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Charles-Paul Landon


Charles-Paul Landon

Charles-Paul_Landon_(1760–1826),_after_a_sketch_by_Edme_Quenedey_(1756–1830)

Charles-Paul Landon, gravure d’Antoine-Raymond-Joseph Bruny d’Entrecasteaux, d’après un dessin d’Edme Quenedey (1791).

Naissance
12 octobre 1761
Nonant-le-Pin
Décès
5 mars 1826 (à 64 ans)
Paris
Nom de naissance
Charles Paul Landon
Nationalité
française
Activités
peintre, graveur et historien de l’art
Autres activités
Conservateur, libraire
Distinction
Prix de Rome (1792)

Charles-Paul Landon, né le 12 octobre 1761 à Nonant-le-Pin et mort le 5 mars 1826 à Paris, est un peintre, graveur et historien de l’art français.

Sommaire

  • 1 Biographie
  • 2 Collections publiques
  • 3 Publications
  • 4 Notes et références
  • 5 Annexes
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Liens externes

Biographie

Descendant, par sa mère, du sculpteur Jean Goujon, Landon est destiné par ses parents à l’état ecclésiastique et reçoit une très bonne éducation. Entraîné, cependant, par son goût pour les arts, il part, en 1785, à Paris étudier la peinture sous François-André Vincent, puis sous Jean-Baptiste Regnault. Sans interrompre le cours de ses études artistiques, le comte d’Artois, le charge, dans le même temps, de donner des leçons de dessin au duc d’Angoulême et au duc de Berry.

Bien qu'ayant remporté le prix de Rome en 1792 avec le sujet « Eléazar préfère la mort au crime de violer la loi en mangeant des viandes défendues », il ne peut séjourner cinq ans à Rome aux frais du gouvernement à cause des événements de la Révolution, mais expose aux Salons de 1791 à 1812. À son retour d’émigration, le duc de Berry le nomme peintre de son cabinet. La parfaite connaissance qu’il a acquise des chefs-d’œuvre du musée du Louvre, par l’analyse qu’il a faite de chacun d’eux dans son ouvrage les Annales du Musée, lui vaut d’être nommé, en 1816, conservateur des tableaux de la couronne, en remplacement de Dufourny. Il devient secrétaire adjoint de l’Académie de peinture, correspondant de l’Institut de France, et membre de plusieurs sociétés savantes.

Landon a peu exercé la peinture et s’est surtout fait connaitre par ses nombreuses publications sur les musées et les salons de son temps. Il fait publier des recueils de gravures au trait reproduisant les tableaux exposés aux différents salons, comme le tableau de Gioacchino Serangeli, Priam et Pyrrhus1, exposé au Salon de 1812.

Lorsqu’il expose sa composition Dédale et Icare au salon de 1799, celle-ci est louée pour « sa composition plaisante et la suavité de ses couleurs2 ». Ce tableau, qui obtient un prix de seconde classe au concours de 1800, est placé dans la galerie du Luxembourg, avant d’être transféré, avec Le Bain de Virginie, au musée des beaux-arts et de la dentelle à Alençon.

Landon meurt dans ses fonctions de conservateur du musée du Louvre en 1826. Sa fille Marie-Pauline, épouse Soyer, était graveuse.

Collections publiques

  • La Peinture et la Poésie, musée des beaux-arts d'Agen ;
  • Dédale et Icare, Salon de 1799, Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle ;
  • Les Regrets d’Orphée, 1796, Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle ;
  • Le Bain de Virginie, Salon de l’An 9, Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle ;
  • Paul et Virginie dans leur enfance, Salon de 1814, Alençon, musée des beaux-arts et de la dentelle  ;
  • Le Temps brise les ailes de l’amour, Salon de 1795, musée du Temps de Besançon ;
  • Portrait de Monsieur Dominique Bonet, Castres, musée Goya ;
  • Tête de femme couronnée de laurier, Dijon, musée Magnin ;
  • Léda, Castor et Pollux, château de Fontainebleau ;
  • Le Comte Pierre-Jean de Bourcet et sa famille, 1791, musée de Grenoble ;
  • Portrait de femme3, 1793, musée de Grenoble ;
  • Portrait de Jean-Jacques Leroux de Tillets, Paris, Faculté de Médecine ;
  • Le Frappement du rocher, d’après Nicolas Poussin, musée municipal de Pithiviers ;
  • Vénus et l’Amour, Salon de 1810, musée des beaux-arts de Nice.
   

Publications

  • Annales du Musée et de l’École Moderne des Beaux-Arts. Recueil de gravures au trait, Paris chez C. P. Landon de l’Imprimerie Royale, An 9 (1801) à 1835, 44 volumes, in-8. Ces Annales se composent de 2 collections successives divisées ainsi :
  1. Annales du Musée et de l’École Moderne des Beaux-Arts, 1801-1809, 17 volumes et un supplément, 1275 planches.
  2. Annales du Musée, Paysage et tableaux de Genre, 1805-1808, 4 volumes, 288 planches.
  3. Seconde collection (partie ancienne) 1810-1821, 4 volumes, 276 planches.
  4. Galerie Giustiniani, 1812, 1 volume, 73 planches.
  5. Galerie de M. Massias, Ancien résident de France à Carlsruhe, 1815, 1 volume, 72 planches.
  6. Seconde collection, Salons de 1808 à 1835, 17 volumes, 1778 planches.

Notes et références

  1. latribunedelart.com [archive]
  2. (en) Jacob E. Nyenhuis, Myth and the creative process : Michael Ayrton and the myth of Daedalus, the maze maker, Detroit, Wayne State University Press, 2003, 345 p. (ISBN 978-0-81433-002-9, lire en ligne [archive])
  3. latribunedelart.com [archive]

Annexes

Bibliographie

  • A. M. Jardin, « Charles-Paul Landon, peintre et critique d’art, 1760-1826 », dans Art de Basse-Normandie, no 8, hiver 1957-1958.
  • (en) George D. Mckee, Charles-Paul Landon’s advocacy of modern French art, 1800-1825 : the Annales du Musée, Binghamton, State University of New-York, 1990.

Liens externes