juin 1791 », p. 689 col. 3.
  5. Voir Etienne de SENANCOUR, « Remarques sur deux notices relatives à Louis-Sébastien Mercier », Mercure de France, mai 1814, p. 340-343, et « Sur L.-S. Mercier », Mercure du dix-neuvième siècle, t. VI, 1824, p. 461-470, en ligne ici : http://nahon.p.free.fr/varia/ [archive]

Bibliographie

  • Philippe H. Barr, Rétif de la Bretonne Spectateur nocturne: une esthétique de la pauvreté, Amsterdam/New York, Rodopi, "Faux-Titre", 2012, (ISBN 9042035390)
  • Philippe H. Barr, « Le « je » et son ombre : la mort imaginaire de Louis Sébastien Mercier à la lumière de Saint-Martin », Orbis Litterarum 64.4 (2009) :175-188.
  • Léon Béclard, Sébastien Mercier, sa vie, son œuvre, son temps ; d’après des documents inédits, Paris, H. Champion, 1903, réimp. Hildesheim ; New York, G. Olms, 1982.
  • Jean-Claude Bonnet, Le Paris de Louis Sébastien Mercier : cartes et index topographique, Paris, Mercure de France, 1994.
  • Jean-Claude Bonnet, Louis Sébastien Mercier (1740-1814) : un hérétique en littérature, Paris, Mercure de France, 1995.
  • Élisabeth Bourguinat, Les Rues de Paris au XVIIIe siècle : le regard de Louis Sébastien Mercier, Paris, Paris Musées, 1999.
  • Paulette L. Castillo, Les Deux Paris de Louis-Sébastien Mercier, Thèse d’honneur de 1977 de Smith College, Northampton.
  • Joël Castonguay-Bélanger, « Comme un dindon à la broche. La campagne de Louis-Sébastien Mercier contre Newton », dans Katherine Astbury et Catriona Seth (dir.), Le tournant des Lumières. Mélanges en l’honneur de Malcolm Cook, Paris, Classiques Garnier, coll. « Rencontres », no 30, série « Le dix-huitième siècle », no 2, 2012. (ISBN 978-2-8124-0508-2)
  • Anne-Marie Deval, Sébastien Mercier, précurseur, Thèse de l’Université de Californie à Los Angeles, 1968.
  • Louis de Bordes de Fortage, Sébastien Mercier à Bordeaux, Bordeaux, Gounouilhou, 1918.
  • Gilles Girard, Inventaire des manuscrits de Louis-Sébastien Mercier conservés à la Bibliothèque de l’Arsenal, Reims, Département de français de l’université, 1974.
  • Hermann Hofer, Louis-Sébastien Mercier précurseur et sa fortune : avec des documents inédits : recueil d’études sur l’influence de Mercier, Munich, Fink, 1977.
  • Geneviève Lafrance, « Liberté, Égalité, Ébriété. Les lendemains de veille de Louis Sébastien Mercier, ou la Révolution des buveurs » [archive], COnTEXTES, no 6, 2009.
  • Anne Le Fur, Le Paris de Louis Sébastien Mercier : cartes et index toponymique, Paris, Mercure de France, 1994.
  • Mario Mormile, La Néologie révolutionnaire de Louis-Sébastien Mercier, Rome, Bulzoni, 1973.
  • René Pomeau, L’Imaginaire d’anticipation de Louis-Sébastien Mercier à George Orwell, Paris, Palais de l’Institut, 1998.
  • Enrico Rufi, Louis-Sébastien Mercier, Paris, CNRS éditions, 1996.
  • Laurent Turcot, Le Promeneur à Paris au XVIIIe siècle. Paris, Gallimard, 2007, (ISBN 9782070783663).
  • Nedd Willard, La Moralité du théâtre de Louis-Sébastien Mercier, Paris, [s.n.], 1955.
  • Nedd Willard, Le Génie et la folie au dix-huitième siècle, Paris, Presses Universitaires de France, 1963.

Sources

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1381.
  • Adolphe Robert, Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Paris, Bourloton, 1889, tome 4 (de Méplain à Merlin [archive]), p. 341-342.

Liens externes

19 octobre 2018

Troisième bataille de Luçon

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Troisième bataille de Luçon

 

Bataille de Luçon

Bataille_de_Luçon

La défaite des Vendéens devant Luçon, gravure de Tom Drake.
Informations générales
Date 14 août 1793
Lieu Luçon
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Augustin Tuncq Maurice d'Elbée
François-Athanase de Charette
Louis de Lescure
Henri de La Rochejaquelein
Charles de Royrand
Prince de Talmont
Gaspard de Marigny
Jean-Baptiste Joly
Forces en présence
6 000 hommes
14 canons
35 000 hommes
17 canons
Pertes
100 morts
400 blessés
1 500 à 2 000 morts
4 000 blessés
32 prisonniers (fusillés)
17 canons perdus

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 27′ 20″ nord, 1° 09′ 53″ ouest

La bataille de Luçon1 a lieu lors de la guerre de Vendée. Le 14 août 1793, les armées vendéennes attaquent la ville de Luçon au sud de la Vendée, mais ils subissent une de leurs plus lourdes défaites contre la garnison républicaine.

Sommaire

  • 1 Prélude
  • 2 La bataille
  • 3 Bibliographie
  • 4 Lien externe
  • 5 Notes, sources et références

Prélude

Après son échec à la deuxième bataille de Luçon, l'état-major vendéen se réunissait au château de La Boulaye, à Châtillon-sur-Sèvre. Un émissaire, Vincent de Tinténiac, ancien membre de l'Association bretonne, se présenta aux Vendéens porteur de lettres écrites par Henry Dundas. Ce fut le premier contact des Vendéens avec le gouvernement britannique. Celui-ci demandait aux Vendéens de franchir la Loire et de prendre un port dans les côtes du nord de la Bretagne, afin de pouvoir faire débarquer des troupes. Il demanda également quelques informations sur les plans, les forces et les objectifs des Vendéens. Tinténiac repartit ensuite pour la Grande-Bretagne, porteur de la réponse des Vendéens qui demandaient au comte de Provence et au comte d'Artois de débarquer dans l'Ouest à la tête de soldats de l'armée des émigrés.

Cependant, les officiers vendéens étaient divisés, concernant la suite des opérations. Bonchamps et Talmont étaient favorables au plan anglais. En revanche, le général en chef Maurice d'Elbée, soutenu par Lescure, estimait qu'après la défaite de Nantes, une nouvelle tentative de passage au nord de la Loire serait difficile : l'armée avait besoin de poudre et de munitions et les villes du sud semblaient plus vulnérables. Aussi fut-il décidé de venger la défaite de Luçon.

D'Elbée fit appel à l'armée du Centre et l'armée du Bas-Poitou, commandées respectivement par Royrand et Charette. Les trois armées se réunirent à Chantonnay, puis marchèrent sur Luçon, tandis que Charles de Bonchamps restait au nord afin de protéger l'Anjou.

À Luçon, le général Augustin Tuncq venait d'être destitué sur ordre du général Rossignol, le commandant en chef de l'armée des côtes de La Rochelle, à cause des nombreux conflits qui l'opposaient à ce dernier. Cependant, le 13 août, les Républicains apprirent que les Vendéens marchaient sur Luçon. Aussi, les représentants en mission Jean François Marie Goupilleau de Fontenay et François-Louis Bourdon maintinrent Tuncq dans son commandement pour repousser les Vendéens.

La bataille

C'est à l'auberge du Bon Pasteur (qui reçut également, le 8 août 1808 l'empereur Napoléon) à Sainte-Hermine, que se retrouvèrent les généraux vendéens, afin de préparer le plan d'attaque de la ville de Luçon. On prête à Charette cette phrase téméraire : « Je puis prendre la ville seul ».

Le 14 août, à 5 heures du matin, les Vendéens étaient devant Luçon. D'Elbée, Royrand, La Rochejaquelein occupaient le flanc gauche, Lescure et Marigny le centre, François-Athanase de Charette et Joly le flanc droit. Le plan d'attaque adopté avait été établi par Lescure : il s'agissait de lancer plusieurs attaques à différents échelons.

Tuncq déploya ses troupes dans la plaine, au nord de la ville. Bien qu'elles fussent déjà très inférieures en nombre, il tenta de faire croire aux Vendéens qu'il avait encore moins d'hommes : le terrain était à son avantage, il cacha son artillerie au centre derrière un bataillon, d'autres soldats étaient couchés au sol. Face à la charge des Vendéens, les fantassins républicains ouvrirent le feu, puis se replièrent vers la ville.

L'artillerie républicaine ouvrit le feu à son tour, causant de grandes pertes aux Vendéens et freinant leur avance. Mais Charette, épargné par les tirs d'artillerie, progressa beaucoup plus vite que le reste de l'armée, tandis que la cavalerie de Talmont s'était empêtrée dans l'artillerie de Marigny. D'Elbée se redéploya alors au centre, afin d'appuyer Royrand, tandis que La Rochejaquelein s'était égaré. Une grande confusion et un manque de coordination régnait dans les rangs vendéens. Tuncq lança alors la contre-attaque ; il délaissa Charette et attaqua le centre. Les Vendéens cédèrent à la panique, poursuivis la cavalerie républicaine. Charette, se retrouvant isolé, fut forcé de battre en retraite, pour ne pas se retrouver à combattre contre toutes les forces républicaines. Les Vendéens se replièrent jusqu'à Chantonnay, laissant de nombreux tués sur le terrain, dont Baudry d'Asson. Les pertes vendéens furent de 5 000 à 6 000 morts selon le rapport républicain. Selon les mémoires de Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein les Vendéens perdirent 1 500 hommes dans cette bataille qui fut la plus désastreuse de toutes celles qui s'étaient déroulées jusqu'à présent2, d'après les mémoires de Jeanne-Ambroise de Sapinaud de Bois-Huguet, les pertes vendéennes furent de 2 000 morts3.

Les Vendéens se réunirent à Chantonnay, mais les officiers vendéens se rejetèrent les uns les autres la responsabilité de la défaite. D'Elbée estima que la déroute était due au plan de Lescure, celui-ci répliqua à d'Elbée qu'il l'avait approuvé. Charette reprocha à l'armée d'Anjou d'avoir abandonné le champ de bataille. De même, des officiers de l'armée d'Anjou reprochèrent à Royrand d'avoir enrôlé des paroisses protestantes généralement républicaines. Finalement, les chefs se séparèrent aigris.

Tuncq avait repoussé les Vendéens à deux reprises à Luçon. En conséquence, il fut confirmé dans son commandement et promu au grade de général de division.

