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Jules-Albert de Dion

 

Jules-Albert de Dion

260px-Jules-Albert_de_Dion_en_1936

Fonctions
Sénateur de la Loire-Atlantique
1er juillet 1923 - 31 décembre 1941
 
Député de la Loire-Atlantique
27 avril 1902 - 31 mai 1924
 
Conseiller général de la Loire-Atlantique
1899-1934
 
Président
Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique
1890-1892
 
Biographie
Naissance
9 mars 1856


Nantes

Décès
19 août 1946

(à 90 ans)
Paris

Nationalité
Français
Activités
Homme politique, pilote automobile, industriel
Conjoint
Valentine Bouillant (d) (depuis 1908)
Autres informations
Propriétaire de
Château de Maubreuil
Religion
Catholicisme
Partis politiques
Fédération républicaine
Groupe des députés Indépendants
Membre de
Ligue de la patrie française
Ligue des patriotes
Aéro-Club de France
Automobile Club de France

Jules Philippe Félix Albert de Dion Wandonne de Malfiance, dit Jules-Albert de Dion, né le 10 mars 1856 à Nantes1 et mort le 19 août 1946 à Paris, est un pionnier de l'industrie automobile en France et un homme politique français.

Sommaire

  • 1 Biographie
    • 1.1 L’homme politique
    • 1.2 Le constructeur d'automobile et d'autorails
    • 1.3 Sports automobiles et mécaniques
  • 2 Galerie
  • 3 Anecdote
  • 4 Notes et références
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Articles connexes

Biographie

Dit « le marquis de Dion » (titres de courtoisie)2,3,4,5, il est le fils d'Albert Guillaume Louis de Dion Wandonne de Malfiance, baron de Wandonne dit « le comte de Dion »2,5, président de la Société Archéologique de Nantes et de Clémentine Cossin de Chourses. Il épousa le 3 septembe 1908 à Paris 7e Valentine Bouillant, Infirmière (1858-1932) dont il n'eut pas de postérité.

Il résidait au château de Maubreuil à Carquefou, et possédait un hôtel particulier rive gauche à Paris, au 25 quai d'Orsay, où furent établis les jalons de l'Automobile Club de France avec Étienne van Zuylen van Nyevelt et Paul Meyan, en octobre 1895.

Sa sépulture se trouve au cimetière du Montparnasse à Paris ; une plaque commémorative est apposée dans la chapelle funéraire de la famille, au hameau de Wandonne (commune d'Audincthun) dans le Pas-de-Calais.

 

L’homme politique

  • Conseiller général du canton de Carquefou de 1899 à 1934
  • Député de Loire-Inférieure de 1902 à 1923. Il siège à l'extrême-droite, antidreyfusard et ardent défenseur de l'Église catholique. Il est même arrêté lors de l'expulsion des congrégations. En mai 1920, il est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice Barrès6.
  • Sénateur de Loire-Inférieure de 1923 à 1940. Il s'abstient lors du vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain du 10 juillet 1940, et proclame le devoir impérieux de résistance après l'armistice7.

Le constructeur d'automobile et d'autorails

Article détaillé : De Dion-Bouton.

De Dion, avec son associé Georges Bouton (en) et Charles Trépardoux (de), a fondé la société des automobiles De Dion-Bouton à Puteaux en 1883, qui fut, pendant une petite période, le plus grand fabricant automobile au monde, puis, après la Première Guerre mondiale, le principal fabricant français d'autorails. Il collabore notamment avec Raoul Perpère, ingénieur, géologue, et inventeur, qui met au point le premier embrayage de l'histoire de l'automobile.

Sports automobiles et mécaniques

Dès le 28 avril 1887, trois tricycles à vapeur de Dion-Bouton roulent entre le Pont de Neuilly et Versailles. Georges Bouton arrive le premier après plus de 30 kilomètres parcourus à près de 30 kilomètres de moyenne horaire, au bout d'un peu plus d'une heure de route8.