Bibliographie

  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p.119-121.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.57-58.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Smith, D. The Greenhill Napoleonic Wars Data Book. Greenhill Books, 1998.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Auguste Billaud, (1903-1970), La Guerre de Vendée, Fontenay-Le-Comte, 1972, impr. Lussaud.Document utilisé pour la rédaction de l’article

Lien externe

Notes, sources et références

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

 

Posté par blonjacky à 02:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


de Dreux-Brézé Joachim

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Joachim de Dreux-Brézé

 

Joachim de Dreux-Brézé
En Grand maître des cérémonies, en 1775 pour le sacre de Louis XVI, gravure Charles Emmanuel Patas.
En Grand maître des cérémonies, en 1775 pour le sacre de Louis XVI, gravure Charles Emmanuel Patas.

Naissance 22 novembre 1722
Paris
Décès 25 octobre 1781
Origine Royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant-général
Années de service 1728-
Autres fonctions Grand maître des cérémonies de France
Famille Maison de Dreux-Brézé

Joachim, marquis de Dreux-Brézé (22 novembre 1722, Paris - 25 octobre 1781), est un général français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Sources
  • 3 Voir aussi
    • 3.1 Articles connexes

Biographie

Fils de Thomas de Dreux-Brézé et petit-fils de Michel Chamillart, il fut d'abord connu sous le nom de chevalier de Dreux. Il entra aux mousquetaires le 31 décembre 1728, eut une compagnie dans le régiment de Turenne le 10 mai 1730, et passa, avec sa compagnie, dans le régiment du commissaire-général de la cavalerie, le 20 du même mois. Il servit au siège de Kehl en 1733, à l'attaque des lignes d'Etlingen, au siège de Philippsbourg en 1734, et à l'affaire de Clansen en 1735.

Devenu colonel du régiment d'infanterie de Guyenne par commission du 16 avril 1738, il le commanda à l'armée de Westphalie, en 1741, et sur les frontières de Bohême et de Bavière en 1742 et 1743. Nommé colonel-lieutenant du régiment royal de la marine par commission du 26 mai 1745, il se démit du régiment de Guyenne, et alla joindre son nouveau régiment, à l'armée de Flandre, où il servit aux sièges des villes et citadelles de Tournai, d'Oudenarde, de Dendermoude et d'Ath.

Promu brigadier des armées du roi, il se trouva au siège de Bruxelles au mois de février 1746. Employé à l'armée du roi, par lettres du 1er mai suivant, il combattit à la bataille de Rocourt le 11 octobre. Il reçut une blessure à la bataille de Lauffeld le 2 juillet 1747 et servit au siège de Maastricht en 1748.

Passé maréchal de camp, il se démit du régiment royal de la marine. Il fut employé comme maréchal de camp, au camp de Mézières, sous le marquis de Brezé, son frère, par lettres du 13 juin 1753. Il obtint, par retenue du 10 mars 1754, la charge de grand maître des cérémonies de France, vacante par la mort de son frère. Il prit le nom de marquis de Dreux le 27 mai 1755 en se mariant.

Employé comme maréchal de camp, sur les côtes d'Aunis, par lettres du 31 décembre 1745. Il eut la permission de revenir, le 23 novembre 1756. Employé à l'armée d'Allemagne, le 1er mars 1757, il s'empara de Paderborn, au mois de juin, combattit à Hastembeck, au mois de juillet, et rentra en France, après la capitulation de Clostersevern. Employé à la même armée, par lettres du 16 mars 1758, il se trouva à la bataille de Krefeld, et se distingua d'une manière toute particulière, à l'attaque d'Herberen, sous les ordres du marquis de Poyanne.

Il obtint le grade de lieutenant-général des armées du roi par pouvoir du 17 décembre 1759.

Marié à Louise-Jeanne-Marie de Courtarvel de Pezé, il est le père de Henri-Évrard de Dreux-Brézé

Sources

  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, Volume 9, 1823

Voir aussi

Articles connexes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

18 octobre 2018

Bataille d'Entrammes

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Bataille d'Entrammes

 

Bataille d'Entrammes

Mort_Beaupuy

Mort du général Beaupuy, peinture d’Alexandre Bloch, 1888n. 1.
Informations générales
Date 26 octobre 1793
Lieu Entrammes et Château-Gontier
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Jean Léchelle
Jean-Baptiste Kléber
Michel de Beaupuy
François-Joseph Westermann
Alexis Chalbos
François Muller
Louis Danican
Louis Blosse
Henri de La Rochejaquelein
Jean-Nicolas Stofflet
Prince de Talmont
Gaspard de Marigny
Charles de Royrand
Jean Chouan
Forces en présence
20 000 hommes 30 000 à 40 000 hommes
Pertes
4 000 morts ou blessés
19 canons perdus
400 morts
1 200 blessés

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 59′ 48″ nord, 0° 42′ 45″ ouest

La bataille d'Entrammes se déroula le 26 octobre 1793 lors de la guerre de Vendée1. L'armée républicaine de l'Ouest, lancée à sa poursuite, rattrapa l'armée catholique et royale de Vendée près d'Entrammes (Mayenne).

Sommaire

  • 1 Prélude
  • 2 La bataille
  • 3 Suites
  • 4 Bibliographie
  • 5 Lien externe
  • 6 Notes
  • 7 Sources et références

Prélude

L'avant-garde de l'armée républicaine commandée par François-Joseph Westermann et Michel de Beaupuy avait été mise en déroute à la bataille de Croix-Bataille et les deux généraux s'étaient repliés sur Château-Gontier avec ce qu'il leur restait d'hommes. Le lendemain, le gros de l'armée républicaine arriva à son tour. Kléber apprit avec colère l'annonce de la déroute, cependant l'armée étant épuisée par plusieurs jours de marche Kléber choisit de donner un ou deux jours de repos à l'armée avant de lancer une contre-attaque. Mais c'était sans compter l'impatience de Westermann, ce dernier réussit à convaincre le général en chef Jean Léchelle de lancer une attaque immédiate sur Laval toujours tenue par les Vendéens en passant par les collines d'Entrammes.

La bataille

Le 26 octobre2, les Républicains passèrent à l'attaque. Westermann et Danican envoyés en avant-garde avec 300 cavaliers commencèrent par prendre le contrôle du pont sur la Jouanne près d'Entrammes.

Prévenu, Henri de La Rochejaquelein rassembla toute son armée et se porta au nord d'Entrammes. Au moment où les Vendéens commençaient à déployer leurs troupes, Westermann reçut l'ordre d'évacuer sa position, le pont fut ainsi provisoirement abandonné.

Conformément aux consignes du comité de salut public, Léchelle avait imposé son plan aux autres généraux : attaquer en colonne « majestueusement et en masse ». Les généraux se rendirent compte de la stupidité de ce plan mais ils n'eurent d'autres choix que d'obéir. Sur ordre de Léchelle, les Mayençais de Beaupuy, suivis de ceux de Kléber passèrent à l'attaque en colonne deux par deux.

Du côté des Vendéens, La Rochejaquelein, sur les conseils de Lescure blessé, avait disposé ses hommes en demi-cercle, avec Jean-Nicolas Stofflet au centre, Talmont, Royrand et d'Autichamp à droite et les chouans, menés notamment par Jean Cottereau à gauche. Lorsque les Républicains paraissent l'artillerie de Marigny ouvre le feu sur la colonne de Beaupuy, l'avant-garde de celle-ci est décimée par la mitraille. Les Vendéens passent alors à la charge et Beaupuy, sur le point d'être enveloppé doit ordonner la retraite. Sa colonne se replie en bon ordre jusqu'à la Jouanne (affluent de la Mayenne) où il est grièvement blessé. Dans un premier temps le renfort de Kléber permet aux républicains de tenir solidement leurs positions. Mais Henri de La Rochejaquelein lance plusieurs attaques simultanées qui permettent de franchir la rivière en plusieurs endroits. La panique commence alors à se répandre dans les rangs républicains et Kléber et Marceau parviennent difficilement à rallier quelques troupes un peu plus loin. Mais elles sont rapidement enfoncées et se replient en désordre vers le pont sur l'Ouette. Le relief de la vallée leur offre cependant un terrain favorable et ils résistent encore un moment avant d'être pris à revers. Pendant ce temps, les colonnes commandées par Chalbos et Muller étaient enfin arrivées à pied d’œuvre au moment où les premiers fuyards quittaient le champ de bataille. Emportées à leur tour par la panique ambiante, elles s'enfuient sans combattre vers Château-Gontier. Léchelle lui-même, resté à l'arrière, donne l'ordre de la retraite puis prend la fuite à son tour. La déroute était générale et toute l'armée se réfugia à Château-Gontier, poursuivie par les Vendéens qui taillaient en pièces les fuyards.

Arrivés à Château-Gontier, les Vendéens ne laissèrent pas les républicains se reprendre et ils tentèrent immédiatement d'emporter la ville.

Le général Louis Blosse resté en réserve dans la ville au début de la bataille tenta alors d'intervenir avec sa division sur le pont situé devant la ville, mais il fut tué et sa division repoussée. Sous la conduite énergique de La Rochejaquelein, les Vendéens parvinrent alors a pénétrer dans Château-Gontier. Les Républicains furent finalement forcés d'évacuer la ville à la nuit tombante, n'étant plus poursuivis par les Vendéens il bivouaquèrent en pleine campagne et ils regagnèrent Le Lion-d'Angers le lendemain.

Pour les Vendéens la victoire était complète, La Rochejaquelein songea un moment à profiter de l'opportunité pour retourner en Vendée, mais les femmes et les enfants, ainsi qu'une partie de l'armée étant restée à Laval, il dut faire demi-tour.

Suites

L'armée républicaine était dans un piteux état, sur 20 000 soldats, elle en avait perdu 4 000 d'après Charles-Louis Chassin. Elle n'allait plus pouvoir organiser d'opérations avant des jours, le temps de la réorganiser. La colère des soldats et même des généraux était grande contre Léchelle dont le plan catastrophique les avaient conduits au massacre. Kléber, notamment, n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer l'imbécilité du plan du général en chef. Craignant de servir de bouc émissaire, il écrivit une lettre au Comité de salut public où il dénonça l'incompétence de son supérieur et inversement loua les qualités militaires de La Rochejaquelein. Pourtant lui-même avait sa part de responsabilités : Il n'exécuta les ordres de Léchelle qu'avec mauvaise volonté et retard. Pour rattraper le temps perdu, ses hommes durent couvrir 9 kilomètres en 2 heures et se lancer immédiatement dans la bataille. Et c'est une de ses manœuvres vers le pont sur l'Ouette qui est en partie à l'origine de la panique. Selon l'officier vendéen Bertrand Poirier de Beauvais, les pertes des Royalistes lors de la bataille furent de 400 morts et de 1 200 blessés.

Peu de temps après Léchelle voulut passer en revue ce qui restait de ses troupes. Ayant accusé ses soldats de lâcheté, Léchelle fut conspué par ses troupes au cris de « À bas Léchelle. Vive Kléber ». Les soldats réclamèrent également le retour des généraux Canclaux et Aubert du Bayet.

Après cet incident il était évident aux yeux des représentants en mission que Léchelle ne pouvait plus commander. Malgré les protestations de Jean-Baptiste Carrier et des Sans-culottes Léchelle fut destitué et arrêté sur ordre du représentant Antoine Merlin de Thionville et envoyé à Nantes où il mourut le 11 novembre dans des conditions controversées.

L'abbé Angot signale3 que le récit du combat publié par Arthur Duchesne, d'après les notes du soldat Bellanger, contiennent de fortes exagérations. L'affaire du 27, poursuite d'Entrammes à Château-Gontier est pour lui plus exacte et conforme aux autres sources, spécialement la charge sur l'aile gauche de Léchelle et le rôle de l'artillerie (La guerre des Chouans, p. 67-70)..

Bibliographie

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p.289-292.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome III, édition Paul Dupont, 1893-1895, p.243-246.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p.158-159.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.99-101.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book. Greenhill Books, 1998.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « Bataille d'Entrammes », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  • Pierre Gréau, La bataille d'Entrammes, Siloë, 2007 (ISBN 2842314131) [présentation en ligne [archive]]

Lien externe

Notes

  1. En réalité Beaupuy ne fut que blessé lors de cette bataille, référence [archive].

Sources et références

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. Ernest Colon : Cartes de lieux de batailles durant la guerre de Vendée [archive]
  2. Sur la foi des mémoires de Kléber et de Savary, plusieurs auteurs placent cette bataille le 27 octobre. Mais les rapports militaires indiquent bien la date du 26 octobre. Réf : Pierre Gréau La bataille d'Entrammes
  3. Ref. : article additif « Croix Bataille » in Dictionnaire historique, topographique et géographique de la Mayenne Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain éd. Joseph Floch, Mayenne, 1962, tome IV, p. 272.

Posté par blonjacky à 04:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Blanc Joseph

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Joseph Blanc (peintre)

 


Joseph Blanc

Joseph-Paul_Blanc_photo

Joseph Blanc

Naissance
25 janvier 1846
Paris
Décès
5 juillet 1904 (à 58 ans)
Paris
Nationalité
Français
Activités
Peintre, dessinateur de timbres
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts
Distinction
Prix de Rome
Le baptême de Clovis, Panthéon de Paris.

Joseph Blanc1, né à Paris le 25 janvier 1846, mort dans la même ville le 5 juillet 1904, est un peintre français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Élèves
  • 3 Notes et références
  • 4 Annexes
    • 4.1 Bibliographie
    • 4.2 Liens externes

Biographie

Joseph Blanc est l'élève d'Émile Bin et d'Alexandre Cabanel à l'École des beaux-arts de Paris. Il obtint le prix de Rome en peinture de 1867 pour Le Meurtre de Laïus par Œdipe. Il accueille des élèves dans son atelier à Montmartre. Joseph Blanc est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1889.

Il peint des sujets religieux, mythologiques, historiques, et réalise des portraits d'hommes politiques tels que Clemenceau, Gambetta ou Paul Bert.

Il participe à la décoration de différents édifices, en particulier pour le Panthéon de Paris où l'on peut voir Le Vœu de Clovis à la bataille de Tolbiac, Le Baptême de Clovis et Le Triomphe de Clovis. Il participe aussi à la décoration de l'Opéra-Comique et l'Hôtel de ville de Paris.

Joseph Blanc est le dessinateur des timbres au type Blanc2. Ce poinçon est conservé au musée de la Poste à Paris.

Élèves

  • Henri Bouché-Leclercq
  • Georges Charrier (1859-1950)
  • Dr Georges Chicotot (1865-1937)3
  • Edmond Defonte (1862-1944)
  • Léon-Laurent Galand (1872-1960)
  • Pierre Gatier (1878-1944)
  • Octave Denis Victor Guillonnet (1872-1967), vers 1887 -1891
  • Robert Kastor (1872-1935)
  • Gustave Maunoir (1872-1943)
  • Pierre-Victor Robiquet (1879-1951)

Notes et références

  1. Né Paul-Joseph Blanc.
  2. Le poinçon original, sans valeur faciale, ayant servi à l'impression du timbre a été gravé sur un bloc de buis à partir du dessin de Joseph Blanc. Le buis est un bois très dur et de gain très serré qui permet une gravure très fine en le travaillant « bois debout ».
  3. Plus connu comme pionnier de la radiothérapie, mais peintre de formation.

Annexes

Bibliographie

  • Dictionnaire des peintres à Montmartre. Peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs, illustrateurs, plasticiens aux XIXe et XXe siècles, Éditions André Roussard, 1999.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Pierre Sérié, Joseph Blanc (1846-1904) : peintre d'histoire et décorateur, Paris : École du Louvre et Réunion des Musées nationaux, 2008

Liens externes

Posté par blonjacky à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17 octobre 2018

Bataille de Laval

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Bataille de Laval

 

Bataille de Laval

260px-Laval_Town_2007_01

Château de Laval
Informations générales
Date 22 octobre 1793
Lieu Laval (Mayenne)
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
François-Joseph Letourneur Henri de La Rochejaquelein
Forces en présence
6 000 hommes 25 000 hommes
Pertes
500 morts  

Guerre de Vendée

Coordonnées 48° 04′ 22″ nord, 0° 46′ 12″ ouest

Sommaire

  • 1 Prélude
  • 2 La bataille
  • 3 Notes et références
  • 4 Sources

Prélude

Après avoir traversé la Loire, les Vendéens avaient occupé Varades où leurs officiers s'étaient réunis en conseil le 19 octobre. Le général en chef Maurice Gigost d'Elbée était blessé et absent, il fallait lui trouver un remplaçant, les officiers proposèrent alors le grade de généralissime à Louis de Salgues de Lescure, mais ce dernier dut décliner l'offre avançant que sa blessure étaient trop sérieuse, à la place Lescure proposa de nommer Henri de La Rochejaquelein. Celui-ci, après un moment d'hésitation finit par accepter, et il devint ainsi, à 21 ans, le général en chef des Vendéens.

Cependant, le conseil devait également décider de la marche à suivre. L'objectif était de soulever les habitants de la Bretagne et du Comté de Laval, majoritairement favorables aux royalistes. Afin de garder le contact avec Charette, Lescure proposa de marcher sur Nantes dont la garnison était fort réduite. Cependant Talmont, qui possédait de nombreuses terres dans le Comté de Laval, proposa de prendre d'abord Laval où il affirmait que l'influence qu'il avait dans cette province y provoquerait le soulèvement de plusieurs dizaines de milliers d'hommes. La Rochejaquelein accepta ce projet.

La bataille

Le 20 octobre l'armée se mit en marche pour Laval, sur son passage elle culbuta facilement les faibles garnisons d'Ingrandes et Candé le jour même, puis celles de Segré et Château-Gontier le 21.

Le 22 octobre les Vendéens étaient devant Laval, défendue cette fois par 6 000 hommes. Le conventionnel François Joachim Esnue-Lavallée charge 15 000 volontaires de leur en interdire l'entrée. Cependant les Républicains n'offrirent pas une défense très importante, dès le premier assaut vendéen, le général Letourneur ordonna la retraite, qui se transforma en déroute, les troupes se dispersèrent dans les campagnes.

Toutes ces victoires obtenues facilement regonflèrent le moral des Vendéens dont la population de Laval avait offert un bon accueil et se chargea de leur fournir des vivres et du ravitaillement. Les généraux vendéens décidèrent de rester quelques jours à Laval afin d'attendre des renforts et de faire reposer les troupes, exténuées par les longues marches des jours précédents. Après l'entrée des Vendéens à Laval, Mme de Monfrand1 réussit à sauver un grand nombre de patriotes que les soldats catholiques, irrités des massacres de Candé, voulaient mettre à mort.

Pendant ce temps, l'armée de l'Ouest ne traversa la Loire à Angers et Nantes que le 22 octobre, laissant derrière elle Haxo pour combattre Charette.

Dans ces circonstances, les administrateurs du département de la Mayenne, pour éviter que les détenus, prêtres réfractaires et suspects, parmi lesquels se trouvaient quelques patriotes, soient délivrés par les Vendéens, résolurent de les faire conduire loin du théâtre de la guerre.

Article détaillé : évacuation de Laval (1793).

Notes et références

  1. Dès que les Vendéens eurent quitté la ville, elle fut jetée dans un cachot et condamnée à mort.

Sources

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p. 287-288.
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome III, édition Paul Dupont, 1893-1895, p. 237-238.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p. 96-99.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p. 155-157.
  • Étienne-Louis Couanier de Launay, Histoire de Laval 818-1855, Godbert, 1856, [détail de l’édition]

Posté par blonjacky à 23:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Expédition de l'île d'Yeu

Clic pour voir sa notice sur son nom couleur orange

 

Expédition de l'île d'Yeu

 

Expédition de l'île d'Yeu
Informations générales
Date 26 août - 21 novembre 1795
Lieu île d'Yeu
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Flag of Royalist France.svg Armée des émigrés
Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Commandants
                              Charles de France, comte d'Artois
• williams Elleis Doyle
John Borlase Warren
Louis d'Artois, duc d'Angoulême
• Charles Ferdinand d'Artois, duc de Berry
Louis Joseph de Bourbon, prince de Condé
Forces en présence
75 hommes
1 aviso
5 580 hommes
Pertes
aucun mort,
la plupart faits prisonniers
aucune

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 42′ 38″ nord, 2° 21′ 04″ ouest

L'Expédition de l'île d'Yeu a eu lieu du 26 août 1795 au 21 novembre 1795, pendant la Révolution française.

Le comte d'Artois (futur Charles X de France), embarqua le 26 août 1795, à bord du Jason, navire-amiral. il avait auprès de lui son fils, Louis Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, Charles Ferdinand d'Artois, duc de Berry, combattant alors dans l'armée de Louis Joseph de Bourbon, prince de Condé. Son état-major se composait Louis François Carlet de La Rozière, major-général ; de Chassebœuf, major-général de la cavalerie ; Roll, adjudant général ; Valcourt, commissaire général ; Dufort, Jablancourt, Charles César comte de Damas, Louis Pierre de Chastenet, comte de Puységur, aides de camp.