Le comte Jules de Dion entre dans l'histoire automobile sept ans plus tard, en remportant le deuxième prix de la première compétition automobile de l'histoire, de Paris à Rouen le 22 juillet 1894, sur une De Dion-Bouton. Il participe aussi au Paris-Bordeaux-Paris en 1895 et au Paris-Marseille-Paris en 1896. Il termine également second du Paris-Dieppe le 24 juillet 1897 (vainqueur de classe) ainsi que quatrième du Paris-Trouville le 18 août de la même année9.

Il est le fondateur du Salon de l'auto en 1898, ainsi que le cofondateur de l'Automobile Club de France (1895) et de l'Aéro-Club de France la même année.

Il crée le journal L'Auto en 1900. Il devient durant la même année du 14 mai au 16 octobre le vice-président de la Commission d'exécution des concours, dans le cadre Automobilisme (voiture, voiturettes et motocycles notamment) des Sports de l'Exposition Universelle de 1900 -non reconnus officiellement par le comité olympique-, durant l'année des Jeux olympiques d'été de 1900, incluant durant 4 jours en juillet la course de vitesse Paris-Toulouse-Paris10. Il y obtient une plaquette d'or de l'Exposition en "poids légers" (des voitures légères de livraison) le 16 octobre, les épreuves s'étant déroulé du 17 au 22 septembre, ainsi que deux autres plaquettes d'or en "poids lourds" avec un omnibus et un camion à vapeur (concours du 8 au 13 octobre). Il devient alors aussi l'un des membres du Comité exécutif de la Coupe automobile Gordon Bennett.

Galerie

Anecdote

  • À la fin du mois de mai 1898, le pilote Panhard Gilles Hourgières se bat en duel à l'épée dans sa propriété de Puteaux, en prenant le comte pour témoin11.

Notes et références

  1. Archives municipales de Nantes (5e canton, vue 21/75, n° 116) [archive]
  2. a et b Une branche de la famille de Dion fut titré marquis de Malfiance en 1787, mais ce titre et cette branche sont éteints avec le bénéficiaire décédé sans postérité. La branche à laquelle appartenait Jules-Albert de Dion fut titrée baron de Wandonne en 1761 voir : Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1882, page 39. [archive]
  3. Charondas, A quel titre, volume 36? Les Cahiers nobles, 1970;  [archive]
  4. Henri Bellamy, Vraie et fausse noblesse, 1937, pages 26-27. [archive]
  5. a et b André de Royer Saint-Micaud, Y a-t-il une noblesse française ?, le "Gotha français, 1899, page 88. [archive]
  6. La Presse, 28 mai 1920, p. 2.
  7. « Anciens sénateurs IIIe République : Albert de Dion » [archive], sur http://www.senat.fr [archive] (consulté le 6 mai 2010)
  8. Charles-Armand Trépardoux (An. 1868) [archive] (Frédéric Champlon, avec le soutien de l'Amicale de Dion-Bouton); Les premières courses automobiles [archive], lettre de René Ville Président de l'Amicale de Dion-Bouton, sur le site de celle-ci, auteur de l'ouvrage La grande époque des De Dion-Bouton, à l'Amicale.)
  9. 1897 Grand Prix and Paris Races sur Teamdan.com [archive]
  10. Rapport officiel des JO 1900 part.2, p.316 [archive].
  11. Duel de Mr Huillier [archive] (dans La Presse, le 27 mai 1898 et reproduit sur Gallica).

Voir aussi

Un dog-car de Dion de 1885
(musée de Compiègne).

Bibliographie

  • « Jules de Dion », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore [archive]]
  • « Jules-Albert de Dion », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Articles connexes

  • Familles subsistantes de la noblesse française
  • Histoire de l'automobile | Sport automobile | Sport automobile français
  • Liste de constructeurs ferroviaires
  • Constructeur automobile
  • Notices d'autorité