Sommaire

  • 1 Embarquement
  • 2 Débarquement à l'île d'Houat
  • 3 Débarquement en baie de Bourgneuf
  • 4 Débarquement à l'île d'Yeu
  • 5 Bibliographie
    • 5.1 Références

Embarquement

Retardée par les vents, la flotte (une soixantaine de navires), n'appareilla de Portsmouth que le 23 août 1795. Le comte d'Artois était au comble de la joie. il écrivit à François de Charette: "Me voici enfin près de vous, Monsieur, et si le ciel le permet, notre réunion va combler nos désirs mutuels". Le comte Grignon de Pouzauges porta cette missive à François de Charette.

Débarquement à l'île d'Houat

La flotte toucha l'île d'Houat, proche de Quiberon, le 12 septembre 1795. Là, s'étaient réfugiés les rescapés de l'Expédition de Quiberon. Les Britanniques leur apportèrent vivres et munitions, comme prévu. Le comte d'Artois descendit à terre, parla à ces malheureux, fit célébrer un office à la mémoire des morts tués au combat ou fusillés à Auray. La Roche-Bernard, un des survivants lui dit qu'il ne fallait pas compter sur la Bretagne, elle restait royaliste mais l'échec de Quiberon l'avait frappée de terreur ; c'était à grand peine que Georges Cadoudal et ses bandes avaient échappé au guêpier. il eut fallu un corps d'au moins 20 000 hommes pour décider les Chouans à quitter leurs repaires et pour rassurer la population. C'était là un renseignement de premier ordre et un avertissement, car la situation n'était pas la meilleure en Vendée. Le comte d'Artois n'en tint pas compte. Il tablait sur les 25 000 annoncés par François de Charette et sur l'effet produit par sa présence en Vendée. Il fallait agir vite c'était évident. On perdit plusieurs jours à l'île d'Houat, puis à simuler des débarquements au Croisic et à Susanio, afin d'égarer les républicains.

Débarquement en baie de Bourgneuf

La flotte arriva en baie de Bourgneuf le 25 septembre 1795. sommé de se rendre, le général Cambray se défendit. Son artillerie riposta vigoureusement à celle des vaisseaux britanniques. Le général Doyle en accord avec Warren estima inutile de résister. Doyle donna l'ordre de débarquer à l'île d'Yeu. Cette île était distante que de 29 km des côtes vendéennes : la liaison semblait plus facile.

Débarquement à l'île d'Yeu

L'île d'Yeu est prise facilement, elle n'a pour toute défense qu'une garnison de 75 soldats, et la plupart des hommes servant dans la marine républicaine, elle n'est habitée que par 1 200 femmes et 200 à 300 enfants et vieillards1.

Lazare Hoche gagne Les Sables-d'Olonne le 3 octobre avec 400 cavaliers. Des volontaires et des marins échappés de l'île grâce à un canot lui font leur rapport :

« L'île a été prise, le 30 septembre, au matin, par les Anglais. Ils s'y sont présentés au nombre de 80 voiles et ont sommé de se rendre le commandant français ayant 74 hommes de garnison. Pendant qu'ils parlementaient, 600 émigrés ont débarqué et se sont emparés de l'île. On n'a fait aucune insulte. Il est venu des navires beaucoup de femmes et d'enfants d'émigrés1. »

Le 2 octobre 1795, le comte d'Artois débarquait à l'île d'Yeu et s'installa à Port-Breton dans la maison de Cadou. Il attendait la réponse de François de Charette. Mais le 25 septembre 1795, l'armée de François de Charette avait été écrasée à Saint-Cyr. Dispersée elle avait péniblement rassemblé 9000 hommes. Il avait écrit au comte d'Artois le 16 septembre 1795, pour conseiller la baie d'Aiguillon (au nord de l'île de Ré) pour le débarquement. La défaite de Saint-Cyr le contraignit à se replier dans le bocage, loin de la côte.

Le comte d'Artois n'avait pas reçu la lettre du 16 septembre 1795. Il ignorait la défaite de Saint-Cyr. Le 5 octobre 1795, il écrivit à François de Charette :

« Je vous demande, je vous ordonne même de me donner un point quelconque depuis Bourgneuf jusqu'à la pointe d'Aiguillon, où vous puissiez porter à ce jour nommé, un corps de quelques centaines de chevaux ; je m'y trouverais sans faute... Tous les retards que j'éprouve m'affectent, mais il n'affaibliront pas ma constance ni la solidité de ma résolution. »

Le même jour François de Charette écrivait au prince :

« Il m'est impossible de me porter avec mon armée sur la côte pour un débarquement, vu que les républicains ont toujours les yeux fixés sur moi »

Il proposait néanmoins au Comte d'Artois de débarquer à Saint-Jean-de-Monts. Il enverrait dans ce port trois de ses divisions, cependant qu'il attirerait les républicains par une fausse attaque. Cette lettre fut interceptée. Ce même jour, un des fils du prince de Condé débarquait à l'île d'Yeu ; il venait combattre dans les rangs vendéens. Il était trop tard. La saison avançait. Les côtes vendéennes étaient jalonnées par des postes républicains. Le fils du prince de Condé, Louis V Joseph de Bourbon, jugea la situation compromise.

Le comte d'Artois gardait confiance. Tel n'était pas le cas de son entourage et des soldats du corps expéditionnaire. L'île d'Yeu n'est qu'un plateau de granit exigu, au milieu de la mer. Les vents d'équinoxe balayaient cette terre. Les soldats n'avaient pour abris que leurs tentes. Ils souffraient du froid, de la pluie, du manque de vivres. L'île n'offrait que peu de ressources. La population était hostile. Le comte d'Artois chargea le marquis de Rivière d'entrer en contact avec François de Charette. Le marquis de Rivière ne revint pas et le bruit courut qu'il avait été fusillé. La démoralisation gagnait les plus résolus. Le 10 octobre 1795, le fils du prince de Condé quitta l'île d'Yeu. Selon son témoignage, le comte d'Artois l'aurait chargé d'informer lord Grenville (le ministre des affaires étrangères anglais) de la situation dans laquelle il se trouvait, et de son vœu de se rapprocher de Guernesey ou de Grande-Bretagne, si la réunion avec François de Charette continuait d'être impossible, comme il était à craindre.

Des émissaires arrivèrent à l'île d'Yeu, venant de Bretagne. Georges Cadoudal se réveillait. La vieille rivalité entre Joseph de Puisaye et François de Charette refaisait jour. On réclamait instamment la venue du comte d'Artois en Bretagne, puisqu'il n'avait pu débarquer en Vendée ... par la faute de Charette. Le comte d'Artois ne voulait plus entendre parler de Joseph de Puisaye. Quant à la Bretagne, il connaissait ses moyens et sa situation. Les émissaires reçurent de vagues promesses et furent éconduits. Il en fut de même des envoyés du général Nicolas Stofflet : Charles Marie Auguste Joseph de Beaumont, comte d'Autichamp et La Béraudière. La mer devenait menaçante. Aux pressions de l'entourage du comte d'Artois s'ajoutaient celles des Britanniques. Ils ne voulaient ni sacrifier leurs vaisseaux, ni les hommes pour la gloire du comte d'Artois et le salut de la Vendée.

De son côté, le général Lazare Hoche proposait à la Convention de capturer le comte d'Artois. Des ordres furent donnés au comte Louis Thomas Villaret de Joyeuse. Mais ce dernier, bloqué à Lorient, ne pouvait forcer la surveillance britannique. Quant à François de Charette, il s'obstinait à espérer. Il avait cru que le comte d'Artois débarquerait vers Saint-Jean-de-Monts, suivant le conseil qu'il lui avait donné. Il parvint à réunir un parti de cavaliers, déjoua la surveillance des Bleus (républicains) et gagna le village de La Tranche. on aperçut une barque, on crut que c'était le comte d'Artois. Ce n'était que le comte Grignon de Pouzauges. Il venait informer François de Charette de l'impossibilité du débarquement et lui remettre une épée d'honneur de la part du comte d'Artois. Sur la lame cette inscription gravée : "Je ne cède jamais". François de Charette s'écria, blême de rage : "Allez dire à vos chefs que vous m'avez apporté mon arrêt de mort. Aujourd'hui, je commande 15 000 hommes. demain, il m'en restera 1500. En manquant à leur parole, vos chefs m'ôtent tout moyen de les servir. Je n'ai plus qu'à fuir ou à chercher une mort glorieuse. Mon choix est fait : je périrai les armes à la main". (Ces paroles ne sont peut-être pas authentiques mais elles traduisent la réalité).

Pourtant François de Charette continua à attendre le comte d'Artois en espérant un revirement. Il prit l'initiative de se réconcilier avec Nicolas Stofflet son rival. Il envoya le marquis de Rivière à l'île d'Yeu. Il s'accrochait à la pensée que, tant que le comte d'Artois resterait dans l'île d'Yeu, rien n'était perdu. Lorsque Rivière arriva à Port-Breton, le comte d'Artois n'y était plus, il avait pris la route de la Grande-Bretagne. Rivière crut qu'il était en Bretagne, que Joseph de Puisaye l'avait finalement emporté sur François de Charette. Ce dernier ignorait aussi le départ du comte d'Artois. Il lui indiquait un point de débarquement dans la baie de Bourgneuf. Le 21 novembre 1795, trois émissaires vinrent lui remettre une lettre du comte d'Artois. Il indiquait les raisons pour lesquelles il n'avait pu débarquer, en imputant la responsabilité aux Britanniques. Il donnait aussi ses instructions quant aux prochaines campagnes et promettait de revenir. François de Charette eut la générosité de déclarer :

« Les Anglais ont joué nos princes et par contrecoup nous ont indignement trahis ; il ne nous restera de ressources qu'en nous-mêmes et nos moyens sont faibles. »

Bibliographie

  • Charles-Louis Chassin, Les pacifications dans l'Ouest, t. II, éditions Paul Dupont, 1896-1899.

Références

  1. a et b Charles-Louis Chassin, Les pacifications dans l'Ouest, t. II, p. 1-95.

Posté par blonjacky à 10:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Grignon de Pouzauges Roch-Sylvestre

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Roch-Sylvestre Grignon de Pouzauges

 


Roch-Sylvestre Grignon de Pouzauges
 
Le château des Echardières près de Pouzauges propriété du Comte Grignon de Pouzauges au 18e siècle.

Naissance 17 juin 1775
La Flocellière
Décès 18 novembre 1799
Chambretaud

280px-Le_château_des_Échardières

Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Badge de l'Armée des princes Armée des princes
Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Arme Cavalerie
Grade Commandant
Commandement Armée des émigrés
Armée catholique et royale de Vendée
Conflits Guerres de la Révolution
Chouannerie
Guerre de Vendée
Faits d'armes Expédition de l'île-d'Yeu
Bataille de La Flocellière
Bataille de Chambretaud
Autres fonctions Aide de camp du comte d'Artois, futur Charles X

Roch-Sylvestre Grignon de Pouzauges, comte de Grignon, né le 17 juin 1775 au château des Echardières en Vendée, baptisé à Pouzauges le même jour, est un aristocrate français, émigré puis chef militaire vendéen, mort à la bataille de Chambretaud le 18 novembre 1799.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Émigration
    • 1.2 Chouannerie
  • 2 Note
  • 3 Sources
  • 4 Articles connexes
  • 5 Références

Biographie

Fils de Joseph-Gabriel-Toussaint Grignon, marquis de Pouzauges (1735-1805)1, chevalier, seigneur des Echardières2, officier au régiment d'Artois-cavalerie3, émigré4, et de Marie-Joséphine-Benjamine Grignon de la Pélissonière5 (1748-1819).

Émigration

Comme son père, il fut page de la grande-Écurie à Versailles puis ayant émigré avec lui à la Révolution, ils furent tous deux volontaires dans l'armée des Princes dans la 2e compagnie des chasseurs à cheval de la marine6. En 1794, il est cornette au régiment des uhlans britanniques de Louis de Bouillé7'8'9.

Chouannerie

En 1795, il obtient un congé pour revenir en France et devient officier du général Stofflet, dans l'armée d'Anjou.

Il est aide de camp de Monsieur, frère de Louis XVIII, lors de l'expédition de l'île-d'Yeu10. Il fut chargé par celui-ci de remettre un message à Charette pour lui annoncer la résolution prise par les généraux de différer le débarquement et de se placer en observation à l'île-d'Yeu. Charette répondit à Grignon: « Dites au prince que vous m'avez apporté l'arrêt de ma mort; aujourd'hui je commande quinze mille hommes, demain je n'en aurai peut être pas quinze cents. Il ne me reste plus qu'a fuir ou à chercher une fin glorieuse; mon choix est fait je périrai les armes à la main. »11.

Au début de 1796, il rejoint son cousin le comte Vasselot et lève une compagnie de 600 hommes dans l'ancien pays du général Sapinaud, démissionaire. Avec ce corps, ils obtiennent quelques succès successivement à Saint-Michel-Mont-Mercure, aux Épesses et à Saint-Laurent-sur-Sèvres, puis sont battus près de Chantonnay.

Le 23 février 1796 sa soeur Mademoiselle de Grignon fut brûlée vive par les soldats républicains à la ferme de la Saugrenière, commune de La Poitevinière12.

En août 1799, il est nommé commandant de l'armée catholique et royale du centre par le comte d'Artois, il participe à la bataille des Aubiers à Nueil-les-Aubiers où les royalistes commandés par d'Autichamp sont mis en déroute. Avec les restes de son armée, environ 800 hommes, il rencontre une colonne républicaine d'une centaine d'hommes au Puy-du-Fou, dont seul le commandant fut épargné13.

En novembre il fut tué au combat à Chambretaud14'15 lors de la troisième chouannerie (1799-1800).

Note

  • Ne pas confondre le comte Roch-Sylvestre de Grignon, seigneur de Pouzauges, avec Louis Grignon, général révolutionnaire, commandant d'une colonne infernale en vendée à la même époque.

Sources

  • Archives 85, Pouzauges, baptèmes, année 1775, page 212
  • Biographie universelle ou Dictionnaire de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes. Bruxelles, 1844.

Articles connexes

  • Pierre-Étienne Dumesnil Dupineau

Références

  1. La Porte des Vaulx, Jean-Pierre Armand de (1826-1890), Armorial de la noblesse du Poitou convoquée pour les États généraux en 1789, impr. de Boileau et Raimond (Poitiers), 1874 (lire en ligne [archive]), p. 66
  2. Société des antiquaires de l'Ouest, Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, Fradet (Poitiers), 1858 (lire en ligne [archive]), p. 424
  3. Vendée. Conseil général., Rapports et délibérations / Vendée, Conseil général, Conseil général (La Roche-sur-Yon), août 1885 (lire en ligne [archive]), p. 60
  4. États détaillés des liquidations faites pendant l'anée 1828, par ..., Volume 4, 1828 (lire en ligne [archive]), p. 404
  5. Société d'émulation de la Vendée, Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée, J. Sory (Napoléon-Vendée),, 1892 (lire en ligne [archive]), p. 116
  6. Société historique et scientifique (Deux-Sèvres)., Mémoires - Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (Niort), 1905 (lire en ligne [archive]), p. 265
  7. Savary, Jean-Julien, 1753-1839, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la republique française, ou Annales des départemens de l'Ouest pendant ces guerres, 1825 (lire en ligne [archive]), p. 276
  8. Bouillé, Louis Joseph Amour, marquis de, 1769-1850, Souvenirs et fragments pour servir aux mémoires de ma vie et de mon temps, Laffleur de Kermaingant, Pierre Paul, 1843-1920, 1906 (lire en ligne [archive]), p. 175
  9. François-Joseph Grille, L'Émigration Angevine, Bibliotheque Archives 49, Cote BIB 527, 1840, Page 8
  10. Fortuné Parenteau, Inventaire archéologique, 8-sceau de Mr Grigon, V. Forest et E. Grimaud (Nantes), 1878 (lire en ligne [archive]), p. 105
  11. Alphonse de Beauchamp, Histoire de la guerre de la Vendée, ou tableau des guerres civiles, Paris, 1820 (lire en ligne [archive]), p. 65, 66
  12. Célestin Port, Dictionnaire historique de Maine-et-Loire - version révisée - Lettre G, 1978 (lire en ligne [archive]), p. 259
  13. Biographie universelle ou Dictionnaire de tous les hommes qui se sont fait ...Tome septieme, Grignon de Pouzauges, Bruxelles, 1844 (lire en ligne [archive]), p. 52
    On notera que Roch Sylvestre Grigon de Pouzauge figure là sous le prénom d'Adolphe, certainement une erreur de l'auteur, à la vue de toutes les autres sources, il s'agit bien de la même personne.
  14. « La troisième guerre de Vendée à Chambretaud (18 novembre 1799) » [archive], sur chambretaud.fr
  15. Échos du bocage vendéen : fragments d'histoire, de science, d'art et de littérature, [s.n.] (Montaigu), 1885 (lire en ligne [archive]), p. 332, 333

Bataille des Essarts

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous


Bataille des Essarts


Bataille des Essarts
Informations générales
Date 25 juin 1795
Lieu Les Essarts
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
                             • François Pajot
• Pierre Rezeau
• Charles Caillaud
• Dumoutier
Forces en présence
500 hommes1 1 500 à 1 800 hommes1
(selon les républicains)
Pertes
peu de tués
117 prisonniers1
4 blessés2

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 46′ 28″ nord, 1° 13′ 37″ ouest

La bataille des Essarts se déroula lors de la guerre de Vendée. Les 25 juin 1795, les Vendéens prennent par surprise un camp républicain.

Sommaire

  • 1 La bataille
  • 2 Pertes et conséquences
  • 3 Bibliographie
    • 3.1 Références

La bataille

Le 25 juin, en signe de déclaration de guerre et mettant fin au traité de La Jaunaye, Charette chargea un des lieutenants, Louis Pageot, d'attaquer la garnison des Essarts. Les soldats républicains jouaient aux boules et sont complètement surpris.

Selon le rapport de Canclaux, l'armée vendéenne est forte de 1 500 à 1 800 hommes commandés par les chefs de division Rezeau, Caillaud et Dumoutier1, Lucas de La Championnière mentionne également la présence de Pajot2.

Ignorants la rupture de la paix, les Républicains laissent dans un premier temps les Vendéens s'approcher, mais lorsqu'au cri de « Qui vive ? », ces derniers répondent « Royaliste », les Républicains ouvrent le feu, blessant deux rebelles. Les Vendéens chargent alors le camp et les Républicains prennent la fuite, sans opposer presque aucune résistance, en direction du camp des Quatre-Chemins2.

Pertes et conséquences

Le combat a été peu meurtrier, selon l'officier vendéen Lucas de La Championnière peu de Républicains sont tués, presque tous sont faits prisonniers, tandis qu'il ne mentionne pour les pertes des Vendéens que deux soldats et deux officiers blessés, parmi lesquels Pajot et Dumoutier2. Dans son rapport, le général Canclaux écrit que sur les 500 hommes qui défendaient le camp, 117 sont portés manquants1.

Les prisonniers sont conduits à Belleville. Charette proposa un échange de prisonniers à Joseph-Marie Gaudin, aux Sables-d'Olonne mais ce dernier refuse. Les prisonniers républicains sont finalement fusillés le 9 août, sur ordre de Charette en représailles de l'exécution de 748 émigrés et chouans capturés lors de l'expédition de Quiberon.

Article détaillé : Massacre de Belleville.

Bibliographie

  • Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen 1793-1796, Les Éditions du Bocage, 1994, p.116.
  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. V, p. 398-400. texte en ligne sur google livres [archive]
  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p. 489.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica, 1994, 184 p. 152.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, Economica, 2008, p. 222.
  • Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! » Regards croisés sur les victimes et destructions de la guerre de Vendée, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, 2007, p. 56.

Références

  1. a, b, c, d, e et f Jean Julien Michel Savary, Guerre des Vendéens et des chouans, par un officier supérieur de l'armée de Vendée (1824-1827), t. V, p. 133-134.
  2. a, b, c, d et e Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen, p. 116-117.

Posté par blonjacky à 09:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Bataille de Pontorson

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Bataille de Pontorson

 

Bataille de Pontorson

260px-Pontorson_MontStMichel

Campagne de Pontorson
Informations générales
Date 18 novembre 1793
Lieu Pontorson
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Auguste Joseph Tribout Henri de La Rochejaquelein
Forces en présence
4 400 hommes
14 canons
25 000 hommes
Pertes
100 morts
200 blessés
14 canons perdus
 

Guerre de Vendée

Coordonnées 48° 33′ 15″ nord, 1° 30′ 21″ ouest

La bataille de Pontorson se déroula lors de la guerre de Vendée.

La bataille

Après son échec à la bataille de Granville, l'armée vendéenne fait demi-tour, mais le passage est barré à Pontorson par les 4 000 hommes du général sans-culotte Tribout. Cependant, les Vendéens sont largement supérieurs en nombre et Tribout est facilement battu. Il écrit dans son rapport qu'il a été mis « un peu en déroute ». Il se replie donc sur Dinan.

Les pertes vendéennes ne sont pas connues et celle des républicains font l'objet d'estimations très variables ; le représentant Louis Turreau écrit au Comité de salut public le 23 novembre que les Républicains n'ont pas perdu 20 hommes, de même les administrateurs de la Manche écrivent également à Comité que les Républicains ont perdu moins de 50 hommes. Le général Tribout déclare ne regretter que 100 soldats, les pertes sont de 300 tués et blessés selon le général Kléber. Enfin, un nommé Lesouchu qui participe à l'inhumation des cadavres estime le nombre de républicains tués de 1 000 à 1 2001.

Sources

  • Hervé Coutau-Bégarie et Charles Doré-Graslin (dir.), Histoire militaire des guerres de Vendée, Economica, 2010, p.354-382.
  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 2009, p.301-302.
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome III, édition Paul Dupont, 1893-1895, p.312-314.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.107.

Notes

  1. Hervé Coutau-Bégarie et Charles Doré-Graslin, p.377.

Posté par blonjacky à 09:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Tribout Auguste Joseph

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Auguste Joseph Tribout

 

Auguste Joseph Tribout

VIP


Naissance 24 novembre 1766
Eswars (Nord)
Décès 25 mars 1834 (à 67 ans)
Bellancourt (Somme)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1783-1815

Auguste Joseph Tribout, né le 24 novembre 1766 à Eswars (Nord), mort le 25 mars 1834 à Bellancourt (Somme), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre en service le 26 juin 1783, comme soldat au régiment de Flandre, il devient caporal le 4 novembre 1787, et il quitte le service le 16 août 1789.

Il reprend du service le 20 août 1789, comme caporal dans la Garde nationale soldée de Paris, et le 15 décembre 1790 il passe capitaine dans la Garde nationale de son canton. Le 12 janvier 1792 il est tambour major au 2e bataillon de volontaires de Seine-inférieure, et il est nommé lieutenant-colonel en second de ce bataillon le 16 septembre 1792.

Il est promu général de brigade le 22 août 1793, et général de division le 30 septembre 1793, commandant de la place de Brest. Le 18 novembre 1793 il est battu par les vendéens à la bataille de Pontorson. Il est destitué le 28 septembre 1794, et le 9 septembre 1796, il est rétrogradé au grade de chef de bataillon, sans affectation.

Il est rappelé à l’activité le 22 février 1799, comme chef de bataillon à la suite, et le 23 août 1799 il prend le commandement du 1er bataillon auxiliaire de la Somme. Employé à l’armée du Rhin, il est réformé le 23 septembre 1800.

Il est remis en activité le 6 juin 1811, comme commandant du 16e bataillon des prisonniers espagnols, employé aux travaux de Cherbourg, jusqu’au 30 avril 1814. Il est mis en demi-solde le 1er août 1814, et il est admis à la retraite le 31 janvier 1815.

Il meurt le 25 mars 1834 à Bellancourt (Somme).

Sources

Posté par blonjacky à 09:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Le Tonnelier de Breteuil Louis Auguste

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil

 

Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil

220px-Louis_Auguste_Le_Tonnelier_de_Breteuil


Le baron de Breteuil. (Portrait par François-Guillaume Ménageot. Paris, musée du Louvre.
Fonctions
Principal ministre d'État
1789 – 1789
Monarque Louis XVI de France
Prédécesseur Jacques Necker
Successeur Jacques Necker
Biographie
Date de naissance 7 mars 1730
Lieu de naissance Azay-le-Ferron, Royaume de France
Date de décès 2 novembre 1807 (à 77 ans)
Lieu de décès Paris, Empire français

Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil

Louis Charles Auguste Le Tonnellier, baron de Breteuil, baron de Preuilly, est un diplomate et homme politique français né à Azay-le-Ferron (Indre) le 7 mars 1730 et mort à Paris le 2 novembre 1807.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille
    • 1.2 Carrière diplomatique
    • 1.3 Ministre de la Maison du roi
    • 1.4 Sous la Révolution
  • 2 Publications
  • 3 Notes et références
  • 4 Bibliographie

Biographie

Né à Azay-Le-Ferron, il était le petit-fils de Louis Nicolas Le Tonnelier de Breteuil1 et de Jean-Prosper Goujon de Gasville, et donc le neveu de la célèbre savante Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil et de son frère l'abbé Élisabeth-Théodose Le Tonnelier de Breteuil. Le baron de Breteuil reçut une excellente éducation à Paris et s'engagea dans l'armée où il servit avec le grade de guidon de gendarmerie durant la guerre de Sept Ans. Le 24 janvier 1752, il épousa Philiberte Jerome Parat de Montgeron (1737-1765).

Famille

Le couple eut une fille unique, Angélique-Marie Elisabeth Emilie, dite Madame de Matignon (1757-1833), mariée en 1772 au comte Louis Charles Auguste Goyon de Matignon (1755-1773), dernier descendant mâle des maréchaux de Goyon de Matignon, comte de Gacé. Mme de Matignon avait pour fille Anne Louise Caroline de Goyon de Matignon, comtesse de Gacé, duchesse de Montmorency (1774-1846) mariée en 1788 à Anne Charles Francois, duc de Montmorency (1768-1846).

Madame de Matignon se faisait remarquer par ses toilettes recherchées et avait pris un abonnement chez Rose Bertin, marchande de modes, pour changer de pouf tous les soirs. La comtesse de Matignon payait à son coiffeur Baulard 24.000 livres par an pour lui faire un nouveau dessin de perruque chaque jour de la semaine.

Carrière diplomatique

Breteuil servit avec distinction dans la diplomatie royale. Il fut d'abord ministre plénipotentiaire auprès de l’électeur de Cologne (1758) puis fut ambassadeur en Russie (1760) auprès d'Élisabeth Ire puis de Catherine II. Il sut diplomatiquement être absent lors de la révolution de palais qui porta cette dernière sur le trône.

Ambassadeur en Suède, il sut se faire apprécier de Gustave III et défendre les intérêts de la France dans un grave conflit qui opposait deux factions de la Diète. Mais il demanda son rappel en 1766.

La table de Teschen

Il fut ensuite envoyé à Vienne, puis à Naples, puis de nouveau à Vienne. Il fut, au nom de Louis XVI, médiateur durant la guerre de Succession de Bavière qui, après la mort de l'électeur palatin Charles-Théodore, décédé sans postérité, opposait la Prusse et l'Autriche et fut l'acteur principal de la négociation du traité de Paix de Teschen, signé le 13 mai 1779, qui permit de résoudre ce différend.

Pour le remercier, l'électeur de Saxe fit élaborer et lui offrit la très belle table de Teschen aujourd'hui au Louvre.

Mais, en 1780, il fut remplacé à Vienne par le cardinal de Rohan, ce qui marqua le début d'une hostilité entre les deux hommes qui allait se révéler de grande conséquence.
Il accepte alors d’être grand viguier d’Andorre. En prenant ce poste que toutes les personnalités refusaient, il évite alors à cette principauté d’être rattachée à Pampelune et sauve ainsi son indépendance.

Ministre de la Maison du roi

Le baron de Breteuil revint en France en 1783 et fut nommé ministre de la Maison du roi et de Paris.

En 1784, il fut chargé, avec le contrôleur général des finances, Charles Alexandre de Calonne, de négocier le rachat par Louis XVI du Domaine de Saint-Cloud au duc d'Orléans. En récompense, le baron fut chargé de l'administration du domaine et s'installa au Pavillon du Mail, qu'on appela désormais le Pavillon de Breteuil et qui existe toujours à Sèvres.

C'est lui qui fit arrêter son ennemi le cardinal de Rohan impliqué dans l'Affaire du collier de la reine. Sa loyauté à la reine dans un moment difficile lui valut la reconnaissance de Louis XVI, mais il sous-estima l'antipathie de l'opinion à l'égard de Marie-Antoinette, que la brutale partialité avec laquelle il traita le cardinal de Rohan ne fit que renforcer.

Ayant été ministre des transports, il fallut choisir un sens de circulation dans le pays. Les Anglais ayant choisi de conduire à gauche, il était plus évident de choisir le contraire de nos concurrents de l'époque : les Français conduiront donc à droite.

En tant que ministre de Paris, il se montra éclairé et généreux et prépara d'importantes réformes dans les hôpitaux et les prisons, notamment pour améliorer la condition des prisonniers. Il fit démolir les maisons situées sur les ponts et le quai de Gèvres, et c'est grâce à lui que furent conservés les bas-reliefs de Jean Goujon, qui décorent la fontaine du marché des Innocents, à Paris. Il protégea les arts et les gens de lettres.

Membre de l'Académie des sciences le 11 décembre 1785, il intercéda auprès du Roi pour que Jean-Dominique Cassini (Cassini IV) obtienne des fonds pour équiper l'Observatoire de Paris de nouveaux instruments.

En raison d'un désaccord avec Calonne, le baron de Breteuil démissionna de ses fonctions le 24 juillet 1788 et se retira dans son château.

Sous la Révolution

Ayant conservé la confiance du roi, le baron de Breteuil fut consulté par celui-ci sur l'évolution de la situation à la veille de la Révolution française. Il s'opposa à la convocation des états généraux et conseilla à Louis XVI une série de mesures répressives énergiques pour venir à bout de l'agitation de juin et juillet 1789.

Lors du renvoi de Jacques Necker et des ministres libéraux le 11 juillet 1789, Louis XVI nomme le baron de Breteuil pour lui succéder comme principal ministre, cent heures à peine avant la prise de la Bastille. Dès le 16 juillet, Louis XVI doit toutefois rappeler Necker et Breteuil émigre le 17 ou 18 juillet 1789 en Allemagne et ensuite en Suisse.

Retiré à Soleure (encore siège de l'ambassade de France de 1789 à 1792), il reçoit en novembre 1790 une lettre de Louis XVI lui donnant pouvoir pour « traiter avec les cours étrangères et proposer en son nom toutes les mesures qui pourraient tendre à rétablir l'autorité royale et la tranquillité intérieure dans le royaume ». Mais, dans cette entreprise, il entre inévitablement en conflit avec la diplomatie des Princes et de leur principal conseil, son vieux rival Calonne. A Soleure, il fait établir en 1791 un chemin pittoresque dans les gorges de Sainte-Vérène. Une plaque gravée y perpétue son souvenir2.

Après l'échec de la fuite de la famille royale, qu'il a contribué à préparer avec la cour de Suède, Breteuil reçoit de Louis XVI l'ordre de pacifier ses relations avec les princes. Mais sa méfiance à l'égard des frères du roi – le comte de Provence et le comte d'Artois – et sa défense des prérogatives royales, bien que justifiées à certains égards, paraissent aux yeux des souverains étrangers comme la preuve des dissensions internes à la famille royale, dont ils prennent prétexte pour ne pas intervenir en France. Breteuil est l'objet d'attaques violentes de la part de l'entourage des princes, qui soutient qu'il cherche à faire usage de pouvoirs qui ont été expressément révoqués par Louis XVI. Après l'exécution de Marie-Antoinette, Breteuil s'incline et se retire à Hambourg.

Il regagne la France en 1802. À son retour, il tente, mais sans succès, d'obtenir la restitution du pavillon de Breteuil, devenu bien national. Vivant dans un grand dénuement, il n'est sauvé de la misère que par l'héritage d'une cousine : par testament, la marquise de Créquy lui laissa son château de Montflaux à Saint-Denis-de-Gastines. Il meurt en 1807.

Publications

Il a laissé des Mémoires, publiés en 1859.

Notes et références

  1. Madame du Châtelet, de René Vaillot
  2. André Schluchter, « Breteuil, Louis Auguste Le Tonnelier de [archive] » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 15 octobre 2004..

Bibliographie

  • Gustave Fagniez, La politique de Vergennes et la diplomatie de Breteuil, Paris, 1922.
  • Arnaud de Maurepas, Antoine Boulant, Les ministres et les ministères du siècle des Lumières (1715-1789). Étude et dictionnaire, Paris, Christian-Jas, 1996, 452 p.
  • Munro Price, « The ministry of the hundred hours : a reappraisal », French History, Vol 4 No 3 (1990), pp 317-339
  • Munro Price, The Baron de Breteuil : A First Minister in Emigration, The French Emigrés in Europe, 1789-1814, Institut Français, Londres, juillet 1999
  • Torsten Westlund, En fransk ambassadör bland hattar och mössor (Un ambassadeur français parmi les chapeaux et les bonnets), Trellis Förlag, 2004, 399 p.

Posté par blonjacky à 09:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Tuncq Augustin

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Augustin Tuncq

 

Augustin Tuncq
Naissance 27 août 1746
Conteville
Décès 9 février 1800 (à 53 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1762-1800
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerres de la Révolution française
Faits d'armes 2e bataille de Luçon
3e bataille de Luçon

Augustin Tuncq, né le 27 août 1746 à Conteville (Somme), mort le 9 février 1800 à Paris, est un général de la Révolution française.

États de service

Il entre dans l'armée comme simple soldat au régiment de Provence en février 1767, est nommé sergent le 1er janvier 1768 et déserte le 30 juin 1770. Il entre comme cavalier dans la maréchaussée de Guyenne le 8 mars 1773 et en démissionne le 19 octobre suivant. Il devient archer-garde dans la compagnie du prévôt général des monnaies le 13 mars 1774. On le retrouve capitaine de grenadiers dans la garde nationale de Chatou en août 1789; puis capitaine de chasseurs à la légion des Pyrénées en septembre 1792.

Lors de la Révolution française il est promu adjudant-général lieutenant-colonel le 16 février 1793; puis chef de brigade le 11 mai 1793. Il est envoyé combattre en Vendée, muté à l' armée des côtes de La Rochelle, en juin 1793. Il remplace le général Sandoz à Luçon, destitué pour fuite, et est promu au grade de général de brigade le 19 juin 1793. Il s'empare de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu,de Pont-Charron,de Chantonnay. Il est vainqueur à Bessay et à Luçon le 28 juin suivant.

Le 30 juillet à Luçon il est attaqué par 15 000 Vendéens qu'il repousse avec seulement 2 400 hommes bien que disposant de l'avantage du terrain. Il s'oppose cependant à son général en chef Jean Antoine Rossignol, commandant en chef de l'Armée des côtes de La Rochelle, qu'il accuse d'incompétence.

Rossignol le fait destituer mais le jour prévu pour son départ, la ville de Luçon est attaquée par les Vendéens. Les représentants en mission Jean François Marie Goupilleau de Fontenay et François-Louis Bourdon lui ordonnent alors de réintégrer temporairement son commandement. Avec 6 000 hommes, il repousse une seconde fois une armée de 35 000 Vendéens le 14 août, puis il occupe Chantonnay. Soutenu par les représentants, cette victoire lui vaut le grade de général de division.

Blessé à la suite d'une chute de cheval, il abandonne son armée le 3 septembre, pour se faire soigner à La Rochelle, mais le 5 septembre, ses troupes sont écrasées par les Vendéens à la bataille de Chantonnay. Son second, le général Lecomte l'accuse d'être responsable de la défaite en n'ayant pris aucune disposition sur les défenses, de l'avoir laissé sans renseignements et d'être parti avec les cartes et les correspondances.

Rossignol en profite, le fait destituer et mettre aux arrêts le 12 septembre. Envoyé à Paris le 31 décembre suivant, accusé par les Hébertistes, il échappe de peu à la guillotine grâce à l'exécution de Hébert et remis en liberté le 3 septembre 1794.

Il est finalement réintégré dans son grade le 19 novembre suivant. En 1795 il est affecté à l'armée des côtes de Brest, puis prend le commandement de la 4ème division à Nantes.

Le général Josnet a fait un rapport au Conseil Militaire pour démasquer sa conduite et le général Hoche le désignait comme « un homme immoral, sans probité et sans talents »1. Il avait acquis une triste réputation par les scènes de brigandage qu'il organisa pour s'emparer des recteurs de la région de Tréflez, lesquels, selon lui, mettaient obstacle à ses travaux d'assèchement de marais dans l'Anse de Goulven2.

Le 4 mars 1796, il commande la 2 ème division de l'aile droite, commandée par Ferino, de l'armée de Rhin-et-Moselle de Moreau3. Il est encore accusé d'avoir abusé de son autorité et commis des actes de violence dans les territoires occupés. Il est suspendu de ses fonctions le 17 septembre 1796 et arrêté à Phalsbourg le 7 mars 1797; acquitté par le conseil de guerre le 8 août suivant.

Grièvement blessé à la suite d'une chute de voiture, il meurt à Paris à l'Hôpital du Val-de-Grâce le 9 février 1800.

Notes et références

  1. http://remy-godbert80.eklablog.com/general-tuncq-augustin-a106272908 [archive]
  2. Louis Le Guennec, "Le Finistère monumental", tome 1 "Morlaix et sa région", réédition 1979, (ISBN 2-901935-02-X) édité erroné (notice BnF no FRBNF34731095), consultable http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/03ee356cc6d930046f8f3e2d67e9b076.pdf [archive]
  3. (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Greenhill Books, 1998 (ISBN 1-85367-276-9), p. 111

Thévenet Louis Michel Auguste

Clic pour voir sa notice sur son nom couleur orange

 

Louis Michel Auguste Thévenet

Danican dit thevenet


Louis Michel Auguste Thévenet
Surnom Danican
Naissance 28 mars 1764
Paris
Décès 17 décembre 1848 (à 84 ans)
Itzehoe
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaliste
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1779-1800
Conflits Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Faits d'armes Bataille de Vihiers
Bataille d'Entrammes
Siège d'Angers
Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV
Grab auf dem Friedhof in Itzehoe

Louis Michel Auguste Thévenet dit Danican, né le 28 mars 1764 à Paris et mort le 17 décembre 1848 à Itzehoe, dans le Holstein, est un général de brigade de la Révolution française.

Sommaire

  • 1 Avant la Révolution française
  • 2 Sous la Révolution française
  • 3 Sous le Consulat et le Premier Empire
  • 4 Sous la Restauration
  • 5 Notes et références
  • 6 Sources partielles

Avant la Révolution française

Engagé en 1779 dans la marine, puis en 1787 dans les gendarmes de la reine.

Sous la Révolution française

Reformé peu après avec le corps des gendarmes de la reine, Louis Michel Auguste Danican entre dans la garde nationale parisienne le jour du 14 juillet 1789. Il est lieutenant-colonel à son arrivée à l'armée du Centre, se bat en Vendée. Il participe à la défaite des troupes républicaines lors de la bataille de Vihiers le 18 juillet 1793. Il est promu général de brigade à la fin de septembre 1793. Après une déroute des forces républicaines à Entrammes le 26 octobre et son repli sur Angers auquel il prend part les 3 et 4 décembre, il devient suspect. Suspendu de son commandement, il est sauvé par Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé qui le fait réintégrer en avril 1794. Il est affecté dans l'Ouest en Bretagne, en Basse-Normandie, dans le Maine.

Après le départ des Vendéens de Laval, il reste dans la Mayenne en qualité de général de brigade. Il est chargé avec la guillotine de mettre à la raison les révoltés du département1. Il s'acquitte de cette mission et est le pourvoyeur de la commission Félix2.

Il écrit dans le Moniteur, le 22 août 1795 un long réquisitoire contre les généraux de la Révolution, coupables de crimes3. Il dénonce à la Convention les généraux républicains qui ont servi avec lui en Vendée pour les atrocités commises4. Il démissionne en septembre 1795.

Lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), il accepte de se mettre à la tête des sections royalistes. Il prend la fuite après la défaite, se rend auprès des princes en Allemagne et devient leur agent. Revenu en cachette à Paris, il échappe de justesse à la police au moment du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Réfugié en Suisse, il dirige des intrigues incessantes et se voit même accusé, sans preuve, d'avoir participé à l’assassinat des plénipotentiaires français à Radstadt.

Sous le Consulat et le Premier Empire

Passé au Piémont, nommé au nom du roi maréchal de camp par le général Willot en juin 1800, il finit par se retirer en Angleterre.

Sous la Restauration

Revenu en France à la Restauration, il est éconduit et n'est même pas reconnu dans son grade de général. Il repart pour l'Angleterre puis pour le Holstein où il meurt.

Notes et références

  1. Lettre de Francartel à la commission militaire de Saumur, 1er frimaire an II.
  2. Le 28 brumaire an II, il lui envoie six soldats faits prisonniers à La Gravelle, avec recommandation de sévir. « Ce sont des gens dont il est essentiel de faire des exemples ». Le lendemain, il lui envoie de nouveau quatre soldats vendéens pris à Laval et il ajoute « des exemples et de la terreur, et tout ira bien ». Si le 2 frimaire il conseille l'indulgence pour les prisonniers que la commission doit juger, c'est uniquement « pour ramener les esprits ».
  3. D'après lui Bouland, adjudant-général à Ernée, payait 20 livres à ses soldats chaque paire d'oreilles humaines qu'ils lui apportaient et qu'il collectionnait dans sa chambre. Le général Turreau faisait tuer des enfants qu'on portait ensuite au bout des baïonnettes. Le général François Vachot, envoyés pour combattre les Chouans, les multipliait partout à force d'injustice et de crimes, afin d'agrandir son commandement
  4. Il termine par ces paroles « Le salut de la République dépend de l'épuration de l'armée. La guerre de la Vendée et celle des Chouans n'existeroient point sans l'ignorance et la cruauté inouïe des anciens chefs ». Suivant la modération, son retour à Laval est même désiré

Sources partielles

  • Abbé Angot, « Mémoires épistolaires » [archive], sur Gallica, Paris et Laval, A. Picard et A. Goupil, 1896 (consulté le 29 février 2016), p. 135.

Posté par blonjacky à 08:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Strachan Richard

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Richard Strachan (6e baronnet)

 

Richard Strachan
Titre de noblesse
Baronnet
Biographie
Naissance
27 octobre 1760


Devon

Décès
3 février 1828

(à 67 ans)
Bryanston Square (en)

Activité
Officier
Autres informations
Arme
Royal Navy
Distinction
Chevalier grand-croix de l'ordre du Bain‎

Richard Strachan, 6e baronnet, (27 octobre 1760 – 3 février 1828) est un officier de marine britannique. Il se distingue dans la Royal Navy pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire et parvient au rang d'Admiral.

Liens externes

  • Notices d'autorité
  • La dernière modification de cette page a été faite le 24 juin 2018 à 10:43.

Posté par blonjacky à 07:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Bataille de Gralas

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Bataille de Gralas

 

Bataille de Gralas
Informations générales
Date 11 janvier 1794
Lieu Les Brouzils
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Dominique Joba
Georges Dufour
François-Athanase de Charette
Jean-Baptiste Joly
Jean-Baptiste de Couëtus
Forces en présence
1 500 hommes ~ 1 000 hommes

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 51′ 00″ nord, 1° 19′ 00″ ouest

La bataille de Gralas (ou bataille de Grasla) se déroula le 11 janvier 1794 lors de la guerre de Vendée.

Sommaire

  • 1 La bataille
  • 2 Voir aussi
  • 3 Bibliographie
    • 3.1 Références

La bataille

Après avoir repris Saint-Fulgent la veille à François-Athanase de Charette, les Républicains commandés par les adjudant-généraux Joba et Dufour attaquent la forêt de Gralas où les Vendéens ont trouvé refuge1. Ces derniers se portent eux-mêmes à la rencontre des Républicains, mettent en fuite la queue de la colonne mais alors qu'ils se lancent à la poursuite des fuyards ils sont surpris par des soldats embusqués2.

Charette est blessé d'une balle au bras près de l'épaule et les Vendéens prennent la fuite en direction de la forêt de Gralas. Mais la forêt n'arrête pas les Républicains ; les Vendéens, après avoir vainement tenté de la défendre, se replient en direction de Saint-Christophe-la-Chartreuse (aujourd'hui Rocheservière) d'où ils gagnent les bois de Grammont le lendemain, empruntant des chemins étroits qui empêche la cavalerie de les poursuivre2.

« Nous aurions pu rester longtemps dans la forêt de Grala sans être découverts ; une colonne vint à passer au Bourg des Brouzils et sur le rapport de sa faiblesse, nous courûmes l'attaquer. La queue de la colonne prit la fuite, et nos soldats de poursuivre les fuyards pour avoir leurs dépouilles, mais un peloton embusqué dans un taillis faisait un feu terrible ; le Général à pied marcha à l'endroit le plus dangereux et reçut une balle au bras près de l'épaule. La déroute fut complète et l'épaisseur de la forêt ne put nous garantir ; nous fûmes poursuivis fort au delà. J'ai vu M. Charette au moment qu'il fut frappé : il ne parut nullement affecté et peu de gens s'aperçurent de ce qui venait d'arriver ; il donna même quelques ordres pour s'opposer à l'entrée des ennemis dans la forêt mais ce fut en vain. M. Joly se jeta en avant des fuyards et jura de brûler la cervelle à celui qui passerait outre. Sa menace ne faisant point d'effet, il tua en effet un homme qui refusait de lui obéir, mais malgré tout il fut obliger de céder au torrent. Les mauvais chemins empêchèrent la cavalerie de nous poursuivre plus longtemps. Nous nous retirâmes à Saint-Christophe-la-Chartreuse. Le lendemain nous étions cachés dans les bois de Grammont ; deux colonnes républicaines passèrent de droite et de gauche du bois et nous eûmes le bonheur de n'être pas aperçus. Une heure après notre cavalerie arrêta un convoi de foin qui suivait les détachemens2. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

Voir aussi

  • Refuge de Grasla

Bibliographie

  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. III, p. 36-37. texte en ligne sur google livres [archive]
  • Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen 1793-1796, Les Éditions du Bocage, 1994, p.71-72.

Références

Posté par blonjacky à 07:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Lesuire Joseph Mathurin Fidèle

Clic pour voir sa généalogie sur la ligne en dessous

 

Joseph Mathurin Fidèle Lesuire

 

Joseph Mathurin Fidèle Lesuire

VIP


Naissance 26 mai 1764
Rennes (Ille-et-Vilaine)
Décès 19 avril 1832 (à 67 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1778-1811
Distinctions Baron d'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Joseph Mathurin Fidèle Lesuire, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 26 mai 1764 et mort à Paris le 19 avril 1832, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Sommaire

  • 1 Ancien Régime
  • 2 Révolution française
  • 3 Armoiries
  • 4 Notes et références
  • 5 Source

Ancien Régime

Le 18 novembre 1778, il s’engage dans la marine, et fait sur le vaisseau du roi le Réfléchi, en qualité de pilotin et de timonier, les campagnes de la Grenade et de Savannah.

De 1779 à 1781, il sert dans l'armée navale envoyée dans les Indes occidentales, sous les ordres des amiraux d’Estaing et Lamotte-Picquet, au secours des Américains insurgés. Le 18 janvier 1788, il passe à l'armée de terre et entre en qualité de dragon dans le régiment de Bourbon.

Révolution française

Congédié par ancienneté le 4 janvier 1790, il reprend du service le 12 mai 1792 comme sous-lieutenant à la 84e demi-brigade d’infanterie, et parvient au grade de lieutenant le 10 octobre de la même année. Le 26 janvier 1793, il est atteint dans un combat contre les Espagnols, d'une balle qui lui traverse la cuisse droite, et d'un coup de sabre qui lui traverse obliquement l'avant-bras. Le 19 juin suivant il passe à l'état-major de l'armée de Saint-Domingue, en qualité d'adjoint aux adjudants-généraux, et le 2 juillet de la même année le général Lasalle, gouverneur des îles françaises de l'Amérique sous-le-vent, le nomme capitaine de grenadiers au 84e régiment de ligne.

Il se distingue pendant cette période, et son nom est toujours mentionné honorablement. Le citoyen Santhonax, commissaire de la République, délégué dans ces îles, le nomme adjudant-général chef de brigade le 22 vendémiaire an II (13 octobre 1793). Le général Lavaux, gouverneur de Saint-Domingue, l'élève au grade de général de brigade le 4 fructidor de la même année (21 août 1794). Le 26 frimaire an VII (16 décembre 1798), il rentre en France, et est envoyé le 23 messidor (11 juillet 1799), à l'armée des Alpes.

À peine arrivé, le général Lesuire débloque Fenestrelle, enlève Pignerol, s'empare de tous ses magasins, et chasse les Austro-Russes jusqu'auprès de Turin. Ensuite, par une marche rapide, il se réunit au corps qui se trouve à Reilles, reprend sur l'ennemi l'importante place de Suse, et rétablit sa communication avec la vallée de la Maurienne. Quelques jours après, le général Championnet l'appelle auprès de lui à Coni, et l'emploie dans tous les combats et batailles qui ont lieu en avant de cette place jusqu'à l'évacuation totale du Piémont.

Le 13 brumaire an VIII (4 novembre 1799), sa brigade prend aux Autrichiens la seule pièce de canon qu’ils perdent à la bataille de Genolecb. Le 12 prairial (1er juin 1800), lors de la retraite des Autrichiens du pays de Nice, Lesuire, sous les ordres de Masséna, enlève à l'ennemi les redoutes du camp de Fourches et lui fait 1 000 prisonniers. Le (6 juin 1800) il fait prisonniers 3 000 grenadiers hongrois au combat de Ponte-di-Nave.

Le 4 nivôse an IX (25 décembre 1800), la brigade de Lesuire se distingue particulièrement à la bataille de Pozzolo, où elle charge l'ennemi et lui enlève à la baïonnette 2 pièces de canon et le village. Le lendemain 5 nivôse (26 décembre), cette même brigade, sous le général Brune, s'empare après un combat acharné, de la fameuse redoute de Borghetto, défendue par 7 bouches à feu. Dans cette affaire 2 bataillons autrichiens mettent bas les armes. Dans son rapport le général Gazan cite ce fait d'une manière toute particulière.

Les 19 frimaire et 25 prairial an XII (11 décembre 1803 et 14 juin 1804) , Lesuire est fait chevalier, puis commandeur de la Légion d'honneur, et employé dans la 25e division militaire le 21 octobre 1806.

Lesuire, après avoir servi avec la plus grande distinction dans l'armée de réserve, sous Kellermann, et dans les 5e et 15e divisions militaires, est créé baron de l'Empire, sous le nom de Bizy, le 12 novembre 1811.

Il passe aux armées du Rhin et d'Allemagne en 1809, obtient sa retraite le 6 août 1811, reçoit la croix de Saint-Louis le 20 août 1814, et meurt le 19 avril 1832.

Armoiries

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason famille fr Joseph Mathurin Fidèle Lesuire (baron).svg
Armes du baron Joseph Mathurin Fidèle Lesuire et de l'Empire

Coupé : au I, parti d'azur à deux drapeaux d'argent montés d'or passés en sautoir surmontés de deux molettes du même et du quartiers des barons militaires de l'empire ; au II d'or à trois chevrons de gueules accompagnés en chef de deux étoiles d'azur et en pointe d'une ancre de sable1.

Ou

Coupé : au I, parti d'azur à deux drapeaux d'argent montés d'or passés en sautoir surmontés d'une molette du même et du quartiers des barons militaires de l'empire ; au II d'or à trois chevrons de gueules accompagnés en chef de deux étoiles d'azur et en pointe d'une ancre de sable.2

Notes et références

  1. Source : www.labanquedublason2.com
  2. Registres de lettres patentes de collation de titres et d'armoiries et armorial PLEADE [archive]

Source

  • « Joseph Mathurin Fidèle Lesuire », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]

Posté par blonjacky à 07:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,